Je ne suis pas une fan de ménage mais je me soigne

Ménage et écriture ne font pas bon ménage ! Pour moi en tout cas. Je n’aime pas faire le ménage. Je suis d’une nature désorganisée et même pro du laisser-aller. Comme aurait dit ma grand-mère : « quand est-ce que l’on pourra te marier ? ». Bien entendu ma grand-mère était d’une époque où les femmes devaient savoir coudre, tricoter, cuisiner et tenir un intérieur et si elle avait eu à tenir un blog, elle vous aurez expliquer en long en large et en travers comme faire une purée de pomme de terre, de la tarte aux pommes, expliquer qu’un lit c’est une chambre à moitié propre et qu’une vaisselle impeccable est signe d’un intérieur ordonné. Ma mère est une pro de l’organisation et du rangement, elle repasse et fait des piles de linges comme personne, range le frigo et les placards comme si sa vie en dépendait et moi…et bien, moi, je sais à peine part quel bout tenir un balais. … J’exagère, bien entendu mais c’est à peu près ça. 

Durant ma période étudiante, je nettoyais tout une fois par semaine : les draps, les serviettes, les toilettes, l’évier etc. Je faisais ma vaisselle une fois par jour, et je m’arrangeais pour en avoir le moins à faire, autant dire que j’ai longtemps vécu de céréales et de thé vert. Maintenant j’ai grandi et je n’aime toujours pas faire le ménage, sauf les lessives, j’adore faire la lessive, trier le linge, l’étendre dehors l’été et le plier l’hiver. J’aime beaucoup passer le balais et je me suis récemment découverte une passion pour…le ménage naturel. 

C’est quoi le ménage au naturel  ? 

Une manière de faire le ménage sans trop de produit chimique. Si, si sérieusement c’est possible. Je ne suis pas du tout une écolo, lorsque l’on dit le mot « bio » à côté de moi je m’insurge. Une bonne fois pour toute la bio ça n’existe pas !! Ce n’est pas parce que vous allez manger des bananes bio qu’elles ne sont pas polluantes vos bananes qui sont arrivées par cargo ! Ce n’est pas parce que vous petit producteur n’aura pas mis de pesticides sur ses tomates qu’elles ne seront pas polluées vos petites tomates : les terres, les nappes phréatiques et l’air tout ça c’est pollué. Ce n’est pas parce qu’il n’y a qu’une infime partie de polluants et autres pesticides que c’est dénué de cochonneries et écologique : Petit clin d’œil à tout ceux qui se disent écolos et qui prennent l’avion ! 😉 Vous savez ce que font les avions avant d’atterrir ? Ils vident leurs réserves de carburants, très « écolo » comme notion d’ailleurs. Bref, c’était mon petit coup de gueule anti-écolo et anti-bio.

Alors c’est quoi le ménage au naturel si ce n’est pas du bio ? Et bien c’est naturel  avec les produits qu’utilisez nos arrières grands mères ! De quoi je me sers :

-D’eau – du coup ce n’est pas écologique.

-De savon de Marseille ou de savon noir

-De vinaigre blanc (en grosse quantité vu que c’est utile pour tout)

-De bicarbonate de soude 

-De cristaux de soude. 

-D’acide citrique

-D’eau oxygénée (c’est rare mais comme c’est aussi excellent comme dentifrice)

-d’huile essentielle parfois. 

Pourquoi je me sers de tout ça et pas de produit industriels ? 

Parce que j’ai remarqué quelque chose d’étrange : les produits ménagers sont nocifs pour la santé et pour les meubles, les canalisations et le reste., en plus cela coûte très cher. Sincèrement ma santé, j’en ai clairement rien à faire, si, si je vous jure, je me moque bien d’avoir un cancer un jour, mais mes meubles j’y tiens. (Bien entendu, c’est une vanne ! Je ne tiens pas à mourir d’un cancer – je préfère préciser certains adorent tout prendre au pied de la lettre). Je fabrique donc ma lessive, je lave le sol avec du vinaigre blanc, je lave ma brosse à cheveux au vinaigre aussi, j’utilise du vinaigre en réalité pour tout la douche, la baignoire, les lavabos, les évier. Parfois de la javel pour les toilettes et pour l’évier. Je nettoie le four au bicarbonate et au gros sel. Quant à mes meubles en bois (les vrais meubles en bois, pas les meubles Ikéa et compagnie qui ne sont pas du bois) à l’eau claire. 

En vrai, pourquoi je fais ça ?  

La vraie raison c’est le prix, parce que la nature je m’en tape le coquillage à dire vrai. J’écrase mes mégots et je les mets dans les cendriers publiques. Je ramasse toujours mes papiers pour les jeter dans des poubelles. Je fais le tri sélectif. Je rapporte mes piles dans des centres de collectes. Je suis contre les gens qui partent en vacances à la mer ou la montagne et qui polluent notre environnement pour « décompresser » en laissant la cochonneries derrière, je déteste aussi les gens qui font construire près des côtes et qui détruisent les plages en se servant du sables pour leur maison en ciment. Bref, je ne suis pas une écolo, ni même une de ses personnes qui trouvent qu’il faut du bio partout, je ne suis pas végétalienne ou végan ou autre. 90% du temps je fiche la paix aux gens et je ne leur fais pas de leçon de morale. Seulement, aujourd’hui, je voulais vous montrer que l’on peut vivre sans trop pollué. Sans trop pollué quoi ? La nature ? Sérieusement on est écrivain et/ou lecteur, on tue des millions d’arbres pour notre plaisir égoïste, donc la nature c’est qu’on s’en fout un peu quand même. Non, ce que l’on pollue c’est notre air intérieur, nos maisons, et donc notre esprit (qui reste notre outil de travail à nous autres écrivains). L’air des maisons est ultra pollué, surtout ceux qui vivent en ville, et non ce n’est pas dû à la pollution extérieure mais surtout à toutes ces cochonneries que l’on utilise pour faire le ménage. On se rend malade avec des produits industriels. Et non, ce n’est pas parce que Monsieur Propre a l’air tout heureux de se servir de ses linguettes que c’est bon pour la santé. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi il avait l’air si béatement heureux et pourquoi il était chauve ? Moi, je vous le dis : c’est la pollution des produits chimiques. Et personnellement lorsque je lis ça : » Danger. Provoque des lésions ocularies graves. Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme. » sur un baril de lessive…EUHHHH comment dire… J’aimerais que l’on me dise ce que effets néfastes signifient. Clairement ça me fait peur. (je n’ai pas corrigé la faute à oculaires parce que les citations doivent rester telles qu’on les trouve).  

Je ne fais pas dans la leçon moralisatrice mais je vais vous donner un petit exemple : prenez votre bidon de lessive (justement autant garder le même objet) et regarder ce qui est écrit dessus : regardez les jolis petits pictogrammes qui vous annonce que c’est dangereux, toxique, corrosif, inflammable etc. Je sais l’eau de javel n’est pas meilleure, mais l’eau de javel je vous l’ai dit je m’en sers pour les toilettes et les éviers de temps à autre, mais ça reste moins nocif que les produits industriels. 

Maintenant que vous êtes bien dégoûté par les petits pictogrammes, pensez à combien vous avez payé votre lessive ? Pour ma part, je prenez toujours de la lessive en promo à 8 euros ou 10 euros le baril de 3 Litres ou de 5 Litres. Pour l’article, je suis allée voir sur Auchan drive et j’ai vu de la lessive Persil à 7 euros 46 donc environ 3 euros 73 le litre. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que ma lessive maison, elle ne coute que 0.80 centimes à 1.50 (si vous utilisez des huiles essentielles) le bidon. Et qu’est ce que l’on trouve dans ma super lessive pas chère et qui lave : je peux même avoir les traces d’herbes sans produit et les traces de sang (bon avec un peu d’huile de coude puisqu’avant le lavage je frotte le vêtement tâcher avec du savon de Marseille et un peu d’eau). Tout simplement, j’utilise 80 g de savon de Marseille en paillettes, 3 c à s de bicarbonate de soude ménager et 3 c à s de cristaux de soude et de l’eau bouillante. Je mets le tout dans un bidon, j’ajoute 1 Litre d’eau je secoue, mais attention parce que le bidon a tendance à gonfler, j’ouvre, je laisse reposer, et je recommence plusieurs fois, c’est long, j’avoue, mais l’avantage c’est que ça fait travailler les muscles des bras (top si on veut avoir des bras fermes et musclés) et puis cela ne prend pas longtemps, vous faites chauffer l’eau du thé, et une fois votre thé servi vous n’avez qu’à ajouter l’eau dans le bidon secouer un peu et voilà. Et à la place de l’adoucissant ? Je n’ai jamais mit d’adoucissant, mais rien ne vaut un peu de vinaigre blanc. 

C’est bien joli tout ça, mais ça n’a rien à faire dans la catégorie écriture, je suis d’accord, mais pensez tout le temps que vous allez gagner ! Oui, oui, je vous assure. Votre paquet de savon de Marseille, votre boite de cristaux de soude, de bicarbonate, vos barils de 5 litres de vinaigre, tout ça c’est du temps de gagner en plus de l’argent. Plus besoin de faire de comparaison entre les prix, plus besoin d’aller dans tel magasin parce que la promo est plus intéressante, plus besoin de regarder les publicités. C’est tout simple, c’est encore ce qu’il y a de mieux. Je ne dis pas que vous gagnerez du temps sur votre ménage : laver le sol restera toujours aussi long, la baignoire n’aura pas rétrécie non plus, mais dans les magasins vous y gagnerez en tant et en argent. Votre qualité de vie sera meilleure, plus jamais vous ne serez embêté par les odeurs trop fortes de produits ménager qui donnent le tournis. Et puis sincèrement, imaginer perdre la vue à cause d’un baril de lessive, ou d’avoir un cancer à cause du produit pour nettoyer le four personnellement ça me dérange. Je ne vais pas tenter de vous convaincre que c’est mieux, chacun ses choix. Je ne vous direz pas non plus que mes choix sont meilleurs que les autres, parce que ce n’est pas le cas. Je peux juste vous dire que faire un petit peu d’efforts pour préparer ses propres produits c’est quand même peu demander pour éviter tous ces effets néfastes dont les industriels ne font qu’une petite mention sur les emballages. 

C’est les vacances : comment rester motivé à écrire ?

Certains jours écrire, ou tout autre activité, devient difficile. On voudrait abandonner et laisser tomber. Alors que certains doivent être plongé dans le camp nanowrimo de juillet, voilà quelques conseils pour rester motiver en cet été :

En été, on est très souvent sollicité : une soirée, un BBQ, les vacances, les enfants à la maison, la chaleur qui donne envie de buller au soleil… Alors il est facile de perdre la motivation au profit d’une sieste au soleil, d’un jeu de plage ou une balade au frais. Et vous savez quoi ? Vous pouvez avoir les deux. 

Il fait chaud ces derniers temps (trop même), alors pourquoi ne pas partir en forêt faire une petite balade munie de votre carnet et de votre appareil photo (ou les deux en un si vous aimez votre smartphone ^^), un peu de temps à l’air frais permet de recharger son esprit et faire le plein de nouvelles idées. Observer la nature, prendre l’air, faire de l’exercice et vous pourrez j’en suis certaine trouver quelques bonnes idées. Une fleur un peu étonnante, un paysage magnifique, une odeur, un animal, une conservation et voilà qui peut servir pour une prochaine histoire. 

Si vous êtes en vacances, faites des photos des lieux insolites, des noms de rues étranges, des monuments inspirants. vous savez quoi, vous pourriez même partir en vacances dans une ville présente dans une de vos histoires. Vous rêvez d’écrire une historie sur une île Grecque ? Pourquoi ne pas partir en vacances là-bas et joindre l’utile à l’agréable. 

Vous souhaitez profiter d’une pause au soleil ? Pourquoi ne pas prendre un livre ou votre carnet d’écriture ? La mer, la plage ou même votre jardin peuvent devenir des endroits idéaux pour avancer sur votre pile de livres à lire et pour ajouter quelques pistes de réflexions sur votre roman en cours. 

Vous souhaitez passer du temps avec vos enfants ? Pourquoi ne pas profiter des grandes vacances pour écrire avec eux  une pièce de théâtre, un conte ou une nouvelle? L’avantage de la pièce de théâtre c’est que vous pourriez avoir pour projet final de faire un petit spectacle à la famille. Vous pourriez également leur demander de construire les décors et les costumes en compagnie des grands-parents. 

Vous pouvez également vous installer en terrasse pour écrire ou même dans votre jardin en écoutant le chant des oiseaux (ou des avions..), tout en appréciant la chaleur du soleil, une petite brise sur notre visage et une bonne limonade artisanale, une eau détox ou un jus de citron avec de l’eau (miam miam). De quoi profiter du beau temps tout en écrivant. 

Vous êtes en vacances et vous ne voulez pas gaspiller votre temps à écrire pour profiter un maximum de la plage, des visites, des sorties, de l’ambiance estivale ? Pourquoi ne pas en profiter pour écrire un journal de vacances quelques minutes tous les matins ou tous les soirs.  Vous avez vécu une belle émotion aujourd’hui ? Notez là, cela ne prend que quelques instants et vous gardez le contact avec l’écriture et une trace de ces belles vacances. Comme une image vos milles mots, vous pourriez également prendre une photo et revenir sur les émotions qu’elle vous a procuré une fois de retour à la maison.

Un conseil, ne cherchez pas à tout prix l’inspiration, laissez-la venir, mais ne vous fermez pas à elle. 

Passez un bel été 

Ponine

 

Peut-on apprendre à écrire ?

Peut-on apprendre à écrire ?  Quelqu’un peut-il nous apprendre à écrire ?

 (question qui découle de la première au final mais que je n’imagine pas traiter l’une sans l’autre.)

 

Cette question, je ne me la suis jamais posée auparavant. Récemment, je suis entrée en contact avec un homme, très sympathique au demeurant, dans un contexte qui n’avait rien à voir avec l’écriture (au départ) puisque j’avais eu l’occasion de corriger son travail pour un MOOC sur Openclassrooms. Il s’est avéré qu’il écrivait. Comme le monde est petit. En discutant avec lui, j’en suis arrivée à me demander : Est-ce que l’on peut apprendre à écrire ? Je ne parle pas de piocher des idées de mises en place de stratégie ou des techniques pour avoir envie de se mettre à écrire ou à corriger son roman, je parle de réellement apprendre à manier les mots. Bien entendu, on peut apprendre à écrire. Nous avons tous appris à écrire : à tenir un crayon, à tracer des lettres, à reconnaître les lettres, à leur donner des sons, à former des mots, dans notre tête, puis à l’oral. Nous savons tous notre alphabet, nous connaissons tous plusieurs milliers de mots. L’école nous a enseigné l’art d’écrire des lettres, des textes simples, des dissertations, des synthèses. Au boulot, on a pu apprendre à rédiger des courriers pro, des rapports, des notes, des mails, etc. Ceux qui s’essaye à gérer un blog savent taper sur un clavier pour former des suites de mots, des paragraphes et développer leurs idées. Tout ça c’est plus ou moins facile, certains diront que c’est une question d’éducation (nationale ? la grande fautive des échecs de notre vie ??), d’autres affirment que c’est parce que l’on ne lit pas assez, que l’on n’a pas une grande culture, qu’on est issue des prolos ou des bourges.

Tout le monde peut écrire. A partir du moment où l’on sait tenir un crayon, taper sur un clavier, utiliser un dictaphone, ou avoir quelqu’un pour écrire sous notre dictée. La question que je me pose ici c’est : est-ce que tout le monde peut être / devenir écrivain ?

Si l’on en croit quelques quidams qui semblent détenir la science infuse : on pourrait presque penser qu’écrire est un don de Dieu ? Quand je dis Dieu je ne parle pas du dieu machin, ou truc muche ou bidule chouette, je parle d’une instance supérieure qui se logerait soit dans le divin au sens religieux, soit dans les nébuleuses labyrinthiques qui forment notre esprit. Ecrire, c’est advenir à la parole pour paraphraser ma prof de théâtre de L2. Ecrire c’est … Mais c’est quoi au juste ?

Je peux vous dire ce qu’écrire représente pour moi, mais pas ce que cela représente pour vous. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos raisons d’écrire, en tout cas je l’espère. La question du jour n’est pas : qu’est ce qu’écrire mais est-ce que l’on peut apprendre ?

Je devrais le croire puisque je suis pas mal de blogs sur l’écriture, que je lis les conseils des autres (célèbres ou non) et que je tiens moi-même un blog. Seulement, je me rends compte que mon blog contrairement à ceux d’autres personnes – que mon esprit me dit être plus talentueuses que moi – je ne traite pas de construction de phrases, ou de paragraphes. Je ne vous dis quel temps utiliser. Comment gérer votre orthographe, ni même ce qui fait une bonne ou une mauvaise phrase. Pas plus que je ne vais vous dire qu’elle est la bonne idée ou qui est le bon personnage de votre roman. Quand je lis sur d’autres blogs que l’auteur de l’article conseil d’employer tel narrateur, tel temps verbal, construire des phrases de telle manière, je me dis : wahh lui / elle sait vraiment de quoi il parle et moi je ne suis pas capable de faire ça. Il est forcément meilleur que moi. C’est ce que je pensais, et pense encore au fond, mais depuis que je discute avec l’homme dont je vous parlais au début de l’article, il me vient en tête une question :

Est si on ne pouvait pas apprendre à écrire ?

C’est une remarque, une question qui me bouleverse profondément. Je crois que tout le monde peut s’améliorer, donner le meilleur de soi, passer outre les obstacles pour atteindre le stade que l’on souhaite sur tous les plans de son existence. Alors quand je me dis « si ça se trouve on ne peut pas apprendre à écrire, c’est un don, comme avoir l’oreille absolue, un QI de 160, n’avoir besoin que de 6 heures de sommeil », je me sens mal à l’aise. Dans ces cas-là, pourquoi tenir un blog sur l’écriture si au final ceux qui savent n’ont pas besoin de moi et ceux qui ne savent pas …on ne peut rien pour eux.

Je ne me satisfais pas de cette réflexion. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’écrire ce n’est pas nécessairement devenir le prochain Prix truc muche, ou devenir célèbre, ou riche. On peut écrire pour le plaisir. Certains parmi vous écrivent mais ne deviendront jamais « écrivain », ils écriront un roman et passeront à autre chose, parce qu’ils ont juste envie d’essayer. D’autres écrirons toutes leurs vies et n’essayeront pas d’être publiés, parce qu’ils ont peur, pas envie, pensent ne pas valoir la peine, veulent seulement extirper de vieux démons de leur esprit ou se faire plaisir à eux-mêmes. Certains encore publieront soit en autopublication soit chez un éditeur et ne gagneront jamais assez d’argent pour en vivre, peut être quelques-uns réussiront à en vivre mais sans faire fortune. Peut-être qu’un seul d’entre vous deviendra célèbre et riche grâce à son art.

J’ai déjà parlé sur ce blog ce que je pense de Wattpad et des sites qui font la même promotion de l’écriture. Je ne veux blesser personne, mais avez-vous déjà pris le temps de lire ce que l’on y trouve ?

Pour rédiger cet article, j’ai créé un nouveau compte sur wattpad, plus possible de me rappeler du premier. Non seulement, j’étais agacée que l’on me demande de créer un compte pour lire des récits, merci le big data, mais en plus on m’a demandé de sélectionner 3 histoires. Dites-moi, pourquoi les premières histoires dans la liste et qui semblent être dans les plus lues sont des « romances » érotiques qui sentent bon la parodie – plagiat – manque d’imagination – 50 nuances de Grey ? Sérieusement ? C’est ça la littérature aujourd’hui ? Parler de fesses ? Bref, j’ai lu quelques nouvelles, quelques histoires par-ci par-là et si je trouve qu’il est encourageant que les gens écrivent et essayent d’écrire, je crois aussi que tout le monde n’est pas le prochain best-seller. Bien entendu, je ne suis personne pour dire ça, et je ne suis pas jalouse. J’ai d’ailleurs lu des passages forts captivants et des histoires avec des personnes qui m’inspiraient, mais les commentaires…Sérieusement ! Je crois que c’est ce qui me déçois le plus et qui me fait dire que non, tout le monde ne peut pas être / devenir écrivain. On ne peut pas s’améliorer lorsque l’on reçoit que des éloges qui ne sont pas méritées. Je crois que c’est là le piège des réseaux comme Wattpad. Dire à quelqu’un qu’il est le meilleur, alors que clairement son histoire est bancale, son vocabulaire peu fourni et même pas précis, ses descriptions décousues et son intrigue cousue de fils blancs, ce n’est pas l’aider. Personne n’aime être critiqué. Moi la première, lorsque je reçois une critique, ma première réaction est de la mettre de côté. Quelqu’un critique ce que j’écris, je le note et sur le coup je me dis « qui il / elle est pour me dire ça ? », soit parce que je suis blessée, soit parce que je suis en colère et déçue. Pourtant, j’ai appris à ne pas m’arrêter là. À revenir sur la critique, lorsque je l’ai digéré. Je ne réponds jamais à une critique à « chaud », c’est d’autant mieux quand les critiques se font sur internet, parce que l’on peut revenir plus tard pour y répondre (ou pas – après tout personne ne vous oblige à répondre). Souvent, les critiques ont un fond de vérité. Je dis un fond et souvent, parce que bien entendu (notamment en ligne) il est aisé d’en rajouter et de malmener un autre internaute, juste parce qu’on n’est pas en face.

Ensuite, je crois que pour apprendre à écrire, il faut pratiquer. Il me semble qu’écrire ne s’apprend pas à l’école. Pas en France en tout cas, car contrairement aux anglosaxons nous n’avons que peu de cours d’écriture créative. Pour nous français, il semblerait qu’écrire est un Don que l’on possède ou non. Je ne pense pas. Au contraire, même si je me persuade que pour bien écrire, il faut aimer les mots, apprécier jouer avec, tenter de les découvrir pour les apprivoiser. On peut apprendre comment rédiger une fiche de personnage, comment construire un monde fantastique, mais apprendre à se servir des bons mots, évoquer les « bonnes » sensations, surgir les émotions que l’on souhaite transmettre aux lecteurs, cela ne s’apprend pas. Pas dans le sens où un maître Es Écriture Romanesque vous donnera les clés ultimes pour ça. On peut vous faire une liste de verbes, vous présentez toutes les caractéristiques des narrateurs, vous dire même comment choisir un narrateur et le temps du récit. Tout ça c’est possible, et certains le font très bien. En tout cas, ils présentent avec des commentaires forts intéressants et enrichissants les types de récits, de narrateurs, etc, mais franchement, même avec toute la bonne volonté du monde, ces gens ne peuvent pas écrire à votre place. Pour apprendre à écrire, il faut juste écrire. Et écrire encore. Puis recommencer. Puis réécrire de nouveau.

Donc, je ne pense pas qu’il y ait réellement d’autres moyens d’apprendre à écrire si ce n’est par soi-même. C’est aussi, peut-être pour ça que certaines personnes n’apprendront jamais à écrire. Dans le sens où écrire demande de la volonté, du courage, et du travail. C’est pourquoi je suis convaincue que l’on ne peut pas écrire sans une réelle motivation, et sans voir ses défauts et connaître ses défauts. Malheureusement, beaucoup s’arrêtent dès que cela devient difficile, dès qu’ils sont « critiqués », dès qu’ils n’y arrivent pas et pire, dès qu’ils se jugent moins bons que les autres.  

Mois de juillet 2018 objectifs

Ceux qui suivent ce blog savent que tous les mois j’aime me fixer des objectifs cela me permets d’avancer dans mes objectifs de l’année et dans ma vie personnelle et professionnelle. Du moins, c’est ce que j’aime croire. 

Ce mois-ci j’ai décidé de continuer le parcours « Acquérir une volonté de fer » de l’appli « Fabulous » dont j’ai déjà parlé dans cet article. J’ai déjà accompli 43% du challenge, je suis donc en bonne voie, même si certains jours, je ne fais pas toutes les routines par manque de temps et de motivation. 

Je compte essayé de perdre encore du poids et du gras.  Mon nouveau rituel « minceur », même si cela ne m’aide pas tellement à perdre du poids au final : l’eau et le citron. Tous les matins, je presse un citron dans 1.5L d’eau, en plus de l’eau que je bois pour le sport et qui ne contient que …de l’eau. Je trouve bien plus facile de boire de l’eau dans laquelle il y a quelque chose et comme je n’aime pas gaspiller, je bois au moins 1.5L d’eau, plus du thé vert sans « rien ». Je vais également m’interdire de manger plus d’un plat gras par semaine : quand je dis plat, je parle essentiellement de Junk food et de tartine au fromage – que j’aime tellement en plus – et de tout ce qui contient du beurre à la cuisson (comme les gâteaux). Je ne mange pas de Junk food en dehors de la pizza, mais pas tous les jours, sauf quand je me commande une pizza, vu qu’il me faut deux jours pour la manger. On m’a conseillé d’arrêter les bonbons, la viande, les céréales, les œufs, les fruits, les amandes et compagnie, les laitages, les féculents, mais sérieusement on mange quoi ? Du melon et de la laitue? Or de question. Je préfère prendre mon temps pour perdre du poids et manger plus sainement peut être sur le long terme, mais ne pas finir malade à m’angoisser dès qu’un truc franchi mes lèvres. Du coup, je vais augmenter ma ration de fibre à 22.5 g par jour, je ne mangeais pas assez de fibres alors j’y vais mollo pour atteindre les 30 g par jour tous les jours. Le truc qui m’a fait rire, c’est d’aller chez le médecin et de lui dire que j’avais perdu du poids. Il m’a pesé, évidemment au moment du syndrome prémenstruel, forcément les 2 kilos que j’avais perdu je les avais « pris » et il m’a dit que je ne faisais pas d’effort. C’est bien un « homme » pour penser que les syndromes prémenstruels n’existent que dans la tête des folles – pardon des patientes. Bien entendu, deux jours plus tard, j’avais perdu ces 2 kilos de …. de quoi au juste ?De gras ? ma balance dis que c’est du gras. De Flotte ? Qu’est ce que c’est au juste je ne sais pas mais c’est là et après ça disparait comme ça. Bref, vive les hormones naturelles et tant pis pour les 2 kilos que je prends tous les 30 à 50 jours, faut bien vivre avec. J’ai cessé d’aller marcher, il fait trop trop chaud, je fais plutôt des exo de Ballet Beautiful tôt le matin et tard le soir, j’en suis à 1 h30 par session 3 à 5 fois par semaine, avec les étirements. il faut bien ça pour faire du muscle et surtout pour me dégourdir. Je vais donc continuer le Ballet Beautiful et si j’ai l’occasion de retourner Marcher sans mourir d’insolation on verra pour le faire 3 fois par semaine.

Niveau écriture, mon objectif n’est pas de faire le nanowrimo mais de finir ce saloperie de tome 2 qui me prend la tête parce que j’ai été trop naïve pour ne pas écrire les changements que j’ai fait dans le tome 1. Si je parvins à le finir, dès que je finis l’écriture de ce tome 2 j’enchaine avec le trois, j’en ai marre de cette saga elle traîne en longueur je veux l’achever. J’ai besoin qu’elle se ternir, je l’aime mais j’ai* besoin d’avancer.  

En ce qui concerne les moocs, je veux en achever au moins 4. Deux que j’ai déjà commencé et deux que je n’ai pas encore commencé. 

Je veux aussi faire une bucket list. Et aller réserver ma place pour le voyage à Londres, accessoirement implorer quelqu’un de venir avec moi, mais bon, ça on verra. 

Et bien entendu lire au moins 4 livres et coudre 2 vêtements et apprendre l’usage de 3 pierres de lithothérapie. 

Un mois encore bien chargé, quoi que pas tant que cela, je trouve. Certaines choses peuvent se faire très rapidement, comme les deux activités que j’ai à rendre pour les moocs, en 1 après-midi cela peut-être fait, de même que coudre des vêtements, selon le patron en deux jours ça peut être fait. Le plus long sera l’écriture, comme toujours. Dans cette liste mes 3 grands objectifs seront : écrire le tome 2 ; réserver le voyage et faire mes 4 moocs. Rien que cela je serais heureuse. 

Bilan Juin 2018

Petit bilan de la mi-année. 

Alors sur mes 12 objectifs de l’année, j’en ai réussi 2. C’est déjà bien. Dans ces défis, il y avait lire 52 livres durant l’année, nous sommes à la fin de la semaine 26 et j’ai lu 29 livres. Je suis donc fière de moi. Certains de mes objectifs n’avancent pas vite : comme apprendre des pierres de lithothérapies et leur effet, parce qu’il y a beaucoup de vertus pour chaque pierres, je n’ai pas non plus beaucoup fait de projets couture, par manque d’organisation. Mais l’objectif d’aller à Londres se concrétise puisque j’ai enfin assez d’argent pour m’y rendre. Donc, non, je ne m’y suis pas encore rendue mais c’est en bonne voie. Pour ce qui est de faire des économies…passons à un autre sujet. Je n’ai pas avancé assez en russe, cette langue est difficile et je manque parfois de volonté. J’ai un objectif dans l’année qui ne dépend pas que de moi et celui là est clairement au point mort. Pour la perte de poids, on repassera, c’est tellement difficile de perdre du poids quand on a des kilos en trop depuis des années. Il faut dire qu’ils ne sont pas apparus en 2 jours, il me faudra peut être des années avant de les perdre. Pour ce qui est de trouvé un emploi qui me corresponde, j’avance, non pas dans la recherche de cet emploi mais dans la formation grâce à des MOOCs je peux mieux comprendre ce que je désire faire et comment le faire. Donc ce n’est pas de la recherche d’emploi certes mais je me forme ce qui n’est pas si mal. 

Mes objectifs de juin ;

Je devais achever le tome 2 de ma saga. Mais…toujours pas. Le souci ce n’est pas le manque de planification, d’investissement ou de temps d’écriture, c’est simplement que j’ai effectué beaucoup de corrections dans le tome 1. Certaines idées que j’avais, des fils rouges, ne sont plus ce qu’ils étaient lorsque j’ai planifié toutes la saga et comme une idiote, je n’ai pas pensé à tout noter (comme quoi on peut donner des conseils et ne pas les appliquer et voilà le résultat : 3 mois à galérer pour écrire un roman de 100 000 mots qui aurait pu être écrit en 1 mois). Ce qu’il faut en retenir : noter toutes les transformations pendant l’écriture et les corrections surtout lorsque l’on écrit une saga !

Je n’ai pas perdu de poids comme je le désirais, mais en revanche, j’ai perdu 2.5% de gras selon ma balance et c’est pas mal je trouve.

Pour ce qui est de lire, et bien j’ai dépassé mon objectif de 3 livres, donc impec! 

Je n’ai pas fait de ménage enfin pas le triage de mes papiers, j’ai vu la masse de travail et j’en ai eu les bras coupés. 

J’ai en revanche fait beaucoup de moocs : 12 au total. Ce qui est plus que je ne le pensais. 

J’ai commencé le seasonning mais les fortes chaleurs m’ont fait arrêter, je ne tenais pas à tourner de l’œil. 

J’ai achevé mon châle mais j’ai décidé de tout démonter parce qu’il ne correspondait pas à mes attentes. Le produit fini était plus pitoyable que je ne l’imaginais, alors j’ai recommencé. 

J’ai eu une nouvelle chaise de bureau. Très confortable, mon ancien fauteuil avait perdu 2 roulettes et était en piteux état. Après 12 ans de bons et loyaux services il est parti au paradis des sièges de bureau.

Chose qui me rend fière, j’ai appris à jouer deux nouveaux morceaux à la guitare ce mois-ci et pas des morceaux avec 3 accords majeurs, non là c’est de la vraie musique avec 15 accords différents à chaque fois, une tonne de barrés, que des accords particuliers donc je suis fière.

J’ai moins écrit ce mois-ci sur le blog, par manque d’envie. Je voulais me concentrer sur l’écriture et sur les Moocs, mais je ne suis pas désolée. Je vais tâcher de vous rédiger des articles de qualités pour les mois prochains.

Très belle journée,

Ponine 

 

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Scrum Board

Poker Planning, Scrum Master, Scrum board, Projet agile…A la lecture de ces mots, vous vous dites : « Ponine a pété un câble ! » Ceux qui connaissent ces termes vont dire « rien à voir avec l’écriture ! » 

Dans les deux cas vous aurez raison ! La méthode Scrum est une méthode de développement de projet agile, notamment pour les logiciels. Je ne vais pas vous faire un cours sur le Scrum, parce que je n’ai pas les compétences. Vous pouvez jeter un œil à la page Wikipédia qui vous donnera une idée assez large de ce qu’est le Scrum. Vous pouvez aller lire cet article – je ne connais pas l’auteur mais l’article me semble bien complet. Grosso Modo, le but de la méthode Scrum est le travail en sprint (rapide) de projet, par une équipe, avec des réunions quotidiennes pour faire le point. (Ah quand je résume, je résume ) 

Qu’est ce qu’y m’intéresse dans cette méthode pour que je vous en parle ? 

Deux choses ! Le SPRINT et le SCRUM BOARD

Le sprint déjà : le concept de travailler durant un temps court sur une même « thématique ». 

Le SCRUM BOARD – le tableau – d’autre part qui permet de visualiser votre travail.

A partir de maintenant, je ne vais pas vous parlez de la vraie technique SCRUM qui peut être employé par des professionnels du monde digital, non je vais vous montrer comment on peut s’en servir nous les auteurs, avec notre petit cerveau tout seul -le scrum est un cerveau collectif – et réutiliser le scrum board pour notre projet à nous qui est : UN ROMAN (ou tout autre forme de récit). 

Le sprint est une étape qui me semble incontournable, car il s’agit de faire son projet ou certaines tâches menant à un gros projet, en un laps de temps très court. 

 

La théorie : 

Dans les grandes lignes votre STORY c’est à dire est la liste des actions pour obtenir à la fin votre projet fini (ou la partie de votre projet par ex. les recherches ou la rédaction) qui soit rédiger d’un bout à l’autre. 

Si on se sert de la méthode SCRUM, disons que le premier jour de travail vous devez : lister les tâches à accomplir pour obtenir votre produit fini. Le temps que vous allez consacrer en tout et pour tout à votre projet. Pour écrire un récit, les tâches à effectuées,  sont des taches en amont de la rédaction (cherches, idées, thématiques, listes des personnages, lieux etc), soit de la rédaction et des tâches après (comme la relecture, la correction, les lecteurs bêta, la publication).

En terme de temps, faites ce qui est le mieux pour vous mais n’oubliez pas SPRINT ça veut dire rapide! Il faut donc que vos découpages de taches impose un rythme rapide! Donc non, on ne prend pas 3 ans pour effectuer des recherches ( sauf si vous écrirez un roman historique hautement complexe, un doctorat, un master ou quelque chose qui demande réellement des années de recherches !). 

Actions : 

Nous sommes donc au premier jour : le moment est capital. Vous devez vous munir d’une feuille de papier ou d’une ardoise, bref que quelque chose sur lequel écrire, un stylo pour écrire en gros (pas de minuscules caractère pour cette fois, vous devez vous mettre dans la tête que vous êtes un entrepreneur agile à la recherche du projet qui vous fera gagner de l’argent – ça motive l’appât du gain ). C’est alors que commence le travail : 

  1. Noter en gros le projet : exemple : écrire une nouvelle. 
  2. Lister les étapes essentielles qui vous viennent en tête, en maximum 15 min. 
  3. Relire votre liste en vous demandant si vous n’avez rien oublier. 
  4. Détendez-vous quelques instants vous avez bien travaillé. 
  5. Aller chercher des post-its, des feuilles de couleurs, des cartes,etc. Le but, c’est d’avoir du papier colorés (c’est bien plus joli et visuel) et un stylo noir. Le noir passe mieux sur le papier coloré. 
  6. Trouver un endroit où vous pourrez afficher vos cartes, post-it, feuilles de couleur. Un tableau en liège, une armoire, la porte du frigo, un mur. Le mieux c’est d’avoir un tableau en liège que l’on peut transporter et ranger si on n’écrit pas toujours au même endroit où si l’on n’a pas de coin à nous. 
  7. Trier les tâches par catégories. Par exemple tout ce qui est recherches ensemble. Tout ce qui est rédaction ou correction ensemble. Pourquoi ? Parce que vous allez utiliser les feuilles de papier pour repérer vos grandes thématiques. 
  8. Inscrire les actions sur les papiers. 
  9. Décidez de combien de temps il vous faudra pour accomplir votre projet global. Décidez ensuite de combien de temps vous vous autorisez à mettre pour chaque catégorie. I
  10. Prendre le tableau de liège et le diviser en 5 parties dans le sens vertical. La première partie sera constitué de votre DECOUPAGE : recherches / rédaction / correction. La seconde aura pour titre « TO DO » (à faire), c’est là que vous mettrez pour le moment, toutes vos petites fiches. La troisième « EN COURS ». La quatrième « FAIT » et la dernière colonne vous servira pour répertorier tous les PROBLEMES

Voilà votre tableau est fait ! Pas mal, non ?

Le travail ne s’arrête pas là ! Et bien non, il reste le plus important du travail : travailler à votre projet. Tous les jours ou tous les jours que vous avez choisi de travailler à l’écriture de votre projet, vous prendrez votre tableau, pour faire le point. Durant quelques minutes, maximum 10,faites le point sur ce qui a été fait à la séance précédente, vous avancerez les tâches selon qu’elles sont « en projet » ou « effectuée ». Vous en profiterez pour voir s’il y a des difficultés. Des recherches dont vous n’avez pas trouvé la réponse par exemple, ou des problèmes d’emplois du temps. Cela s’appelle la Mêlée quotidienne et si elle est utile aux entrepreneurs, elle l’est aussi pour vous ! 

Le but n’est pas de se mettre la pression. Bien entendu, votre premier tableau ne sera pas parfait. vous pourrez sur ou sous évaluer le temps qu’il vous faudra pour tel ou tel tâches, mais ce n’est pas grave, l’être humain est fait pour apprendre. 

 

Pourquoi je vous ais parlé de ce tableau alors qu’il est nettement plus utile pour le travail en équipe et qu’il n’est pas inventé pour les auteurs ?

Je crois que beaucoup de gens n’ont pas conscience du temps qu’ils perdent à ne pas savoir quoi faire. Lorsque l’on a une liste de tâches à effectuer, il est plus facile de savoir où l’on en est. Pour ma saga, j’ai fait de nombreuses heures de recherches, sans trop savoir où aller. Parfois, je pensais avoir fait des recherches sur un sujet, alors que non et je me retrouvais perdue et pas uniquement parce que l’organisation et moi cela fait deux, mais parce que clairement je ne savais pas où j’en étais. Ne vous est-il jamais arrivé d’être persuadé d’avoir fait la fiche de personnage de tel personne pour vous rendre compte après 3 heures de fouilles dans vos classeurs qu’en vrai non, il n’y a pas de fiches pour ce personnage ? Qu’en ayant un tableau qui vous dit où vous en êtes tout est bien plus clair et précis. 

De plus, je crois qu’avoir sous les yeux l’avancer de son histoire permet de rester motivé. Si dans la case rédaction vous avez 50 chapitres (admettons que vous ayez besoin de 50 chapitres) savoir qui vous en avez déjà écrit 30 sera plus motivant, que si vous dites « il m’en reste 20 à écrire », là vous aurez en visuel ce qui est accompli.

Avez-vous déjà entendu parler de cette méthode ? Qu’en pensez-vous ? L’utiliseriez-vous ?

 

Bonne journée,

Ponine

Les bienfaits de la méditation, selon Ponine

La méditation, c’est une pratique à la mode. Pourtant c’est tellement plus que cela. J’ai découvert la méditation, en tout cas qu’elle pouvait avoir de véritable effets sur le corps et l’âme – je dis âme au sens le plus général possible – en lisant Miracle Morning. Depuis quelques années, maintenant, je fais de la méditation. Souvent le matin, parfois le midi, parfois encore le soir. J’aime la méditation, et parfois un peu moins. Certains jours je ne prends pas le temps de méditer, parce que je n’en ai pas envie, pas le temps ou tout simplement que je ne me sens pas en phase avec la méditation ce jour là.

La méditation a de nombreux bienfaits, tout le monde s’accorde là-dessus.

Selon moi, la méditation m’apporte de l’énergie. L’énergie d’agir, de me mettre en action, cela peut paraître contreproductif, puisque la méditation permet de se recentrer, de lâcher prise et de se « calmer », mais pour moi, la méditation justement me rééquilibre en tant que personne et me donne envie d’agir. Une fois ma séance finie, j’ai envie d’agir, de bouger et d’écrire. Lorsque je perds la motivation d’écrire et cela arrive souvent, je prends quelques minutes pour méditer et je me sens tout de suite booster.

La méditation m’apporte une paix et un calme intérieur qui me manque. J’ai constaté depuis que je médite que j’ai plus d’ouverture d’esprit. Je suis également plus patiente avec les autres et avec moi-même. J’ai acquis une plus large compréhension des autres et j’accepte mieux leurs défauts que je me suis mise à analyser, chose fort utile lorsque l’on est écrivain que d’analyser les autres. Je suis tournée vers les autres, je fais preuve d’énormément d’empathie de base, la méditation ne m’a pas apporté plus d’empathie mais plus de détachement à ce niveau, ce qui est une excellente qualité. Alors qu’auparavant je fais mieux des soucis et ennuies d’autrui, à présent, je m’en détache pour me concentrer exclusivement sur mes ennuis. Cela ne m’empêche pas d’aider, d’être attentive aux autres, d’écouter leur problème, mais je n’en souffre plus, ce qui me permet d’offrir de meilleurs conseils.

Je dirais bien que la méditation m’a appris à mieux respirer, mais je respire mieux que depuis que j’ai trouvé le bon traitement pour mes allergies respirations. Pourtant depuis que j’ai ce traitement, je me sers de la méditation et des exercices respiratoires pour gérer mon stress ce qui me fait un bien fou.

La méditation m’aide à me dépasser dans tous les aspects de ma vie. J’écris bien mieux, plus régulièrement, avec des séances plus intenses et je me dissipe moins. Lorsque je fais du sport la méditation m’aide à me surpasser. Je fais plus d’efforts dans ma vie de tous les jours depuis que je pratique la méditation.

J’aime également méditer avant de me lancer dans mes projets d’écrire afin d’être plus centrée et productive. Je ne dirais pourtant pas que la méditation a changé ma vie, parce que j’ignore si j’aurais atteint le même calme intérieur, la même volonté sans, parce que l’on ne saura jamais mais je suis convaincue qu’un quart de méditation ne peut être que bénéfique pour le moral. Il est important de se centrer sur soi, même si pour certains cela peut sembler être égoïste, je crois que connaître ses limites personnelles, son corps et son esprit permet d’avoir une vie meilleure.

Méditer me permet également de manger mieux. J’ai pu lutter contre les fringales, et contre les grandes envies de sucres. Je suis une grande gourmande, j’aime surtout manger des bonbons, des gâteaux, de la Junk food. Je dirais comme beaucoup de gens. Depuis que je médite mes envies de ce genre de nourriture se sont atténuées. J’ai donc une alimentation plus énergisante, surtout le matin lorsque je me réveille. Et comme tout le monde sait bien un bon petit déjeuner est capital pour la santé  et une journée active. La méditation me permet également de mieux savoir quand j’ai faim ou quand j’ai envie de compenser des émotions négatives par de la nourriture. Je sais ainsi lorsque je n’ai pas faim et il m’arrive de sauter le diner ou le petit déjeuner, parce que non réellement je n’ai pas faim.

La méditation me rend donc plus consciente, non seulement de moi, mais des autres et de ce qui m’entoure, ce qui fait de moi une meilleure personne – du moins j’ose l’espérer- mais également une meilleure écrivain -ça aussi j’ose le croire. Dans tous les cas, méditer me donne du courage, de la volonté et un sentiment de détente qui m’aide à avancer et rien que pour cela je n’ai pas envie d’arrêter, même si certains jours méditer n’est pas ma priorité.

 

Et vous, pratiquez-vous la méditation ?

Belle journée à tous,

Ponine 

Un héros n’abandonne jamais…de débuts négatifs

Lorsque l’on lit des romans on se rend compte d’une chose : les héros n’abandonnent jamais. Lorsqu’ils ont un objectif ils vont jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. Cela donne envie, envie d’être comme un héros et d’aller jusqu’au bout de ses rêves. 

Tenace, pugnace, acharné, coriace, opiniâtre, inébranlable et persévérant. Tout ces termes peuvent définir un héros de roman. Même si au début de l’histoire il peut refuser d’entrer dans l’aventure, il finit toujours par entrer dans l’action. Un héros garde toujours en tête ce qu’il veut, mais est-ce qu’il réussi à chaque fois ? 

Un héros doit toujours partir à l’aventure, sans aventure pas d’histoire mais est-ce que le héros réussi toujours ses aventures et obtient tout ce qu’il désire

Il se peut que le héros commence avec un arc narratif négatif dans lequel il est malheureux, ou dans lequel il lui manque quelque chose. Cet arc narratif impose donc que la situation du héros au début de l’histoire ne soit pas parfaite, il veut ou ressent le besoin de changer ou non, toujours est-il que votre travail en tant qu’écrivain est de montrer à quel point sa situation est négative. Cette situation peut être mauvaise pour le héros.

Par exemple : votre héros peut être dans une relation amoureuse toxique. En partant de cet exemple plusieurs possibilités s’offrent à vous : Soit le héros sait déjà, au début du roman, que la relation est néfaste pour lui et il veut en sortir. Soit le héros n’en a pas conscience et ses proches tentent de le faire sortir de cette relation. Soit personne dans l’entourage du héros et le héros lui-même n’ont pas conscience de cet négativité.

Un début négatif peut sembler plus facile lorsque l’on commence une histoire. Dans certains cas, c’est vrai, mais un arc (voir trop) négatif en début de roman peut très vite prendre la route d’une fin en happy end, très contes de fées. Personnellement, je suis contre les fins contes de fées ou tout est beau et gentil et où le méchant se fait tuer entre deux parce que c’est un « vrai méchant chez qui tout est noir », mais cet avis n’engage que moi, libre à vous d’écrire des histoires contes de fées.

Lorsque l’on part d’un arc narratif négatif quels sont les solutions pour la fin de l’histoire ?

Vous pouvez soit :

  • Offrir à votre héros un happy end parfait. Il était pauvre, dans une relation amoureuse néfaste pour sa santé physique mental, il était malade etc (je dis Il pour le héros mais il peut s’agir d’une femme) et il finit heureux, riche, dans une relation de couple saine et en bonne santé. Alors il s’agit d’un revirement total à sa situation initiale.
  • Lui donner un arc narratif encore plus négatif et une fin plus misérable encore que sa situation initiale. Il était en couple même dangereux pour lui, avec un peu d’argent, et vivant dans un appartement, rien n’empêche qu’il finisse pauvre, à la rue, seul, sans famille, ni ami, malade etc.  On assiste alors à sa déchéance.
  • Vous pouvez terminer le roman comme il a commencé. Le héros n’est ni dans une meilleure situation, ni dans une pire. Il a juste avancé mais au final se retrouve dans la même situation. Il reste avec le même compagnon, dans le même travail, la même situation au travail, la même santé. On l’a simplement accompagné dans une phase de sa vie mais au final, il fait le choix de garder ce qu’il a.

Dans ces trois exemples, on part du principe que :

1. Le héros passe de malheureux à heureux. il a obtenu tout ce qu’il voulait et du coup, il se sent bien mieux.

2. Il est encore plus malheureux que lorsque son histoire à débuter.

3. Il n’a pas évoluer, ni d’un côté ni d’un autre.

Mais ! Parce qu’il y a un mais, il existe tout un tas de nuances entre ces choix. C’est ce que nous allons voir à présent.

  • L’arc narratif dans lequel le héros a une meilleure situation « matérielle », il était malheureux dans sa vie, dans son couple, en mauvaise santé au début de l’histoire et matériellement, il obtient tout ce qu’il pouvait désirer. Oui, mais voilà, comme le dit si bien le proverbe l’argent ne fait pas le bonheur. Il a certes une belle maison, un couple qui sur le papier est parfait, mais il se rends compte que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux et que la vie « malheureuse » du début n’était pas si mal en fin de compte. Sa situation a donc évolué en bien et en mal.
  • L’arc narratif négatif, la situation matérielle du héros est finalement pire qu’au début. Si on reprend l’exemple deux, il est pauvre, seul, malade, etc. Mais au final, il se rend compte que c’est pour le mieux. Qu’il a quitté une situation qui le rendait malheureux et il décide de prendre la vie comme elle est et d’être satisfait de son sort.
  • Sa situation matérielle est la même ? Mentalement, il a cependant évolué dans un arc narratif positif ou négatif. Voilà le vrai changement. Il peut soit être satisfait de sa vie, même si elle n’est pas parfaite. Soit être encore plus malheureux qu’au début parce que sa situation n’a pas évolué. 

Est-ce tout ? 

Non, car toutes les combinaisons sont possibles. Ce que je voulais vous dire, c’est qu’une histoire qui commence mal pour le héros ne doit pas nécessairement bien finir. Elle ne doit pas toujours finir plus mal encore.

Pourquoi ? Parce qu’il faut prendre en compte toutes les richesses de ce qui fait un héros un être humain à part entière. Une histoire peut très bien s’achevait sur certains aspects que cherchait à atteindre le héros au début de l’histoire et se terminer plus mal encore sur d’autres aspects auxquels il n’accordait pas nécessairement d’attention trop focalisé sur son objectif principal.

Pour l’exemple, je prendrais Les Misérables, plus précisément le personnage de Marius Pontmercy, on peut dire que son but principal est d’obtenir l’amour de Cosette, le second d’aider ses amis révolutionnaire à changer le destin des pauvres gens. Il commence l’histoire, pauvre, avocat devant survivre en donnant des leçons de langue, vivant dans une masure et n’ayant dans sa vie que deux amis, Courfeyrac et Maboeuf. S’il pense que ses amis seront toujours présent, que leur barricade changera la face du monde pour un avenir meilleur. Il finit le roman, marié à Cosette, son grand amour, riche, « Baron » ayant retrouvé sa famille, pourtant tous ses amis sont morts et le monde n’est pas « meilleur » pour autant. Sa situation s’est améliorée pour le mieux et pourtant il porte le poids du survivant, puisqu’il est le seul de ses amis à avoir survécu.

Pourquoi est-ce tellement important ? Tout simplement parce que ce sont les failles qui rendent les personnages humains et ce sont pour cela que les lecteurs s’y attachent même bien après que le livre soit refermé et tous les détails de l’histoire oubliés.

Partir d’une situation initiale négative n’est donc pas forcément facile. Il ne suffit pas d’arranger la situation du héros pour que l’histoire soit bonne, intéressante et riche. Il faut parfois creuser et offrir des failles au lecteur pour qu’il s’identifie d’autant plus au héros et à son histoire. 

Bonne journée, 

Ponine. 

 

 

 

 

Exercez ses sens

Les cinq sens : L’ouïe, la vue, le toucher, le goût, l’odorat. C’est bien beau tout ça, mais lorsque l’on écrit, s’il y a bien une chose à laquelle on ne pense pas forcément ce sont nos sens. Quand je dis nos sens je parle des quatre autres, parce que tout le monde se sert de la vue lorsqu’il s’agit de décrire. 

Alors la vue, oui c’est très bien, mais lorsque l’on veut décrire un paysage, l’odorat c’est utile aussi. Lorsque l’on veut décrire quelques mets gouteux le goût c’est cool et l’odorat aussi. Quand on écrit une scène qui se passe à un concert c’est sympa de pouvoir utiliser l’ouïe. Quant aux vêtements vous les décrivez comment ?

On dit toujours qu’une bonne description passe par les cinq sens, pas toujours les cinq en même temps, hein 😉 Sauf à quelques exceptions près, lorsque l’on écrit on montre ou l’on décrit, mais on use et abuse de la « vue ». On décrit peu les odeurs, les goûts, le toucher, les bruits, parce que c’est un exercice difficile, alors du coup, on perd beaucoup. Moi-même lorsque j’écris mon premier jet, outre le fait que je mette énormément de dialogue, je décris avec la vue, c’est un fâcheux défaut, mais il me permet deux choses : 

-d’avancer dans mon histoire plus rapidement et de ne pas me lasser.

-de corriger en sachant ce que je vais devoir insérer et penser dans les corrections et mine de rien ça me fait gagner du temps. 

Lorsque je corrige, j’ai avec moi une grille qui me permet de savoir si j’ai utilisé assez d’éléments de tous les sens dont nous disposons (le 6eme aussi mais ça j’en parlerais un autre jour) et je coche. Mon but n’est pas de cocher mes petites cases pour le plaisir, sinon autant jouer au Morpion, mon objectif est de rendre ma description plus vivante, et encore je dis description mais pas seulement c’est tout le roman qui s’enrichit. 

Certes mais comment fait-on ? C’est bien joli d’avoir une jolie feuille avec son tableau, mais concrètement si l’on utilise de la vue c’est bien qu’il y a un « truc » qui fait que l’on ne passe pas d’abord par l’usage des autres sens. L’habitude, peut être ? Un manque de connaissance des autres sens, certainement !

Je ne vais pas vous dire que c’est mal de ne pas maîtriser l’usage des autres sens, moi-même j’ai besoin d’y penser en phase de correction, mais l’on peut faire quelques petits exercices pour s’améliorer. 

Mon cas personnel n’est pas une généralité mais il m’a longtemps manqué du vocabulaire. Les goûts, les textures, les objets, les sons sont difficiles à décrire. Même lorsque l’on touche un objet, on le voit. On s’attend à quelque chose. Si vous touchez votre lit vous vous attendez au contact du tissu. Si votre chaise a de petits « grains » vous saurez qu’elle est rugueuse avant même le contact physique. En voyant une guitare vous saurez ce que vous allez entendre, un bruit de corde. Voyez un poulet rôti et vous vous attendrez à sentir l’odeur de poulet rôti. Mine de rien la vue conditionne énormément notre environnement.

Le premier exercice que je vous propose est de dresser une liste de vocabulaire pour chacun des quatre autres sens que la vue (quoi que même pour la vue cela peut être très utile ne vous privez pas). Avant de faire quelques cherches dans un dictionnaire ou sur internet, utilisez vos propres mots. Utilisez un tableau et dans chaque case inscrivez les mots qui vous viennent à l’esprit. 

Pour ma part ma première liste était ODORAT : j’avais quelques mots en tête, odeur florale, épicé, musc, rose, fleurs, ambré, tonique, cannelle, poulet rôti, herbe coupée, etc. Je ne savais nécessairement à quoi ces termes faisaient références. Lorsque je me suis retrouvée, très rapidement à court de mots ou d’expressions, j’ai dû me rabattre sur une recherche internet. J’ai eu bien du mal à avoir une liste assez conséquente pour chaque sens, parce que l’on n’y réfléchit pas. Lorsque vous humez un plat, votre première réaction n’est pas de noter les saveurs, mais de les vivre, et c’est ce que vous devez mettre dans votre roman. 

Le second exercice que je vous propose est un exercice que l’on peut faire avec des enfants et je crois qu’il est très inspiré « Montessori » avec des exercices de privation de sens pour décupler celui que je veux faire fonctionner.

Les outils : 

La fonction vidéo de votre téléphone. 

Un bandeau pour se couvrir les yeux. Des bouchons d’oreilles. Un pince nez. 

Des morceaux de tissus, des boîtes à épices, des objets de formes, tailles et matières différentes, des musiques ou des instruments pour faire des « bruits » différents, de la nourriture ou des objets que vous pouvez mettre dans votre bouche sans risque (étouffement, intoxication, etc)

Vous ne pourrez pas faire tous les exercices en une seule fois, ce serait trop « fatiguant » mentalement et ennuyeux. 

Le but de ce petit jeu, vous l’aurez compris est de deviner ce que l’on sent, touche, goute et entend, sans l’usage de la vue. Mais pourquoi la fonction vidéo de votre téléphone ou d’une caméra ou même de votre webcam ? Pour filmer vos réaction physique, mais également pour capter ce que vous allez en dire. Vous touchez un objet, dites ce à quoi cela vous fait penser, décrivait tout haut ce que vous ressentez, éprouver, ce que cela vous fait, l’effet, la sensation et essayer de deviner, pas juste en touchant, mais en sentant, en écoutant, en tapant sur l’objet, en le goutant ( si cela est possible, n’allez pas vous empoissonner). N’oubliez pas que le toucher peut s’effectuer avec une autre partie du corps que les mains. Si vous pratiquez ce jeu en famille, vous pouvez soit définir à l’avance les objets ou ingrédients à deviner en amont, ou alors laissez les autres choisir d’eux-mêmes ce qu’ils vous feront tester – pour ceux qui pratiqueraient ce jeu avec des enfants veillez à ce qu’un adulte supervise ce teste à l’aveugle, on ne sait jamais. 

Au fur et à mesure augmenter la difficulté et tenter de reconnaître les mêmes objets, quelques jours ou semaines plus tard, mais cette fois avec un autre sens en moins, et continuer jusqu’à ce que vous puissiez décrire les objets avec qu’un seul sens, afin d’en capter toutes les nuances.

Ce qui peut être amusant c’est de comparer les mots et expressions utilisées pour décrire un même objet, une même saveur, un même son, par des personnes différentes. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas tous les mêmes sensations, ni les mêmes mots pour parler du même objet. 

Je ne dirais pas qu’il faut s’exercer souvent à ce type de jeux mais ils permettent de réellement s’approprier des matières, des odeurs et tout ce qui peut vous aider à mieux écrire et décrire des scènes vivantes, non plus en vous focalisant sur la vue mais sur tous vos autres sens. 

 

Belle journée à tous, 

Ponine