Recherches sur les personnages

Je crois que s’il y a bien une étape à ne pas mettre de côté lorsque l’on fait des recherches c’est la partie qui concerne les personnages. Je ne vais pas développer ici toutes les recherches que l’on peut faire sur les personnages, parce que ce sera les prochains thèmes du mois. 

Ce que je voulais vous dire en revanche c’est pourquoi il est important de prendre le temps non seulement de penser vos personnages mais également de faire des recherches sur eux. Les recherches que l’on peut effectuer sur les personnages sont de plusieurs ordres. 

Tout d’abord, on peut seulement « pense », « réfléchir », de manière générale, aux personnages. Prendre le temps de prendre des notes sur les idées que l’on a sur le personnage comme son nom, son âge, son physique. C’est déjà un bon début. Je pense que les personnages font l’histoire, même une idée de roman qui peut sembler simpliste ou déjà écrite maintes et maintes fois, paraît totalement originale portée par des personnages « forts ». Un personnage fort c’est plus qu’un personnage avec de gros muscles (comme le Gaston de la belle et la bête), ou un personnage avec un tempéramment puissant (comme Scarlett O’hara), c’est un personnage qui est ce qu’il est pour de bonnes raisons. Les raisons que vous allez choisir ! 

Une fois que l’on sait plus ou moins qui est  notre personnage : homme / Femme / autre ; jeune / vieux / entre les deux ; héros / adjuvant / ennemi …  on peut se pencher sur le côté magique. 

Le côté magique 

Pour moi le côté magique d’un personnage est tout ce qui peut paraître ésotérique : l’astrologie, la numérologie, la signification du prénom ou encore le tarot (même si je garde le tarot à part).

Donc admettons que vous ayez déjà choisis le prénom et la date de naissance du personnage, vous pouvez vous servir de l’astrologie, numérologie et de la signification de son prénom pour affiner sa personnalité. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une science exacte, mais je pense que pour les personnages c’est un excellent moyen de diversifier le personnage, de lui donner de la texture. Savoir que tel signe du zoodiaque présente telles ou telles caractéristiques vous donnera une idée du comportement que peut adopter votre personnage, surtout si vous ne savez pas trop quelles qualités lui donner. Surtout qu’aujourd’hui sur internet on trouve de nombreux articles sur la personnalité : amoureuse, affective, au travail, face à telle ou telle situation,… des signes du zoodiaque.

Le prénom est également une source de travail qui peut être intéressant. Avoir un dictionnaire des prénoms est très utile, surtout si c’est un ancien modèle. Je trouve plus intéressant les anciens guides des prénoms que les récents, mais tout dépend de l’usage que vous en avez. Dans un dictionnaire des prénoms vous allez possiblement trouver des petits noms ou des diminutifs auxquels vous n’auriez pas pensé. 

Vous pouvez également vous servir du tarot de Marseille pour concevoir vos personnages, mais nous verrons cela lors d’une prochaine thématique. 

Les recherches visuelles : 

Pour être certains d’avoir des personnages différents les uns des autres, vous pouvez utiliser des cherches visuelles, que l’on nomme également des castings. C’est à dire vous servir d’internet, d’album photo, de montage, pour trouver des physiques de personnages différents les uns des autres. 

Se servir du développement personnel pour concevoir des personnages : 

Le développement personnel est parfois utile pour comprendre des personnalités très différentes de la notre. Un auteur peut trouver utile de connaître les différents types de personnalités et leurs fonctionnements. Pour cela je recommande surtout d’étudier les types ennéagrammes.

Lorsque vous faites vos recherches sur les personnages de vos histoires, essayer d’avoir des personnages différents mais complémentaires, pour autant ne vous forcez pas à avoir des personnages qui doivent rentrer dans chaque cases : comme tel nombre d’acolytes, telle personnalité pour le méchant, un gentil trop gentil. Bref, essayer d’écouter votre voix intérieure, notamment au début, ensuite vous pourrez peaufiner vos recherches. N’oubliez pas qu’un personnage complexe est un personnage qui a une histoire, des failles, des faiblesses. Il est parfois capitale de faire un tour dans des livres de pyschologie pour comprendre certaines peurs et comment elles se manifestent. Si votre héros est un pervers narcissique, et que vous n’en êtes pas un vous-même vous devrez nécessairement lire un certain nombre d’ouvrage sur la question, afin de vous imprégnez de ces aspects de la personnalité de votre futur personnage. Gardez en tête qu’un méchan n’est pas un méchant pour le plaisir d’être méchant, il l’est par rapport à une logique. Même un psychopathe n’est pas un psychopathe sans raison. Comme dit le proverbe : pour un fou ce sont les autres qui le sont, alors tâchez de ne pas vous arrêter aux stéréotypes du genre. Bien entendu, s’arrêter aux stéréotypes peut être une option pour certains auteurs qui ont des projets particuliers, mais quand on débute dans l’écriture, il est plus sage de prendre le temps de parfaire la personnalité et l’histoire de nos personnages. C’est à cela que sert la phase de recherche.

Voilà pour aujourd’hui, nous nous retrouvons bientôt pour la suite de notre thèmatique sur les recherches. N’oubliez pas que vous pouvez laisser des commentaires en bas de l’article afin de partager votre opinion sur la question. 

Ponine

Publicités

Un héros n’abandonne jamais…de débuts négatifs

Lorsque l’on lit des romans on se rend compte d’une chose : les héros n’abandonnent jamais. Lorsqu’ils ont un objectif ils vont jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. Cela donne envie, envie d’être comme un héros et d’aller jusqu’au bout de ses rêves. 

Tenace, pugnace, acharné, coriace, opiniâtre, inébranlable et persévérant. Tout ces termes peuvent définir un héros de roman. Même si au début de l’histoire il peut refuser d’entrer dans l’aventure, il finit toujours par entrer dans l’action. Un héros garde toujours en tête ce qu’il veut, mais est-ce qu’il réussi à chaque fois ? 

Un héros doit toujours partir à l’aventure, sans aventure pas d’histoire mais est-ce que le héros réussi toujours ses aventures et obtient tout ce qu’il désire

Il se peut que le héros commence avec un arc narratif négatif dans lequel il est malheureux, ou dans lequel il lui manque quelque chose. Cet arc narratif impose donc que la situation du héros au début de l’histoire ne soit pas parfaite, il veut ou ressent le besoin de changer ou non, toujours est-il que votre travail en tant qu’écrivain est de montrer à quel point sa situation est négative. Cette situation peut être mauvaise pour le héros.

Par exemple : votre héros peut être dans une relation amoureuse toxique. En partant de cet exemple plusieurs possibilités s’offrent à vous : Soit le héros sait déjà, au début du roman, que la relation est néfaste pour lui et il veut en sortir. Soit le héros n’en a pas conscience et ses proches tentent de le faire sortir de cette relation. Soit personne dans l’entourage du héros et le héros lui-même n’ont pas conscience de cet négativité.

Un début négatif peut sembler plus facile lorsque l’on commence une histoire. Dans certains cas, c’est vrai, mais un arc (voir trop) négatif en début de roman peut très vite prendre la route d’une fin en happy end, très contes de fées. Personnellement, je suis contre les fins contes de fées ou tout est beau et gentil et où le méchant se fait tuer entre deux parce que c’est un « vrai méchant chez qui tout est noir », mais cet avis n’engage que moi, libre à vous d’écrire des histoires contes de fées.

Lorsque l’on part d’un arc narratif négatif quels sont les solutions pour la fin de l’histoire ?

Vous pouvez soit :

  • Offrir à votre héros un happy end parfait. Il était pauvre, dans une relation amoureuse néfaste pour sa santé physique mental, il était malade etc (je dis Il pour le héros mais il peut s’agir d’une femme) et il finit heureux, riche, dans une relation de couple saine et en bonne santé. Alors il s’agit d’un revirement total à sa situation initiale.
  • Lui donner un arc narratif encore plus négatif et une fin plus misérable encore que sa situation initiale. Il était en couple même dangereux pour lui, avec un peu d’argent, et vivant dans un appartement, rien n’empêche qu’il finisse pauvre, à la rue, seul, sans famille, ni ami, malade etc.  On assiste alors à sa déchéance.
  • Vous pouvez terminer le roman comme il a commencé. Le héros n’est ni dans une meilleure situation, ni dans une pire. Il a juste avancé mais au final se retrouve dans la même situation. Il reste avec le même compagnon, dans le même travail, la même situation au travail, la même santé. On l’a simplement accompagné dans une phase de sa vie mais au final, il fait le choix de garder ce qu’il a.

Dans ces trois exemples, on part du principe que :

1. Le héros passe de malheureux à heureux. il a obtenu tout ce qu’il voulait et du coup, il se sent bien mieux.

2. Il est encore plus malheureux que lorsque son histoire à débuter.

3. Il n’a pas évoluer, ni d’un côté ni d’un autre.

Mais ! Parce qu’il y a un mais, il existe tout un tas de nuances entre ces choix. C’est ce que nous allons voir à présent.

  • L’arc narratif dans lequel le héros a une meilleure situation « matérielle », il était malheureux dans sa vie, dans son couple, en mauvaise santé au début de l’histoire et matériellement, il obtient tout ce qu’il pouvait désirer. Oui, mais voilà, comme le dit si bien le proverbe l’argent ne fait pas le bonheur. Il a certes une belle maison, un couple qui sur le papier est parfait, mais il se rends compte que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux et que la vie « malheureuse » du début n’était pas si mal en fin de compte. Sa situation a donc évolué en bien et en mal.
  • L’arc narratif négatif, la situation matérielle du héros est finalement pire qu’au début. Si on reprend l’exemple deux, il est pauvre, seul, malade, etc. Mais au final, il se rend compte que c’est pour le mieux. Qu’il a quitté une situation qui le rendait malheureux et il décide de prendre la vie comme elle est et d’être satisfait de son sort.
  • Sa situation matérielle est la même ? Mentalement, il a cependant évolué dans un arc narratif positif ou négatif. Voilà le vrai changement. Il peut soit être satisfait de sa vie, même si elle n’est pas parfaite. Soit être encore plus malheureux qu’au début parce que sa situation n’a pas évolué. 

Est-ce tout ? 

Non, car toutes les combinaisons sont possibles. Ce que je voulais vous dire, c’est qu’une histoire qui commence mal pour le héros ne doit pas nécessairement bien finir. Elle ne doit pas toujours finir plus mal encore.

Pourquoi ? Parce qu’il faut prendre en compte toutes les richesses de ce qui fait un héros un être humain à part entière. Une histoire peut très bien s’achevait sur certains aspects que cherchait à atteindre le héros au début de l’histoire et se terminer plus mal encore sur d’autres aspects auxquels il n’accordait pas nécessairement d’attention trop focalisé sur son objectif principal.

Pour l’exemple, je prendrais Les Misérables, plus précisément le personnage de Marius Pontmercy, on peut dire que son but principal est d’obtenir l’amour de Cosette, le second d’aider ses amis révolutionnaire à changer le destin des pauvres gens. Il commence l’histoire, pauvre, avocat devant survivre en donnant des leçons de langue, vivant dans une masure et n’ayant dans sa vie que deux amis, Courfeyrac et Maboeuf. S’il pense que ses amis seront toujours présent, que leur barricade changera la face du monde pour un avenir meilleur. Il finit le roman, marié à Cosette, son grand amour, riche, « Baron » ayant retrouvé sa famille, pourtant tous ses amis sont morts et le monde n’est pas « meilleur » pour autant. Sa situation s’est améliorée pour le mieux et pourtant il porte le poids du survivant, puisqu’il est le seul de ses amis à avoir survécu.

Pourquoi est-ce tellement important ? Tout simplement parce que ce sont les failles qui rendent les personnages humains et ce sont pour cela que les lecteurs s’y attachent même bien après que le livre soit refermé et tous les détails de l’histoire oubliés.

Partir d’une situation initiale négative n’est donc pas forcément facile. Il ne suffit pas d’arranger la situation du héros pour que l’histoire soit bonne, intéressante et riche. Il faut parfois creuser et offrir des failles au lecteur pour qu’il s’identifie d’autant plus au héros et à son histoire. 

Bonne journée, 

Ponine. 

 

 

 

 

Avoir des valeurs

Coucou à tous,

Longtemps, lorsque j’entendais l’expression « avoir des valeurs », je pensais Révolution Française, je pensais « liberté, égalité, fraternité », je pensais au drapeau français, je visualisais Danton, Robespierre, Louis David, Napoléon, Victor Hugo, Jean Moulin, Renaud ou encore Edith Piaf – ne cherchez pas il n’y a guère de logique là dedans. Bref, j’avais une vision étriquée des valeurs.

Je ne pensais pas non plus qu’écrire des romans c’était aussi y mettre des valeurs, nos propres valeurs (ou pas d’ailleurs).

Et puis, il s’est passé quelque chose. Quoi ? Je l’ignore. Disons simplement que lorsque j’ai commencé à lire des livres de développement personnel, je me suis rendue compte de ce qui faisait que j’étais différente des autres personnes. Pas juste différente au sens physique, ou parce que je n’avais pas les mêmes désirs, j’ai compris pourquoi j’étais différente. J’ai toujours su que je ne ressemblais pas aux autres, que ce soit physiquement ou moralement, mais je n’avais touché du doigt la véritable raison, certainement parce que l’on ne m’avait jamais parlé des valeurs.

Qu’est ce qu’une valeur ?

Selon, l’Encyclopédie Universalis les valeurs (en sociologie) sont :

« Plus encore que les normes, les valeurs font aujourd’hui partie de ce vocabulaire de la sociologie qui s’est progressivement imposé dans le langage courant pour désigner des idéaux ou principes régulateurs des meilleures fins humaines, susceptibles d’avoir la priorité sur toute autre considération. Ce sens actuel de la valeur s’écarte des usages économiques ou mathématiques plus classiques du terme, mais ne contredit pas son étymologie : valere qui, en latin, signifie « être fort », puisque c’est bien la puissance de certains idéaux qui semble devoir assurer leur prévalence. La tradition sociologique a fait du prédicat de valeur, originellement attaché à un sujet individuel – par exemple la valeur d’un homme au combat –, une sorte d’entité souveraine reconnue comme telle par une collectivité humaine. »

Il s’agit d’une norme de conduite, des principes moraux que l’on souhaite suivre et qui nous définisse. Il s’agit de ce à quoi on attribue de la valeur et nous aide à atteindre buts et idéaux.

Selon Salom Schwartz, il existe 12 valeurs universelles, communes à l’humanité :

  1. L’amitié
  2. Universalisme
  3. Autonomie
  4. Sécurité
  5. Conformité
  6. Hédonisme
  7. Réussite
  8. Tradition
  9. Stimulation
  10. Courage
  11. Famille
  12. Pouvoir

On peut ajouter d’autres valeurs, après tout, nous avons tous des valeurs différentes et celles-ci sont les plus « communes ». J’ai d’ailleurs trouvé un PDF sur Google dans lequel est retranscrit 284 valeurs.

Alors pourquoi je vous parle de valeurs aujourd’hui ?

Plus je vieilli et plus je me rend compte que les valeurs sont importantes dans une histoire. Connaître les valeurs de ses personnages permet de mieux situé l’action, de mieux appréhender les réactions des personnages et de connaître leurs désirs.

Lorsque j’ai commencé à écrire, je n’avais aucune idée de ce que représentaient les valeurs pour un individu. J’ignorais que c’était les valeurs d’une personne qui la pousser à agir et à rechercher le bonheur. Je ne savais pas non plus qu’une vie en inadéquation avec ses propres valeurs conduisaient au mal-être. Je ne savais pas non plus à quel point il est important d’avoir son propre code de conduite morale et que cela pouvait conduire à des dilemmes. Maintenant que je le sais, je me dis que c’est fort utile pour écrire des romans et accessoirement pour se connaître soi-même et mieux appréhender les relations avec autrui.

Définir des valeurs est-ce que c’est difficile ?

Alors autant définir ses propres valeurs peut-être assez aisé lorsque l’on arrive à se détacher des valeurs que l’on nous a transmise : Par exemple, si l’on vous a toujours répété des phrases toutes faites comme « le travail c’est la santé » ou  » il faut être fourmis plutôt que cigale » même si on vous a également répété qu’il fallait être « prêteur et partageur ». Bref, une fois que l’on a mit de côté toutes ces valeurs qui ne sont pas les vôtres et que l’on a bien tenté de vous faire entrer dans le crâne de grès ou de force, on peut se poser les bonnes questions. Cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas un économe, que vous n’êtes pas tourné vers le travail, mais vous n’avez pas à être et incarné les valeurs des autres.

Seulement, comment fait-on pour décider des valeurs d’un personnage ? Après tout on part de rien, ou de presque rien. Le personnage peut avoir un passé et un avenir, il aura des faiblesses, des forces, mais il n’est pas construit comme un être humain.

Combien de valeurs lui donner ?

Entre 3 et 10, ce n’est pas la peine de multiplié les valeurs. Il faut également avoir en tête que toutes les valeurs ne se valent pas, au sens où certaines sont plus importantes que d’autres, ou auront plus de poids dans les choix et les idéaux de votre personnage.

Ce qu’il ne faut pas oublier non plus, c’est que souvent les valeurs que l’on possède et dans lesquels on croit sont issus de notre éducation. Il faut donc garder à l’esprit, qu’en créant un personnage, il sera la somme des croyances de ses proches et des idéaux qu’on lui aura inculqué. Ce qu’il faut également garder à l’esprit, c’est qu’un personnage ne peut avoir des valeurs diamétralement opposées. En effet, il ne peut pas avoir pour valeur la richesse et la pauvreté en même temps, tout comme la célébrité et discrétion. Il faut avoir un minimum de cohérence. En revanche, on peut avoir inculqué au personnage d’avoir de l’ambition, et un désir de richesse, alors qu’il aura lui, pour valeur la pauvreté et l’humilité.

Ne choisir que peu de valeurs signifient bien les comprendre et savoir comment elles se manifestent de manière concrète, afin de les exploiter au mieux. Il est donc plus intéressant d’avoir trois valeurs principales et de les définir clairement que dix et de ne pas trop savoir quoi en faire.

Comment choisir les valeurs des personnages ?

Elles peuvent être soit complémentaires entre tous les personnages du roman. Elles doivent être en tout cas semblable pour le héros et les personnages qui lui sont proches, si vous choisissez de mettre l’amitié en avant dans votre histoire, l’amitié doit être une valeur partagé – pas par tous les personnages, mais au moins par certains.

Elles peuvent être totalement antagonistes et chacun évolue différemment dans l’histoire en fonction de ses propres valeurs.

Pour choisir des valeurs, vous pouvez utiliser des valeurs que vous connaissez et qui vous animent.  C’est un moyen de s’assurer que vous saurez de quoi vous parler. Bien entendu, cela ne veut pas dire que l’ordre d’importances de ces valeurs sera semblable à ce que vous appréciez.

Autre moyen de choisir les valeurs ? Au pif. Je sais c’est un peu étrange, mais lorsque l’on a dû mal à se décider on peut tout simplement s’en remettre au hasard.

Qu’est ce que les valeurs apportent au récit?

Je crois que les valeurs apportent de la profondeur à un récit. Qu’elles permettent de réellement se focaliser sur les objectifs des personnages et de donner du sens. C’est également une prise de position de la part de l’auteur et je crois que c’est ce qui peut être le plus effrayant. Les valeurs apportent une dimension sociale au récit. Elles le portent et mettent en évidence les différences humaines. Elles apportent également de la cohérence, une ligne de conduite et elles offrent l’avantage de ne pas perdre le héros. Les lecteurs pourront plus facilement s’identifier aux personnages et comprendre leur motivation et les enjeux du récit.

 

Quel est votre point de vue sur les valeurs ?

 

Bonne journée,

PONINE

Les personnages secondaires : faut-il un plan pour les créer ?

Bonjour tout le monde,

La question que je me posais ces derniers jours c’est la suivante : FAUT-IL UN PLAN POUR CREER UN PERSONNAGE SECONDAIRE ?

Autant, il est logique et même indéniable de savoir exactement qui est le héros, parce que c’est sur lui que repose l’histoire. C’est un peu de même pour les personnages principaux parce qu’ils sont là pour aider le héros dans son cheminement, parce qu’ils portent également l’histoire mais qu’en est-il pour les personnages secondaires ?

Qui sont les personnages secondaires ?

Ce sont des bases qui servent à mettre en valeur les personnages principaux, qui eux sont là pour porter le héros. Tout du moins, c’est l’idée qui ressort de ce à quoi servent les personnages secondaires. Souvent les personnages secondaires ont des intrigues, que l’on appellent secondaires. C’est-à-dire les intrigues qui n’ont pas nécessairement avoir avec l’intrigue principale. Ils enrichissent l’intrigue, la complexifie et très souvent mettent des bâtons dans les roues du héros. Ils rendent l’histoire plus vivante.

Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que les personnages secondaires ne sont pas là pour faire tapisserie, s’ils ne servent à rien alors ils ne sont pas des personnages mais des figurants. Les figurants ne doivent pas être trop nombreux sous peine de perdre le lecteur.

Alors est-ce nécessaire d’avoir un plan pour ces personnages ?

Avoir une fiche de personnage oui, je pense que l’on ne peut pas écrire sans avoir au minimum des informations sur les personnages. Ne serait-ce que les noms, les détails physiques et quelques détails moraux. Sans ces détails notés quelque part on risque de se perdre durant l’écriture et la correction du roman. C’est également le risque de perdre énormément de temps que quelques prises de notes peuvent éviter.

On peut penser qu’un personnage secondaire qui n’a pas la même importance que le héros ou ses compères n’aura pas besoin d’une description poussée, ni même qu’en tant qu’auteur on n’est pas tenu de savoir tout de sa vie, des envies et de ses ambitions, parce que de toutes manières on n’en parlera jamais. On se dit qu’il faut mieux se concentrer sur ce qui est réellement important : l’intrigue principale et que la cohérence des personnages secondaires ne sera pas remarqué par les lecteurs de toutes manières. Ce qui est faux, les lecteurs remarquent toujours lorsque quelque chose ne va pas et qu’un personnage manque de cohérence. Ce qui ne signifie pas qu’il faille passer des semaines sur chaque personnage, loin de là.

Pour ce qui est d’avoir un plan complet, je dirais que tout dépend de la personnalité de l’auteur. Certains ressentent le besoin de savoir tout de leurs personnages, de leur histoire, d’autres en revanche aiment partir à l’aventure. Pour ma part, j’aime bien avoir quelques notes sur les personnages secondaires, mais souvent je n’ai pas le désir ou le temps d’écrire un plan complet pour les personnages secondaires, car j’ai envie d’écrire mon roman. J’aime me jeter dans l’histoire et durant la phase d’écriture j’ajoute des informations sur les personnages secondaires dans leurs fiches pour ne pas oublier. D’autres fois, je n’ajoute rien sur mes fiches de personnages et je reprends le tout une fois que je suis en phase de correction. Chacun est donc différent.

Alors pourquoi je me demande s’il est nécessaire d’avoir un plan pour les personnages secondaires?

J’ai des habitudes, pourtant je crois que ce n’est pas parce que l’on a des habitues qu’il n’est pas indispensables de tester autre chose de temps à autre. Faire des tests permet d’évoluer, de juger ce qui est bon ou non pour nous. Et puis, plus l’on écrit plus on s’améliore, et plus on peut être tenté d’essayer de s’améliorer en usant d’autres méthodes.

J’ai rédigé plusieurs articles sur la manière de créer des personnages principaux et également sur comment créer des personnages secondaires, vous pouvez aller y jeter un œil.

A quoi ça sert un plan ?

Un plan sert à se repérer dans l’histoire du personnage et par rapport à l’histoire en elle-même. C’est un moyen de bien ficeler l’intrigue et d’être certain que tout est à sa place, que l’histoire est complète et complexe et qu’il n’y a rien d’inutile. Un plan est là pour aller plus vite – en tout cas plus vite que si on se lançait dans l’histoire sans rien penser à l’avance mais cela c’est dans la théorie. Le plan en principe permet de ne juger si son histoire tient la route avant même de l’avoir écrite.

A quoi penser si on veut faire un plan ?

Si on veut créer un plan, je pense qu’il faut surtout se baser sur les côtés psychologiques des personnages secondaires, afin de leur créer des intrigues intéressantes. Se baser également sur le passé du personnage est également une manière intéressante de créer vos personnages.

Il faut surtout se baser sur les caractéristiques qui permettront de mettre en avant les personnages principaux puisque le but des personnages secondaires est là pour les porter. Il est également important de ne pas faire passer les personnages secondaires au premier plan.

 Pour ma part, je crois que je vais essayer de dresser de meilleurs – plus complet – portraits de mes personnages secondaires. Souvent, je m’embrouille et je perds de vue leurs intrigues, essentiellement lorsqu’il y a beaucoup de personnages dans mes histoires. Lorsqu’il a peu de personnages ceci n’est pas un problème, pour moi en tout cas.

Si on n’a pas de plan alors ?

Si on n’a pas de plan parce que l’on était trop pressé de se jeter dans la rédaction ( Hello me ! ) rien n’empêche de créer un plan une fois que le roman est achevé et que l’on va passer à la phase de correction. Même durant la rédaction rien n’empêche de se poser le temps d’écrire un plan ou même de faire des fiches de personnages lorsque l’on a besoin. Il n’y a jamais qu’une seule manière d’écriture, aucune bonne méthode, c’est à chacun de voir ce qu’il lui plaît et lui facilite la tâche. Il est peut-être plus intéressant de dresser des fiches de personnages que d’avoir à fouiller dans tout son roman pour se rappeler si le type que l’on a vu à la page 26 a les yeux bleus et si sa description est fidèle et cohérente. Que vous choisissiez d’avoir un plan bien rédigé avec toutes les informations ou quelques idées sur votre personnage gardez en tête qu’il faut toujours s’assurer de la cohérence des personnages et de leurs intrigues tout au long de l’histoire. Ce qui est d’autant plus vrai si vous projetez d’écrire une saga.

 

Faites vous des plans pour les personnages secondaires ?

Très belle journée,

PONINE

 

Créer son héros en 1 semaine

Coucou tout le monde,

Nouveau mois, nouvelle envie d’écriture. J’avais dis aucun nouveau projet … mais ça s’était il y a trois jours. Depuis, j’ai eu quelques idées de romans, d’histoires et des envies. Un impérieux désir de création s’est encore emparé de moi. Seulement avant de me lancer dans un projet qui n’en vaudra peut-être pas la peine, parce que je n’aurais pas les idées pour construire tout un roman, j’ai décidé de m’attaquer au plan. Cela permet de voir si les idées sont assez nombreuses et si elles tiennent la route.

Est-ce possible de créer son héros en une semaine en partant de rien ?

J’aime bien commencé par brosser les traits du héros, savoir ce qu’il veut dans la vie, à quoi il ressemble, quelles sont ses aspirations, son fils d’Ariane. C’est plus facile une fois que le héros prend vie. En tout cas, j’ai plus de facilité d’écrire lorsque je sais à quoi ressemble mon héros.

Comme je n’ai pas envie de passer des mois, des années ou même des semaines à concevoir cette histoire, je me suis lancée le défi de savoir exactement à quoi ressemblera mon héros en une semaine, pas un jour de plus. On verra alors si cette histoire mérite d’être écrite et si elle a de l’intérêt et de la matière. Enfin, je pourrais savoir si elle va nécessiter beaucoup de recherches. On n’écrit pas de la même manière un récit dans un lieu et une époque que l’on connaît bien, qu’une histoire sur un endroit dont on n’a jamais vu la moindre pierres ou sur une époque que l’on n’a jamais appréhendé.

 

D’accord mais par quoi commencer ? Combien de temps y consacrer ?

 

Je n’ai pas envie de passer des heures et des heures chaque jours pour cette histoire. J’ai bien d’autres choses à faire (cf mon article sur mes objectifs du mois de mai).

Je me suis donnée pour ordre d’idée de réfléchir à ce personnage tous les soirs avant de m’endormir disons durant 30 minutes (ou moins tout dépendra du temps qu’il me faudra pour m’endormir chaque jours de la semaine). Aucune prise de note durant ce moment de réflexion informel.

Chaque jour, je prendrai 30 minutes pour réellement penser mon personnage et prendre des notes sur mes idées et les organiser.

Premier jour : LES FONDAMENTAUX

Ce que je nomme les fondamentaux se résument à :

Trouver un nom potable. Savoir quel âge il a. S’il est un homme ou une femme. Lui donner une date de naissance et vérifier son signe astrologique, pour lui donner déjà deux ou trois caractéristiques (oui, j’aime bien que mes personnages correspondent un peu à leur signe astrologique, parce que j’y crois et que je suis convaincue du bien-fondé de l’astrologie – chacun ses idées mais pour un personnage cela peut-être une bonne base de départ quand on ne sait pas trop quel caractère lui donner.). Je vais également essayer de le « voir » mentalement, savoir si spontanément je lui mets une barbe rousse ou des cheveux frisés, savoir si je vois le personnage plutôt en robe ou en pantalon. Parfois, il suffit que je trouve le nom pour directement associer le personnage à un trait physique.

Dans mon imagination, une Anaïs sera blonde et aura tendance à se passer la langue sur les lèvres.  Un Matthieu sera grand, brun et maigre avec des lunettes. Une Juliette petite, ronde et rigolotte. Pourquoi ? Je ne sais pas. C’est ainsi. Ne me demandez pas d’où je tiens ses préjugés mais pour des personnages il en va ainsi.

Je ne compte pas prendre plus de dix minutes pour ce premier travail. Bien entendu, je prendrais des notes dans un carnet, ou un classeur, en ce moment j’ai bien plus envie d’utiliser des classeurs que des carnets.

Je prendrais ensuite vingt minutes à lui trouver des qualités ou des défauts. Une manière de l’équilibrer en tant qu’être humain. (Sera-t-il seulement humain ? Mystère). Je pense que les défauts d’un personnage sont plus importants encore que ses qualités.

Jour 2 : Le travail commence sur le physique du personnage.

Même si dans la première journée, j’aurais déjà trouvé une ou deux idées de ce à quoi il ressemble, cela ne sera pas suffisant pour le décrire. Alors durant 10 minutes je vais tenter de me faire une première idée de sa couleur de cheveux, de la couleur de ses yeux, de la forme de son visage, de son corps.

Pour mieux travailler cette partie physique, j’utiliserai la méthode que j’ai déjà décrite sur le blog à savoir :

Que pense de lui quelqu’un qui le croise dans la rue ? Qu’est ce que l’on remarque de lui ? Ou sur lui ? Quelle est la première impression qu’il nous fait ? Que ressent-on en le voyant si on ne le connaît pas ? Ensuite que pense de lui une personne qui le connaît bien, comme un ami ? Quelles impresssions il donne ? Qu’est ce qu’un ami peut dire de sa personnalité ? Puis j’aime me demander ce que sa mère pense de lui, car personne n’a une vision plus subjective qu’une maman. Et pour finir, j’aime savoir ce que l’antagoniste pense de lui.

Tout ce travail sera fait en vingt minutes. Il ne sera pas complet, évidement en vingt minutes, je me contenterai du minimum. Ce sera bien suffisant.

Jour 3 : Qu’est ce que le monde normal du héros ?

Le monde normal signifie tout ce qui est avant le moment où le héros décide de partir, de quitter sa situation ou qu’il soit obligé de le faire. Ce sont les habitudes, le monde connu, les relations qu’entretient le héros avec les autres.

Où vit-il ? Avec qui ? Comment est-il face à ça ? Qui sont ses proches ? A quoi ressemble sa vie conjugal, amicale ? Que fait-il dans la vie ? Est-ce que cela le rend heureux ? Quels sont ses loisirs ?

Est-ce que ce monde normal lui convint ? Qu’est ce qui lui plait ou qu’est ce qu’il lui déplaît ? Qu’est ce qu’il voudrait changer ? Comment peut-il changer ?  

Bref, je consacrerai mes trente minutes à visualiser le monde normal de mon héros, ou plutôt son monde avant l’aventure.

Jour 4 : Les failles

Je pense que c’est le bon moment pour réfléchir aux doutes et failles du personnage. Lui créer de mauvais souvenirs, des peurs et des obstacles. De quoi a peur le héros ? Qu’est ce qui l’empêche d’avancer ? Et d’aller au delà de la zone d’inconfort ? Quelles sont ses pensées limitantes ? Et comment se manifestent-elles dans sa vie ?

Est-ce qu’il croit être incapable de faire quelque chose alors qu’il le pourrait si on ne lui avait pas toujours répété que c’était impossible ? C’est le moment de se servir de ce que l’on peut lire dans les livres de développement personnel.

Pour moi, les failles c’est le moment où l’on s’amuse le plus lorsque l’on rédige une fiche de personnage. Plus le héros est mal mené et plus il devient intéressant. Bien entendu, ce n’est pas la peine de lui mettre une enfance difficile, plus des phobies insurmontables et des peurs paniques en prime. Il faut savoir doser un peu de chaque peurs ou idées limitantes.

Jour 5 : Les projets de vie

Ah la vie ! On a des envies, des désirs, des objectifs, de l’ambition. Tout cela c’est très bien, mais encore faut-il mettre des mots sur ce que désir le héros. Qu’est ce qu’il veut ? est-ce que pour lui on ne peut vivre sans le grand amour ? est-ce qu’il faut a tout prix avoir une famille ? est-ce que pour lui la reconnaissance doit passer avant tout ? Qu’est ce qui lui donne envie de se lever le matin ? Ou justement qu’est ce qu’il n’a pas et qui lui fait mal au point de ne plus pouvoir bouger ?

Le mieux c’est de savoir ce que veux le personnage à court, moyen et long terme.

Pour prendre un exemple totalement au hasard : le héros peut vouloir dépasser sa peur de s’ouvrir à une nouvelle culture. Il peut avoir envie d’aller dans un autre pays, mais peut aussi être terrifié à l’idée de la nourriture locale, de la langue etc. Alors que va-t-il ou peut-il faire pour ne plus avoir peur ?

A court terme : tester des recettes de cuisine. A moyen terme : apprendre la langue et étudier la culture du pays. A long terme : faire un voyage.

Plus les peurs, les angoisses et les failles sont profondes plus les objectifs, les ambitions et les désirs peuvent être grand. On peut être le plus grand timide de la terre et rêver en secret de devenir l’acteur le plus célèbre qui soit. Ce n’est pas incompatible, cela sera difficile, mais c’est justement ce qui rend les histoires intrigantes.

Jour 6 : Les éléments déclencheurs

J’aime ce moment parce que je peux écrire le plan du héros.

Situation initiale : C’est le moment où j’écris à quoi en est réduit le héros à ce moment là.

Point dramatique : Quel est l’élèment qui va conclure le premier acte du roman ? Sur quoi comment l’histoire à proprement parlé ?

Acte 2 : Comment il commence ? est-ce que le héros souhaite bouger ou au contraire est-ce qu’il ne veut pas avancer ?

Point dramatique 1 : le premier gros conflit ou la 1er confrontation avec le méchant. La première grosse claque du héros.

Point dramatique 2 : Deuxième conflit.

Fin de l’acte 2 : A quoi va tenir la résolution de l’intrigue. où en est-il ? que sait-il que pense-t-il ?

Acte 3 : Derniers doutes et derniers obstacles à franchir avant le CLIMAX.

Point culminant : résolution des conflits.

Fin : sur quoi s’ouvre la fin du roman, le nouveau monde.

Voilà qui est expliqué très schématiquement mais je n’ai pas l’intention de passer plus de 30 minutes sur cette partie là non plus. Mon but c’est de brosser un portrait très rapide.

Jour 7 : Relecture des idées

Pas besoin d’expliquer ; simplement reprendre les notes et voir si elles sont valables ou non.

Et voilà en une semaine on peut déjà avoir une base d’idée pour un roman.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ^^

Bonne journée à tous,

Ponine

 

Quelques idées de créatures merveilleuses

Bonjour à tous,

Récemment, je me plaignais du manque d’imagination de certains auteurs quant à l’utilisation de créatures surnaturelles dans leurs récits. Entre vampires (au sens plus ou moins strict), zombies, lycanthropes, anges, démons  et fantômes, on fait vite le tour.  Ma question était donc la suivante : N’existe-t-il aucune autres créatures « magiques » ou « mythologiques » qui pourraient servir dans un récit ?

Je me suis donc armée de mon dictionnaire des symboles pour effectuer quelques recherches, car critiquer est une chose, mais s’informer c’est mieux.

Cette petite liste n’a pas de valeur exhaustive, elle n’est pas non plus un point de vue à adopter, c’est uniquement pour :

-Déjà mon enrichissement personnel

-Elargir ma culture général

-Donner quelques pistes de réflexions à mes écrits. Et si une seule personne apprend quelque chose aujourd’hui et bien j’en suis ravie.

Je vous le dis tout de suite, je ne compte pas réécrire toutes les définitions des créatures, ni toutes les informations que l’on peut trouver à leur sujet. D’une part, parce que vous pouvez les trouver sur internet (le plus souvent), d’autres part parce que cette liste je l’écris juste pour montrer qu’il existe d’autres créatures tout aussi intéressantes.

Commençons par A :

Alcyon : oiseau marin – type mouette / goéland / martin-pêcheur; l’une des Néréides, enfant du vent et du soleil matinale, symbole de fécondité matérielle et spirituelle. Peut-être assimilé au culte d’Isis. L’Alcyon est décrite par Ovide comme une femme changée en oiseau qui survol les eaux à la recherche du corps de son défunt mari, un marin emporté par les eaux.

Anqâ : oiseau de la mythologie arabe entre les griffon et le phénix. Il représente la partie humaine devant s’associer au divin.

B :

Basilic : serpent fabuleux qui tue par son seul regard ou par sa seule haleine. Né d’un œuf de coq de 7 à 14 ans, couvé par un crapaud. Il ressemble à un coq à queue de dragon ou par un serpent à aile de coq. Il symbolise le pouvoir royal qui foudroie ceux qui manquent de droiture.

Bucentaure : être fabuleux mi-homme mi-taureau. Il est le centaure de la fécondité.

C :

Chichiga : petit gobelin féminin, bossue, vivant dans les zones d’eaux, se promenant nue, ne sortant qu’au crépuscule, dans les légendes slaves.

Chimère : créature à tête de lion, corps de chèvre, queue de dragon et crachant des flammes.

D :

Domovoï : esprit protecteur des maisons. On le décrit comme un homme petit, trapu et barbu, aimant la chaleur dans les légendes slaves.

Doppelganger : Pas une créature à part entière, mais plutôt un double maléfique. Il fait plutôt parti des légendes « surnaturelles », si vous regarder des émissions de chasseurs de fantômes et de paranormal vous en aurez entendu parler. En sommes, ce sont des « humains », sans ombre, qui ne se reflètent pas dans les miroirs et qui poussent à commettre crime et erreur de jugement. Ce double est censé être notre propre double mais maléfique.

E :

Elfe : créature des mythologies scandinaves. Pas la peine d’en parler, tout le monde connaît les Elfes dans les créations plus ou moins récentes de la fantasy.

Emela-ntouka : il pourrait s’agir d’un dinosaure ayant survécu, vivant au Congo. Il s’agit d’une créature herbivore mais dévoreuse de grands animaux tels que les éléphants.

F :

Fée : elles sont les maîtresses de la magie. Tout le monde connaît. Il existe de nombreuses variétés comme les elfes. Elles sont souvent décrites comme ayant des ailes et des pouvoirs magiques. Pour moi, les fées, c’est l’effrayante Fée Clochette de Peter Pan – boouuh rien que d’y penser j’en ai des frissons.

Fomoire : il s’agit de personnages maléfiques et difformes de la mythologie celtique. ce sont des guerriers que l’on décrit à tête d’animal comme le chien ou le bélier.

G :

Garache : dans le folklore français, il s’agit d’un loup-garou féminin, qui se transforme la nuit pour expier ses crimes. Alors oui, je sais on avait dit pas de loup-garou mais avouer que l’idée d’une punition « divine » c’est classe.

Gnome : c’est plus ou moins le « nain de jardin », un viel homme ridé aux cheveux blancs qui vit et se cache dans les souterrains où il amasse des trésors.

H :

Harpies : divinités vengeresse. Il s’agit de femme à corps d’oiseau.

Hécate : déesse des sorcières. Elle est représentée avec trois têtes et trois corps. C’est la Déesse des morts, de la Lune et elle relie les trois étages du monde : les enfers, la terre, le ciel. C’est l’image de la Vierge, La Mère et la Vieillarde.

I :

Incube : démon mâle qui peut ressembler à un bouc, ou à un vampire, qui s’accouple avec des femmes endormies pour les engrosser. Les Incubes existent depuis la Mésopotamie – s’il ne fallait qu’une seule raison d’écrire des histoires sur les incubes ça serait celle-ci !

K :

Korrigan: lutin breton soit bienveillant soit malveillant.

Kobold : il s’agit d’un lutin de maison mais dans les mythes germaniques. Il est génial car il fait le ménage. Si on le trouve dans les mines, il cause des accidents lorsqu’il vole les métaux.

L :

Lilith : Elle serait la première femme d’Adam et un démon de la nuit. pour les mésopotamiens, elle serait une déesse du vent. Dans les deux cas, Lilith est vue comme une femme qui ne peut avoir d’enfant et qui se sert de sa beauté pour obtenir les faveurs des hommes et voler les nouveau-nés.

M :

Merrow : sirène du folklore irlandais. Elles portent des chapeaux rouges à plumes.

Moroï : il ressemble à un vampire, mais c’est plus compliqué. Il peut s’agir soit d’un enfant non baptisé, soit d’un enfant né de parents vampires. Ils n’ont pas la soif du sang, mais des yeux très clairs. Alors oui, vous allez me dire « mais c’est un vampire ! », oui mais le nom est différent.

N :

Naïades  : nymphes aquatiques.

Nymphes : terme génériques pour désigner toutes les divinités de la nature. On a les nymphes des terrestres, aquatiques, célestes, infernales et à chaque fois des sous-catégories. Autant de raisons d’aller fouiller dans cette mythologie.

O :

Oiseau de feu : grand oiseau rouge de la mythologie slave. Il ressemble à un paon mais aux couleurs rouge et orange. Il est plutôt bénéfique.

P :

Pishtaco : sorte de croque mitaine dans les Andes. Ce sont des créatures qui mangent la graisse des êtres humains. (Pour toutes les personnes au régime ce doit être une super nouvelle ! )

S :

Succube : comme des incubes mais au féminin. Ce sont des démons qui apparaissent aux hommes la nuit pour leur voler leur semence.

Je m’arrête là, parce que beaucoup de créatures ressemblent soit à des fées, soit à des dragons, soit des nymphes, soit des vampires ou des lycans. Pourquoi ? parce que la mythologie est ainsi faite.

Beaucoup de créatures se retrouvent dans des mythologies, parce que la nature humaine est ainsi faite. Seulement, elles ont des caractéristiques différentes, des physionomies différentes. Parfois, il n’y a que le nom qui change, mais est-ce que cela ne vaut pas le coup de « changer » le nom ?

Les vampires peuvent être des Moroï, des Strigoï, des Succubes, des Incubes, des Lamies, le Chupacabra ou encore Rusalka, est-ce que ce sont les mêmes créatures  ?Oui et non. est-ce que pour autant on doit lisser le tout et dire « vampire », donner les mêmes caractéristiques à toutes les créatures ? Je ne crois pas, ce serait trop triste.

 

Les personnages : élaboration du héros 1/2

Bonjour tout le monde,

Voilà après une longue pause de ma part, la suite des méthodes que l’on peut utiliser pour élaborer les personnages. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur le héros.

Le héros porte l’histoire, il en est le centre, la base, l’essence. Pour cela prendre quelques jours pour réfléchir à ce qu’il est ; qui il est ; à quoi il ressemble et quelle est son histoire dans l’histoire. Cette première partie sera concentrée sur la partie physique du héros. On peut construire son héros par plusieurs petits exercices.

 

Le héros en vrac :

Il est parfois difficile de savoir quelles caractéristiques donner à son héros, on peut se demander vers quoi se tourner. On hésite quant aux caractéristiques à donner au héros. Pour cela on peut commencer, par un exercice assez simple et utiliser ses lectures pour savoir ce que l’on aime chez les héros et ce que l’on ne veut pas.

On peut commencer par une phase toute simple : les caractéristiques que l’on aime chez nos héros favoris. Dressez une petite liste de qualités ou de défauts (d’ailleurs), de nos héros littéraires (ou non), peut être un excellent point de départ. Cela permet de faire le tri et de ne garder que des caractéristiques que l’on aimerait utiliser. Pour cela, faites une liste des dix qualités que vous voulez trouver ou que vous aimez chez les héros, et faites la même chose avec ce que vous ne voulez pas du tout voir dans votre héros, ou que vous n’aimez pas chez les autres. Pourquoi ? Parce que souvent on sait exactement ce que l’on déteste lire, les qualités ou les défauts des héros que l’on lit, mais lorsqu’il s’agit d’écrire sa propre histoire on peut parfois se laisser aller à certains travers. C’est pourquoi savoir ce que l’on n’aime pas permet de ne pas faire les mêmes erreurs.

Le second exercice consiste à voir le héros à travers les yeux de quelqu’un d’autre :

Lorsque l’on voit un étranger pour la première fois, il se dégage toujours de cette personne un quelque chose qui nous influence dans l’avis que l’on a de lui ou d’elle. C’est la première impression qui compte : tout le monde connaît cette expression mais que signifie-t-elle lorsque nous « auteurs » décidons de l’appliquer pour décrire notre héros ? Voilà la question que l’on peut se poser : Et si un individu croise mon héros dans la rue, qu’est ce qu’il pensera de mon héros ? Quelles seront ses premières impressions ? Est-ce que cet individu va trouver que votre héros est étrangement grand ? Etrangement effrayant ? Est ce qu’il sera surpris dans son look ? Par une coupe de cheveux ? Par une allure qui se dégage ?

Vous voulez un petit exemple ? Samedi, alors que je me rendais à un cours, comme tous les samedis, où je croise les mêmes gens depuis des mois, j’ai vu une personne totalement différente. Rien qu’à la manière dont elle se tenait, à sa façon de fumer, à ses vêtements, à sa démarche, j’ai su en l’espace d’une minute qu’elle était professeure de danse. Cette femme n’avait pourtant ni chignon, ni tutu, mais les cheveux longs attachés en une queue basse, un sweat large, un pantalon d’échauffement et des boots. Elle aurait pu être comme n’importe qui et pourtant j’ai su / ressenti qu’elle était professeure de danse. Soit parce que j’ai trop vu de ballet ces derniers temps, soit parce que j’ai fait de la danse, mais son physique, son allure général me disait qu’elle était prof, et cela même avant de lui avoir parlé. C’est exactement l’exercice que vous devez essayer de reproduire. On peut se dire « mais c’est tellement facile de faire ça », et bien non ! Non et non ! Pourquoi ? parce que votre héros vous le connaissez, alors s’en tenir à une « première impression » c’est difficile, parce que l’on va vouloir trop en dire, se focaliser sur des détails que nous jugeons utiles alors que ce ne sera pas nécessairement ce qu’un « inconnu » remarquerait.

Pourquoi cet exercice est intéressant ? Parce que la première impression est toujours la bonne et que cet exercice peut servir durant la rédaction du roman. Vous pouvez réaliser cet exercice également en vous mettant dans la peau du Grand Méchant / de l’antagoniste / de l’ennemi de votre héros. Souvent lorsque l’on n’aime pas une personne c’est soit parce que la première impression nous a laissé un arrière goût amer, soit parce que l’autre a fait une chose qui nous a déplût. C’est donc le moment de savoir ce qu’a fait votre héros pour énerver l’antagoniste et de quelle manière votre méchant perçoit le héros.

A quoi ressemble votre personnage ?

Prendre le temps pour visualiser, faire un casting de personnage, d’écrire ou de dessiner votre personnage est une excellente méthode pour figer l’image que l’on a du personnage.

Vous pouvez organiser votre « recherche » en utilisant un tableau. Lorsque je fais ce travail, sans utiliser un montage photographie, j’ouvre un tableur, dans une colonne, j’indique les parties du corps que je dois développer : silhouette, visage, cheveux, allure générale, voix, style vestimentaire, particularités physiques.

J’ai publié plusieurs articles sur la manière de concevoir le héros : Créer un héros vivant ; j’avais aussi créer un tutoriel sur ce sujet  ;idée de fiche de personnage. Vous pouvez aller faire un tour sur ces articles pour mieux plus d’informations sur la conception du héros.

Les personnages : élaboration

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais essayer de mettre en place une nouvelle série d’article sur les personnages. Je pense que cette série peut très bien s’insérer avec le cycle d’article sur la structure d’un roman. Tout d’abord, une petite entrée en matière sur ce qu’est un personnage et quand faut-il y réfléchir.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un bon personnage ?

Je dirais qu’un bon personnage est un personnage utile à l’histoire, qui a également une histoire et qui a un but, un objectif et auquel le lecteur peut s’identifier. Les personnages doivent avoir un but non seulement dans leur vie fictionnel mais également dans le sens où sa présence doit être un but au récit , ils doivent servir à faire avancer l’histoire. Si on peut enlever le personnage sans que l’histoire perde en force alors il s’agit d’un figurant.

Loin de moi l’idée de vous dire que vous ne devait pas faire intervenir de figurant dans votre roman, mais si vous avez des difficultés à gérer beaucoup de personnages mieux vaut ne pas avoir de figurants, en tout cas le moins possible. Le bon sens voudrait que les personnages secondaires puissent être utiles eux aussi.

Quand élaborer les personnages ?

Je pense que les personnages peuvent être à l’origine de l’histoire, surtout en ce qui concerne le héros. Le héros peut nous apparaître bien avant d’avoir l’idée de l’histoire que nous voulons écrire. On peut aussi avoir déjà en tête le thème, l’idée du roman, une intrigue et ensuite trouvé le héros.

En tout cas, pour ce qui est des personnages, il arrivera toujours un moment où vous aurez besoin de vous asseoir pour les concevoir, car si on peut avoir très rapidement en tête le héros et deux ou trois personnages principaux, malheureusement tous les personnages n’apparaîtront pas « comme par magie » dans votre tête. Il faudra y réfléchir, leur trouver des objectifs, des familles, des envies, une biographie etc.

A la question quand doit-on élaborer ses personnages, je dirais n’importe quand entre le moment où l’idée d’écrire nous vient en tête et le moment où vous commencer à écrire. Je ne pense pas que l’on puisse « encore » concevoir ses fiches de personnages lors de la phrase d’écrire. Je ne dis pas qu’un personnage ne peut pas subitement apparaître lorsque vous écrirez parce que vous en aurez besoin mais dans 95% des cas vous ne devriez pas commencer à écrire avant de savoir exactement qui seront tous vos personnages, quels seront leur objectifs, leurs buts et leurs histoires.

Pourquoi les personnages sont si importants ?

Pour ma part, je suis convaincue que toute histoire doit avoir des personnages forts et construits. Je crois que toutes les histoires ont besoin d’être portées par des personnages complexes avec de vraies intentions. Je suis persuadée que même l’histoire la plus banale, la plus simple et la moins originale peut être totalement transformée et captivante portée par des personnages forts et bien travaillés.

Même si tous les choix sont justifiables, je pense qu’avoir des personnages stéréotypés n’est pas la meilleure des décisions à prendre. Je ne dis pas qu’avoir un personnage qui ressemble à tous les personnages de ce « genre » peut être intéressant, mais il faut pouvoir justifier ce choix, sans quoi le lecteur peut ne pas être captivé par l’histoire et ne pas trouver dans votre récit assez d’originalité pour être vraiment digne d’intérêt.  

Depuis le temps que je lis des histoires ou que j’écris, je me rends compte de l’importance des personnages, non seulement en tant qu’humain (même si ce sont des personnages de fictions) mais aussi en tant que structure de l’histoire. Je crois que ce sont les personnages qui font avancer l’histoire, qui l’écrive si je puis dire. Afin d’élaborer les personnages de vos histoires vous devez garder en tête que les personnages sont un ensemble, qu’ils forment l’histoire et une cohérence.

Dans les prochains articles, j’évoquerais les différentes manières dont je rédige les fiches de personnages, sur la manière dont je conçois les personnages, les questions que je me pose pour parvenir à créer des personnages.

La méthode flocon de neige

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est le jour du tutoriel du mois et je voudrais vous parler d’une méthode que l’on appelle Flocon de Neige. Cette méthode je les testais il y a une dizaine d’année et je n’ai jamais vraiment apprécié de l’utiliser, pas complètement en tout cas, mais cela ne doit vous empêcher de vous l’approprier ou de l’essayer.

Cette méthode est en une dizaine d’étapes, on peut bien entendu changer certaines étapes, les sauter ou décider de tout suivre comme il est prévu. Ce que je ne dis pas durant l’article c’est que l’on peut toujours revenir en arrière pour corriger des choses si on se rend compte que l’histoire a besoin de modifications.

Etape 1 : Le pitch

Cette étape est primordiale et d’ailleurs si vous ne deviez en adopter qu’une seule pour la vie se serait celle-ci.

Cette étape demande de la concentration, quelques minutes et un cerveau en état de fonctionner. J’ai déjà dû vous parler du pitch dans certains articles (notamment celui-ci : le pitch), parce que cette technique je l’ai apprise (d’accord revue) lorsque j’étais à la fac et que je suivais des cours de cinéma.

Il s’agit de trouver l’idée principale et de l’écrire en quelques mots. La méthode flocon de neige dit qu’il faut mieux avoir une phrase écrire en une quinzaine de mots maximum. Je suis bien d’accord. Le pitch doit être ultra concis, donner seulement « envie » aux futurs lecteurs de lire le livre, et de l’intriguer. Même si cette fois, il s’agit de vous donner l’idée maîtresse de l’histoire que vous allez écrire. La méthode flocon de neige recommande de ne pas y passer plus d’une heure.

Je pense que c’est un délais un peu long, mais si on a aucune idée du sujet de notre future histoire avant de s’asseoir pour y réfléchir alors oui, une heure est un bon délais. Après tout, il ne s’agit à ce stade que d’avoir une idée plutôt vague du roman à écrire.

Etape 2 : Le résumé

Alors pour cette seconde étape, il faut étendre la petite phrase de l’étape précédente à un paragraphe. Le but de ce paragraphe est de préciser le contexte de l’histoire que l’on va écrire. Le but est d’y décrire la situation initiale en une phrase, une autre pour les « catastrophes » de l’acte 2 et 3 (petit article sur ce qu’est le découpage en 3 actes), une phrase pour le dénouement. Le but ici étant de broder autour de votre idée de départ avant de la développer un peu plus précisément et de déjà connaître la fin. La méthode flocon de neige recommande de faire ce travail en 1h.

Ce que je pense de ce résumé c’est que c’est encore une fois une bonne base de travail. On sait dès le début ce que seront les éléments importants de l’histoire et comment on veut achever le récit, c’est une bonne méthode jusqu’ici. Seul petit bémol lorsque l’on connaît déjà toutes ces idées cela peut être énervant de devoir passer du temps sur cette phase de la méthode.

Etape 3 : Les personnages

L’étape suivante est celle de la création des personnages et de leur fiches personnages.

  • Le nom du personnage
  • Un résumé en une phrase de l’histoire du personnage
  • Sa motivation (que veut-il/elle de manière abstraite ?)
  • Son objectif (que veut-il/elle concrètement ?)
  • Son conflit (qu’est-ce qui l’empêche d’atteindre son objectif ?)
  • Sa révélation  ( que va-t-il/elle apprendre ? Comment va-t-il/elle changer ? )
  • Un résumé d’un paragraphe de son histoire dans le roman (en somme l’étape 2 mais pour chaque personnage)

Le but cette fois est d’avoir une idée précise de chaque personnage et de ce qu’ils apportent à l’histoire et de leur évolution dans l’histoire du début à la fin. Selon la méthode, il faut prendre 1 h pour chaque personnage principaux.

Ce que j’en pense de cette étape : je crois sincèrement qu’à l’époque où je la pratiquais je n’avais pas pris en compte l’importance d’avoir des objectifs clairs pour les personnages, pas plus que je ne maîtrisais le besoin d’évolution des personnages, mais j’étais très jeune à l’époque. Aujourd’hui, je trouve que c’est excellent pour savoir à l’avance comment chaque personnage va réagir avant même d’avoir besoin d’y consacrer trop de temps.

Etape 4 : Les Grandes lignes du roman

C’est à partir du paragraphe de l’étape 2 que l’on brode un paraphe pour chaque phrase. On reprend la première phrase du paragraphe qui correspond à la situation initiale et on en fait un paragraphe avec à chaque fois une catastrophe (ce que je préfère moi appeler un climax). Alors chaque paragraphe doit avoir une situation initiale, une catastrophe, un dénouement. Sauf le dernier qui est censé résoudre le roman et dévoiler la fin. La méthode dit qu’il faut plusieurs heures pour cette étape.

C’est à partir de cette étape que je commençais à me lasser de cette méthode, toujours revenir en arrière était un peu agaçant, surtout qu’en ayant déjà réfléchi aux personnages je ne voyais pas l’intérêt de reprendre cette étape, mais en général je le faisais quand même, parce qu’à l’époque je voulais être une « bonne petite élève qui faisait bien ces devoirs comme on le lui disait » et je pensais également que si des gens avaient inventés cette méthode c’est qu’ils devaient sacrément être doués et que l’on devait « obéir », oui j’étais très jeune.

Etape 5 : Le synopsis des personnages

A cette étape il faut reprendre les fiches personnages de l’étape 3 et les agrémenter de petites informations pour en faire des synopsis de personnage. Pour les personnages principaux la méthode indique d’écrire une page et pour les personnages secondaires seulement une demie page. Le but est de faire un peu comme pour l’étape 4, mais cette fois pour les personnages afin de savoir exactement ce qu’ils vont faire, penser et vivre. Selon la méthode, il faudrait y consacrer un jour par fiche de personnage.  

Personnellement, je trouve que c’est une excellente idée d’avoir un synopsis de chaque personnage, même si le fait de devoir écrire une page sur chaque personnage n’est pas franchement ce qui me motive le plus. Je trouve cela trop long, notamment pour certain personnage dont je ne vois pas l’intérêt de faire un synopsis.

Etape 6 : Le synopsis détaillé

Dans cette étape, on reprend la feuille de l’étape 4 pour transformer chaque paragraphe en une page afin de mieux développer le récit et de l’approfondir. La méthode  dit qu’il faut prendre une semaine pour réaliser cette étape. En somme, une fois cette étape achevé on obtient : une page pour la situation initiale, une page pour le premier nœud dramatique, une page pour le second et une page pour le dénouement.

Ce que j’en pense : Les retours en arrière donnent l’impression de ne pas avancer. Enfin c’est la sensation que j’avais. Je pensais ne pas avancer et toujours retourner en arrière au lieu d’aller vers l’avant et je me sentais frustrée, surtout que j’avais envie d’écrire et non de rester bloquée des semaines sur le plan de mon histoire.

Etape 7 :  Approfondissement des personnages

On reprend les fiches de personnages fait jusque ici et on recommence à penser à ses personnages. Le but étant de faire des fiches extrêmement détaillées avec toutes les informations utiles : date de naissances, préférences personnelles, descriptions, motivations, histoire, relations personnelles, métier, etc. Il est dit qu’il faut y consacrer une autre semaine afin de faire cela pour chacun des personnages.

Ce que j’en pense : personnellement, je ne vois pas pourquoi cette étape intervient maintenant. Pour moi, elle aurait déjà dû être là bien avant de faire le synopsis détaillé du roman, mais bon rien n’empêche de pratiquer cette étape tout en allant.

Etape 8 : Le traitement (enfin c’est comme ça que je le nommerai)

A partir du synopsis de l’étape 6, il va falloir faire une liste détailler de toutes les scènes du roman. La méthode conseille de faire cette étape avec un tableur Excel, de faire une colonne avec le numéro de la scène, une autre avec le nom du personnage par lequel la scène est vécue, une colonne dans laquelle on décrit tout ce qui va se passer dans la scène en question, on peut également ajouter des colonnes pour inscrire le nombre de page que l’on compte écrire, ou mots, l’époque de l’action, le lieux, le nombre de personnage, autant d’informations que l’on puisse avoir besoin pour écrire. Il est dit qu’il faut une semaine pour obtenir ce genre de tableau.

Mon avis : je ne suis jamais vraiment parvenue à achever ce tableau. Ce n’est pas pour moi. Je n’aime pas cela, c’est trop « dictatorial » pour moi. Peut-être que cela peut aider certains auteurs qui ont besoin de méthode, de savoir exactement où ils vont mais je trouve cela plus agaçant qu’autre chose. Si j’appelle cette étape traitement c’est pace qu’elle me fait penser au Traitement des scénarii dans lequel on cherche à avoir une vision détaillée de l’histoire.

Etape 9 : La continuité dialoguée

Avant dernière étape de la méthode en 10 étapes. Cette fois, on prend le synopsis et le traitement et l’on commence à rédigée une description narrative de plusieurs pages pour chaque scène, on y inclut les dialogues qui viennent en tête. Ce n’est pas encore le premier jet mais un aperçu du premier jet, avant des idées. En sommes, on prend chaque scène et on la développe en une ou deux pages afin de savoir exactement où l’on va. En somme si vous avez 100 scènes vous allez vous retrouver avec 100 ou 200 pages d’explication. On dit que l’on peut faire cette étape en une semaine.

Mon avis : Est-ce encore nécessaire que je vous dise que je n’ai jamais eu la patience d’arriver jusque là ?

Etape 10 : Ecriture du premier jet

On imprime tout ce que l’on a pu écrire jusque là, notamment la continuité dialoguée et on commence à écrire le roman. C’est la partie marrante. Il est dit que l’on peut écrire son premier jet en 150 heures.

Mon avis sur cette étape : YOUPI ! On peut enfin commencer à écrire ; ce n’était pas trop tôt.

Mon petit commentaire sur cette méthodologie : Je trouve cela un peu trop laçant. Je ne voyais pas pourquoi il fallait passer autant de temps sur chaque partie, revenir en arrière et reprendre encore et toujours les mêmes éléments pour en rajouter un petit peu alors que l’on aurait pu faire tout cela du départ. Je ne suis jamais allée jusqu’au bout, parce que tout ceci me semblait insupportable d’une longueur ahurissante pour peu de résultat escompté. Pourtant, je pense que dix ans après ma dernière tentative d’utiliser cette méthode je vais peut être retenter l’expérience juste pour vous et éviter de rester sur un échec (plusieurs d’ailleurs).

Est-ce que l’un d’entre vous à déjà pratiqué cette méthode ?

Est-il déjà allé jusqu’au bout ?

 

Les arcs narratifs

Coucou tout le monde,

Avant de continuer ma série sur la structure des romans et la manière dont je m’en sors pour structurer les miens, je voulais rédiger un petit article sur les arcs narratifs.

Qu’est-ce qu’un arc narratif ?

Je dirais qu’un arc narratif est l’évolution du personnage du début à la fin de l’histoire. Bien entendu, l’arc narratif n’est pas tout à fait « droit », voir plat, il fluctue, évolue, change, monte, descend, bref, il ne suit pas une courbe droite, sinon cela ne serait pas marrant.

En somme, je définirais l’arc narratif par cela : l‘évolution du personnage par rapport à sa situation de départ, jusqu’à sa situation finale, sans oublier toutes les situations par lesquels il passe durant le temps de l’histoire. L’arc narratif peut commencer avant l’histoire, c’est-à-dire avant le premier chapitre du roman, mais généralement elle ne peut s’achever qu’à la fin du roman, même si on peut imaginer qu’un personnage continue sa vie après la fin du roman, lorsqu’il y a une suite par exemple.

Avant de vous présenter les différents arcs narratifs, laissez-moi vous dire deux ou trois petites choses qui peuvent s’avérer utiles.

Si vous écrivez une saga, le mieux que vous puissiez faire au sujet des arcs narratifs, c’est d’en créer un pour chaque tome après avoir créé l’arc narratif de vos personnages du début à la fin de la saga.

Je m’explique, (on va parler du héros pour faciliter les choses mais ceci est valable pour tous les personnages) il se peut que votre héros commence votre histoire en étant soit heureux, soit malheureux, selon votre histoire. Exemple de personnage plutôt heureux au début d’une histoire Frodon dans le seigneur des anneaux, ou encore Richard Cypher au début de l’épée de vérité, ces héros seront poussés à l’aventure par les événements ou des révélations d’autres personnages, bon durant les aventures et les différents tomes les personnages vivent des aventures s’en prennent plein la tête et franchement s’ils étaient des types lambda il y a bien longtemps qu’ils se seraient mit à l’assurance pour cause de burn out soyons honnêtes, donc au cours des romans, ils vont et viennent entre le bonheur (plutôt la joie de réussir – surtout réussir à ne pas se faire tuer) et le malheur (perdre des amis, subir les affres de la guerre, de la faim, des tortures), seulement à la fin (du moins pour le seigneur des anneaux, je n’ai jamais dépassé le tome 3 de l’épée de vérité – honte à moi), le héros il est heureux parce qu’il a rétabli l’équilibre de vie dans le monde et anéanti le grand méchant et ses armées de grands méchants pas beaux et qu’il a réuni les peuples (Gimli et Légolas par exemple). Et il a d’autres histoires où le personnages commencent avec le moral au fond des chaussettes , comme dans…euh, les histoires de Cormoran Strike et achève l’histoire en étant dans une meilleure position, en étant plus heureux et dans une situation plus stable.

Là, je me rends compte que j’ai un peu trop avancer dans l’explication des arcs narratifs mais je crois que c’était nécessaire. Donc, ce que je voulais dire c’est qu’avant de vous lancer dans une saga, prévoyez en avance les arcs narratifs déjà de la saga au complet, en gros : comment voulez-vous que votre personnage se sente à la fin ? dans quelle position va-t-il se trouver ? sera-t-il plus heureux ? Plus malheureux ? Pareil ? Qu’est ce qui aura changé ? est ce qu’il sera mieux dans tous les domaines de sa vie ? Seulement dans certains ? Est-ce que ça lui sera égale de ne pas être heureux dans tout ou malheureux ? Est-ce qu’il aura eu une évolution positive ou négative ou neutre ? Et ensuite, posez vous ce genre de question pour chaque roman. Même si vous n’avez pas encore une idée très précise (ou pas d’idée du tout) de quoi sera composé votre deuxième, troisième, cent cinquantième tomes, après tout rien ne sera figé dans le marbre mais vous aurez déjà une idée du chemin à prendre. Si vous êtes des lecteurs réguliers, vous devez connaître mon avis sur la planification que je compare toujours à partir en vacances : plus on sait où l’on va, plus on est sûr d’y arriver et plus on prévoit son trajet moins on risque de passer par Londres pour se rendre à Alger.

Les arcs narratifs :

Le premier est peut être le plus commun, L’arc positif ou l’évolution dans le bon sens de la situation du personnage.

Alors ça, c’est l’arc le plus habituel, celui que je nomme l’arc conte de fée. Il est beau, il est tout gentil et tout rose. Je n’en suis pas une grande fan, en tout cas dans le sens où passer d’une situation où le héros a une vie malheureuse au possible à une vie magnifique, dans tous les domaines, ça me fait penser aux téléfilms sur la 1 ou 6 (et les chaînes associées) ou encore à Cendrillon : vie pourrie dans tous les domaines ; argent, santé ; amour ; travail ; vie sociale et à la fin de l’histoire le héros devient riche, vie dans une maison de rêve, avec l’homme ou la femme de sa vie, se retrouve à avoir une vie sociale riche et épanouie et une excellente santé alors qu’au début il était limite mourant. J’exagère mais vous voyez le tableau, ce genre d’histoires ont leur qualité, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus original, avouons-le.

En revanche, si votre personne au début de l’histoire cherche le grand amour, à retrouver la santé, ou à avoir un travail (ou les trois) mais qu’en cours de route, il perd certaines choses : par exemple il était marié et souhaité s’enrichir, et il finit par être célibataire mais riche, il a gagné sur un plan et perdu sur un autre. Là, il y a un peu de suspens, de réalisme, de vie, et une évolution. Ah je vous entends me dire « mais s’il perd sa femme, il ne peut pas être heureux et son arc narratif n’est pas positif du tout ! » eh bien si! Parce que l’arc narratif dépend surtout des objectifs du personnage au début de l’histoire. L’arc narratif dépend de ce que désir votre personnage quand l’histoire débute, s’il veut s’enrichir et qu’il finit riche et bien oui, son arc est positif, même si sa vie n’est pas parfaite au finale, et puis peut être que votre personnage se sentira mieux en étant célibataire et riche, qu’en étant pauvre et marié. On peut très bien perdre quelque chose et y gagner spirituellement et se sentir bien plus heureux en ayant perdu des choses même si on y tenait beaucoup.

Ensuite, il y a l’arc négatif :

Je dirais que c’est celui que je préfère, parce qu’il permet de malmener le personnage. Pour une grande fan de Game of Thrones, je mettrai cet arc narratif au pauvre Théon Greyjoy. D’ailleurs, c’est un excellent exemple : dans la saga littéraire (en tout cas là où elle s’est achevée) Théon a subi un arc négatif par excellence, il passe d’une situation peut être pas la plus confortable, pupille des Stark, à celle de traite haïs de tous, écorché et mutilé, vivant parmi les chiens d’un homme complètement pervers. On fait plus glamour comme arc narratif mais au moins il a le mérite de mettre du piquant dans l’histoire.

Bien entendu, il n’est pas nécessaire de traîner ses personnages aussi bas dans l’abysse de la négativité pour avoir un arc narratif négatif. On peut très bien se contenter d’empêcher le personnage d’atteindre ses objectifs, sans pour autant faire de lui un être sans espoirs.

Comme pour l’arc positif, il y a tout un tas de solutions entre le désespoir total et ne pas réaliser son rêve. Il existe tout un panel de possibilités et c’est justement cela qui est intéressant.

Enfin il y a l’arc narratif droit ou plat :

Le personnage n’évolue pas, en général c’est ce qu’il se passe dans des séries de romans tel que le club des cinq, fantomette, les Tom-Tom et Nana, Astérix ou encore James Bond. Le personnage est déjà tellement fort moralement, il a déjà ses propres valeurs, sa propre conception du bien, du mal, qu’il n’a pas besoin d’évoluer. Il reste le même encore et encore et encore même s’il croise des personnages différents, même s’il est confronté à des ennemis puissants, il n’a jamais de soucis intérieurs pour le changer. Pour lui, le monde reste le même quoi qu’il arrive et il ne connaît pas d’ennuis psychologiques ou d’interrogation personnelle. Il sauve les autres, il vit des aventures mais rien ne l’affecte. Du coup, il reste le même du début à la fin et ce n’est pas nécessairement le choix le plus aisé à concevoir.

L’arc plat ne veut pas dire que rien ne change, cela veut dire que votre héros lui ne change pas, qu’il reste le même. Foncièrement, il vit ses aventures, mais ses valeurs, ses habitudes, son mode de pensée en revanche reste tout à fait pareil. En somme, la vie qu’il a avant l’aventure redevient la même après l’aventure, il n’apprend pas de ses erreurs (souvent parce qu’il n’en commet pas vraiment), il a des objectifs souvent extérieurs : tuer le grand méchant, sauvez la fille mais lui n’est pas totalement impliqué, il ne va pas tomber amoureux de la fille par exemple.

Quel est le meilleur des trois ?

Tous et aucun. En réalité, cela dépend de vous, de votre désir, de ce que vous avez envie de faire vivre à votre personnage et de votre volonté de surprendre le lecteur. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix dans l’écriture. C’est quelque chose que je répète souvent aux personnes qui me demandent si leurs choix littéraire sont les bons, mais sincèrement : il n’y a aucun bon ou mauvais choix ! Il n’y a que vos choix et votre envie et personne ne peut réfléchir à votre place ou écrire à votre place ou vous dire que cette voie est meilleure qu’une autre.

Ensuite, il y a ses propres affinités. Moi, par exemple (oui je sais j’aime bien parler de moi), je n’aime pas les Happy End de conte de fée, les histoires où tout est bien qui fini bien, je les déteste. D’ailleurs les contes de fées de Disney, même si j’aime les regarder, et bien je les trouve plat, je préfère de loin les vrais contes qui certes se terminaient bien mais avait toujours une punition : comme dans l’une des versions originales de Cendrillon où les sœurs se font picorer les yeux par des oiseaux, bien plus intéressant selon moi de manière symbolique. Bien entendu, du coup, j’écris peu de fin « parfaite », même si les personnages peuvent se satisfaire d’avoir un sort un peu meilleur, tout n’est jamais tout rose dans leur vie à la fin de l’histoire, j’aime qu’ils y perdent toujours quelque chose. Si vous aimez les Happy End de contes de fées, allez-y faites vous plaisir ! (et rendez l’histoire intéressante aussi, attention, je ne dis pas qu’il faut écrire une histoire banale et sans intérêt non plus sous prétexte que l’on aime les happy end !!).

Faites  :

-Ecrivez ce que vous aimez ! Faites-vous plaisir !

Ecrivez ce qui est le plus intéressant pour l’histoire ! Toujours ce qui est le plus intéressant pour l’histoire, même si ce n’est pas nécessairement ce que vous avez envie d’écrire de prime abord ! Je sais nous avons tous du mal à malmener nos chers héros, parce que ce sont nos bébés et que l’on veut qu’ils aient une vie heureuse mais ça ne les aident pas et puis …ce ne sont pas des enfants, ce sont des personnages de fiction même si vous leur faites mal, rassurez-vous personne ne vous mettra en prison (pas dans un pays des droits de l’homme).

Soyez original ! Etonnez-vous, étonnez le lecteur, soyez créatif !

Ne faites pas :

Ecrire quelque chose pour faire plaisir aux autres et qui ne vous plaise pas à vous !

Ecrire une histoire vide de sens et d’intérêt !

-Ecrire une histoire cousue de fils blancs ! Stéréotypée au point que le lecteur connaîtra la fin dès qu’il aura lu la première page et qu’il pourra vous dire à peu de choses près exactement ce qu’il va se passer. Oui, je sais ça fait mal, mais parfois il faut dire aussi les choses qui font mal.

Voilà ce que je peux vous dire sur les arcs narratifs.

Avez-vous un arc narratif favoris ?

Aviez-vous déjà entendu parler d’arcs narratifs ?