Production et temps de concentration

Bonjour tout le monde,

Lorsque l’on travail, que l’on doit se concentrer,  qu’importe la raison pour laquelle nous travaillons, que ce soit pour nos études, lorsque l’on écrit son roman, ou pour son patron, il existe plusieurs méthodes pour être plus productif dans son temps de travail.

La méthode dont je vais vous parler aujourd’hui c’est l’utilisation des PAUSES. Comment les pauses peuvent vous aider à être plus productifs et comment les gérer dans votre journée ou dans votre session d’écriture. Les pauses permettent de se détendre, de penser à autre chose, de se vider l’esprit, de faire quelques pas, étirements et de s’oxygéner avant de passer à une autre activité. Les pauses interviennent après un certain laps de temps, lorsque le cerveau, le corps et l’esprit ont besoin de passer à autre chose et qu’ils n’arrivent plus à se concentrer sur le travail en cours. Mais comment décider qu’il est temps de prendre une pause ? Soit vous faites en fonction de votre instinct, ce qui peut être une excellente manière, à condition de ne pas passer plus de temps en pause qu’à travailler, ce qui serait contre-productif. Soit vous pouvez jeter un œil à quelques renseignements que j’ai pu trouver dans les livres, sur l’appli Fabulous (dont je vous parlais ici) et sur internet.

Ma Méthode :

Lorsque j’écris un projet, je ne peux pas me concentrer plus de dix minutes. Si je veux être efficace est productive je me concentre dix minutes sur ma tache et je prends une courte pause. Le temps de rédiger un sms, de lire un mail, de jeter un œil à un commentaire ou de me faire un thé. Cette technique fonctionne essentiellement pour l’écriture.

La pomodoro :

Une technique dont j’ai parlé à de nombreuses reprises sur le blog ( comme ici, ou , ou bien là encore ) et qui consiste à travailler 25 minutes sans interruption puis à prendre 5 minutes de pauses. Ce schéma est a répété quatre fois avant de s’accorder une pause de 20 minutes. Ce n’est pas une technique que j’emploi pour écrire mais que j’aime bien utiliser pour apprendre le russe, ou faire le ménage ou encore pour rédiger des articles sur le blog.

Le 45 /15

Trois-quarts d’heure de travail pour quinze minutes de détente. Il s’agit là aussi d’un très bon compris je trouve. Même s’il est parfois difficile de rester loin de la tentation de lire un petit sms durant son travail.

La méthode 50/10

Il s’agit bien entendu de travailler intensément durant 50 minutes et de ne prendre que 10 minutes de pause à la fin de la session. Je n’ai jamais employé cette méthode mais je crois qu’elle peut être intéressante pour ceux qui parvienne à se concentrer longtemps sur un seul sujet sans être dérangé, ni sans sentir le besoin de lire leurs sms.

La méthode du 80/10

Un peu comme celle d’avant mais en encore plus long. Elle consiste a ne prendre qu’une courte pause après un très long moment de concentration.

Les méthodes plus longues :

Celle de 2 h ou de 4 h avec une pause très longue d’une heure.

L’avantage des phases de travail intenses et courtes c’est qu’elles permettent de se concentrer sur une seule tâche, avoir un seul point de travail à développer durant le laps de temps indiqué. Cela permet également de s’aérer l’esprit régulièrement, mais il ne faut pas tomber dans le piège de pauses trop longues et ne pas reprendre le travail juste à la fin de la pause.

Les phases de travail longues peuvent être fatigantes. Assez rapidement, l’envie de faire autre chose peut se faire sentir. C’est pourquoi il est généralement conseillé de noter une liste de choses à faire avant de se lancer dans un pareil défi. Si on décide de travailler sur son roman on peut décider que l’on passera du temps sur la recherche d’un lieu, puis que l’on écrira 500 mots, ensuite que l’on corrigera trois pages etc. Cela permet de ne pas faire exactement la même action durant deux ou quatre heures mais de varier tout en restant dans la même thématique.

Comment faire pour rester concentrer ?

Tout d’abord savoir exactement ce que l’on veut faire, ne pas partir à l’aveuglette mais avoir une idée précise des points sur lesquels on souhaite travailler. L’écrire sur un papier à part est une excellente méthode pour avoir devant les yeux ce que l’on compte faire. Un peu comme une liste de course, on peut ainsi barrer au fur et à mesure les étapes déjà effectuées.

On peut également se préparer en amont tout ce dont on aura besoin pour rester concentrer. C’est à dire sortir tous les documents que l’on va utiliser avant de s’atteler à la tache, avoir un verre d’eau sous la main, un paquet de mouchoir – rien de plus embêtant que de chercher quelque chose dans ce style là quand on est concentré. Bref faites en sorte que le moment où vous appuierez sur le chrono soit le moment où tout sera prêt pour être dans de bonnes conditions.  

Pour la concentration on peut également bloquer toutes les distractions : comme les notifications de sms, d’e-mails, de réseaux sociaux, internet, etc. Bien entendu, si l’on travaille avec les réseaux sociaux, ou que l’on a besoin d’envoyer des sms ou des mails ce n’est pas une démarche possible de s’en passer.

Lorsque l’on écrit ou se retrouve parfois confronter à des recherches auxquelles on n’avait pas pensé en amont. Récemment, je voulais décrire un pub londonien où je n’avais encore jamais mis les pieds. Je pensais pouvoir expliquer l’atmosphère du lieu, seulement soit j’avais perdu mes fiches d’idées, soit j’avais oublié de rechercher cet endroit, mais toujours est-il qu’au moment de passer à la rédaction j’étais bien embêtée. J’ai alors pris un petit carnet, noté qu’il fallait que je fasse des recherches sur ce lieu et j’ai continué ma phase d’écriture. Tant pis, si je ne savais pas exactement à quoi ressembler la devanture, les tables, les chaises etc, j’ai avancé, parce que parfois c’est la meilleure chose à faire. De même, il m’arrive d’écrire sans avoir les fiches de personnages devant les yeux, comme lorsque je voyage ou que je profite d’une salle d’attente pour écrire un peu. Je ne m’inquiète jamais parce que je garde sur moi un petit carnet pour noter les endroits où il faut que je fasse des recherches. J’ai remarqué qu’il faut mieux noter dans un coin les zones de floues plutôt que de partir faire des recherches, les recherches font perdre un temps précieux, essentiellement parce qu’elles sont le moyens de vite procrastiner et de faire tout autre chose. Bien entendu, si vous doutez de l’écriture d’un mot, un petit saut dans le dictionnaire peut vous faire gagner du temps à la condition que vous ne fassiez que cela. La tentation est grande de se laisser distraire. 

Ce que l’on peut faire pour ne pas se laisser déconcentrer par notre to-do list :

Lorsque l’on écrit, on a parfois la sensation que c’est mal de prendre du temps pour nous. Surtout lorsqu’écrire n’est pas notre seul métier. Lorsque l’on prend du temps pour écrire, on prend du temps pour soi, à l’heure où il faut être ultra performant dans tous les aspects de la vie (amour, famille, travail, développement personnel, etc.) se poser pour écrire son roman c’est un peu comme voler du temps que l’on ne va pas consacrer à ses taches administratives, à son conjoint, à ses enfants, à faire du sport, à ses amis, à son emploi. C’est un sentiment que tout auteur débutant connaît très bien. On se laisse persuader que l’on n’est pas le meilleur, que l’on ne sera jamais publié, alors à quoi bon ? Autant aller faire cette lessive qui nous attend, sortir avec nos enfants, ou accepter les invitations sociales parce qu’écrire c’est bien joli mais ça ne sert à rien.

Pour éviter cela, le mieux c’est de planifier, de prendre son agenda et de choisir les moments où l’on va écrire, le temps que l’on va y consacrer et ce que l’on fera avant et après. Si vous vous dites que vos taches ménagères sont plus importantes que l’écriture, planifier de faire un peu de ménage avant et après votre session d’écriture. Si vous acceptez de sortir voir des amis, dites l’heure que vous avez un rendez-vous important à telle heure et rentrez chez vous pour écrire. 

La concentration passe essentiellement par l’assurance que ce que l’on fait est juste, bon et utile car la motivation ne fait pas tout, encore faut-il estimer avoir le droit d’écrire.

Je n’ai jamais vraiment testé que la méthode des 10 minutes et la méthode pomodoro, je compte tenter des expériences plus longues et voir ce qui est le mieux pour moi-même.  Je ferais un retour sur le blog pour expliquer ce qui a marché pour moi ou non.

Et vous ? Combien de temps parvenez-vous à vous concentrer ? Combien de temps écrivez-vous en une session avant d’avoir « envie » de faire autre chose ?

Belle journée

Ponine

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Mes applis du moment : productivité

Bonjour à tous,

Cet article portera sur les applications que j’utilise en ce moment pour améliorer ma productivité et pas nécessairement pour l’écriture.

Les applications dont j’avais déjà parlé :

Pomodoro : oui, j’avais apprécié et puis détesté ( voir cet article ) cette application, mais j’y suis revenue tout de même. J’avais consacré un article sur cette technique, ici. Petit rappel du principe : la méthode Pomodoro consiste à mettre un chronomètre durant 25 min pour travailler sur une seule tache, de prendre ensuite 5 minutes de pause pour se dégourdir et se vider la tête, faire du thé, marcher un peu, bref ce que vous voulez durant 5 minutes, puis de recommencer, 3 autres fois les 25 min de travail et 5 minutes de pause avant de prendre 15 à 30 min de grosse pause. J’aime bien cette technique mais pas pour l’écriture. Etre concentrée 25 minutes pour écrire chez moi c’est juste pas possible. Pourtant, je trouve que pour d’autres activités comme apprendre une langue, coudre, travailler, étudier, lire, faire le ménage, etc c’est très intéressant. On sait que l’on ne va pas rester des heures sur une tache – surtout celle que l’on aime le moins – et que l’on va pouvoir se montrer plus productif de ce fait en réalisant plusieurs petites taches dans la journée. On adhère ou pas au concept, mais le fait d’avoir quelques minutes de pause permet de se vider l’esprit. J’ai téléchargé une application, mais rien ne vous empêcher de prendre un bon vieux chrono.

J’avais déjà essayé Tomate Mécanique, que j’avais apprécié. C’est vraiment une application super simple, et c’est juste un chrono en réalité, pas de fioritures, pas de blabla juste un chrono c’est bien ça évite les distractions.  Aujourd’hui, je teste Focus To-Do: Pomodoro technique & tâches que j’apprécie beaucoup parce qu’elle permet de planifier les taches à l’avance et de les inscrire du coup, c’est bien pratique. J’aime bien faire ma liste de tache la veille au soir ou le matin avant de commencer, comme ça, je me sens tranquille.

WriteOMeter : J’avais découvert cette application, il y a quelques temps déjà. J’en avais parlé rapidement dans cet article.

J’avais cessé de l’utiliser, mais…mais finalement j’ai bien. Cette application permet de garder une trace de ses projets, de planifier le nombre de mots pour un roman, ou de caractère. On peut choisir sur le calendrier dans combien de jours, mois, années, on veut achever son projet. on peut recevoir des notifications quotidienne pour nous rappeler d’écrire. On peut choisir également le temps de chaque séance d’écriture et on reçoit des points à dépenser comme on veut lorsque l’on a atteint un objectif (que l’on peut choisir nous même, moi par exemple je reçois un point lorsque j’écris 300 mots en 10 minutes.). J’aime bien cette application. Bien entendu, je m’en sers pour rédiger des romans, mais rien n’empêche de l’utiliser pour écrire ses dissertations, son mémoire, son rapport de projet…

Les applications dont je n’avais pas parlé  :

CLUE : Je vous entends déjà dire : mais ce n’est pas une application productivité, ça n’a même pas de rapport avec l’écriture ! Alors oui, mais ceux qui ne sont pas des femmes en âge de procréer ne comprendront peut-être pas l’intérêt d’avoir une application qui gère les cycles menstruels, qui vous rappel de prendre la pilule ou de quand vos règles vont commencer, ou quand aura lieu la période de fécondation. C’est vrai, que même si l’on peut reconnaître l’utilité de ce genre d’applications, on est en droit de se demander quel est l’intérêt de la classer dans la case productivité. Tant que je prenais la pilule, je ne me rendais pas compte à quel point le cycle menstruel peut influencer l’humeur, la productivité, et l’attention. Sincèrement, je n’en avais aucune idée. J’avais beau avoir mes règles depuis longtemps lorsque j’ai commencé à prendre la pilule, je n’étais qu’une ado, du coup je n’avais pas vraiment réfléchis à l’influence de mes hormones sur ma productivité. Depuis, un an à peu près que j’ai arrêté la pilule, je revis ! Je me sens plus heureuse, ou malheureuse (mais ça c’est pour un prochain article), du coup j’ai commencé à regarder en quoi certains jours du mois j’étais plus ou moins en forme pour être productive ou non. Mais ça c’est aussi quelque chose que j’aborderais dans un prochain article. Donc CLUE est une application, pour les personnes ayant besoin de suivre leur cycle menstruel – désolée certain(e)s ne seront pas concernés. en répondant tous les jours à une série de petites questions comme l’humeur, la productivité, le cycle menstruel, les douleurs, le temps de sommeil, etc. On suit l’évolution de son cycle et on découvre comment les hormones influences sur sa créativité, productivité, motivation. Je recommande.

Fabulous : une application que j’ai découverte, il y a quelques semaines à peine. J’aime bien le concept. Elle permet de se créer des routines de vie. J’ai pris la fonction payante, parce que je voulais vraiment suivre le programme qui se présente comme un coach lifestyle. Bon je ne me sers pas de la fonction méditation, j’en fais déjà par moi-même.

Ce que j’aime dans Fabulous, c’est le voyage, et en même temps ce que je n’aime pas. En effet, chaque routine est un conçu comme un voyage. Le voyage gratuit est accès sur les routine pour être plus énergique le matin. Donc tous les jours on est invité à faire certaines action. Au début, boire un verre d’eau, puis prendre un petit déjeuner, faire du sport etc. C’est bien, parce qu’il y a une évolution, on n’est pas lancé dans 15 actions différentes du jour au lendemain. Mais je trouve l’évolution un peu lente. Ce qui est bien c’est que l’on reçoit des lettres pour nous présenter les différentes recherches scientifiques sur certaines actions et sur les raisons qui poussent l’application à nous les proposer. Donc, oui j’aime bien, mais je ne pense pas que je reprendrais cette application l’an prochain. On verra. En dehors du voyage, on nous propose plusieurs « instant fabulous » avec divers exercices comme la sieste, la respiration, la méditation, le yoga, le travail profond, les étirements, l’inspiration et l’exercice physique. Je n’ai pas encore tout testé mais c’est intéressant, notamment dans travail profond on retrouve la technique pomodoro et d’autres aussi. Les séances yoga mériteraient à être un peu plus étoffées je trouve mais les activités respirations et méditation sont intéressantes.

 

Voilà pour mes applications productivité du moment.

Et vous ?

Avez-vous des applications

dont vous aimeriez nous faire part ?

 

Belle journée,

Ponine

 

Mai … Nouveau mois, nouveaux challenges

Bonjour tout le monde,

Voici le mois de mai, avec lui ses mariages, festivités, soleil et autres réjouissances. Et là, on se rends compte que l’année et déjà bien entamée, qu’il va falloir remplir sa déclaration d’impôts et préparer les vacances.

Chaque mois, j’aime me fixer des objectifs à atteindre, que je parvins à tenir ou non. L’important n’est pas toujours de réussir mais d’avoir essayé et fait de son mieux.

Et pour ce mois de mai 2018, j’ai beaucoup d’objectifs en tête et de bonnes raisons d’y parvenir.

Mon premier objectif : regarder un peu moins de vidéos de Joueur du Grenier ou du Bazar du Grenier. Tout simplement parce que je passe bien trop de temps à regarder ces vidéos et du coup, j’ai très envie de me remettre à jouer et je sais que si je commence un jeu je ne m’arrêterais pas avant d’avoir fini. Donc, il faut mieux éviter les vidéos du JDG, même si elles sont excellentes. Je pense qu’il s’agit de mon objectif du mois le plus facile et celui qui me prendra le moins de temps.

Mon objectif suivant consiste à corriger un roman que j’ai écris en début d’année et essayer de finir le roman du mois d’avril, tout du moins compléter les quelques passages que je n’ai pas écrit totalement, les quelques noms de personnages dont je ne me souvenais plus et que je n’avais pas envie de rechercher durant les phases d’écriture, tout comme les descriptions physiques. Ce ne sera pas vraiment un gros mois de travail dans le sens ou je ne vais pas écrire à proprement parlé mais où je vais bien me prendre la tête. Je déteste corrigé, c’est la phase qui est pour moi la moins créative et la plus lassante.

Mon troisième objectif c’est du lourd ! Perdre 5 à 7 kilos. Pas en un mois, bien entendu, mais disons tout faire pour perdre ces quelques kilos qui m’empoisonnent la vie, le plus sainement possible. Je commence à réellement en avoir assez de tous ces kilos, même si j’ai déjà perdu pas mal de poids au cours des douze derniers mois, j’ai besoin / envie de perdre encore. Je pense à ma santé avant tout et si je fais du sport, je pense ne pas faire assez de cardio. Je me programme donc plus de séances cardio (marche rapide et vélo d’appartement notamment) et je vais refaire des pilates et du yoga en plus du Ballet Beautiful. Je compte également porter plus mes corsets, parce que c’est inadmissible pour eux de rester cachés dans l’armoire. Vu les prix autant les montrer. Je vais essayer d’avoir une alimentation un peu plus riche en fibre, mais je vais augmenter mon apport en fibre progressivement pour parvenir à 35 g par jour. J’ai déjà cessé les sodas  c’est déjà un bon point. En réalité, je crois que perdre du poids sera ma priorité numéro 1, parce qu’être en bonne santé, c’est quand même cool. Côté alimentation, je ne compte pas faire de déficit de calories, seulement veiller à ne pas manger plus que mes besoins « normaux », et veiller à faire plus de sport. Donc, j’imagine que oui, il y aura un déficit en calories, mais bien différent des régimes à 1200 calories, par exemple. Je ne crois pas perdre mes 5 kilos en 30 jours, mais je compte garder l’objectif en tête pour me donner au maximum dans ce projet. Si je perds 2.5 kilos je serais fière de moi.

Mon quatrième objectif : travailler mon russe de 30 min à 1h30 par jour. Pourquoi ? Depuis des années, je dis « j’apprends le russe », je m’y mets 3 jours et je me lasse. Si bien que 3 ans plus tard, je ne connais toujours pas l’alphabet. Alors là, je m’y mets et je vais pas m’arrêter avant d’avoir achevé les 5 premières unités du niveau A1 du CNED. J’ai même investi dans un cahier d’écriture Assimil et j’ai ressorti la méthode intégrale Harrap’s. Je vais également faire quelques leçons d’anglais avec Harrap’s pour ne pas trop perdre en niveau d’anglais. Mon objectif est donc d’apprendre le russe durant 30 heures ce mois-ci et 1h d’anglais par semaine(peu je le reconnais mais peu c’est mieux que pas). J’ai déjà profité du mois d’avril pour « apprendre » l’alphabet même si j’ai quelques difficultés encore avec la prononciation de certaines lettres qui ne sont pas dans notre « alphabet latin ». Après tout, apprendre ça demande du tout. disons que sur 33 lettes, j’en reconnais parfaitement 29 voir 30 facilement. Donc pas si mal, je crois. Je me suis également entraînée à l’écriture manuscrite. Wahh, une horreur, de base j’écris mal alors en cyrillique avec leur écriture « penchée » c’est une catastrophe. Rien à voir mais je me suis entraînée à écrire de la main gauche, mon écriture est donc bien plus lisible avec la main gauche, mais j’ai « peur » de me fatiguer inutilement si j’apprends le cyrillique de ma main non dominante.

Objectif numéro cinq : lire entre 3 et 6 livres. Tout dépendra de la taille des livres. Mais au moins un Roman, un livre de développement personnel et un livre que je classe dans la catégorie « autre », par exemple un livre sur l’histoire de la mode. Si je parvins à en lire 6, ce sera 2 livres de chaque. J’ai déjà envie de relire le Grand Meaulnes, et de lire un livre sur la création des Grands Magasins à Paris.

Objectif six : valider 3 MOOC sur le FUN : un sur la compta, un autre sur le marketing et le dernier sur la science fiction. Ainsi que deux autres MOOC sur d’autres plateformes : un sur le jeu de l’acteur et un autre sur Versailles.  J’ai envie d’améliorer mon cv et d’ajouter des compétences que je n’ai pas encore. Mon but serait de suivre les cours un peu comme à l’école, un cours chaque jours et des révisions le soir.

Objectif sept : ranger ma garde-robe d’hiver et sortir celle de printemps/été. Pas vraiment du gros travail mais quelque chose à faire tout de même qui devrait me prendre une journée, puisque j’en profiterais pour laver et nettoyer mon armoire et ma penderie, et trier mes vêtements et les replier.

Objectif huit : le dernier de ma liste : apprendre un nouveau morceau à la guitare et au chant. Pour cela, je voudrais y consacrer 15 min par jour.

J’ai en plus un mariage au milieu du mois donc j’ai peur d’avoir peu de temps à consacrer à toutes mes activités, mais je ne me décourage pas. Soyons motivée et optimiste.

Pour ce qui est de mes routines, je vais garder mes routines du matin et du soir (quoi que : est-ce que j’ai seulement une routine le soir, je me le demande.) Ma routine du matin est parfaite pour moi. Même si je dois essayer de me lever entre plus tôt. Disons entre 5 h 30 et 6 h 30 tous les matins ça serait bien. Je compte continuer à tirer ma carte de tarot du jour, lire et à méditer 15 min tous les matins. Mes rituels du soir sont plus simples : mettre de la crème hydratantes et écouter un peu de musique douce avant de dormir.

Voilà mes supers objectifs du mois de mai. J’ai hâte d’achever ce mois et d’être une meilleure version de moi-même.

 

Et vous ?

Qu’avez-vous prévu de faire ce mois-ci ?

Commencer un nouveau projet ? Continuer un écrit déjà entamé ?

Préparez un corps de rêve pour l’été ?

Bonne et merveilleuse journée,

Ponine

Nanowrimo : bilan jour 15

Bonsoir les gens !

Aujourd’hui le mot d’ordre était productivité. 2 petites heures de travail et 4107 mots plus tard, j’ai eu le plaisir de constater que mon roman faisait 27 946 mots. Le tout en 13 h 40 minutes. Il me reste donc 15 jours et 15 heures pour achever ce projet.

Bien sûr, il y aura des corrections, mais je m’aperçois que j’aime la tournure qu’il prend.

Ma petite routine du matin, puisque j’écris essentiellement le matin est la suivante :

Je me réveille vers 7 h, je flemmarde durant 30 minutes pendant lesquelles je pense à mon roman, j’essaie de visualiser les scènes dans mon esprit. Je tente plusieurs approches en « rêve », j’essaie plusieurs combinaisons possible de personnages, d’actions, de scènes. Surtout vrai pour les scènes d’action.

Vers 7 h 30, je me tire le tarot. C’est une habitude que j’ai prise tous les matins, je tire ma carte du jour. En fonction de cette carte, je prend mes pierres de la journée, et j’ai mon mantra du jour. Je prends quelques minutes pour inscrire mes pensées. Puis je passe à la salle de bain, je prépare mon thé et me voilà partie pour ma première demi-heure d’écriture.

Je fais toujours suivre cette petite séance par de la méditation d’une dizaine à une vingtaine de minutes. J’enchaîne avec ma seconde séance d’écriture, qui est souvent plus profilique que la première. Qu’importe le nombre de séances d’écriture, je termine toujours par du yoga, parce que rester assisse après une nuit de sommeil demande un peu de mouvement. C’est là ma routine du moment. J’aime changer de routine lorsque je vois qu’elle ne fonctionne plus.

 

Et vous, où en êtes vous dans vos projets ?

La méthode flocon de neige

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est le jour du tutoriel du mois et je voudrais vous parler d’une méthode que l’on appelle Flocon de Neige. Cette méthode je les testais il y a une dizaine d’année et je n’ai jamais vraiment apprécié de l’utiliser, pas complètement en tout cas, mais cela ne doit vous empêcher de vous l’approprier ou de l’essayer.

Cette méthode est en une dizaine d’étapes, on peut bien entendu changer certaines étapes, les sauter ou décider de tout suivre comme il est prévu. Ce que je ne dis pas durant l’article c’est que l’on peut toujours revenir en arrière pour corriger des choses si on se rend compte que l’histoire a besoin de modifications.

Etape 1 : Le pitch

Cette étape est primordiale et d’ailleurs si vous ne deviez en adopter qu’une seule pour la vie se serait celle-ci.

Cette étape demande de la concentration, quelques minutes et un cerveau en état de fonctionner. J’ai déjà dû vous parler du pitch dans certains articles (notamment celui-ci : le pitch), parce que cette technique je l’ai apprise (d’accord revue) lorsque j’étais à la fac et que je suivais des cours de cinéma.

Il s’agit de trouver l’idée principale et de l’écrire en quelques mots. La méthode flocon de neige dit qu’il faut mieux avoir une phrase écrire en une quinzaine de mots maximum. Je suis bien d’accord. Le pitch doit être ultra concis, donner seulement « envie » aux futurs lecteurs de lire le livre, et de l’intriguer. Même si cette fois, il s’agit de vous donner l’idée maîtresse de l’histoire que vous allez écrire. La méthode flocon de neige recommande de ne pas y passer plus d’une heure.

Je pense que c’est un délais un peu long, mais si on a aucune idée du sujet de notre future histoire avant de s’asseoir pour y réfléchir alors oui, une heure est un bon délais. Après tout, il ne s’agit à ce stade que d’avoir une idée plutôt vague du roman à écrire.

Etape 2 : Le résumé

Alors pour cette seconde étape, il faut étendre la petite phrase de l’étape précédente à un paragraphe. Le but de ce paragraphe est de préciser le contexte de l’histoire que l’on va écrire. Le but est d’y décrire la situation initiale en une phrase, une autre pour les « catastrophes » de l’acte 2 et 3 (petit article sur ce qu’est le découpage en 3 actes), une phrase pour le dénouement. Le but ici étant de broder autour de votre idée de départ avant de la développer un peu plus précisément et de déjà connaître la fin. La méthode flocon de neige recommande de faire ce travail en 1h.

Ce que je pense de ce résumé c’est que c’est encore une fois une bonne base de travail. On sait dès le début ce que seront les éléments importants de l’histoire et comment on veut achever le récit, c’est une bonne méthode jusqu’ici. Seul petit bémol lorsque l’on connaît déjà toutes ces idées cela peut être énervant de devoir passer du temps sur cette phase de la méthode.

Etape 3 : Les personnages

L’étape suivante est celle de la création des personnages et de leur fiches personnages.

  • Le nom du personnage
  • Un résumé en une phrase de l’histoire du personnage
  • Sa motivation (que veut-il/elle de manière abstraite ?)
  • Son objectif (que veut-il/elle concrètement ?)
  • Son conflit (qu’est-ce qui l’empêche d’atteindre son objectif ?)
  • Sa révélation  ( que va-t-il/elle apprendre ? Comment va-t-il/elle changer ? )
  • Un résumé d’un paragraphe de son histoire dans le roman (en somme l’étape 2 mais pour chaque personnage)

Le but cette fois est d’avoir une idée précise de chaque personnage et de ce qu’ils apportent à l’histoire et de leur évolution dans l’histoire du début à la fin. Selon la méthode, il faut prendre 1 h pour chaque personnage principaux.

Ce que j’en pense de cette étape : je crois sincèrement qu’à l’époque où je la pratiquais je n’avais pas pris en compte l’importance d’avoir des objectifs clairs pour les personnages, pas plus que je ne maîtrisais le besoin d’évolution des personnages, mais j’étais très jeune à l’époque. Aujourd’hui, je trouve que c’est excellent pour savoir à l’avance comment chaque personnage va réagir avant même d’avoir besoin d’y consacrer trop de temps.

Etape 4 : Les Grandes lignes du roman

C’est à partir du paragraphe de l’étape 2 que l’on brode un paraphe pour chaque phrase. On reprend la première phrase du paragraphe qui correspond à la situation initiale et on en fait un paragraphe avec à chaque fois une catastrophe (ce que je préfère moi appeler un climax). Alors chaque paragraphe doit avoir une situation initiale, une catastrophe, un dénouement. Sauf le dernier qui est censé résoudre le roman et dévoiler la fin. La méthode dit qu’il faut plusieurs heures pour cette étape.

C’est à partir de cette étape que je commençais à me lasser de cette méthode, toujours revenir en arrière était un peu agaçant, surtout qu’en ayant déjà réfléchi aux personnages je ne voyais pas l’intérêt de reprendre cette étape, mais en général je le faisais quand même, parce qu’à l’époque je voulais être une « bonne petite élève qui faisait bien ces devoirs comme on le lui disait » et je pensais également que si des gens avaient inventés cette méthode c’est qu’ils devaient sacrément être doués et que l’on devait « obéir », oui j’étais très jeune.

Etape 5 : Le synopsis des personnages

A cette étape il faut reprendre les fiches personnages de l’étape 3 et les agrémenter de petites informations pour en faire des synopsis de personnage. Pour les personnages principaux la méthode indique d’écrire une page et pour les personnages secondaires seulement une demie page. Le but est de faire un peu comme pour l’étape 4, mais cette fois pour les personnages afin de savoir exactement ce qu’ils vont faire, penser et vivre. Selon la méthode, il faudrait y consacrer un jour par fiche de personnage.  

Personnellement, je trouve que c’est une excellente idée d’avoir un synopsis de chaque personnage, même si le fait de devoir écrire une page sur chaque personnage n’est pas franchement ce qui me motive le plus. Je trouve cela trop long, notamment pour certain personnage dont je ne vois pas l’intérêt de faire un synopsis.

Etape 6 : Le synopsis détaillé

Dans cette étape, on reprend la feuille de l’étape 4 pour transformer chaque paragraphe en une page afin de mieux développer le récit et de l’approfondir. La méthode  dit qu’il faut prendre une semaine pour réaliser cette étape. En somme, une fois cette étape achevé on obtient : une page pour la situation initiale, une page pour le premier nœud dramatique, une page pour le second et une page pour le dénouement.

Ce que j’en pense : Les retours en arrière donnent l’impression de ne pas avancer. Enfin c’est la sensation que j’avais. Je pensais ne pas avancer et toujours retourner en arrière au lieu d’aller vers l’avant et je me sentais frustrée, surtout que j’avais envie d’écrire et non de rester bloquée des semaines sur le plan de mon histoire.

Etape 7 :  Approfondissement des personnages

On reprend les fiches de personnages fait jusque ici et on recommence à penser à ses personnages. Le but étant de faire des fiches extrêmement détaillées avec toutes les informations utiles : date de naissances, préférences personnelles, descriptions, motivations, histoire, relations personnelles, métier, etc. Il est dit qu’il faut y consacrer une autre semaine afin de faire cela pour chacun des personnages.

Ce que j’en pense : personnellement, je ne vois pas pourquoi cette étape intervient maintenant. Pour moi, elle aurait déjà dû être là bien avant de faire le synopsis détaillé du roman, mais bon rien n’empêche de pratiquer cette étape tout en allant.

Etape 8 : Le traitement (enfin c’est comme ça que je le nommerai)

A partir du synopsis de l’étape 6, il va falloir faire une liste détailler de toutes les scènes du roman. La méthode conseille de faire cette étape avec un tableur Excel, de faire une colonne avec le numéro de la scène, une autre avec le nom du personnage par lequel la scène est vécue, une colonne dans laquelle on décrit tout ce qui va se passer dans la scène en question, on peut également ajouter des colonnes pour inscrire le nombre de page que l’on compte écrire, ou mots, l’époque de l’action, le lieux, le nombre de personnage, autant d’informations que l’on puisse avoir besoin pour écrire. Il est dit qu’il faut une semaine pour obtenir ce genre de tableau.

Mon avis : je ne suis jamais vraiment parvenue à achever ce tableau. Ce n’est pas pour moi. Je n’aime pas cela, c’est trop « dictatorial » pour moi. Peut-être que cela peut aider certains auteurs qui ont besoin de méthode, de savoir exactement où ils vont mais je trouve cela plus agaçant qu’autre chose. Si j’appelle cette étape traitement c’est pace qu’elle me fait penser au Traitement des scénarii dans lequel on cherche à avoir une vision détaillée de l’histoire.

Etape 9 : La continuité dialoguée

Avant dernière étape de la méthode en 10 étapes. Cette fois, on prend le synopsis et le traitement et l’on commence à rédigée une description narrative de plusieurs pages pour chaque scène, on y inclut les dialogues qui viennent en tête. Ce n’est pas encore le premier jet mais un aperçu du premier jet, avant des idées. En sommes, on prend chaque scène et on la développe en une ou deux pages afin de savoir exactement où l’on va. En somme si vous avez 100 scènes vous allez vous retrouver avec 100 ou 200 pages d’explication. On dit que l’on peut faire cette étape en une semaine.

Mon avis : Est-ce encore nécessaire que je vous dise que je n’ai jamais eu la patience d’arriver jusque là ?

Etape 10 : Ecriture du premier jet

On imprime tout ce que l’on a pu écrire jusque là, notamment la continuité dialoguée et on commence à écrire le roman. C’est la partie marrante. Il est dit que l’on peut écrire son premier jet en 150 heures.

Mon avis sur cette étape : YOUPI ! On peut enfin commencer à écrire ; ce n’était pas trop tôt.

Mon petit commentaire sur cette méthodologie : Je trouve cela un peu trop laçant. Je ne voyais pas pourquoi il fallait passer autant de temps sur chaque partie, revenir en arrière et reprendre encore et toujours les mêmes éléments pour en rajouter un petit peu alors que l’on aurait pu faire tout cela du départ. Je ne suis jamais allée jusqu’au bout, parce que tout ceci me semblait insupportable d’une longueur ahurissante pour peu de résultat escompté. Pourtant, je pense que dix ans après ma dernière tentative d’utiliser cette méthode je vais peut être retenter l’expérience juste pour vous et éviter de rester sur un échec (plusieurs d’ailleurs).

Est-ce que l’un d’entre vous à déjà pratiqué cette méthode ?

Est-il déjà allé jusqu’au bout ?

 

Structurer son roman : les claques

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais conclure la petite série d’articles sur ma manière de préparer et structurer mon roman. Comme vous avez pu le remarquer, je ne suis pas une fan du « tout planifié dans les moindres détails », le plus souvent je me contente de « rêver » de prendre des notes, de penser à mes intrigues et de veiller à l’amplification de la tension dramatique. Après vous avoir parlé de la façon dont je vois la structure de mes romans, j’ai également pris le temps de vous décrire ce que je prévois en premier lorsque je planifie mon roman, dans un troisième article j’évoquais avec vous la structure des situations initiales, péripéties et du dénouement, j’avais également pris le temps de vous parler des arcs narratifs. Aujourd’hui, il sera question de ce que je nomme les claques.

Qu’est ce que les claques ?

Eh bien, je nomme claque les scènes vraiment importantes où mon héros est réellement malmené. En général ce sont les scènes que j’aime le plus imaginer et que je conçois comme étant clés dans le déroulement du récit.

Pour cela, j’essaye de garder le cap de l’objectif du héros, de le malmener au possible.  A chacune de ces quatre scènes clés (ou trois ou cinq, ou six, tout dépend de l’histoire, de sa complexité, de la longueur du récit), je me pose les questions suivantes :

-Comment empirer la situation du héros ?

-Quels sont ses buts ? Va-t-il les réussir ?

Chacune de ses scènes doivent être et avoir un arc narratif à elles seules. Je rappelle que j’ai rédigé un article sur les arcs narratifs la semaine passée, adapté aux scènes les arcs narratifs peuvent être conçus ainsi :

-Une question majeure

-Une question mineure

-Une tension

-Un moment fort

-Enfin un dénouement.

Pour augmenter la tension, il faut que chaque scène apporte quelque chose de nouveau :

-soit un indice pour la suite

-soit soulever une nouvelle question

-soit répondre à l’une des questions

Pour m’assurer de cela, et être certaine que mes scènes « claques » correspondent bien au schémas que je veux leur faire prendre je prend le temps de répondre aux questions dans cet ordre :

-Quel est la situation du héros au début de la scène : est-ce que sa situation est confortable / en danger / favorable / défavorable / a-t-il ce qu’il veut ou ce dont il a besoin

-Qui sont les personnages présent dans la scène ? Dans quel(s) lieu(x) va-t-elle se dérouler / Que va-t-il se passer ?

-Quelle va être la question principale soulevée par la scène ?

-Quelles révélations vais-je apporter aux lecteurs ? Comment vais-je les faire arriver ?

-Quelles vont être les actions ou l’action principale ?

-Comment la scène va-t-elle se terminer ?

-Comment soulever de nouvelles interrogations et les présenter aux lecteurs ?

-Quelles sont les choses que le lecteur connaît mais que les héros ignorent (ou les autres personnages) ?

-Comment faire patienter le lecteur pendant les révélations ? Comment relancer de nouvelles interrogations ?

Voilà comment je m’assure de préparer les scènes clés.

Pourquoi est-ce que j’appelle ces scènes des scènes claques ?

Ces scènes je m’en sers justement pour mettre à mal le héros, pour le pousser vers l’échec, ou la réussite. C’est pour cela que ces scènes ne sont pas nombreuses et que je m’assure de les préparer avec une réelle attention.

 

Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je tenais à continuer la petite série d’articles sur la manière dont je structure mes romans, après vous avez expliqué rapidement ce que cela signifiait dans un premier article, expliquer en détails les premiers éléments que je planifie lorsque j’écris à s’avoir la scène d’ouverture, le climax et le dénouement, aujourd’hui je vais entrer dans la phase plus « poussée » de la phase précédentes à savoir planifier la situation initiale, trouver les péripéties importantes et le dénouement.

 

Tout d’abord qu’est ce que je nomme : situation initiale

On pourrait croire qu’en ayant parlé de la scène d’ouverture dans l’article précédent, il n’y aurait pas besoin de décortiquer la situation initiale, et pourtant un peu de réflexion n’est pas mauvaise.

Ce que je nomme situation initiale c’est bien plus que la scène d’ouverture. Selon mon point de vue, la situation initiale correspond à 25% du roman, c’est tout ce qui présente les personnages principaux, l’intrigue principale, les intrigues secondaires, les objectifs des personnages. Bref, c’est ce que l’on écrit au début pour situer l’histoire et tout ce qui sera détaillé ensuite.

Comment je planifie ma situation initiale et ce que je vais « mettre » dans mes premiers chapitres ?

Pour trouver mes idées, je fouille dans mes fiches personnages, je reprends les informations que j’ai sur les objectifs, les motivations, les envies et les enjeux des personnages, afin de tisser des intrigues plus solides entre les divers personnages et les intrigues. En général, cela vient tout seul, je n’ai pas besoin de faire réellement d’efforts pour trouver ma situation initiale, parce que lorsque je commence à écrire ou à réfléchir à mon roman, j’ai toujours déjà en tête les informations que je veux distiller dans les premiers chapitres, même si durant la phase d’écriture et de correction des choses, des parties, et même des idées vont changer. Donc, je suis certainement la plus mauvaise personne pour vous comment hiérarchiser les idées pour créer la situation initiale. Le plus important, je dirais qu’il faut surtout créer la tension, petit à petit, afin que le lecteur soit toujours en haleine.

Si je passe beaucoup de temps sur la création de la scène d’ouverture (cf l’article précédent) j’en passe beaucoup moins sur la préparation de la situation initiale, parce qu’à part me concentrer vaguement sur l’ordre des idées à transmettre, je ne me concentre pas vraiment sur l’ordre des chapitres, je préfère me laisser aller sans énormément réfléchir, même si je planifie un peu les idées, que j’essaye de faire des fiches « chapitre par chapitre » et de définir les lieux principaux et les atmosphères majeures des chapitres, je ne m’attarde pas tellement. je préfère me laisser envahir par les idées petit à petit durant la phase d’écriture.

 

Les péripéties ou actions :

Les péripéties, cette phase correspond à 50 % du récit. C’est durant cette phase que le héros va vivre ses aventures, et c’est à la fin de ses aventures que l’on va avoir le CLIMAX, toutes les actions doivent aboutir au Climax. Ce qui signifie que toutes les actions doivent s’intensifier, jusqu’au point culminant.

Comme pour la situation initiale, je me sers des objectifs des personnages, des idées d’intrigues que j’ai pour planifier quelques actions, les scènes les plus importantes, je les planifie d’une manière que je nomme « vraiment« . Chez moi, vraiment ça veut dire que je prends quelques minutes pour m’imaginer la scènes, pour inscrire les actions principales, les personnages présents, parfois quelques morceaux de dialogues, et prendre en compte l’atmosphère que je veux diffuser, je prends le temps de réfléchir aux cinq sens. Les cinq sens c’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on écrit, ou alors c’est peut être seulement moi, mais souvent lorsque j’écris je me focalise d’instinct sur le visuel et alors que les autres sens sont également très important.

Je pense souvent à mes scènes avant de les écrire, je les rêve, je fais cela un peu partout : le soir avant de m’endormir, sous la douche, en faisant le ménage, durant les courses… de cette manière je peux tester différentes alternatives. Parfois je prends des notes, parfois non, même si je dis toujours qu’il faut tout noter, je pense que dès fois on peut mettre de côté certaines idées. Seulement, j’écris depuis longtemps et je suis convaincue que lorsque l’on débute dans l’écriture, il faut mieux tout noter, même rapidement plutôt que de laisser de côté une bonne idée.

Pour ce qui est de l’organisation temporelle des actions, je n’y pense vraiment que lorsque je corrige.

 

Le dénouement :

Le dénouement c’est ce qu’il reste du roman, autrement dit les 25% restants. Cette partie correspond au moment où le Climax est achevé et c’est juste avant la dernière scène. Le dénouement selon moi, c’est le retour à la vie normale.

Il s’agit pour moi de seulement savoir quel est l’arc narratif du personnage, de l’histoire, du héros pour lui choisir son retour au calme. Je parle des arcs narratifs dans un article récemment. Le retour au calme c’est la vie une fois que toutes les aventures sont terminées. cette nouvelle vie peut être soit meilleure, soit pire, soit entre les deux. Il ne s’agit pas de relancer une histoire mais simplement de montrer rapidement qu’elles ont étaient les conséquences de l’histoire, des péripéties et du climax sur le héros et comment est sa nouvelle vie.

 

J’ai bien conscience en écrivant cet article de ne pas réellement donner de clés pour écrire ces différentes parties, mais à vrai dire, je ne prends pas tellement le temps de tout planifier, de tout décortiquer dans les moindres détails. Tout ce dont je m’assure c’est de suivre une progression qui me paraît logique pour le héros, et l’histoire, c’est également de veiller à la tension dramatique.

Structurer son roman : L’idée maitresse

Bonjour à tous,

Aujourd’hui commence une nouvelle série d’article sur la manière de structurer un roman. Comme toujours, je ne présente ici que ma vision des choses, toutes les autres manières de structurer un roman sont valables pour le peu qu’elles vous soient utiles, alors n’hésitez pas à mettre en commentaire votre manière de faire, elle peut être utile à tous.

J’ai intitulé cet article l’idée maîtresse parce que je compte vous exposez rapidement ce que j’entends pas structurer son roman.

Tout d’abord, je m’assure d’avoir du papier et des stylos de couleurs à disposition. C’est le matériel que j’utilise pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Etant un peu paranoïaque, je m’assure également que personne ne puisse venir jeter un œil sur ce travail préliminaire pendant que je m’y atèle, d’autant plus que j’ai tendance à être de mauvaise humeur lorsque je suis en planification et je bougonne beaucoup, pour un tas de raison (me tromper dans mon code couleur est d’ailleurs la raison qui me rend bougonne la plus part du temps). Alors une fois que mes feuilles de papiers (blanches, à carreaux, et mon carnet de préparation) sont installées sur mon bureau que j’ai vérifié que mes stylos étaient bien là, je peux commencer.

La première de mes étapes consiste a définir ma scène d’ouverture, puis mon climax et enfin mon dénouement. Ce sont les trois scènes que j’ai besoin de connaître à tout prix pour me lancer. Je ne dirais pas que le reste est du remplissage mais j’avouerai que sans une idée précise de la manière dont commence et se terminer l’histoire je ne parvins pas à réellement me concentrer sur les scènes et sur les actions.

Lorsque je commence à planifier un roman, je tâche de découper le tout en trois parties. Ce découpage me permet d’avoir à travaillé que de petites parties à la fois et ne peut pas me noyer dans la masse des actions, ou des péripéties : la première partie étant l’exposition, la situation initiale, la présentation des personnages ; dans la seconde partie se trouvent toutes les actions et les péripéties de l’histoire, l’évolution progressive du personnage principale et des autres (même si je dois avouer que souvent je me concentre surtout à faire évoluer le héros, parce que je me lasse vite de la phase préparatoire de l’écriture) et enfin la troisième partie se concentre sur le dénouement et le « retour » à la vie normale. (je dirais bien le happy end mais chez moi les happy end sont rares.)

Une fois, le découpage effectuer grosso modo (j’expliquerai ce que j’entends par là au fur et à mesure de cette série d’article), je m’atèle à concevoir ce que je nomme « les claques » du héros. Ce sont les trois ou quatre scènes les plus importantes de l’histoire, celles qui vont réellement avancer les choses. Pour donner un exemple, je prendrais celui de roman d’aventure, la première claque serait « il faut sauver le monde », la seconde claque « le premier affrontement avec le méchant » et la troisième « l’assaut final » et la quatrième « le retour du héros ». Cela me permet plusieurs choses : déjà de savoir exactement comment va se terminer mon roman (même si cela peut changer rien n’est figé), du coup je garde la motivation, j’aime bien connaître la fin des histoires avant de commencer à rédiger, d’ailleurs lorsque je lis un roman je lis toujours le dernier paragraphe avant de commencer la lecture (ne me jugez pas ^^ ). Ensuite, je peux visualiser les scènes importantes, et donc me diriger vers les points capitaux et cela me permet de distiller des éléments d’intrigues au cours de la rédaction. Enfin, je peux intensifier la tension dramatique de ces scènes en déroulant la chronologie de l’histoire.

Une fois ces étapes achevées, je peux me concentrer sur l’ajout de scènes importantes ou de scènes que je sais que je trouverai difficiles à écrire si je ne les planifie pas un peu. Dans le prochain article, j’exposerai en détails comment je m’y prends pour effectuer la première partie de ce travail, à savoir trouver la scène d’ouverture, le climax et le dénouement.

 

Processus créatif : la correction

Bonjour tout le monde,

Continuons notre série sur le processus créatif (après l’inspiration, les personnages, le plan et l’écriture) avec la dernière phase de l’écriture : la correction.

La correction est de loin la phase la moins créative et la plus rébarbative de l’écriture. Pour ainsi dire, fini de jouer et en garde ! La correction est la phase la plus épuisante, la moins sympathique et la plus agaçante de l’écriture. Et je ne suis pas la seule à la penser. Autant écrire, planifier, inventer peut être amusant, mais lorsqu’il s’agit de corriger il n’y a plus rien d’amusant, si ce n’est les erreurs que l’on a pu commettre durant la phase de rédaction et où l’on se dit « mais qu’est ce que j’ai pu être bête ».

La phase de correction est utile, afin de vérifier que l’on n’a pas fait d’erreur, sur le fond mais également sur la forme. C’est le moment d’amplifier la tension dramatique, de vérifier l’orthographe, la grammaire, de rajouter quelques descriptions, de couper des dialogues, bref de faire le ménage dans son roman afin de le rendre le plus impeccables possibles.

Alors on peut se demander s’il y a besoin d’une phase de créativité durant la phase de correction. On pourrait croire que c’est le moment où il n’y a pas besoin de créativité puisqu’il s’agit simplement de remettre au propre son roman, de vérifier que tout est à sa place et qu’il n’y a aucune erreur dans la chronologie du roman, dans la syntaxe ou ce type de question. Pourtant, je ne suis pas convaincue par cette vision des faits. Je crois qu’il faut également faire preuve d’une certaine créativité, notamment lorsque l’on a besoin d’amplifier la tension dramatique dans certaines scènes ou lorsque l’on a besoin de reprendre certains chapitres.

Je ne pense pas que le processus créatif s’arrête lorsque l’on reprend page par page, ligne par ligne et mot par mot son œuvre pour la retravailler, je pense que ce processus est simplement différent. Bien entendu, ce n’est pas de la créativité à l’état pur, mais il s’agit essentiellement de vérifier que la phase de pure écriture était justifiée, que l’on a utilisé les bonnes idées, les bons mots.

La correction est une étape primordiale dans l’écriture d’une histoire. Je sais que pour beaucoup d’auteurs elle est franchement peu attrayante, mais elle est nécessaire pour s’assurer que tout est comme il faut.

Si je devais donner un conseil pour la correction je dirais qu’il faut lire son texte à haute voix. Cela semble un peu ridicule de lire à haute voix, surtout l’on a un peu peur de passer pour un fou, mais c’est capital pour ressentir les mots, voir si les phrases ne sont pas trop longues, si l’on adopte le bon rythme dans les scènes, si la sonorité est adéquate etc.

En terme de temps, je dirais qu’il me faut en général le double pour corriger qu’il m’en a fallu pour écrire. Lorsque j’écris une histoire en un mois, je me donne deux semaines à un mois sans y toucher, puis deux mois pour le corriger. Je ne suis pas douée en orthographe, grammaire et compagnie, je ne m’en cache pas, c’est un soucis que j’ai depuis toujours, alors je donnes toujours mon texte à corriger à d’autres personnes. Bien entendu, cela demande du temps, et je ne le fais qu’une fois que j’ai corrigé tout ce que je pouvais faire moi-même.

Après la correction, vient les lecteurs, ceux à qui l’on demande l’avis et des conseils. Cette phase appartient à chacun et je ne peux donc pas la commenter, mais je peux vous dire une chose : méfiez-vous de la surenchères d’éloges ou de critiques. Bien entendu, je peux me tromper, mais quelqu’un en qui vous avez confiance ne devrait jamais vous dire que votre histoire est absolument parfaite, ni même qu’il n’y a rien d’intéressant dedans. (même si cela peut arriver). Bien entendu, on vous pointera plus aisément les défauts, parce que c’est ce qui dérange, mais demandez également à vos lecteurs ce qu’ils apprécient. Demandez leur ce qu’ils pensent des personnages, de l’histoire, du contexte, de la syntaxe, ce que vous pourriez corriger etc.

Pour ma part, lorsque quelqu’un me donne son texte à lire j’essaie toujours de montrer les failles, tout en proposant des idées pour améliorer ces petites erreurs et je termine toujours par un petit résumé des qualités et des défauts. Je ne crois pas me vanter en affirmant que je cherche toujours à motiver les autres dans leur quête de l’écriture. Peut être que j’ai tort, peut être pas, je ne dis pas que tous les textes que l’on m’a donné à lire deviendront le prochain best seller de l’année mais il y a quelques petites histoires sympa. Certains textes ne seraient même pas publiables, (à cause du contenu, du format, de la qualité, etc) mais ce que l’on gagne en encourageant les autres, c’est qu’ils gardent confiance en eux et de ce fait s’améliore. Je crois que cette bienveillance est également capitale lorsque vous jugez votre propre travail. Non, il ne sera pas parfait, oui vous aurez envie de défenestrer votre premier jet, bien entendu il faudra peut être cinq ou six romans avant d’avoir atteint cette qualité publiable que vous visez et alors ? Ce n’est pas de la perte de temps, c’est au contraire un gain de temps. Pourquoi un gain de temps ? Parce que si vous abandonnez à la première histoire et bien jamais vous ne deviendrez écrivain, jamais vous ne réaliserez votre rêve et c’est ça le plus important, s’accrocher.

 

Les doutes des écrivains

Bonjour à tout le monde,

Aujourd’hui Ponine va vous parler des doutes des écrivains et comment vous aider à ne pas vous focaliser dessus pour avancer.

Douter c’est le propre de l’homme, et de la femme. On doute en permanence : est-ce que je devrais prendre mon parapluie ou mes sandales ? Est-ce qu’il m’aime ? Est-ce que c’est bien de reprendre un cookie ? Autant de questions qui nous traversent l’esprit, je dirais H-24. On doute, on s’inquiète, on s’interroge, on a peur ! Car derrière le doute se cache toujours la peur. On ne veut pas échouer, on veut réussir, alors on se met la pression. On veut faire le meilleur choix et cela dans chaque domaine de la vie…Seulement, vous savez quoi ? C’est impossible.

Il n’y a jamais de bons ou de mauvais choix, il n’y a que le choix que l’on est capable de faire à l’instant T. C’est bien joli, mais cela n’empêche certainement pas de douter, ce qui est d’autant plus vrai lorsque l’on est artiste, ou écrivain, bref que l’on fait quelque chose qui est soumis au jugement d’autrui.

 

  1. L’enthousiasme

Lorsque l’on commence un projet, on est super enthousiaste. Un peu comme lorsque l’on commence un régime, au début à ça oui on fait méga attention à ce qui entre dans notre bouche, au nombre de pas que l’on marche tous les jours, à faire les exos de sport que l’on a planifié et on est heureux de dire « j’ai perdu du poids », ou « je fais un régime », parce que l’on est motivé, que l’on a un but, et que l’on a la niaque. Seulement, ce qui est vrai pour le régime l’est aussi pour les projets d’écritures et tous les projets d’ailleurs : après quelques semaines ou jours (selon sa motivation personnelle et les résultats obtenus) on se décourage, on est démoralisé. Il suffit qu’un jour on soit un peu plus fatigué, un peu moins dans une bonne humeur, ou que quelque chose n’aille pas dans notre sens et hop on laisse passer une journée, puis deux, trois, …dix, et on abandonne, parce que l’on se met à douter du bien fondé de notre projet, parce que l’on doute de pouvoir réussir à tenir sur la distance, à réaliser nos rêves et l’on se dit « au final ce n’était pas pour moi ».

Comment lutter contre ça ?

Tout simplement en étant passionné ! Choisir des sujets que l’on a envie de travailler, sur le long terme. Cela passe également par se récompenser lorsque l’on atteint ses objectifs. C’est pourquoi la méthode SMART peut être intéressante, en se planifiant de petits objectifs, on se récompense, on constate ses projets et de ce fait, on reste enthousiaste et motivé.

2. Le manque de temps

S’il suffisait d’avoir envie pour réussir un projet, cela se saurait. Pour tenir un projet sur la durée, il faut s’y consacrer régulièrement, pour ne pas dire tous les jours, seulement pour cela, il faut du temps. Même dix minutes par jour, tous les jours, peuvent faire des miracles. Seulement, la vie étant ce qu’elle ait, il n’est pas toujours aisé de prendre dix minutes tous les jours pour travailler. Alors dès que l’on « rate » une session d’écriture, on se démotive, on se dit que ce n’est pas pour nous, que l’on n’est pas capable de se tenir à son projet et que l’on n’a pas la motivation, le temps, la détermination... Les excuses et les raisons sont légions. Seulement, est-ce que c’est parce que vous louper une session d’écriture que vous devriez cesser d’écrire à tout jamais ? Bien sûr que non. Enfant, à l’école, vous avez déjà certainement manquer la classe quelques jours, est-ce que pour autant vous ne savez ni lire, ni écrire, ni compter, ni comprendre votre langue ? Probablement pas.

Comment on gère le manque de temps alors?

Tout bonnement, en ne consacrant ou ne planifiant pas plus de temps que l’on possède réellement pour écrire. Si vous jugez que vous n’avez que dix minutes par jour, et bien, vous n’avez que dix minutes, mais durant ces dix minutes vous n’êtes là pour personne, pour rien d’autre. C’est à dire que l’on met de côté les réseaux sociaux, les sms, le téléphone, les enfants, le mari et toutes les tâches ménagères ou professionnelles. On se consacre à ses dix minutes d’écriture. Les gens ont tendance à croire que si vous êtes à la maison, vous pouvez être dérangé, eh bien non. Si vous êtes à  la maison et que d’aventure on viendrait sonner à votre porte durant vos dix minutes d’écriture, ne répondez pas. Eh bien quoi, vous n’iriez pas ouvrir la porte si vous étiez au travail, ou à la salle de sport. Si on vous appelle durant vos dix minutes, ne répondez pas. C’est égoïste, mais être égoïste, cela a du bon, surtout si vous souhaitez avancer dans vos projets. Si vous commencez à douter du bien fondé de l’écriture dans votre vie, à redouter les quelques minutes que vous prenez pour vous, alors n’écrivez pas, d’ailleurs ne faites rien de personnel sans quoi vous aurez toujours des doutes sur vos capacités à gérer vos désirs et à les trouver légitimes.

 

3. « Je ne suis pas assez bon » ; « je doute d’en avoir les capacités » ; « machin est meilleur que moi »

Non, je n’ai pas trouvé de meilleur titre à cette partie.

Laissez-moi vous dire une bonne chose : il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous, quel que soit votre domaine. Même si vous êtes le meilleur dans un domaine, quelqu’un le ferra mieux que vous parce qu’il aura d’autres compétences. Je prends pour exemple la série télé : Bones, dans cette série le docteur Brenan est anthropologue judicaire, elle se dit être la meilleure dans son travail. C’est certainement vrai puisqu’il s’agit d’une œuvre de fiction, seulement en regardant la série, on comprendre que ce docteur aussi géniale soit-elle dans son travail n’est pas une personne hyper épanouie. Alors oui, elle résout des meurtres à tour de bras, sauf : qu’elle n’est pas seule, elle a une équipe de spécialistes avec elle (donc la meilleure certaine mais pas seule), elle n’a pas de véritables liens avec les autres ( au moins au début de la série), elle n’a pas de petit-ami, ni d’enfant, ni même de vie sociale.

Ce qui signifie quoi ?

Qu’être le meilleur demande de faire des sacrifices, certes, mais qu’être le meilleur ne veut pas dire être réellement le meilleur dans tous les domaines de sa vie, ce qui d’ailleurs est impossible. Donc, oui, il y aura toujours quelqu’un sachant mieux manier les mots, plus doué pour les tournures de phrases, meilleur en orthographe, qui aura des idées qui vous sembleront plus captivantes, plus juste, qui aura des personnages plus aboutis, mais vous savez quoi ? On s’en moque.

Si vous restez sur l’idée que « machin » est meilleur, alors n’écrivez rien, jamais ! Cela est également valable pour tous les aspects de la vie, ne faites pas d’enfant non plus parce qu’il y aura toujours de « meilleurs parents » que vous, ne vous spécialisez dans aucun métier parce qu’il y aura toujours « quelqu’un de plus expérimenté ou connaisseur ». Seulement, écrire vous en avez envie, tout comme vous pouvez avoir envie de faire pleins d’autres activités et d’être bon, correct, génial, etc. Ne vous privez pas de faire ces activités parce que quelqu’un peut le faire mieux que vous. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en écrivant que l’on s’améliore. Vous ne serez peut être pas le meilleur écrivain du monde en un roman, mais ce n’est pas l’important, l’important c’est qu’en pratiquant vous aurez acquis de l’expérience, et petits pas par petits pas vous serez meilleur.

Pour vous améliorez, vous devez savoir quels sont vos plus gros points faibles et connaître vos points forts. Si vous pensez être mauvais en orthographe, c’est peut-être le cas, mais ne laissez pas une pensée limitante vous détruire. Vous êtes mauvais en orthographe et en grammaire et bien, apprenez un petit peu tous les jours. Payez-vous les soins d’un professionnel de la correction, oui ce sera cher et alors ? Nous avons tous nos domaines de compétences.

 

L’année va bientôt se terminer alors faites un bilan et voyez ce que vous pouvez améliorer pour l’année prochaine mais gardez en tête que vous êtes capable de grandes choses.

Surtout ne laissez pas vos doutes et vos peurs avoir le dessus, j’ai appris cette année qu’avoir peur c’est souffrir deux fois (merci Nobert Dragonneau), j’ai appris également que la peur n’évite pas le danger et que douter ne vous aidera pas à devenir meilleur ou a avancer.

 

Ponine