Petits jeux d’écriture

Bonjour tout le monde, 

Jusqu’alors je vous avez parlé de l’atelier de créativité à partir d’aujourd’hui nous allons aborder une autre notion, que je n’ai jamais abordé sur le blog : les jeux d’écriture. 

Je ne suis pas une adepte des jeux d’écriture, cela me rappelle l’école, seulement on ne peut pas aborder la question de créativité sans parler de jeux d’écriture. 

Les jeux d’écriture sont un excellent moyen de vous faire progresser tout en s’amuser et de stimuler votre créativité.  Ils peuvent également vous permettre de développer votre vocabulaire, jouer avec les mots et vous amuser.

Commençons tout de suite : 

Le premier exercice que je voudrais vous présenter est un exercice que je faisais souvent en classe avec mes élèves. Il s’appelle le jeu du LOGORALLYE. Un terme un peu effrayant mais qui peut très vite devenir amusant. Il s’agit d’écrire un texte avec un certains de nombres de contraintes. 

Ce défi consiste à inclure des mots imposés dans votre texte. Bien entendu, il s’agit d’écrire un texte court. Comment faire alors ? Tout simplement choisir certains mots que vous serez obligé d’inclure dans votre texte. Je pense que cinq mots est déjà un bon début. Il s’agit donc d’écrire un récit de quelques lignes, qui ait du sens avec des mots imposés qui peuvent n’avoir aucun liens entre eux. Si vous souhaitez ajouter une contrainte supplémentaire vous pouvez vous obliger à remettre les mots dans votre texte dans l’ordre où vous les avez trouvé. 

Comment choisir ces mots ? Au hasard, en ouvrant le dictionnaire et en les tirant au sort. En zappant à la télévision et en prenant un mot ça et là, pareil mais dans un livre, en demandant à quelqu’un de votre entourage. Ne cherchez pas nécessairement à ce que vos premiers logorallye aient du style ou qu’ils puissent être publiables. L’important n’est pas d’avoir un texte parfait du premier coup, mais de vous amuser. 

Le champion de cet exercice était Raymond Queneau.

Le second jeu que je voudrais vous présenter est celui de « LA SUITE« 

Ceux qui participent à des concours d’écriture doivent en avoir déjà entendu parler, certainement sous un autre nom. Il s’agit simplement d’imaginer la suite d’une histoire à partir d’une phrase d’accroche. 

Ce jeu affiche une contrainte de taille, respecter le début d’un texte imposé et imaginer une suite qui soit cohérente. Mieux vaut se donner un certains nombres de contraintes pour faire cet exercice, comme décider du temps que l’on va y consacrer, du nombre de mots que vous souhaitez rédiger pour votre histoire, du thème de l’histoire ou du genre littéraire. 

Pour ma part, je pense que passer plus de vingt minutes sur ce type d’exercice soit utile. Mieux faut se créer des petites histoires souvent plutôt qu’une longue. Pour commencer, vous pouvez prendre la première ligne d’un roman au hasard. C’est mieux si vous ne connaissez pas l’histoire d’avance car vous ne serez pas tenté d’écrire la même chose. 

Le troisième petit exercice que vous pouvez réaliser s’appelle le LIPOGRAMME, j’aimais bien le faire avec des élèves de CM parce que c’est un exercice qui demande d’avoir un peu de réflexion, de vocabulaire et d’idée. 

Mais en quoi consiste le Lipogramme me direz-vous ? Tout simplement a écrire un texte en lui retirant une lettre. Vous pouvez soit décidé de rendre un texte qui est déjà connu, comme utiliser une poésie ou un passage d’un article de presse. Ou vous pouvez choisir d’inventer votre propre histoire.

Par exemple, vous pouvez décider de réécrire les Conquérants de José Maria de Heredia en retirant tous les A ou tous les E ou tous les O, ce qui rendra l’histoire plus originale et vous obligera a faire preuve de créativité. 

L’exercice suivant je le nomme « TRANSMUTATION » 

Ne vous laissez pas effrayer par le mot, il s’agit au contraire d’un exercice fort simple. Vous prenez un texte que vous connaissez bien, ou moins bien, disons un texte court et le travail sera alors de changer quelque chose ! Mais quoi ? 

Cela peut -être : 

-Le temps des verbes. Le texte est au passé, alors écrivez-le au présent. 

-Le genre : dans le texte le narrateur est un homme, seul, vous pouvez décider qu’à présent il s’agira d’un groupe de femmes. 

-La forme des phrases : votre texte était positif, mettez le au négatif. 

-Le genre : il s’agissait d’un roman d’amour transformez-le en roman d’épouvante.

Il s’agit là plutôt d’un exercice qui travail le style et la grammaire qu’un exercice de créativité à proprement parlé, mais c’est un exercice intéressant tout de même, surtout lorsque l’on s’amuse à changer le genre du récit d’origine. 

Le dernier petit exercice que je voulais vous présenter aujourd’hui est celui de l’ASSONANCE

Ce n’est pas mon favori mais il peut être utile. L’assonance est la répétition d’un même son. Le jeu consiste donc à employer le même son le plus souvent possible, ce qui oblige à trouver des mots correspondant et ayant le même sens que le mot original si vous vous basez sur un texte. 

Si vous décidez de jouer avec le son « o » vous devrez donc l’employer le plus régulièrement possible. Si vous choisissez « en » il s’agira de la même chose. 

A quoi cela sert-il d’avoir des contraintes ? 

Vous me direz qu’écrire est déjà bien compliqué si en plus on doit avoir de telles contraintes dans ses histoires cela n’est plus amusant. Bien entendu, écrire tout un roman avec sans jamais employer la lettre « a » deviendra très rapidement compliqué. De même qu’écrire tout un roman avec une assonance en « i » présentera rapidement une tâche difficile mais lorsqu’il s’agit de petits exercices réguliers vous pouvez y trouver du plaisir et avoir besoin de fouiller dans le dictionnaire à la recherche de nouveaux mots pour vous aider. Il n’est pas obligatoire de faire ce genre d’exercices. Je ne vais même pas vous dire que je vous conseille de pratiquer, je ne le fais pas moi-même, mais il n’est pas interdit d’essayer. Je crois d’ailleurs que c’est une excellente manière de continuer à écrire même lorsque l’on n’a pas de projets en route ou que l’on veut se libérer la tête quand notre projet du moment devient trop prenant. 

 

Pratiquez-vous ce type d’exercices ?

On se retrouve samedi, pour de nouveaux petits exercices d’écriture. En attendant, vous pouvez me laisser un commentaire ou me joindre sur Instagram.

 

A bientôt,

Ponine 

 

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Achever son atelier de créativité

Voilà depuis le début du mois de septembre, je vous parle d’atelier de pré-créativité ou de créativité. D’exercices pour trouver des idées de romans ou de personnages. Mais comment achever cet atelier ? Cela peut-être utile surtout si vous avez travaillé en groupe et que vous vous étiez donné un temps précis (par exemple deux heures) pour trouver un maximum d’idée. 

Pour achever son atelier, rien de plus simple. Il suffit de prendre toutes les idées que l’on a noté au cours de la séance. Vous reprenez également votre liste d’objectifs. Et il ne reste plus qu’à faire le tri, de relire les idées et de voir celles qui fonctionnent le mieux pour votre objectif et celles que vous préférez. Bien entendu, il ne suffit pas de prendre une idée parmi tant d’autres pour écrire un roman mais cela peut-être très utile de combiner plusieurs idées. 

N’oubliez pas cette phase de travail n’est qu’un brainstorming. Vous pourrez toujours revoir votre travail et vos idées au fil du temps, rien n’est figé dans la roche. Seulement, puisqu’il faut bien commencer quelque part, l’atelier créativité à cela de sympathique que vous pouvez vous y mettre sans risque. Avec un peu d’entraînement, vous libérerez votre côté créatif et il ne vous restera plus qu’à choisir parmi une liste d’idées celles que vous avez envie de développer. 

Bien entendu, vous pouvez faire votre brainstorming sans raison particulière, simplement pour vous amuser et passer le temps ou seulement pour travailler votre créativité. 

A la fin de l’atelier, tout ce qu’il suffit de faire, c’est donc de choisir les idées qui peuvent être majeures, celles qui vous paraissent les plus intéressantes à développer ou celles pour lesquelles vous avez le plus d’enthousiasme. 

Commencez par classer les idées qui se ressemblent ou se recoupent. Ce premier classement vous permettra de vous rendre compte des idées que vous avez eu. Surtout si vous avez travaillé en groupe. 

Dans un second temps, il serait bien de choisir quelques unes des idées qui vous paraissent réellement motivation, entre 3 à 5 idées que vous pourriez avoir envie de creuser davantage ou même une seule, si celle-ci vous semble être la « bonne ». Ce que vous pouvez faire après avoir choisi vos idées serait de les dessiner ou de faire un mini storyboard pour visualiser encore mieux le résultat. 

Si vous avez travaillé en groupe, c’est le moment de remercier vos amis et votre famille pour ce temps passé en votre compagnie, si vous avez travaillé seul, c’est peut-être le moment pour aller faire une balade, manger un morceau, boire une boisson chaude et reprendre le cours de votre vie. 

N’oubliez pas que quoi qu’il arrive, vous pouvez garder les idées que vous avez eu. Il est important, surtout si vous avez travaillé avec d’autres, de garder les idées durant quelques temps. D’une part, parce qu’il s’agit de respecter votre travail et celui des autres, d’autre part, parce que vous pourriez être surpris de constater qu’il y avait d’autres pépites dans ces idées. 

Voilà nous achevons les articles sur l’atelier de créativité, j’espère que cela vous aura aidé. J’ai conscience que cet article était plutôt court, mais il y a peu de choses à dire sur ce thème. Après tout, c’est à vous de voir quel classement vous allez pouvoir faire de vos idées, encore à vous de choisir les idées que vous voulez développer, et je ne peux pas vous dire que telles idées seront meilleures que telles autres.

Puisque le mois n’est pas fini et que j’avais promis quelques petits exercices, on se retrouve mercredi pour un nouvel article. Dans tous les cas n’oubliez pas que vous pouvez me laisser des commentaires et que si le cœur vous en dit vous pouvez venir jeter un œil sur mon profil Instagram.

Exercice de créativité « et si »

Imaginez que tout soit possible. Vraiment tout, il n’existe plus aucune contraintes, aucun empêchement d’aucune façon. Se serait beau, n’est-ce pas ? 

Et bien, c’est par là que commence la créativité. Si vous êtes sur ce blog, j’imagine que vous souhaitez écrire un roman. Souvent, on entend les gens dire qu’ils ne peuvent pas écrire parce qu’ils n’ont pas d’imagination. C’est faux, tout le monde a de l’imagination. Une preuve ? N’avez-vous jamais utiliser un objet, un service, en vous disant : mince il manque tel chose pour que ce soit vraiment chouette. Parfois, on visualise très bien ce qu’il manque ou ce que l’on pourrait ajouter pour faciliter la vie. C’est bien la preuve que vous avez de l’imagination et que tout le monde en est pourvu. 

Bien que nous soyons tous pourvu d’imagination, il arrive que nous manquions d’assurance. C’est justement cette assurance qui nous permet de créer des histoires et d’avoir le courage de les écrire et de les faire partager. 

Alors comment retrouver le courage et l’assurance ? 

Tout simplement par de petits exercices. Le premier d’entre eux s’appelle le « et si… » 

Et si vous deviez écrire un roman…Vous n’avez plus qu’à écrire les idées qui vous viennent en tête. 

Facile ? Peut-être, mais je ne connais pas de meilleurs exercices. « Et si j’avais à écrire un roman… » ; « Et si j’étais écrivain… » ; « Et si demain je n’avais pas d’autres choix que d’écrire… ». Certainement un exercice qui paraît enfantin si vous avez déjà écrire des histoires, seulement, n’oubliez pas que vous pouvez faire cet exercice en compagnie de personne qui n’ont jamais écrit de roman. 

Si vous avez déjà une idée du thème de votre futur projet, vous pouvez vous en servir comme base de travail. Ici, nous prendront l’exemple d’une histoire d’amour. Un thème bien classique de la littérature, peut-être même le thème le moins original et le plus exploiter. Demandez-vous « et si je devais écrire une histoire d’amour… ». Donnez-vous 3 min pour trouver des idées et les notez. 

Vous constaterez peut-être que vous idées sont banales. Mais ce n’est pas grave, ce n’est qu’une entrée en matière. 

Maintenant, reprenez le même exercice mais ajoutez-y une difficulté. Un peu comme dans un jeu de rôle. Peut-être que l’un des personnages sera un elfe, peut-être que l’un de vos personnages n’existes pas, peut-être que l’un des personnages est un objet. Par exemple, « et si je devais écrire une histoire d’amour entre un objet et un humain. »; « et si, je devais écrire une histoire d’amour qui fait peur » ; « et si je devais écrire une histoire d’amour sans amour ». 

Vous pouvez également vous servir des cartes que vous aviez la possibilité de créer, dans l’un des premiers articles que j’avais écrit au début du mois. 

Un autre exercice du « et si » que vous pouvez utiliser :

Prenez deux romans – ou deux idées, deux films, historique -comme vous voulez, que vous adorez ou que vous détestez et couplez-les. Cela peut donner : « et si, je devais écrire un roman de science-fiction qui se passe sur le Titanic » ; « et si, Napoléon avait vécu l’armée russe. »  ; « et si, le thé était de l’alcool » ; « et si, les humains devaient se mettre à marcher sur les mains » ; « et si l’on ne pouvait jamais reposer un livre comment vivrions-nous » ; « et si j’écrivais l’histoire d’un personnage qui a toujours de la chance »…

Vous n’êtes pas obligé de commencer par et si j’étais écrivain, vous pouvez très bien décider de commencer directement par :

-et si j’avais 100 ans,

-et si j’étais pauvre,

-et si je devais écrire le premier livre de l’humanité,

-et si j’étais multimillionnaire,

-et si, je n’avais qu’un seul livre à écrire

-et si j’étais un poussin

-et si j’étais un extraterrestre

-et si j’étais mort.

Il a tes tas de possibilité. Il faut seulement faire une supposition, plus elle est saugrenue et plus vous aurez la chance de trouver des idées.  

Et si est le meilleur exercice que l’on puisse concevoir pour trouver des idées. Il demande de l’entrainement mais une fois qu’on a appris à ne plus se fixer de limites il est génial. Au final, le « et si » est simplement un jeu d’association, il est régressif, parce qu’il nous fait remonter à l’enfance.

Lorsque vous faites l’exercice du « et si » essayez de vous donner entre 5 et 10 min, avant soit d’arrêter l’exercice, soit de changer de proposition, afin de ne pas passer trop de temps sur les mêmes idées et de pouvoir obtenir un maximum d’idées. 

Mon professeur de théâtre disait toujours que le jeu de l’acteur est comme le jeu des enfants. Pour les enfants tout est possible. Lorsque l’on cherche à trouver des idées, c’est à cet état enfantin qu’il faut tendre. Si vous avez la chance d’avoir des enfants à porter de vue, regardez-les jouer. Vous constaterez qu’avec eux, il n’y a rien d’impossible, tout est possible, dans l’imagination. Donnez-leur un torchon et ils deviendront super-héros, princesse, inventerons une montgolfière… Bref, aucune limite.  

Dans cet article, j’ai abordé la notion de temps, j’y reviendrais dans un prochain article et je vous expliquerais deux ou trois petites choses sur la durée des exercices. En attendant, n’oubliez pas vous pouvez me laisser un petit commentaire, ou me rejoindre sur ma page Instagram. J’espère que ce petit exercice vous aura plu, à samedi.

Ponine 

Détendre l’atmosphère

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, nous continuons la série d’articles sur la phase de créativité. Aujourd’hui nous allons voir la première phase de travail, que l’on peut appeler détendre l’atmosphère. Dans l’article précédent, je vous parlais de l’importance de rappeler dès le début de la séance de l’objectif de la session. Aujourd’hui, nous allons voir comment mettre vos participants ou vous même en condition pour une séance réussie et riche en idées créatives.

 

Pour être en condition, il faut se détendre. Cela n’étonnera personne mais plus on se sent détendu plus il est facile de se connecter à son hémisphère droit. Je vais tenter de vous donner quelques pistes de réflexion pour commencer par un peu de détente.

Tout d’abord, pensez aux petites douceurs. Si vous avez la possibilité, faites du thé, du café, prenez une boisson, quelques petits gâteaux ou de quoi manger. Je ne dis pas qu’il est nécessaire de manger, mais si vous commencez votre atelier le matin et que vous êtes en groupe un petit déjeuner « sain » plein d’énergie peut être une bonne manière de se mettre en condition, de discuter et de briser la glace.

Il existe d’autres méthodes pour se détendre :

La première qui méthode qui me vient en tête, c’est la méditation (un petit article que j’avais écrit sur la méditation). Universellement reconnu pour ses bienfaits la méditation permet de se détendre. Il n’est pas nécessaire d’en faire durant des heures pour ressentir les bienfaits. D’ailleurs si vous êtes en groupe, quelques instants de méditation peut-être une excellente manière d’en faire découvrir les bienfaits aux participants. Vous pouvez également utiliser quelques pierres de lithothérapie pour augmenter les effets, ainsi que mettre un fond sonore. Vous trouverez facilement sur YouTube des musiques qui conviennent à la méditation. 

Dans la même veine, il existe des exercices de respirations qui peuvent aider à se détendre. La respiration permet de gérer le stress, tout comme la méditation. Vous pouvez trouver des exercices facilement sur le web. Le genre d’exercices très  utiles peuvent être : la respiration abdominale, la respiration sur plusieurs compte…

Le sport (petit article sur le sport que j’adore pratiqué : le Ballet Beautiful et ici le compte Instagram de Mary Helen Bowers). Quelques exercices cardio permettent facilement de faire circuler l’énergie et le sang dans le corps, une excellente méthode pour se détendre grâce à la libération d’endorphine. Pour des raisons hormonales, il n’est pas conseillé de faire des exercices cardio vasculaire avant 7 h le matin, notamment à cause de la cortisol (l’hormone du stress mais qui est tout de même nécessaire au fonctionnement du corps. ) Si vous êtes en groupe, ou même seule, vous pouvez mettre un peu de musique et danser. Se défouler durant quelques minutes vide la tête. Si vous êtes en groupe vous pourrez commencer à mettre en place l’une des règles du brainstorming à savoir : pas de jugement critique. Si vous êtes en groupe vous pourriez essayer quelques petits jeux : comme faire les exercices en même temps, ou faire des jeux pour enfant, comme jouer à chat, au 1,2,3 soleil. Tout ce qui permet de bouger, de rire et de s’amuser peut être utile pour cette phase de l’exercice. 

Vous pouvez également faire un puzzle, un jeu de construction, quelque chose qui ne prend pas trop de temps mais qui permet de passer de votre vie quotidienne à votre vie d’écrivain. J’ai déjà parlé des routines sur le blog, elles permettent d’entrer dans la phase créative plus facilement, de passer de ses activités journalières à celles créatives nécessaire à l’écriture. Vous pouvez également faire un petit coloriage, un peu de musique, lire, bref tout ce qui permet de déconnecter. 

Vous ne pourrez pas tout faire lors de la phase de détente. Gardez à l’esprit qu’il faut mieux faire un seul exercice plutôt que plusieurs. L’intérêt est surtout de passer de votre vie de tous les jours à entrer dans la peau d’une personne créative, de marquer la rupture entre avant l’atelier et le commencement de l’atelier. Prendre le temps de boire un café est aussi une bonne manière d’entrer dans une phase de création, de prendre le temps pour soi et pour se détendre. 

Un article certainement un peu court, mais il s’agit surtout de prendre le temps de briser la glace entre vous et les autres participants et de partager un peu de bon temps avant de se mettre réellement au travail. 

 

Dans le prochain article, on verra une nouvelle étape de la phase de pré-créativité. A mercredi, et n’oubliez pas vous pouvez me laisser un commentaire en bas de la page, ou sur mon compte Instagram. A très bientôt,

PONINE 

Atelier de pré-créativité : coup d’envoi

Nous commençons aujourd’hui le véritable moment où l’on mettra en application les sessions de créativité que dont je vous parle depuis le 1er septembre. Alors aujourd’hui, je vais surtout vous présenter la première phase de ces sessions. 

Cette phase, je la nomme coup d’envoi, démarrage ou encore mise en conditions. En conditions de quoi ? En condition pour ne pas être dérangé, pour être en forme, pour être bien en phase avec ce que j’ai envie de faire : c’est à dire un atelier de créativité. 

 

Pour résumer au moment où je commence les ateliers de créativité, je ne sais pas qu’est ce que je vais écrire, ce que j’ai envie de faire comme projet : c’est la phase de pré-créativité donc la phase où je vais essayer de choisir un thème, une idée, une intrigue, un héros. Bref, quelque chose qui va me donner envie d’écrire un roman, une histoire. Et cela passe par une liste d’idée, où par affiner mon idée première.

Si en revanche, je cherche seulement à trouver de nouvelles idées pour mon projet en cours, à renouveler mes pensées, où à m’amuser, j’appelle ces sessions des ateliers de créativité, parce qu’elles n’ont pas la même utilité. 

Dans les articles à partir d’aujourd’hui, je compte décortiquer chaque phase des ateliers, afin que cela soit clair et que vous puissiez vous organiser si vous souhaitez les mettre en pratique de manière quotidienne. 

Donc le coup d’envoi de votre atelier : 

C’est le moment d’appeler vos amis si vous faites votre atelier en groupe, c’est en tout cas le moment de réunir vos papiers, crayons, cartes de jeux (on a vu cela dans l’article précédent). Donc de préparer votre matériel pour votre salle de travail. 

L’objectif de ce moment est d’expliquer :

  • à vos amis ce que vous attendez d’eux
  • rappeler les objectifs que vous attendez de la session
  • vous mettre en condition pour tout  l’atelier
  • rappeler les règles du brainstorming : allez faire un tour ici vous trouverez tout ce qu’il faut savoir.  

Pourquoi cette phase est capitale ?

Tout simplement parce que vous allez rappeler les objectifs à atteindre. Ces objectifs ne sont pas les mêmes si vous n’avez aucune idée de quoi parlera votre roman, que si vous avez déjà le thème en tête. 

Si vous savez que votre thème sera la trahison, il n’est pas utile que vos participants ou vous même (si vous travaillez seul) passiez du temps à réfléchir au thème du roman. De même si vous savez que votre thème est la trahison vos participants sauront dès le départ qu’il y a un cadre. Je sais que dans les brainstormings et les « vrais » ateliers de créativité, il ne faut poser aucune limite, seulement ici vous êtes là pour écrire un roman, si vous avez déjà une limite, un cadre, il est nécessaire de le poser. Si bien entendu, il n’y a aucun cadre déjà établi, posé les objectifs de chaque phase ou de chaque atelier est nécessaire pour ne pas partir dans toutes les directions. 

On peut très  bien choisir d’avoir un atelier ou une phase consacrée à la recherche de thème, un autre sur l’intrigue principale, un autre encore sur le héros, encore un sur des lieux, des personnages secondaires, encore un autre sur des noms ou des objets… Tout dépendra de vos besoins.

Si vous avez la chance de pouvoir bénéficier d’un cerveau collectif essayait d’avoir une phase de présentation où vous menez le jeu. Je sais que cela peut être un peu déstabilisant mais ces ateliers sont là pour vous aider, vous devez donc les diriger et non vous faire diriger. Il est aussi possible que vos amis prennent cela peu au sérieux, qu’ils se moquent gentiment de votre atelier et qu’ils ne soient pas convaincus du bien fondé de votre entreprise. Cela peut être difficile à gérer, surtout s’ils viennent juste dans le but de vous faire plaisir et qu’ils ne prennent pas au sérieux, qu’ils répondent à côté, qu’ils ne jouent pas le jeu. C’est en cela aussi que ce moment est important pour vous, pour faire entendre votre voix. Même si les ateliers de créativité sont amusants, qu’ils peuvent être un bon moyen de rigoler, de s’amuser, il ne faut pas perdre de vue qu’il y a des résultats à fournir. N’oubliez pas de rappeler aux autres participants à quel point cela compte  pour vous. 

Les règles du brainstorming, pour ceux qui sont allés jeter un coup d’œil vous saurez de quoi il est question pour les autres, je vais faire une petite présentation de ces quelques règles. 

Tout d’abord, il faut se sentir libre de tout jugement, que ce soit le jugement sur ses propres idées, que le jugement sur les idées des autres. On ne dévalorise pas son travail ou celui des autres. Pourquoi est-ce important ? Tout simplement parce que la phase créative peut engendrer des idées farfelues, loufoques, impossibles ou que l’on juge « stupides, naïves, non à propos » en temps normal. Et c’est là le piège du jugement, si on se censure ou s’auto-censure on ne parviendra pas à se lâcher totalement et à proposer des idées originales. Tant pis si vos idées ou celles de vos amis sont « stupides » parce que irréalistes, parce que trop « grandes », naïves, impossibles, déjà vue, on s’en fiche. Donc pas de jugement, ni sur vos idées, ni sur celles des autres. 

Rebondir sur les idées des autres et sur ses idées. Cela permet d’aller plus loin dans les idées, de ne pas se limiter, de se servir des autres pour avancer, mais aussi de se servir de soi. Cet concept est utile notamment pour montrer à ceux qui travail seul qu’il n’est pas nécessaire d’être à plusieurs pour avoir des idées originales, il suffit parfois de creuser un peu pour avoir une idée encore plus profondes. En sommes mettez ensemble deux idées pour en avoir une nouvelles. Faites des mélanges. 

La quantité au lieu de la qualité. Alors je sais, on va me dire « oui mais les écrivains doivent écrire de la qualité, pas de la quantité », « la qualité c’est plus important que tout », oui, je suis d’accord. Sauf  que là on n’écrit pas, on cherche des idées. Parfois, c’est justement dans la masse des idées que l’on trouve la perle rare. Donc n’ayez pas peur de la qualité pitoyables de certaines idées, vous vous rendrez compte vous-même à la fin qu’une idée pas terrible sur le coup peut être une idée géniale

Voilà pour la phase du coup d’envoi ou du démarrage, parce que oui, il faut bien commencer quelque part et qu’il est utile de rappeler le pourquoi du comment avant de démarrer. La semaine prochaine, nous en apprendront un peu plus sur les atelier créativité. En attendant, je vous laisse passer un excellent Week-end et n’oubliez surtout pas que vous pouvez me laisser des commentaires que je serai ravie de lire et que vous pouvez me retrouver sur ma page Instagram

 

Ponine

Evaluer ses besoins créatif et préparer son travail.

Bonjour à tous, 

Aujourd’hui, je vais évoquer avec vous la manière de préparer ses sessions de créativités. Parce que oui, la créativité se travaille et qu’elle demande du temps et de l’investissement. Comme vous le savez certainement si vous suivez ce blog, depuis le 1er septembre, j’ai décidé de consacrer chaque mois à une thématique particulière et pour commencer je vais vous parler de la phase de (pré-)créativité, cette phase durant laquelle on cherche quelle sera l’intrigue principale, le thème de l’histoire et quelques informations sur les personnages principaux. Bien entendu les exercices que je vais vous proposer vous pourrez les réutiliser à chaque fois que vous aurez besoin d’une petite session de créativité pour booster votre imagination, ou pour développer de nouvelles idées. 

Bien, mais alors comment préparer ces sessions ? Nous avons vu la dernière fois la liste du matériel utile aux sessions, mais il possible et même souhaitable d’enrichir ce matériel de base par des outils visuels. Mais commençons par le commencement : 

  • Pourquoi a-t-on besoin de sessions de créativité ? 
  • Avant tout vous devez définir l’objectif de votre session du jour :
  • Est-ce que vous avez besoin de trouver une thématique à votre histoire ? 
  • Est-ce que vous avez besoin de faire une liste de personnages ?
  • Est-ce que vous avez besoin de faire une liste d’inventions étonnantes pour votre univers imaginaire ? 
  • Est-ce que vous aurez besoin de trouver votre intrigue principale ? 
  • Devez-vous inventer des lieux ? 
  • Avez-vous seulement envie de booster votre créativité pour le plaisir de voir jusqu’où vous pouvez aller sans brider votre capacité d’imagination ? 

Bref, quel sera l’objectif de votre session ? Notez-le quelque part. Peut-être dans un carnet que vous consacrerez à vos sessions de créativité. Peut-être sur une panneau, un papier que vous allez afficher dans votre local de travail. Cela est d’autant plus nécessaire si vous travaillez avec d’autres personnes. Vous devez pouvoir les informer à l’avance de ce que vous attendez d’elle, afin de ne pas les prendre au dépourvu. Avoir en tête ce que vous avez besoin d’obtenir comme résultat à la fin de votre session vous permettra également de prévoir les outils à avoir sous la main. 

Je vous laisse retourner à l’article de lundi pour visualiser la liste des fournitures, seulement sachez que vous pourrez mettre en place d’autres outils plus spécifiques pour chacune de vos séances. 

Le premier de ces outils que je vous propose d’explorer aujourd’hui, ce sont les dominos et les mémorys, mais pas n’importe lesquels, non ceux pour jeunes enfants sur lequel on trouve des images comme des parties du corps, des animaux, des objets etc. Bref, retour à la maternelle! 

Pourquoi ? Parce que ces jeux aident à développer la créativité. Vous pouvez vous en servir pour créer des créatures étonnantes .Qui n’a jamais vu un bambin lui jurait que le cochon-coq était l’animal le plus fantastique de la création ? Ou que l’on pouvait très bien mettre une jupe plissé sur un garçon qui aurait le front noir et le menton blanc ? Ou encore que l’on pouvait mixer une cafetière avec un pot de chambre pour un effet ultra cool. 

Vous pouvez créer vos propres cartes avec des morceaux de cartons, de jolis dessin, des feutres et un peu d’imagination. Vous pourrez ainsi apprendre à mixer différentes personnalités, différents univers, inventions ou même lieux. Pour ce qui est de l’invention de thème ou d’intrigue, vos cartes pourrez prendre la forme d’événement ou de lieux connues. Mais nous verrons cela un peu plus loin comment créer ce genre de support. Vous pouvez également prendre des jeux avec des syllabes afin de créer des noms  ou des prénoms étranges et extraordinaire. 

La Matrice morphologique : 

Un mot bien compliqué pour quelque chose de plutôt facile à comprendre. Il s’agit en réalité de créer des cartes servant de supports. Eh oui, c’est le nom barbare à ce que je disais plus haut. Donc pour créer ces cartes vous avez besoin de définir deux ou trois catégories différentes qui pourront vous êtes utiles. 

Pour créer ces cartes vous devez savoir ce que vous avez besoin de travailler. Si vous créer des personnages il peut être utile d’avoir une pile avec des catégories physiques entre les cheveux blond et les yeux vert avoir des caractéristiques  : comme par exemple avoir des bosses, des verrues, un fauteuil roulant, des yeux violet, une bouche démesurée, des dents de travers, être chauve, homme, femme, animal, etc. Cette liste n’est pas exhaustive et dépend de ce que vous l’imagination de concevoir. Une autre pile contenant des caractéristiques morales ou des émotions : pleurs, colère, peur, joie, fidélité, etc. Et une autre pile avec des vêtements ou des accessoires : chapeaux, lunettes, robes, éventails etc. 

L’empathy map 

Il s’agit de la carte de l’empathie, alors cette idée, je l’ai trouvé lorsque je suivez un mooc sur la créativité au sein d’une entreprise. Cette carte est représente ce que pense un client ou un utilisateur d’un objet ou d’un service. Bon alors ici, vous allez vous servir cette carte non plus pour évaluer les besoins d’un consommateur mais pour évaluer ce que vos personnages vont penser de la thématique de votre roman. Le modèle le plus utilisé de l’empathy map est celui-ci :

  1. Ce que l’utilisateur ressent et pense.

  2. Ce que l’utilisateur entend.

  3. Ce que l’utilisateur voit.

  4. Ce que l’utilisateur dit et fait.

  5. Ce que l’utilisateur craint.

  6. Ce que l’utilisateur espère et attend.

Remplacez utilisateur par personnage, et voyez ce que cela donne. Vous trouverez ici des exemple plus visuel de l’empathy map. 

L’utilisation d’outils visuel n’est pas obligatoire mais il permet de se plonger dans l’ambiance créativité avec plus de panache. C’est toujours plus fun d’avoir des petites cartes à utiliser ou un support visuel à regarder. 

Créer ce type de support sera déjà une excellente manière de développer votre créativité parce que vous aurez besoin de dessiner, d’imaginer, de colorier, bref un excellent début. 

Une dernière méthode dont je voulais vous parler : LE TAROT de type Rider-Waite Smith ( pour ceux qui sont intéressés de connaître la différence entre le tarot de Marseille et le Rider-Waite cet article est génial ). L’avantage du tarot de ce type c’est qu’il déteint des scènes de la vie courantes et quotidiennes, il sera plus facile d’inventer des histoires, de réfléchir à son intrigue de roman si on utilise ce genre de cartes pour développer son imagination. Surtout qu’il existe de nombreux jeux, j’ai envie de dire pour tous les goûts afin de pouvoir correspondre à tous types d’histoires. 

J’ai essayé de rendre cet article le plus clair possible, mais si vous avez des questions, des rajouts, des critiques, n’hésitez pas c’est en bas dans l’espace commentaire ou sur mon Instagram. En attendant, on se retrouve Samedi pour entrer dans le vif du sujet (je sais je dis ça à chaque fois) et voir comment démarrer une session de créativité. 

Ponine 

Parlons un peu de créativité !

Bonjour tout le monde,

Si vous avez lu l’article que j’ai publié samedi sur le blog, ce mois-ci nous abordons la notion de (pré-)créativité ; en résumer, je vais vous donner quelques conseils, quelques pistes de réflexion, pour trouve des idées afin de démarrer un projet ou de reprendre votre projet. 

La phase pré-créativité, c’est selon moi la phase avant de commencer réellement les recherches documentaires, avant de « fixer » les idées sur papiers et d’y réfléchir en profondeur.

Dans la phase pré-créativité le but est de ne pas se bloquer, de laisser libre court à son imagination la plus folle et débridée, même si au final toutes les idées que l’on aura trouvé ne seront utilisées. 

Dans l’article précédent, je vous conseillez d’investir dans du papier, des post-it, un carnet, des feutres, des stylos de couleurs et de faire un brin de ménage pour avoir un espace de travail propre, aérer et clair. 

Pourquoi ? Alors non, je ne suis pas votre mère et je ne vais pas vous demander de ranger votre chambre, je ne vais pas non plus vous vanter l’utilisation d’un tout nouveau produit d’entretien super puissant ou d’employer une aide-ménagère, mais tout simplement parce que l’on pense mieux dans un espace vide. Quand je dis espace vide, je ne dis pas une pièce vide. Je parle d’un plan de travail non encombré par ce dont on n’a pas besoin. Pour la phase de pré-créativité, vous pourriez également avoir besoin d’un tableau de liège ou d’un mur, ou d’une porte sans rien dessus. Le but étant de remplir cet espace vierge d’idées pour votre prochain projet ou votre premier projet. 

Entrons dans le vif du sujet :

Le Brainstorming : il s’agit d’un mot un peu barbare qui se traduit en français par remue-méninges. On sent tout de suite qu’il va falloir faire bouger ses neurones. Cela tombe bien, après les vacances, le cerveau s’est réoxygéné. Inventée en 1939, par un publicitaire américain, du nom de Alex Osborn (enfin d’après Wikipédia, désolée les amis je n’ai pas été vérifié plus loin, parce qu’en vrai ce qui m’intéresse ce n’est pas l’historique de la méthode, mais la méthode en elle-même), le but étant de résoudre des problèmes de manières créatives et de trouver des solutions innovantes. L’un des piliers du Brainstorming est de trouver un maximum d’idée. C’est là qu’elle est intéressante pour nous les auteurs. 

Je ne sais pas vous, mais moi des idées j’en trouve toujours beaucoup…quand je ne suis pas en phase de recherche créative. Je peux trouver un sujet de roman alors que je suis sous la douche, voir apparaître une super intrigue alors que je fais mes courses, mais au moment où je m’assoies pour penser à mon futur projet…RIEN ! Parfois des idées que j’ai déjà analysé et écrite ou des choses « déjà vues », bref, pas utiles. 

A force de faire des recherches, de lire des livres de développement personnel, de faire des moocs, je suis tombée sur les ATELIERS DE CREATIVITE. C’est là que j’ai eu le déclique. 

Un atelier de créativité, ce n’est ni plus ni moins qu’un brainstorming, mais c’est nettement plus classe de dire atelier de créativité. Le but est de faire se réunir des personnes et de les faire travailler sur des petits ateliers afin d’avoir un maximum de nouvelles idées. C’est très populaire dans les start-up ou les entreprises innovantes. Je vous entends déjà dire :  oui, mais mon but c’est d’écrire un roman, pas d’inventer la prochaine application à la mode.  Certes mais s’il y a bien une chose que l’on partage avec les innovateurs de tout poils, c’est le besoin de trouver de nouvelles idées et de répondre aux besoins des lecteurs :  avoir un roman, intéressant, original, captivant et qui n’est pas un condensé de tout ce que les autres auteurs ont déjà pu faire. Comme les innovateurs on peut avoir besoin de sortir de sa zone de confort pour trouver de nouvelles idées ou tout simplement pour booster sa créativité. 

Les ateliers créativité ont toujours lieux en groupe, avec un animateur. Je ne pense pas que ce soit primordial lorsque l’on est auteur, je crois que l’on peut très bien mettre en place les exercices sans être en groupe. Bien entendu, seul ce ne sera pas pareil et certainement moins enrichissant, mais nous n’avons pas toujours un groupe d’amis ou de la famille sous la main. Pour ceux qui voudrait faire ces ateliers créativité et qui ont la chance d’avoir des enfants sous la main ce ne sera qu’un plus appréciable. 

Les avantages à pratiquer les exercices en solitaire : 

-Vous n’avez de compte à rendre à personne sur la finalité du projet. 

-Personne ne vous en voudra si vous n’avez pas retenu son « idée grandiose, fabuleuse, parfaite, magistrale, qui tue ». Vous ménagerez donc les susceptibilités de chacun. 

-Personne ne saura au courant que vous écrivez un roman, donc personne ne vous harcèlera avec votre projet, surtout si vous mettez du temps à l’écrire. 

-Vous prendrez en considération dès le départ qu’écrire est un travail solitaire. 

-Vous pourrez vous féliciter que toutes les idées que vous avez écrite sont de vous et personne d’autre ne pourra s’attribuer les mérites de votre travail. 

-Vous ferez vos sessions de créativité quand vous le voulez, quand vous aurez du temps et vous n’aurez pas à vous arranger pour faire correspondre votre emploi du temps avec autrui. 

Les avantages à travailler en groupe : 

-Vous générerez plus d’idées. 

-Votre groupe pourra vous apporter du soutien dans les périodes difficiles en vous demandant où vous en êtes dans votre travail d’écrire. 

-Votre groupe vous aidera à voir le monde de manière différente de la votre. 

-Votre groupe célèbrera votre victoire et sera ravi de dire qu’il a participé à votre projet. 

-Travailler en groupe permet une plus grande motivation dans le travail et c’est toujours plus amusant de travailler avec d’autres personnes. 

-Vous passerez des moments privilégiés avec vos amis, votre famille, vos enfants…

Quand mettre en place ces ateliers créativité ? 

Tout d’abord, tout dépend si vous êtes en groupe ou seul. Il est bien plus évidement de choisir son temps de travail lorsque l’on est seul que lorsque l’on est à plusieurs. Bien entendu le meilleur moment pour travailler, c’est le matin de bonheur, lorsque l’on est bien réveillé, que l’on a bien dormi, bien mangé son petit-déjeuner et même fait un peu de sport pour être bien réveiller. Je vous conseille de lire mon article sur Miracle Morning, cela peut être très utile si l’on veut se créer une routine.  

Si vous êtes en groupe, vous n’aurez malheureusement pas d’autres choix que de vous plier aux impératifs des autres. Mais essayez autant que possible de faire vos ateliers lorsque tout le monde est en forme et non épuisez par vos journées de travail.

Qui choisir pour vos ateliers ?

Toutes personnes motivées, mais surtout des personnes qui ont envie de vous aider sans vous contraindre. Vous devez expliquer à ceux qui vont travailler avec vous, qu’ils ne sont pas là pour vous imposer leurs idées, mais pour vous aider à trouver des idées de romans, de personnages, de lieux etc. Vous n’aurez aucun compte à leur rendre. Ils n’auront pas le droit de vous obliger à écrire ce qu’ils ont envie de lire. Bref, il faut que vous mettiez les points sur les i dès le départ : vous avez besoin de personnes pour trouver des idées, pas d’un éditeur (en tout cas pas à ce stade.) Les personnes peuvent venir de tout horizons, plus ils seront différents de vous, mieux cela sera. C’est pourquoi se servir de l’imagination des enfants peut-être très utile. Ils n’ont pas encore les barrières mentales que nous nous dressons, nous les adultes.

A quoi sert un atelier créativité lorsque l’on est auteur ?

A tout ! Vous pouvez très bien utiliser des sessions de créativité lorsque vous chercher de nouvelles idées de romans, lorsque vous désirez inventer des personnages, ficeler des intrigues, imaginer des lieux, créer un monde magique.

Combien de temps doit durer une session de créativité ? 

Je pense qu’il n’est pas foncièrement utile que vos séances durent des heures. Des sessions courtes valent souvent mieux que de longues sessions interminables. De plus, vous pouvez décider de faire des sessions courtes réparties sur une semaine ou un mois, alterner les sessions en groupe ou solitaire. Je dirais que si vous travaillez en groupe prévoyez tout de même des sessions d’une heure au moins. Je vous expliquerez pourquoi mercredi. Si vous travaillez seul, des sessions de vingt à trente minutes peuvent être largement suffisantes. 

 

A ce stade, pas de limite, dites vous que tout est possible !

 

 Voilà pour la petite présentation général de ce que nous allons faire ce mois-ci.

 

A partir de mercredi, je vous présenterai les différentes étapes des ateliers créativités.

Je vous souhaite une bonne journée, n’oubliez pas que vous pouvez réagir en commentaires, et que vous pouvez me joindre également sur ma page Instagram (c’est par ici). A très bientôt. 

Ponine

C’est la rentrée !

Bonjour à tous, 

J’espère que vous avez passé de très bonnes vacances et que vous n’avez pas eu trop chaud en Juillet / Août. Pour ma part, j’ai eu des vacances très productives. J’ai écris le tome 4 de ma saga, oui, oui avant le tome 2 et le tome 3, au moins je sais où je vais, cela clarifie pas mal de situations qui étaient un peu floues (dans ma tête). 

J’ai surtout réfléchis au blog ! Eh oui, il fallait que je change quelques petites choses qui ne me convenaient pas. 

Prise de décision ultime : Un mois / Un concept, une thématique !

J’avoue que mettre deux mois pour pondre un concept aussi simpliste c’est un peu fort. Sauf que je n’ai pas passé deux mois que pour faire ça, j’ai aussi réfléchis aux thèmes que je voulais développer ces prochains mois et aux articles de ce mois de septembre. Il m’a tout de même fallut deux mois pour parvenir à cela, ce qui n’était pas une mince affaire.

J’en avais un peu assez d’écrire des articles selon mon inspiration du moment, je trouvais que cela manquer de clarté. Seulement, je débutais, j’avais besoin d’essayer des techniques, de voir mon blog grandir petit à petit. Ce n’était certaines pas la bonne méthode, mais elle me convenait jusqu’à ce que cela me dérange.

Alors nous allons commencé par la phase de pré-créativité.

La phase de (pré-)créativité, je ne crois pas que d’autres auteurs / bloggers en parlent. C’est peut-être même une phase qui n’existe pas vraiment. Disons qu’il s’agit d’une phase durant laquelle on pense à son futur projet et on fait tout pour trouver son prochain projet, sa prochaine idée de roman ou de nouvelle.

Je sépare cette phase de pré-créativité/de créativité de la phase de recherche, parce que durant cette phase on ne sait pas encore de quoi on va parler, on n’a pas encore choisis le thème du roman, l’idée principale, les intrigues, ou les personnages. C’est une phase de brainstorming dans laquelle on essaye de trouver un maximum d’idées pour ensuite faire le tri. 

Certains peuvent dire que lorsque l’on est écrivain, ou créateur de tout poils, on trouve des millions d’idées tous les jours, qu’il suffit de s’ouvrir au monde pour trouver l’inspiration. C’est vrai, j’en suis profondément convaincue, mais entre des idées qui vont et viennent et une idée qui se transforme en roman, il y a de très nombreuses phases par lesquelles il faut passer. Il ne faut pas perdre de vue que tout le monde n’est pas capable de trouver une idée de roman en claquant des doigts. Dans tous les cas, il est parfois nécessaire de savoir prendre du recul par rapport aux idées qui nous traversent. C’est tout cela que je nomme la phase de (pré-)créativité. 

Durant tout le mois de septembre, je vous proposerai des exercices à mettre en place pour vous aider à trouver des idées, quelles soient bonnes ou mauvaises, il ne faudra pas vous juger. Vous pourriez avoir besoin de l’aide d’autres personnes, mais cela n’est pas obligatoire. L’avantage d’avoir d’autres cerveaux à disposition c’est que vous pourriez avoir une liste d’idées supplémentaires. 

Vous aurez surtout besoin durant ce mois de septembre d’un peu de matériel. Durant la phase de créativité, j’aime pouvoir écrire à la main, tout simplement parce que le contact avec le papier est intéressant, on peut facilement retourner, barrer, faire des dessins, souligner, froisser (même si ce n’est pas une bonne idée puisque cela montre que l’on porte un jugement de valeur), déchirer, réécrire. Bref, écrire à la main a des tas d’avantages que l’on a tendance à oublier lorsque l’on travail sur ordinateur. Alors oui, on va me répondre que les tablettes, les smartphones, les ordinateurs d’aujourd’hui offre la possibilité de faire tout ce que l’on désire, même des dessins, mais je ne suis  pas convaincue que l’on laisse réellement libre court à son imagination lorsque l’on est limité par un ordinateur. Donc quel matériel peut-on avoir besoin durant cette phase : 

  • D’un carnet, d’un classeur ou d’une pochette de rangement, de stylos de couleurs, de feutres, de crayon de papier, de feuilles, de post-it. 
  • D’un peu de café, de thé ou d’une boisson fraiche. J’ai remarqué que l’on travail toujours mieux lorsque l’on a de quoi s’hydrater avant et pendant la phase de travail. 
  • D’un temps dans son emploi du temps où l’on est pas dérangé. C’est à dire au moins 5 min, à environ 30 min. Si vous travaillez en groupe les sessions pourront être un peu plus longues, le temps d’expliquer aux autres participants ce que l’on va faire, ce que vous attendez d’eux, de boire un petit café avant le travail, de préparer le matériel. 
  • De définir votre espace de travail et de le nettoyer et ranger avant votre phase de créativité. Il n’y a rien de pire que de travailler dans un espace encombré d’avance et sale. Même si certains affirment qu’ils ont besoin du désordre pour se sentir à l’aise (j’ai dis désordre, pas saleté !), je pense que lorsque l’on doit travailler avec des post-its, des crayons, etc, il est facile de perdre ses supports dans le désordre. Bien entendu, veillez à toujours ranger ce que vous aurez écrits, pour la seule raison que si vous partagez votre espace de travail (comme la table de la cuisine) les autres occupants de la maison n’auront clairement pas envie de passer derrière vous. S’il s’agit de votre espace de travail personnel, vous vous rendrez vite compte que bien classer vos documents est essentiel pour ne pas les perdre, mais aussi pour voir le cheminement de votre travail. C’est un fait que l’on a tendance à oublier lorsque l’on travaille uniquement sur ordinateur, car il est facile de retrouver un dossier et de voir la date de création et d’enregistrement. Ce qui n’est pas le cas, sur des feuilles volantes. 

 

J’espère que ce nouveau concept vous plaira. Et je vous souhaite, une agréable rentrée, ainsi qu’un très bon mois de septembre, on se retrouve lundi pour le premier article consacrer à la phase de (pré)-créativité et les premiers exercices. 

N’oubliez pas l’espace commentaires pour toutes questions ou remarques, et que votre avis est toujours le bienvenu (dans la mesure qu’il reste courtois et poli ^^). Vous pouvez également me joindre sur ma page Instagram (qui est plus bien à jour que ma page Facebook pour le moment -mais j’y travaille, promis ).

 

Je vous dis à bientôt, sur le blog et sur Instagram

Ponine. 

Scrum Board

Poker Planning, Scrum Master, Scrum board, Projet agile…A la lecture de ces mots, vous vous dites : « Ponine a pété un câble ! » Ceux qui connaissent ces termes vont dire « rien à voir avec l’écriture ! » 

Dans les deux cas vous aurez raison ! La méthode Scrum est une méthode de développement de projet agile, notamment pour les logiciels. Je ne vais pas vous faire un cours sur le Scrum, parce que je n’ai pas les compétences. Vous pouvez jeter un œil à la page Wikipédia qui vous donnera une idée assez large de ce qu’est le Scrum. Vous pouvez aller lire cet article – je ne connais pas l’auteur mais l’article me semble bien complet. Grosso Modo, le but de la méthode Scrum est le travail en sprint (rapide) de projet, par une équipe, avec des réunions quotidiennes pour faire le point. (Ah quand je résume, je résume ) 

Qu’est ce qu’y m’intéresse dans cette méthode pour que je vous en parle ? 

Deux choses ! Le SPRINT et le SCRUM BOARD

Le sprint déjà : le concept de travailler durant un temps court sur une même « thématique ». 

Le SCRUM BOARD – le tableau – d’autre part qui permet de visualiser votre travail.

A partir de maintenant, je ne vais pas vous parlez de la vraie technique SCRUM qui peut être employé par des professionnels du monde digital, non je vais vous montrer comment on peut s’en servir nous les auteurs, avec notre petit cerveau tout seul -le scrum est un cerveau collectif – et réutiliser le scrum board pour notre projet à nous qui est : UN ROMAN (ou tout autre forme de récit). 

Le sprint est une étape qui me semble incontournable, car il s’agit de faire son projet ou certaines tâches menant à un gros projet, en un laps de temps très court. 

 

La théorie : 

Dans les grandes lignes votre STORY c’est à dire est la liste des actions pour obtenir à la fin votre projet fini (ou la partie de votre projet par ex. les recherches ou la rédaction) qui soit rédiger d’un bout à l’autre. 

Si on se sert de la méthode SCRUM, disons que le premier jour de travail vous devez : lister les tâches à accomplir pour obtenir votre produit fini. Le temps que vous allez consacrer en tout et pour tout à votre projet. Pour écrire un récit, les tâches à effectuées,  sont des taches en amont de la rédaction (cherches, idées, thématiques, listes des personnages, lieux etc), soit de la rédaction et des tâches après (comme la relecture, la correction, les lecteurs bêta, la publication).

En terme de temps, faites ce qui est le mieux pour vous mais n’oubliez pas SPRINT ça veut dire rapide! Il faut donc que vos découpages de taches impose un rythme rapide! Donc non, on ne prend pas 3 ans pour effectuer des recherches ( sauf si vous écrirez un roman historique hautement complexe, un doctorat, un master ou quelque chose qui demande réellement des années de recherches !). 

Actions : 

Nous sommes donc au premier jour : le moment est capital. Vous devez vous munir d’une feuille de papier ou d’une ardoise, bref que quelque chose sur lequel écrire, un stylo pour écrire en gros (pas de minuscules caractère pour cette fois, vous devez vous mettre dans la tête que vous êtes un entrepreneur agile à la recherche du projet qui vous fera gagner de l’argent – ça motive l’appât du gain ). C’est alors que commence le travail : 

  1. Noter en gros le projet : exemple : écrire une nouvelle. 
  2. Lister les étapes essentielles qui vous viennent en tête, en maximum 15 min. 
  3. Relire votre liste en vous demandant si vous n’avez rien oublier. 
  4. Détendez-vous quelques instants vous avez bien travaillé. 
  5. Aller chercher des post-its, des feuilles de couleurs, des cartes,etc. Le but, c’est d’avoir du papier colorés (c’est bien plus joli et visuel) et un stylo noir. Le noir passe mieux sur le papier coloré. 
  6. Trouver un endroit où vous pourrez afficher vos cartes, post-it, feuilles de couleur. Un tableau en liège, une armoire, la porte du frigo, un mur. Le mieux c’est d’avoir un tableau en liège que l’on peut transporter et ranger si on n’écrit pas toujours au même endroit où si l’on n’a pas de coin à nous. 
  7. Trier les tâches par catégories. Par exemple tout ce qui est recherches ensemble. Tout ce qui est rédaction ou correction ensemble. Pourquoi ? Parce que vous allez utiliser les feuilles de papier pour repérer vos grandes thématiques. 
  8. Inscrire les actions sur les papiers. 
  9. Décidez de combien de temps il vous faudra pour accomplir votre projet global. Décidez ensuite de combien de temps vous vous autorisez à mettre pour chaque catégorie. I
  10. Prendre le tableau de liège et le diviser en 5 parties dans le sens vertical. La première partie sera constitué de votre DECOUPAGE : recherches / rédaction / correction. La seconde aura pour titre « TO DO » (à faire), c’est là que vous mettrez pour le moment, toutes vos petites fiches. La troisième « EN COURS ». La quatrième « FAIT » et la dernière colonne vous servira pour répertorier tous les PROBLEMES

Voilà votre tableau est fait ! Pas mal, non ?

Le travail ne s’arrête pas là ! Et bien non, il reste le plus important du travail : travailler à votre projet. Tous les jours ou tous les jours que vous avez choisi de travailler à l’écriture de votre projet, vous prendrez votre tableau, pour faire le point. Durant quelques minutes, maximum 10,faites le point sur ce qui a été fait à la séance précédente, vous avancerez les tâches selon qu’elles sont « en projet » ou « effectuée ». Vous en profiterez pour voir s’il y a des difficultés. Des recherches dont vous n’avez pas trouvé la réponse par exemple, ou des problèmes d’emplois du temps. Cela s’appelle la Mêlée quotidienne et si elle est utile aux entrepreneurs, elle l’est aussi pour vous ! 

Le but n’est pas de se mettre la pression. Bien entendu, votre premier tableau ne sera pas parfait. vous pourrez sur ou sous évaluer le temps qu’il vous faudra pour tel ou tel tâches, mais ce n’est pas grave, l’être humain est fait pour apprendre. 

 

Pourquoi je vous ais parlé de ce tableau alors qu’il est nettement plus utile pour le travail en équipe et qu’il n’est pas inventé pour les auteurs ?

Je crois que beaucoup de gens n’ont pas conscience du temps qu’ils perdent à ne pas savoir quoi faire. Lorsque l’on a une liste de tâches à effectuer, il est plus facile de savoir où l’on en est. Pour ma saga, j’ai fait de nombreuses heures de recherches, sans trop savoir où aller. Parfois, je pensais avoir fait des recherches sur un sujet, alors que non et je me retrouvais perdue et pas uniquement parce que l’organisation et moi cela fait deux, mais parce que clairement je ne savais pas où j’en étais. Ne vous est-il jamais arrivé d’être persuadé d’avoir fait la fiche de personnage de tel personne pour vous rendre compte après 3 heures de fouilles dans vos classeurs qu’en vrai non, il n’y a pas de fiches pour ce personnage ? Qu’en ayant un tableau qui vous dit où vous en êtes tout est bien plus clair et précis. 

De plus, je crois qu’avoir sous les yeux l’avancer de son histoire permet de rester motivé. Si dans la case rédaction vous avez 50 chapitres (admettons que vous ayez besoin de 50 chapitres) savoir qui vous en avez déjà écrit 30 sera plus motivant, que si vous dites « il m’en reste 20 à écrire », là vous aurez en visuel ce qui est accompli.

Avez-vous déjà entendu parler de cette méthode ? Qu’en pensez-vous ? L’utiliseriez-vous ?

 

Bonne journée,

Ponine

Production et temps de concentration

Bonjour tout le monde,

Lorsque l’on travail, que l’on doit se concentrer,  qu’importe la raison pour laquelle nous travaillons, que ce soit pour nos études, lorsque l’on écrit son roman, ou pour son patron, il existe plusieurs méthodes pour être plus productif dans son temps de travail.

La méthode dont je vais vous parler aujourd’hui c’est l’utilisation des PAUSES. Comment les pauses peuvent vous aider à être plus productifs et comment les gérer dans votre journée ou dans votre session d’écriture. Les pauses permettent de se détendre, de penser à autre chose, de se vider l’esprit, de faire quelques pas, étirements et de s’oxygéner avant de passer à une autre activité. Les pauses interviennent après un certain laps de temps, lorsque le cerveau, le corps et l’esprit ont besoin de passer à autre chose et qu’ils n’arrivent plus à se concentrer sur le travail en cours. Mais comment décider qu’il est temps de prendre une pause ? Soit vous faites en fonction de votre instinct, ce qui peut être une excellente manière, à condition de ne pas passer plus de temps en pause qu’à travailler, ce qui serait contre-productif. Soit vous pouvez jeter un œil à quelques renseignements que j’ai pu trouver dans les livres, sur l’appli Fabulous (dont je vous parlais ici) et sur internet.

Ma Méthode :

Lorsque j’écris un projet, je ne peux pas me concentrer plus de dix minutes. Si je veux être efficace est productive je me concentre dix minutes sur ma tache et je prends une courte pause. Le temps de rédiger un sms, de lire un mail, de jeter un œil à un commentaire ou de me faire un thé. Cette technique fonctionne essentiellement pour l’écriture.

La pomodoro :

Une technique dont j’ai parlé à de nombreuses reprises sur le blog ( comme ici, ou , ou bien là encore ) et qui consiste à travailler 25 minutes sans interruption puis à prendre 5 minutes de pauses. Ce schéma est a répété quatre fois avant de s’accorder une pause de 20 minutes. Ce n’est pas une technique que j’emploi pour écrire mais que j’aime bien utiliser pour apprendre le russe, ou faire le ménage ou encore pour rédiger des articles sur le blog.

Le 45 /15

Trois-quarts d’heure de travail pour quinze minutes de détente. Il s’agit là aussi d’un très bon compris je trouve. Même s’il est parfois difficile de rester loin de la tentation de lire un petit sms durant son travail.

La méthode 50/10

Il s’agit bien entendu de travailler intensément durant 50 minutes et de ne prendre que 10 minutes de pause à la fin de la session. Je n’ai jamais employé cette méthode mais je crois qu’elle peut être intéressante pour ceux qui parvienne à se concentrer longtemps sur un seul sujet sans être dérangé, ni sans sentir le besoin de lire leurs sms.

La méthode du 80/10

Un peu comme celle d’avant mais en encore plus long. Elle consiste a ne prendre qu’une courte pause après un très long moment de concentration.

Les méthodes plus longues :

Celle de 2 h ou de 4 h avec une pause très longue d’une heure.

L’avantage des phases de travail intenses et courtes c’est qu’elles permettent de se concentrer sur une seule tâche, avoir un seul point de travail à développer durant le laps de temps indiqué. Cela permet également de s’aérer l’esprit régulièrement, mais il ne faut pas tomber dans le piège de pauses trop longues et ne pas reprendre le travail juste à la fin de la pause.

Les phases de travail longues peuvent être fatigantes. Assez rapidement, l’envie de faire autre chose peut se faire sentir. C’est pourquoi il est généralement conseillé de noter une liste de choses à faire avant de se lancer dans un pareil défi. Si on décide de travailler sur son roman on peut décider que l’on passera du temps sur la recherche d’un lieu, puis que l’on écrira 500 mots, ensuite que l’on corrigera trois pages etc. Cela permet de ne pas faire exactement la même action durant deux ou quatre heures mais de varier tout en restant dans la même thématique.

Comment faire pour rester concentrer ?

Tout d’abord savoir exactement ce que l’on veut faire, ne pas partir à l’aveuglette mais avoir une idée précise des points sur lesquels on souhaite travailler. L’écrire sur un papier à part est une excellente méthode pour avoir devant les yeux ce que l’on compte faire. Un peu comme une liste de course, on peut ainsi barrer au fur et à mesure les étapes déjà effectuées.

On peut également se préparer en amont tout ce dont on aura besoin pour rester concentrer. C’est à dire sortir tous les documents que l’on va utiliser avant de s’atteler à la tache, avoir un verre d’eau sous la main, un paquet de mouchoir – rien de plus embêtant que de chercher quelque chose dans ce style là quand on est concentré. Bref faites en sorte que le moment où vous appuierez sur le chrono soit le moment où tout sera prêt pour être dans de bonnes conditions.  

Pour la concentration on peut également bloquer toutes les distractions : comme les notifications de sms, d’e-mails, de réseaux sociaux, internet, etc. Bien entendu, si l’on travaille avec les réseaux sociaux, ou que l’on a besoin d’envoyer des sms ou des mails ce n’est pas une démarche possible de s’en passer.

Lorsque l’on écrit ou se retrouve parfois confronter à des recherches auxquelles on n’avait pas pensé en amont. Récemment, je voulais décrire un pub londonien où je n’avais encore jamais mis les pieds. Je pensais pouvoir expliquer l’atmosphère du lieu, seulement soit j’avais perdu mes fiches d’idées, soit j’avais oublié de rechercher cet endroit, mais toujours est-il qu’au moment de passer à la rédaction j’étais bien embêtée. J’ai alors pris un petit carnet, noté qu’il fallait que je fasse des recherches sur ce lieu et j’ai continué ma phase d’écriture. Tant pis, si je ne savais pas exactement à quoi ressembler la devanture, les tables, les chaises etc, j’ai avancé, parce que parfois c’est la meilleure chose à faire. De même, il m’arrive d’écrire sans avoir les fiches de personnages devant les yeux, comme lorsque je voyage ou que je profite d’une salle d’attente pour écrire un peu. Je ne m’inquiète jamais parce que je garde sur moi un petit carnet pour noter les endroits où il faut que je fasse des recherches. J’ai remarqué qu’il faut mieux noter dans un coin les zones de floues plutôt que de partir faire des recherches, les recherches font perdre un temps précieux, essentiellement parce qu’elles sont le moyens de vite procrastiner et de faire tout autre chose. Bien entendu, si vous doutez de l’écriture d’un mot, un petit saut dans le dictionnaire peut vous faire gagner du temps à la condition que vous ne fassiez que cela. La tentation est grande de se laisser distraire. 

Ce que l’on peut faire pour ne pas se laisser déconcentrer par notre to-do list :

Lorsque l’on écrit, on a parfois la sensation que c’est mal de prendre du temps pour nous. Surtout lorsqu’écrire n’est pas notre seul métier. Lorsque l’on prend du temps pour écrire, on prend du temps pour soi, à l’heure où il faut être ultra performant dans tous les aspects de la vie (amour, famille, travail, développement personnel, etc.) se poser pour écrire son roman c’est un peu comme voler du temps que l’on ne va pas consacrer à ses taches administratives, à son conjoint, à ses enfants, à faire du sport, à ses amis, à son emploi. C’est un sentiment que tout auteur débutant connaît très bien. On se laisse persuader que l’on n’est pas le meilleur, que l’on ne sera jamais publié, alors à quoi bon ? Autant aller faire cette lessive qui nous attend, sortir avec nos enfants, ou accepter les invitations sociales parce qu’écrire c’est bien joli mais ça ne sert à rien.

Pour éviter cela, le mieux c’est de planifier, de prendre son agenda et de choisir les moments où l’on va écrire, le temps que l’on va y consacrer et ce que l’on fera avant et après. Si vous vous dites que vos taches ménagères sont plus importantes que l’écriture, planifier de faire un peu de ménage avant et après votre session d’écriture. Si vous acceptez de sortir voir des amis, dites l’heure que vous avez un rendez-vous important à telle heure et rentrez chez vous pour écrire. 

La concentration passe essentiellement par l’assurance que ce que l’on fait est juste, bon et utile car la motivation ne fait pas tout, encore faut-il estimer avoir le droit d’écrire.

Je n’ai jamais vraiment testé que la méthode des 10 minutes et la méthode pomodoro, je compte tenter des expériences plus longues et voir ce qui est le mieux pour moi-même.  Je ferais un retour sur le blog pour expliquer ce qui a marché pour moi ou non.

Et vous ? Combien de temps parvenez-vous à vous concentrer ? Combien de temps écrivez-vous en une session avant d’avoir « envie » de faire autre chose ?

Belle journée

Ponine