Le Fictiologue vous interviewe

Coucou tout le monde,

Un fidèle lecteur du blog, auteur et journaliste, cherche quelques auteurs en herbe à interviewer, allez faire un tour sur son blog si cela vous intéresse et ne serait-ce que pour jeter un coup d’œil.

merci à tous.

Le Fictiologue

petit truc copie

Mes amis, je viens de prendre conscience de quelque chose, et vous êtes directement concernés.

Je suis auteur et je tiens un blog spécialisé dans l’écriture, mais je suis également journaliste de profession. Cela me place dans une position particulière, et je me dis qu’il pourrait être amusant d’en tirer le meilleur parti. En deux mots: que diriez-vous si je vous interviewais?

Voici ce que j’ai en tête: vous êtes auteur-e, publié ou autopublié, ou alors vous avez simplement un premier projet d’écriture en cours. Si vous êtes intéressés par la démarche, vous pourriez vous signaler à moi, et on pourrait arranger une petite interview par écrit, sans doute via Messenger ou par mail, qui serait publiée ici, et, si vous le souhaitez, sur vos plateformes à vous.

La raison d’être de ce billet est de chercher à savoir si suffisamment de personnes sont intéressées. Si c’est votre cas, laissez-moi…

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Structurer son roman : scène d’ouverture ; climax et dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui reprise de la petite série d’articles sur la manière dont je structure mon roman, cette fois je vais vous expliquer comment je commence par structurer ma scène d’ouverture, mon climax et le dénouement de mes histoires. Il s’agit là de la première étape lorsque je commence réellement la planification.

 

La scène d’ouverture :

La scène d’ouverture correspond au moment où le lecteur entre dans l’histoire, lorsqu’il la découvre et que vous exposez votre histoire.

La scène d’ouverture ou d’exposition est toujours le premier contact que vos lecteurs auront avec votre histoire, c’est pourquoi il ne faut pas la rater. Qu’importe si votre scène d’ouverture est un prologue, la première scène de votre roman, ce qui compte c’est l’effet que cette scène doit procurer sur votre lecteur.

Je veuille toujours à ce que l’émotion qui se dégage de cette scène soit toujours celle que je cherche à faire passer dans le roman, de manière générale. A ce que l’atmosphère du roman se ressente dans cette première scène. Je pense qu’il est important d’optimiser cette première scène et de la chouchouter. J’aime beaucoup entrer directement dans l’intrigue, mais pas nécessairement dans l’action. Ce que je veux dire, c’est que l’intrigue, c’est plus « psychologique », mettre en place les objectifs de l’histoire ou du héros, et pas tellement de commencer par de l’action au sens strict du sens.

Pourquoi c’est si important la scène d’ouverture ?

Parce que cela permet de montrer quels seront les choix de l’auteur : déjà  la narration, le choix du point de vue, le vocabulaire… cela peut paraître anodin,  mais je suis convaincue que ces choix sont importants pour le lecteur.

Pour concevoir ma scène d’ouverture je prend toujours le temps de me demander :

-Quel point de vue je veux adopter ?

-Quel personnage je veux mettre en avant ?

-Dans quel lieu je veux commencer mon action ?

-A quel moment ?

-Comment je peux utiliser les cinq sens pour intensifier les émotions ?

-Est-ce que je veux commencer par un flashback ? flashforward ? par une description statique au sens dialogue ? Est-ce que je veux entrer dans l’action ? présenter un événement ou un personnage ou les deux ?

-Comment vais-je attirer l’attention du lecteur ?

–Comment puis-je rendre ce que j’ai dans la tête logique, cohérent, intéressant et ordonné pour qu’un lecteur qui ne connaît pas l’histoire puisse avoir toutes les informations importantes pour comprendre de quoi il est question ?

Ensuite, je me lance dans la phase de « rêve », je profite du temps avant de m’endormir pour vivre cette scène dans ma tête, pour la rêver. En général, je fais plusieurs phases de « rêves » avant de me lancer dans la rédaction de l’incipit. Une fois que cela est fait, que j’ai écris ma scène et bien, je lui fiche la paix et j’enchaîne avec le reste, je ne reviens pas pour corriger, pas avant la fin. C’est quelque chose que je ne fais pas mais qu’il est possible de faire si l’on hésite : écrire deux ou trois débuts alternatifs, mais franchement pas plus, sinon vous m’avancerez jamais.

Le climax :

Et bien le climax quant à lui correspond au moment le plus fort de l’histoire. C’est l’acmé de votre roman. C’est avant le dénouement, après les actions (péripéties) successives. C’est le moment où le héros affronte le grand méchant (ou ses démons intérieurs, qu’il sauve la princesse, qu’il se met en couple avec la femme de ses rêves etc).

Pour en arriver là, on a vécu tout un tas d’actions, de rebondissements, le héros était proche de vaincre et il a échoué, puis recommencer, puis il s’est approché de ce moment le plus palpitant de l’histoire et voilà venu le moment d’y penser. Pour éviter la confusion, je tiens à vous dire qu’en réalité, j’écris tout mon plan avant de commencer la rédaction, même si la manière dont je l’explique peut laisser penser le contraire.

Le climax doit donc être l’apothéose de votre histoire, le bouquet final du feu d’artifice. C’est le moment où le héros est arrivé au point de non retour, il va enfin savoir s’il peut obtenir ses objectifs ou non. C’est pour cela qu’il est bien de planifier un peu avant d’écrire ce qu’il va se passer :

-histoire de garder en tête les objectifs du héros et de ne pas en oublier en chemin

-savoir dès le début vers qu’on on tend à arriver. on ne distille pas les mêmes informations selon la manière dont le roman se termine, même si on peut brouiller les pistes en faisant croire au lecteur que « TOUT EST BIEN QUI FINI BIEN » alors qu’en relisant on peut se rendre compte que deux ou trois petits indices laissaient penser le contraire.

-s’assurer que la chute correspond bien à ce que l’on avait en tête dès le départ et que l’on ne s’est pas laissé embobiner par les personnages et l’histoire.

Comment on le prépare ce super moment magique alors?

Et bien c’est simple, on prend encore une feuille de papier et on écrit ses petites idées. Oui, le métier d’écrivain n’est pas très innovant, ni même palpitant, on écrit, on pense, on réfléchis, on corrige et on recommence.

Alors à quoi il faut veiller quand on planifie le climax ?

–Aux personnages que l’on va faire intervenir.

-A l’évolution qu’auront déjà subi les personnages.

-Au lieu où cela va se passer.

-Donner une atmosphère particulièrement et utiliser les cinq sens pour renforcer le sentiment majeur que l’on veut créer et développer.

-la logique des actions qui vont se dérouler dans cette scène.

-Qu’est ce qui a changé dans la vie du héros ?

-Est-ce qu’il va parvenir à vaincre le grand méchant ? Comment il va s’y prendre ? Qu’est-ce qu’il va en découler ?

-Comment puis-je surprendre le lecteur ?

Le dénouement :

Et enfin, je tache de me concentrer sur la fin, la toute dernière scène de l’histoire, celle ou je dis au revoir à mes personnages pour les laisser vivre leur vie sans moi. C’est la scène que je pense être la plus facile à écrire, même si elle demande un certain savoir faire stylistique, je dirais, parce qu’il faut savoir rendre la fin agréable à lire et ne pas trop sur-jouer la fin du roman.

Alors à quoi est-ce que je veille ?

Et bien à rendre la fin cohérente avec ce que je voulais écrire. Je m’arrange pour que je ne laisse pas aux personnages toute la liberté qu’ils désirent, ces petites bêtes si on n’y fait pas attention ils vont dans toutes les directions.

Je m’assure de garder en tête les objectifs de chaque personnages et d’y répondre, même si lorsque l’on écrit une série par exemple on ne peut pas toujours répondre à toutes les questions au premier tome, mais ce n’est pas grave si le lecteur n’a pas toutes les réponses, l’important c’est que moi je les connaisse. Ensuite, je me demande si je veux que ma fin soit ouverte ou fermée. Donc est-ce que je veux que le lecteur puisse penser qu’il peut potentiellement y avoir une suite, ou si je veux que tout soit bien clairement fini.

Lorsque l’imagine mon roman, je tente toujours de trouver deux ou trois fins alternatives si celle que je conçois en premier me paraît trop « facile ».

Comme pour les deux autres scènes importantes, je me question toujours sur quels personnages faire intervenir, dans quel lieu, à quel moment (juste après le climax ? des semaines plus tard ? faire revenir le héros durant un peu de temps à la nouvelle vie normale ou non? ), quelle est la logique de la scène ? qu’est ce qui doit être montré ? quelle est la nouvelle émotion que je veux faire passer ?

Je crois qu’en faites pour la toute dernière scène de l’histoire, c’est réellement le récit en lui-même qui impose la fin, donc je ne peut pas réellement vous expliquer plus en détail comment je la conçois, parce qu’à part en m’assurant de répondre aux objectifs des personnages, je ne fais pas réellement de grandes réflexions sur la dernière scène.

Voilà ce que je pouvais vous dire sur la manière dont je planifie mes romans.

Les arcs narratifs

Coucou tout le monde,

Avant de continuer ma série sur la structure des romans et la manière dont je m’en sors pour structurer les miens, je voulais rédiger un petit article sur les arcs narratifs.

Qu’est-ce qu’un arc narratif ?

Je dirais qu’un arc narratif est l’évolution du personnage du début à la fin de l’histoire. Bien entendu, l’arc narratif n’est pas tout à fait « droit », voir plat, il fluctue, évolue, change, monte, descend, bref, il ne suit pas une courbe droite, sinon cela ne serait pas marrant.

En somme, je définirais l’arc narratif par cela : l‘évolution du personnage par rapport à sa situation de départ, jusqu’à sa situation finale, sans oublier toutes les situations par lesquels il passe durant le temps de l’histoire. L’arc narratif peut commencer avant l’histoire, c’est-à-dire avant le premier chapitre du roman, mais généralement elle ne peut s’achever qu’à la fin du roman, même si on peut imaginer qu’un personnage continue sa vie après la fin du roman, lorsqu’il y a une suite par exemple.

Avant de vous présenter les différents arcs narratifs, laissez-moi vous dire deux ou trois petites choses qui peuvent s’avérer utiles.

Si vous écrivez une saga, le mieux que vous puissiez faire au sujet des arcs narratifs, c’est d’en créer un pour chaque tome après avoir créé l’arc narratif de vos personnages du début à la fin de la saga.

Je m’explique, (on va parler du héros pour faciliter les choses mais ceci est valable pour tous les personnages) il se peut que votre héros commence votre histoire en étant soit heureux, soit malheureux, selon votre histoire. Exemple de personnage plutôt heureux au début d’une histoire Frodon dans le seigneur des anneaux, ou encore Richard Cypher au début de l’épée de vérité, ces héros seront poussés à l’aventure par les événements ou des révélations d’autres personnages, bon durant les aventures et les différents tomes les personnages vivent des aventures s’en prennent plein la tête et franchement s’ils étaient des types lambda il y a bien longtemps qu’ils se seraient mit à l’assurance pour cause de burn out soyons honnêtes, donc au cours des romans, ils vont et viennent entre le bonheur (plutôt la joie de réussir – surtout réussir à ne pas se faire tuer) et le malheur (perdre des amis, subir les affres de la guerre, de la faim, des tortures), seulement à la fin (du moins pour le seigneur des anneaux, je n’ai jamais dépassé le tome 3 de l’épée de vérité – honte à moi), le héros il est heureux parce qu’il a rétabli l’équilibre de vie dans le monde et anéanti le grand méchant et ses armées de grands méchants pas beaux et qu’il a réuni les peuples (Gimli et Légolas par exemple). Et il a d’autres histoires où le personnages commencent avec le moral au fond des chaussettes , comme dans…euh, les histoires de Cormoran Strike et achève l’histoire en étant dans une meilleure position, en étant plus heureux et dans une situation plus stable.

Là, je me rends compte que j’ai un peu trop avancer dans l’explication des arcs narratifs mais je crois que c’était nécessaire. Donc, ce que je voulais dire c’est qu’avant de vous lancer dans une saga, prévoyez en avance les arcs narratifs déjà de la saga au complet, en gros : comment voulez-vous que votre personnage se sente à la fin ? dans quelle position va-t-il se trouver ? sera-t-il plus heureux ? Plus malheureux ? Pareil ? Qu’est ce qui aura changé ? est ce qu’il sera mieux dans tous les domaines de sa vie ? Seulement dans certains ? Est-ce que ça lui sera égale de ne pas être heureux dans tout ou malheureux ? Est-ce qu’il aura eu une évolution positive ou négative ou neutre ? Et ensuite, posez vous ce genre de question pour chaque roman. Même si vous n’avez pas encore une idée très précise (ou pas d’idée du tout) de quoi sera composé votre deuxième, troisième, cent cinquantième tomes, après tout rien ne sera figé dans le marbre mais vous aurez déjà une idée du chemin à prendre. Si vous êtes des lecteurs réguliers, vous devez connaître mon avis sur la planification que je compare toujours à partir en vacances : plus on sait où l’on va, plus on est sûr d’y arriver et plus on prévoit son trajet moins on risque de passer par Londres pour se rendre à Alger.

Les arcs narratifs :

Le premier est peut être le plus commun, L’arc positif ou l’évolution dans le bon sens de la situation du personnage.

Alors ça, c’est l’arc le plus habituel, celui que je nomme l’arc conte de fée. Il est beau, il est tout gentil et tout rose. Je n’en suis pas une grande fan, en tout cas dans le sens où passer d’une situation où le héros a une vie malheureuse au possible à une vie magnifique, dans tous les domaines, ça me fait penser aux téléfilms sur la 1 ou 6 (et les chaînes associées) ou encore à Cendrillon : vie pourrie dans tous les domaines ; argent, santé ; amour ; travail ; vie sociale et à la fin de l’histoire le héros devient riche, vie dans une maison de rêve, avec l’homme ou la femme de sa vie, se retrouve à avoir une vie sociale riche et épanouie et une excellente santé alors qu’au début il était limite mourant. J’exagère mais vous voyez le tableau, ce genre d’histoires ont leur qualité, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus original, avouons-le.

En revanche, si votre personne au début de l’histoire cherche le grand amour, à retrouver la santé, ou à avoir un travail (ou les trois) mais qu’en cours de route, il perd certaines choses : par exemple il était marié et souhaité s’enrichir, et il finit par être célibataire mais riche, il a gagné sur un plan et perdu sur un autre. Là, il y a un peu de suspens, de réalisme, de vie, et une évolution. Ah je vous entends me dire « mais s’il perd sa femme, il ne peut pas être heureux et son arc narratif n’est pas positif du tout ! » eh bien si! Parce que l’arc narratif dépend surtout des objectifs du personnage au début de l’histoire. L’arc narratif dépend de ce que désir votre personnage quand l’histoire débute, s’il veut s’enrichir et qu’il finit riche et bien oui, son arc est positif, même si sa vie n’est pas parfaite au finale, et puis peut être que votre personnage se sentira mieux en étant célibataire et riche, qu’en étant pauvre et marié. On peut très bien perdre quelque chose et y gagner spirituellement et se sentir bien plus heureux en ayant perdu des choses même si on y tenait beaucoup.

Ensuite, il y a l’arc négatif :

Je dirais que c’est celui que je préfère, parce qu’il permet de malmener le personnage. Pour une grande fan de Game of Thrones, je mettrai cet arc narratif au pauvre Théon Greyjoy. D’ailleurs, c’est un excellent exemple : dans la saga littéraire (en tout cas là où elle s’est achevée) Théon a subi un arc négatif par excellence, il passe d’une situation peut être pas la plus confortable, pupille des Stark, à celle de traite haïs de tous, écorché et mutilé, vivant parmi les chiens d’un homme complètement pervers. On fait plus glamour comme arc narratif mais au moins il a le mérite de mettre du piquant dans l’histoire.

Bien entendu, il n’est pas nécessaire de traîner ses personnages aussi bas dans l’abysse de la négativité pour avoir un arc narratif négatif. On peut très bien se contenter d’empêcher le personnage d’atteindre ses objectifs, sans pour autant faire de lui un être sans espoirs.

Comme pour l’arc positif, il y a tout un tas de solutions entre le désespoir total et ne pas réaliser son rêve. Il existe tout un panel de possibilités et c’est justement cela qui est intéressant.

Enfin il y a l’arc narratif droit ou plat :

Le personnage n’évolue pas, en général c’est ce qu’il se passe dans des séries de romans tel que le club des cinq, fantomette, les Tom-Tom et Nana, Astérix ou encore James Bond. Le personnage est déjà tellement fort moralement, il a déjà ses propres valeurs, sa propre conception du bien, du mal, qu’il n’a pas besoin d’évoluer. Il reste le même encore et encore et encore même s’il croise des personnages différents, même s’il est confronté à des ennemis puissants, il n’a jamais de soucis intérieurs pour le changer. Pour lui, le monde reste le même quoi qu’il arrive et il ne connaît pas d’ennuis psychologiques ou d’interrogation personnelle. Il sauve les autres, il vit des aventures mais rien ne l’affecte. Du coup, il reste le même du début à la fin et ce n’est pas nécessairement le choix le plus aisé à concevoir.

L’arc plat ne veut pas dire que rien ne change, cela veut dire que votre héros lui ne change pas, qu’il reste le même. Foncièrement, il vit ses aventures, mais ses valeurs, ses habitudes, son mode de pensée en revanche reste tout à fait pareil. En somme, la vie qu’il a avant l’aventure redevient la même après l’aventure, il n’apprend pas de ses erreurs (souvent parce qu’il n’en commet pas vraiment), il a des objectifs souvent extérieurs : tuer le grand méchant, sauvez la fille mais lui n’est pas totalement impliqué, il ne va pas tomber amoureux de la fille par exemple.

Quel est le meilleur des trois ?

Tous et aucun. En réalité, cela dépend de vous, de votre désir, de ce que vous avez envie de faire vivre à votre personnage et de votre volonté de surprendre le lecteur. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix dans l’écriture. C’est quelque chose que je répète souvent aux personnes qui me demandent si leurs choix littéraire sont les bons, mais sincèrement : il n’y a aucun bon ou mauvais choix ! Il n’y a que vos choix et votre envie et personne ne peut réfléchir à votre place ou écrire à votre place ou vous dire que cette voie est meilleure qu’une autre.

Ensuite, il y a ses propres affinités. Moi, par exemple (oui je sais j’aime bien parler de moi), je n’aime pas les Happy End de conte de fée, les histoires où tout est bien qui fini bien, je les déteste. D’ailleurs les contes de fées de Disney, même si j’aime les regarder, et bien je les trouve plat, je préfère de loin les vrais contes qui certes se terminaient bien mais avait toujours une punition : comme dans l’une des versions originales de Cendrillon où les sœurs se font picorer les yeux par des oiseaux, bien plus intéressant selon moi de manière symbolique. Bien entendu, du coup, j’écris peu de fin « parfaite », même si les personnages peuvent se satisfaire d’avoir un sort un peu meilleur, tout n’est jamais tout rose dans leur vie à la fin de l’histoire, j’aime qu’ils y perdent toujours quelque chose. Si vous aimez les Happy End de contes de fées, allez-y faites vous plaisir ! (et rendez l’histoire intéressante aussi, attention, je ne dis pas qu’il faut écrire une histoire banale et sans intérêt non plus sous prétexte que l’on aime les happy end !!).

Faites  :

-Ecrivez ce que vous aimez ! Faites-vous plaisir !

Ecrivez ce qui est le plus intéressant pour l’histoire ! Toujours ce qui est le plus intéressant pour l’histoire, même si ce n’est pas nécessairement ce que vous avez envie d’écrire de prime abord ! Je sais nous avons tous du mal à malmener nos chers héros, parce que ce sont nos bébés et que l’on veut qu’ils aient une vie heureuse mais ça ne les aident pas et puis …ce ne sont pas des enfants, ce sont des personnages de fiction même si vous leur faites mal, rassurez-vous personne ne vous mettra en prison (pas dans un pays des droits de l’homme).

Soyez original ! Etonnez-vous, étonnez le lecteur, soyez créatif !

Ne faites pas :

Ecrire quelque chose pour faire plaisir aux autres et qui ne vous plaise pas à vous !

Ecrire une histoire vide de sens et d’intérêt !

-Ecrire une histoire cousue de fils blancs ! Stéréotypée au point que le lecteur connaîtra la fin dès qu’il aura lu la première page et qu’il pourra vous dire à peu de choses près exactement ce qu’il va se passer. Oui, je sais ça fait mal, mais parfois il faut dire aussi les choses qui font mal.

Voilà ce que je peux vous dire sur les arcs narratifs.

Avez-vous un arc narratif favoris ?

Aviez-vous déjà entendu parler d’arcs narratifs ?  

Structurer son roman : L’idée maitresse

Bonjour à tous,

Aujourd’hui commence une nouvelle série d’article sur la manière de structurer un roman. Comme toujours, je ne présente ici que ma vision des choses, toutes les autres manières de structurer un roman sont valables pour le peu qu’elles vous soient utiles, alors n’hésitez pas à mettre en commentaire votre manière de faire, elle peut être utile à tous.

J’ai intitulé cet article l’idée maîtresse parce que je compte vous exposez rapidement ce que j’entends pas structurer son roman.

Tout d’abord, je m’assure d’avoir du papier et des stylos de couleurs à disposition. C’est le matériel que j’utilise pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Etant un peu paranoïaque, je m’assure également que personne ne puisse venir jeter un œil sur ce travail préliminaire pendant que je m’y atèle, d’autant plus que j’ai tendance à être de mauvaise humeur lorsque je suis en planification et je bougonne beaucoup, pour un tas de raison (me tromper dans mon code couleur est d’ailleurs la raison qui me rend bougonne la plus part du temps). Alors une fois que mes feuilles de papiers (blanches, à carreaux, et mon carnet de préparation) sont installées sur mon bureau que j’ai vérifié que mes stylos étaient bien là, je peux commencer.

La première de mes étapes consiste a définir ma scène d’ouverture, puis mon climax et enfin mon dénouement. Ce sont les trois scènes que j’ai besoin de connaître à tout prix pour me lancer. Je ne dirais pas que le reste est du remplissage mais j’avouerai que sans une idée précise de la manière dont commence et se terminer l’histoire je ne parvins pas à réellement me concentrer sur les scènes et sur les actions.

Lorsque je commence à planifier un roman, je tâche de découper le tout en trois parties. Ce découpage me permet d’avoir à travaillé que de petites parties à la fois et ne peut pas me noyer dans la masse des actions, ou des péripéties : la première partie étant l’exposition, la situation initiale, la présentation des personnages ; dans la seconde partie se trouvent toutes les actions et les péripéties de l’histoire, l’évolution progressive du personnage principale et des autres (même si je dois avouer que souvent je me concentre surtout à faire évoluer le héros, parce que je me lasse vite de la phase préparatoire de l’écriture) et enfin la troisième partie se concentre sur le dénouement et le « retour » à la vie normale. (je dirais bien le happy end mais chez moi les happy end sont rares.)

Une fois, le découpage effectuer grosso modo (j’expliquerai ce que j’entends par là au fur et à mesure de cette série d’article), je m’atèle à concevoir ce que je nomme « les claques » du héros. Ce sont les trois ou quatre scènes les plus importantes de l’histoire, celles qui vont réellement avancer les choses. Pour donner un exemple, je prendrais celui de roman d’aventure, la première claque serait « il faut sauver le monde », la seconde claque « le premier affrontement avec le méchant » et la troisième « l’assaut final » et la quatrième « le retour du héros ». Cela me permet plusieurs choses : déjà de savoir exactement comment va se terminer mon roman (même si cela peut changer rien n’est figé), du coup je garde la motivation, j’aime bien connaître la fin des histoires avant de commencer à rédiger, d’ailleurs lorsque je lis un roman je lis toujours le dernier paragraphe avant de commencer la lecture (ne me jugez pas ^^ ). Ensuite, je peux visualiser les scènes importantes, et donc me diriger vers les points capitaux et cela me permet de distiller des éléments d’intrigues au cours de la rédaction. Enfin, je peux intensifier la tension dramatique de ces scènes en déroulant la chronologie de l’histoire.

Une fois ces étapes achevées, je peux me concentrer sur l’ajout de scènes importantes ou de scènes que je sais que je trouverai difficiles à écrire si je ne les planifie pas un peu. Dans le prochain article, j’exposerai en détails comment je m’y prends pour effectuer la première partie de ce travail, à savoir trouver la scène d’ouverture, le climax et le dénouement.

 

Les descriptions

Bonjour à tous,

Aujourd’hui essayons de voir comment améliorer ses descriptions.

Tout d’abord rappelons quels sont les rôles clés des descriptions.

Les descriptions ont pour fonction d’exprimer les émotions du personnage. Ensuite, elles sont un rôle informatif, les descriptions permettent de décrire les paysages, les personnages.

Comment faire pour que la description soit attrayante ? Que doit-elle contenir ?

Une description doit se focaliser que sur un seul point de vue. Il est inutile de tout décrire. Il faut également orienter le lecteur vers les points importants afin de les mettre en avant.

Pourquoi se focaliser que sur un seul point de vue, plus exactement sur une seule focale ?

Tout simplement parce qu’un roman n’est pas un film. Si dans un film, on peut voir tout le paysage, avoir une vision claire, précise et orientée, dans un roman les choses sont différentes. Ecrire c’est « obligé » le lecteur à imaginer, si vous lui décrivez absolument tout, il n’aura plus rien à imaginer, et je trouve cela un peu triste. De plus, les longues descriptions ne sont plus à la mode. Bien que la mode ne soit pas une raison pour faire ou non des descriptions, cela compte un peu quand même. Pourquoi ? parce que lorsque l’on parle de longues descriptions on pense à Tolkien, Zola, Hugo, etc. Ce genre de descriptions peut certes avoir un grand intérêt lorsque l’on invente un monde, mais l’opinion général n’en garde pas moins l’idée que ce sont de longues descriptions qui sont trop longues. Il faut dire qu’à l’époque où l’on vit et où il faut que tout aille « vite », soit « facile » et « donné » tout de suite, l’action tend à être privilégiée par rapport à la description. Les descriptions doivent donc être perçues d’un seul point de vue, afin de les rendre plus palpitantes. Elles ne sont pas là pour décrire le réel mais un point de vue. Il n’est pas utile de tout écrire, mais de savoir orienter les descriptions afin d’en faire ressortir les éléments capitaux.

Comment faire alors pour rendre ses descriptions vivantes ?

En observant, le monde et non seulement en regardant les choses telles qu’elles sont et en assimilant la vision à l’émotion, mais également en essayant de voir le monde avec objectivité. On peut se dire qu’émotion et objectivité sont contraire, c’est certain mais si l’on ne peut être à la fois objectif et émotif, on peut l’être à tour de rôle. Le tout est de pouvoir restituer à la fois le monde et donner de la profondeur à ses descriptions.

Pour rendre ses descriptions vivantes, il faut surtout les visualiser. Pour mieux réussir ses descriptions le mieux c’est de parvenir à les insérer dans le récit, de manière naturel pour que le lecteur n’ait pas l’impression que vous cherchez à introduire une description. Pour vous donnez un exemple, prenons la musique et le chant, si comme vous vous êtes fan de groupe de rock, vous aurez souvent remarqué que les guitaristes sont souvent également les chanteurs du groupe, vous aurez aussi remarqué avec quel « naturel », « facilité », « aisance », ils parviennent à chanter tout en jouant de la guitare. (valable aussi pour d’autres instruments bien sûr). Cependant, je peux vous jurer que ce n’est ni naturel, ni facile, ni aisé de chanter en jouant. Je le sais d’autant plus que depuis le mois d’octobre, je suis sur un morceau que je souhaite maîtriser à la « perfection » pour donner la sensation que tout coule de source. Pour l’insertion d’une description c’est exactement la même sensation qu’il faut donner au lecteur.

Pour écrire une bonne description, il faut également veiller à ce qu’elle soit cohérente. Bien écrire est une chose, mais suivre une réelle logique est nécessaire. Par exemple, lors de la description physique d’un personnage, il faut veiller à ne pas décrire « dans le désordre », si vous décrivez un personnage n’allait pas décrire ses yeux, puis ses chaussures, pour faire un retour sur ses oreilles. De même lorsqu’on décrit un paysage, il faut suivre une logique, celle du balayage visuel.

Quels sont les éléments que l’on peut insérer dans une description ?

Je dirais que le plus important c’est d’intégrer les cinq sens à vos descriptions. Souvent, on se focalise sur le visuel, mais le goût, le toucher, l’odorat, l’ouïe sont aussi importantes lorsque l’on fait des descriptions. Une bonne odeur de café, le rugueux d’un mur, les bruits de la ville, le goût du chocolat, toutes ces choses peuvent être très utiles pour que le lecteur puisse s’immerger dans votre monde.

Ensuite, montrer les choses, éviter de raconter, pour que l’action soit vivante et la description utile. N’oubliez pas : la description fait partie de l’intrigue. Si vous décrivez un paysage, un lieu ou une personne, c’est qu’il fait parti de l’intrigue. Tout ce qui se trouve dans votre description doit servir l’intrigue.

Et enfin, éviter les répétitions, cette dernière partie est surtout valable lors de la phase de correction.

Processus créatif : la correction

Bonjour tout le monde,

Continuons notre série sur le processus créatif (après l’inspiration, les personnages, le plan et l’écriture) avec la dernière phase de l’écriture : la correction.

La correction est de loin la phase la moins créative et la plus rébarbative de l’écriture. Pour ainsi dire, fini de jouer et en garde ! La correction est la phase la plus épuisante, la moins sympathique et la plus agaçante de l’écriture. Et je ne suis pas la seule à la penser. Autant écrire, planifier, inventer peut être amusant, mais lorsqu’il s’agit de corriger il n’y a plus rien d’amusant, si ce n’est les erreurs que l’on a pu commettre durant la phase de rédaction et où l’on se dit « mais qu’est ce que j’ai pu être bête ».

La phase de correction est utile, afin de vérifier que l’on n’a pas fait d’erreur, sur le fond mais également sur la forme. C’est le moment d’amplifier la tension dramatique, de vérifier l’orthographe, la grammaire, de rajouter quelques descriptions, de couper des dialogues, bref de faire le ménage dans son roman afin de le rendre le plus impeccables possibles.

Alors on peut se demander s’il y a besoin d’une phase de créativité durant la phase de correction. On pourrait croire que c’est le moment où il n’y a pas besoin de créativité puisqu’il s’agit simplement de remettre au propre son roman, de vérifier que tout est à sa place et qu’il n’y a aucune erreur dans la chronologie du roman, dans la syntaxe ou ce type de question. Pourtant, je ne suis pas convaincue par cette vision des faits. Je crois qu’il faut également faire preuve d’une certaine créativité, notamment lorsque l’on a besoin d’amplifier la tension dramatique dans certaines scènes ou lorsque l’on a besoin de reprendre certains chapitres.

Je ne pense pas que le processus créatif s’arrête lorsque l’on reprend page par page, ligne par ligne et mot par mot son œuvre pour la retravailler, je pense que ce processus est simplement différent. Bien entendu, ce n’est pas de la créativité à l’état pur, mais il s’agit essentiellement de vérifier que la phase de pure écriture était justifiée, que l’on a utilisé les bonnes idées, les bons mots.

La correction est une étape primordiale dans l’écriture d’une histoire. Je sais que pour beaucoup d’auteurs elle est franchement peu attrayante, mais elle est nécessaire pour s’assurer que tout est comme il faut.

Si je devais donner un conseil pour la correction je dirais qu’il faut lire son texte à haute voix. Cela semble un peu ridicule de lire à haute voix, surtout l’on a un peu peur de passer pour un fou, mais c’est capital pour ressentir les mots, voir si les phrases ne sont pas trop longues, si l’on adopte le bon rythme dans les scènes, si la sonorité est adéquate etc.

En terme de temps, je dirais qu’il me faut en général le double pour corriger qu’il m’en a fallu pour écrire. Lorsque j’écris une histoire en un mois, je me donne deux semaines à un mois sans y toucher, puis deux mois pour le corriger. Je ne suis pas douée en orthographe, grammaire et compagnie, je ne m’en cache pas, c’est un soucis que j’ai depuis toujours, alors je donnes toujours mon texte à corriger à d’autres personnes. Bien entendu, cela demande du temps, et je ne le fais qu’une fois que j’ai corrigé tout ce que je pouvais faire moi-même.

Après la correction, vient les lecteurs, ceux à qui l’on demande l’avis et des conseils. Cette phase appartient à chacun et je ne peux donc pas la commenter, mais je peux vous dire une chose : méfiez-vous de la surenchères d’éloges ou de critiques. Bien entendu, je peux me tromper, mais quelqu’un en qui vous avez confiance ne devrait jamais vous dire que votre histoire est absolument parfaite, ni même qu’il n’y a rien d’intéressant dedans. (même si cela peut arriver). Bien entendu, on vous pointera plus aisément les défauts, parce que c’est ce qui dérange, mais demandez également à vos lecteurs ce qu’ils apprécient. Demandez leur ce qu’ils pensent des personnages, de l’histoire, du contexte, de la syntaxe, ce que vous pourriez corriger etc.

Pour ma part, lorsque quelqu’un me donne son texte à lire j’essaie toujours de montrer les failles, tout en proposant des idées pour améliorer ces petites erreurs et je termine toujours par un petit résumé des qualités et des défauts. Je ne crois pas me vanter en affirmant que je cherche toujours à motiver les autres dans leur quête de l’écriture. Peut être que j’ai tort, peut être pas, je ne dis pas que tous les textes que l’on m’a donné à lire deviendront le prochain best seller de l’année mais il y a quelques petites histoires sympa. Certains textes ne seraient même pas publiables, (à cause du contenu, du format, de la qualité, etc) mais ce que l’on gagne en encourageant les autres, c’est qu’ils gardent confiance en eux et de ce fait s’améliore. Je crois que cette bienveillance est également capitale lorsque vous jugez votre propre travail. Non, il ne sera pas parfait, oui vous aurez envie de défenestrer votre premier jet, bien entendu il faudra peut être cinq ou six romans avant d’avoir atteint cette qualité publiable que vous visez et alors ? Ce n’est pas de la perte de temps, c’est au contraire un gain de temps. Pourquoi un gain de temps ? Parce que si vous abandonnez à la première histoire et bien jamais vous ne deviendrez écrivain, jamais vous ne réaliserez votre rêve et c’est ça le plus important, s’accrocher.

 

Le processus créatif : l’écriture

Coucou tout le monde,

Suite de la petite série d’article sur le processus créatif, après avoir évoqué l’inspiration, les personnages et le plan, aujourd’hui je voudrais parler de l’écriture même du roman et évoquer comment je parvins à écrire un roman, ce qui n’a rien d’aisé croyez-moi.

Ecrire demande du travail, tout le monde s’accorde là-dessus, mais personne ne semble croire qu’écrire est un métier. Pour beaucoup de gens, écrire est un passe-temps, ce qui signifie qu’écrire ne doit pas demander tant de travail que cela. Alors on s’imagine qu’écrire vient avec facilité, que les mots coulent d’eux-mêmes et que tout est beau dans le meilleur des mondes possibles. Oui, mais voilà, le processus créatif qui découle de l’écriture est un processus qui demande du temps, de la concentration et de la volonté.

La meilleure manière que j’ai trouvé pour rester concentrer durant l’écriture d’un roman, c’est d’écriture tous les jours ou presque. Passer quelques minutes, à quelques heures tous les jours sur mon projet me permet de rester motivée.

Que faut-il pour être un écrivain ? est-ce qu’il est nécessaire d’avoir fait des études dans ce domaine ?

Récemment, j’échangeais avec une personne qui a le projet d’écriture, seulement cette personne semblait se dévaloriser à cause de son manque d’études. Je crois que j’étais à la fois peinée et énervée. Pour être un écrivain, je ne dis pas pour être publié, mais simplement pour écrire, tout ce qu’il faut c’est une bonne dose de motivation, qu’importe les études, le niveau scolaire. Ce qu’il faut c’est essentiellement, une bonne idée, des personnages et une histoire qui tient la route, pour le reste et bien tout ce qu’il faut c’est du travail, de l’acharnement et beaucoup de motivation. Ne pas avoir assez de culture générale ou peu de vocabulaire n’est pas une « excuse » pour ne pas écrire. Pourquoi ? Parce que le vocabulaire ça s’acquière, avec du temps, avec des efforts, en lisant principalement, en regardant dans le dictionnaire pour connaître la définition des mots inconnus.

Combien de temps faut-il pour écrire un roman ?

Autant de temps qu’il est nécessaire. Pour beaucoup d’auteurs célèbres, il faut mieux écrire son premier jet le plus rapidement possible, et sur ce point, je suis d’accord. Plus l’on écrit rapidement, mieux c’est car l’on a moins le temps de s’ennuyer, de se lasser et de laisser tomber. Donc je dirais qu’il faut mieux écrire son premier jet entre 1 mois et 6 mois, pour ensuite corriger son manuscrit. Pour ma part, j’écris en moyenne 1500 à 3000 mots par jour, parfois, si j’ai le temps je monte à 6 000 mots. Il me faut en général 45 min pour écrire 1500 mots. J’ai tendance à user un chronomètre pour écrire « plus vite », je me mets mon chronomètre durant 10 min et j’écris sans lever le nez. Lorsque j’ai besoin de prendre une pause, de répondre à un sms ou de procrastiner quelques instants pour recharger mes batteries ou de me faire un nouveau thé, je fais une pause de quelques instants et je reprends ensuite mes phases de dix minutes jusqu’à ce que je sois arrivée à mon objectifs d’écriture.  

Comment éviter la page blanche ?

En écrivant tous les jours, en planifiant son manuscrit, en restant focalisé sur son projet, et par-dessus tout, en ayant des personnages biens définis, aux objectifs clairs et précis, ainsi qu’en se fixant des objectifs. La page blanche c’est un syndrome de peur, et je crois qu’il n’est pas nécessaire d’avoir peur lorsque l’on écrit, tout du moins durant la phase de rédaction. Pour cela, il ne faut pas se mettre la pression, après tout un premier jet n’est pas une version définitive donc pas de quoi s’inquiéter.

Le processus créatif durant l’écriture :

Ecrire, c’est aussi se mettre en danger, révéler son âme. C’est un travail que personne ne peut faire à votre place. Ecrire c’est ce que vous en faite. Manier les mots devient facile à mesure que l’on pratique l’écriture, c’est pourquoi il ne faut jamais se décourager, même dans les moments les plus délicats.

Ecrire, c’est également se laisser porter par son histoire et par ses personnages, plus que par son plan, même s’il est important d’avoir un plan. Durant toute la phase de rédaction, il est important de ne pas revenir en arrière, de ne pas chercher à corriger, encore et encore, mais plutôt de se laisser aller à écrire. Je sais que c’est difficile, pourtant la meilleure solution reste d’aller de l’avant, et si jamais vous vous apercevez que votre roman ne va pas la direction que vous souhaitiez et bien ouvrez un nouveau document ou prenez une nouvelle page et reprenez votre histoire. Ne jetez rien, en tout cas, pas durant la phase de rédaction. La phase d’écriture est à la fois la phase la plus créative, celle ou l’on se laisse aller et celle qui est la plus frustrante, parce que c’est le moment où l’on cherche à en faire trop. Je crois que le mieux c’est de simplement écrire sans trop y réfléchir, juste avancer dans son histoire et ne pas chercher à trop intensifier son récit.

Processus créatif : le plan

Bonjour tout le monde,

Après avoir parlé du processus créatif : l’inspiration et du processus créatif : les personnages, aujourd’hui, je vais aborder avec vous la création du plan.

Est-ce que j’utilise un plan ? Comment est-ce que je le met en place ? A quoi ça me sert d’avoir un plan ou non ? Est-ce qu’avoir un plan est nécessaire pour écrire ? Comment est-ce que je m’organise ? Pourquoi est-ce que c’est nécessaire de savoir où l’on va et est-ce que le plan est figé ou est-ce qu’il peut évoluer ? Est-ce qu’un plan cela fait tout dans l’histoire ?

Voilà les questions auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.

Est-ce que j’utilise un plan ?

Alors là, c’est une excellente question. Déjà un plan qu’est ce que c’est ?

C’est un canevas, une base de travail, dans laquelle on peut avoir prévu les grandes lignes de l’histoire ou avoir prévu tout les éléments de l’histoire de manière très détaillés. Il y a deux grandes écoles qui existent dans le monde « du plan de roman », soit on essaye de jeter les grandes lignes directrices et on écrit un peu comme on le souhaite. Pour comparer à la peinture, je dirais que c’est comme avoir un paysage devant les yeux et avoir envie de reproduire ce paysage sur la toile. Soit on détermine avant même décrire chaque petits détails de l’histoire, les rebondissements, les intrigues de tous les personnages, les chapitres, voir même les scènes de chaque chapitre. Toujours en comparaison à la peinture, je dirais que c’est comme les kit peinture par numéro où il ne reste plus qu’à appliquer la couleur à l’endroit désigné par le numéro. Aucune des deux écoles n’est mauvaise, aucune n’est bonne, tout dépend de soit et de ses préférences ou du romans que l’on écrit. En réalité c’est comme tout, le choix se détermine à l’instant T. Bien entendu, encore les grandes lignes et le détails (excessif) on peut trouver un juste milieux qui nous correspond.

 

Pour ma part, je n’emploi pas certainement pas le modèle ‘par numéro’, je n’ai pas la patience de tout détailler avant de commencer à écrire, parce que pour être honnête, tout prévoir à l’avance me « gonfle », me « coupe » dans mon élan et je trouve que c’est (pour moi) une perte de temps.
J’ai tenté l’expérience par le passé mais je n’ai jamais pu achever, ni même commencer un roman que j’avais planifié dans les moindres détails à l’avance, je ne suis pas faite pour cette méthode que je trouve fastidieuse. A bien y réfléchir, enfant je n’ai jamais pu achever une seule peinture par numéro. Je crois que j’ai un esprit trop rebelle pour apprécier que l’on me dicte ma conduite, même si c’est moi-même qui me dicte ma conduite. J’ai besoin de spontanéité, certainement parce que j’en manque cruellement dans la vie.

Donc oui, j’utilise un plan. Je planifie en règle générale mes personnage, leur histoire de vie, parce que j’en ai besoin pour savoir où aller. Ensuite, je planifie ce que j’appelle mes 4 points clés :

-Le début de l’histoire : où en est le héros au début de l’histoire

-L’élément déclencheur : en gros qu’est ce qui le pousse à bouger ses fesses et à sortir de sa zone de confort pour prendre part à l’aventure

-Le climax : le point culminant de l’histoire

-le dénouement : où est-ce qu’il en est à la fin.

Une fois ces grands traits brosser, je me demande quelles sont les péripéties importantes ou les scènes clés. Ma question à ce moment là  c’est « qu’est ce qui pourrait lui arriver d’important? » en général je me sers de ce que je sais des personnages pour répondre à ces questions.

Petit exemple, le roman que j’écris en ce moment retrace une partie de la vie d’une baby-sitter (pour arrondir ses fins de mois) qui travaille pour une famille plutôt aisé, en dehors de cela le personnage principal fait une rencontre sentimentale, mais voilà son passé fait que c’est compliqué (si c’était simple à quoi ça servirait ^^), de même que dans sa carrière professionnelle (autre que baby-sitter), elle est aussi amené à côtoyer certaines personnes. Je n’entre pas dans les détails parce que je n’ai pas trop envie de le faire pour le moment mais le passé du personnage fait qu’elle craint énormément la trahison. Elle attache une grande valeur à la fidélité, de manière quelque peu excessive (bah oui sinon ce ne serait pas intéressant). Evidemment, ma question à ‘qu’est ce qui peut lui arriver d’important? » c’est forcément être trahie, par tout le monde, où plus exactement qu’elle croit avoir été trahie, pour la mettre à mal. Seulement pour être trahie, il faut faire confiance. De ce fait, je prévois les scènes de trahisons, les motifs : par exemple son patron qui embauche une autre baby-sitter, le jour où elle ne peut pas travailler (pas franchement une trahison, mais on peut le vivre ainsi selon le contexte), une trahison émotionnelle, l’homme qu’elle rencontre va être vu avec d’autres femmes (même si pour le coup la première fois, il s’agira de sa sœur ce qui l’influencera à lui faire re-faire confiance, etc).

Lorsque je planifie, j’essaie toujours de mettre mon personnage en déséquilibre, parce que j’ai remarqué que j’ai plus de difficulté durant l’écriture, à faire tomber / sortir mon personnage de sa zone de confort. 

Une fois que j’ai les éléments importants, en général j’ai une douzaine de moments « importants », enfin quand je dis important ce n’est pas nécessairement des moments clés de l’histoire, mais des éléments qui vont ajouter à l’action des données. Une fois que j’ai cela, je me demande comment va finir l’histoire exactement. Est-ce que le personnage va avoir ce qu’il désir ? est-ce qu’il aura atteint son but dans la vie ? Est-ce qu’il sera satisfait de son sort ? Est-ce qu’il va évoluer?  Bien entendu, j’ai déjà la réponse à ses questions, dans la manière dont je ferais évoluer le personnage au travers de ses actions, et des éléments de l’histoire que j’ai déjà « conçu », mais j’aime bien me poser et répondre franchement à « est-ce qu’il va réussir ? »La meilleure réponse n’est pas toujours oui, ou non, mais une zone entre les deux, qu’il est important de définir.

Après cela, je tente d’organiser des chapitres grâce aux éléments précédents, afin de jongler avec les moments de forces et de faiblesses  de mes personnages.

C’est sûre que dis ainsi, on peut penser que j’ai un plan très détaillés, mais en réalité, ce n’est pas le cas, car souvent, mes descriptions de chapitres ne font pas plus de quinze lignes et j’écris gros (et mal qui plus est). Je dois également avoué que pour mes premiers chapitres j’aime bien détaillés les scènes principales en quelques mots :

Petit exemple avec la page du chapitre 1 du roman que j’écris en ce moment :

On peut donc constater qu’il n’y a pas réellement de détails sur ce qu’il se passe. En plus, je n’ai pas du tout commencer comme ça, au final, comme quoi prévoir trop de détails n’est pas idéal pour moi.

Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir un plan ?

Oui, Non, ça dépend. En vrai, il faut avoir une idée précise de où l’on part et de où l’on veut arriver et de quelques éléments importants entre les deux, sinon, on ne va nul part. Seulement une idée précise ne signifie pas avoir un plan préétabli à l’avance.

c’est comme partir en vacances, vous devez savoir de où vous partez et à quelle date, et de où vous voulez arriver, à quelle date, entre les deux, il faut savoir comment faire pour s’y rendre, quelles seront les étapes et le trajet. Mais trop planifier ne sert à rien. Un peu comme lorsque l’on part en vacances, il est important de savoir quand on part, par quel moyen de transport, où l’on va dormir sur place, le temps que durera le séjour et quand on va revenir, mais si vous partez en voiture, vous ne pourrez pas prévoir toutes les pauses pipis, le nombre de chips que vous mangerez en route, le temps des bouchons, le nombres de cailloux que vous rencontrerait. Bref, tout prévoir est impossible et dangereux, comme planifié un trajet à la seconde près, planifié un roman à la virgule près est le meilleur moyen pour qu’un imprévu vous arrive et là vous serez bien embêtés et en proie à la panique. Mais il est tout aussi dangereux de rien prévoir en dehors du moment de départ et de l’arrivée. Comme pour un voyage, si vous ne savez pas par quel route passer il se peut que vous vous retrouviez à passer par la Suède pour vous rendre à Rome (c’est une image exagérée mais pas si fausse).

Ne pas avoir un plan trop rigide permet de laisser libre court à sa créativité et aux personnages. On ne peut jamais savoir quelle bonne surprise ils nous réservent, bien entendu, ils ne faut pas leur laisser faire tout ce qu’ils leur passent par la tête, mais c’est toujours agréable de se laisser un peu porter par son histoire. Sinon, à quoi sert d’avoir un écrivain autant demander à un robot d’écrire une histoire. Donc bien entendu que le plan peut évoluer, mais je crois qu’il faut s’en tenir à certains éléments pour ne pas se perdre soi-même dans des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire que l’on désirait écrire.

Est-ce que le plan fait tout dans l’histoire ?

Oui et non. Oui, ça fait avancer l’histoire, ça permet de savoir quoi dire, comment faire évoluer le personnage, comment le mettre en déséquilibre mais ça ne garanti pas que l’on saura écrire convenablement, que l’histoire sera intéressante, que nos idées de départ sont bonnes. Bref, vous l’aurez compris, un plan oui, mais ne basez pas tout la dessus, il y a quand même une part de talent dans l’écriture, et une immense part de travail, de réécriture, de réflexion.

Ecrire n’est pas facile, c’est un travail, et comme tout travail, il demande de se remettre en question, d’avancer avec détermination et d’avoir un objectif, tout en sachant que rien ne peut être prédéterminé à l’avance.

Processus créatif : les personnages

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais continuer à vous parler du processus créatif et de la manière dont je l’envisage en parlant des personnages et de leur création.

A mon avis, les personnages sont la clé de voûte d’une histoire, bien plus important encore que le thème ou l’idée principale. Je pense qu’une bonne histoire doit avant tout avoir des personnages forts et complexes, également complets.

Peut être parce que j’ai nourri mes premières lectures avec des personnages féminins forts (Hermione Granger, Scarlett O’hara, Claudia etc,), j’aime que mes héroïnes soient des femmes fortes, avec du caractère et une certaine force morale, j’aime qu’elles se mettent en avant et qu’elles soient moralement capable de grandes choses et d’atteindre les buts qu’elles se fixent. C’est peut être un peu « romanesque » de ma part, mais c’est ainsi. J’aurais beaucoup de difficulté à écrire un personnage féminin fades, sans reflets, sans « animosité » et sans l’envie de se battre et de vaincre. Cela ne signifie pas que mes personnages n’ont pas de faiblesses, bien au contraire, mais qu’ils savent ce qu’ils veulent.

Pour ce qui est de mes personnages masculins, ils ont en général bien moins de forces, ils sont plus fragiles psychologiquement. Disons que j’aime leur mettre des failles qui ne sont pas toujours des failles que l’on voit dans des personnages masculins.

Dans tous les cas, je m’arrange toujours pour que mes personnages soient en déséquilibres dans leur vie, leur psychologie surtout.  Nous avons tous des failles, des faiblesses, des forces également, mais nous ne sommes pas « équilibrés ». Sans voir, tous les êtres humains comme des malades mentaux, je peux dire que nous avons tous des défauts, des faiblesses et des terreurs, avec mes personnages j’aime en rajouter un peu, pour créer un déséquilibre profond qui les mettent toujours sur la sellette.

Comment je conçois mes personnages ?

Un peu comme mes idées, mes héros me viennent naturellement. Pour ce qui est des personnages secondaires, c’est un peu différent et j’ai besoin de beaucoup de travail pour les créer, les inventer, leur fournir des caractéristiques humaines et trouver leur « objectif » de vie.

Mes personnages j’aime à la fois les bichonner, passer du temps avec eux, me mettre dans leur tête, essayer de visualiser les choses de leur manière, mais également voir leur histoire comme un auteur impitoyable et malmenant, évidemment. Il est important de les rendre plus complexes, et captivant pour le lecteur, mais en même temps, je suis convaincue qu’un bon personnage doit vivre sa vie comme s’il était humain.

Je ne suis pas une adepte des fiches de personnages, je fais souvent des fiches mais elles ne sont pas complètes, dans le sens où je ne m’attache pas à faire une bible du personnage, mais je m’attache à leur donner des failles, comme je l’ai dit, mais aussi à concevoir une partie de leur passé et à leur fournir des objectifs de vie. En tant qu’être humain, on se fixe des objectifs, des envies, des désirs. Parfois, on se dit « je veux me marier à tel âge, je veux avoir un enfant à tel âge, faire tel ou tel métier », cela ne veut pas dire que ces objectifs ont va les réaliser, juste que l’on a envie d’obtenir certaines réussites. Ce sont ces objectifs de vie qui marque notre vie, qui font que l’on prend certains chemins et pas d’autres, que l’on conserve des rancoeurs, que l’on se sent frustré. J’essaie d’avoir cela également pour mes personnages.

Sinon, comment est-ce que je conçois mes personnages ? Est-ce que je passe du temps pour les écrire ?

Pas vraiment, je ne prends pas tellement de temps pour les inventer, généralement, je les visualise très rapidement. Suite à la création de mon héros, j’arrive très vite à lui fournir des amis, une famille, des collègues, des gens pour « vivre » l’histoire avec lui. 

Je n’ai pas non plus tellement de mal à leur inventer un physique ou une personnalité, mais pour ce qui est du physique, souvent j’aime ajouter quelques descriptions physiques qui ressemblent à des acteurs. J’aime bien me servir des acteurs pour mieux cerner le physique de certains personnages, sans pour autant décrire précisément des acteurs célèbres, parfois des détails physiques sont difficiles à décrire si on n’a pas une image ressemblante sous les yeux.

Pourtant, ne pas prendre le temps de tout noter sur les personnages me jouent certains tours. En effet, je n’ai pas de fiche de personnage « hyper » descriptive du coup, par moment, j’oublie certains détails notamment physique, donc je dois revenir en arrière durant les corrections, c’est un peu embêtant. C’est pourquoi je vous conseil d’avoir des fiches de personnages et de les compléter au fur et à mesure. Maintenant, c’est ce que je commence à faire, pour ne plus avoir à subir de lourdes corrections en ce qui concerne les personnages.

J’arrive facilement à « voir » les personnages qui seront utiles à mon histoire, de manière presque intuitive. Je ne sais pas s’il s’agit là d’une force ou d’un malheur, parce qu’une fois que j’ai un personnage en tête, il m’est impossible de l’oublier ou de ne pas m’en servir. Faire disparaître un personnage qui n’est plus utile, parce que l’histoire évolue, c’est difficile pour moi. J’ai peut être trop tendance à considérer mes personnages comme de vraies personnes. Je crois que tout le soucis vient de là. C’est pourquoi les « perdre », les « laisser tomber », et même achever une histoire est difficile pour moi. C’est un peu comme une trahison, un abandon. Je conçois que dire les choses de la sorte est un peu ridicule, et même que je passe pour une « folle », mais je suis un peu comme ça. Je crois que c’est pour cela que je visualise aussi facilement les personnages de mes histoires, parce que pour moi, ils sont réels.

 

Le processus créatif est une chose complexe, qui dépend certainement de beaucoup de facteurs, mais il est surtout très intuitif. Je sais qu’en tant qu’auteur, on se doit de concevoir des personnages riches, complexes, avec de vraies histoires et un intérêt certain pour l’histoire que l’on écrit, mais il ne faut pas non plus oublier que ce qui rend un personnage attachant c’est son humanité, et la faculté du lecteur à se retrouver en lui.  Je ne veux pas non plus dire que les personnages doivent avoir toutes les faiblesses et les failles possibles, mais que ses failles doivent être profondes, c’est en jouant la dessus que l’on conçoit de vraies histoires, selon moi. Cela ne signifie pas non plus que le lecteur doit tout connaître de l’histoire des personnages et avoir un aperçu de chacune de ses faiblesses et de ses forces, mais qu’en tant qu’auteur on se doit de les connaître et d’en connaître les raisons.