Tutoriel de septembre : se créer une routine

Aujourd’hui, je vais vous parler de routine. Routine à la fois d’écriture et de vie, parce que ne se mentons pas les deux sont liés. Je vais donc partager avec vous mes quelques idées pour une routine de vie et d’écriture inspirante, motivante et créative.

Que faut-il pour être créatif ?

Vaste question, cela va s’en dire.

On pense souvent qu’il faut avoir l’inspiration. Mettons de côté, l’idée que l’inspiration viendrait d’une Muse antique, et qu’elle ne touche que les gens qui sont prêts à tout ou prêt à tout sacrifier pour écrire. Voyons plutôt comment nous, simples humains, pouvons être plus créatif.

 

Tout d’abord, pour trouver l’inspiration on peut avoir recours à des sources internes :

L’utilisation de son cerveau (ressource interne) : réfléchir, méditer, se confronter à soi-même, se servir de ce que l’on a en soi, de ses connaissances, de ses lectures passées, etc.

Pour cela, on peut se « poser », s’asseoir à son bureau avec un carnet et écrire les idées qui nous viennent au fur et à mesure. On peut également, prendre du temps pour méditer. La méditation a le vent en poupe et je peux vous assurer que c’est un exercice très efficace. Je le pratique régulièrement (voir quotidiennement), j’emploi des pierres pour m’ancrer d’avantage et des méditations guidées afin de me libérer l’esprit.

Les pierres que j’utilise sont : L’auralite ; la turquoise ; le lapis-lazuli ; la labradorite et l »améthyste.

Lorsque je purifie mes chakras, j’utilise plus de pierre que je pose sur chacun de mes chakras. J’essaie de faire ce genre de longue méditation 1 fois par semaine, le reste du temps, je fais des méditations plus courtes.

Avec un esprit libéré de son stress, la créativité arrive plus rapidement. On se sent plus créatif, parce qu’on met de côté les angoisses que l’on peut avoir. C’est une très bonne chose car le stress n’est pas seulement mauvais pour le corps, il est néfaste pour l’esprit et la créativité.

Une autre méthode pour être plus inspiré et plus motivé vient de sources extérieurs :

La musique, la lecture, regarder des films, voir des expositions, discuter avec d’autres personnes, les journaux etc.

La musique a un bon effet sur la majorité des personnes. Elle permet de s’évader, d’ouvrir son esprit et de se laisser porter. Je crois que les meilleures musiques, si l’on veut écrire ou s’inspirer pour écrire, sont des musiques classiques ou des musiques douces, de relaxation.

J’apprécie également de me plonger dans les faits-divers afin de trouver l’inspiration. Les faits-divers ne manqueront jamais de vous surprendre par leur ingéniosité, c’est fou que l’esprit humain peut concevoir (même si parfois les conséquences sont malheureuses).

Comment se créer une routine inspirante, motivante et créative ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’esprit humain apprécie la répétition. La répétition, la routine est rassurante. L’inspiration étant plutôt fugitive et timide, il faut savoir l’amadouer : se créer une routine permet de la mettre en confiance et de se mettre plus rapidement au travail.

Certaines personnes vous diront qu’ils n’ont pas besoin de routine, qu’ils travaillent mieux s’ils n’ont pas de routine, qu’ils trouvent bien mieux l’inspiration s’ils ne sont pas « conditionnés ». Je pense pour ma part que : L’absence de routine est en elle-même une routine. Si l’inspiration peut apparaître lorsque l’on sort de sa zone de confort, il n’en reste pas moins que le travail même de l’écriture intervient de manière plus rassurante lorsque l’on est dans sa zone de confort, parce que pour bien travailler il faut être en confiance.

Besoin d’être convaincu ? Repensez à votre premier jour de travail, le tout premier dans un endroit que vous ne connaissiez pas, avec des collègues inconnus, comment vous sentiez-vous ? Comment s’est passé cette journée ? Avez-vous vraiment été à l’aise et en pleine condition de travail ? Etes vous parvenu au même « rendement » que lorsque vous êtes totalement à l’aise dans votre travail ? Maintenant, réfléchissez à un moment où vous étiez « ancien » dans votre travail, que vous aviez l’habitude de votre travail, que vous vous entendiez bien avec vos collègues, que vous partagiez de bons moments avec eux depuis longtemps, que votre travail vous pouviez l’effectuer les yeux fermés …comment vous sentiez-vous ? Bien entendu, la routine peut bloquer la créativité, elle peut empêcher de trouver de nouvelles sources d’inspirations et être lassante, mais pour écrire, il faut savoir trouver un équilibre, une harmonie entre la routine rassurante et réconfortante et la nouveauté. C’est pourquoi je vous conseille d’avoir une routine inspirante, qui soit à la fois dans une zone de confort bien défini mais qui permette d’en sortir grâce à des sources d’inspirations comme la musique.

Pour se sentir bien dans son rôle d’écrivain, il faut se sentir bien dans sa vie quotidienne. Il faut mettre en place une hygiène de vie adéquate. C’est à dire : dormir un nombre d’heures raisonnables, ni trop, ni trop peu. Faire du sport pour se libérer du stress, pour être en forme et garder un corps en bonne santé. Manger équilibré, vivre dans un endroit aussi propre et ordonné que possible.

Se créer un environnement propice à l’écriture, à l’imaginaire, et à la concentration est nécessaire si l’on veut pouvoir écrire dans de bonnes conditions.

Se créer une routine inspirante passe par de nombreuses petites choses :

-La méditation

-un environnement qui donne envie de s’évader

-des sorties créatives : musée, exposition, cinéma, balade en forêt, dans les parcs, shopping, restaurant.

-l’utilisation de supports différents : regarder des films/séries ; lire des livres ; regarder des photos ; écouter de la musique ; utiliser des bougies ou des pierres pour méditer.

-Se débarrasser du stress

-faire de nouvelles rencontres

-faire de nouvelles expériences

-Trouver les meilleurs moments pour écrire

-Trouver ce qui est le plus inspirant pour soi-même : lieu d’écrire, support, objets, ambiance, horaires.

-Ne pas écouter les autres et tout les conseils qu’ils peuvent donner. Je sais ce que je dis ! Si je vous dis que pour moi la méditation fonctionne c’est parce que j’ai essayé et vu ce que cela donner pour moi. Alors je vous invite a essayer, mais pas à adopter une routine qui n’est pas utile pour vous. Certains on besoin de mettre des bougies, pour ma part, cela me déconcentre, mais j’ai essayé. Pourtant je ne suivrais pas un conseil qui ne m’aide pas moi-même. Il faut savoir faire ses propres expériences.

-Tout ce qui vous aide à créer une routine inspirante…

Pour être créatif il faut prendre en compte ses propres besoins. Je suis convaincue qu’un mode de vie sain (sommeil régulier, repas nutritifs, sport, méditation, vie sans stress…) permet de conserver sa créativité et d’être plus en phase non seulement avec soi-même mais avec ses objectifs d’écrire.

 

Voici ma propre routine créative lorsque j’écris :

Lever à 5 h ; passage à la salle de bain pour se réveiller notamment un bon nettoyage du visage et brossage des cheveux et des dents. Suivi d’une séance de méditation avec des pierres plus ou moins longue selon le temps disponible de 5 min à 30 min.

jusqu’à 6 h lecture d’un livre de développement personnel ou d’un roman : les lectures que j’affectionne Réfléchissez et devenez riche, de Napoléon Hill et Miracle Morning de Hal Elrod.

6 h sport 30 min de ballet beautiful si j’ai le temps je pratique 1 h

puis écriture jusqu’à ce que j’ai écris 2 000 mots ou jusqu’à ce que je doive me préparer pour aller au travail. Durant ce temps, j

e mets de la musique classique et je bois du thé vert et un smoothie pour avoir de l’énergie et des minéraux. A l’automne et en hiver je prends des vitamines comme de la vitamine C j’ai remarqué qu’un apport plus important en vitamines me permet de perdre moins mes cheveux et de compenser le manque de soleil.  

Si j’ai le temps je tire les cartes, cela me permet de me détendre. J’aime beaucoup tirer les cartes, c’est un moment que je prend pour moi depuis quelques temps et qui m’apporte beaucoup de bonheur. Une façon de lâcher prise et de me concentrer sur la résolution de mes problèmes ( et cela sans forcément qu’il y ait une quelconque quête « magique »).

En allant au travail, je me répète mes objectifs de vie, les choses que je désire le plus au moins et ce que je veux faire pour les obtenir. J’ai trois objectifs de vie (quatre si on ajoute le fait que tous les matins je m’engage à faire de mon mieux au travail), dont je ne parlerai pas ici, car je pense qu’il faut mieux les garder pour soi. Chacun d’eux commencent par :

Je m’engage à… pour ce faire je vais me donner les moyens de parvenir à ..; (je répète mon objectif) d’ici le … (jour mois et année). Pour parvenir à … (objectif), je m’engage à faire tel chose, puis telle autre, puis encore telle autre, jusqu’à ce que j’y parvienne. Je crois en moi, j’ai la force physique, mentale et spirituel d’arriver à (objectif) d’ici le (date) parce que je crois en moi, en mon potentiel et en mes capacités. Je n’ai pas peur d’échouer, je n’ai pas peur de perdre, de me tromper, ni d’être jugée, car j’ai foi en moi et en mes capacités.

Pourquoi est-ce que je fais cela ?

J’ai bien conscience de passer pour une folle, pourtant être motivée à réussir passe aussi par la croyance que l’on peut réaliser tout ce que l’on désir. C’est ce que j’ai appris en lisant Napoléon Hill.

Le soir, j’ai également une routine qui me permet d’être plus motivée le matin. dès que je rentre du travail, je prend une douche pour me laver du stress, pour me débarrasser de mon « moi-travailleur » et de prendre conscience que le travail reste au travail. Je dîne, puis je prend le temps de regarder un film ou un épisode d’une série parce que cela m’inspire.

Une fois au lit, je met de la musique pour m’aider à m’endormir. Cela fonctionne à merveille car je m’endors plus rapidement et je suis ainsi plus en forme le lendemain matin quand mon simulateur d’aube me réveille.

Et si on me demande si je ne suis pas fatiguée d’avoir une routine je répond NON !

Pourquoi non ?

Tout simplement parce que je constate de mes progrès dans bien des domaines depuis que j’ai une telle routine. Je me rend compte aussi que je fais bien plus de choses que d’autres personnes. Quand j’entends mes collègues se plaindre de n’avoir pas le temps de faire quoi que ce soit parce qu’ils sont fatigués et qu’ils se lèvent juste pour aller travailler, qu’ils rentrent le soir pour regarder la télévision ou faire des fêtes d’où ils finissent plutôt ravagés par l’alcool et les excès et de ne rien faire d’autre de leur dimanche que de dormir ou de regarder la télévision, je ne me sens pas « fatiguée » par ma routine. Nous n’avons qu’une seule vie, la gâcher devant la télévision, à jouer à des jeux vidéos et à se plaindre de n’avoir le temps de rien ne fera pas changer les choses. Gaspiller sa vie à se plaindre est une chose, se donner les moyens de réussir en est une autre. Peut-être qu’un jour, je me réveillerai en me disant que j’ai raté ma vie, que j’ai fait passer certains domaines avant d’autre et que je n’ai pas assez « profité » de ma jeunesse en faisant la fête et en me montrant irresponsable mais vous savez quoi il me suffira de regarder toutes ces choses que j’ai accompli, tous ces efforts que j’aurai fourni pour me convaincre que j’ai avancé et évolué bien plus rapidement et intensément que la majorité des gens.

Avoir une routine n’est pas que rassurant, c’est aussi le moyen de se donner les moyens de réaliser ses rêves. Loin de moi l’idée de blâmer les autres, chacun fait ses propres choix pourtant si vous souhaitez écrire un livre mais que vous n’y consacrez jamais un peu de temps, vous n’y parviendrais pas et consacrer du temps passe par l’élaboration d’une routine et des efforts à fournir.

Quelle est votre routine d’écriture ?

Est-ce difficile pour vous d’avoir une routine ?

Selon vous avoir une routine est-ce bien ou plutôt contre productif ?

Dites-moi tout !

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Tutoriel : Rédiger une fin saisissante, captivante et puissante

Comme tous les mois, voici le tutoriel du mois : Ce mois-ci penchons nous sur la fin de votre roman et essayons de la rendre plus explosive qu’elle en l’est déjà.

 

La fin du roman c’est ce qui restera marqué dans l’esprit du lecteur. Pour qu’une fin soit saisissante, pas de secret, il faut la planifier en avance. Seulement, au moment où il faut écrire ou planifier la fin on se demande constamment si on a fait le bon choix. On hésite toujours, entre plusieurs fins possibles. A moins d’avoir une idée déjà précise de la manière dont on souhaite achever l’histoire, il peut être intéressant de visualiser et de réfléchir à plusieurs fins possibles, afin d’être certain de ne rien oublier ou mettre de côté et de ne peut pas regretter.

 

Comment visualiser des fins possibles ?

Combien de fins prévoir ?

Je vous ais dis qu’il fallait mieux prévoir plusieurs fins possibles mais combien ? Doit-on en prévoir 2 ou 4 ou 10 ? Je pense que le bon nombre c’est 3 ou 5. Cela permet d’avoir plusieurs choix différents à visualiser mais également d’exploiter toutes les idées que vous pouvez avoir. Le fait d’avoir un nombre impair permet de

A quoi faut-il penser pour prévoir une fin ?

Tout d’abord, il faut penser aux éléments clés. Dans les éléments clés, on trouve :

Les personnages. Qui seront les personnages présents à la fin de votre histoire. Il y aura certainement votre héros, mais quels autres personnages envisagez-vous de faire intervenir ? Imaginez ce que pourrait donner votre fin de roman si vous faite intervenir d’autres personnages dans des fins alternatives.

Le lieu. Dans quel lieu se déroulera votre fin ? Pourquoi celui-ci et pas un autre ? Quels sont les avantages du lieu que vous envisagez d’utiliser et ses inconvénients. Imaginer plusieurs fins permets justement de voir ce qu’elle donnerait dans d’autres lieux de votre roman.

-Demandez-vous enfin quelles seront les actions que vous pourrez utiliser pour écrire la fin. Comment pourrez-vous achever votre histoire ? Quelles sont vos idées pour la fin ? Qui fera quoi ? De quelle manière ?

Une fois que vous avez planifié vos différentes fins possibles réfléchissez aux points positifs de chaque fin, ainsi qu’aux points négatifs. Chaque fin alternative comporte des points positifs et d’autres négatifs. Enfin, demandez-vous ce que vous vous préférez lire et quelle fin semble la plus logique par rapport au roman dans son ensemble.

L’avantage d’avoir un nombre impair de fins possibles, c’est que vous pouvez essayer des fins plus mauvaises et d’autres plus positives pour le héros et de faire un choix final le plus cohérent possible.

La question des émotions est aussi primordiale.  Sans les émotions, rien n’est transmit au lecteur. Pour faire passer des émotions, il est nécessaire de savoir ce que l’on veut transmettre et faire ressentir au lectorat. Avant d’entamer l’écriture de votre roman ou de la fin de votre histoire, demandez-vous quels sont les émotions que vous voulez qu’elle transmette à votre lecteur, ainsi vous pourrez écrire une fin bien plus complexe et intéressante.

N’oubliez pas qu’il existe plusieurs arcs narratifs possibles pour votre héros :

Soit il n’apprend rien et n’évolue pas. Un peu comme dans les James Bond où le héros reste le même du début à la fin de l’histoire, il a certes vaincu le méchant mais il n’a rien apprit.

Soit le héros en ressort grandi, il gagne son combat, il réussit à séduire la fille ou le garçon de ses rêves, il anéanti le méchant et il évolue dans un sens positif et devient meilleur, lutte contre ses défauts.

Soit, il échoue et sa situation à la fin de l’histoire devient plus mauvaise. Soit il évolue mais toute sa situation empire, soit il régresse psychologiquement. Voir, le héros meurt.

Ces questions sont à se poser sur deux plans différents.

Tout d’abord, en ce qui concerne le conflit externe du héros. Par exemple, si votre héros a une quête à réussir. Pour un roman policier, la question serait de savoir si le policier ou le détective a résolu l’affaire et trouver le meurtrier.

Le second plan, c’est celui du conflit interne de votre personne. Ce conflit est plus psychologique. Si votre héros a un problème de couple, est ce qu’à la fin, il sera parvenu à passer outre et à se réconcilier avec sa moitié ? Si votre héros est un alcoolique est-ce qu’il aura vaincu ses démons à la fin de l’histoire.

Est-ce qu’il faut que le héros réussisse nécessairement tous ses objectifs et parvienne à achever toutes ses quêtes ?

J’ai envie de vous demander : est-ce qu’au 31 décembre (lorsque vous faites votre bilan de l’année) vous pouvez dire que vous avez rempli tous vos objectifs personnels (conflits internes ) et réaliser toutes les tâches (conflits externe) ? Est-ce que tout ce que vous désiriez faire est achevé ? Probablement que non, est-ce que cela est grave ? Certes cette question est très intime. Pourtant lorsqu’il s’agit d’un livre, n’oublier pas que votre personnage, vos personnages, sont le plus humain possible. Vous-même aimez vous les histoires où tout est bien qui finit bien ? Dans la vie réalisons-nous tout ce que nous désirons ? La réponse est clairement non, alors pourquoi faudrait-il que votre héros obtienne tout ce qu’il désire ?

L’empêcher d’obtenir tout ce qu’il désire est une bonne manière de montrer l’humanité de votre héros. N’oubliez pas non plus que votre héros ne possède pas de supers pouvoirs magiques pour que tous ses vœux se réalisent à la fin. Même si vous écrivez un texte de fantasy, votre héros ne résolvera pas tous ses soucis par un sortilège. Ce qui signifie, que tout ce qui se déroulera à la fin de l’histoire doit être déjà préfiguré dans le récit. Toutes les réponses n’arriveront pas à la fin de l’histoire sur un plateau d’argent. Vous devez semer des indices tout le long du récit pour que ce qui arrive à la fin soit cohérent. Ce qui ne veut pas dire non plus que vous ne pouvez pas surprendre votre lecteur (au moins à la première lecture du roman).

De quoi est composé le 3eme acte ?

Afin de mieux savoir comment écrire la fin de votre roman, il est utile de savoir de quoi se compose le 3eme acte.

Tout d’abord, le 3ème acte n’intervient qu’au trois-quarts du roman. Il y a trois scènes importantes dans ce troisième acte. Tout d’abord, la scène d’ouverture, celle dans laquelle, il y a le plus de déséquilibre pour le héros. La scènes capitale : celle du climax, qui intervient à peu près au milieu du 3eme acte. C’est la scène dans laquelle le héros affronte ses peurs, l’antagoniste et où il réussit ou échoue. Dans un livre, comme le Diable s’habille en Prada, la scène de victoire, c’est celle où Andréa jette son téléphone dans la fontaine et où elle abandonne son poste chez Runway. Et enfin, le dénouement. Cette dernière scène sert à faire redescendre la tension dramatique et montrer au lecteur quelle est la nouvelle vie du héros.

Est-ce qu’il faut répondre à toutes les questions soulevées durant le roman ?

Beaucoup vous répondront qu’il le faut. Je suis plus partagée sur la question. Tout dépend de votre histoire. Est-ce qu’il y aura une suite ? Est-ce que les réponses non apportées bloquent vraiment le récit ? Est-ce dont nécessaire de répondre à toutes les petites questions que l’on a pu évoquer durant le récit ? Je pense que non, sauf si cela est vraiment dérangeant pour le récit ou s’il y a trop de réponses en suspend.

Au début, de l’article, je vous parlais de créer différentes fins possibles pour votre roman afin de voir celle qui irait le mieux avec votre roman. Tout d’abord, sachez que cette fin doit être celle qui répond à le plus de question possible. Celle qui montre la fin de votre roman et qui répond au moins aux deux conflits capitaux :

-Le conflit interne du héros : a-t-il ce qu’il désire à la fin de l’histoire ?

-Le conflit externe : La quête est-elle achevée ?

La fin doit également surprendre le lecteur, mais ne pas paraître « magique ». La fin doit voir ses conflits, ses forces, ses faiblesses, ses questionnements trouver leur justification durant le roman.

J’espère que cela vous sera utile pour rédiger la 3eme partie de votre roman et la rendre la plus crédible et vivante possible.

 

Tutoriel du mois de mai : Le tarot et l’écriture

Pourquoi parler de tarot divinatoire et d’écriture ? A priori, aucun rapport entre les deux. Pourtant, en faisant des recherches sur le NanoWrimo, je suis tombée sur une chaîne YouTube de Burgess Taylor . Durant sa préparation pour le NaNoWriMo, elle utilise les cartes de tarot divinatoire pour planifier son roman et créer l’intrigue. Elle utilise également un Bullet Journal pour l’écriture de son projet. C’est pourquoi j’ai trouvé son approche vraiment intéressante.

Pourquoi ? Tout d’abord, parce que pour un défi NanoWriMo, nous n’avons pas toujours les idées de l’histoire en tête, pour plusieurs raisons. on peut avoir « oublié » qu’il y avait le NanoWrimo a préparer. On peut n’avoir aucune idée dans la tête au moment de préparer le nano. On peut également avoir envie d’essayer quelque chose de différent et voir si une autre technique peut fonctionner pour écrire son roman.

 

Burgess Taylor utilise pour faire son tirage et sa planification de roman un jeu de tarot divinatoire : le tarot de Marseille. Et le Voyage du héros, c’est-à-dire toutes les étapes du voyage spirituel du héros dans le récit. Ce voyage est en douze étapes : il faudra donc tirer 12 cartes divinatoires.

 

Tout d’abord, le premier Acte de l’histoire :

La première carte  correspond à la situation initiale, au monde ordinaire de votre héros. Cette carte vous indiquera le début de l’histoire, ce qu’il se passe, où en est votre héros surtout d’un point de vue psychologique.

La seconde carte, c’est l’appel à l’aventure, l’incident qui pousse le héros à devoir aller à l’aventure. C’est généralement un incident extérieur au héros.

La troisième carte, correspond au refus de la quête. Le héros refuse de partir à l’aventure, de faire ce qu’il doit faire. Il est dans la négation du voyage spirituel ou matériel.

La quatrième carte symbolise la rencontre avec le mentor. Cette carte représente donc la figure du mentor, d’un point de vue spirituel. Vous pouvez également vous servir de la personne correspondante à la carte pour créer votre mentor.

La carte numéro 5, c’est le franchissement du seuil. Le point de non retour.  A partir de cet instant, le héros accepte sa quête et part à l’aventure. C’est à la fin de ce moment, qu’intervient le début de l’acte 2.

L’acte 2 : où le monde extraordinaire.

L’acte 2 peut se diviser en deux parties. La première partie peut être intitulés la descente aux enfers. La seconde c’est l’initiation.

La carte numéro 6 correspondra aux ennemis et alliés que pourrait rencontrer votre héros. Si vous voulez vous pouvez utiliser deux cartes : une pour les amis ou alliés et une seconde pour les ennemis ou les opposants.

La carte numéro 7 se nomme l’approche de la caverne. C’est le moment où le héros se rapproche de l’ennemi.

La carte numéro 8 c’est le moment appelé : Mort et renaissance. C’est le moment où le héros est confronté à l’ennemi. C’est le moment où le héros frôle la mort.

La carte numéro 9 c’est le moment de la récompense. Le moment où le héros s’empare de l’objet tant convoité.

La carte numéro 10 correspond à la fin de l’acte 2. C’est le moment où le héros est sur le chemin du retour.

L’acte 3 : Le retour au monde connu

La carte 11 est le moment de la renaissance. le héros rentre chez lui mais il a appris de ses erreurs passés. Il a évolué. La vie s’améliore notamment grâce à l’objet de la quête. Il s’agit du Climax.

La carte 12 montre la vie, lorsque l’objet de la quête est utilisé. C’est le dénouement.

 

Toutes ces étapes sont le signe d’un parcours initiatique. Elles ressemblent fortement au genre de parcours que peuvent emprunter des héros de Fantasy, mais avec un peu d’imagination tout est possible.

 

Il existe d’autres formes de tirages pour les auteurs et pour les aider dans la tâche complexe qu’est la création d’un récit. Toutes les formes de tirages peuvent être adaptables pour l’écriture. Il suffit de définir à l’avance ce à quoi pourrait correspondre chaque carte.

Une autre méthode pour définir en un seul tirage toute votre histoire : Un tirage en= 5 cartes.

La première carte correspond à votre héros. Elle en donne l’identité et les caractéristiques psychique.

La seconde carte correspond au but de votre personne. Elle désigne l’objet de sa quête. Ce que le héros a besoin de posséder. Il peut s’agit d’un objectif interne (la quête de l’amour, par exemple) ou une quête extérieure (trouver un objet)

La troisième carte montre les motivation du héros pour arriver à son but. Pourquoi veut-il ce qu’il désire ?

La quatrième carte explique quelles sont les embuches sur le chemin. Ce qui ne va pas. Le conflit du héros, les raisons qui font qu’il ne peut pas atteindre son but.

La cinquième carte montre l’évolution du personnage à la fin.

Il est possible d’ajouter une ou deux cartes pour expliquer les obstacles que rencontre le héros durant sa quête.

 

Il existe de très nombreux tirages. A vous de voir ce qui peut vous servir pour votre futur roman.

J’ajoute à cet article, un tableau pour vous aider dans vos interprétation.

Arcades du tarot

Voici la liste des outils que j’utile pour le tarot divinatoire :

Le Tarot des Sorcières de Ellen Dugan.

Le Tarot du Chien de Carole Sédillot.

Ainsi que sur le livre de Alexandro Jodorowsky et de Marianne Costa, La voie du tarot

Tutoriel d’avril : La numérologie

Ce mois ci, j’ai choisis de vous parler de la numérologie. Ce n’est pas le tutoriel au quel vous vous attendiez. Ce mois-ci, j’avais déjà fait un article sur le tarot divinatoire pour écrire. Je pense que ces pratiques peuvent être utile dans la création de personnages ou d’histoire, parce qu’elles font appellent à des symbolismes et des interprétations « mystiques ». Mon but n’est pas de vous convaincre de devenir voyant ou d’en consulter personnellement mais de vous montrer qu’en se servant de ces « sciences » vous pourrez compléter votre panoplie d’écrivain.

Pourquoi la numérologie ?

Je pense que cela peut être une bonne méthode pour concevoir les aspects psychologiques de vos personnages mais également de faire prendre une route peut être différente de celle que vous aviez pensé pour eux. En vous servant de la symbolique des nombres vous pourrez envisager vos personnages différemment.

La numérologie qu’est ce que c’est ?

Selon wikipédia (je sais je ne suis pas allée chercher loin ) :

La numérologie est un ensemble de croyances et de pratiques fondées sur l’attribution de propriétés à des nombres, propriétés variables selon le contexte (dépendant par exemple de la source alphabétique d’un mot, latin, grec, copte, hébreu, etc.).    

Ce qui est important c’est l’attribution des propriétés à des nombres. Parce que la numérologie se base sur l’étude des nombres pour dresser le portrait d’une personne. On y croit ou non, cela est un choix personnel. Cependant lorsque l’on « rame » avec certains personnages, ce peut être intéressant de faire le portait numérologique du personnage et de lui donner quelques traits personnels. Un peu comme avec l’astrologie ou la signification du prénom. Le but n’est pas de vous transformer en voyant ou autre médium mais de vous aider à concevoir des personnages.

Comment cela fonctionne ?

Tout d’abord, il faut avoir le nom et le prénom du personnage. Vous pouvez choisir le prénom en fonction des caractéristiques du prénom pour amplifier certains traits de caractères. Ensuite, il vous faut la date de naissance du personnage. Vous pouvez cette fois encore vous servir des significations des thèmes astraux. Encore une fois à vous de voir.

En numérologie la premier règle c’est de savoir que chaque lettres est associée à un nombre de 1 à 9.

A 1
B 2
C 3
D 4
E 5
F 6
G 7
H 8
I 9
J 1
K 2
L 3
M 4
N 5
O 6
P 7
Q 8
R 9
S 1
T 2
U 3
V 4
W 5
X 6
Y 7
Z 8
lettre valeur associée

Le principe premier est de trouver le nombre de personnalité :

Pour cela, il suffit de calculer Nom + Prénom et de réduire le nombre à un chiffre entre 1 et 9.

Petit exemple avec mon personnage principal :

BARTHELY KATERINA (oui, oui Katerina avec un « e » c’est voulu)  :

Nom : 2+1+9+2+8+5+3+7 = 37 = 3+7 = 10 = 10 = 1

Prénom : 2+1+2+5+9+9+5+1 = 34 = 3+7 = 7

Nom + Prénom = 1+7 =8

Son nombre de personnalité est donc le 8. Il s’agit là de son nombre d’expression donc de son caractère. Il suffit donc de rechercher dans le tableau la correspondance du nombre et ce qu’il signifie. Ici je vous ais mis le tableau trouver sur Wikipédia. Il n’est pas vraiment complet mais pour l’usage fait ici il est amplement suffisant.

Katerina est donc : Recherche de la réussite à tous niveaux, une certaine chance matérielle, abus du pouvoir, intolérance, esprit d’entreprise, combativité.

Vous savez quoi, le pire c’est que c’est exactement comme ça que je l’ai conçu avant même de faire sa numérologie, comme quoi le hasard n’existe pas – ou peut être que si.

Chiffre Nom Définition Manquant Dominant / excés
1 Maîtrise Capacité de se réaliser par soi-même Insuffisance d’assurance et de confiance en soi, manque de volonté et d’initiative Autorité, Volonté, égoïsme, ascendant sur autrui, , volonté et détermination, ambition, autorité, leadership, l’individualité, l’indépendance, la créativité
2 Association Capacité de collaboration et d’union, d’écoute Association difficile, laisser aller, ne se soumet pas, manque de patience, difficultés relationnelles Esprit de coopération, recherche de l’union, hypersensibilité, l’intuition et la sensibilité
3 Sociabilité Capacité de s’exprimer et goût du contact Manque de souplesse et d’adaptation, dispersion d’énergies, blocages À l’aise en société, sens des relations, orgueil, superficialité, créativité, enthousiasme
4 Réalisation Capacité de travailler et de construire concrètement Difficultés à organiser, et manque de stabilité, instabilité et impatience Qualités d’ordre et de persévérance dans le travail, étroitesse d’esprit, obstination, sens des détails et de l’organisation
5 Mobilité Capacité de changer et de bouger, adaptabilité N’aime pas le changement, intolérance, fermeture d’esprit Mouvement, voyages, esprit large, impulsivité, excès, abus de la liberté, sociabilité, ouverture d’esprit
6 Harmonie Capacité d’adaptation et de conciliation (Amour-Famille-Devoir), sens des responsabilités Mariage difficile, esprit peu conciliant, évite les obligations, perfectionniste, irresponsabilité Cherche l’harmonie et l’accord, sens de la famille, amour et amitié, complaisant, rancunier, hypersensibilité, sens esthétique
7 Vie intérieure Capacité de réflexion et d’analyse, foi et engagement des idées Manque de compréhension, nécessité de s’ouvrir au niveau de l’esprit, manque de foi intérieure, borné Qualités d’invention et de recherche, parfois, engagement dans un idéal, fanatisme, perfectionniste, intransigeant, indépendance, intuition et créativité, spiritualité
8 Expansionmatérielle Capacité de s’assumer sur le plan matériel, d’attirer la réussite et le pouvoir Difficulté à maintenir l’équilibre sur le plan matériel, (ou trop, ou trop peu…) manque de mesure dans les actes et le comportement Recherche de la réussite à tous niveaux, une certaine chance matérielle, abus du pouvoir, intolérance, esprit d’entreprise, combativité
9 Altruisme Capacité de se dévouer et de s’intéresser à autrui ou aux problèmes humains Manque d’intérêt pour les autres, égoisme Qualité de dévouement et d’altruisme, sens du sacrifice, caractériel, rêveur, hyperémotivité

Le second nombre a définir c’est le chemin de vie :

C’est à ce moment qu’il faut connaître la date de naissance de votre personnage

Pour connaître le chemin de vie il faut additionner le jour le mois et l’année. Il correspond à la destinée du personnage.

Exemple avec Katerina : 25 / 06 / 1999

2+5+6+1+9+9+9 = 41 = 4+1 = 5

Ce qui signifie selon le tableau de wikipédia : Mouvement, voyages, esprit large, impulsivité, excès, abus de la liberté, sociabilité, ouverture d’esprit

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce tableau pour ce qui concerne le chemin de vie, mais je vous en parlerait plus tard.

D’autres nombres peuvent être additionnés et donc donné d’autres indications sur le personnage

Il y a le nombre actif avec seulement le prénom.

Le nombre hériditaire avec uniquement le nom de famille.

Le nombre de réalisation en additionnant les consonnes

Il ne s’agit là que de quelques exemples. Le but n’étant pas de faire une numérologie complète du personnage mais d’explorer quelques pistes de réflexions.

Je ne me sers pas de la numérologie ou de l’astrologie pour chacun de mes personnages. Je le réserve soit aux personnages principaux, soit pour les personnages donc je ne sais trop quoi faire mais qui sont pourtant utiles à l’histoire.

Si vous souhaitez approfondir le sujet je vous conseille quelques lectures :

Le guide de la numérologie – Découvrez votre personnalité, vos talents et votre destin« >Jean-Daniel Fermier, le guide de la numérologie

ABC de la numérologie : Découvrez les clés de votre avenir« >Jean-Daniel Fermier, ABC de la numérologie : découvrez les clés de votre avenir

Le grand livre de la numérologie« >François Notter, le grand livre de la numérologie

La bible de la numérologie : Tout sur le pouvoir des nombres !« >Teresa Moorey, La bible de la numérologie : tout sur le pouvoir des nombres

Vous pourrez également trouver sur internet des sites qui vous aideront à faire de la numérologie, le tout gratuitement.

Tutoriel : écrire des descriptions

Avez-vous déjà remarqué à quel point il y a une nette différence entre la scène que vous voyez et celle que vous écrivez ?

Lorsque l’on lit un roman, on est toujours ébloui ou dégoûté par les descriptions qui sont faites. Soit on est admiratif et on se demande pourquoi on n’est pas capable de faire mieux, nous-même. Soit on se dit que l’on pourrait faire mille fois mieux.

Mais quelles sont les qualités d’une bonne description ? Et comment les écrire ?

Tout d’abord pour écrire de bonnes descriptions, il faut un bon écrivain. (haha). Un bon écrivain est une personne curieuse, qui s’ouvre l’esprit et les yeux au monde qui l’entoure. (c’est déjà plus rassurant dis comme ça.).

Pour bien écrire, il faut regarder le monde, voir les choses dans leurs complexités et leurs ensembles. Voir ce que tout le monde voit et aussi aller plus loin, voir au-delà de la vision « générale », s’attarder sur les détails, sur les couleurs, les formes et les textures du monde. Un peu comme un peintre.

Le mieux, c’est de garder en soit une part enfantine et voir le monde avec des yeux neuf. Plus vous verrez le monde avec un regard curieux plus il sera facile d’écrire des descriptions.

Quels sont les autres types de regard que l’on peut avoir en tant qu’auteur ?

Il y a la mémoire. Essayer de réécrire une scène, un paysage, une personne, une tenue, de mémoire. On se rend très vite compte qu’entre l’image originale et ce qu’il reste dans notre mémoire, il y a parfois de grosses différences. Est-ce mal ? Non, pas dû tout. Si vous avez vu un paysage, quelque part et que vous vous dites qu’il ira très bien dans votre roman, ne pas avoir exactement le lieu en tête peut être une très bonne chose. Votre esprit créatif comblera les manques et vous aurez alors un lieu original.

Décrire avec l’image sous les yeux. Vous souhaitez décrire un paysage, une personne ou une objet avec l’image sous les yeux, c’est très bien. Vous ne pouvez pas vous tromper. Vous avez donc les couleurs, la forme, peut être même un peu la texture de l’objet devant vous. Oui, mais voilà. Vous n’avez pas forcément le vocabulaire spécifique. Surtout pour les textures ou les couleurs. Ce n’est pas grave non plus. Faites avec ce que vous avez. Vous pourrez toujours vous renseigner ou demander à d’autres de vous aider à préciser votre description. Mais attention à ne pas tomber dans le catalogue descriptif du vendeur de meuble. Vous n’êtes pas là pour faire vendre un objet, un paysage, un tableau, une personne. Vous devez rendre la description vivante. L’époque des descriptions de 10 pages, c’est terminé. Il faut dire qu’au XIXème siècle la plupart des écrivains publiés par feuilleton, plus le feuilleton était long plus ils étaient payés. Aujourd’hui, on ne vous paiera plus à la page ou au mot.

Ensuite, il y a l’aspect objectif. Sans préjugé ni point de vue. Autant vous dire que c’est le point de vue le plus difficile a exploiter. Il est très difficile de décrire sans aucun point de vue, en se tenant juste à ce que l’on voit ou sait. Mais ce peut être un exercice très intéressant.

Comment décrire ? Quelle est la méthode la plus utile ?

Il faut mieux que votre description soit imbriquée dans l’action, sans quoi vous risquez d’ennuyer le lecteur. Ainsi, la description, si elle doit exister et être présente doit rester subtile et ne pas s’étendre sur des pages et des pages.

Tout dépend de vos choix d’écrivain, mais il est actuellement plus courant de privilégier l’action à la description. Tout dépend, également du roman que vous écrivez. De la science-fiction ou de la fantasy nécessitera plus de description qu’un roman à l’eau de rose. C’est une question de logique.

Même lorsque votre roman nécessiterait des tonnes de pages de description faites cours ! Faites vrai ! Faites en mouvement. Peut-être faut-il alors ajouter le point de vue d’autres personnages pour avoir une « vraie  » description.

Avis personnel : (critique, mais en réalité, je suis persuadée que je fais la même chose)

Souvent lorsque je lis un roman, il y a toujours un personnage qui connaît bien les lieux. Par exemple, son lieu de travail, et qui s’arrête pour nous en faire une description longue comme le bras. Sérieusement, j’ai travaillé, parfois peu de temps, dans des endroits, je ne me serais jamais arrêté 15 min pour parler de la machine à café, des escaliers, des vestiaires, des bureaux, etc. Bref, son lieu de travail, comme sa maison, on connaît, jamais dans la vraie vie, on ne s’arrête pour admirer la beauté de ses portes ou de ses rideaux. On n’est pas non plus admiratif devant la photocopieuse.

Un personnage qui connaît bien son environnement ne devrait pas avoir à le décrire de long en large ou en travers. Que le narrateur le fasse soit, mais lorsque le personnage et également le narrateur, pourquoi diantre irait-il décrire tout l’immeuble dans lequel il habite ? Pourquoi serait-il en extase devant son balcon ?

En somme faites, court, faites bref, faites explicite, mais pas de blabla inutile. Une bonne description est vivante, elle rythme le roman, elle doit le servir non l’inverse. Quant aux envolées lyriques, avec moult figures de style, … eh bien pourquoi pas, mais avec parcimonie.

Un lecteur ne retiendra jamais toute la description. Vous aurez déjà de la chance s’il la lit en entier. Donc inutile de trop en faire, contentez-vous de dresser le décor, de rendre l’action compréhensible et de donner juste assez d’éléments descriptifs pour que le lecteur se fasse une bonne idée de ce qu’il se passe. Il ne retiendra de toute manière que quatre ou cinq éléments précis. Faites donc que ces éléments soient précieux pour l’intrigue.

En tant qu’auteur, vous devriez en corrigeant vous attarder sur les descriptions. Est-ce que vous vous y ennuyez ? Alors c’est qu’il y a un problème quelque part. Est-ce qu’en lisant votre roman, vous avez tendance à mettre de côté des passages descriptifs ? Alors c’est qu’il faut changer ça.

Lorsque je dois écrire une description ou une scène d’action (malgré tout il y a des descriptions dans l’action ), je prends le temps de voir la scène, un peu comme si je me jouais un film. (dis de cette manière, ça me donne presque l’impression d’avoir besoin d’aller à l’asile.). J‘essaie différentes combinaisons. Je place mes personnages autrement, j‘essaie de voir ce qu’y serait le mieux, tant dans le décor, dans les personnages, dans les vêtements, dans les manières. Un peu comme le ferait un metteur en scène avant de tournée ou pendant les répétitions. C’est important parce que cela permet de sentir les choses. De se rendre compte de ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas, mais également de pouvoir décrire de manière plus précise. Vous pouvez prendre des notes, ou même faire des croquis pour vous aider. Notamment pour les scènes difficiles.

Pour bien décrire, il faut être un peu cinéaste. Savoir cadrer l’action, la centrer, discerner ce qu’il faut donner à voir et ce qu’il faut cacher. C’est tout un savoir presque scientifique, voir magique, qu’il faut ‘ »sentir » ». Si lorsque vous relisez une de vos descriptions et qu’elle ne vous semble pas claire, c’est qu’elle ne l’est pas. Si vous avez dû mal, deux ou trois mois après avoir écrit une scène à la visualiser, alors le lecteur aura la même difficulté.

Pour ma part, je crois que c’est ce que je vais faire pour les scènes de batailles. J‘ai beaucoup de mal à les rendre intéressantes et à les décrire.

Dans une bonne description, on doit retrouver tous les éléments importants, mais aussi jouer sur les registres, sur l’atmosphère, sur les sens. Il faut que le lecteur puisse avoir la sensation de se trouver au coeur du roman. Si votre personnage fait des gâteaux, il y aura peut être une bonne odeur qui flotera dans l’air. Pensez à ne pas utiliser que la vue, mais tous les sens, pour que le lecteur ait une vue en 3D de la scène, qu’il se fasse une véritable image du lieu.

Le dernier conseil que je peux vous donner m’a été donné par mes profs de Français. Une description doit être logique et cohérente.

On ne décrit pas le chapeau du héros, puis ses chaussures, puis sa ceinture. On part soit du haut vers le bas, soit l’inverse. Si vous décrivez un paysage, partez soit du plus général au plus rapprocher soit l’inverse. Il faut que le lecteur puisse suivre la scène. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas brosser un portrait rapide puis revenir sur des détails peu après, au fur et à mesure qu’avance l’action. Rien n’empêche que votre héros n’ait pas vu que la jeune fille qu’il vient de rencontrer à un grain de beauté sur la joue, même si vous l’avez décrire 25 lignes plus haut et que vous n’aviez pas inclus ce détail. De même que dans un roman policier le héros peut ne pas avoir vu le revolver cacher sous la commode.

Tutoriel : en quoi le synopsis et le traitement vous aideront à écrire votre roman

Qu’est-ce qu’un synopsis ? À quoi sert d’écrire un synopsis ? Pourquoi l’écrire avant la phase d’écriture du roman ? Qu’est ce qu’un traitement ? Quel est son but dans la rédaction ?

Le synopsis est une sorte de résumer de l’histoire. Il peut être détaillé ou bien concis. Lorsqu’il s’agit de distribuer son synopsis, il est généralement long de 3 à 5 pages.

Ce qu’en cinéma, on nomme le traitement, il est souvent bien plus long, entre 15 et 45 pages. C’est un long résumé du film mais sans les dialgoues

Que trouve-t-on dans le synopsis ? Le résumé de l’histoire. Le squelette. La structure. La base. Les fondations.  Le synopsis étant très court, on n’y trouve que les éléments essentiels à l’intrigue :

le héros

les personnages principaux

les lieux principaux

Les défis / les objectifs de vos personnages

La résolution de l’intrigue.

En somme, vous devez avoir :

Le début de l’histoire : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Qui est qui ? (nom des personnages, identité rapide) Quel est le point de départ des personnages importants ? (bref résumé de la bio des personnages ) Où ça se passe ? (Quel lieu ? Pourquoi ? Qu’est-ce que ça représente ? ) Quand ça se passe ? (age des personnages, dates si besoin). Quel est le but de l’histoire / la quête ?

Le milieu de l’histoire : Comment ? Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi ça se passe ? Quels sont les obstacles ? Comment le personnage s’en sort ?

La fin : situation final. Évolution des personnages. Réussite ou échec de la quête principale ? Et les autres intrigues ? Est-ce que tout est résolu ?

Vous devez vous dire « ok très bien ce n’est qu’un résumé comme les autres. « Oui, mais ce résumé, vous devez le rédiger avant même d’écrire le roman. Quand je dis l’écrire cela ne veut pas uniquement dire coucher un vague résumé sur un morceau de papier qui terminera à la poubelle. Non, c’est à partir de ce résumé que commence vraiment le travail d’écriture.

Pourquoi ?

Tout d’abord, coucher les mots sur du papier (ou un écran), cela donne vie aux idées. On ne les oublie pas. Elles sont consignées et comme le dit l’adage  » Les mots passent, les écrits restent. » Écrire permet de prendre du recul. Les idées que l’on a dans la tête n’ont pas la même distance que l’écrit. Il est donc plus facile de voir si l’on fait fausse route en relisant un texte.

Ensuite, écrire le résumé avant même d’écrire l’histoire, cela permet de savoir où l’on va, pourquoi on est va et surtout si la voie n’est pas la mauvaise. Cela ne rendra pas l’écriture plus facile, mais au moins on connaît à l’avance le destin des personnages et le but de l’histoire.

De plus, je pense (mais je peux me tromper) que connaître la fin d’une histoire / le but à atteindre / l’objectif ultime est bien plus motivant que de se lancer à l’aventure à l’aveuglette. Cette vision est certainement liée à mon caractère et elle n’est donc pas partagée par tous.

Mais encore, je crois que planifier à l’avance un roman permet de ne pas avoir à revenir, encore et encore, sur certains points lors des corrections. Il est plus facile de remanier un résumé, d’ajouter des passages de voir si tout « colle » lorsque le récit est encore au stade du synopsis ou du traitement que lorsque le roman fait plus de 500 pages words.

Le synopsis ou traitement ( on verra plus loin de quoi il s’agit) pourra être facilement distribué aux membres de l’entourage pour savoir si l’idée (les idées) de départs sont « bonnes », « intéressantes », « captivantes ». Je ne donne jamais à lire mes ébauches, ni mes résumés, mais je sais qu’il est parfois motivant d’avoir des membres proches pour vous demander « alors ton roman, il en est où ?« . Donnez le résumé permettra à votre entourage de savoir que 1) vous écrivez vraiment un roman et ne tentez juste pas d’échapper aux corvées. 2) Que vous êtes motivé et que non, vous n’abandonnerez pas en cours de route. Et puis cela donne matière à discuter du roman, être écrivain est un métier solitaire.

Si le synopsis est le résumé en 5 pages (environ même s’il est plus long ce n’est que mieux ) le traitement lui est le véritable canevas de l’œuvre.

Bon, mais qu’est ce que c’est ?

Dans le cinéma, le traitement, c’est en quelque sorte la phase dans laquelle on résume tout ce qu’il va se passer dans le film, scène par scène. C’est la substance même de la scène et du film. Tout y est dit « grosso modo« . C’est une étape indispensable pour voir, en amont, les faiblesses du scénario. On y vérifie la nécessité de chaque scène. La logique et le rythme de l’histoire, ainsi que la problématique de chaque scène.

Transposer à l’écriture d’un roman, c’est le séquencier Chapitre par Chapitre.

Ce qu’il devra s’y trouver ? Tout mais en substance. Vous devrez résumer le chapitre :

les personnages qui s’y trouveront. Pourquoi ? Leur but dans le chapitre.

L’intrigue principale du chapitre. Et son utilité dans le roman.

Les lieux. Les atmosphères. De rapides descriptions.

Les informations que vous allez transmettre aux lecteurs.

En somme, vous devriez être capable en le lisant de savoir si le chapitre est captivant ou non. Vous devez y inscrire les élèments capitaux de votre chapitre.

Pour les dialogues (s’ils vous viennent) écrivez seulement ce que se disent les personnages. Pas de

« -Untel dit que ceci.

Marchine Répond cela.

Truc-muche intervient pour dire que…« 

Si vos personnages parlent de la quête écrivez simplement « ils parlent de la quête. Untel explique ses doutes sur le sujet. Machine-lui répond qu’elle est convaincue du bien-fondé de la quête.« . Bref, si ce n’est pas le moment des grandes envolées lyriques, ni de montrer votre style le plus ampoulé, c’est le moment de montrer que vous savez où vous voulez aller.

On peut aller plus loin et faire un séquencier scène par scène, mais pour ma part, je trouve que c’est aller trop loin. Mais tout dépend des techniques que l’on veut employer et de son propre ressentit.

L’avantage du traitement c’est que vous pourrez vérifié l’avancer logique de votre roman, l’importance de certaines scènes et le découpage en acte.

Combien de fois faudra-t-il réécrire le synopsis et le traitement ? Autant que possible. Autant que vos idées évolueront. Autant que vos recherches vous permettront d’avancer.

Certains penseront qu’il s’agit d’une perte de temps et que les « méthodes du cinéma » ne peuvent / ne doivent pas s’appliquer au roman, mais je ne suis pas d’accord. Sans aller jusqu’à concevoir un story-board de votre roman, je crois que savoir faire un synopsis permettra d’avoir une bonne idée de ce que l’on veut dire. Quant au traitement, il sert de canevas complet à l’intrigue et au récit et il est plus facile à manier que le texte. C’est aussi une excellente méthode pour prendre du recul et se détacher des « tableurs » dont on entend souvent parler et qui servent à planifier les romans.

Je ne suis pas contre les tableaux, mais il est parfois bien de tester d’autres méthodes.

Tutoriel : créer un monde imaginaire

Le premier tutoriel était consacré à la planification du roman. Je vous expliquais comment en un mois, on pouvait planifier son roman ( Tutoriel : 1 mois pour planifier son roman ). Dans le second tutoriel, je vous expliquais comment créer des personnages ( Tutoriel : création des personnages ).

 Peut-être que ce tutoriel ne sera pas utile à tous, mais il aidera ceux qui veulent créer un monde fictif.

Pour créer un monde imaginaire, il faut se poser plusieurs questions. 

La carte du monde :

vivent les personnages ? Est-ce qu’ils vivent sur la Terre, dans une société parallèle ? Est-ce qu’ils vivent sur une autre planète ? Dans un autre univers ? S’ils vivent dans un autre monde, ou dans notre monde, est-ce qu’ils vivent dans une ville ? Grande ou petite ? En campagne ? Dans la forêt ? Sous l’eau ? Dans une grotte ?

Brosser la carte du monde. Si comme dans le Seigneurs des Anneaux, vous devez faire traverser divers paysages/pays/mondes/contrées vous pourriez avoir besoin de cartographier le paysage. Pour cela rien de mieux d’un papier et un crayon. Même si vous ne savez pas dessiner, l’important, c’est que vous puissiez-vous vous y repérer.

Les caractéristiques exceptionnelles :

Si vous écrivez de la fantasy ou du fantastique vos personnages ont peut-être des caractéristiques physiques ou mentales exceptionnelles. Mais il existe surement des créatures magiques.

Dans mon roman, il y a des dragons, des manticores, les personnages sont des sorciers certains ont des caractéristiques plus développées que la moyenne ( ils lisent dans les pensées, sont proches d’éléments naturels, …). J‘ai eu besoin de longs moments de réflexion et de faire de nombreuses recherches sur ces sujets. Notamment les manticores que je n’arrivais pas à visualiser. J‘avais besoin de faire des recherches pour trouver les caractéristiques physiques. En combinant plusieurs images trouvées dans les livres et sur internet, j‘ai réussi à créer une manticore comme j‘en avais besoin. J‘ai également des « vampires » qui n’ont rien de comparables avec Dracula, Edward Cullen ou (mon favoris ^^) Lestat. Si aujourd’hui, je ne verrais pas mes « vampires » sous un autre jour, cela m’a demandé pas moins de cinq ans de réflexion (oui, je suis lente) pour sortir de la conception traditionnelle.

Les caractéristiques peuvent donc être physiques, mais aussi mentales comme les dons magiques, il peut être également question de l’univers dans lequel vos personnages évoluent. Si votre monde est sous-marin, peut être que vos héros seront dotés de branchies et non de poumons. Peut-être auront-ils des nageoires, sans pour autant être des poissons ou des sirènes. À vous de voir ce qui vous correspond le mieux, mais également ce qui est le plus logique. Il y a tout de même peu de crédibilité à mettre des « humains » dans l’eau et de les doter de poumons, de mains et de pieds sans palme.

Un monde « HUMAIN » :

Vous allez très vite comprendre de quoi il s’agit si je vous demande d’ouvrir un grand quotidien français ou étranger.

De quoi parle-t-on dans la presse ? :

D’économie : travail, chômage, richesse, pauvreté, emploi, crise de l’emploi, difficultés financières, gains aux jeux, etc. Bref, on parle finances et économie, on parle d’équilibre des budgets et de ce qui fait l’économie du pays et du monde.

politique : qui est au gouvernement de tel ou tel pays, des élections, des changements de régimes politiques (moins aujourd’hui, mais le XXème siècle n’est pas si lointain), de corruption, de pot-de-vin. On parle de ceux qui nous gouvernent, de comment ils le font, de leurs déboires.

des potins mondains : de la nouvelle robe de Kate Middleton, de l’âge de la telle ou telle célébrités, de qui va avec qui – rappelez-vous d’un certain président sur son scooter – de la mort de Machin-Chose, de la prise de substances illicites de Truc-Muche. Du bas de gamme qui captive les foules.

de fait-divers : toujours très captivant de savoir que tel Monsieur sympathique battait sa femme, que le prof de sport du collège était en fait un pédophile, que la voisine d’à côté à couper le sexe de son mari infidèle, etc. On est dans le trash, le trivial, le criminel, ça plaît, depuis toujours et ça inspire les artistes.

de la guerre : de quel pays affronte tel pays ? Pourquoi ? Pour qui ? Des camps adverses ? Des intérêts de tel ou tel soutien ? Etc.

On parle de tout un tas d’autre choses, mais la liste est trop longue. Tout cela, cest ce que j’appelle L’HUMAIN.

Si vous inventez un nouveau monde n’oubliez pas d’inclure tous ces aspects. Eh oui ! Un monde parfait n’existe pas. Et même si vous imaginez un monde parfait sa perfection sera nécessairement relative.

Pour vous aider, vous pouvez durant vos recherches, prendre un journal (histoire d’avoir une base de travail) : écrivez les articles comme si vous étiez un journaliste dansvotre monde fictif. Trouvez l’article à la une, les articles important, parler du sport, il y a nécessairement un sport à la mode, parler aussi de la politique, des faits-divers, de la météorologie, des sorties cinéma (s’il y a le cinématographe ), ou des livres, ou des spectacles. Vos personnages ont forcément des loisirs, ou alors il n’y a de « loisirs » que ce qui est voulu par le régime en place. Peut-être les loisirs sont-ils utilitaires, comme la couture ou tricot, la pêche, etc.

Écrivez le grand quotidien du pays, ou monde. Vous pourriez être surpris de découvrir qu’il y a des aspects que vous n’aurez pas explorés dans vos recherches préliminaires. Si vous manquez de temps, écrivez que les grandes lignes ou les chapeaux de vos articles. Cela peut être également un bon exercice si vous êtes confronté à la page blanche.

LES NOMS :

Je déteste cet exercice ! Mais il faut y passer. Si vous inventez un monde parallèle, les personnages auront peut-être des noms et des prénoms étranges – je pense à Harry Potter. Si vous inventez un monde inédit – comme dans la Rédemption d’Athalus ou l’Epée de Vérité- vous aurez besoin de trouver des noms et des prénoms originaux. Parfois basés sur des prénoms de notre monde, mais modifiés, ou alors de les inventer totalement.

Je vous recommande l’achat d’un bon gros dictionnaire des prénoms. (Vous pouvez toujours demander à vous en faire offrir un par vos proches en prétextant une future grossesse – ou en avouant tout simplement que vous désirez être écrivain, parfois mieux vaut être sincère, tout dépend de vos proches ).

Pour ma part, j’ai volé celui que mes parents avaient acheté il y a trente ans, alors certes il n’y a pas tous les prénoms « modernes  » mais il inclut toutes les variantes des prénoms dans les langues régionales ou les autres pays européens. Un dictionnaire des prénoms du monde serait un bon investissement. Il y a toujours internet, mais je trouve que l’on ne trouve pas ce que l’on veut sur Internet. On peut se retrouver face à une liste de prénoms et ne pas savoir quoi en faire et je trouve agaçant de toujours devoir ouvrir un lien pour lire la description d’un prénom et revenir à la liste. À vous de voir.

N’oubliez pas que les prénoms révèlent une part importante de la personnalité de chacun (on y croit ou pas) mais cela peut être utile si vous bloquez sur la personnalité d’un personnage, se servir de son prénom peut être très utile.

POLITIQUE, ÉTHIQUE, COUTUME et ART :

J’en ai déjà parlé dans le point précédent, mais vous devez vous penchez sur le système politique de votre monde.

Exemples de systèmes politiques : démocratique, féodale, monarchique, totalitaire, théocratique, autocratique.

Faites des recherches pour connaître le système de valeurs et de fonctionnement du système choisis ou des systèmes, on peut imaginer que votre monde évolue ou qu’il est grand et qu’il y a donc plusieurs régimes qui s’affrontent.

L’éthique

L’éthique n’est pas la loi. Elle fonctionne selon d’autres critères. 
La loi peut commander à vos personnages d’agir d’une manière, mais la morale d’une autre.
Il y a d’un côté ce que dit  la loi : ne pas voler, ne pas tuer, ne pas trahir le pays, ne pas enfreindre les lois etc

Et de l’autre, la morale qui nous dit parfois les mêmes choses : ne pas tuer, ne pas voler, ne trahir les autres, ne pas mentir, de pas enfreindre les règles etc

Parfois la morale et la loi se contredisent.

Besoin d’un exemple concret ?

Prenez le régime de Vichy. Le régime politique de la France était celui d’un pays vaincu. Le Maréchal Pétain avait décidé de collaborer avec l’Allemagne. Lorsque l’Allemagne a demandé des « juifs », le régime de Vichy était d’accord. Ce qui a donné des évènements comme ce que l’on nomme la Rafle du Vel d’Hiv, en 1942.

En quoi cette exemple nous (malheureusement) intéresse et bien il est simple:

D’un côté, il y avait la loi qui disait d’arrêter, de dénoncer et de déporter les personnes Juives. Et de l’autre la morale : dénoncer les juifs et les laisser se faire tuer ce n’est pas éthique, ni moral, c’est même tout le contraire selon la plus part des préceptes religieux et moraux.

Bref, dans ce cas là, que faire ? Obéir à la loi que nul n’est censé ignorer et à qui Il fallait obéir. Ou respectait la morale ? Difficile de répondre et de trancher lorsque l’on ne vit pas un pareil dilemme.

La loi affronte la morale, l’ordre moral affronte l’ordre politique.

Les coutumes

Votre peuple, vos peuples, auront des coutumes, des croyances, du folklore. C’est ce qui donne de la richesse à votre monde. Inventez des coutumes, peut être difficile, mais vous pouvez puisez dans le monde « humain » pour vous inspirer. Peut-être vos héros devront-ils traverser un pays, une contrée, ou manger des petits enfants est une loi divine.  Servez-vous de ce qui existe et amplifié le trait.

Dans les coutumes, vous pouvez aussi réfléchir aux costumes de vos personnages. Que portent-ils ? Qu’est-ce qui est à la mode ? Les cheveux sont-ils longs ? Dans l’épée de vérité de Goodking seule les prêtresses ont les cheveux longs. C’est une caractéristique qui peut avoir son importance. Les vêtements sont importants, depuis toujours, les vêtements permettent de dire qui est riche qui est pauvre, qui est un travailleur, qui est oisif. Même si les choses peuvent être un peu différentes aujourd’hui, je pense aux jeans troués hors de prix, mais il est possible que votre monde imaginaire n’ait pas subi les affreux de la modernité.

Art

Même sans vouloir créer tout un univers à la Tolkien, vous pouvez vous demander s’il n’y a pas des arts différents des nôtres.  Pensez également que vos personnages entretiennent avec l’art.

Peut-être n’y a-t-il pas d’art au sens où nous l’entendons. Les artistes sont-ilspersécutés, ou admirer ? Que font-ils de leur temps ? Qui servent-ils ?

Posez-vous les questions suivantes :

Qu’est-ce que l’art dans le monde que j’invente ? Qu’est-ce qu’il sert ou qui sert-il (art politique, art religieux, art pour le plaisir, art de contestation …) ? Qui sont les artistes importants et pourquoi (dressez une liste de 3 ou 4 artistes pas plus juste pour vous faire une idée) ?

COMMERCE et ÉCHANGES

Demandez-vous quelles monnaies sont utilisés dans les échanges commerciaux.Vous nêtes  pas obligé de créer une nouvelle monnaie, tout dépend si votre univers peut s’implanter dans notre monde. L’or a longtemps servi de monnaie d’échange. Peut-être serait-il plus facile pour vous de choisir, l’or, l’argent et le cuivre. Des villes auront des coutumes monétaires différentes des autres villes du pays. Je pense à l’exemple de Sparte, qui avait une monnaie propre à la ville, mais avec laquelle on ne pouvait rien acheter en dehors parce qu’elle ne valait rien. Est-ce le cas dans votre histoire ?

Quant aux échanges, pensez aux langues parlées. Est-ce que vos personnages parlent des langues différentes ? Si vous avez déjà voyagé dans un pays dont vous ne parlez pas la langue, vous avez dû vous rendre compte à quel point on se sert de ses mains pour discuter, mais aussi à quel point il est difficile de s’expliquer. Vos personnages auront le même problème.

Combien y a-t-il de langues différentes dans votre monde ? Les monnaies sont-elles les mêmes d’une contrée à l’autre ? Toutes ces questions, vous devez y penser en amont pour rendre votre monde crédible.

LA RELIGION

Autre point important lorsque l’on crée un monde imaginaire : La religion. Il y a nécessairement des croyances dans votre univers. Même si vous n’êtes pas croyant « religieux » vous croyez nécessairement en quelque chose :

La science, la médecine, le travail, la pleine conscience, Dieu mais sans pratiquer de religion, la spiritualité etc etc.

Concevoir les croyances de vos personnages et les religions existantes dans votre univers le rendra plus riche. Vous pourrez avoir besoin de créer plusieurs religions qui cohabiteront dans la même région. Cela cause-t-il des tensions ?

Demandez-vous quels sont les principes de vos religions, où elles sont pratiquées. Demandez-vous également, qui les pratiques, comment cela peutil se percevoir pour les autres ( port d’une pièce de tissu, port d’un objet, références historiques ou morales, etc). Posez-vous la question des rites pratiqués, comment sont-ils pratiqués, par qui, pourquoi.

Qui sont les Dieux ? Comment le monde a-t-il était construit sur la religion ? Est-ce qu’il n’y a toujours eu qu’une seule religion dominante ? Les anciennes religions ont-elles laissé des traces ? Lesquelles ?

Qu’est-ce que cette religion ou ces religions apportent à votre histoire ? À vos personnages ?

LA MAGIE

C’est certainement une étape capitale. Comment intégrer la magie à votre univers.

Tout dépend, si la magie fait partie du monde « normal », comme dans Harry Potter, ou dans Twilight (même si ce n’est pas de la magie, mais des vampires dans ce cas-là) ou si au contraire, votre univers est magique, comme dans le Seigneur des anneaux.

Demandez-vous comment apparaît la magie. Est-ce que la magie est partout ? Est-ce l’œuvre de certaines créatures ou de certains personnages ? Est-ce qu’il y a des animaux magiques, des plantes, des maisons, des objets ? Est-ce que la magie est pour tout le monde ou l’apanage de certains uniquement ?

Comment se manifeste la magie ? Est-ce qu’il faut des baguettes magiques ? Est-ce qu’il suffit d’utiliser la pensée ? Fautil prononcer des formules ? Fautil faire des potions ? Doit-on faire appel à des rituels ?

Trouver de grands noms de la magie, ceux qui ont contribué à de nouvelle découverte. Comme nous avons Louis Pasteur qui a fait le vaccin contre la rage, peut-être existe-t-il un Pasteur qui a inventé le vaccin contre la fièvre des licornes.

Demandez-vous si la magie fait partie de la religion. S’il y a des Dieux magiques. Questionnez-vous sur la manière dont la magie est perçue par les gens de votre monde.

Trouver les limites de la magie. Quelles sont les limites morales et physiques de la magie ? Comment cela se répercute-t-il ?

Grâce à cela vous devriez pouvoir inventer un monde / un univers parallèle captivant et complexe, dans lequel le lecteur sera ravi de plonger.

Tutoriel : Création des personnages

Le tutoriel de ce mois de décembre sera consacré à la création des personnages. La question des personnages est capitale. C’est grâce aux personnages que votre roman sera apprécié ou non. Même une idée déjà « vue » si elle est portée par des personnages captivants et bien construits aura toutes ses chances d’être appréciée par le lecteur.

Comment construire de bons personnages complexes et intéressants ?

Tout simplement de la même manière que nous construisons notre personnalité. Un peu plus chaque jour, d’avantage à chaque épreuve et surtout en se basant sur le passé, les rêves et les ambitions.

Qu’est-ce qu’un personnage de roman ?

Tout personnage de roman est un humain à part entière. Il a ses peurs, ses doutes, ses failles, ses forces, ses désirs secrets, ses défis à relevés, son amour-propre, ses joies, ses envies, … Un personnage doit ressembler à n’importe quel humain. Trop parfait, il sera inintéressant, trop emplis de défauts, il sera agaçant. Bien sûr tout dépend du genre que vous écrivez. Si vous êtes dans la parodie ou le pastiche allait y grossissez les traits de votre héros et transformez le en un super gentil, lisse et sans le moindre doute. Si en revanche, vous écrivez un roman qui se passe dans le réel, il va falloir que vos personnages aient des traits de caractères « humain ».

N’oubliez pas : Personne n’est parfait, mais rien n’empêche certains de le penser.

Pour construire de bons personnages posez-vous la question :

Que désirons nous ?

Qu’est-ce que nous les humains, nous voulons plus que tout ?

L’argent ?

Un travail épanouissant ?

Une famille unie ?

L’amour ?

Avoir la santé / être en bonne santé.

Devenir ou rester mince et en forme.

La passion ?

Réaliser ses ambitions ?

Oui, oui, oui ! Mais tout cela sous-entend quelque chose de plus profond. Pourquoi voulons-nous de l’argent ? Pour payer les factures, pour faire plaisir à notre famille, pour être à l’abri du besoin. Pourquoi vouloir l’amour ? Pour être heureux.

Voilà, on y est : Le bonheur.

Tous les êtres humains veulent être heureux. Personne ne vous dira que le but de sa vie est d’être obèse, en mauvaise santé, seul, sans enfant, ni travail, ni argent et être malheureux. Parce que le but de l’homme réside justement dans cette notion qu’est le bonheur.

Si nous cherchons le bonheur, aussi fugace puisse-t-il être, et bien vos personnages doivent le chercher également.

Le bonheur ne signifie pas la même chose pour tous. Une femme qui désire avoir un enfant peut penser ne trouver le bonheur que dans la maternité. Un homme peut estimer qu’il ne sera heureux que lorsqu’il aura une voiture de sport dernier modèle. Une mère sera heureuse que lorsque tous ses enfants auront une situation stable dans la vie. Une personne pauvre pourrait estimer que pour elle le bonheur serait de gagner une grosse somme d’argent aux jeux de hasard.

Le bonheur est une notion. Elle découle d’actes que nous ne contrôlons pas, ou pas toujours. Il est difficile d’estimer ses chances de gagner au loto, même si nous le souhaitons plus que tout, il reste que le hasard fait ou ne fait pas les choses. Une femme qui désire tomber enceinte que se voir refuser ce « bonheur » par son conjoint qui lui estime que « ce n’est pas le moment » parce que lui n’a pas ce qui lui faut pour avoir « son bonheur« .

Si le bonheur est un sentiment de joie, les raisons de cette joie sont parfois futiles. Mais tous les livres de développement personnel vous le diront mieux que moi.

Les personnages de roman et le bonheur :

C’est simple, la question à vous poser est la suite :

Qu‘est-ce qui rendrait mon personnage heureux ? Qu’est-ce qu’il pense devoir obtenir pour atteindre le bonheur ?

Ce n’est pas nécessairement ce qui le rendra le plus heureux, mais c’est ce qu’il pensera ou estimera devoir avoir pour être heureux.

Je dis estimer parce que parfois il y a une différence entre ce que l’on désire et ce qui est bon pour nous. Le bonheur se trouve parfois là où on ne l’attend pas. C’est justement ce qui va, certainement, arrivé à vos personnages.

Pour que vos personnages soient intéressants, il est bien plus judicieux de leur donner des désirs qu’ils ne peuvent atteindre ou qu’ils se rendent compte en chemin que non finalement, on n’a pas besoin de …(ce que vous désirez le plus ) pour être heureux.

Une fois que vous avez trouvé ce que désir le plus votre personnage pour être heureux et compris que ce n’est pas nécessairement ce qu’il obtiendra. Vous devez vous penser sur la personnalité de votre personnage.

La personnalité :

La personnalité doit être complexe, riche et intense. Nous ne sommes pas tout lisses. N’oubliez pas que l’on ne montre pas toutes les facettes de sa personnalité à tout le monde, mais que l’on agit différemment selon les personnes que nous avons en face de nous. C’est pareil pour votre personnage. Il ne doit pas être toujours pareil. C’est pourquoi il est important de se pencher sur sa personnalité et de lui brosser différent traits de caractère et d’avoir en tête sa manière d’être selon les situations.

Maintenant regardons la manière de former ou forger une personnalité :

De quoi a-t-on besoin ?

Du passé du personnage. Il faut connaître son passé, ses antécédents afin de pouvoir le rendre humain. N’oubliez pas que tout se joue dans l’enfance. Ce sont nos parents, nos interactions avec le monde, nos rencontres qui forgent ce que nous sommes une fois adultes.

Des traumatismes. Les traumatismes de l’enfance, bien sûr. De quoi a peur votre personnage ? Et lorsqu’il était petit ? Pourquoi ? Avait-il peur d’être abandonné parce qu’une fois, il s’est retrouvé seul dans un magasin ? Avait-il peur de l’eau parce qu’il a failli se noyer dans son bain ? Craignait-il les chiens parce qu’il s’est fait mordre ?

Les joies. Connaître les joies, les bons souvenirs sont également très importants. Quels sont ses souvenirs ? Pourquoi les apprécient-ils ? Est-ce qu’ils sont aussi bons qu’il ne le pense ou aussi mauvais qu’il ne le croit ? Pourquoi ?

Cherchez et creusez sous la surface pour voir ce qu’il y a derrière le vernis.

Une fois ces recherches effectuées, cherchez quels peuvent être les qualités ou les défauts qui découlent de ses souvenirs, de ce passé. Allez plus loin que gentil ou méchant. S’il vous manque des idées de qualités et de défauts, tapez liste de qualités et défauts dans votre moteur de recherche. Généralement, des sites de conseils pour ceux qui passent des entretiens d’embauche, brossent des listes de qualités et de défauts. Inspirez-vous de cela. Évidement un personnage pingre ne pourra être généreux, ou alors seulement dans certaines occasions et pas nécessairement en matière d’argent. Soyez réaliste et précis. N’hésitez pas à doter vos personnages de gros défauts, surtout si ces défauts rendent « impossible » pour lui d’obtenir le bonheur.

Si votre personnage souhaite devenir acteur mondialement reconnu et qu’il est timide et incapable de parler en public cela risque de compliqué sa tâche, mais tant mieux, ce sera un défi à passer. Vous avez beau faire dans le réaliste, l’intrigue doit être riche en action et en rebondissement et plus les défis seront élevés plus le lecteur appréciera (mais nous y reviendrons dans un autre tutoriel.)

Quel est le rapport aux autres de votre personnage :

Que montre-t-il à sa famille ?

Quelle personnalité montre-t-il à ses amis ? À ses connaissances ? À son patron ?

Un râleur colérique sera peut-être plus doux avec un patron plutôt qu’avec sa femme.

Le physique :

Autre étape importante lors de la phase de création des personnages. Le physique ne doit pas nécessairement être en adéquation avec votre personnage et sa personnalité.

Le physique comme le mental doit être en relief. Ne faites pas de votre héros une personne belle, charmante, sans défauts physique, ni morale. Au contraire, trouvez-lui des défauts. Il peut avoir un oeil de verre, une jambe de bois. Votre personnage doit également avoir des complexes.

Quelle partie de son corps aime-t-il le plus ? Pourquoi ?

Que déteste le plus chez lui ? Pourquoi ?

Fait-il quelque chose pour y remédier ? Cela fonctionne-t-il ?

Est-ce que ses complexes et ses défauts font l’empêcher d’atteindre son but ? De quelle manière ?

Plus vous vous poserez de question sur votre personnage et plus il aura de chance d’être riche en émotion et digne d’intérêt.

Autre question importante : comment votre personnage va-t-il évoluer dans l’histoire ?

Si vous personnage est confronté à des difficultés en début du récit, il doit changer pour résoudre ses problèmes ou pour échouer à les résoudre, mais il ne doit pas rester comme il est. Cela dans l’intérêt du lecteur.

La Fiche personnage :

Après vous avoir posé différentes questions et avoir noté sur un papier ou un carnet toutes les idées que vous avez eu sur la vie de votre personnage, sa personnalité et son physique, il est tant de faire une fiche personnage digne de ce nom.

Je vous conseille de prendre un carnet ou un dossier sur votre ordinateur, un document qui ne sera consacré qu’aux fiches personnages.

Commencer par trouver un nom et un prénom. Pour cela veiller à avoir un dictionnaire des prénoms, un bottin téléphonique, etc. Gardez en tête que vos personnages ne doivent pas avoir des prénoms trop proches les uns des autres, pour éviter la confusion chez le lecteur. Notamment si vos personnages ont des noms « exotiques ».

Après le nom et le prénom, trouver la date de naissance. Noter rapidement l’arbre généalogique de votre personnage, qui sont ses parents, combien a-til de frère et soeur, a-til des enfants, un conjoint. Que fait-il comme métier ? Que veut-il de la vie ? Quelles sont ses ambitions.

A présent passons aux traits de caractère : trouvez-lui au moins six défauts et si qualités, pas nécessairement des qualités majeures. Noter ce que votre personnage pense de lui-même, ce qu’il voudrait améliorer ou changer dans sa personnalité.

Passer aux traits physiques : comme pour les qualités, écrivez quels sont ses complexes et comment il se juge.

Faites une liste de ses traumatismes, de ses souvenirs les plus sombres. Puis une autre, avec ses plus grandes joies et ses meilleurs souvenirs.

Viendra ensuite une courte biographie de votre personnage. Pour cela mettez-vous dans la peau d’un journaliste qui devrez décrire une personnalité importante ou un témoin dans une affaire judiciaire. Comment décririez-vous votre personnage ? Que voit-on de lui ? Sur lui ? Que pense-t-on de lui au premier regard ? Que porte-t-il ? Quelle impression vous fait-il ? Parlerez-vous de son métier ? De ses chaussettes dépareillées ?

Second exercice faites décrire votre personnage par un membre de sa famille proche, sa mère ou sa femme ou son mari. Quelqu’un qui le connaît bien, vraiment bien. Quelles sont ses qualités ? Comment sa femme le perçoit-il ? Que pense-t-elle de lui ? L’aimetelle encore ? Si, non, pourquoi l’a-telle aimé ? Et pourquoi a-t-elle cessé de l’aimer ? Creusez.

Enfin, faites décrire votre personnage par lui-même. Imaginez-le à une réunion des alcooliques anonymes. Il doit se présenter, que dit-il de lui ? Comment le dit-il ?Que faisait-il durant son temps de parole ? Les gestes jouent pour beaucoup dans la communication. Quelle impression a-t-il de lui-même ? Comment croit-il qu’on le perçoit ?

Pour terminer créer une roue de la vie. Pour être heureux, nous avons besoin d’une vie équilibrée dans la plupart des domaines.

Les domaines sont :

La famille

Les relations (amis, connaissances, collègues) : vous pouvez faire une partie relation d’amitié et une autre de travail si cela est important.

La santé

Le travail

Finances

physique

Moral / humeur général

Loisirs

Spiritualité

Couple (réserver plutôt dans « famille » les relations avec les parents ou les enfants).

Notez chacune de ses parties de 1 à 10 (10 étant le bonheur et la satisfaction absolue). N’hésitez à écrire des commentaires sur chaque sphères. Dites pourquoi le personnage n’est pas aussi heureux qu’il le voudrait, ce qu’il voudrait, comment il pourrait atteindre ce but et ce qu’il pense devoir faire pour y arriver.

Avec toutes ses informations, vous devriez avoir des personnages riches en émotions, précis et humains.

Tutoriel : 1 mois pour planifier son roman

Planifier un roman semble une tâche impossible. Pourtant, sans un plan solide l’écriture peut se révéler être une véritable torture. Pour qu’un roman fonctionne et soit cohérent, rien de tel qu’une importante réflexion en amont.

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Pour mon défi : 1 saga en 1 an, je me suis donnée 2 fois 1 mois pour planifier mes romans. 1 mois est un délai des plus correctes pour plusieurs raisons :

Vous ne vous ennuyez pas. Passer des mois à planifier un roman peut être lassant, et vous découragez.
En 1 mois, on a le temps de faire de nombreuses recherches mais de ne pas s’y perdre.
En 1 mois, vous conservez  la motivation.
Avoir une date butoir.

Le mieux, c’est évidemment de commencer le 1er jour du mois et de terminer votre planification le dernier. Un mois, 30 jours (ou même 31) : facile à retenir et à réaliser.

Pour un plan de roman, il faut penser à plusieurs choses.

Tout d’abord : L‘idée de départ. Temps estimé : 3 jours

Ensuite : L‘histoire du héros. Temps estimé : 3 jours

Puis : L‘intrigue principale. Temps estimé : 4 jours

Après : Les personnages principaux. Temps estimé : 7 jours

Vient ensuite : Les intrigues secondaires. Temps estimé : 3 jours

Et : Les lieux : Temps estimé : 3 jours.

Enfin : Le plan pour une tension dramatique intense. Temps estimé : 7 jours

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L’idée de départ :

Il s’agit là de la première idée du roman. Sans réflexion. Sans recherche préalable. Il s’agit uniquement de ce qui vient à l’esprit lorsque l’on pense à son futur roman.

Cette idée, il faut la noter. Elle doit être plaisante. Inutile de s’efforcer à penser, rédiger, corriger une idée qui déplaît, qui demande trop de travail et dont on sait dès le départ que l’on ne parviendra jamais à apprécier.

Elle doit donc être passionnante. Tout au moins pour l’auteur. Il est impossible d’écrire un roman avec une idée qui déplaît, sans quoi le lecteur n’éprouvera lui aussi aucun plaisir.

Elle doit être également réaliste. Il est peu probable qu’un auteur puisse écrire sur un sujet qu’il ne connaît absolument pas. Sans pour autant être un spécialiste, il est nécessaire d’avoir des notions de base ou la possibilité de faire de longues recherches sur le sujet que l’on désire aborder.

Il est nécessaire de faire des recherches, pourtant, il ne faut pas perdre de vue que la spontanéité est indispensable pour écrire. Tout prévoir, sans se donner la possibilité d’inventer, de laisser libre cours à son imagination, est impossible et très difficile à mettre en place.

Écrire est un plaisir, pas une torture. Tout au moins lorsque l’on désire devenir écrivain.

Les recherches préliminaires sur le thème, l’idée du roman, peuvent se faire dans les livres ou sur internet. Il est cependant nécessaire de se limiter et de garder des traces écrites de ces recherches.

Les recherches doivent s’effectuer rapidement. Sauf s’il s’agit d’un point précis et très difficile.

Il est nécessaire à ce stade de penser la fin du roman. Comment veut-on terminer l’histoire ? Parce que cela permet de savoir où aller. Si on sait où l’on veut arriver autant connaître la destination.

Organiser ses idées demande beaucoup de précision. Savoir qu’est-ce que l’on doit garder ou non. Même s’il est nécessaire de garder toutes les recherches effectuées dans le cadre du roman, il faut néanmoins hiérarchiser et ne conserver dans le roman que ce qui est véritablement utile à l’intrigue.

Durant cette première période, il faut prendre le temps de faire des recherches sur le thème et l’idée de l’histoire. Cette étape peut s’effectuer en 3 jours. Elle doit être courte si l’on ne dispose que d’1 mois pour planifier le roman.

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L’histoire du héros :

Connaître l’histoire du héros demande quelques recherches. Tout d’abord, de faire son portrait physique et moral. Qui est le héros ? Que fait-il dans la vie ? Qui voudrait-il être ? Que désire-t-il ? De quoi a-t-il besoin ? Sans pour autant chercher à tout connaître du héros, il est important d’avoir une idée de qui il est et de où il veut aller. Mettez-le en conflit avec l’idée principale du roman.

Il faut connaître son passé. Au moins quelques grands évènements traumatisants qui ont fait de lui ce qu’il est au début de l’histoire. Il faut également connaître son présent, au début de l’histoire, savoiril en est dans la vie et pourquoi cela ne le satisfait pas. Enfin, il faut s’interroger sur son futur à court, moyen et long terme. Toujours parce qu’il est plus simple de savoir où l’on va si on saitil faut arriver.

Enfin, grandes questions : En quoi le héros sert-il l’histoire ? Et en quoi l’histoire le sert-il?

Cette étape ne doit pas prendre plus de 3 jours. Il est possible de se servir de portraits trouvés sur internet, de traits de personnalités de personnages de son entourage, de héros de roman. Il faut vite savoir qui est le héros et ne pas en changer.

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L’intrigue Principale :

C’est elle qui fait avancer l’histoire. C’est grâce à elle qui se passe quelque chose, qu’il y a de la tension et que le héros avance.

L’intrigue principale doit être en rapport avec le problème du héros. Elle doit forcer le héros à sortir de sa routine et à avancer. Il s’agit d’un déséquilibre dangereux qui doit être résolu à la fin.

Il s’agit à présent de déterminer quelle est la quête du héros ? Comment cette quête peut être définie et identifier ? Il faut également penser aux différentes actions qui peuvent découler de ce problème. Il est également important de définir l’arc narratif de votre roman. (Arc plat = sans changement ; arc narratif positif = la situation du héros s’améliore ; arc narratif négatif = la situation du héros se dégrade). Il est nécessaire de situer le héros par rapport à cette quête. A-t-il envie de participer ? Est-il forcé de le faire à cause d’éléments extérieurs ? Est-ce en rapport avec ce qu’il désire ou ce dont il a besoin dans la vie ?

Cette recherche de d’intrigue principale ne doit pas prendre plus de 4 jours, si vous vous donnez un mois pour planifier tout le roman.

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Les personnages principaux:

Une fois le thème de l’histoire et l’idée trouvaient, une fois le héros décrit et conçu, après que l’intrigue principale soit connue, il faut trouver les protagonistes de l’histoire. Qui sont les personnages de l’histoire ? A quoi servent-ils ? N’oubliez pas que chaque personnage doit avoir sa fonction et son utilité, sans quoi inutile d’en parler.

Pour créer des personnages réalistes, vous avez besoin de :

leur apparence physique.

développer leur psychologie.

connaître leur passé, les traumatismes de leur enfance ou jeunesse.

dans le but de trouver leur mensonge et les problèmes qu’ils ont au début du roman.

savoir comment sera résolu le problème de chaque personnage.

Comprendre que chaque être est unique. Vos personnages doivent l’être également.

Il existe plusieurs types de personnages dans un roman. Tout d’abord, le héros. Ensuite, les personnages principaux. Dans les personnages principaux, je classe :

le(s) protagoniste(s) ( celui/ceux qui aide(nt) le héros)

l(es) antagoniste(s) (celui/ceux qui affronte(nt) le héros)

le ou les acolytes (qui fournissent de l’aide aux héros)

C’est durant cette réflexion que vous devez vous demander qui aide le héros ? Qui cherche à lui faire du mal ? Qui est là pour l’aider ? Et qui sont les gens qui l’entourent. Plus il y a de personnages, plus il est difficile de gérer les histoires des uns et des autres, pour qu’ils n’apparaissent pas que de manière anecdotique durant le roman. Il est donc important de réfléchir à la place de chaque personnage avant même de commencer à rédiger leur biographie, pour gagner du temps.

Cette recherche de personnages principaux doit prendre une semaine. Prenez une journée pour chaque personnage ou chaque type de personnage si vous en avez beaucoup.

 

Les intrigues secondaires :

Les intrigues secondaires doivent être en lien avec l’intrigue principale tout en étant différentes. Il peut y en avoir qu’une seule, tout dépend de la taille de votre roman et de la complexité de votre intrigue principale et de ce que vous êtes capable de développer.

Comme pour l’intrigue principale. Il faut que l’intrigue secondaire soit en lien avec un personnage, une action, un lieu et un problème.

Cette ou ces intrigue(s) doit / doivent être crédible dans votre roman. Elle(s) doit / doivent s’intégrer sans effort à l’intrigue principale et paraître naturelle.

Il est important de déterminer en quoi cette intrigue sert l’histoire et en quoi cela renforce la tension dramatique de l’histoire. S’il n’y a pas de renforcement de la tension dramatique alors il est inutile de traiter cette intrigue.

Il est plus utile d’avoir une intrigue secondaire pour les personnages principaux et non pour le héros, mais tout est possible.

Prenez 3 jours pour développer ces intrigues et les articuler avec l’intrigue principale.

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Les Lieux :

Les lieux principaux sont nécessaires. C’est là que le héros et les personnages principaux se retrouveront soit en sécurité, soit en difficulté, soit pour faire avancer l’intrigue.

Les lieux principaux doivent servir l’action. Ils doivent faire sens avec l’histoire ou l’histoire du héros. S’il n’y a pas d’utilité, comme pour le reste, il ne sert à rien de développer ce lieu.

Pour développer un lieu unique servez-vous des cinq sens :

que voyez-vous ? (meubles, sol, couleur, extérieur/intérieur ?)

que sentez-vous ? (odeurs agréables / désagréables)

quelle est la texture des meubles, des murs, du sol ?

quel goût peut-on y associer ? (sans aller jusqu’à tenter de manger les murs ; à quel goût peut on associer la pièce ? Est-ce que cela rappelle le gâteau au chocolat de la grande tante du héros ? Ou les haricots que votre personnage déteste ? Faites des associations d’idées).

qu’entendez-vous ? (musique, chant des oiseaux, silence, bruit de voiture).

Dessinez la cartographie des lieux. S’il s’agit d’une maison, il est peut-être utile de faire le plan de la maison. On trouve facilement des plans sur internet, essayé de vous inspirer et d’avoir des codes « architecturaux » (Tel trait représente une porte, telle autre une fenêtre… – ily a des codes normalisés pour l’architecture, apprenez-les cela peut être utile). S’il s’agit d’une vaste étendu de forêt dans laquelle vous avez placé différentes cabanes tentées de les représenter et de mettre une échelle sur votre plan. (Un humain « normal » ne peut pas marcher 50 km en 10 min ! Donc inutile de mettre la maison de la grande tante du héros à 50 km et de le faire arriver 10 min plus tard chez elle, ce ne serait pas crédible. Soyez réaliste avec vos personnages et vos lieux. Si vous êtes dans un monde magique, les distances peuvent être différentes selon ce que vous planifiez de créer. ).

Donnez-vous 3 jours pour réaliser cette cartographie et ces descriptions de lieux.

Le plan pour une tension dramatique intense :

Le plan global de votre histoire ! C’est à présent que tout se joue. Maintenant que vous avez toutes les informations dont vous avez besoin pour créer votre histoire. Il faut savoir comment l’articuler. Quand, et, comment développer vos informations afin de rendre l’histoire la plus attirante possible pour le lecteur.

Le schéma narratif :

L’acte 1 : l’acte d’exposition. La présentation des personnages, du héros, du lieu le plus important de votre histoire. C’est aussi là que l’on amorce le problème du héros. Doit y être présenté « la vie d’avant ». Au milieu de l’acte 1, doit survenir un incident qui amorce la crise. À la fin de l’acte 1, survient la crise, le point de non-retour.

L’acte 2 : l’acte de l’action. Le personnage sert qu’il ne peut plus faire comme si tout allait bien. Il doit choisir, entre agir ou rester immobile. Doit survenir dans le début de l’acte 2 des éléments qui vont le forcer à agir, même si le personnage n’a pas encore accepté d’agir totalement. Il désire encore voir les choses s’arranger d’elles-mêmes. Au milieu de l’acte 2, survient le moment où le héros n’a plus le choix. Il doit agir, il décide qu’il doit changer les choses. À la fin de l’acte 2 arrive le climax. C’est à cet instant que le héros doit se rendre compte que s’il ne réussit pas, il perdra tout. L’enjeu est maximum.

L’acte 3 : Le combat final et la résolution. Le combat s’engage. Surviens un nouvel incident, une nouvelle révélation qui change tout. Puis le combat final arrive, la confrontation ultime. Presque à la fin de l’acte 3, survient le dernier point de tension, le plus intense. C’est la victoire ou la défaite du héros qui se joue. Dans les dernières pages du livre doit être présenté le dénouement. Qu’arrive-t-il après au personnage ?

Il y a 6 moments vraiment importants dans le schéma narratif :

Le premier incident – le premier nœud dramatique : la crise – l’acceptation de la crise – le deuxième nœud dramatique : l’enjeu maximum – l’incident final : l’ultime révélation – le troisième nœud dramatique : l’assaut final.

Prenez le temps de réfléchir à chacun de ces nœuds de tension. Ils doivent être progressifs. Le héros doit être confronté à de plus grands défis à mesure que le roman avance. La tension doit être telle qu’il est impossible pour le héros de faire comme s’il ne voyait plus les ennuis.

Prenez une semaine pour penser à toutes ces actions et définir les nœuds dramatiques. C’est le travail le plus important. Choisissez les lieux de chaque action, les personnages présents, décrivez ce que vous imaginez pour ces scènes : le décor, les actions, la psychologie des personnages.

 

Une fois ces étapes effectuées, vous pouvez rédiger. Voilà comment en 30 jours, il est possible d’avoir un plan détaillé pour commencer la rédaction sans prise de tête.