Production et temps de concentration

Bonjour tout le monde,

Lorsque l’on travail, que l’on doit se concentrer,  qu’importe la raison pour laquelle nous travaillons, que ce soit pour nos études, lorsque l’on écrit son roman, ou pour son patron, il existe plusieurs méthodes pour être plus productif dans son temps de travail.

La méthode dont je vais vous parler aujourd’hui c’est l’utilisation des PAUSES. Comment les pauses peuvent vous aider à être plus productifs et comment les gérer dans votre journée ou dans votre session d’écriture. Les pauses permettent de se détendre, de penser à autre chose, de se vider l’esprit, de faire quelques pas, étirements et de s’oxygéner avant de passer à une autre activité. Les pauses interviennent après un certain laps de temps, lorsque le cerveau, le corps et l’esprit ont besoin de passer à autre chose et qu’ils n’arrivent plus à se concentrer sur le travail en cours. Mais comment décider qu’il est temps de prendre une pause ? Soit vous faites en fonction de votre instinct, ce qui peut être une excellente manière, à condition de ne pas passer plus de temps en pause qu’à travailler, ce qui serait contre-productif. Soit vous pouvez jeter un œil à quelques renseignements que j’ai pu trouver dans les livres, sur l’appli Fabulous (dont je vous parlais ici) et sur internet.

Ma Méthode :

Lorsque j’écris un projet, je ne peux pas me concentrer plus de dix minutes. Si je veux être efficace est productive je me concentre dix minutes sur ma tache et je prends une courte pause. Le temps de rédiger un sms, de lire un mail, de jeter un œil à un commentaire ou de me faire un thé. Cette technique fonctionne essentiellement pour l’écriture.

La pomodoro :

Une technique dont j’ai parlé à de nombreuses reprises sur le blog ( comme ici, ou , ou bien là encore ) et qui consiste à travailler 25 minutes sans interruption puis à prendre 5 minutes de pauses. Ce schéma est a répété quatre fois avant de s’accorder une pause de 20 minutes. Ce n’est pas une technique que j’emploi pour écrire mais que j’aime bien utiliser pour apprendre le russe, ou faire le ménage ou encore pour rédiger des articles sur le blog.

Le 45 /15

Trois-quarts d’heure de travail pour quinze minutes de détente. Il s’agit là aussi d’un très bon compris je trouve. Même s’il est parfois difficile de rester loin de la tentation de lire un petit sms durant son travail.

La méthode 50/10

Il s’agit bien entendu de travailler intensément durant 50 minutes et de ne prendre que 10 minutes de pause à la fin de la session. Je n’ai jamais employé cette méthode mais je crois qu’elle peut être intéressante pour ceux qui parvienne à se concentrer longtemps sur un seul sujet sans être dérangé, ni sans sentir le besoin de lire leurs sms.

La méthode du 80/10

Un peu comme celle d’avant mais en encore plus long. Elle consiste a ne prendre qu’une courte pause après un très long moment de concentration.

Les méthodes plus longues :

Celle de 2 h ou de 4 h avec une pause très longue d’une heure.

L’avantage des phases de travail intenses et courtes c’est qu’elles permettent de se concentrer sur une seule tâche, avoir un seul point de travail à développer durant le laps de temps indiqué. Cela permet également de s’aérer l’esprit régulièrement, mais il ne faut pas tomber dans le piège de pauses trop longues et ne pas reprendre le travail juste à la fin de la pause.

Les phases de travail longues peuvent être fatigantes. Assez rapidement, l’envie de faire autre chose peut se faire sentir. C’est pourquoi il est généralement conseillé de noter une liste de choses à faire avant de se lancer dans un pareil défi. Si on décide de travailler sur son roman on peut décider que l’on passera du temps sur la recherche d’un lieu, puis que l’on écrira 500 mots, ensuite que l’on corrigera trois pages etc. Cela permet de ne pas faire exactement la même action durant deux ou quatre heures mais de varier tout en restant dans la même thématique.

Comment faire pour rester concentrer ?

Tout d’abord savoir exactement ce que l’on veut faire, ne pas partir à l’aveuglette mais avoir une idée précise des points sur lesquels on souhaite travailler. L’écrire sur un papier à part est une excellente méthode pour avoir devant les yeux ce que l’on compte faire. Un peu comme une liste de course, on peut ainsi barrer au fur et à mesure les étapes déjà effectuées.

On peut également se préparer en amont tout ce dont on aura besoin pour rester concentrer. C’est à dire sortir tous les documents que l’on va utiliser avant de s’atteler à la tache, avoir un verre d’eau sous la main, un paquet de mouchoir – rien de plus embêtant que de chercher quelque chose dans ce style là quand on est concentré. Bref faites en sorte que le moment où vous appuierez sur le chrono soit le moment où tout sera prêt pour être dans de bonnes conditions.  

Pour la concentration on peut également bloquer toutes les distractions : comme les notifications de sms, d’e-mails, de réseaux sociaux, internet, etc. Bien entendu, si l’on travaille avec les réseaux sociaux, ou que l’on a besoin d’envoyer des sms ou des mails ce n’est pas une démarche possible de s’en passer.

Lorsque l’on écrit ou se retrouve parfois confronter à des recherches auxquelles on n’avait pas pensé en amont. Récemment, je voulais décrire un pub londonien où je n’avais encore jamais mis les pieds. Je pensais pouvoir expliquer l’atmosphère du lieu, seulement soit j’avais perdu mes fiches d’idées, soit j’avais oublié de rechercher cet endroit, mais toujours est-il qu’au moment de passer à la rédaction j’étais bien embêtée. J’ai alors pris un petit carnet, noté qu’il fallait que je fasse des recherches sur ce lieu et j’ai continué ma phase d’écriture. Tant pis, si je ne savais pas exactement à quoi ressembler la devanture, les tables, les chaises etc, j’ai avancé, parce que parfois c’est la meilleure chose à faire. De même, il m’arrive d’écrire sans avoir les fiches de personnages devant les yeux, comme lorsque je voyage ou que je profite d’une salle d’attente pour écrire un peu. Je ne m’inquiète jamais parce que je garde sur moi un petit carnet pour noter les endroits où il faut que je fasse des recherches. J’ai remarqué qu’il faut mieux noter dans un coin les zones de floues plutôt que de partir faire des recherches, les recherches font perdre un temps précieux, essentiellement parce qu’elles sont le moyens de vite procrastiner et de faire tout autre chose. Bien entendu, si vous doutez de l’écriture d’un mot, un petit saut dans le dictionnaire peut vous faire gagner du temps à la condition que vous ne fassiez que cela. La tentation est grande de se laisser distraire. 

Ce que l’on peut faire pour ne pas se laisser déconcentrer par notre to-do list :

Lorsque l’on écrit, on a parfois la sensation que c’est mal de prendre du temps pour nous. Surtout lorsqu’écrire n’est pas notre seul métier. Lorsque l’on prend du temps pour écrire, on prend du temps pour soi, à l’heure où il faut être ultra performant dans tous les aspects de la vie (amour, famille, travail, développement personnel, etc.) se poser pour écrire son roman c’est un peu comme voler du temps que l’on ne va pas consacrer à ses taches administratives, à son conjoint, à ses enfants, à faire du sport, à ses amis, à son emploi. C’est un sentiment que tout auteur débutant connaît très bien. On se laisse persuader que l’on n’est pas le meilleur, que l’on ne sera jamais publié, alors à quoi bon ? Autant aller faire cette lessive qui nous attend, sortir avec nos enfants, ou accepter les invitations sociales parce qu’écrire c’est bien joli mais ça ne sert à rien.

Pour éviter cela, le mieux c’est de planifier, de prendre son agenda et de choisir les moments où l’on va écrire, le temps que l’on va y consacrer et ce que l’on fera avant et après. Si vous vous dites que vos taches ménagères sont plus importantes que l’écriture, planifier de faire un peu de ménage avant et après votre session d’écriture. Si vous acceptez de sortir voir des amis, dites l’heure que vous avez un rendez-vous important à telle heure et rentrez chez vous pour écrire. 

La concentration passe essentiellement par l’assurance que ce que l’on fait est juste, bon et utile car la motivation ne fait pas tout, encore faut-il estimer avoir le droit d’écrire.

Je n’ai jamais vraiment testé que la méthode des 10 minutes et la méthode pomodoro, je compte tenter des expériences plus longues et voir ce qui est le mieux pour moi-même.  Je ferais un retour sur le blog pour expliquer ce qui a marché pour moi ou non.

Et vous ? Combien de temps parvenez-vous à vous concentrer ? Combien de temps écrivez-vous en une session avant d’avoir « envie » de faire autre chose ?

Belle journée

Ponine

Publicités

Créer son héros en 1 semaine

Coucou tout le monde,

Nouveau mois, nouvelle envie d’écriture. J’avais dis aucun nouveau projet … mais ça s’était il y a trois jours. Depuis, j’ai eu quelques idées de romans, d’histoires et des envies. Un impérieux désir de création s’est encore emparé de moi. Seulement avant de me lancer dans un projet qui n’en vaudra peut-être pas la peine, parce que je n’aurais pas les idées pour construire tout un roman, j’ai décidé de m’attaquer au plan. Cela permet de voir si les idées sont assez nombreuses et si elles tiennent la route.

Est-ce possible de créer son héros en une semaine en partant de rien ?

J’aime bien commencé par brosser les traits du héros, savoir ce qu’il veut dans la vie, à quoi il ressemble, quelles sont ses aspirations, son fils d’Ariane. C’est plus facile une fois que le héros prend vie. En tout cas, j’ai plus de facilité d’écrire lorsque je sais à quoi ressemble mon héros.

Comme je n’ai pas envie de passer des mois, des années ou même des semaines à concevoir cette histoire, je me suis lancée le défi de savoir exactement à quoi ressemblera mon héros en une semaine, pas un jour de plus. On verra alors si cette histoire mérite d’être écrite et si elle a de l’intérêt et de la matière. Enfin, je pourrais savoir si elle va nécessiter beaucoup de recherches. On n’écrit pas de la même manière un récit dans un lieu et une époque que l’on connaît bien, qu’une histoire sur un endroit dont on n’a jamais vu la moindre pierres ou sur une époque que l’on n’a jamais appréhendé.

 

D’accord mais par quoi commencer ? Combien de temps y consacrer ?

 

Je n’ai pas envie de passer des heures et des heures chaque jours pour cette histoire. J’ai bien d’autres choses à faire (cf mon article sur mes objectifs du mois de mai).

Je me suis donnée pour ordre d’idée de réfléchir à ce personnage tous les soirs avant de m’endormir disons durant 30 minutes (ou moins tout dépendra du temps qu’il me faudra pour m’endormir chaque jours de la semaine). Aucune prise de note durant ce moment de réflexion informel.

Chaque jour, je prendrai 30 minutes pour réellement penser mon personnage et prendre des notes sur mes idées et les organiser.

Premier jour : LES FONDAMENTAUX

Ce que je nomme les fondamentaux se résument à :

Trouver un nom potable. Savoir quel âge il a. S’il est un homme ou une femme. Lui donner une date de naissance et vérifier son signe astrologique, pour lui donner déjà deux ou trois caractéristiques (oui, j’aime bien que mes personnages correspondent un peu à leur signe astrologique, parce que j’y crois et que je suis convaincue du bien-fondé de l’astrologie – chacun ses idées mais pour un personnage cela peut-être une bonne base de départ quand on ne sait pas trop quel caractère lui donner.). Je vais également essayer de le « voir » mentalement, savoir si spontanément je lui mets une barbe rousse ou des cheveux frisés, savoir si je vois le personnage plutôt en robe ou en pantalon. Parfois, il suffit que je trouve le nom pour directement associer le personnage à un trait physique.

Dans mon imagination, une Anaïs sera blonde et aura tendance à se passer la langue sur les lèvres.  Un Matthieu sera grand, brun et maigre avec des lunettes. Une Juliette petite, ronde et rigolotte. Pourquoi ? Je ne sais pas. C’est ainsi. Ne me demandez pas d’où je tiens ses préjugés mais pour des personnages il en va ainsi.

Je ne compte pas prendre plus de dix minutes pour ce premier travail. Bien entendu, je prendrais des notes dans un carnet, ou un classeur, en ce moment j’ai bien plus envie d’utiliser des classeurs que des carnets.

Je prendrais ensuite vingt minutes à lui trouver des qualités ou des défauts. Une manière de l’équilibrer en tant qu’être humain. (Sera-t-il seulement humain ? Mystère). Je pense que les défauts d’un personnage sont plus importants encore que ses qualités.

Jour 2 : Le travail commence sur le physique du personnage.

Même si dans la première journée, j’aurais déjà trouvé une ou deux idées de ce à quoi il ressemble, cela ne sera pas suffisant pour le décrire. Alors durant 10 minutes je vais tenter de me faire une première idée de sa couleur de cheveux, de la couleur de ses yeux, de la forme de son visage, de son corps.

Pour mieux travailler cette partie physique, j’utiliserai la méthode que j’ai déjà décrite sur le blog à savoir :

Que pense de lui quelqu’un qui le croise dans la rue ? Qu’est ce que l’on remarque de lui ? Ou sur lui ? Quelle est la première impression qu’il nous fait ? Que ressent-on en le voyant si on ne le connaît pas ? Ensuite que pense de lui une personne qui le connaît bien, comme un ami ? Quelles impresssions il donne ? Qu’est ce qu’un ami peut dire de sa personnalité ? Puis j’aime me demander ce que sa mère pense de lui, car personne n’a une vision plus subjective qu’une maman. Et pour finir, j’aime savoir ce que l’antagoniste pense de lui.

Tout ce travail sera fait en vingt minutes. Il ne sera pas complet, évidement en vingt minutes, je me contenterai du minimum. Ce sera bien suffisant.

Jour 3 : Qu’est ce que le monde normal du héros ?

Le monde normal signifie tout ce qui est avant le moment où le héros décide de partir, de quitter sa situation ou qu’il soit obligé de le faire. Ce sont les habitudes, le monde connu, les relations qu’entretient le héros avec les autres.

Où vit-il ? Avec qui ? Comment est-il face à ça ? Qui sont ses proches ? A quoi ressemble sa vie conjugal, amicale ? Que fait-il dans la vie ? Est-ce que cela le rend heureux ? Quels sont ses loisirs ?

Est-ce que ce monde normal lui convint ? Qu’est ce qui lui plait ou qu’est ce qu’il lui déplaît ? Qu’est ce qu’il voudrait changer ? Comment peut-il changer ?  

Bref, je consacrerai mes trente minutes à visualiser le monde normal de mon héros, ou plutôt son monde avant l’aventure.

Jour 4 : Les failles

Je pense que c’est le bon moment pour réfléchir aux doutes et failles du personnage. Lui créer de mauvais souvenirs, des peurs et des obstacles. De quoi a peur le héros ? Qu’est ce qui l’empêche d’avancer ? Et d’aller au delà de la zone d’inconfort ? Quelles sont ses pensées limitantes ? Et comment se manifestent-elles dans sa vie ?

Est-ce qu’il croit être incapable de faire quelque chose alors qu’il le pourrait si on ne lui avait pas toujours répété que c’était impossible ? C’est le moment de se servir de ce que l’on peut lire dans les livres de développement personnel.

Pour moi, les failles c’est le moment où l’on s’amuse le plus lorsque l’on rédige une fiche de personnage. Plus le héros est mal mené et plus il devient intéressant. Bien entendu, ce n’est pas la peine de lui mettre une enfance difficile, plus des phobies insurmontables et des peurs paniques en prime. Il faut savoir doser un peu de chaque peurs ou idées limitantes.

Jour 5 : Les projets de vie

Ah la vie ! On a des envies, des désirs, des objectifs, de l’ambition. Tout cela c’est très bien, mais encore faut-il mettre des mots sur ce que désir le héros. Qu’est ce qu’il veut ? est-ce que pour lui on ne peut vivre sans le grand amour ? est-ce qu’il faut a tout prix avoir une famille ? est-ce que pour lui la reconnaissance doit passer avant tout ? Qu’est ce qui lui donne envie de se lever le matin ? Ou justement qu’est ce qu’il n’a pas et qui lui fait mal au point de ne plus pouvoir bouger ?

Le mieux c’est de savoir ce que veux le personnage à court, moyen et long terme.

Pour prendre un exemple totalement au hasard : le héros peut vouloir dépasser sa peur de s’ouvrir à une nouvelle culture. Il peut avoir envie d’aller dans un autre pays, mais peut aussi être terrifié à l’idée de la nourriture locale, de la langue etc. Alors que va-t-il ou peut-il faire pour ne plus avoir peur ?

A court terme : tester des recettes de cuisine. A moyen terme : apprendre la langue et étudier la culture du pays. A long terme : faire un voyage.

Plus les peurs, les angoisses et les failles sont profondes plus les objectifs, les ambitions et les désirs peuvent être grand. On peut être le plus grand timide de la terre et rêver en secret de devenir l’acteur le plus célèbre qui soit. Ce n’est pas incompatible, cela sera difficile, mais c’est justement ce qui rend les histoires intrigantes.

Jour 6 : Les éléments déclencheurs

J’aime ce moment parce que je peux écrire le plan du héros.

Situation initiale : C’est le moment où j’écris à quoi en est réduit le héros à ce moment là.

Point dramatique : Quel est l’élèment qui va conclure le premier acte du roman ? Sur quoi comment l’histoire à proprement parlé ?

Acte 2 : Comment il commence ? est-ce que le héros souhaite bouger ou au contraire est-ce qu’il ne veut pas avancer ?

Point dramatique 1 : le premier gros conflit ou la 1er confrontation avec le méchant. La première grosse claque du héros.

Point dramatique 2 : Deuxième conflit.

Fin de l’acte 2 : A quoi va tenir la résolution de l’intrigue. où en est-il ? que sait-il que pense-t-il ?

Acte 3 : Derniers doutes et derniers obstacles à franchir avant le CLIMAX.

Point culminant : résolution des conflits.

Fin : sur quoi s’ouvre la fin du roman, le nouveau monde.

Voilà qui est expliqué très schématiquement mais je n’ai pas l’intention de passer plus de 30 minutes sur cette partie là non plus. Mon but c’est de brosser un portrait très rapide.

Jour 7 : Relecture des idées

Pas besoin d’expliquer ; simplement reprendre les notes et voir si elles sont valables ou non.

Et voilà en une semaine on peut déjà avoir une base d’idée pour un roman.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ^^

Bonne journée à tous,

Ponine

 

Il compte sur vous !

Bonsoir les gens,

Ce soir, je ne vais pas vous parler de moi ou d’écriture – oulala Ponine est malade, c’est certain. Pour une fois, je ne vais pas me centrer sur mon petit nombril. Je vais évoquer l’entre-aide. Le financement participatif mais par pour mon projet à moi, chose que je ne ferais jamais !! Non ce soir, je vais parler cinéma. Je vais parler d’entre aide, je vais parler d’argent et de soutien financier certes mais pour un vidéaste que je connais. Je vais vous parler d’aider le cinéma français : pas celui des grands groupes qui génère des millions, mais du petit cinéma indépendant qui mérite un coup de main.

Ayant été à la fac d’arts, j’ai évidemment beaucoup de connaissances qui font de l’art et l’art coûte cher. L’un des anciens amis de fac a justement besoin d’un peu d’aide pour son projet de court-métrage.

Je vous laisse le soin d’aller faire un tour sur son profil Instagram pour vous faire une idée de son projet.

Bien entendu, je vous demanderai bien de donner un petit quelque chose mais je sais que tout le monde ne le peut pas. et cela je le comprends. En revanche, je crois que vous avez tous les moyens d’en parler autour de vous, de faire un petit partage sur les réseaux sociaux ou même de mettre un petit « coeur » sur Insta et de cela je vous serais extrêmement reconnaissante.

Vous me connaissez, vous savez que ce n’est pas dans mes habitudes de demander de l’argent ou même des reblogs, mais je crois au talent de Mathieu. Après tout, je les côtoyais durant 3 ans – 4 que dis-je – je sais quelle formidable réalisateur il peut-être.

Un Grand MERCI à tous ceux qui liront ce billet, qui le partageront et aideront ce projet à se concrétiser.

Ponine

Nanowrimo : bilan jour 15

Bonsoir les gens !

Aujourd’hui le mot d’ordre était productivité. 2 petites heures de travail et 4107 mots plus tard, j’ai eu le plaisir de constater que mon roman faisait 27 946 mots. Le tout en 13 h 40 minutes. Il me reste donc 15 jours et 15 heures pour achever ce projet.

Bien sûr, il y aura des corrections, mais je m’aperçois que j’aime la tournure qu’il prend.

Ma petite routine du matin, puisque j’écris essentiellement le matin est la suivante :

Je me réveille vers 7 h, je flemmarde durant 30 minutes pendant lesquelles je pense à mon roman, j’essaie de visualiser les scènes dans mon esprit. Je tente plusieurs approches en « rêve », j’essaie plusieurs combinaisons possible de personnages, d’actions, de scènes. Surtout vrai pour les scènes d’action.

Vers 7 h 30, je me tire le tarot. C’est une habitude que j’ai prise tous les matins, je tire ma carte du jour. En fonction de cette carte, je prend mes pierres de la journée, et j’ai mon mantra du jour. Je prends quelques minutes pour inscrire mes pensées. Puis je passe à la salle de bain, je prépare mon thé et me voilà partie pour ma première demi-heure d’écriture.

Je fais toujours suivre cette petite séance par de la méditation d’une dizaine à une vingtaine de minutes. J’enchaîne avec ma seconde séance d’écriture, qui est souvent plus profilique que la première. Qu’importe le nombre de séances d’écriture, je termine toujours par du yoga, parce que rester assisse après une nuit de sommeil demande un peu de mouvement. C’est là ma routine du moment. J’aime changer de routine lorsque je vois qu’elle ne fonctionne plus.

 

Et vous, où en êtes vous dans vos projets ?

Structurer son roman : les claques

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais conclure la petite série d’articles sur ma manière de préparer et structurer mon roman. Comme vous avez pu le remarquer, je ne suis pas une fan du « tout planifié dans les moindres détails », le plus souvent je me contente de « rêver » de prendre des notes, de penser à mes intrigues et de veiller à l’amplification de la tension dramatique. Après vous avoir parlé de la façon dont je vois la structure de mes romans, j’ai également pris le temps de vous décrire ce que je prévois en premier lorsque je planifie mon roman, dans un troisième article j’évoquais avec vous la structure des situations initiales, péripéties et du dénouement, j’avais également pris le temps de vous parler des arcs narratifs. Aujourd’hui, il sera question de ce que je nomme les claques.

Qu’est ce que les claques ?

Eh bien, je nomme claque les scènes vraiment importantes où mon héros est réellement malmené. En général ce sont les scènes que j’aime le plus imaginer et que je conçois comme étant clés dans le déroulement du récit.

Pour cela, j’essaye de garder le cap de l’objectif du héros, de le malmener au possible.  A chacune de ces quatre scènes clés (ou trois ou cinq, ou six, tout dépend de l’histoire, de sa complexité, de la longueur du récit), je me pose les questions suivantes :

-Comment empirer la situation du héros ?

-Quels sont ses buts ? Va-t-il les réussir ?

Chacune de ses scènes doivent être et avoir un arc narratif à elles seules. Je rappelle que j’ai rédigé un article sur les arcs narratifs la semaine passée, adapté aux scènes les arcs narratifs peuvent être conçus ainsi :

-Une question majeure

-Une question mineure

-Une tension

-Un moment fort

-Enfin un dénouement.

Pour augmenter la tension, il faut que chaque scène apporte quelque chose de nouveau :

-soit un indice pour la suite

-soit soulever une nouvelle question

-soit répondre à l’une des questions

Pour m’assurer de cela, et être certaine que mes scènes « claques » correspondent bien au schémas que je veux leur faire prendre je prend le temps de répondre aux questions dans cet ordre :

-Quel est la situation du héros au début de la scène : est-ce que sa situation est confortable / en danger / favorable / défavorable / a-t-il ce qu’il veut ou ce dont il a besoin

-Qui sont les personnages présent dans la scène ? Dans quel(s) lieu(x) va-t-elle se dérouler / Que va-t-il se passer ?

-Quelle va être la question principale soulevée par la scène ?

-Quelles révélations vais-je apporter aux lecteurs ? Comment vais-je les faire arriver ?

-Quelles vont être les actions ou l’action principale ?

-Comment la scène va-t-elle se terminer ?

-Comment soulever de nouvelles interrogations et les présenter aux lecteurs ?

-Quelles sont les choses que le lecteur connaît mais que les héros ignorent (ou les autres personnages) ?

-Comment faire patienter le lecteur pendant les révélations ? Comment relancer de nouvelles interrogations ?

Voilà comment je m’assure de préparer les scènes clés.

Pourquoi est-ce que j’appelle ces scènes des scènes claques ?

Ces scènes je m’en sers justement pour mettre à mal le héros, pour le pousser vers l’échec, ou la réussite. C’est pour cela que ces scènes ne sont pas nombreuses et que je m’assure de les préparer avec une réelle attention.

 

Structurer son roman : L’idée maitresse

Bonjour à tous,

Aujourd’hui commence une nouvelle série d’article sur la manière de structurer un roman. Comme toujours, je ne présente ici que ma vision des choses, toutes les autres manières de structurer un roman sont valables pour le peu qu’elles vous soient utiles, alors n’hésitez pas à mettre en commentaire votre manière de faire, elle peut être utile à tous.

J’ai intitulé cet article l’idée maîtresse parce que je compte vous exposez rapidement ce que j’entends pas structurer son roman.

Tout d’abord, je m’assure d’avoir du papier et des stylos de couleurs à disposition. C’est le matériel que j’utilise pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Etant un peu paranoïaque, je m’assure également que personne ne puisse venir jeter un œil sur ce travail préliminaire pendant que je m’y atèle, d’autant plus que j’ai tendance à être de mauvaise humeur lorsque je suis en planification et je bougonne beaucoup, pour un tas de raison (me tromper dans mon code couleur est d’ailleurs la raison qui me rend bougonne la plus part du temps). Alors une fois que mes feuilles de papiers (blanches, à carreaux, et mon carnet de préparation) sont installées sur mon bureau que j’ai vérifié que mes stylos étaient bien là, je peux commencer.

La première de mes étapes consiste a définir ma scène d’ouverture, puis mon climax et enfin mon dénouement. Ce sont les trois scènes que j’ai besoin de connaître à tout prix pour me lancer. Je ne dirais pas que le reste est du remplissage mais j’avouerai que sans une idée précise de la manière dont commence et se terminer l’histoire je ne parvins pas à réellement me concentrer sur les scènes et sur les actions.

Lorsque je commence à planifier un roman, je tâche de découper le tout en trois parties. Ce découpage me permet d’avoir à travaillé que de petites parties à la fois et ne peut pas me noyer dans la masse des actions, ou des péripéties : la première partie étant l’exposition, la situation initiale, la présentation des personnages ; dans la seconde partie se trouvent toutes les actions et les péripéties de l’histoire, l’évolution progressive du personnage principale et des autres (même si je dois avouer que souvent je me concentre surtout à faire évoluer le héros, parce que je me lasse vite de la phase préparatoire de l’écriture) et enfin la troisième partie se concentre sur le dénouement et le « retour » à la vie normale. (je dirais bien le happy end mais chez moi les happy end sont rares.)

Une fois, le découpage effectuer grosso modo (j’expliquerai ce que j’entends par là au fur et à mesure de cette série d’article), je m’atèle à concevoir ce que je nomme « les claques » du héros. Ce sont les trois ou quatre scènes les plus importantes de l’histoire, celles qui vont réellement avancer les choses. Pour donner un exemple, je prendrais celui de roman d’aventure, la première claque serait « il faut sauver le monde », la seconde claque « le premier affrontement avec le méchant » et la troisième « l’assaut final » et la quatrième « le retour du héros ». Cela me permet plusieurs choses : déjà de savoir exactement comment va se terminer mon roman (même si cela peut changer rien n’est figé), du coup je garde la motivation, j’aime bien connaître la fin des histoires avant de commencer à rédiger, d’ailleurs lorsque je lis un roman je lis toujours le dernier paragraphe avant de commencer la lecture (ne me jugez pas ^^ ). Ensuite, je peux visualiser les scènes importantes, et donc me diriger vers les points capitaux et cela me permet de distiller des éléments d’intrigues au cours de la rédaction. Enfin, je peux intensifier la tension dramatique de ces scènes en déroulant la chronologie de l’histoire.

Une fois ces étapes achevées, je peux me concentrer sur l’ajout de scènes importantes ou de scènes que je sais que je trouverai difficiles à écrire si je ne les planifie pas un peu. Dans le prochain article, j’exposerai en détails comment je m’y prends pour effectuer la première partie de ce travail, à savoir trouver la scène d’ouverture, le climax et le dénouement.

 

Processus créatif : le plan

Bonjour tout le monde,

Après avoir parlé du processus créatif : l’inspiration et du processus créatif : les personnages, aujourd’hui, je vais aborder avec vous la création du plan.

Est-ce que j’utilise un plan ? Comment est-ce que je le met en place ? A quoi ça me sert d’avoir un plan ou non ? Est-ce qu’avoir un plan est nécessaire pour écrire ? Comment est-ce que je m’organise ? Pourquoi est-ce que c’est nécessaire de savoir où l’on va et est-ce que le plan est figé ou est-ce qu’il peut évoluer ? Est-ce qu’un plan cela fait tout dans l’histoire ?

Voilà les questions auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.

Est-ce que j’utilise un plan ?

Alors là, c’est une excellente question. Déjà un plan qu’est ce que c’est ?

C’est un canevas, une base de travail, dans laquelle on peut avoir prévu les grandes lignes de l’histoire ou avoir prévu tout les éléments de l’histoire de manière très détaillés. Il y a deux grandes écoles qui existent dans le monde « du plan de roman », soit on essaye de jeter les grandes lignes directrices et on écrit un peu comme on le souhaite. Pour comparer à la peinture, je dirais que c’est comme avoir un paysage devant les yeux et avoir envie de reproduire ce paysage sur la toile. Soit on détermine avant même décrire chaque petits détails de l’histoire, les rebondissements, les intrigues de tous les personnages, les chapitres, voir même les scènes de chaque chapitre. Toujours en comparaison à la peinture, je dirais que c’est comme les kit peinture par numéro où il ne reste plus qu’à appliquer la couleur à l’endroit désigné par le numéro. Aucune des deux écoles n’est mauvaise, aucune n’est bonne, tout dépend de soit et de ses préférences ou du romans que l’on écrit. En réalité c’est comme tout, le choix se détermine à l’instant T. Bien entendu, encore les grandes lignes et le détails (excessif) on peut trouver un juste milieux qui nous correspond.

 

Pour ma part, je n’emploi pas certainement pas le modèle ‘par numéro’, je n’ai pas la patience de tout détailler avant de commencer à écrire, parce que pour être honnête, tout prévoir à l’avance me « gonfle », me « coupe » dans mon élan et je trouve que c’est (pour moi) une perte de temps.
J’ai tenté l’expérience par le passé mais je n’ai jamais pu achever, ni même commencer un roman que j’avais planifié dans les moindres détails à l’avance, je ne suis pas faite pour cette méthode que je trouve fastidieuse. A bien y réfléchir, enfant je n’ai jamais pu achever une seule peinture par numéro. Je crois que j’ai un esprit trop rebelle pour apprécier que l’on me dicte ma conduite, même si c’est moi-même qui me dicte ma conduite. J’ai besoin de spontanéité, certainement parce que j’en manque cruellement dans la vie.

Donc oui, j’utilise un plan. Je planifie en règle générale mes personnage, leur histoire de vie, parce que j’en ai besoin pour savoir où aller. Ensuite, je planifie ce que j’appelle mes 4 points clés :

-Le début de l’histoire : où en est le héros au début de l’histoire

-L’élément déclencheur : en gros qu’est ce qui le pousse à bouger ses fesses et à sortir de sa zone de confort pour prendre part à l’aventure

-Le climax : le point culminant de l’histoire

-le dénouement : où est-ce qu’il en est à la fin.

Une fois ces grands traits brosser, je me demande quelles sont les péripéties importantes ou les scènes clés. Ma question à ce moment là  c’est « qu’est ce qui pourrait lui arriver d’important? » en général je me sers de ce que je sais des personnages pour répondre à ces questions.

Petit exemple, le roman que j’écris en ce moment retrace une partie de la vie d’une baby-sitter (pour arrondir ses fins de mois) qui travaille pour une famille plutôt aisé, en dehors de cela le personnage principal fait une rencontre sentimentale, mais voilà son passé fait que c’est compliqué (si c’était simple à quoi ça servirait ^^), de même que dans sa carrière professionnelle (autre que baby-sitter), elle est aussi amené à côtoyer certaines personnes. Je n’entre pas dans les détails parce que je n’ai pas trop envie de le faire pour le moment mais le passé du personnage fait qu’elle craint énormément la trahison. Elle attache une grande valeur à la fidélité, de manière quelque peu excessive (bah oui sinon ce ne serait pas intéressant). Evidemment, ma question à ‘qu’est ce qui peut lui arriver d’important? » c’est forcément être trahie, par tout le monde, où plus exactement qu’elle croit avoir été trahie, pour la mettre à mal. Seulement pour être trahie, il faut faire confiance. De ce fait, je prévois les scènes de trahisons, les motifs : par exemple son patron qui embauche une autre baby-sitter, le jour où elle ne peut pas travailler (pas franchement une trahison, mais on peut le vivre ainsi selon le contexte), une trahison émotionnelle, l’homme qu’elle rencontre va être vu avec d’autres femmes (même si pour le coup la première fois, il s’agira de sa sœur ce qui l’influencera à lui faire re-faire confiance, etc).

Lorsque je planifie, j’essaie toujours de mettre mon personnage en déséquilibre, parce que j’ai remarqué que j’ai plus de difficulté durant l’écriture, à faire tomber / sortir mon personnage de sa zone de confort. 

Une fois que j’ai les éléments importants, en général j’ai une douzaine de moments « importants », enfin quand je dis important ce n’est pas nécessairement des moments clés de l’histoire, mais des éléments qui vont ajouter à l’action des données. Une fois que j’ai cela, je me demande comment va finir l’histoire exactement. Est-ce que le personnage va avoir ce qu’il désir ? est-ce qu’il aura atteint son but dans la vie ? Est-ce qu’il sera satisfait de son sort ? Est-ce qu’il va évoluer?  Bien entendu, j’ai déjà la réponse à ses questions, dans la manière dont je ferais évoluer le personnage au travers de ses actions, et des éléments de l’histoire que j’ai déjà « conçu », mais j’aime bien me poser et répondre franchement à « est-ce qu’il va réussir ? »La meilleure réponse n’est pas toujours oui, ou non, mais une zone entre les deux, qu’il est important de définir.

Après cela, je tente d’organiser des chapitres grâce aux éléments précédents, afin de jongler avec les moments de forces et de faiblesses  de mes personnages.

C’est sûre que dis ainsi, on peut penser que j’ai un plan très détaillés, mais en réalité, ce n’est pas le cas, car souvent, mes descriptions de chapitres ne font pas plus de quinze lignes et j’écris gros (et mal qui plus est). Je dois également avoué que pour mes premiers chapitres j’aime bien détaillés les scènes principales en quelques mots :

Petit exemple avec la page du chapitre 1 du roman que j’écris en ce moment :

On peut donc constater qu’il n’y a pas réellement de détails sur ce qu’il se passe. En plus, je n’ai pas du tout commencer comme ça, au final, comme quoi prévoir trop de détails n’est pas idéal pour moi.

Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir un plan ?

Oui, Non, ça dépend. En vrai, il faut avoir une idée précise de où l’on part et de où l’on veut arriver et de quelques éléments importants entre les deux, sinon, on ne va nul part. Seulement une idée précise ne signifie pas avoir un plan préétabli à l’avance.

c’est comme partir en vacances, vous devez savoir de où vous partez et à quelle date, et de où vous voulez arriver, à quelle date, entre les deux, il faut savoir comment faire pour s’y rendre, quelles seront les étapes et le trajet. Mais trop planifier ne sert à rien. Un peu comme lorsque l’on part en vacances, il est important de savoir quand on part, par quel moyen de transport, où l’on va dormir sur place, le temps que durera le séjour et quand on va revenir, mais si vous partez en voiture, vous ne pourrez pas prévoir toutes les pauses pipis, le nombre de chips que vous mangerez en route, le temps des bouchons, le nombres de cailloux que vous rencontrerait. Bref, tout prévoir est impossible et dangereux, comme planifié un trajet à la seconde près, planifié un roman à la virgule près est le meilleur moyen pour qu’un imprévu vous arrive et là vous serez bien embêtés et en proie à la panique. Mais il est tout aussi dangereux de rien prévoir en dehors du moment de départ et de l’arrivée. Comme pour un voyage, si vous ne savez pas par quel route passer il se peut que vous vous retrouviez à passer par la Suède pour vous rendre à Rome (c’est une image exagérée mais pas si fausse).

Ne pas avoir un plan trop rigide permet de laisser libre court à sa créativité et aux personnages. On ne peut jamais savoir quelle bonne surprise ils nous réservent, bien entendu, ils ne faut pas leur laisser faire tout ce qu’ils leur passent par la tête, mais c’est toujours agréable de se laisser un peu porter par son histoire. Sinon, à quoi sert d’avoir un écrivain autant demander à un robot d’écrire une histoire. Donc bien entendu que le plan peut évoluer, mais je crois qu’il faut s’en tenir à certains éléments pour ne pas se perdre soi-même dans des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire que l’on désirait écrire.

Est-ce que le plan fait tout dans l’histoire ?

Oui et non. Oui, ça fait avancer l’histoire, ça permet de savoir quoi dire, comment faire évoluer le personnage, comment le mettre en déséquilibre mais ça ne garanti pas que l’on saura écrire convenablement, que l’histoire sera intéressante, que nos idées de départ sont bonnes. Bref, vous l’aurez compris, un plan oui, mais ne basez pas tout la dessus, il y a quand même une part de talent dans l’écriture, et une immense part de travail, de réécriture, de réflexion.

Ecrire n’est pas facile, c’est un travail, et comme tout travail, il demande de se remettre en question, d’avancer avec détermination et d’avoir un objectif, tout en sachant que rien ne peut être prédéterminé à l’avance.

Processus créatif : les personnages

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais continuer à vous parler du processus créatif et de la manière dont je l’envisage en parlant des personnages et de leur création.

A mon avis, les personnages sont la clé de voûte d’une histoire, bien plus important encore que le thème ou l’idée principale. Je pense qu’une bonne histoire doit avant tout avoir des personnages forts et complexes, également complets.

Peut être parce que j’ai nourri mes premières lectures avec des personnages féminins forts (Hermione Granger, Scarlett O’hara, Claudia etc,), j’aime que mes héroïnes soient des femmes fortes, avec du caractère et une certaine force morale, j’aime qu’elles se mettent en avant et qu’elles soient moralement capable de grandes choses et d’atteindre les buts qu’elles se fixent. C’est peut être un peu « romanesque » de ma part, mais c’est ainsi. J’aurais beaucoup de difficulté à écrire un personnage féminin fades, sans reflets, sans « animosité » et sans l’envie de se battre et de vaincre. Cela ne signifie pas que mes personnages n’ont pas de faiblesses, bien au contraire, mais qu’ils savent ce qu’ils veulent.

Pour ce qui est de mes personnages masculins, ils ont en général bien moins de forces, ils sont plus fragiles psychologiquement. Disons que j’aime leur mettre des failles qui ne sont pas toujours des failles que l’on voit dans des personnages masculins.

Dans tous les cas, je m’arrange toujours pour que mes personnages soient en déséquilibres dans leur vie, leur psychologie surtout.  Nous avons tous des failles, des faiblesses, des forces également, mais nous ne sommes pas « équilibrés ». Sans voir, tous les êtres humains comme des malades mentaux, je peux dire que nous avons tous des défauts, des faiblesses et des terreurs, avec mes personnages j’aime en rajouter un peu, pour créer un déséquilibre profond qui les mettent toujours sur la sellette.

Comment je conçois mes personnages ?

Un peu comme mes idées, mes héros me viennent naturellement. Pour ce qui est des personnages secondaires, c’est un peu différent et j’ai besoin de beaucoup de travail pour les créer, les inventer, leur fournir des caractéristiques humaines et trouver leur « objectif » de vie.

Mes personnages j’aime à la fois les bichonner, passer du temps avec eux, me mettre dans leur tête, essayer de visualiser les choses de leur manière, mais également voir leur histoire comme un auteur impitoyable et malmenant, évidemment. Il est important de les rendre plus complexes, et captivant pour le lecteur, mais en même temps, je suis convaincue qu’un bon personnage doit vivre sa vie comme s’il était humain.

Je ne suis pas une adepte des fiches de personnages, je fais souvent des fiches mais elles ne sont pas complètes, dans le sens où je ne m’attache pas à faire une bible du personnage, mais je m’attache à leur donner des failles, comme je l’ai dit, mais aussi à concevoir une partie de leur passé et à leur fournir des objectifs de vie. En tant qu’être humain, on se fixe des objectifs, des envies, des désirs. Parfois, on se dit « je veux me marier à tel âge, je veux avoir un enfant à tel âge, faire tel ou tel métier », cela ne veut pas dire que ces objectifs ont va les réaliser, juste que l’on a envie d’obtenir certaines réussites. Ce sont ces objectifs de vie qui marque notre vie, qui font que l’on prend certains chemins et pas d’autres, que l’on conserve des rancoeurs, que l’on se sent frustré. J’essaie d’avoir cela également pour mes personnages.

Sinon, comment est-ce que je conçois mes personnages ? Est-ce que je passe du temps pour les écrire ?

Pas vraiment, je ne prends pas tellement de temps pour les inventer, généralement, je les visualise très rapidement. Suite à la création de mon héros, j’arrive très vite à lui fournir des amis, une famille, des collègues, des gens pour « vivre » l’histoire avec lui. 

Je n’ai pas non plus tellement de mal à leur inventer un physique ou une personnalité, mais pour ce qui est du physique, souvent j’aime ajouter quelques descriptions physiques qui ressemblent à des acteurs. J’aime bien me servir des acteurs pour mieux cerner le physique de certains personnages, sans pour autant décrire précisément des acteurs célèbres, parfois des détails physiques sont difficiles à décrire si on n’a pas une image ressemblante sous les yeux.

Pourtant, ne pas prendre le temps de tout noter sur les personnages me jouent certains tours. En effet, je n’ai pas de fiche de personnage « hyper » descriptive du coup, par moment, j’oublie certains détails notamment physique, donc je dois revenir en arrière durant les corrections, c’est un peu embêtant. C’est pourquoi je vous conseil d’avoir des fiches de personnages et de les compléter au fur et à mesure. Maintenant, c’est ce que je commence à faire, pour ne plus avoir à subir de lourdes corrections en ce qui concerne les personnages.

J’arrive facilement à « voir » les personnages qui seront utiles à mon histoire, de manière presque intuitive. Je ne sais pas s’il s’agit là d’une force ou d’un malheur, parce qu’une fois que j’ai un personnage en tête, il m’est impossible de l’oublier ou de ne pas m’en servir. Faire disparaître un personnage qui n’est plus utile, parce que l’histoire évolue, c’est difficile pour moi. J’ai peut être trop tendance à considérer mes personnages comme de vraies personnes. Je crois que tout le soucis vient de là. C’est pourquoi les « perdre », les « laisser tomber », et même achever une histoire est difficile pour moi. C’est un peu comme une trahison, un abandon. Je conçois que dire les choses de la sorte est un peu ridicule, et même que je passe pour une « folle », mais je suis un peu comme ça. Je crois que c’est pour cela que je visualise aussi facilement les personnages de mes histoires, parce que pour moi, ils sont réels.

 

Le processus créatif est une chose complexe, qui dépend certainement de beaucoup de facteurs, mais il est surtout très intuitif. Je sais qu’en tant qu’auteur, on se doit de concevoir des personnages riches, complexes, avec de vraies histoires et un intérêt certain pour l’histoire que l’on écrit, mais il ne faut pas non plus oublier que ce qui rend un personnage attachant c’est son humanité, et la faculté du lecteur à se retrouver en lui.  Je ne veux pas non plus dire que les personnages doivent avoir toutes les faiblesses et les failles possibles, mais que ses failles doivent être profondes, c’est en jouant la dessus que l’on conçoit de vraies histoires, selon moi. Cela ne signifie pas non plus que le lecteur doit tout connaître de l’histoire des personnages et avoir un aperçu de chacune de ses faiblesses et de ses forces, mais qu’en tant qu’auteur on se doit de les connaître et d’en connaître les raisons.  

Les doutes des écrivains

Bonjour à tout le monde,

Aujourd’hui Ponine va vous parler des doutes des écrivains et comment vous aider à ne pas vous focaliser dessus pour avancer.

Douter c’est le propre de l’homme, et de la femme. On doute en permanence : est-ce que je devrais prendre mon parapluie ou mes sandales ? Est-ce qu’il m’aime ? Est-ce que c’est bien de reprendre un cookie ? Autant de questions qui nous traversent l’esprit, je dirais H-24. On doute, on s’inquiète, on s’interroge, on a peur ! Car derrière le doute se cache toujours la peur. On ne veut pas échouer, on veut réussir, alors on se met la pression. On veut faire le meilleur choix et cela dans chaque domaine de la vie…Seulement, vous savez quoi ? C’est impossible.

Il n’y a jamais de bons ou de mauvais choix, il n’y a que le choix que l’on est capable de faire à l’instant T. C’est bien joli, mais cela n’empêche certainement pas de douter, ce qui est d’autant plus vrai lorsque l’on est artiste, ou écrivain, bref que l’on fait quelque chose qui est soumis au jugement d’autrui.

 

  1. L’enthousiasme

Lorsque l’on commence un projet, on est super enthousiaste. Un peu comme lorsque l’on commence un régime, au début à ça oui on fait méga attention à ce qui entre dans notre bouche, au nombre de pas que l’on marche tous les jours, à faire les exos de sport que l’on a planifié et on est heureux de dire « j’ai perdu du poids », ou « je fais un régime », parce que l’on est motivé, que l’on a un but, et que l’on a la niaque. Seulement, ce qui est vrai pour le régime l’est aussi pour les projets d’écritures et tous les projets d’ailleurs : après quelques semaines ou jours (selon sa motivation personnelle et les résultats obtenus) on se décourage, on est démoralisé. Il suffit qu’un jour on soit un peu plus fatigué, un peu moins dans une bonne humeur, ou que quelque chose n’aille pas dans notre sens et hop on laisse passer une journée, puis deux, trois, …dix, et on abandonne, parce que l’on se met à douter du bien fondé de notre projet, parce que l’on doute de pouvoir réussir à tenir sur la distance, à réaliser nos rêves et l’on se dit « au final ce n’était pas pour moi ».

Comment lutter contre ça ?

Tout simplement en étant passionné ! Choisir des sujets que l’on a envie de travailler, sur le long terme. Cela passe également par se récompenser lorsque l’on atteint ses objectifs. C’est pourquoi la méthode SMART peut être intéressante, en se planifiant de petits objectifs, on se récompense, on constate ses projets et de ce fait, on reste enthousiaste et motivé.

2. Le manque de temps

S’il suffisait d’avoir envie pour réussir un projet, cela se saurait. Pour tenir un projet sur la durée, il faut s’y consacrer régulièrement, pour ne pas dire tous les jours, seulement pour cela, il faut du temps. Même dix minutes par jour, tous les jours, peuvent faire des miracles. Seulement, la vie étant ce qu’elle ait, il n’est pas toujours aisé de prendre dix minutes tous les jours pour travailler. Alors dès que l’on « rate » une session d’écriture, on se démotive, on se dit que ce n’est pas pour nous, que l’on n’est pas capable de se tenir à son projet et que l’on n’a pas la motivation, le temps, la détermination... Les excuses et les raisons sont légions. Seulement, est-ce que c’est parce que vous louper une session d’écriture que vous devriez cesser d’écrire à tout jamais ? Bien sûr que non. Enfant, à l’école, vous avez déjà certainement manquer la classe quelques jours, est-ce que pour autant vous ne savez ni lire, ni écrire, ni compter, ni comprendre votre langue ? Probablement pas.

Comment on gère le manque de temps alors?

Tout bonnement, en ne consacrant ou ne planifiant pas plus de temps que l’on possède réellement pour écrire. Si vous jugez que vous n’avez que dix minutes par jour, et bien, vous n’avez que dix minutes, mais durant ces dix minutes vous n’êtes là pour personne, pour rien d’autre. C’est à dire que l’on met de côté les réseaux sociaux, les sms, le téléphone, les enfants, le mari et toutes les tâches ménagères ou professionnelles. On se consacre à ses dix minutes d’écriture. Les gens ont tendance à croire que si vous êtes à la maison, vous pouvez être dérangé, eh bien non. Si vous êtes à  la maison et que d’aventure on viendrait sonner à votre porte durant vos dix minutes d’écriture, ne répondez pas. Eh bien quoi, vous n’iriez pas ouvrir la porte si vous étiez au travail, ou à la salle de sport. Si on vous appelle durant vos dix minutes, ne répondez pas. C’est égoïste, mais être égoïste, cela a du bon, surtout si vous souhaitez avancer dans vos projets. Si vous commencez à douter du bien fondé de l’écriture dans votre vie, à redouter les quelques minutes que vous prenez pour vous, alors n’écrivez pas, d’ailleurs ne faites rien de personnel sans quoi vous aurez toujours des doutes sur vos capacités à gérer vos désirs et à les trouver légitimes.

 

3. « Je ne suis pas assez bon » ; « je doute d’en avoir les capacités » ; « machin est meilleur que moi »

Non, je n’ai pas trouvé de meilleur titre à cette partie.

Laissez-moi vous dire une bonne chose : il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous, quel que soit votre domaine. Même si vous êtes le meilleur dans un domaine, quelqu’un le ferra mieux que vous parce qu’il aura d’autres compétences. Je prends pour exemple la série télé : Bones, dans cette série le docteur Brenan est anthropologue judicaire, elle se dit être la meilleure dans son travail. C’est certainement vrai puisqu’il s’agit d’une œuvre de fiction, seulement en regardant la série, on comprendre que ce docteur aussi géniale soit-elle dans son travail n’est pas une personne hyper épanouie. Alors oui, elle résout des meurtres à tour de bras, sauf : qu’elle n’est pas seule, elle a une équipe de spécialistes avec elle (donc la meilleure certaine mais pas seule), elle n’a pas de véritables liens avec les autres ( au moins au début de la série), elle n’a pas de petit-ami, ni d’enfant, ni même de vie sociale.

Ce qui signifie quoi ?

Qu’être le meilleur demande de faire des sacrifices, certes, mais qu’être le meilleur ne veut pas dire être réellement le meilleur dans tous les domaines de sa vie, ce qui d’ailleurs est impossible. Donc, oui, il y aura toujours quelqu’un sachant mieux manier les mots, plus doué pour les tournures de phrases, meilleur en orthographe, qui aura des idées qui vous sembleront plus captivantes, plus juste, qui aura des personnages plus aboutis, mais vous savez quoi ? On s’en moque.

Si vous restez sur l’idée que « machin » est meilleur, alors n’écrivez rien, jamais ! Cela est également valable pour tous les aspects de la vie, ne faites pas d’enfant non plus parce qu’il y aura toujours de « meilleurs parents » que vous, ne vous spécialisez dans aucun métier parce qu’il y aura toujours « quelqu’un de plus expérimenté ou connaisseur ». Seulement, écrire vous en avez envie, tout comme vous pouvez avoir envie de faire pleins d’autres activités et d’être bon, correct, génial, etc. Ne vous privez pas de faire ces activités parce que quelqu’un peut le faire mieux que vous. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en écrivant que l’on s’améliore. Vous ne serez peut être pas le meilleur écrivain du monde en un roman, mais ce n’est pas l’important, l’important c’est qu’en pratiquant vous aurez acquis de l’expérience, et petits pas par petits pas vous serez meilleur.

Pour vous améliorez, vous devez savoir quels sont vos plus gros points faibles et connaître vos points forts. Si vous pensez être mauvais en orthographe, c’est peut-être le cas, mais ne laissez pas une pensée limitante vous détruire. Vous êtes mauvais en orthographe et en grammaire et bien, apprenez un petit peu tous les jours. Payez-vous les soins d’un professionnel de la correction, oui ce sera cher et alors ? Nous avons tous nos domaines de compétences.

 

L’année va bientôt se terminer alors faites un bilan et voyez ce que vous pouvez améliorer pour l’année prochaine mais gardez en tête que vous êtes capable de grandes choses.

Surtout ne laissez pas vos doutes et vos peurs avoir le dessus, j’ai appris cette année qu’avoir peur c’est souffrir deux fois (merci Nobert Dragonneau), j’ai appris également que la peur n’évite pas le danger et que douter ne vous aidera pas à devenir meilleur ou a avancer.

 

Ponine

écrire deux projets en même temps

Bonjour à toutes et tous,

 

Aujourd’hui abordons une grande question : écrire deux projets en même temps. Si pour beaucoup d’écrivains écrire un seul projet demande déjà énormément de travail et de temps, de concentration également et n’imaginent pas qu’il soit possible de faire face à deux projets à la fois, d’autres se demandent s’il n’est pas possible d’avoir plusieurs projets en même temps et comment faire pour réaliser ces deux projets de front.

Ecrire deux romans à la fois : est-ce possible ?

Certains puristes vous diront que non, qu’il est impossible de se concentrer sur plusieurs projets à la fois, qu’écrire c’est faire un choix et s’y tenir et que vouloir rédiger plusieurs projets, c’est un peu comme tromper son conjoint : ça ne se fait pas.

D’autres assurent que ce n’est pas un problème si important, qu’il faut juste s’organiser et puis c’est tout !

Pour ma part, je pense qu’être écrivain c’est avoir pleins d’idées en tête, qu’écrire c’est une aventure fabuleuse et dans la vie se fermer des portes c’est un peu triste. Alors je vous conseille toujours de noter toutes vos idées ! C’est justement le conseil que je donnais à un abonné sur Instagram dans la semaine. Tout noter, même les idées qui paraissent superflues, inutiles, pas intéressantes, ou celles que l’on est « sûr » de se rappeler. Déjà, parce qu’une fois coucher sur le papier les idées ne semblent plus aussi « fabuleuses » que dans la tête, mais surtout un fois que vos idées sont écrites vous avez le cerveau plus libre.

Donc, est-ce que l’on peut rédiger plusieurs projets en même temps ?

Oui, clairement.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que lorsque l’on bloque sur un projet en avoir un autre sous le coude peut justement libérer l’élan créateur et ne plus se focaliser sur un seul soucis ça libère.

Je dirais également que même si je suis convaincue que tout le monde ne peut pas se concentrer sur plusieurs projets à la fois – nous ne sommes pas tous faits pareil HEUREUSEMENT !! – d’autres personnes ont justement besoin d’avoir plusieurs romans en rédaction pour avancer. On peut avoir un roman à planifié, un autre en cours de rédaction et un troisième à la correction.

Oui, mais !

Avoir plusieurs projets demandent de la concentration ! On n’écrit pas 3 romans en même temps, comme l’on en écrit qu’un seul. Déjà, écrire, c’est difficile, même si les idées fusent, que les mots sortent tout seuls de votre tête, il y a tout un tas d’autres phases qui peuvent être épuisantes : genre corriger, planifier, concevoir des intrigues. Eh oui, écrire c’est un travail. Donc pour écrire 2 ou 3 ou plus, projets à la fois, il faut :

  1. de la détermination : être déterminé à achever chacun de vos projets en cours, et ne pas en laisser un de côté à un moment donné.
  2. de la patience : c’est plus long d’écrire en même temps deux histoires qu’une seule.
  3. du travail : beaucoup de préparation en amont, être capable d’avancer sur les projets à peu près à la même vitesse pour ne pas en abandonner un en route.
  4. de la concentration : savoir se concentrer sur chaque projet au moment où l’on est dessus.
  5. de l’envie : sans envie pas d’écriture, conserver le même désir pour chacun des projets peut être très difficile.
  6. de la foi : croire en soi, en ses capacités, en son intellect, en ses dons, et que l’on peut le faire.
  7. de la planification : temps au niveau de la gestion de son temps, que des histoires, pour ne pas mélanger les deux.
  8. de l’organisation : savoir gérer son emploi du temps pour dégager le même laps de temps pour chaque projet, organiser également son espace de travail pour ne pas tout mélanger.
  9. une vie ordonnée : un peu d’ordre dans sa vie, c’est à dire avoir un espace de travail ranger, une vie qui permet d’avoir à vous concentrer sur plusieurs projets en même temps. Il ne faut pas non plus vous priver d’une vie sociale pour écrire.
  10. une imagination fertile : afin de gérer plusieurs projets il faut déjà en avoir plusieurs en tête.

A présent, je vais vous donner ma technique pour écrire plusieurs projets à la fois, ceux qui me suivent sur Instagram savent que j’ai commencé début décembre un nouveau projet que j’ai intitulé Bloomsbury, mais ils savent également que je n’ai pas achevé mon tome 4 que j’avais commencé pour le NANOWRIMO et dont j’avais écrit 70 000 mots.

Comment je m’organise :

Tout simplement en mettant le focus sur un projet à la fois pour ce qui est de la planification. En novembre, j’écrivais le tome 4 de ma série, et en même temps je me concentrai sur la planification de Bloomsbury. Je n’aurais pas pu planifier les deux romans, tellement différents l’un de l’autre, le même mois. Donc, aujourd’hui, j’ai bien plus écris sur mon tome 4 que sur Bloomsbury, c’est pourquoi tous les jours je me suis fixée un nombre de mots à écrire.

Ce nombre c’est 4 000 mots, tous les jours j’écris donc 3 000 mots de Bloomsbury et 1 000 pour le tome 4. Alors, bien entendu, c’est une moyenne, je ne compte pas au mot près en me disant c’est bon tu as écris 3 000 mots stop, je ne m’arrête pas au milieu d’une phrase ou d’une idée juste parce que mon quota est dépassé.

Bien entendu, j’écris vite. Je m’en suis rendue compte durant le nanowrimo. Certes j’ai du temps à consacrer à l’écriture, mais je crois que j’ai un débit assez rapide, peut être parce que je sais où je veux aller, peut-être simplement parce que c’est comme ça, certains écrivent plus vite que d’autres, certains sont plus cultivés que d’autres, plus sportifs, plus compétents dans certains domaines, bref je suis comme ça.

Ce rythme d’écrire plus Bloomsbury et moins l’autre projet me convient pour le moment, parce que j’ai besoin de mieux peaufiner le milieu de ce quatrième tome, j’ai changé des choses et c’est un peu plus confus, donc cela me va. Ecrire plusieurs histoires ça reste quand même frustrant. J’ai la sensation de ne pas avancer, et pourtant j’écris tout de même 4 000 mots par jour tous les jours. Donc, c’et vrai que je ne conseillerai pas à tout le monde d’écrire plusieurs projets en même. Même si le challenge est super, et qu’il faut souvent avoir des challenges pour se surpasser et se dépasser, parfois trop c’est trop.

Ecrivez-vous plusieurs romans en même temps ?

Est-ce facile pour vous d’écrire plusieurs histoires à la fois ?

Avez-vous déjà essayé l’expérience ?

Pour ceux qui veulent me suivre sur Instagram voici le lien https://www.instagram.com/lesconseilsdeponine/