Quelques idées de créatures merveilleuses

Bonjour à tous,

Récemment, je me plaignais du manque d’imagination de certains auteurs quant à l’utilisation de créatures surnaturelles dans leurs récits. Entre vampires (au sens plus ou moins strict), zombies, lycanthropes, anges, démons  et fantômes, on fait vite le tour.  Ma question était donc la suivante : N’existe-t-il aucune autres créatures « magiques » ou « mythologiques » qui pourraient servir dans un récit ?

Je me suis donc armée de mon dictionnaire des symboles pour effectuer quelques recherches, car critiquer est une chose, mais s’informer c’est mieux.

Cette petite liste n’a pas de valeur exhaustive, elle n’est pas non plus un point de vue à adopter, c’est uniquement pour :

-Déjà mon enrichissement personnel

-Elargir ma culture général

-Donner quelques pistes de réflexions à mes écrits. Et si une seule personne apprend quelque chose aujourd’hui et bien j’en suis ravie.

Je vous le dis tout de suite, je ne compte pas réécrire toutes les définitions des créatures, ni toutes les informations que l’on peut trouver à leur sujet. D’une part, parce que vous pouvez les trouver sur internet (le plus souvent), d’autres part parce que cette liste je l’écris juste pour montrer qu’il existe d’autres créatures tout aussi intéressantes.

Commençons par A :

Alcyon : oiseau marin – type mouette / goéland / martin-pêcheur; l’une des Néréides, enfant du vent et du soleil matinale, symbole de fécondité matérielle et spirituelle. Peut-être assimilé au culte d’Isis. L’Alcyon est décrite par Ovide comme une femme changée en oiseau qui survol les eaux à la recherche du corps de son défunt mari, un marin emporté par les eaux.

Anqâ : oiseau de la mythologie arabe entre les griffon et le phénix. Il représente la partie humaine devant s’associer au divin.

B :

Basilic : serpent fabuleux qui tue par son seul regard ou par sa seule haleine. Né d’un œuf de coq de 7 à 14 ans, couvé par un crapaud. Il ressemble à un coq à queue de dragon ou par un serpent à aile de coq. Il symbolise le pouvoir royal qui foudroie ceux qui manquent de droiture.

Bucentaure : être fabuleux mi-homme mi-taureau. Il est le centaure de la fécondité.

C :

Chichiga : petit gobelin féminin, bossue, vivant dans les zones d’eaux, se promenant nue, ne sortant qu’au crépuscule, dans les légendes slaves.

Chimère : créature à tête de lion, corps de chèvre, queue de dragon et crachant des flammes.

D :

Domovoï : esprit protecteur des maisons. On le décrit comme un homme petit, trapu et barbu, aimant la chaleur dans les légendes slaves.

Doppelganger : Pas une créature à part entière, mais plutôt un double maléfique. Il fait plutôt parti des légendes « surnaturelles », si vous regarder des émissions de chasseurs de fantômes et de paranormal vous en aurez entendu parler. En sommes, ce sont des « humains », sans ombre, qui ne se reflètent pas dans les miroirs et qui poussent à commettre crime et erreur de jugement. Ce double est censé être notre propre double mais maléfique.

E :

Elfe : créature des mythologies scandinaves. Pas la peine d’en parler, tout le monde connaît les Elfes dans les créations plus ou moins récentes de la fantasy.

Emela-ntouka : il pourrait s’agir d’un dinosaure ayant survécu, vivant au Congo. Il s’agit d’une créature herbivore mais dévoreuse de grands animaux tels que les éléphants.

F :

Fée : elles sont les maîtresses de la magie. Tout le monde connaît. Il existe de nombreuses variétés comme les elfes. Elles sont souvent décrites comme ayant des ailes et des pouvoirs magiques. Pour moi, les fées, c’est l’effrayante Fée Clochette de Peter Pan – boouuh rien que d’y penser j’en ai des frissons.

Fomoire : il s’agit de personnages maléfiques et difformes de la mythologie celtique. ce sont des guerriers que l’on décrit à tête d’animal comme le chien ou le bélier.

G :

Garache : dans le folklore français, il s’agit d’un loup-garou féminin, qui se transforme la nuit pour expier ses crimes. Alors oui, je sais on avait dit pas de loup-garou mais avouer que l’idée d’une punition « divine » c’est classe.

Gnome : c’est plus ou moins le « nain de jardin », un viel homme ridé aux cheveux blancs qui vit et se cache dans les souterrains où il amasse des trésors.

H :

Harpies : divinités vengeresse. Il s’agit de femme à corps d’oiseau.

Hécate : déesse des sorcières. Elle est représentée avec trois têtes et trois corps. C’est la Déesse des morts, de la Lune et elle relie les trois étages du monde : les enfers, la terre, le ciel. C’est l’image de la Vierge, La Mère et la Vieillarde.

I :

Incube : démon mâle qui peut ressembler à un bouc, ou à un vampire, qui s’accouple avec des femmes endormies pour les engrosser. Les Incubes existent depuis la Mésopotamie – s’il ne fallait qu’une seule raison d’écrire des histoires sur les incubes ça serait celle-ci !

K :

Korrigan: lutin breton soit bienveillant soit malveillant.

Kobold : il s’agit d’un lutin de maison mais dans les mythes germaniques. Il est génial car il fait le ménage. Si on le trouve dans les mines, il cause des accidents lorsqu’il vole les métaux.

L :

Lilith : Elle serait la première femme d’Adam et un démon de la nuit. pour les mésopotamiens, elle serait une déesse du vent. Dans les deux cas, Lilith est vue comme une femme qui ne peut avoir d’enfant et qui se sert de sa beauté pour obtenir les faveurs des hommes et voler les nouveau-nés.

M :

Merrow : sirène du folklore irlandais. Elles portent des chapeaux rouges à plumes.

Moroï : il ressemble à un vampire, mais c’est plus compliqué. Il peut s’agir soit d’un enfant non baptisé, soit d’un enfant né de parents vampires. Ils n’ont pas la soif du sang, mais des yeux très clairs. Alors oui, vous allez me dire « mais c’est un vampire ! », oui mais le nom est différent.

N :

Naïades  : nymphes aquatiques.

Nymphes : terme génériques pour désigner toutes les divinités de la nature. On a les nymphes des terrestres, aquatiques, célestes, infernales et à chaque fois des sous-catégories. Autant de raisons d’aller fouiller dans cette mythologie.

O :

Oiseau de feu : grand oiseau rouge de la mythologie slave. Il ressemble à un paon mais aux couleurs rouge et orange. Il est plutôt bénéfique.

P :

Pishtaco : sorte de croque mitaine dans les Andes. Ce sont des créatures qui mangent la graisse des êtres humains. (Pour toutes les personnes au régime ce doit être une super nouvelle ! )

S :

Succube : comme des incubes mais au féminin. Ce sont des démons qui apparaissent aux hommes la nuit pour leur voler leur semence.

Je m’arrête là, parce que beaucoup de créatures ressemblent soit à des fées, soit à des dragons, soit des nymphes, soit des vampires ou des lycans. Pourquoi ? parce que la mythologie est ainsi faite.

Beaucoup de créatures se retrouvent dans des mythologies, parce que la nature humaine est ainsi faite. Seulement, elles ont des caractéristiques différentes, des physionomies différentes. Parfois, il n’y a que le nom qui change, mais est-ce que cela ne vaut pas le coup de « changer » le nom ?

Les vampires peuvent être des Moroï, des Strigoï, des Succubes, des Incubes, des Lamies, le Chupacabra ou encore Rusalka, est-ce que ce sont les mêmes créatures  ?Oui et non. est-ce que pour autant on doit lisser le tout et dire « vampire », donner les mêmes caractéristiques à toutes les créatures ? Je ne crois pas, ce serait trop triste.

 

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Les personnages : élaboration du héros 1/2

Bonjour tout le monde,

Voilà après une longue pause de ma part, la suite des méthodes que l’on peut utiliser pour élaborer les personnages. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur le héros.

Le héros porte l’histoire, il en est le centre, la base, l’essence. Pour cela prendre quelques jours pour réfléchir à ce qu’il est ; qui il est ; à quoi il ressemble et quelle est son histoire dans l’histoire. Cette première partie sera concentrée sur la partie physique du héros. On peut construire son héros par plusieurs petits exercices.

 

Le héros en vrac :

Il est parfois difficile de savoir quelles caractéristiques donner à son héros, on peut se demander vers quoi se tourner. On hésite quant aux caractéristiques à donner au héros. Pour cela on peut commencer, par un exercice assez simple et utiliser ses lectures pour savoir ce que l’on aime chez les héros et ce que l’on ne veut pas.

On peut commencer par une phase toute simple : les caractéristiques que l’on aime chez nos héros favoris. Dressez une petite liste de qualités ou de défauts (d’ailleurs), de nos héros littéraires (ou non), peut être un excellent point de départ. Cela permet de faire le tri et de ne garder que des caractéristiques que l’on aimerait utiliser. Pour cela, faites une liste des dix qualités que vous voulez trouver ou que vous aimez chez les héros, et faites la même chose avec ce que vous ne voulez pas du tout voir dans votre héros, ou que vous n’aimez pas chez les autres. Pourquoi ? Parce que souvent on sait exactement ce que l’on déteste lire, les qualités ou les défauts des héros que l’on lit, mais lorsqu’il s’agit d’écrire sa propre histoire on peut parfois se laisser aller à certains travers. C’est pourquoi savoir ce que l’on n’aime pas permet de ne pas faire les mêmes erreurs.

Le second exercice consiste à voir le héros à travers les yeux de quelqu’un d’autre :

Lorsque l’on voit un étranger pour la première fois, il se dégage toujours de cette personne un quelque chose qui nous influence dans l’avis que l’on a de lui ou d’elle. C’est la première impression qui compte : tout le monde connaît cette expression mais que signifie-t-elle lorsque nous « auteurs » décidons de l’appliquer pour décrire notre héros ? Voilà la question que l’on peut se poser : Et si un individu croise mon héros dans la rue, qu’est ce qu’il pensera de mon héros ? Quelles seront ses premières impressions ? Est-ce que cet individu va trouver que votre héros est étrangement grand ? Etrangement effrayant ? Est ce qu’il sera surpris dans son look ? Par une coupe de cheveux ? Par une allure qui se dégage ?

Vous voulez un petit exemple ? Samedi, alors que je me rendais à un cours, comme tous les samedis, où je croise les mêmes gens depuis des mois, j’ai vu une personne totalement différente. Rien qu’à la manière dont elle se tenait, à sa façon de fumer, à ses vêtements, à sa démarche, j’ai su en l’espace d’une minute qu’elle était professeure de danse. Cette femme n’avait pourtant ni chignon, ni tutu, mais les cheveux longs attachés en une queue basse, un sweat large, un pantalon d’échauffement et des boots. Elle aurait pu être comme n’importe qui et pourtant j’ai su / ressenti qu’elle était professeure de danse. Soit parce que j’ai trop vu de ballet ces derniers temps, soit parce que j’ai fait de la danse, mais son physique, son allure général me disait qu’elle était prof, et cela même avant de lui avoir parlé. C’est exactement l’exercice que vous devez essayer de reproduire. On peut se dire « mais c’est tellement facile de faire ça », et bien non ! Non et non ! Pourquoi ? parce que votre héros vous le connaissez, alors s’en tenir à une « première impression » c’est difficile, parce que l’on va vouloir trop en dire, se focaliser sur des détails que nous jugeons utiles alors que ce ne sera pas nécessairement ce qu’un « inconnu » remarquerait.

Pourquoi cet exercice est intéressant ? Parce que la première impression est toujours la bonne et que cet exercice peut servir durant la rédaction du roman. Vous pouvez réaliser cet exercice également en vous mettant dans la peau du Grand Méchant / de l’antagoniste / de l’ennemi de votre héros. Souvent lorsque l’on n’aime pas une personne c’est soit parce que la première impression nous a laissé un arrière goût amer, soit parce que l’autre a fait une chose qui nous a déplût. C’est donc le moment de savoir ce qu’a fait votre héros pour énerver l’antagoniste et de quelle manière votre méchant perçoit le héros.

A quoi ressemble votre personnage ?

Prendre le temps pour visualiser, faire un casting de personnage, d’écrire ou de dessiner votre personnage est une excellente méthode pour figer l’image que l’on a du personnage.

Vous pouvez organiser votre « recherche » en utilisant un tableau. Lorsque je fais ce travail, sans utiliser un montage photographie, j’ouvre un tableur, dans une colonne, j’indique les parties du corps que je dois développer : silhouette, visage, cheveux, allure générale, voix, style vestimentaire, particularités physiques.

J’ai publié plusieurs articles sur la manière de concevoir le héros : Créer un héros vivant ; j’avais aussi créer un tutoriel sur ce sujet  ;idée de fiche de personnage. Vous pouvez aller faire un tour sur ces articles pour mieux plus d’informations sur la conception du héros.

Les personnages : élaboration

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais essayer de mettre en place une nouvelle série d’article sur les personnages. Je pense que cette série peut très bien s’insérer avec le cycle d’article sur la structure d’un roman. Tout d’abord, une petite entrée en matière sur ce qu’est un personnage et quand faut-il y réfléchir.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un bon personnage ?

Je dirais qu’un bon personnage est un personnage utile à l’histoire, qui a également une histoire et qui a un but, un objectif et auquel le lecteur peut s’identifier. Les personnages doivent avoir un but non seulement dans leur vie fictionnel mais également dans le sens où sa présence doit être un but au récit , ils doivent servir à faire avancer l’histoire. Si on peut enlever le personnage sans que l’histoire perde en force alors il s’agit d’un figurant.

Loin de moi l’idée de vous dire que vous ne devait pas faire intervenir de figurant dans votre roman, mais si vous avez des difficultés à gérer beaucoup de personnages mieux vaut ne pas avoir de figurants, en tout cas le moins possible. Le bon sens voudrait que les personnages secondaires puissent être utiles eux aussi.

Quand élaborer les personnages ?

Je pense que les personnages peuvent être à l’origine de l’histoire, surtout en ce qui concerne le héros. Le héros peut nous apparaître bien avant d’avoir l’idée de l’histoire que nous voulons écrire. On peut aussi avoir déjà en tête le thème, l’idée du roman, une intrigue et ensuite trouvé le héros.

En tout cas, pour ce qui est des personnages, il arrivera toujours un moment où vous aurez besoin de vous asseoir pour les concevoir, car si on peut avoir très rapidement en tête le héros et deux ou trois personnages principaux, malheureusement tous les personnages n’apparaîtront pas « comme par magie » dans votre tête. Il faudra y réfléchir, leur trouver des objectifs, des familles, des envies, une biographie etc.

A la question quand doit-on élaborer ses personnages, je dirais n’importe quand entre le moment où l’idée d’écrire nous vient en tête et le moment où vous commencer à écrire. Je ne pense pas que l’on puisse « encore » concevoir ses fiches de personnages lors de la phrase d’écrire. Je ne dis pas qu’un personnage ne peut pas subitement apparaître lorsque vous écrirez parce que vous en aurez besoin mais dans 95% des cas vous ne devriez pas commencer à écrire avant de savoir exactement qui seront tous vos personnages, quels seront leur objectifs, leurs buts et leurs histoires.

Pourquoi les personnages sont si importants ?

Pour ma part, je suis convaincue que toute histoire doit avoir des personnages forts et construits. Je crois que toutes les histoires ont besoin d’être portées par des personnages complexes avec de vraies intentions. Je suis persuadée que même l’histoire la plus banale, la plus simple et la moins originale peut être totalement transformée et captivante portée par des personnages forts et bien travaillés.

Même si tous les choix sont justifiables, je pense qu’avoir des personnages stéréotypés n’est pas la meilleure des décisions à prendre. Je ne dis pas qu’avoir un personnage qui ressemble à tous les personnages de ce « genre » peut être intéressant, mais il faut pouvoir justifier ce choix, sans quoi le lecteur peut ne pas être captivé par l’histoire et ne pas trouver dans votre récit assez d’originalité pour être vraiment digne d’intérêt.  

Depuis le temps que je lis des histoires ou que j’écris, je me rends compte de l’importance des personnages, non seulement en tant qu’humain (même si ce sont des personnages de fictions) mais aussi en tant que structure de l’histoire. Je crois que ce sont les personnages qui font avancer l’histoire, qui l’écrive si je puis dire. Afin d’élaborer les personnages de vos histoires vous devez garder en tête que les personnages sont un ensemble, qu’ils forment l’histoire et une cohérence.

Dans les prochains articles, j’évoquerais les différentes manières dont je rédige les fiches de personnages, sur la manière dont je conçois les personnages, les questions que je me pose pour parvenir à créer des personnages.

La méthode flocon de neige

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est le jour du tutoriel du mois et je voudrais vous parler d’une méthode que l’on appelle Flocon de Neige. Cette méthode je les testais il y a une dizaine d’année et je n’ai jamais vraiment apprécié de l’utiliser, pas complètement en tout cas, mais cela ne doit vous empêcher de vous l’approprier ou de l’essayer.

Cette méthode est en une dizaine d’étapes, on peut bien entendu changer certaines étapes, les sauter ou décider de tout suivre comme il est prévu. Ce que je ne dis pas durant l’article c’est que l’on peut toujours revenir en arrière pour corriger des choses si on se rend compte que l’histoire a besoin de modifications.

Etape 1 : Le pitch

Cette étape est primordiale et d’ailleurs si vous ne deviez en adopter qu’une seule pour la vie se serait celle-ci.

Cette étape demande de la concentration, quelques minutes et un cerveau en état de fonctionner. J’ai déjà dû vous parler du pitch dans certains articles (notamment celui-ci : le pitch), parce que cette technique je l’ai apprise (d’accord revue) lorsque j’étais à la fac et que je suivais des cours de cinéma.

Il s’agit de trouver l’idée principale et de l’écrire en quelques mots. La méthode flocon de neige dit qu’il faut mieux avoir une phrase écrire en une quinzaine de mots maximum. Je suis bien d’accord. Le pitch doit être ultra concis, donner seulement « envie » aux futurs lecteurs de lire le livre, et de l’intriguer. Même si cette fois, il s’agit de vous donner l’idée maîtresse de l’histoire que vous allez écrire. La méthode flocon de neige recommande de ne pas y passer plus d’une heure.

Je pense que c’est un délais un peu long, mais si on a aucune idée du sujet de notre future histoire avant de s’asseoir pour y réfléchir alors oui, une heure est un bon délais. Après tout, il ne s’agit à ce stade que d’avoir une idée plutôt vague du roman à écrire.

Etape 2 : Le résumé

Alors pour cette seconde étape, il faut étendre la petite phrase de l’étape précédente à un paragraphe. Le but de ce paragraphe est de préciser le contexte de l’histoire que l’on va écrire. Le but est d’y décrire la situation initiale en une phrase, une autre pour les « catastrophes » de l’acte 2 et 3 (petit article sur ce qu’est le découpage en 3 actes), une phrase pour le dénouement. Le but ici étant de broder autour de votre idée de départ avant de la développer un peu plus précisément et de déjà connaître la fin. La méthode flocon de neige recommande de faire ce travail en 1h.

Ce que je pense de ce résumé c’est que c’est encore une fois une bonne base de travail. On sait dès le début ce que seront les éléments importants de l’histoire et comment on veut achever le récit, c’est une bonne méthode jusqu’ici. Seul petit bémol lorsque l’on connaît déjà toutes ces idées cela peut être énervant de devoir passer du temps sur cette phase de la méthode.

Etape 3 : Les personnages

L’étape suivante est celle de la création des personnages et de leur fiches personnages.

  • Le nom du personnage
  • Un résumé en une phrase de l’histoire du personnage
  • Sa motivation (que veut-il/elle de manière abstraite ?)
  • Son objectif (que veut-il/elle concrètement ?)
  • Son conflit (qu’est-ce qui l’empêche d’atteindre son objectif ?)
  • Sa révélation  ( que va-t-il/elle apprendre ? Comment va-t-il/elle changer ? )
  • Un résumé d’un paragraphe de son histoire dans le roman (en somme l’étape 2 mais pour chaque personnage)

Le but cette fois est d’avoir une idée précise de chaque personnage et de ce qu’ils apportent à l’histoire et de leur évolution dans l’histoire du début à la fin. Selon la méthode, il faut prendre 1 h pour chaque personnage principaux.

Ce que j’en pense de cette étape : je crois sincèrement qu’à l’époque où je la pratiquais je n’avais pas pris en compte l’importance d’avoir des objectifs clairs pour les personnages, pas plus que je ne maîtrisais le besoin d’évolution des personnages, mais j’étais très jeune à l’époque. Aujourd’hui, je trouve que c’est excellent pour savoir à l’avance comment chaque personnage va réagir avant même d’avoir besoin d’y consacrer trop de temps.

Etape 4 : Les Grandes lignes du roman

C’est à partir du paragraphe de l’étape 2 que l’on brode un paraphe pour chaque phrase. On reprend la première phrase du paragraphe qui correspond à la situation initiale et on en fait un paragraphe avec à chaque fois une catastrophe (ce que je préfère moi appeler un climax). Alors chaque paragraphe doit avoir une situation initiale, une catastrophe, un dénouement. Sauf le dernier qui est censé résoudre le roman et dévoiler la fin. La méthode dit qu’il faut plusieurs heures pour cette étape.

C’est à partir de cette étape que je commençais à me lasser de cette méthode, toujours revenir en arrière était un peu agaçant, surtout qu’en ayant déjà réfléchi aux personnages je ne voyais pas l’intérêt de reprendre cette étape, mais en général je le faisais quand même, parce qu’à l’époque je voulais être une « bonne petite élève qui faisait bien ces devoirs comme on le lui disait » et je pensais également que si des gens avaient inventés cette méthode c’est qu’ils devaient sacrément être doués et que l’on devait « obéir », oui j’étais très jeune.

Etape 5 : Le synopsis des personnages

A cette étape il faut reprendre les fiches personnages de l’étape 3 et les agrémenter de petites informations pour en faire des synopsis de personnage. Pour les personnages principaux la méthode indique d’écrire une page et pour les personnages secondaires seulement une demie page. Le but est de faire un peu comme pour l’étape 4, mais cette fois pour les personnages afin de savoir exactement ce qu’ils vont faire, penser et vivre. Selon la méthode, il faudrait y consacrer un jour par fiche de personnage.  

Personnellement, je trouve que c’est une excellente idée d’avoir un synopsis de chaque personnage, même si le fait de devoir écrire une page sur chaque personnage n’est pas franchement ce qui me motive le plus. Je trouve cela trop long, notamment pour certain personnage dont je ne vois pas l’intérêt de faire un synopsis.

Etape 6 : Le synopsis détaillé

Dans cette étape, on reprend la feuille de l’étape 4 pour transformer chaque paragraphe en une page afin de mieux développer le récit et de l’approfondir. La méthode  dit qu’il faut prendre une semaine pour réaliser cette étape. En somme, une fois cette étape achevé on obtient : une page pour la situation initiale, une page pour le premier nœud dramatique, une page pour le second et une page pour le dénouement.

Ce que j’en pense : Les retours en arrière donnent l’impression de ne pas avancer. Enfin c’est la sensation que j’avais. Je pensais ne pas avancer et toujours retourner en arrière au lieu d’aller vers l’avant et je me sentais frustrée, surtout que j’avais envie d’écrire et non de rester bloquée des semaines sur le plan de mon histoire.

Etape 7 :  Approfondissement des personnages

On reprend les fiches de personnages fait jusque ici et on recommence à penser à ses personnages. Le but étant de faire des fiches extrêmement détaillées avec toutes les informations utiles : date de naissances, préférences personnelles, descriptions, motivations, histoire, relations personnelles, métier, etc. Il est dit qu’il faut y consacrer une autre semaine afin de faire cela pour chacun des personnages.

Ce que j’en pense : personnellement, je ne vois pas pourquoi cette étape intervient maintenant. Pour moi, elle aurait déjà dû être là bien avant de faire le synopsis détaillé du roman, mais bon rien n’empêche de pratiquer cette étape tout en allant.

Etape 8 : Le traitement (enfin c’est comme ça que je le nommerai)

A partir du synopsis de l’étape 6, il va falloir faire une liste détailler de toutes les scènes du roman. La méthode conseille de faire cette étape avec un tableur Excel, de faire une colonne avec le numéro de la scène, une autre avec le nom du personnage par lequel la scène est vécue, une colonne dans laquelle on décrit tout ce qui va se passer dans la scène en question, on peut également ajouter des colonnes pour inscrire le nombre de page que l’on compte écrire, ou mots, l’époque de l’action, le lieux, le nombre de personnage, autant d’informations que l’on puisse avoir besoin pour écrire. Il est dit qu’il faut une semaine pour obtenir ce genre de tableau.

Mon avis : je ne suis jamais vraiment parvenue à achever ce tableau. Ce n’est pas pour moi. Je n’aime pas cela, c’est trop « dictatorial » pour moi. Peut-être que cela peut aider certains auteurs qui ont besoin de méthode, de savoir exactement où ils vont mais je trouve cela plus agaçant qu’autre chose. Si j’appelle cette étape traitement c’est pace qu’elle me fait penser au Traitement des scénarii dans lequel on cherche à avoir une vision détaillée de l’histoire.

Etape 9 : La continuité dialoguée

Avant dernière étape de la méthode en 10 étapes. Cette fois, on prend le synopsis et le traitement et l’on commence à rédigée une description narrative de plusieurs pages pour chaque scène, on y inclut les dialogues qui viennent en tête. Ce n’est pas encore le premier jet mais un aperçu du premier jet, avant des idées. En sommes, on prend chaque scène et on la développe en une ou deux pages afin de savoir exactement où l’on va. En somme si vous avez 100 scènes vous allez vous retrouver avec 100 ou 200 pages d’explication. On dit que l’on peut faire cette étape en une semaine.

Mon avis : Est-ce encore nécessaire que je vous dise que je n’ai jamais eu la patience d’arriver jusque là ?

Etape 10 : Ecriture du premier jet

On imprime tout ce que l’on a pu écrire jusque là, notamment la continuité dialoguée et on commence à écrire le roman. C’est la partie marrante. Il est dit que l’on peut écrire son premier jet en 150 heures.

Mon avis sur cette étape : YOUPI ! On peut enfin commencer à écrire ; ce n’était pas trop tôt.

Mon petit commentaire sur cette méthodologie : Je trouve cela un peu trop laçant. Je ne voyais pas pourquoi il fallait passer autant de temps sur chaque partie, revenir en arrière et reprendre encore et toujours les mêmes éléments pour en rajouter un petit peu alors que l’on aurait pu faire tout cela du départ. Je ne suis jamais allée jusqu’au bout, parce que tout ceci me semblait insupportable d’une longueur ahurissante pour peu de résultat escompté. Pourtant, je pense que dix ans après ma dernière tentative d’utiliser cette méthode je vais peut être retenter l’expérience juste pour vous et éviter de rester sur un échec (plusieurs d’ailleurs).

Est-ce que l’un d’entre vous à déjà pratiqué cette méthode ?

Est-il déjà allé jusqu’au bout ?

 

Les arcs narratifs

Coucou tout le monde,

Avant de continuer ma série sur la structure des romans et la manière dont je m’en sors pour structurer les miens, je voulais rédiger un petit article sur les arcs narratifs.

Qu’est-ce qu’un arc narratif ?

Je dirais qu’un arc narratif est l’évolution du personnage du début à la fin de l’histoire. Bien entendu, l’arc narratif n’est pas tout à fait « droit », voir plat, il fluctue, évolue, change, monte, descend, bref, il ne suit pas une courbe droite, sinon cela ne serait pas marrant.

En somme, je définirais l’arc narratif par cela : l‘évolution du personnage par rapport à sa situation de départ, jusqu’à sa situation finale, sans oublier toutes les situations par lesquels il passe durant le temps de l’histoire. L’arc narratif peut commencer avant l’histoire, c’est-à-dire avant le premier chapitre du roman, mais généralement elle ne peut s’achever qu’à la fin du roman, même si on peut imaginer qu’un personnage continue sa vie après la fin du roman, lorsqu’il y a une suite par exemple.

Avant de vous présenter les différents arcs narratifs, laissez-moi vous dire deux ou trois petites choses qui peuvent s’avérer utiles.

Si vous écrivez une saga, le mieux que vous puissiez faire au sujet des arcs narratifs, c’est d’en créer un pour chaque tome après avoir créé l’arc narratif de vos personnages du début à la fin de la saga.

Je m’explique, (on va parler du héros pour faciliter les choses mais ceci est valable pour tous les personnages) il se peut que votre héros commence votre histoire en étant soit heureux, soit malheureux, selon votre histoire. Exemple de personnage plutôt heureux au début d’une histoire Frodon dans le seigneur des anneaux, ou encore Richard Cypher au début de l’épée de vérité, ces héros seront poussés à l’aventure par les événements ou des révélations d’autres personnages, bon durant les aventures et les différents tomes les personnages vivent des aventures s’en prennent plein la tête et franchement s’ils étaient des types lambda il y a bien longtemps qu’ils se seraient mit à l’assurance pour cause de burn out soyons honnêtes, donc au cours des romans, ils vont et viennent entre le bonheur (plutôt la joie de réussir – surtout réussir à ne pas se faire tuer) et le malheur (perdre des amis, subir les affres de la guerre, de la faim, des tortures), seulement à la fin (du moins pour le seigneur des anneaux, je n’ai jamais dépassé le tome 3 de l’épée de vérité – honte à moi), le héros il est heureux parce qu’il a rétabli l’équilibre de vie dans le monde et anéanti le grand méchant et ses armées de grands méchants pas beaux et qu’il a réuni les peuples (Gimli et Légolas par exemple). Et il a d’autres histoires où le personnages commencent avec le moral au fond des chaussettes , comme dans…euh, les histoires de Cormoran Strike et achève l’histoire en étant dans une meilleure position, en étant plus heureux et dans une situation plus stable.

Là, je me rends compte que j’ai un peu trop avancer dans l’explication des arcs narratifs mais je crois que c’était nécessaire. Donc, ce que je voulais dire c’est qu’avant de vous lancer dans une saga, prévoyez en avance les arcs narratifs déjà de la saga au complet, en gros : comment voulez-vous que votre personnage se sente à la fin ? dans quelle position va-t-il se trouver ? sera-t-il plus heureux ? Plus malheureux ? Pareil ? Qu’est ce qui aura changé ? est ce qu’il sera mieux dans tous les domaines de sa vie ? Seulement dans certains ? Est-ce que ça lui sera égale de ne pas être heureux dans tout ou malheureux ? Est-ce qu’il aura eu une évolution positive ou négative ou neutre ? Et ensuite, posez vous ce genre de question pour chaque roman. Même si vous n’avez pas encore une idée très précise (ou pas d’idée du tout) de quoi sera composé votre deuxième, troisième, cent cinquantième tomes, après tout rien ne sera figé dans le marbre mais vous aurez déjà une idée du chemin à prendre. Si vous êtes des lecteurs réguliers, vous devez connaître mon avis sur la planification que je compare toujours à partir en vacances : plus on sait où l’on va, plus on est sûr d’y arriver et plus on prévoit son trajet moins on risque de passer par Londres pour se rendre à Alger.

Les arcs narratifs :

Le premier est peut être le plus commun, L’arc positif ou l’évolution dans le bon sens de la situation du personnage.

Alors ça, c’est l’arc le plus habituel, celui que je nomme l’arc conte de fée. Il est beau, il est tout gentil et tout rose. Je n’en suis pas une grande fan, en tout cas dans le sens où passer d’une situation où le héros a une vie malheureuse au possible à une vie magnifique, dans tous les domaines, ça me fait penser aux téléfilms sur la 1 ou 6 (et les chaînes associées) ou encore à Cendrillon : vie pourrie dans tous les domaines ; argent, santé ; amour ; travail ; vie sociale et à la fin de l’histoire le héros devient riche, vie dans une maison de rêve, avec l’homme ou la femme de sa vie, se retrouve à avoir une vie sociale riche et épanouie et une excellente santé alors qu’au début il était limite mourant. J’exagère mais vous voyez le tableau, ce genre d’histoires ont leur qualité, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus original, avouons-le.

En revanche, si votre personne au début de l’histoire cherche le grand amour, à retrouver la santé, ou à avoir un travail (ou les trois) mais qu’en cours de route, il perd certaines choses : par exemple il était marié et souhaité s’enrichir, et il finit par être célibataire mais riche, il a gagné sur un plan et perdu sur un autre. Là, il y a un peu de suspens, de réalisme, de vie, et une évolution. Ah je vous entends me dire « mais s’il perd sa femme, il ne peut pas être heureux et son arc narratif n’est pas positif du tout ! » eh bien si! Parce que l’arc narratif dépend surtout des objectifs du personnage au début de l’histoire. L’arc narratif dépend de ce que désir votre personnage quand l’histoire débute, s’il veut s’enrichir et qu’il finit riche et bien oui, son arc est positif, même si sa vie n’est pas parfaite au finale, et puis peut être que votre personnage se sentira mieux en étant célibataire et riche, qu’en étant pauvre et marié. On peut très bien perdre quelque chose et y gagner spirituellement et se sentir bien plus heureux en ayant perdu des choses même si on y tenait beaucoup.

Ensuite, il y a l’arc négatif :

Je dirais que c’est celui que je préfère, parce qu’il permet de malmener le personnage. Pour une grande fan de Game of Thrones, je mettrai cet arc narratif au pauvre Théon Greyjoy. D’ailleurs, c’est un excellent exemple : dans la saga littéraire (en tout cas là où elle s’est achevée) Théon a subi un arc négatif par excellence, il passe d’une situation peut être pas la plus confortable, pupille des Stark, à celle de traite haïs de tous, écorché et mutilé, vivant parmi les chiens d’un homme complètement pervers. On fait plus glamour comme arc narratif mais au moins il a le mérite de mettre du piquant dans l’histoire.

Bien entendu, il n’est pas nécessaire de traîner ses personnages aussi bas dans l’abysse de la négativité pour avoir un arc narratif négatif. On peut très bien se contenter d’empêcher le personnage d’atteindre ses objectifs, sans pour autant faire de lui un être sans espoirs.

Comme pour l’arc positif, il y a tout un tas de solutions entre le désespoir total et ne pas réaliser son rêve. Il existe tout un panel de possibilités et c’est justement cela qui est intéressant.

Enfin il y a l’arc narratif droit ou plat :

Le personnage n’évolue pas, en général c’est ce qu’il se passe dans des séries de romans tel que le club des cinq, fantomette, les Tom-Tom et Nana, Astérix ou encore James Bond. Le personnage est déjà tellement fort moralement, il a déjà ses propres valeurs, sa propre conception du bien, du mal, qu’il n’a pas besoin d’évoluer. Il reste le même encore et encore et encore même s’il croise des personnages différents, même s’il est confronté à des ennemis puissants, il n’a jamais de soucis intérieurs pour le changer. Pour lui, le monde reste le même quoi qu’il arrive et il ne connaît pas d’ennuis psychologiques ou d’interrogation personnelle. Il sauve les autres, il vit des aventures mais rien ne l’affecte. Du coup, il reste le même du début à la fin et ce n’est pas nécessairement le choix le plus aisé à concevoir.

L’arc plat ne veut pas dire que rien ne change, cela veut dire que votre héros lui ne change pas, qu’il reste le même. Foncièrement, il vit ses aventures, mais ses valeurs, ses habitudes, son mode de pensée en revanche reste tout à fait pareil. En somme, la vie qu’il a avant l’aventure redevient la même après l’aventure, il n’apprend pas de ses erreurs (souvent parce qu’il n’en commet pas vraiment), il a des objectifs souvent extérieurs : tuer le grand méchant, sauvez la fille mais lui n’est pas totalement impliqué, il ne va pas tomber amoureux de la fille par exemple.

Quel est le meilleur des trois ?

Tous et aucun. En réalité, cela dépend de vous, de votre désir, de ce que vous avez envie de faire vivre à votre personnage et de votre volonté de surprendre le lecteur. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix dans l’écriture. C’est quelque chose que je répète souvent aux personnes qui me demandent si leurs choix littéraire sont les bons, mais sincèrement : il n’y a aucun bon ou mauvais choix ! Il n’y a que vos choix et votre envie et personne ne peut réfléchir à votre place ou écrire à votre place ou vous dire que cette voie est meilleure qu’une autre.

Ensuite, il y a ses propres affinités. Moi, par exemple (oui je sais j’aime bien parler de moi), je n’aime pas les Happy End de conte de fée, les histoires où tout est bien qui fini bien, je les déteste. D’ailleurs les contes de fées de Disney, même si j’aime les regarder, et bien je les trouve plat, je préfère de loin les vrais contes qui certes se terminaient bien mais avait toujours une punition : comme dans l’une des versions originales de Cendrillon où les sœurs se font picorer les yeux par des oiseaux, bien plus intéressant selon moi de manière symbolique. Bien entendu, du coup, j’écris peu de fin « parfaite », même si les personnages peuvent se satisfaire d’avoir un sort un peu meilleur, tout n’est jamais tout rose dans leur vie à la fin de l’histoire, j’aime qu’ils y perdent toujours quelque chose. Si vous aimez les Happy End de contes de fées, allez-y faites vous plaisir ! (et rendez l’histoire intéressante aussi, attention, je ne dis pas qu’il faut écrire une histoire banale et sans intérêt non plus sous prétexte que l’on aime les happy end !!).

Faites  :

-Ecrivez ce que vous aimez ! Faites-vous plaisir !

Ecrivez ce qui est le plus intéressant pour l’histoire ! Toujours ce qui est le plus intéressant pour l’histoire, même si ce n’est pas nécessairement ce que vous avez envie d’écrire de prime abord ! Je sais nous avons tous du mal à malmener nos chers héros, parce que ce sont nos bébés et que l’on veut qu’ils aient une vie heureuse mais ça ne les aident pas et puis …ce ne sont pas des enfants, ce sont des personnages de fiction même si vous leur faites mal, rassurez-vous personne ne vous mettra en prison (pas dans un pays des droits de l’homme).

Soyez original ! Etonnez-vous, étonnez le lecteur, soyez créatif !

Ne faites pas :

Ecrire quelque chose pour faire plaisir aux autres et qui ne vous plaise pas à vous !

Ecrire une histoire vide de sens et d’intérêt !

-Ecrire une histoire cousue de fils blancs ! Stéréotypée au point que le lecteur connaîtra la fin dès qu’il aura lu la première page et qu’il pourra vous dire à peu de choses près exactement ce qu’il va se passer. Oui, je sais ça fait mal, mais parfois il faut dire aussi les choses qui font mal.

Voilà ce que je peux vous dire sur les arcs narratifs.

Avez-vous un arc narratif favoris ?

Aviez-vous déjà entendu parler d’arcs narratifs ?  

Processus créatif : le plan

Bonjour tout le monde,

Après avoir parlé du processus créatif : l’inspiration et du processus créatif : les personnages, aujourd’hui, je vais aborder avec vous la création du plan.

Est-ce que j’utilise un plan ? Comment est-ce que je le met en place ? A quoi ça me sert d’avoir un plan ou non ? Est-ce qu’avoir un plan est nécessaire pour écrire ? Comment est-ce que je m’organise ? Pourquoi est-ce que c’est nécessaire de savoir où l’on va et est-ce que le plan est figé ou est-ce qu’il peut évoluer ? Est-ce qu’un plan cela fait tout dans l’histoire ?

Voilà les questions auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.

Est-ce que j’utilise un plan ?

Alors là, c’est une excellente question. Déjà un plan qu’est ce que c’est ?

C’est un canevas, une base de travail, dans laquelle on peut avoir prévu les grandes lignes de l’histoire ou avoir prévu tout les éléments de l’histoire de manière très détaillés. Il y a deux grandes écoles qui existent dans le monde « du plan de roman », soit on essaye de jeter les grandes lignes directrices et on écrit un peu comme on le souhaite. Pour comparer à la peinture, je dirais que c’est comme avoir un paysage devant les yeux et avoir envie de reproduire ce paysage sur la toile. Soit on détermine avant même décrire chaque petits détails de l’histoire, les rebondissements, les intrigues de tous les personnages, les chapitres, voir même les scènes de chaque chapitre. Toujours en comparaison à la peinture, je dirais que c’est comme les kit peinture par numéro où il ne reste plus qu’à appliquer la couleur à l’endroit désigné par le numéro. Aucune des deux écoles n’est mauvaise, aucune n’est bonne, tout dépend de soit et de ses préférences ou du romans que l’on écrit. En réalité c’est comme tout, le choix se détermine à l’instant T. Bien entendu, encore les grandes lignes et le détails (excessif) on peut trouver un juste milieux qui nous correspond.

 

Pour ma part, je n’emploi pas certainement pas le modèle ‘par numéro’, je n’ai pas la patience de tout détailler avant de commencer à écrire, parce que pour être honnête, tout prévoir à l’avance me « gonfle », me « coupe » dans mon élan et je trouve que c’est (pour moi) une perte de temps.
J’ai tenté l’expérience par le passé mais je n’ai jamais pu achever, ni même commencer un roman que j’avais planifié dans les moindres détails à l’avance, je ne suis pas faite pour cette méthode que je trouve fastidieuse. A bien y réfléchir, enfant je n’ai jamais pu achever une seule peinture par numéro. Je crois que j’ai un esprit trop rebelle pour apprécier que l’on me dicte ma conduite, même si c’est moi-même qui me dicte ma conduite. J’ai besoin de spontanéité, certainement parce que j’en manque cruellement dans la vie.

Donc oui, j’utilise un plan. Je planifie en règle générale mes personnage, leur histoire de vie, parce que j’en ai besoin pour savoir où aller. Ensuite, je planifie ce que j’appelle mes 4 points clés :

-Le début de l’histoire : où en est le héros au début de l’histoire

-L’élément déclencheur : en gros qu’est ce qui le pousse à bouger ses fesses et à sortir de sa zone de confort pour prendre part à l’aventure

-Le climax : le point culminant de l’histoire

-le dénouement : où est-ce qu’il en est à la fin.

Une fois ces grands traits brosser, je me demande quelles sont les péripéties importantes ou les scènes clés. Ma question à ce moment là  c’est « qu’est ce qui pourrait lui arriver d’important? » en général je me sers de ce que je sais des personnages pour répondre à ces questions.

Petit exemple, le roman que j’écris en ce moment retrace une partie de la vie d’une baby-sitter (pour arrondir ses fins de mois) qui travaille pour une famille plutôt aisé, en dehors de cela le personnage principal fait une rencontre sentimentale, mais voilà son passé fait que c’est compliqué (si c’était simple à quoi ça servirait ^^), de même que dans sa carrière professionnelle (autre que baby-sitter), elle est aussi amené à côtoyer certaines personnes. Je n’entre pas dans les détails parce que je n’ai pas trop envie de le faire pour le moment mais le passé du personnage fait qu’elle craint énormément la trahison. Elle attache une grande valeur à la fidélité, de manière quelque peu excessive (bah oui sinon ce ne serait pas intéressant). Evidemment, ma question à ‘qu’est ce qui peut lui arriver d’important? » c’est forcément être trahie, par tout le monde, où plus exactement qu’elle croit avoir été trahie, pour la mettre à mal. Seulement pour être trahie, il faut faire confiance. De ce fait, je prévois les scènes de trahisons, les motifs : par exemple son patron qui embauche une autre baby-sitter, le jour où elle ne peut pas travailler (pas franchement une trahison, mais on peut le vivre ainsi selon le contexte), une trahison émotionnelle, l’homme qu’elle rencontre va être vu avec d’autres femmes (même si pour le coup la première fois, il s’agira de sa sœur ce qui l’influencera à lui faire re-faire confiance, etc).

Lorsque je planifie, j’essaie toujours de mettre mon personnage en déséquilibre, parce que j’ai remarqué que j’ai plus de difficulté durant l’écriture, à faire tomber / sortir mon personnage de sa zone de confort. 

Une fois que j’ai les éléments importants, en général j’ai une douzaine de moments « importants », enfin quand je dis important ce n’est pas nécessairement des moments clés de l’histoire, mais des éléments qui vont ajouter à l’action des données. Une fois que j’ai cela, je me demande comment va finir l’histoire exactement. Est-ce que le personnage va avoir ce qu’il désir ? est-ce qu’il aura atteint son but dans la vie ? Est-ce qu’il sera satisfait de son sort ? Est-ce qu’il va évoluer?  Bien entendu, j’ai déjà la réponse à ses questions, dans la manière dont je ferais évoluer le personnage au travers de ses actions, et des éléments de l’histoire que j’ai déjà « conçu », mais j’aime bien me poser et répondre franchement à « est-ce qu’il va réussir ? »La meilleure réponse n’est pas toujours oui, ou non, mais une zone entre les deux, qu’il est important de définir.

Après cela, je tente d’organiser des chapitres grâce aux éléments précédents, afin de jongler avec les moments de forces et de faiblesses  de mes personnages.

C’est sûre que dis ainsi, on peut penser que j’ai un plan très détaillés, mais en réalité, ce n’est pas le cas, car souvent, mes descriptions de chapitres ne font pas plus de quinze lignes et j’écris gros (et mal qui plus est). Je dois également avoué que pour mes premiers chapitres j’aime bien détaillés les scènes principales en quelques mots :

Petit exemple avec la page du chapitre 1 du roman que j’écris en ce moment :

On peut donc constater qu’il n’y a pas réellement de détails sur ce qu’il se passe. En plus, je n’ai pas du tout commencer comme ça, au final, comme quoi prévoir trop de détails n’est pas idéal pour moi.

Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir un plan ?

Oui, Non, ça dépend. En vrai, il faut avoir une idée précise de où l’on part et de où l’on veut arriver et de quelques éléments importants entre les deux, sinon, on ne va nul part. Seulement une idée précise ne signifie pas avoir un plan préétabli à l’avance.

c’est comme partir en vacances, vous devez savoir de où vous partez et à quelle date, et de où vous voulez arriver, à quelle date, entre les deux, il faut savoir comment faire pour s’y rendre, quelles seront les étapes et le trajet. Mais trop planifier ne sert à rien. Un peu comme lorsque l’on part en vacances, il est important de savoir quand on part, par quel moyen de transport, où l’on va dormir sur place, le temps que durera le séjour et quand on va revenir, mais si vous partez en voiture, vous ne pourrez pas prévoir toutes les pauses pipis, le nombre de chips que vous mangerez en route, le temps des bouchons, le nombres de cailloux que vous rencontrerait. Bref, tout prévoir est impossible et dangereux, comme planifié un trajet à la seconde près, planifié un roman à la virgule près est le meilleur moyen pour qu’un imprévu vous arrive et là vous serez bien embêtés et en proie à la panique. Mais il est tout aussi dangereux de rien prévoir en dehors du moment de départ et de l’arrivée. Comme pour un voyage, si vous ne savez pas par quel route passer il se peut que vous vous retrouviez à passer par la Suède pour vous rendre à Rome (c’est une image exagérée mais pas si fausse).

Ne pas avoir un plan trop rigide permet de laisser libre court à sa créativité et aux personnages. On ne peut jamais savoir quelle bonne surprise ils nous réservent, bien entendu, ils ne faut pas leur laisser faire tout ce qu’ils leur passent par la tête, mais c’est toujours agréable de se laisser un peu porter par son histoire. Sinon, à quoi sert d’avoir un écrivain autant demander à un robot d’écrire une histoire. Donc bien entendu que le plan peut évoluer, mais je crois qu’il faut s’en tenir à certains éléments pour ne pas se perdre soi-même dans des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire que l’on désirait écrire.

Est-ce que le plan fait tout dans l’histoire ?

Oui et non. Oui, ça fait avancer l’histoire, ça permet de savoir quoi dire, comment faire évoluer le personnage, comment le mettre en déséquilibre mais ça ne garanti pas que l’on saura écrire convenablement, que l’histoire sera intéressante, que nos idées de départ sont bonnes. Bref, vous l’aurez compris, un plan oui, mais ne basez pas tout la dessus, il y a quand même une part de talent dans l’écriture, et une immense part de travail, de réécriture, de réflexion.

Ecrire n’est pas facile, c’est un travail, et comme tout travail, il demande de se remettre en question, d’avancer avec détermination et d’avoir un objectif, tout en sachant que rien ne peut être prédéterminé à l’avance.

Processus créatif : les personnages

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais continuer à vous parler du processus créatif et de la manière dont je l’envisage en parlant des personnages et de leur création.

A mon avis, les personnages sont la clé de voûte d’une histoire, bien plus important encore que le thème ou l’idée principale. Je pense qu’une bonne histoire doit avant tout avoir des personnages forts et complexes, également complets.

Peut être parce que j’ai nourri mes premières lectures avec des personnages féminins forts (Hermione Granger, Scarlett O’hara, Claudia etc,), j’aime que mes héroïnes soient des femmes fortes, avec du caractère et une certaine force morale, j’aime qu’elles se mettent en avant et qu’elles soient moralement capable de grandes choses et d’atteindre les buts qu’elles se fixent. C’est peut être un peu « romanesque » de ma part, mais c’est ainsi. J’aurais beaucoup de difficulté à écrire un personnage féminin fades, sans reflets, sans « animosité » et sans l’envie de se battre et de vaincre. Cela ne signifie pas que mes personnages n’ont pas de faiblesses, bien au contraire, mais qu’ils savent ce qu’ils veulent.

Pour ce qui est de mes personnages masculins, ils ont en général bien moins de forces, ils sont plus fragiles psychologiquement. Disons que j’aime leur mettre des failles qui ne sont pas toujours des failles que l’on voit dans des personnages masculins.

Dans tous les cas, je m’arrange toujours pour que mes personnages soient en déséquilibres dans leur vie, leur psychologie surtout.  Nous avons tous des failles, des faiblesses, des forces également, mais nous ne sommes pas « équilibrés ». Sans voir, tous les êtres humains comme des malades mentaux, je peux dire que nous avons tous des défauts, des faiblesses et des terreurs, avec mes personnages j’aime en rajouter un peu, pour créer un déséquilibre profond qui les mettent toujours sur la sellette.

Comment je conçois mes personnages ?

Un peu comme mes idées, mes héros me viennent naturellement. Pour ce qui est des personnages secondaires, c’est un peu différent et j’ai besoin de beaucoup de travail pour les créer, les inventer, leur fournir des caractéristiques humaines et trouver leur « objectif » de vie.

Mes personnages j’aime à la fois les bichonner, passer du temps avec eux, me mettre dans leur tête, essayer de visualiser les choses de leur manière, mais également voir leur histoire comme un auteur impitoyable et malmenant, évidemment. Il est important de les rendre plus complexes, et captivant pour le lecteur, mais en même temps, je suis convaincue qu’un bon personnage doit vivre sa vie comme s’il était humain.

Je ne suis pas une adepte des fiches de personnages, je fais souvent des fiches mais elles ne sont pas complètes, dans le sens où je ne m’attache pas à faire une bible du personnage, mais je m’attache à leur donner des failles, comme je l’ai dit, mais aussi à concevoir une partie de leur passé et à leur fournir des objectifs de vie. En tant qu’être humain, on se fixe des objectifs, des envies, des désirs. Parfois, on se dit « je veux me marier à tel âge, je veux avoir un enfant à tel âge, faire tel ou tel métier », cela ne veut pas dire que ces objectifs ont va les réaliser, juste que l’on a envie d’obtenir certaines réussites. Ce sont ces objectifs de vie qui marque notre vie, qui font que l’on prend certains chemins et pas d’autres, que l’on conserve des rancoeurs, que l’on se sent frustré. J’essaie d’avoir cela également pour mes personnages.

Sinon, comment est-ce que je conçois mes personnages ? Est-ce que je passe du temps pour les écrire ?

Pas vraiment, je ne prends pas tellement de temps pour les inventer, généralement, je les visualise très rapidement. Suite à la création de mon héros, j’arrive très vite à lui fournir des amis, une famille, des collègues, des gens pour « vivre » l’histoire avec lui. 

Je n’ai pas non plus tellement de mal à leur inventer un physique ou une personnalité, mais pour ce qui est du physique, souvent j’aime ajouter quelques descriptions physiques qui ressemblent à des acteurs. J’aime bien me servir des acteurs pour mieux cerner le physique de certains personnages, sans pour autant décrire précisément des acteurs célèbres, parfois des détails physiques sont difficiles à décrire si on n’a pas une image ressemblante sous les yeux.

Pourtant, ne pas prendre le temps de tout noter sur les personnages me jouent certains tours. En effet, je n’ai pas de fiche de personnage « hyper » descriptive du coup, par moment, j’oublie certains détails notamment physique, donc je dois revenir en arrière durant les corrections, c’est un peu embêtant. C’est pourquoi je vous conseil d’avoir des fiches de personnages et de les compléter au fur et à mesure. Maintenant, c’est ce que je commence à faire, pour ne plus avoir à subir de lourdes corrections en ce qui concerne les personnages.

J’arrive facilement à « voir » les personnages qui seront utiles à mon histoire, de manière presque intuitive. Je ne sais pas s’il s’agit là d’une force ou d’un malheur, parce qu’une fois que j’ai un personnage en tête, il m’est impossible de l’oublier ou de ne pas m’en servir. Faire disparaître un personnage qui n’est plus utile, parce que l’histoire évolue, c’est difficile pour moi. J’ai peut être trop tendance à considérer mes personnages comme de vraies personnes. Je crois que tout le soucis vient de là. C’est pourquoi les « perdre », les « laisser tomber », et même achever une histoire est difficile pour moi. C’est un peu comme une trahison, un abandon. Je conçois que dire les choses de la sorte est un peu ridicule, et même que je passe pour une « folle », mais je suis un peu comme ça. Je crois que c’est pour cela que je visualise aussi facilement les personnages de mes histoires, parce que pour moi, ils sont réels.

 

Le processus créatif est une chose complexe, qui dépend certainement de beaucoup de facteurs, mais il est surtout très intuitif. Je sais qu’en tant qu’auteur, on se doit de concevoir des personnages riches, complexes, avec de vraies histoires et un intérêt certain pour l’histoire que l’on écrit, mais il ne faut pas non plus oublier que ce qui rend un personnage attachant c’est son humanité, et la faculté du lecteur à se retrouver en lui.  Je ne veux pas non plus dire que les personnages doivent avoir toutes les faiblesses et les failles possibles, mais que ses failles doivent être profondes, c’est en jouant la dessus que l’on conçoit de vraies histoires, selon moi. Cela ne signifie pas non plus que le lecteur doit tout connaître de l’histoire des personnages et avoir un aperçu de chacune de ses faiblesses et de ses forces, mais qu’en tant qu’auteur on se doit de les connaître et d’en connaître les raisons.  

Le héros doit-il ressembler à son auteur ?

A mi-chemin entre la rumeur et la vérité psychologique, il y a cette idée que le héros ressemble (toujours un peu) à son auteur. A croire que les écrivains sont presque incapables d’écrire une histoire sans y mettre un peu (beaucoup ) de leur personnalité.

 

A la vérité, on écrit mieux sur ce que l’on connaît et qui ou quoi connaît-on mieux que personne : nous-même. Alors oui, c’est bien plus facile d’inventer un personne qui nous ressemble, qui est dotée de certaines de nos caractéristiques, de nos qualités ou de nos défauts, parce que justement nous les connaissons, que d’inventer une personnalité qui nous est totalement inconnue.

Pourtant, il ne faut pas généraliser. Tous les écrivains ne font pas de leurs héros des doubles copies conformes de leur personnalité, sinon que penser des écrivains qui mettent en scène un serial killer : doit-on y voir un double terrifiant de leurs propres désirs cachés ?  

Bien entendu, l’écriture est dotée d’un fort pouvoir cathartique, elle est aussi un puissant thérapeute, le reflet de notre société et même de l’âme de l’auteur, de ses idées et de sa manière de voir le monde. Pour autant, il ne faut pas chercher dans chaque livre une autobiographie dissimulée.

Doit-on donner à notre héros nos caractéristiques ?

C’est une vaste question.

Je crois qu’un personnage de roman est un peu comme un enfant. On y donne un peu de nos qualités, de nos défauts, parce qu’il vit avec nous (en nous pour le coup). On le fait grandir, on l’aide à vivre, à se créer lui-même, mais le plus souvent, ils finissent par nous échapper. Comme un enfant, le héros devient un adulte, il se forge sa propre personnalité, il opte pour ses propres réactions. Et si vous faites bien votre travail, vos personnages deviendront de véritable personne, qui ont leurs propres objectifs, qui prendront les meilleures décisions pour eux-mêmes, quitte à s’enliser dans les ennuis.

Si votre héros vous ressemble énormément cela n’est pas un soucis, mais n’oubliez pas que de toutes façons, il vivra des épreuves auxquelles vous ne serez probablement jamais confrontées. Il rencontrera des personnes que vous ne connaissez pas, qui ont leur propre personnalité et qui le forcera à agir différemment de vous.

Je pense que l’on ne donne pas nos propres traits à nos personnages de manière consciente. Les choses se font naturellement.

Les dialogues

Les dialogues font partis intégrantes des romans. Ils ont plusieurs utilités.

La première utilités des dialogues c’est de montrer qui sont les personnages.

Les dialogues donnent de la profondeur et du réalisme au récit : que se soit par la manière parler de certains personnages, ou par les sujets de discussion des personnages. Les dialogues mettent également en avant les sentiments et les émotions des personnages. Comme les « vrais » personnes les personnages peuvent dire des choses et en penser d’autres.

C’est le moment de jouer sur plusieurs tableaux : Les émotions/ pensées des personnages ; les paroles qu’ils prononcent et les actions qu’ils font. N’oubliez pas de jouer sur les silences et les gestes des personnages. J’ai pour ma part beaucoup de difficultés à intégrer des actions physiques durant les dialogues. Je pense que je vais bientôt investir dans des livres sur la communication non verbale et la gestuelle pour y remédier.

Afin de mieux gérer les dialogues, il est important de penser en amont à vos personnages. Lorsque vous réalisez vos fiches personnages, il est fort utile de vous concentrer sur certains points : La manière de parler de votre personnage. Pour cela plusieurs choses. Tout d’abord, le niveau culturel et social de votre personnage. Pensez également aux tics que peuvent avoir vos personnages. A-t-il tendance à faire des phrases longues ou courtes ? Un personnage qui répond toujours par des phrases brèves pourra avoir plus d’impact au moment d’une grande révélation, par exemple. Vos personnages ont-ils des tics physiques lorsqu’ils parlent ou écoutent ? Vos personnages parlent-ils beaucoup ?

Pour rédiger un bon dialogue, il faut utiliser les émotions des personnages et penser à celles que l’on veut faire ressentir au lecteur. Dans un dialogue, on doit pouvoir ressentir l’atmosphère de la scène : l’angoisse, la joie, l’espoir, l’excitation, la tristesse, c’est aussi pour cela que les gestes des personnages sont importants, ils ajoutent de l’émotion, ils accompagnent les dialogues, les paroles prononcées.

Il faut veiller à ce que les dialogues soient utiles. Soit, ils présentent un personnage, soit il font avancer l’action, soit ils présentent une situation, soit donne des informations. Essayez autant que possible d’aller à l’essentiel. Si deux personnages se rencontrent, il n’est pas nécessaire de commencer les dialogues par « bonjour », « salut », « comment vas-tu ? » etc. A moins que cela ne soit vraiment capital pour le récit. Deux personnages qui ne se parlent pas ou se haïssent pourront se dire bonjour et cela créera une forte tension dans le récit. De même qu’un personne très timide qui ira dire bonjour à un parfait inconnu sera une « nouveauté » de l’histoire, un moment fort.

Autre petit conseil, que j’ai moi-même de grosses difficultés à mettre en place : Les dialogues sont là pour créer un échange entre les personnages. Les personnages parlent et non l’auteur. Il faut mieux éviter de donner toutes les informations dans les dialogues. Je sais, c’est difficile. Tout comme il est ardu de laisser réellement s’exprimer un personnage et non notre propre ton.

Un dialogue doit être fluide. Il ne doit pas être difficile à lire. Pour cela essayer de le lire à haute voix, imaginez vous sur une scène de théâtre ou imaginez qu’il s’agisse d’un dialogue de film. Pour ma part, je choisis toujours des acteurs que j’aime beaucoup pour « jouer la scène dans ma tête » (qui a dit que les écrivains étaient sain d’esprit ? ^^ ). Souvent je choisis Eddie Redmayne et Emily Blunt et je leur fais jouer les scènes. J’aime beaucoup aussi Kate Winslet ; Gillian Anderson ; Bill Nighy  ou encore David Duchovny. ( non, je n’ai pas une dent contre les acteurs français, pas du tout, c’est juste que je ne regarde pas de film français ou très peu.). Comme je connais bien les jeux de ces acteurs, il m’est plus facile d’adapter leur jeux à mes dialogues, même s’ils ne ressemblent pas à mes personnages, l’important c’est que le dialogue coule de source. Et pour la petite info personnelle je voue un culte fanatique à Eddie Redmayne et Emily Blunt. Imaginez ses dialogues permet de voir s’ils sont cohérents. Il peut être également fort utile de les lire à haute voix. Parfois, on ne se rend pas compte de la lourdeur de certaines tournures avant de les entendre.

Dernier conseil : veillez à équilibrer vos textes afin qu’il n’y ait ni trop, ni trop peu de dialogues.

Et vous ?

Comment faites-vous pour rédiger vos dialogues

et vérifier leur cohérence ?

Qu’avez-vous le plus de mal à gérer dans les dialogues ?

Idée de fiche personnage

La fiche personnage est un incontournable de l’écriture. La grande question reste : Que faut-il mettre dedans ? Je vous explique tout en 8 étapes.

 

Tout d’abord : prenez le temps de penser à votre personnage, avant de rédiger la fiche. Ecrivez ce qui vous vient à l’esprit. Tout ce qui vous vient, même si cela semble étrange ou irréaliste. Ne vous limitez pas.

Deuxième étape : la fiche personnage : L’état civil de votre personnage. Dans cet état civil, vous devez mettre les mêmes informations que pour un état-civil administratif :

Nom

Prénom

Age / date de naissance (signe astrologique, si vous pensez vous servir de l’astrologie pour agrémenter la personnalité du héros)

Lieu de naissance

Surnom et / ou pseudo

Sexe

Orientation sexuelle (j’avoue que l’on ne vous le demande pas dans la « vraie vie » mais là on ne fait pas de politiquement correcte on construit un personnage) / Situation matrimoniale.

Nombre d’enfant et noms (si vous les avez déjà en tête)

Identité des parents

Si besoin préciser si votre personnage est un objet, un être surnaturel, préciser sa race le cas échéant (si vous choisissez un personnage animalier ou surnaturel sa « race » sera très importante pour la suite de l’histoire et sa construction physique : un bichon n’a rien de comparable avec le saint-bernard, l’elfe des forêts n’est pas une sirène.

Emploi

Adresse

Ensuite : vous entrez dans les détails de la vie de votre personnage.

Dans les détails vous avez les questions familiales : c’est le moment de préciser le nombre de frères et sœurs, les relations avec eux. De préciser également, les relations que le héros entretient avec ses parents, ses enfants (s’il en a ou tout simplement l’idée qu’il a des enfants : il en veut ou non; le nombre ; les raisons de son « refus » ou de sa « volonté » d’avoir des enfants). La relation qu’il entretient avec son conjoint (pourquoi est-il marié ou non ? Pourquoi son ex l’a quitté si cette question est importante. Est-ce qu’il souhaite se marier ou non ? Les raisons).

Vous avez également les relations amicales : qui sont ses amis; qui étaient ses amis; des amis sont-ils devenus des ennemis ? Qui est son ou sa meilleure amie ?

Qui sont ses ennemis et pourquoi? Le personne peut ignorer les raisons pour lesquels l’autre est un ennemi mais vous vous devez les connaître.

Puis vient le moment de vous demander si votre personnage à des qualités un peu particulières

Quelles ont été ses études : quel niveau a -t-il ?

langues parlées : il se peut que votre héros vivent dans le monde moderne est sache parler le dotrakhi

Pouvoirs surnaturels : s’il en a et son niveau.

a-t-il des tatouages / des marques de naissances / un difformité : tout ce qui peut être particulier et caractéristiques

connaissances particulières :  votre personne peut très bien être un électricien et pourtant avoir des dons de voyances ou être un danseur classique de haut niveau.

Vient ensuite le moment de s’intéresser au physique de votre personnage :

A quoi ressemble-t-il ?

Visage : Couleur des cheveux; longueur des cheveux ; couleur et forme des yeux ; forme du nez ; forme de la bouche ; tâches de rousseurs ; à quoi ressemble ses oreilles ; grains de beauté ; maquillage ; tatouage.

Corps : masse musculaire ou graisseuse ; taille ; poids ; silhouette ; proportions ; grains de beauté ; tatouages ; cicatrices ; mensurations.

style vestimentaire

manière de parler ; accent

Posez vous ensuite la question des opinions de votre personnage :

religion et pourquoi ? Est-ce qu’il suit les idées de sa famille ? Ou a-t-il changé de religion dans sa vie ?

idée politique : plus à droite ou à gauche ? Plus monarchiste ou révolutionnaire ?

philosophie : quelles sont ses idées philosophiques importantes : exemple pro-life ou pro-choice ?

Croyances diverses et superstitions

Avant-dernier point important : les traits de personnalité

quelles sont ses passions ?

quelles sont ses capacités intellectuelles ?

que déteste-t-il ?

Comment se voit-il par rapport aux autres ?

Comment ses proches le voient-ils ?

Comment les étrangers le voient-ils ?

Quelles sont ses qualités ?

Quels sont ses défauts ?

Quels sont ses rêves ? Comment régissent-ils sa vie ? Est-il du genre à tout faire pour les réaliser ou au contraire est-il pépére dans sa vie ?

Comment imagine-t-il sa vie dans 1 an ? Dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

Dernière étape : Quels sont ses objectifs

Personnels

Professionnelles

Familiaux

Quels sont ses objectifs dans l’histoire ? Que peut-il obtenir dans l’histoire ?

Pour se faire penser en terme d’objectifs SMART, allez voir mon article sur les objectifs SMART si vous en avez besoin.