Recherches et Saga (1/2)

Bonjour à tous, 

Il n’y a pas eu d’articles samedi parce que j’étais malade, au fond de mon lit. Premier rhume de la saison et il était carabiné. J’étais également très déprimée par une grosse remise en question. D’ailleurs je me demande si ce n’est pas d’avoir été allité qui m’a fait me poser des questions, mais passons plutôt à l’article du jour qui pourra peut-être aider quelques personnes. 

Ecrire une saga demande du temps, de la concentration et une sacrée dose de recherches et d’investigations, que ce soit des recherches :

-historiques

-géographiques

-architecturales

-politiques

-sur les personnages

-l’intrigue principale

-les intrigues secondaires

Toutes ces recherches demandes du temps, non seulement parce qu’il faut les effectuer pour la saga toute entière mais aussi pour chacun des tomes. Savoir où l’on va est capital lorsque l’on rédige une saga, parce qu’il y a de nombreuses intrigues, beaucoup de personnages qui se croisent, des lieux différents. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on rédige une saga fantastique et que l’on invente le monde dans lequel vivent les personnages.

Dans cet article, je ne vais pas reprendre les idées que j’avais donné dans les articles précédents. Vous pouvez toujours aller faire un tour sur le blog pour lire les différents articles du mois sur le thème des recherches. (ou attendre le dernier jour du mois pour trouver un article qui récapitule tous les articles ^^) Aujourd’hui, je voulais vous parler de la manière dont j’ai planifié ma saga au travers le temps et de l’évolution que cela a prit. 

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez certainement que j’ai commencé à écrire ma saga il y a fort longtemps, et qu’elle n’a pas toujours eu l’aspect qu’elle a aujourd’hui.

La première fois que j’ai eu envie d’écrire cette saga, c’était la première fois que je désirais écrire. J’avais douze ans et avant cela je pensais que les livres apparaissaient comme par magie. J’avais entendu parler des auteurs, des écrivains et des éditeurs mais réellement cette notion était floue pour moi, tout cela appartenait au monde des adultes, des grandes personnes et pas du tout à mon univers. Je n’avais jamais vraiment lu de livres à l’époque, en dehors de Harry Potter et d’histoire pour enfants, je préférais les jeux vidéos et j’avais un fort penchant pour le jeu vidéo Diablo (c’est dire à quel point la lecture n’était pas mon fort). Je venais donc d’achever la lecture des quatre premiers tomes de Harry Potter, en trois semaines, et j’avais envie d’écrire. J’ignorais comment faire, ce qu’il fallait ou non pour écrire, mais je savais que ce serait une saga. L’héroïne m’était apparue en rêve, je voyais comment elle était, je savais tout de mon héros. Bref, j’en étais là, le jour où j’ai imploré ma mère de m’acheter des cahiers pour écrire. Tout de suite, j’ai commencé à coucher des idées sur le papier, notamment les personnages. Beaucoup de ces personanges ont disparus aujourd’hui, mais j‘avais un cahier complet avec des noms de personnages et des descriptions bien génériques de ce qu’il fallait pour faire un personne, comme son nom, son prénom, son physique et cela s’arrêtait là. A la même époque, j’ai commencé mes recherches sur la magie, sur les plantes, les histoires, les légendes, la divination, le tarot, l’horoscope. En réalité, je ne savais pas trop où j’allais, mais j’ai essayé de m’intéresser à tout. Ce fut une erreur. En un an, j’avais compilé assez d’informations pour écrire un livre sur la magie, j’avais également des personnages à ne savoir qu’en faire, des morceaux de récit par ci, par là, mais aucune intrigue qui tenait la route. Je savais seulement que je voulais que « la méchante » ne soit pas si néfaste qu’on le pense et aujourd’hui c’est un peu l’intrigue de mon second tome. Je désirais également que le grand méchant de l’histoire ne soit pas tout de suite clairement établit. Ce qui est resté le fil rouge de ma saga, durant fort longtemps. Rien n’était très ordonné, j’avais une demi-douzaine de cahiers gribouillés et lorsque j’ai commencé à écrire, réellement, mon histoire, c’était décousu et plutôt plat. Passé de petites scènes à droites à gauches , même de chapitres, à l’écriture complète et la réécriture de mon roman a été merveilleux, j’ai mis à disposition mes vacances d’été pour cela mais je n’étais pas satisfaite. Entre temps j’avais lu qu’il fallait écrire beaucoup pour apprendre à écrire, alors j’ai décidé de mettre ma saga de côté pour écrire des nouvelles et travailler mon style et mes idées.

 Deux ou trois ans plus tard, je me suis remise à l’écriture de ma saga. J’ai décidé de tout replanifié et de tout réécrire. J’avais lu des conseils d’écrivains que j’avais trouvé sur le net. Alors je me suis mise à faire des fiches de personnages plus détaillées, en ayant en tête des caractéristiques émotionnelles et à construire un passé à mes personnages. J’ai changé les lieux de l’intrigue, parce que clairement, cela ressemblait trop à Harry Potter. Finalement, ce changement de décor (même si l’un des lieux est resté le même) n’a pas été sans une grande idée. Concevoir de nouveaux lieux m’a aidé à forgé une mythologie et une religion. Ce n’est pas comme dans le seigneur des anneaux, mais je suis plutôt contente du résultat, même s’il n’est pas parfait. Pour concevoir ces lieux, j’ai bouquiné beaucoup, je me suis lancée dans des recherches architecturales, j’ai passé des heures à la bibliothèque pour trouver des images qui correspondaient à l’époque où  mes lieux ont été construit. J’ai passé des heures à arpenter des coins de la ville pour trouver des idées de maisons. J’ai potassé des livres de décorations. J’ai pris ce travail très au sérieux en mettant un peu de côté la magie. Ce travail était tout à fait différent de celui que j’avais effectué la première fois. Bref, lorsque je me suis sentie prête j’ai réécrit tout mon roman. Je l’ai laissé reposer, puis je l’ai corrigé. Mais je n’étais toujours pas satisfaite, mon écriture manquait de maturité et de recherches – mais je ne savais pas lesquelles. 

J’ai continué à écrire des histoires, des morceaux de romans, de nouvelles, des choses plus ou moins douteuses (ni nouvelles, ni romans, entre les deux). J’ai compilé des poèmes pas terribles. J’ai même tenté l’aventure « publication », en vain. Toujours parce qu’il manquait ce petit quelque chose. 

Une fois à la fac, j’ai continué d’écrire, j’ai même tenté à deux reprises de reprendre mon premier tome et d’écrire le suivant, de refaire mes recherches. Je me suis aperçue que j’avais perdu tous les cahiers que j’avais depuis l’enfance et qu’il fallait que je reprenne toutes les recherches depuis le début. Bref, j’ai recommencé, non pas de zéro mais en changeant pas mal de choses, notamment des personnages. J’ai tenté d’approfondir leurs histoires en écrivant des biographies plus complètes. J’ai tenté l’utilisation de la méthode Flocon de neige ( voir ici pour des explications) mais ce n’est pas du tout une méthode pour moi. Sauf que rien n’y faisait, il manquait toujours de quelques choses. Une sorte de pépites, d’étincelles, de vie, d’inspiration ou appelez ça comme vous voulez. Je fournissais beaucoup de travail pour cette saga mais rien ne me satisfaisait réellement. Je reprenais toujours tout depuis le début, pour m’assurer que tout était dans l’ordre, que les recherches étaient comme il le fallait. J’écrivais, réécrivais, jetais, recommencé, bref du travail il y en a eu. A l’époque, je pensais que je ne travaillais pas assez, aujourd’hui je sais que je n’étais pas dans la bonne démarche. Mais cela m’a apporté beaucoup, croyez-moi. J’avais la sensation de perdre mon temps. 

Et puis, il y a trois ans, j’ai découvert ce qu’il manquait à mon plan et à mes recherches pour que mon roman gagne en intérêt et en profondeur, mais je vous parlerai de cela mercredi, en détails. En attendant, je vous souhaite une belle journée. 

Ponine 

Ecrire un roman sans faire de recherches

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous montrer qu’il est également possible de commencer à rédiger un roman sans avoir fait de recherches au préalable. Cet article est en totale opposition avec le reste de ma thématique du mois, seulement, j’aime voir tous les côtés d’une même notion. 

Je fais régulièrement des recherches pour mes romans mais il m’est déjà arrivée et plus d’une fois (même si je n’ai achevé de cette manière qu’une seule histoire qui tenait vraiment la route et qui m’a réellement plu) , de me lancer dans des histoires sans avoir jamais fait de fiches personnages, de fiches de lieux, sans avoir réfléchi à l’intrigue, sans avoir non plus pris le temps de faire des recherches spécifiques. Oui, c’est un peu fou de se lancer avec une seule idée et de voir où le vent nous emporte, mais cela a un avantage : pas de prise de tête. Du moins en théorie. 

Pour se lancer dans la rédaction avec ZERO recherches il faut une bonne idée, de la passion et un carnet.

Lorsque l’on se lance dans l’aventure sans savoir qui sont nos personnages, il faut prendre le temps de noter au fur et à mesure toutes les informations que l’on donne d’eux, durant la phase d’écrire. Sinon la phase de correction ressemblera à un champ de bataille et vous risqueriez de laisser passer des détails importants, voir capitaux. Mais en dehors de cela, il n’est pas très grave d’écrire en se laissant porter par son histoire, même sans plan, même sans intrigue, tout simplement parce que vous ferez tout ça en phase de correction. Ceux qui ont déjà corrigé des romans savent combien corriger est chronophage, prise de tête, cruel (parfois), frustant, existant, angoissant, amusant : en conclusion tout et son contraire à la fois, parce que l’on passe par différentes phases. 

Il n’est absolument pas nécessaire de faire des recherches pour les personnages. Je sens que certains ne vont pas du tout être d’accord, mais j’assume. Pourquoi je dis cela ? Tout simplement parce que l‘on peut facilement broder autour d’un personnage type. Même si je n’encourage pas le point de vue stéréotypé, et encore moins le plagiat ! Je dois dire que se lancer en ayant en tête des personnages stéréotypés auxquels on ajoute quelques caractéristiques originales n’est pas une mauvaise idée en soit. Il suffit donc de visualiser un personnage type ( comme un personnage de roman que l’on aime bien) et de transposer son histoire, sans faire de gros changements majeurs dans son comportement et le tour est joué. Attention, cependant à ne pas tomber dans la Fan-Fiction ou dans le plagiat, en changeant les noms ou des caractéristiques par exemple. 

C’est exactement pareil en ce qui concerne l’intrigue principale et le cheminement de l’histoire. On peut très bien utiliser une histoire maintes fois écrite, vue encore et encore et/ou utiliser pour base le VOYAGE DU HEROS ( voir l’article sur le livre de Campbell Le héros aux mille et un visage ) et ces étapes pour écrire son roman ou même encore se servir en plus de cette base d’un tarot divinatoire pour ne pas avoir à « réfléchir » à son intrigue et se laisser porter.

Pourtant est-ce si simple d’écrire un roman ? Je dirais oui. On peut se servir de lieux que l’on connaît pour planter l’histoire dans un paysage famillier, se servir de personne que l’on connaît, d’une intrigue qui nous est également familière et voilà, pas besoin de recherches préalables. Je ne dis pas que de cette manière on peut écrire un roman totalement original ou révolutionnaire. Je ne dis pas non plus que l’on peut concevoir une saga de cette façon, mais on peut essayer. Et puis, qui a dit que toutes les oeuvres avaient besoin d’un plan minutieux ? De temps en temps, il est bon de se lancer dans un projet les yeux fermés, sans prise de tête parce qu’écrire s’apprend et l’on apprend le mieux en pratiquant. Un roman sans aucune recherches est un roman qui peut valoir le coup d’être écrit.

Comment cela se passe au moment des corrections si on n’a aucun plan, aucune recherche sur les personnages, les lieux, les intrigues ? Pour avoir tenté l’expérience, je peux vous assurer que le travail correctif est long. Ce n’était pas pour un roman, mais j’ai déjà eu ce genre de travail à faire et c’était encore plus long que pour un roman écrit avec plan. Je n’avais aucune note de travail, ce qui m’a obligé à vérifié pages par pages que les données sur les personnages étaient corrects. J’ai déjà tendance à changer les noms des personnages secondaires ou des caractéristiques physiques en court de route, je vous laisse imaginer. Ce que j’ai eu à faire également, c’était retravaillé l’intrigue principale pour la rendre plus captivante. Je m’étais contentée d’une surface lisse, d’une intrigue parfaitement linéaire, sans sous-intrigue du coup mon récit était plat. Mes personnages également empatissaient de mon manque de réflexion préalable. Pourtant j’étais fière de mon travail, car j’avais écrit en quelques jours une histoire avec une simple idée et je l’avais terminé plus vite que mes autres histoires. Malgré tout le travail de correction que j’ai dû faire, j’ai trouvé génial d’avoir pu écrire rapidement une histoire. En sommes, il faut avant tout effectué un profond travail de correction du fond, avant même de passer à la forme. Il faut également revoir son histoire à de multiples reprises pour être certain que le fond est de qualité et que l’histoire tient la route. 

Ne pas faire de cherches avant d’écrire peut impliquer d’avoir à faire des recherches en phase d’écrire. Tout au moins de réunir les éléments de l’intrigue pour lui donner plus de sens. On peut également avoir besoin de s’assurer qu’un lieu est bien décrit comme il est (au moins comme on l’a décrit une première fois dans l’oeuvre).

Est-ce que je donnerais le conseil d’écrire toutes ses histoires sans faire de plan ou de recherches au préalable ? Non, je ne le conseille pas, mais après tout dépend de ce que l’on trouve être le mieux pour soi. Je pense qu’il faut tester. Pour ma part, et avec le recul, j’ai eu bien du mal à écrire sans faire aucun plan, ni aucune recherches sur les personnages et tout inventer au fur et à mesure sans savoir où j’allais m’a destabilisé. Alors oui, j’ai écrit rapidement mon récit, mais le temps passé en correction m’a épuisé. Pourtant c’était une chouette expérience parce que j’ai fini d’écrire plus rapidement mon histoire et j’ai avancé sans me soucier du plan ou des voies dans lesquelles mes personnages s’embarquaient.

Et vous ? Avez vous déjà essayé d’écire sans aucun plan ? Avez-vous apprécié ? Ou détestez ? 

 

Combien de temps consacrer aux recherches ?

Depuis le début du mois d’octobre, je vous parle de faire des recherches documentaires pour rédiger votre roman ou vos histoires. Seulement, il se pose toujours une question combien de temps doit-on consacrer aux recherches ?

Faut-il faire les recherches documentaires avant l’écriture, ou pendant ou même encore en phase de correction ? Toutes ses questions peuvent être légitimes et méritent quelques explications. 

Tout d’abord, je dirais que faire des recherches demandent du temps, de l’organisation, qu’il faut privilégier différents supports pour être certains d’avoir toutes les informations dont on a besoin. 

Qu’est ce qu’une information nécessaires ? C’est une information que l’on va trouver utile lorsque l’on va faire des fiches de lieux, de personnages, dresser sa liste d’intrigues, ou vouloir approfondir son thème de roman. Une information utile n’a pas nécessairement vocation à être écrite dans le roman. Je crois que c’est important de le rappeler. 

Pour répondre à la question combien de temps doit-on consacrer aux recherches documentaires? Je dirais tout d’abord qu’il faut y consacrer toute sa vie. Alors, petite nuance, quand je dis consacrer toute sa vie à faire des recherches, à s’intéresser à des sujets, à ouvrir son champ de connaissances, cela ne veut pas dire se consacrer à un seul roman bien au contraire. Se constituer une réserve d’idée, de renseignements permet de garder son esprit toujours en alerte. En revanche, lorsque l’on décide de faire une recherche documentaire pour un roman, en particulier, il faut se fixer un temps donné, avant de ne pas passer trop de temps inutilement dans les recherches.

Pourquoi je dis inutilement ? Tout simplement parce que faire des recherches lorsque l’on décide de les faire bien, cela prend du temps, devient chronophage et on finit par s’y perdre, tant on trouve des idées à partir de l’idée principale. Du coup, il faut décider à l’avance combien de temps on s’autorise à faire des recherches. C’est pourquoi il faut se fixer un calendrier. 

Pour se fixer un calendrier de temps de recherches. Il faut avant tout savoir ce dont on va avoir besoin, en amont. Savoir sur quoi vont devoir porter nos recherches est un excellent moyen d’une part de ne pas se disperser, d’autre part d’aller plus vite. 

Pour ma part, je ne consacre jamais plus de trois mois à la préparation d’un roman, à raison de six séances de trente minutes (deux fois) par jour. Tout simplement parce que je n’aime pas prendre trop de temps pour compiler des pages et des pages de recherches, mais surtout parce que je me lasse vite et qu’avoir trop de documentation me nuit énormement. Je préfère me jeter un peu à corps perdu dans la rédaction, aller chercher les informations que j’ai besoin au moment où j’en ai besoin et revenir une fois le roman achevé. Je consacre mes recherches documentaires essentiellement sur l’architecture, et quelques notions spécifiques. Comme j’écris une histoire basée sur la magie, je fais beaucoup de recherches sur les plantes ou les pierres de lithothérapie. Je fais également quelques recherches sur les symboliques des objets ou sur le tarot. Lorsque je n’écris pas ma saga, j’ai un autre projet qui me tient à coeur et qui se déroule à Londres. Je ne suis pas allée à Londres depuis longtemps, et je ne crois pas que mon prochain séjour sera sufisant pour m’offrir toutes les connaissances dont je vais avoir besoin pour mener à bien ce projet, alors je me sers de blog touristiques, de Google et de quelques guides touristiques. 

Je découpe mes recherches pures ( comme  quelle rue, quel bâtiment, quelle achitecture, comment fonctionne tel métier, ou tel machine) dans le temps. Par exemple pour mon roman Bloomsbury j’ai divisé mes recherches comme cela : le lundi, je fais faire des recherches sur le golf, le mardi sur les rues de londres dans le quartier que je décris, le mercredi sur le métier de nounou, le jeudi je me repose et je fais du yoga, le vendredi je fais des recherches sur le déroulement des castings ou la composition des books, le vendredi je vais faire des recherches sur un style de musique, le samedi sur certains restaurants et bars, le dimanche sur l’architecture des maisons victoriennes « moderne » c’est à dire remise au goût du jour. Ce qui me permets de ne pas passer plus de 15 à 30 min par jour sur les recherches. En revanche pour ce qui est de recherches moins documentaires, donc tout ce qui est fiches de personnages, de lieux, d’intrigues, je me donne trente minutes par jours, six jours par semaine. Le jeudi, je ne fais rien, c’est mon jour de repos. Le fait de diviser mes recherches entre ce que je peux trouver, créer, de moi-même et ce qui nécessite des supports me donnent deux objectifs de travail différent et j’ai donc une vision plus nette de ce que je dois faire. Je garde toujours comme temps de travail trois mois, et je me lance dans la rédaction même si je n’ai pas toutes les informations. 

Pour ce qui est de ma saga, c’est plus compliqué. J’avais compilé des centaines de pages de recherches, des documents encore et encore et des encore, entre l’âge de 12 et 18 ans. Si bien que je n’ai jamais réellement écrit un roman qui me satisfasse à l’époque. J’ai passé 6 ans à écrire des morceaux de romans, des histoires qui faisaient la mythologie de mon histoire, à chercher les meilleurs pierres magiques, des potions, toutes les connaissances que je pouvais trouver sur les plantes, les herbes, les méthodes divinatoires. Même si à l’époque, j’ai écris beaucoup de nouvelles et de poèmes en parallèle de ma saga, je n’étais pas satisfaite car je trouvais qu’il manquait toujours des informations, des détails sur l’architecture de telle ou telle période, sur l’art, sur l’histoire, sur les guerres. Quand je pense aujourd’hui à toutes les heures que j’ai gaspillé en recherches inutiles, qui ne m’ont jamais servi, je suis un peu déçue. J’ai bien plus avancé, en ne consacrant que 3 mois de recherches par roman, même si pour une saga c’est un peu plus compliqué que « ça ». 

De mon avis, il faut mieux revenir plus tard sur un point qui nous pose problème : comme  » à quoi ressemble la gare X » ou « comment on fait telle expérience » plutôt que de rechercher à tout savoir avant même d’avoir en tête exactement ce que l’on va avoir besoin. Pour mon roman qui se base à Londres, je pourrais passer des heures à faire des recherches sur chaque rues, chaque maisons, monuments ou maisons, mais j’ai choisi de me lancer dans l’écriture sans tout savoir, pour compléter après mes manques. Bien entendu, je souhaiterai aller sur place pour m’impregner des lieux, des monuments, du cadre, des passants, mais je n’ai pas les moyens de le faire et je crois que c’est aussi bien ainsi. 

Pour faire des recherches durant la phase d’écrire, ce que je fais c’est que je notes sur une page de mon carnet toutes les informations qui me manquent ou que je voudrais verifier. Si je peux faire ma recherche en 30 secondes durant la phase d’écrire (comme quand on ne se rappele plus si dans tel bâtiment on a mit la porte à droite ou à gauche et qu’il suffit de remonter de deux pages pour vérifier) je fais ma recherche. Si j’ai besoin de plus de trente secondes mais de moins d’une minute, je fais ma recherche à la fin de mes dix minutes d’écriture. Si le temps est plus long, je prends note sur mon carnet et j’y reviens en phase de correction. 

Je suis convaincue qu’il faut donc consacrer le moins de temps possible aux recherches, pour avoir des recherches de qualités qui cibles les besoins du roman. 

Voilà, pour aujourd’hui. Combien de temps consacrez-vous pour les recherches documentaires ? Etes-vous d’accord avec l’idée qu’il faut ne pas trop consacrer de temps aux recherches ou au contraire estimez-vous qu’il faut mieux prendre un temps – même excessivement long – pour avoir toutes les informations en mains pour commencer à écrire ? On se retrouve mercredi pour un nouvel article. 

 

Ponine

Suis-je une misandre ?

Je crois avoir trouvé là une réponse à une de mes questions existentielles du moment : suis-je ou non une misandre ? La réponse est simple : Non, je suis seulement une personne qui essaye de s’exprimer en tant qu’individu et que l’on remet souvent à sa place parce qu’elle « est une femme émotive qui ne raisonne qu’avec ses émotions et non les développements logiques « .

Je n’ai pas subi d’abus par un membre de ma famille, je n’ai pas non plus dû m’occuper d’une personne malade, je n’ai pas subi de pression pour m’habiller de telle ou telle manière mais j’ai des exemples de cela dans mon entourrage et cela me conforte dans l’optique que oui : certains hommes sont mauvais, violeurs, assassins, plus payer que les femmes, que les hommes généralement ont plus accès à des postes à responsabilité (je ne parle même pas d’avoir seulement un emploi car certains recruteurs prendrons  un homme plutôt qu’une femme) et que aiment rabaisser les femmes (parce que les femmes sont émotives par exemple).

J’ai aussi des exemples de femmes qui ont des postes prestigieux (1 seul dans mon entourage bizarrement je ne dois pas avoir un bon entourrage), que les femmes sont mauvaises parfois, qu’elles peuvent être cruelles, méchantes, violeuses, meurtrières. Mais ce qui me fait me poser des questions c’est que toutes les femmes que je connais (j’ai bien parlé de celles que je connais ! pas de toutes les femmes dans le monde) qui ont fait du mal à des hommes ou sur d’autres femmes(je parle de vrais maux comme des coups, des assassinats, des viols ) ont toutes étaient abusées physiquement, moralement, psychologiquement par des hommes.

Non, tous les hommes ne sont pas des violeurs, ou des misogynes, bien sûr que non ! Mais ceux qui le sont font tellement de mal qu’il est difficile de ne pas se méfier d’un homme que l’on recontre et que l’on ne connait pas. 

Ce que j’aimerais dire à l’heure actuelle c’est que les hommes cessent de penser que les femmes quand elles ne sont pas d’accord avec eux, sont forcèment en colère, « ont forcèment leurs règles », se servent de leur ressenti pour juger d’une situation ou sont juste incapable de comprendre que les hommes aussi ont des sentiments. Oui, les hommes ont des émotions, et des sentiments, oui il faut prendre en compte leur avis, les écouter et dialoguer avec eux, mais cela n’a pas à les obligé de nous dire que parce qu’on est des femmes on ne sait pas réfléchir.

Récemment des hommes m’ont reprochés de juger les hommes et leurs comportements uniquement avec mon ressenti de femmes. Je m’explique :

J’ai dû mal avec les clichés comme le fait qu’au restaurant un homme doive payer l’addition, surtout pour un rendez-vous amoureux. J’ai certainement eu une mauvaise éducation, mais ma mère m’a enseigné qu’une femme ne doit sa réussite qu’à elle-même, qu’elle doit payer ses propres consommations et ne pas attendre d’un homme qu’il l’entretienne, ma mère m’a également enseigné que ce qui était valable pour une femme devait l’être pour les hommes (donc que les hommes devaient payer leur part, faire leurs tâches ménagères, ne pas vivre aux crochets d’une femme et être capable de subvenir à ses propres besoins). Ma mère m’a enseigné que ma voix compte autant que celle des hommes. Seulement, tout ça aujourd’hui des hommes s’en servent pour me dire que c’est mal et que cela ne prend pas en compte leurs propres besoins. Des hommes me disent que : eux, en tant qu’homme, ont besoins de payer le restaurant pour la femme qu’ils convoitent parce que cela leur fait plaisir et que si moi, je ne me laisse pas faire cela les heurte, les blesse et les dimine en tant qu’homme. Ce que les hommes me disent également c’est que puisque je ne prend pas leurs désirs en considération je ne suis pas une personne raisonnable, que je me sers trop de mes émotions, de mes ressentis pour juger de l’autre. On me dit également que ma place de femme est de répondre aux désirs des hommes parce qu’aujourd’hui, en 2018, les hommes vivent mal le fait d’être des hommes. Les hommes me disent également qu’ils sont les victimes du système et de la médiatisation des affaires de viols ou d’abus sexuels qui ont eu lieux ses derniers mois, donc si moi, en tant que femme je ne satisfais pas à leurs besoins c’est que je participe à la stigmatisation des hommes.

Ce que des hommes me disent aussi, c’est que j’ai une vie sexuelle trop débridé, que le fait d’en parler, d’évoquer mes relations passés (quand on me le demande!) c’est mal, que je dois mentir sur le nombre des mes anciens partenaires, ou sur mes pratiques parce que cela les heurtent en tant qu’hommes. Quand je trouve anormal que les femmes n’aient pas le « droit » d’avoir autant de partenaires sexuels que les hommes sans recevoir des moqueries ou des injures, on me répond que c’est « normal » parce que le cerveau humain n’a pas eu le temps de s’adapter à ce nouvel environnement dans lequel nous évoluons et que donc : oui, c’est naturel que les femmes soient moquées ou injuriées parce qu’elles couchent « trop » librement, mais que ce n’est pas la faute des hommes ou des femmes mais de l’évolution humaine. J’ai dû mal avec ces réponses. Non que je n’estime pas que l’évolution humaine prenne du temps (Je suis d’ailleurs la première à admettre que l’évolution est un processus long qui s’étale dans le temps, sur des milliers d’années.), mais j’estime que les gens doivent faire des efforts pour accepter! 

J’entends encore des hommes et des femmes dirent : « ah si elle s’est fait violer celle-là c’est parce qu’elle s’est habillée comme si ou comme ça, qu’elle porte du maquillage, qu’elle met des talons, qu’elle marche comme une catin, qu’elle est sortie la nuit, qu’elle a accepté un verre, qu’elle est montée chez lui, qu’elle l’a allumé » (la liste est nettement plus longue mais vous voyez de quoi je veux parler) et ça ! ces mots là, je les trouve intolérables ! C’est d’autant plus intolérable que les hommes passent encore pour les victimes des femmes dont ils abusent, qu’on leur trouve encore des excuses du style « mais c’est normal elle l’a aguiché avec son décoletté », « mais ce n’est pas de sa faute aussi s’il a tué sa femme c’est parce qu’elle l’a trompé », « c’est normal qu’il la batte, elle ne fait rien à la maison ». Tout cela m’énerve, pas en tant que femme mais en tant qu’être humain. 

Ce qui m’agace encore plus, c’est que l’on me dise que tout cela ce n’est que du ressenti. Oui, j’entends ces discours, mais « non voyons ce n’est que du ressenti parce que tout le monde ne dit pas ça ». Bien sûr que tout le monde ne dit pas ça, mais beaucoup de gens le disent. 

Je devrais également accepter d’être traitée de feminazie parce que certains hommes peuvent « sentir » chez moi une part de non acceptation, de volonté de les castrer parce que je ne suis pas d’accord avec eux ou que je refuse de me soumettre à leurs « conseils » ou « obeir » tout simplement à leurs « bons sens masculin ». Seulement je n’ai pas envie d’obéir, je n’ai pas envie que les hommes obéissent à mes ordres, mais j‘ai envie d’être l’égale des hommes que je rencontre, j’ai également envie que mes désirs soient pris en compte non parce que je suis une femme mais parce que je suis un être humain parce que pour moi, les hommes et les femmes ont autant besoins de reconnaissance et de respect. 

Donc est-ce que je suis misandre ? Peut-être. Peut être ais-je un regard méfiant sur les personnes que je rencontre et que je me méfie ou me protége trop des autres. Peut-être que je n’accepte pas que des hommes me fassent taire pour la seule raison que je suis une femme. Si c’est cela être misandre, alors oui, je le suis. 

Ce que je n’admet pas en revanche, c’est le terme Feminazie !  Quand je lis ou j’entends ce mot FEMINAZIE, je pense aux Nazis allemands, aux camps de la mort, aux millions de gens qui sont morts sous le régime d’Hitler et …ce terme ne m ‘est aboslument pas adapté : parce que je ne veux pas que les femmes aient plus de pouvoir que les hommes, je ne dis pas que les femmes sont supérieures aux hommes, je ne veux pas que les femmes dominent les hommes. Je veux que les gens soient égaux, qu’ils aient la même voix au chapitre, les mêmes droits et les mêmes devoirs. Je ne pense clairement pas être une extrêmiste radicale ayant envie de castrer tous les hommes, voire de les faire disparaître de la terre ou estimant que tous les hommes sont des machos qui devraient se taire et être d’accord avec les femmes. Mais puisque je ne suis qu' »une femme qui juge avec ses émotions et pas sa raison », qu’est ce que j’en sais après tout  si je suis une féministe radicale ou juste une personne qui remarque que certains hommes en ont clairement rien à faire des femmes et que les droits des femmes n’avancent pas toujours très rapidement et que dans certaines circonstances le fait d’être une femme est un handicap ?

Est-ce que je remets en cause le fait que les hommes aient des émotions, des désirs, des envies ? Non. Est-ce que je pense que le fait que les hommes aient un avis différent du mien est un problème ? Non, sauf quand l’avis de l’homme me heurte, ou remet en cause les fondements même de ma liberté -comme le fait de dire non à un acte sexuel et que l’homme estime qu’il est blessé et que du coup je dois faire ce qu’il désire alors que je ne suis pas d’accord ou le fait que moi aussi j’ai envie d’une chose et que je préfère faire ce que moi j’ai envie plutôt que de me sentir mal à faire quelqu’un chose qu’un homme désir que je fasse. 

Bien entendu, les mauvaises expériences que j’ai eu avec des hommes dernièrement ne forgent pas mon opinion sur tous les hommes. Quand je dis les hommes, c’est une généralité, tout comme quand je dis les femmes, mais je ne me sens pas en droit de citer (sur un blog public) les noms des personnes avec qui j’ai eu ce type de discours. Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, j’ai juste essayé de donner mon avis et d’exprimer mon point de vue sans mettre de noms parce que ce ne serait pas correct pour ces personnes.

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Recherches sur un point spécifique

Aujourd’hui abordons la question des recherches spécifiques et pourquoi elles sont importantes. 

On écrit sur ce que l’on connaît. Tout le monde le sait, on peut mieux décrire un monde que l’on connaît bien plutôt qu’un sujet qui  nous est parfaitement étrangé. Seulement cela n’empêche pas que l’on ait envie d’écrire un roman qui va aborder un thème qui nous est un peu inconnu. C’est vrai, comment décrire un univers médicale si l’on est banquier ou l’inverse ? Tout simplement en faisant des recherches. 

Dans le cas où vous écriveriez sur un domaine particulier, comme un métier, resseignez vous auprès de votre entourage. Même si vous n’avez pas nécessairement un médecin dans vos amis, vous pouvez vous tourner vers des infirmiers. Votre héroïne de roman est une professeure des écoles, seulement voilà pour vous  l’école ça remonte à loin et vous en avez une vision biaisée parce que vous n’avez enseigné ? Allez donc discuter avec des professeurs des écoles pour avoir leur vision du métier. Votre héros est atteint d’une maladie quelconque, allait faire un tour sur les forums pour receuillir des éléments que vous pourrez intréger à votre roman. 

Pourquoi est-ce important de faire des recherches sur les points spécifiques comme les métiers, les maladies, les architectures ou les Histoires ? Tout simplement pour avoir plus de réalisme et éviter les clichés. Vous voulez un exemple ? Avant d’enseigner, je pensais que les profs des écoles étaient de gros fainéants qui n’avaient pas grand chose à faire de leur journée, qui passaient leur temps à se plaindre des élèves, des parents, du système, du ministère, de la hierarchie et qui en plus éxgéraient leur besoin « d’obéissance ». Haha, j’étais naïve. Lorsque j’ai enseigné, je faisais des semaines de 75 heures, je me levais à 5 h du matin, je me couchais à 22 h, 7 jours sur 7, j’étais en état de stress permament. J’ai eu des classes qui m’ont broyé mentalement, sans parler des parents pour qui leurs progénitures devraient être auréolés parce que non les saints ne peuvent pas taper les copains et que si on les a vu c’est tout simplement parce qu’on a des hallucinations. Je ne parle même pas parents qui trouvent inadmissible de faire faire en punition à leurs enfants une recherche de 5 synomynes ou expression sur le verbe « parler » (vous vous rendez compte comment c’est compliqué pour un élève de CM2 ). Outre la dépression que j’ai pu traîné après cette expérience lamentable, j’ai compris que les clichés nous les avons tous. Il y a toujours un boulot/ Métier/ profession que l’on voit d’un regard critique et un peu cliché, sauf que lorsque l’on écrit on ne peut pas se contenter d’idées reçues. Il faut être authentique. 

Etre écrivain c’est un peu comme être journaliste. Il faut investiguer, mener son enquête et trouver une vérité plus proche de la réalité. D’une part pour rendre justice aux gens, d’autre part pour éviter les stéréotypes agaçants et ensuite pour se donner des idées, tout simplement. 

Est-ce que pour autant il faut passer des mois sur ces recherches spécifiques ? 

Tout dépend de la dose de réalisme dont vous allez avoir besoin. S’il s’agit de faire du bénévolat vous pourriez directement en faire vous-même et voir de quoi il est question. Si vous écrivez sur une maladie, parler aux patients. Les forums sont formidables pour cela, non seulement parce que l’on en trouve sur tous les sujets, que l’on voit les pires cas et les plus chanceux. Vous pourrez également contacter directement des malades, ou non, ce qui permet d’éviter de trop parler de son roman surtout si vous avez peur de ne pas le terminer un jour. Vous pouvez également lire des biographies, ce qui permet d’avoir un avis moins général et plus particulier sur une question. 

Pourquoi est-ce si important de parler aux gens qui sont concernés par votre recherche plutôt que de fouiller dans les livres ? 

Je trouve que lorsque l’on traite d’un sujet comme une profession ou une maladie, il est plus intéressant d’avoir l’avis des personnes qui vivents ces événements. On peut en receuillir des anedoctes amusantes que l’on peut toujours transformer et ajouter dans son histoire. Ensuite parce que l’on peut avoir bonne conscience de ne pas se contenter de clichés mais de trouver une vérité, qui si elle n’est pas universelle est réelle. 

Est-ce tellement désagréable de lire un roman dans lequel l’auteur n’a pas vraiment prit le temps de se renseigner avant ?

Pour ma part, je dirais oui. Ce n’est que mon point de vue, mais je ressens dès les premières lignes si l’auteur s’est servi uniquement de ses clichés ou s’il a pris le temps de questionner son sujet avant. C’est d’autant plus flagrant pour tout ce qui concerne le domaine médicale. Il suffit de regarder sur Youtube les réactions de vrais médecins au sujet des séries médicales pour comprendre que les clichés sont un réel problème et ce qui passe bien à l’écran ne passe pas dans un roman. Pourquoi ? Parce qu’à l’écran il y a un budget à respecter, un nombre limité d’acteur, de locaux, et aussi parce qu’à l’écran on se concentre sur les personnages. Oui, dans un roman on se concentre aussi sur les personnages, mais les descriptions servent à définir le cadre, un cadre mal défini est dérangeant et vous n’aurez pas l’excuse des coupes budgétaires pour justifier votre manque de renseignements. Mettez-vous dans la peau d’un journaliste et faites vos recherches, n’oubliez pas qu’un bon journaliste n’a jamais qu’une seule source et qu’il les vérifie. 

C’est un peu la même chose si vous écrivez sur un personnage atteint d’une maladie qu’elle soit mentale ou physique. Si votre héros est en fauteuil roulant et que vous n’avez jamais été confronté à un handicap, il est plus correct de vous tourner vers des personnes devant se déplacer en fauteuil roulant pour comprendre ce qu’ils vivent au quotidien et comment ils gérent l’environnement qui les entoure. C’est exactement pareil pour les maladies mentales. Etre au plus proche de la réalité vous aidera à mieux écrire, à être plus juste et moins flou pour vos lecteurs. 

On se retrouve bientôt pour une autre grande question sur les recherches documentaires. 

Faire des recherches sur le vocabulaire

Continuons sur les recherches documentaires. Depuis, le début du mois, je vous parle des recherches que l’on peut faire lorsque l’on veut écrire un roman. Aujourd’hui, je voudrais aborder une question qui n’est apparue récemment : le vocabulaire.

Cette idée m’est venue récemment lorsque  : J’écrivais une scène qui se déroule dans un  château du Moyen-Âge et là, je me suis retrouvée bloquée. Bien entendu, je sais à peu près ce qu’est un pont-levis, un donjon, des meurtrières mais entre ce que l’on croit savoir et la réalité parfois il y a un fossé qu’il faut combler. Alors, je me suis retrouvée en pleine inspiration avec un gros blanc à me dire « qu’est ce que c’est ce lieu que je veux décrire ? » ; « est-ce qu’il y a vraiment une sale comme ça dans un château ? » ; « est-ce qu’une meurtrière ça ressemble vraiment à ce que je décris ? » Alors, oui, vous allez me dire que j’aurais clairement pu palier à ces questions en faisant des recherches sur les lieux. Eh bien, oui vous auriez raison ! Sauf qu’à la base, ce château que je voulais décrire, n’était pas daté du Moyen-Âge, mais était plutôt contemporain à Louis XIV, rien à voir donc et mes recherches se retrouvaient obsolètes. 

Cette petite aventure sur le château m’a rappelé d’autres aventures de ce genre, où il n’était pas question de lieux mais de maladies mentales ou encore de synonymes ou de définition. Car oui, des fois, on croit savoir et on ne sait pas. Ce n’est pas mal, c’est même plutôt sain, sauf que lorsque l’on écrit il est bon de faire un effort de recherche pour être le plus précis possible. Si vous décrivez une couleur et que ce n’est pas tout à fait la bonne, cela risque de porter à confusion, si vous employez un mot pour un autre, là encore votre lecteur peut s’en agacer. Alors que faire ?

Des recherches de vocabulaire, tout simplement.

Si vous savez que vous allez devoir traiter d’un thème un peu obscur arrangez vous pour obtenir tout le vocabulaire dont vous aurez besoin. Je pense notamment au domaine médical. Cela peut être également valable pour des domaines pour la navigation, l’architecture, la religion, la psychiatrie, la loi. Mais nous verrons comment se pencher sur les domaines spécifiques dans un prochain article. Ce que je veux vous dire aujourd’hui, c’est qu’il faut avant tout définir le vocabulaire dont vous allez avoir besoin.

Ce qui m’amène à parler des fiches de vocabulaire.

Qu’est ce qu’une fiche de vocabulaire ? Je sens que certains vont tout de suite penser aux fiches barbantes que l’on faisait à l’école pour apprendre des langues étrangères et ils auront raison ! Sauf que ces listes ne seront plus barbantes parce que maintenant, elles vous seront utiles !

Quelles sortes de listes peut-on faire ?

Les émotions avec tout un tas de synomynes pour exprimer les différentes émotions que vos personnages peuvent ressentir.

-Une liste de descriptions physiques, afin de se facilter l’insertition de descriptions physiques de ses personnages lors de la rédaction, plus besoin de chercher comment décrire telle ou telle forme de menton ou d’yeux, il suffira juste d’ouvrir votre fichier.

-Une liste de couleurs avec un maximum de couleurs différentes. Faites tout un panel de nuances pour chacune des couleurs, un peu comme lorsque vous voulez refaire la peinture de vos murs.

-Une liste de verbes de paroles ou d’expressions pour retranscrire la parole. Même si je sais que l’on a tendance à ne prêter attention aux verbes de paroles qu’une fois en phase de correction, il est toujours sympathique durant cette phase ou même durant la rédaction d’avoir une liste déjà établie.

Bien entendu, il ne s’agit là que de quelques idées, vous pouvez avoir autant de liste que vous le souhaitez, selon vos propres besoins et vos usages.

Comment constituer ces listes ?

Tout d’abord en lisant beaucoup. Je ne peux que vous conseillez d‘avoir dans votre poches, près de vous, un carnet et un stylo pour écrire tous les mots que vous ne connaissez pas lorsque vous lisez (et pas forcèment qu’un roman mais toute lecture). Vous pouvez également noter tous les mots dont vous n’êtes pas certains d’avoir la vraie définition, ou tous les mots que vous trouvez sympathiques ou que vous souhaiteriez utiliser dans vos récits. Une fois votre lecture achevée vous n’aurez qu’à jeter un oeil dans le dictionnaire et retranscrire la définition, ou quelques mots qui s’y rapportent, ou un mot que vous connaissez qui se rapproche de la définition.

Ensuite, vous pouvez simplement vous posez quelques minutes par semaine pour faire des recherches dans chacune de ses listes. Vous pouvez vous servir d’internet, de dictionnaire, de listes déjà établies, certains blogs ou forums ont même déjà des listes qu’ils proposent aux lecteurs, c’est une bonne base de départ. Constituer une base de mots demande du temps, et c’est un peu fastidieux, donc se consacrer que quelques minutes chaque semaine est une bonne idée pour ne pas se lasser et garder un rythme de recherches intéressant. 

Si vous avez la chance d’avoir un vieux dictionnaire sous la main, c’est encore mieux. Il y a de très nombreux mots que le dictionnaire actuel ne comporte plus. J’ai moi-même la chance d’avoir un dictionnaire datant du début du XXeme siècle et c’est absolument formidable pour flaner à la recherche de mots désuets et complèter son éducation littéraire. Il est toujours amusant de feuilleter un vieux dictionnaire et de piocher au fil de l’eau quelques mots. 

Apparté 

Certains jaugent un auteur aux nombres de mots qu’il connait et qu’il emploie, mais je ne suis pas d’accord. Zvoir un vocabulaire riche, précis, détailé et spécifique si cela sert l’histoire, permet de nourir les descriptions, de rendre les personnages plus vivants, est execellent. En revanche s’il s’agit d’épater la galerie en usant de mots inusités, complexes et (c’est mon avis) insupportables à lire parce que le lecteur se sentira « stupide » alors vous faites fausse route. Attention, je ne dis pas que l’on ne peut pas utiliser des mots désuets ou spécifiques, ou rares, mais il faut le faire avec intelligence.

Je suis consciente qu’il existe un véritable débat entre : la littérature de gare (simplicite au possible – très rentable financièrement parce que touchant un large publique ) et LA LITTERATURE (la Grande Littérature, la Belle, la Prestigieuse). Les uns vont reprocher aux autres d’être trop complexe, d’avoir des mots farfelus que personne ne comprend, qu’elle s’adresse à un public particulier ; les autres vont reprocher aux premiers de ne faire que de la littérature facile, sans fond, ni forme, préférant à la beauté l’argent.  Je ne dénigre ni l’une, ni l’autre.  Tout le monde a son point de vue et je le respecte. Ce que je ne respecte pas ce sont les clichés. Pour moi, toutes les formes d’écriture sont possibles, mais la complexité ou la simplicité du registre de langue ne fait pas l’histoire. 

On a le droit de choisir d’utiliser un vocabulaire simple ou un complexe mais il faut le faire avec « naturel ». C’est-à-dire que si vous ne maîtrisez pas le langage soutenu, que vous ignorez ce que rambleur signifie n’allait pas l’utiliser pour faire « bien ». Lorsque l’on écrit le choix du vocabulaire ne dépend pas QUE du vocabulaire que vous connaissez, mais aussi de celui qui est bon dans l’histoire et du personnage. Tout est une question de nuances et savoir-écrire, de ressenti. En tout cas, m’employez jamais un vocabulaire soutenu juste pour faire joli, parce que cela se ressent. A force de lire, d’écrire, on apprend à utiliser les mots, à employer des expressions que l’on ne maîtrisait pas lorsque l’on a commencé à écrire, mais cela vient avec le temps et l’expérience.

Quoi qu’il en soit vous pouvez apprendre, vous améliorez et petit à petit utiliser des mots qui ne vous sont pas encore familiers, parce qu’écrire un voyage au long court.

 

Voilà qui clôture mon article du jour sur les recherches axées sur le vocabulaire. On se retrouve samedi pour un nouvel article sur les recherches en écriture. 

Recherches sur les lieux

Coucou tout le monde, 

Aujourd’hui continons sur notre thèmatique du mois : les recherches. Je voudrais vous parler des recherches sur les lieux. 

Lorsque l’on écrit un roman, on se focalise souvent sur certains aspects de recherches ou réfléxions comme les personnages ou les intrigues, si bien qu’on en oublie les lieux. A moins que vous n’écriviez un roman qui se passe dans une ville précise, dans des lieux très précis, vous ne passerez pas nécessairement beaucoup de temps à concevoir vos lieux. Cela se comprends, écrire est un travail tellement long et les recherches c’est un peu prise de tête que l’on a tout de suite envie de plonger dans son histoire, d’écrire et de voir plus tard pour les détails. C’est une pratique que j’ai également, sauf que parfois, prendre un peu de temps pour penser aux lieux fait gagner beaucoup de temps et donne en profondeur. 

Alors quelles recherches faut-il faire pour les lieux ? 

Tout d’abord, quelques considérations sur ce qui peut-être fait :

Quel type de lieux peut-on écrire :

Un lieu qui pourrait exister dans une ville réelle

-Un lieu qui pourrait exister dans une ville qui n’existe pas 

-Un lieu qui ne peut pas exister parce que vous écrivez une histoire totalement fictive

-Un lieu qui existe dans une ville réelle

-Un lieu qui existe dans une ville qui n’existe pas

Selon que vous placez votre intrigue dans une ville qui existe ou non, il y a aura des types de recherches différentes à faire. Si vous devez créer un monde imaginaire, le travail sera plus long et plus complexe que si vous écrivez dans une ville qui existe. Ensuite, tout dépend de l’époque dans laquelle vous situez votre récit. Si vous décidez d’écrire une histoire qui se passe dans le Paris de 2018, il y aura des recherches différentes que si vous écrivez dans le Paris de 1900 ou le Paris d’une époque antérieure.

Ce qui me vient à parler de la question du récit historique : Doit-on écrire un récit purement histoire avec tous les aspects de l’HISTOIRE (la Grande Histoire) ? Sachez qu’il y aura toujours des historiens pour pointer vos erreurs anachroniques. Si vous donnez votre roman à lire à un historien spécialisé dans une époque et sur un lieu précis, il trouvera forcèment des erreurs : un bâtiment qui n’existait pas encore ou qui avait été détruit, une coiffure qui n’avait pas encore été à la mode, un style vestimentaire ou architectural qui n’est pas à sa place. Bref, les spécialistes raleront toujours ! C’est normal. Est-ce que cela veut dire pour autant qu’il ne faut pas faire d’effort pour être aussi précis que possible ? Certainement pas ! Seulement, n’oubliez pas vous écrivez de la fiction, même s’il s’agit de fiction historique, donc vous pouvez laisser passer quelques erreurs minimes. En revanche, pas question dans une fiction historique de placer la Tour Eiffel en 1820, il faut être un peu cohérent. Mais c’est également valable pour une histoire qui se passerait à l’heure actuelle. Si vous avez besoin pour votre intrigue de mettre La Boutique Machin Truc au coin de la Rue X et de la Rue Y alors que dans la vraie vie, elle se trouve au centre de la Rue Y, pas de soucis. Après tout, vous écrivez de la fiction pas un guide touristique (conseil qui ne fonctionne pas, si vous écrivez un guide touristique) il n’est donc pas absolument nécessaire d’être précis au centimètre près.

Mais alors comment fait-on des recherches sur un lieu – surtout si on ne connaît pas ce lieu ? 

Tout d’abord, voyez si vous pouvez vous y rendre. Si vous habitez à la campagne et que vous souhaitez écrire sur la ville qui est à 10 kilomètres de chez vous, il serait sage de prévoir quelques sorties sur place, pour prendre des photos, des notes, ou même faire un tour à l’Office du Tourisme local pour vous renseignez. Si vous écrivez sur une ville qui est à des centaines de kilomètres, il peut être sympa de faire un petit voyage, même si vous n’aurez pas le temps de tout visiter. Au moins, vous pourrez vous rendre compte de l’atmosphère ambiante. Si le lieu est loin et que vous n’avez pas les moyens de vous y rendre, et bien Google est votre ami. (Conseil valable aussi si l’endroit est plus près mais que vos moyens financiers, temporels, matériels, physiques ne vous permettent pas de vous y rendre.) 

Parlons de Google ! Il offre un avantage considérable parce que sans sortir de chez soi on peut se rendre à l’autre bout du monde en quelques clics. C’est magique, vous pouvez utiliser Google Street pour visualiser les lieux, vous faire une idée de la configuration de l’espace, et du temps. Pourquoi j’ajoute du temps ? Imaginons que votre action se déroule à Paris -oui j’aime bien Paris- votre héros doit se rendre de la place de l’Etoile à la place des Voges, combien de temps va-t-il mettre ? Si vous n’avez jamais fait ce trajet : à pieds, en voiture, en métro, en taxi … vous risquez de mal évaluer les distances et vos lecteurs risqueraient de ne pas vous le pardonnez. 

Les livres, les guides de voyages, les livres de photographies, sont très utiles également, notamment pour vous rendre compte de l’atmosphère de certains lieux. Si on vous dit dans votre guide du Routard qu’un lieu est branché, c’est qu’il y aura certainement une ambiance différence qu’un lieu dit cosy. 

Les blogs des aventuriers ou autres voyageurs, ces blogs offrent la chance de découvrir un aspect d’un lieu par le vécu d’autrui. Alors certes ce n’est pas votre vécu, mais cela vous aidera à vous faire une idée et à diversifier vos points de vue. Admettons que vous soyez vous-même aller dans un café, que vous ayez adoré parce qu’il s’est passé quelque chose de génial (comme une demande en mariage, ou une réunion de vieux amis, ou juste parce que vous êtiez heureux) votre vision du lieu sera différente de quelqu’un qui y a passé un mauvais moment. Donc connaître les avis d’autres « utilisateurs », « clients », « voyageurs » sera utile pour votre récit. Non seulement vous verrez le lieu avec un autre point de vue, mais ce point de vue sera certainement utile si votre personnage est différent de vous.  

Si vous créez un monde : 

Si vous devez créer un monde servez-vous de ce qui existe déjà. Il y a peu de chance pour que dans votre monde il n’y ait pas de maisons, d’hotel de ville, de châteaus, de rues, de forêts, etc. Sinon vous pouvez lire mon article sur la création de monde imaginaire. Je reparlerai de la manière de concevoir un monde imaginaire dans un futur plus ou moins proche, mais en attend, je vous invite à jeter un coup d’oeil aux articles de Celia May sur la création d’un univers fantastique. Elle donne d’excellents conseils et j’adore son travail. 

 

Qu’est-ce qui est important lorsque l’on fait des recherches sur un lieu ? 

-La géographie du lieu : savoir où il se situe dans quel partie du monde, dans quel pays, dans quelle région. Situer votre lieu est capital, notamment au niveau du climat et des aspects sociaux et économiques. On ne vit pas pareil au milieu du désert qu’en jungle urbaine. 

-Le temps : ici, je parle d’histoire. Quand se situe votre roman imposera des conditions différentes et des recherches particulières. 

-L’atmosphère : je crois que c’est même l’essentiel. L’atmosphère d’un lieu en dit plus que de longues décriptions, n’en déplaisent aux naturalistes mais décrire une atmosphère rend parfois plus justice à un lieu que de décrire en détails chaque aspect, chaque pierre, chaque objet qui s’y trouve. L’atmosphère est un mélange entre les 5 sens. Lorsque vous faites de recherches sur un lieu essayer de le voir à travers le spectre de chacun des sens, même si vous n’utilisez pas toutes les données que vous aurait receuilli dans votre récit, vous aurez au moins connaissance de ses aspects. Voilà ce que je pouvais vous dire des recherches sur les lieux.

 

J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour me faire part de vos propres recherches, de ce que vous trouvez important ou non lorsque vous êtes dans cette phase de recherche. Dans tous les cas, on se retrouve mercredi pour un nouvel article basé sur les recherches.

Bonne journée,

Ponine 

Recherches sur les personnages

Je crois que s’il y a bien une étape à ne pas mettre de côté lorsque l’on fait des recherches c’est la partie qui concerne les personnages. Je ne vais pas développer ici toutes les recherches que l’on peut faire sur les personnages, parce que ce sera les prochains thèmes du mois. 

Ce que je voulais vous dire en revanche c’est pourquoi il est important de prendre le temps non seulement de penser vos personnages mais également de faire des recherches sur eux. Les recherches que l’on peut effectuer sur les personnages sont de plusieurs ordres. 

Tout d’abord, on peut seulement « pense », « réfléchir », de manière générale, aux personnages. Prendre le temps de prendre des notes sur les idées que l’on a sur le personnage comme son nom, son âge, son physique. C’est déjà un bon début. Je pense que les personnages font l’histoire, même une idée de roman qui peut sembler simpliste ou déjà écrite maintes et maintes fois, paraît totalement originale portée par des personnages « forts ». Un personnage fort c’est plus qu’un personnage avec de gros muscles (comme le Gaston de la belle et la bête), ou un personnage avec un tempéramment puissant (comme Scarlett O’hara), c’est un personnage qui est ce qu’il est pour de bonnes raisons. Les raisons que vous allez choisir ! 

Une fois que l’on sait plus ou moins qui est  notre personnage : homme / Femme / autre ; jeune / vieux / entre les deux ; héros / adjuvant / ennemi …  on peut se pencher sur le côté magique. 

Le côté magique 

Pour moi le côté magique d’un personnage est tout ce qui peut paraître ésotérique : l’astrologie, la numérologie, la signification du prénom ou encore le tarot (même si je garde le tarot à part).

Donc admettons que vous ayez déjà choisis le prénom et la date de naissance du personnage, vous pouvez vous servir de l’astrologie, numérologie et de la signification de son prénom pour affiner sa personnalité. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une science exacte, mais je pense que pour les personnages c’est un excellent moyen de diversifier le personnage, de lui donner de la texture. Savoir que tel signe du zoodiaque présente telles ou telles caractéristiques vous donnera une idée du comportement que peut adopter votre personnage, surtout si vous ne savez pas trop quelles qualités lui donner. Surtout qu’aujourd’hui sur internet on trouve de nombreux articles sur la personnalité : amoureuse, affective, au travail, face à telle ou telle situation,… des signes du zoodiaque.

Le prénom est également une source de travail qui peut être intéressant. Avoir un dictionnaire des prénoms est très utile, surtout si c’est un ancien modèle. Je trouve plus intéressant les anciens guides des prénoms que les récents, mais tout dépend de l’usage que vous en avez. Dans un dictionnaire des prénoms vous allez possiblement trouver des petits noms ou des diminutifs auxquels vous n’auriez pas pensé. 

Vous pouvez également vous servir du tarot de Marseille pour concevoir vos personnages, mais nous verrons cela lors d’une prochaine thématique. 

Les recherches visuelles : 

Pour être certains d’avoir des personnages différents les uns des autres, vous pouvez utiliser des cherches visuelles, que l’on nomme également des castings. C’est à dire vous servir d’internet, d’album photo, de montage, pour trouver des physiques de personnages différents les uns des autres. 

Se servir du développement personnel pour concevoir des personnages : 

Le développement personnel est parfois utile pour comprendre des personnalités très différentes de la notre. Un auteur peut trouver utile de connaître les différents types de personnalités et leurs fonctionnements. Pour cela je recommande surtout d’étudier les types ennéagrammes.

Lorsque vous faites vos recherches sur les personnages de vos histoires, essayer d’avoir des personnages différents mais complémentaires, pour autant ne vous forcez pas à avoir des personnages qui doivent rentrer dans chaque cases : comme tel nombre d’acolytes, telle personnalité pour le méchant, un gentil trop gentil. Bref, essayer d’écouter votre voix intérieure, notamment au début, ensuite vous pourrez peaufiner vos recherches. N’oubliez pas qu’un personnage complexe est un personnage qui a une histoire, des failles, des faiblesses. Il est parfois capitale de faire un tour dans des livres de pyschologie pour comprendre certaines peurs et comment elles se manifestent. Si votre héros est un pervers narcissique, et que vous n’en êtes pas un vous-même vous devrez nécessairement lire un certain nombre d’ouvrage sur la question, afin de vous imprégnez de ces aspects de la personnalité de votre futur personnage. Gardez en tête qu’un méchan n’est pas un méchant pour le plaisir d’être méchant, il l’est par rapport à une logique. Même un psychopathe n’est pas un psychopathe sans raison. Comme dit le proverbe : pour un fou ce sont les autres qui le sont, alors tâchez de ne pas vous arrêter aux stéréotypes du genre. Bien entendu, s’arrêter aux stéréotypes peut être une option pour certains auteurs qui ont des projets particuliers, mais quand on débute dans l’écriture, il est plus sage de prendre le temps de parfaire la personnalité et l’histoire de nos personnages. C’est à cela que sert la phase de recherche.

Voilà pour aujourd’hui, nous nous retrouvons bientôt pour la suite de notre thèmatique sur les recherches. N’oubliez pas que vous pouvez laisser des commentaires en bas de l’article afin de partager votre opinion sur la question. 

Ponine

Les recherches sur le thème

Bonjour,

Puisque nous avons commencé le thème des recherches, j’avais envie de voir aujourd’hui les recherches que l’on peut effectuer sur le thème.

Pour moi, le thème c’est le point de départ d’une histoire. Choisir le thème permet de commencer l’histoire, de choisir ses personnages et ses intrigues.

Le thème d’un roman qu’est ce que c’est ?

. Je dirais que le thème est une orientation de l’histoire. Le thème doit provoquer des émotions, des questionnements, des réflexions chez le lecteur et chez l’auteur, pourtant le thème n’est pas en soi une prise de position ou une opinion. Le thème est à la base une grande question sans prise de position préalable. 

Si vous décidez d’écrire un roman et que vous prennez pour sujet le bonheur, le thème peut-être la quête du bonheur et cette question : »Qu’est ce que le bonheur? » Il va sans dire qu’il existe un million de réponses à cette question, car après tout nous avons tous une idée du bonheur qui ne correspondra pas à celle du voisin.  C’est au fur et à mesure que l’histoire avancera que l’auteur pourra ou non décider de prendre position.

Est-ce obligatoire d’avoir un thème pour son roman ? 

Je dirais que non, dans l’absolu ce n’est pas nécessaire, mais avoir un thème permet de donner de la profondeur à l’histoire, et du sens. Bien entendu, il n’est pas nécessaire que l’on écrive clairement « le thème du roman c’est … », non on peut très bien ne pas exprimer clairement le thème du roman et laisser le lecteur le deviner. 

Alors quelles recherches peut-on faire sur le thème ? 

Tout d’abord, je dirais qu’il faut choisir si l’on aura un thème ou non. Ensuite, il faut  le définir, ne serait-ce que pour nous-même. 

Pour ma saga, j’ai longtemps cherché quel était le thème princial, tout simplement parce que ma saga ne parle pas que d’une chose. Aujourd’hui, je dirais que son thème c’est « la quête de la vérité » ou « la quête de soi ». Oui, j’ai encore du mal à choisir clairement le thème principal, parce qu’il est possible d’avoir plusieurs thèmes ou des thèmes secondaires. Bien entendu, pour un roman one shot c’est un peu différent d’une saga qui comporte six tomes, ce qui est logique. Donc ne vous inquiétez pas si vous mettez du temps à choisir votre thème principale.

Quelque soit votre thème, vous devez prendre le temps de définir ce qu’il représente pour vous.  Même si vous n’avez pas besoin d’exprimer votre propre opinion dans votre histoire, ou peut-être que vos personnages auront des idées différentes que vous sur le bonheur, cela ne fait rien, parce que tout part de vous. Je dirais même que savoir ce que le thème représente pour nous est une excellente manière de voir nos propres oeillères. Ecrire c’est voir le monde d’un regard différent du notre. Dites vous que tous les aspects et les réponses possibles à votre thématiques sont valables et qu’elles ne sont pas moins bonnes qu’une autre. Ce que je vais dire va sonner très « développement personnel », mais pour être écrivain il faut avoir beaucoup de bienveillance envers les autres et leurs opinions parce que cela peut être fort utile pour vos récits. 

Donc une fois que vous avez votre thème, que vous l’avez défini par rapport à vous-même, essayer de lire des livres de philosophies, de développement personnel, des romans ou des articles, de rencontrer des gens et de discuter avec eux, sur ce thème pour enrichir : 

-votre vocabulaire 

-votre idée du concept 

-voir d’autres formes d’idée qui peuvent découler du thème

-vous permettre de construire des personnages différents par rapport à ce thème. 

-connaître ce qui a déjà été fait sur le sujet. 

-vous aidez à aborder le thème d’une manière plus originale (ou pas d’ailleurs).

-vous assurez que c’est réellement ce thème que vous souhaitez aborder et que vous ne vous êtes pas trompé en le définissant. 

Prenez des notes, à chaque fois que vous lisez un livre essayer de conserver des traces de vos lectures, des émotions qui vous ont traversé, des idées que vous avez eu ou des passages qui vous dérange. Régulièrement lorsque je lis un livre sur la religion ou les sciences humaines, je me rends compte que je suis « en colère » ou « confuse » ou encore « agacée » par certains choix des auteurs que je trouve « ne pas être les bons », c’est à ce moment là qu’il est primordial de prendre des notes. Ne pas être d’accord, ou pleinement d’accord avec un auteur est une excellente chose, c’est très sain et c’est lorsque votre inconscient est titilé que justement vous trouverez une pépite à exploiter. Si vous discutez avec autrui demander à l’autre si vous pouvez l’enregistrer. 

Pour réflechir au thème de votre roman vous aurez besoin de temps. Il ne suffit pas de lire quelques ouvrages sur la question que vous souhaitez traiter pour en avoir fait le tour, bien au contraire. Vous pourrez avoir à agrémenter vos recherches lorsque vous ferez vos fiches personnages ou même lorsque vous serez en pleine correction parce que le temps faisant vos idées auront mûri, que votre réflexion aura changé. Voilà pourquoi il faut garder des traces manuscrites. 

Maintenant, imaginons que vous me disiez « moi, le thème je ne vois pas du tout de quoi parler pourtant j’ai envie d’écrire » : c’est possible. Vous pouvez vous lancer dans la rédaction et même finir votre roman avant de découvrir qu’il a un thème alors que vous ne pensiez pas en avoir donné un. Je sais que certains vous dirons que ce n’est absolument la marche à suivre, que vous travaillez à l’envers, qu’il faut déjà avoir le thème et se tenir à son idée première. Ce n’est pas mon cas. Je crois qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais chemins ou de mauvaises démarches et qu’il faut essayer. 

Maintenant, si vous désirez trouver un thème et que vous n’en trouvez pas, il existe un moyen plutôt ésotérique : Le Tarot de Marseilles. Alors je ne vous demande pas de croire que l’on puisse prédire l’avenir par des cartes, ce que je vous demande de croire en revanche, c’est que les jeux de tarots sont conçus comme une histoire. On commence par le Bateleur qui grandi, mûri, fait des choix et termine son chemin par le Mat.  Chaque carte est associée à une thématique, à un questionnement général. Pour ceux qui ont envie d’explorer ce domaine, je recommande chaude le livre de Jodorowsky, la voie du tarot. Avec un jeu de tarot, vous pourrez décider du grand thème de votre roman, en toute facilité. 

Est-ce que c’est nécessaire de faire des recherches sur le thème que l’on veut exploiter ? 

Oui. D’ordinnaire, je suis moins impartiale. Je suis convaincue que chaque être humain a déjà une idée préconçue des grands thèmes de la vie. Lorsque l’on écrit il est important de s’éloigner de ces idées préconçues. Si je vous demande « est-ce qu’il y a une vie après la mort? » vous pourrez me répondre « oui », « non », ou même « peut-être » sans prendre le temps de réfléchir parce que vous saurez déjà ce que vous pensez, vous aurez déjà votre opinion sur ce sujet, ce qui est très bien. D’ailleurs, c’est même une bonne chose que vous ayez votre opinion. Sauf que lorsque l’on est écrivain on ne peut pas se permettre d’avoir une idée et d’exploiter un thème que d’un seul point de vue (ou même si on le fait il ne faut pas ignorer les autres points de vue !). Admettons que vous pensiez qu’il n’y a pas de vie parès la mort, parce que votre religion vous dit qu’il n’y a en pas, que vous êtes un scientifique, (etc.) pouvez-vous vous mettre à la place de quelqu’un qui est convaincu que la vie après la mort existe ? Quels sont les arguments de cette personne ? C’est difficile de remettre en question nos propres croyances, voilà pourquoi il est utile de faire des recherches et de ne pas se servir que d’une seule source pour se faire.  

A quoi cela sert-il d’avoir un thème ? 

Cela sert à donner de la profondeur à l’histoire, je l’ai dis, mais cela sert également à construire les intrigues et à donner de la texture aux personnages. Bien entendu, cela signifie que chacun de vos personnages aura une idée sur le thème de votre roman et qu’il est même conseillé (pour plus d’originalité et de vraissemblance) que le point de vue de chacun des personnages soit différent. 

Voilà qui conclut notre article du jour sur les recherches sur le thème. On se retrouve bientôt pour aborder une question sur le thème des recherches pour écrire un roman. 

 

Ponine

Le thème du mois : la recherche documentaire

Bonjour à tous, 

Ce mois-ci nous allons évoquer un thème qui demande beaucoup de travail, ou non : les recherches documentaires. Ces recherches peuvent prendre bien des aspects. Selon les auteurs, les recherches sont nécessaires, utiles ou une totale perte de temps. Certains vont, en effet, se lancer dans l’aventure sans prendre le temps de faire des recherches, préférant travailler au feeling. D’autres encore font passer des heures, des jours, des semaines, des mois ou même des années à réfléchir à leur roman, à compiler des centaines de pages de recherches pour avoir une documentation digne des archives nationnales. 

Que faire ? Quelle est la bonne solution ? 

Comme toujours, tout dépend de sa propre nature et de ses envies. Alors à quoi va servir ce mois sur les recherches. Tout simplement à vous donner une idée du type de recherches que l’on peut effectuer et quelques idées sur la manière dont on peut effectuer ces recherches. 

Bien entendu, je défends l’utilité des recherches documentaires, mais pas l’archenement. C’est pourquoi j’ai envie de vous parler de différents types de recherches que l’on peut effectuer lorsque l’on écrit un roman, plutôt avant d’écrire un roman. 

Ce thème des recherches me tient à coeur, car j’écris une saga. Et s’il y a bien une obligation lorsque l’on écrit une saga c’est bien celle de consigner ses recherches, ses réflexions et ses idées. 

A travers ce mois d’Octobre, vous allez vous rendre compte que ce que je nomme recherches documentaires n’est pas nécessairement ce que les autres appelent ainsi, mais je prends le risque de faire les choix que je fais : vous êtes bien entendu invité à faire vos propres choix. Défénissez vos porpres besoins et ce qui est utile pour vous et vos récits. Cependant, je vais faire de mon mieux pour vous montrer autant que possible ce qu’il est possible de faire ou ce qui est mieux de faire. Vous verrez également que l’on peut faire des recherches sur plusieurs thèmatiques possibles et que l’on peut utiliser différent supports. Nous verrons également à quoi servent les recherches et si elles sont absolument nécessaires, dans tous les cas. 

J’espère que le sujet de ce mois vous sera utile et qu’il vous intéressera autant que le théme du mois de septembre sur la créativité. 

Je vous souhaite un bon début de semaine, 

Ponine