Les 12 archétypes de Jung

Jung a travaillé sur les archétypes pour définir la psyché humaine. Aujourd’hui, je voudrais définir simplement et aussi bien que je le peux, ces douze archétypes.

Pourquoi connaître les archétypes de Jung lorsque l’on écrit ?

La première réponse qui me vient c’est : pour avoir une meilleure culture générale. Personne n’est obligée de partir de la base de ces archétypes pour construire un personnage. Ceux qui ont lu Le héro aux milles et un visages sachent que la mythologie permet en grande partie d’expliquer aux hommes les situations les plus difficiles de leurs vies. Que l’on pense que les mythes font partis du passé, qui n’a jamais entendu parler de la boîte de Pandore, du fil d’Ariane, qui n’a jamais eu peur de montrer son talon d’Achille ou de faire preuve de narcissisme. Toutes ces expressions, nous les connaissons car nous vivons dans une société qui a pour base la même culture. L’école nous enseigne la mythologie en tant qu’histoire, voilà pourquoi il est intéressant d’avoir une vague notion des archétypes.

Les douze archétypes de Jung

L’innocent

L’archétype de l’innocent est celui de l’utopie. L’innocent cherche constamment le paradis perdu. C’est un rêveur, naïf, romantique et volontiers tourné le passé. C’est un nostalgique, en quête du bonheur et de la joie. Son but est d’être heureux. Sa plus grande peur est celle d’être puni pour quelque chose qu’il aurait mal fait. C’est un optimiste. Pour ceux qui veulent choisir l’archétype de leur héros en se servant du tarot, l’innocent correspond aux arcades du Mat (le Fou) ou l’Etoile. 

Le Monsieur ou la Madame Tout le monde

L’archétype du Monsieur ou de la Madame Tout le monde est celui de la personne ordinaire, c’est le bon voisin, celui qui fait preuve d’empathie et de réalisme. Il croit que tous les hommes sont égaux. Il craint les relations superficielles et d’être mis de côté. C’est aussi un personnage très terre à terre. Il est représenté par la carte de la Justice.

Le héros 

C’est un soldat, un héros ou même un super-héros, un compétiteur qui vise la réussite. Cet archétype cherche à prouver sa valeur. Il défend la veuve et l’orphelin, que ce soit par des tours de forces physiques, par des combats sociaux, ou par des actes courageux. Il craint la vulnérabilité, la faiblesse. Il a besoin de prouver sa force aux autres. Pour ceux qui use du tarot, il est représenté par le Chariot. 

L’ange gardien 

L’ange gardien aide les autres, il est profondément altruiste, bon et généreux. Il protège et prend soin des autres avant tout. Il est plein de compassion, de générosité, mais il craint l’ingratitude et l’égoïsme. Il est facilement exploité par les autres. Il est représenté par l’arcade de l’Etoile. 

L’explorateur 

Rien ne l’arrête dans sa quête d’un monde meilleur et plus authentique que celui dans lequel il vit. Il rêve de voyages, d’épanouissement, de nouveauté. C’est un personnage curieux et novateur. Il cherche à fuir l’ennui, le vide et la conformité de l’existence. Il est autonome et ambitieux de nature. La carte qui le représente le mieux est celle de la Force, mais s’il se met à errer sans but, il en devient l’Hermite. 

Le rebelle

Il considère que les règles sont faites pour être enfreintes. C’est un hors la loi, un bandit, un révolutionnaire, qui peut chercher à se venger, mais dans tous les cas qui souhaite faire ses propres choix et suivre sa propre ligne de conduite. Il craint d’être inefficace et pour ne pas l’être il est prêt à tout, même détruire. Il est représenté par la Maison de Dieu.  

L’amoureux 

Il a peur de la solitude et d’être seul, de ne pas être aimé. Ce qu’il souhaite : être dans une relation sentimentale unique et harmonieuse. Il est plein de passion, d’enthousiasme, il recherche un partenaire de vie, c’est un amant idéal. Il est capable de tout pour plaire, que ce soit physiquement ou émotionnellement, quitte à se perdre lui-même. Dans le tarot, il s’agit de l’Amoureux ou du Soleil. 

Le créateur 

Il peut s’agir d’un artiste, d’un inventeur, d’un écrivain ou d’un rêveur. Il cherche la création personnelle, il est créatif. Ce qu’il peut imaginer, il peut le faire, du moins le pense-t-il. Il veut laisser sa trace dans le monde. Il a une vision du monde qui lui est propre. Il craint surtout de ne pas laisser sa marque. Il est dans l’acte créateur, que ce soit une nouvelle vision du monde ou d’un objet d’art. Dans le tarot, il est le Bateleur. S’il se montre trop perfectionniste, il devient la Justice et s’il n’avance pas dans son « art », il est la Roue de fortune. 

Le Fou

Il profite de la vie, il s’amuse, il aime la vie. Il fait rire. C’est un farceur, un clown, un comédien. Selon lui, on ne vit qu’une fois et il faut en profiter. Il veut vivre à fond, il est dans le moment présent. La peur de s’ennuyer et d’ennuyer les autres. C’est un frivole qui peut perdre son temps aussi bien que son argent. C’est le Diable du tarot. 

Le Sage

C’est un expert, toujours de bon conseils, on le voit comme un mentor, un professeur, un chercheur en quête de vérité. Il se sert de ses connaissances et de son intelligence pour trouver la vérité qu’elle soit concrète ou philosophique. Il craint de se tromper ou de tomber dans l’ignorance. Il souhaite comprendre le monde. Il est représenté par l’arcade du Pape ou de l’Hermite s’il est dans l’introspection. 

Le magicien 

Il tente de connaître les lois fondamentales de l’univers. C’est également un être visionnaire, un leader, qui pense pouvoir changer le monde et que cela passe par le changement des comportements d’autrui. Il développe une vision du monde qu’il veut voir se réaliser, mais il ne prend pas toujours en compte les conséquences désastreuses de ses actes. Dans le tarot, il s’agit du Bateleur, qui peut également devenir un manipulateur. 

Le dominant

Pour cet archétype ne compte que le pouvoir, la domination, le contrôle. C’est un meneur, un patron, un dirigeant. Il aime décider et être obéis. Il cherche la prospérité matérielle, l’ordre et la réussite. Il impose le respect ce qui peut le conduire à l’autoritarisme. Il craint le chaos, et la perte de contrôle, ou de pouvoir. Il aime la place qu’il occupe parce qu’il a travaillé pour. Dans le tarot, il s’agit de l’Empereur. 

Est-ce que vous connaissiez les archétypes de Jung ? Est-ce que vous employez les archétypes de Jung pour vous aider à concevoir vos héros ? N’hésitez pas à laisser des commentaires.

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Construire un héros à l’aide du tarot divinatoire

C’est une technique que j’ai découverte, il y a quelques mois en lisant le livre ( en anglais ) : Mapping the Hero’s Journey with Tarot 33 days to finish your book, de Arwen Lynch

Concevoir un héros grâce au Tarot divinatoire

Pourquoi je vous parle de ce livre ? Après tout, on peut se dire que pour écrire un roman, il n’est pas nécessaire de se servir d’autre chose que de son esprit et de sa propre imagination. Il y a encore quelques semaines j’aurais été d’accord avec vous, mais aujourd’hui, je suis convaincue qu’un peu d’aide « magique » peut être très utile parfois. 

De quoi parle ce livre ? 

Il s’agit d’une vision du voyage du héros, dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises : comme ici, ou là.

Seulement cette fois, au lieu de se servir uniquement de son petit cerveau qui est parfois bien sollicité lorsque l’on écrit, de s’armer d’un jeu de tarot divinatoire. J’avais déjà parlé de la possibilité d’utiliser le tarot dans cet article ou encore dans celui-ci. Depuis quelques semaines, je me suis penchée sur ce livre : Mapping the Hero’s journey with tarot. Dans ce livre, on se sert du tarot pour concevoir non seulement le voyage du héros mais également à construire des personnages. En utilisant quelques cartes de tarot, on peut concevoir son roman et dans le cas qui nus intéresse aujourd’hui son héros. Bien entendu, les cartes ne sont qu’un support, une aide qui permet d’avoir une idée plus précieuse ou de trouver des idées si on n’en a pas. 

Ce que j’aime dans ce livre ? 

Outre le fait que l’on y explique clairement le voyage du héros, que le livre est plein de petites citations d’auteurs célèbres qui motivent donc à écrire, il y a  également de nombreux exemples prit dans  la littérature et le cinéma : comme Autant en Emporte le vent, Avater, Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Star Wars, Le Magicien d’Oz…Le fait d’avoir des exemples connus aides à se projeter à mieux comprendre l’idée expliquer. J’aime beaucoup les divers exemples de tirages de tarot pour ajouter des informations à la structure de base. Le Grand plus de ce livre, c’est la partie explicative sur les cartes. Il ne faut pas non plus oublier que même si le livre est en anglais il est parfaitement abordable avec un niveau scolaire et un dictionnaire. 

Les explications

Chaque cartes que ce soit les Figures, les Arcades mineures ou Majeures sont expliquées, avec l’aide de mots-clés  et de symboles. Pour les arcades Majeures, il y a aussi une liste de plusieurs questions que l’on peut se poser afin de mieux définir des aspects obscures de son œuvre. Il y a également tout un chapitre sur l’explication des suites et leurs significations. Les cartes permettent de concevoir les personnages, de trouver leur métier ou leur objectif dans l’histoire selon les besoins. Pour moi, ce livre est une vraie ressource utile pour créer des personnages. J’ai même testé sur les personnages de ma saga, qui sont des personnages déjà bien en places dans ma tête et sur papiers, je voulais voir si les cartes (après tout on parle de tarot divinatoire) pouvaient me dire des choses qui allaient dans le sens que j’avais choisi d’aller et effectivement c’est exactement ce que j’avais prévu. J’ai cependant obtenu quelque pistes intéressantes pour aller plus loin dans mes raisonnements

Doit-on forcément utiliser le livre de Arwen Lynch pour concevoir un personnage à l’aide du tarot ? 

La réponse est non ! Vous pouvez si vous le désirez utiliser le tarot en concevant vos propres questions. Pour cela bien entendu, il faut un peu de temps pour préparer les questions. L’avantage du tarot c’est qu’il permet de s’intérresser à plusieurs aspects : que ce soit la psychologie d’une personne, l’avenir, le passé, les relations de causes à effets, l’évolution d’une relation, les liens entre les personnes, les besoins que l’on a. Le Tarot est à la fois divinatoire et psychologique, c’est pour cette raison que l’on peut s’en servir pour créer des personnages. Si vous souhaitez vous servir du tarot et que vous ne souhaitez pas acheter le livre de Arwen Lynch, vous pouvez trouver sur internet des tirage pour l’éticriture qui sont totalement gratuits. 

Qu’est ce que le tarot a de plus que la réflexion personnelle ? 

Tout simplement, le tarot offre une vision plus large d’un question ou d’un point sur lequel on souhaite travailler. Le tarot se base sur des mots-clés, chaque arcade majeure correspondant à une partie d’un voyage. En effet, le tarot du Mat jusqu’au Monde est une étape d’un parcours initiatique. L’écriture d’un roman pouvant être assimilué à un voyage initiatique du moins si l’on suit la méthode u voyage du héros, alors le tarot prend tout son sens. Le tarot permet d’élargir et en même temps d’affiner sa vision de son personnage. C’est pourquoi je recommande cet ouvrage et l’usage du tarot pour créer son héros. 

Lundi, nous continuerons notre thématique du mois sur la création des personnages.  

Un héros pas comme les autres

Pour écrire un roman, tout le monde le sait, il faut des personnages attachants, et avant tout un héros auquel les lecteurs peuvent s’identifier. Il faut donc veiller à concevoir un héros différents des héros typiques, et surtout différents des autres personnages de votre récits.

Attention, lorsque l’on dit auquel le lecteur peut s’identifier, cela ne signifie pas que seul votre héros doit être travaillé et aboutit. Cela ne veut pas dire non plus que les lecteurs vont adhérer à votre héros et à son combat, mais que le lecteur saura dès le début qui est le héros de votre roman et quel sera sa mission durant le récit. Il arrive que parfois le lecteur n’aime pas le héros mais qu’il continue à lire votre roman pour plusieurs raisons :

Le héros est différent mais le lecteur ne partage pas les mêmes valeurs; de ce fait même s’il n’a pas d’affinités avec votre personnage, le lecteur continue à lire « juste » parce que votre roman est différent, bien écrit ou intéresssant mais le courant ne passe pas entre le héros et votre lecteur. 

Le lecteur peut apprécier un autre personnage (l’antagoniste ou un des personnages principaux autre que le héros). Cela arrive aussi.

Votre lecteur adore votre univers, votre histoire, votre thème mais pas son héros.

Tout ce qui compte, c’est que votre héros soit différent, original, que l’on ne puisse pas savoir dès les premières pages tout de lui et de ses objectifs et de ses actions futures. Bref, il ne faut pas qu’un lecteur soit blasé dès les premières pages. Il ne faut pas non plus que votre héros aille à contre sens de ses caractéristiques personnelles uniquement pour « surprendre » le lecteur, cela ne fonctionne pas.  

Est-ce que c’est grave si mes lecteurs n’aiment pas mon héros ?

Tout dépend des raisons. Je dirais qu’un lecteur qui n’aime pas votre héros parce qu’ils ne partagent pas la même vision de la vie, c’est une chose. En revanche, si votre lecteur (plutôt plusieurs lecteurs) trouvent que votre héros manque de corps, de texture, de vie, d’idées, qu’il est trop plat, là c’est différent. Dans une œuvre, c’est exactement comme dans la vie : on ne plaît pas à tout le monde, il y a donc peu de chance pour que votre héros plaise à tous, mais si vous avez pris le temps de réfléchir à votre héros, à ses caractéristiques, à sa personnalité, même s’il ne plaît pas cela pourra avoir avec sa personnalité plutôt qu’à votre talent d’écrivain. Bien entendu, si vous donnez votre roman à lire à 15 lecteurs béta ou alpha et que sur les 15, ils estiment tous que votre héros est antipathique vous avez un problème :

soit tout vos lecteurs ont le même profil et là *outch*, vous devez trouver d’autres lecteurs pour avoir un panel plus varié.

soit votre héros est plat, sans vie, trop cliché, alors là vous n’avez plus qu’à tout revoir de votre héros pour le rendre plus vivant. 

-soit vous avez fait le choix délibéré d’avoir un héros antipathique ou cliché, auquel cas et bien bravo vous avez réussi. Si le choix est mûrement réfléchi et / ou qu’il s’impose de lui-même alors ne craignez rien, vous êtes sur la bonne route.   

Un héros pas comme les autres : qu’est ce que c’est ? 

Un héros pas comme les autres c’est un tout. C‘est un être de papier mais que l’on pourrait croiser dans la rue. C’est un héros qui n’est pas lisse. Pour reprendre une des expressions de George R.R. Martin, il faut que votre personnage soit gris. Un bon héros n’est ni tout blanc, ni tout noir (sauf si vous faites un choix conscient dans ce sens ! ). Un héros a des doutes, des peurs, des failles, mais aussi des qualités humaines, des vertus, un idéal, un combat. Votre héros veut quelque chose, il a un objectif dans la vie. Il a des désirs, un passé, des traumatismes. Seulement, et quoi qu’il arrive, vous devez rester le seul (ou la seule ) à connaître tout de lui ! 

C’est d’ailleurs en travaillant les failles  et les forces de votre héros que le risque est grand de tomber dans les clichés. Prenons un exemple : vous décidez de faire de votre héros un enfant abandonné adopté par une gentille famille (je vous rassure très souvent les familles adoptantes sont de bonnes familles ce n’est pas la question). Il pourrait être très « facile » de tomber dans le cliché de l’enfant abandonné qui cherche ses racines parce qu’il ne se sent pas heureux, parce qu’il ne se sent pas désiré, qui rate toutes ses relations amoureuses et qui est très demeure d’amour avec l’envie d’avoir une famille à lui. Pourquoi est-ce un cliché ? Parce que si vous allez sur les forums vous lirez des tas de posts sur ce sujet, si vous regardez une émission de télé sur ce même sujet c’est exactement ce que l’on vous dira. Du coup, est-ce réellement intéressant ? Peut-être tout dépend de ce que vous souhaitez écrire, mais je pense que c’est tombé dans le cliché. Après tout tous les enfants abandonnés ne cherchent pas leur famille d’origine, tout le monde ne cherche pas le grand amour, ni à fonder une famille. Mais alors pourquoi est-il si facile de tomber dans le cliché ? Tout simplement parce que l’on est conditionné pour voir un seul côté des situations. Très tôt, on nous apprend à faire des associations entre certaines situations et les sentiments qu’il « faut  » éprouver, pour captiver votre lectorat il faut donc aller au-délà des apparences. 

Pourquoi un héros pas comme les autres a des secrets ?

Tout simplement parce qu’un personnage qui se livre totalement dans un récit perd de son charme. En écriture, comme en amour, ce qui est acquis n’est pas sexy. Le mystère est attirant, captivant et il tient en haleine. Il ne faut pas non plus multiplier les secrets à outrances. Il y aura forcèment des personnages de votre histoire qui connaitrons certains secrets de votre héros mais une même personne ne connaîtra pas tous les secrest de votre héros. Comme on ne met pas tous ses oeufs dans le même panier, on ne confie pas tous ses secrets à la même personne. D’ailleurs un secret peut être connu sans qu’on ait eu à le révéler. 

Oui, mais si j’écris un one shot (roman unique) est-ce qu’il ne faut pas plutôt que je révèle tout de mes personnages  au lecteur ?

La réponse est non ! Même en one shot, le héros doit garder une part de mystère. Vos intrigues doivent être résolues ( et pas toutes dans les 10 dernières pages s’il vous plaît! ) mais vos personnages ne sont pas dans l’obligations de révéler toutes les facettes de leurs personnalité. 

Samedi nous verrons une technique pour concevoir votre héros. Une technique que j’espère vous trouverez intéressante et originale, et que j’ai envie d’aborder sur ce blog depuis très longtemps, sans jamais l’oser. 

 

Création de personnages : Par où commencer ?

On le dit souvent, mais pour qu’une histoire soit intéressante, il lui faut de bons personnages. Pour ma part, j’aime bien partir des personnages pour concevoir mes récits. Je ne démarre pas toujours un roman à partir d’une idée de personnage, mais j’aime bien savoir qui sera mon héros avant même de commencer à planifier les intrigues. Par quels personnages faut-il commencer ? Quel type de personnages doit-on créer pour les besoins d’un récit ? 

Selon moi, le personnage qui vient en premier c’est naturellement le héros ou l’antagoniste. On a rarement l’idée du personnage le moins visible de l’histoire en premier. Sauf si l’histoire se déroule entièrement sans ce personnage, un peu à la manière de En attendant Godot. Mais même dans ce cas là, le premier personnage que vous avez inventé reste le héros.

Avoir l’idée du personnage principal, cela ne signifie pas nécessairement que ce personnage ne nécessitera aucune modification ou réfléxion, mais il est plus facile de commencer les recherches sur les personnages, en se basant sur notre première idée. Avoir en même temps, une idée d’histoire et un (ou plusieurs) personnage(s) c’est un excellent départ. Pourtan ce n’est pas toujours la meilleure manière de commencer. Une fois que l’on a des idées, il est difficile de faire table rase lorsque l’on se rend compte que l’on va dans le mur ou que nos idées première ne sont pas viables. 

Si je n’ai pas d’idée de personnage est-ce que l’idée est mauvaise ? Est-ce que je dois renoncer si aucun personnage ne me vient en tête ?                                                           Bien sûr que non ! Il faut seulement se donner un peu plus de temps pour réfléchir aux personnages dont on va avoir besoin et créer vos personnages en fonction de votre idée principale. A ce moment là, c’est un peu comme rentrer dans la peau d’un directeur des ressources humaines ou d’un patron à la recherche d’un employé. Il faut donc vous demander qui est le personnage principale qui vous manque : l’homme fort ou la femme forte qui portera votre histoire du début à la fin. 

Que vous ayez déjà une petite idée de vos personnages ou que vous ne savez pas quels personnages vous devez concevoir pour votre histoire n’oubliez pas qu’il faut avoir :

-un héros ou une héroïne 

-des personnages principaux

-des personnages secondaires 

-un ou une antagoniste 

Pour commencer, voyons en détails les personnages dont vous pouvez avoir besoin pour commencer votre histoire. Il faut voir un roman comme une entreprise. Il faut vous les bons employés. Si vous aviez à diriger une entreprise vous feriez attention à avoir assez de secrétaires, de comptables, de stagiaires, de commerciaux ou de directeurs de services pour que votre entreprise soit rentable et fonctionnelle. Si vous n’aviez besoin que d’un seul directeur maketing vous n’en prendriez pas douze. Pour un roman, c’est pareil. Il est inutile de multiplier des personnages à l’infini si vous ne savez pas quoi en faire. Dites-vous une chose : plus il y aurait de personnage plus il y aura d’intrigues secondaires. Si vous ne vous sentez pas capable de multiplier les intrigues ( ce qui est très bien d’ailleurs ) contentez-vous d’avoir le minimum de personnages après tout personne ne vous demande d’avoir cinquante personnages à développer pour chaque histoire. 

Liste des personnages que vous pouvez créer : 

Le héros – je pense qu’il est impossible d’écrire un roman sans une figure de proue bien entendu tout dépend du type de roman que l’on veut écrire mais avoir un héros permet au lecteur de s’attacher. Bien sûr, il ne s’agit en aucun cas d’une obligation, seulement mon avis personnel. 

-Votre héros aura besoin d’un antagoniste. On peut également appeler l’antagoniste le Grand Méchant ( nous serons dans un article pourquoi le Grand Méchant n’est pas nécessairement aussi méchant que cela.)

-Il y aura des personnages principaux, généralement des personnages qui gravitent autour de votre héros ou de votre antagoniste – car oui, rien n’empêche d’avoir des personnages principaux qui gravitent autour du grand méchant. 

des personnages « obstacles « c’est à dire des personnages qui ne sont pas nécessairement du côté du méchant (ou qui le sont ) et qui empêchent le héros et ses amis de parvenir à leurs fins.

 –Des protagonistes, des personnages qui sont du côté du héros mais qui ne sont pas des personnages principaux. 

Des acolytes qui servent le Grand Méchant  ou le héros. 

Des figurants qui ne font que passer et qui servent à remplir des petits rôles. 

que doit-on savoir avant de créer des personnages ? 

La création de personnages est un moment important dans l’écriture d’un roman. Je pense qu’il est toujours difficile une fois que l’on a un personnage de le mettre de côté parce qu’il ne correspond pas à l’histoire. C’est pourquoi, je vous conseille de bien réfléchir aux types de personnages dont vous avez besoin pour votre histoire et s’il est nécessaire de les multiplier. 

La première chose que vous avez besoin de savoir c’est que : vous n’êtes pas votre personnage. Plutôt votre héros n’est pas vous. En littérature lorsque le personnage est la copie « plus que parfaite » et sans défaut de son auteur, on parle d‘une Mary Sue. On peut me rétorquer que tous les personnages sont un peu leur auteur, qu’il est normal de mettre un peu de soi dans ses personnages. D’une part parce que l’on parle le mieux de ce que l’on connaît, d’autre part parce que nos personnages aussi fictifs soient-ils sont un peu de nous. C’est très juste, pourtant entre mettre un peu de  soi et tout de soit fait une grosse différence. Après rien ne vous empêche de créer un personnage qui soit exactement comme vous, si vous vous assurez de développer les autres personnages et de ne pas les reléguer au second plan. 

Le personnage cliché 

C’est un souci que connaît tous les auteurs à un moment où un autre. C’est normal. Avoir un personnage cliché si tous vos autres personnages ne le sont pas n’est pas nécessairement mal. Mais vous devez savoir ce que vous faites et avoir conscience que du fait que votre personnage soit cliché ou non. 

Tout le monde a des secrets

Tout le monde, même les personnages et j’ai envie de surtout vos personnages. Il faut avoir cela à l’esprit si l’on créer des personnages, on doit avoir en tête que l’on devrait leur trouver des failles, des faiblesses et des secrets. 

La création de personnages commence toujours par connaître les besoins de votre histoire. N’oubliez pas qu’il faut mieux commencer avec deux ou trois personnages dont les rôles et les fonctions sont clairement définis plutôt que d’avoir trop de personnages et de ne pas savoir qu’en faire, ni à quoi ils vont réellement servir. On peut toujours créer de nouveaux personnages. Même si l’on peut également en retirer, il reste plus aisé de faire le contraire. Dans tous les cas, essayer de vous mettre dans la peau d’un chef d’entreprise. Posez vous cette question : de qui ai-je besoin pour faire fonctionner mon roman ? 

Je vous souhaite une bonne journée et l’on se retrouve mercredi pour un autre article sur la création de personnages. 

Mois de décembre

Bonjour à tous, 

Aujourd’hui nous entamonsun nouveau mois. Le mois dernier, je devais vous montrer à quoi ressemble monBullet Journal d’écrivain. Faute de temps et une vie personnelle partant danstoutes les directions, je n’ai pas eu le temps de mon consacrée à l’écriture dublog, pas plus qu’à la tenue de mon Bujo. Je devais faire le NanoWriMo, j’avaiscommencé, mais j’ai dû arrêter. Ce n’est pas tant à cause du syndrome de lapage blanche, qu’à cause de grosses remises en question. Cette année, je nesais pas vous, mais pour moi, il n’y a eu que de grosses périodes de doutes,d’interrogations et le besoin de faire le point pour savoir où j’en étais et oùje voulais aller. J’ai subi de grosses baisses de morales, du coup l’écritureet le blog sont passés au second plan. J’ai pourtant décidé de repartir sur debonnes bases afin de finir l’année sur un sujet qui questionne beaucoup lesauteurs : les personnages. Je pense que ce sujet terminera bien l’année. Quantau Bullet Journal de l’écriture, je pense que je vais tenter d’intégrer cesujet au cours du mois ou le mois prochain. D’ici Lundi, nous reprennons les habitudes : 3 articles par semaines les Lundis, Mercredis et Samedis.

En espérant que le thème du mois vous plaira. 


Recherches sur les personnages

Je crois que s’il y a bien une étape à ne pas mettre de côté lorsque l’on fait des recherches c’est la partie qui concerne les personnages. Je ne vais pas développer ici toutes les recherches que l’on peut faire sur les personnages, parce que ce sera les prochains thèmes du mois. 

Ce que je voulais vous dire en revanche c’est pourquoi il est important de prendre le temps non seulement de penser vos personnages mais également de faire des recherches sur eux. Les recherches que l’on peut effectuer sur les personnages sont de plusieurs ordres. 

Tout d’abord, on peut seulement « pense », « réfléchir », de manière générale, aux personnages. Prendre le temps de prendre des notes sur les idées que l’on a sur le personnage comme son nom, son âge, son physique. C’est déjà un bon début. Je pense que les personnages font l’histoire, même une idée de roman qui peut sembler simpliste ou déjà écrite maintes et maintes fois, paraît totalement originale portée par des personnages « forts ». Un personnage fort c’est plus qu’un personnage avec de gros muscles (comme le Gaston de la belle et la bête), ou un personnage avec un tempéramment puissant (comme Scarlett O’hara), c’est un personnage qui est ce qu’il est pour de bonnes raisons. Les raisons que vous allez choisir ! 

Une fois que l’on sait plus ou moins qui est  notre personnage : homme / Femme / autre ; jeune / vieux / entre les deux ; héros / adjuvant / ennemi …  on peut se pencher sur le côté magique. 

Le côté magique 

Pour moi le côté magique d’un personnage est tout ce qui peut paraître ésotérique : l’astrologie, la numérologie, la signification du prénom ou encore le tarot (même si je garde le tarot à part).

Donc admettons que vous ayez déjà choisis le prénom et la date de naissance du personnage, vous pouvez vous servir de l’astrologie, numérologie et de la signification de son prénom pour affiner sa personnalité. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une science exacte, mais je pense que pour les personnages c’est un excellent moyen de diversifier le personnage, de lui donner de la texture. Savoir que tel signe du zoodiaque présente telles ou telles caractéristiques vous donnera une idée du comportement que peut adopter votre personnage, surtout si vous ne savez pas trop quelles qualités lui donner. Surtout qu’aujourd’hui sur internet on trouve de nombreux articles sur la personnalité : amoureuse, affective, au travail, face à telle ou telle situation,… des signes du zoodiaque.

Le prénom est également une source de travail qui peut être intéressant. Avoir un dictionnaire des prénoms est très utile, surtout si c’est un ancien modèle. Je trouve plus intéressant les anciens guides des prénoms que les récents, mais tout dépend de l’usage que vous en avez. Dans un dictionnaire des prénoms vous allez possiblement trouver des petits noms ou des diminutifs auxquels vous n’auriez pas pensé. 

Vous pouvez également vous servir du tarot de Marseille pour concevoir vos personnages, mais nous verrons cela lors d’une prochaine thématique. 

Les recherches visuelles : 

Pour être certains d’avoir des personnages différents les uns des autres, vous pouvez utiliser des cherches visuelles, que l’on nomme également des castings. C’est à dire vous servir d’internet, d’album photo, de montage, pour trouver des physiques de personnages différents les uns des autres. 

Se servir du développement personnel pour concevoir des personnages : 

Le développement personnel est parfois utile pour comprendre des personnalités très différentes de la notre. Un auteur peut trouver utile de connaître les différents types de personnalités et leurs fonctionnements. Pour cela je recommande surtout d’étudier les types ennéagrammes.

Lorsque vous faites vos recherches sur les personnages de vos histoires, essayer d’avoir des personnages différents mais complémentaires, pour autant ne vous forcez pas à avoir des personnages qui doivent rentrer dans chaque cases : comme tel nombre d’acolytes, telle personnalité pour le méchant, un gentil trop gentil. Bref, essayer d’écouter votre voix intérieure, notamment au début, ensuite vous pourrez peaufiner vos recherches. N’oubliez pas qu’un personnage complexe est un personnage qui a une histoire, des failles, des faiblesses. Il est parfois capitale de faire un tour dans des livres de pyschologie pour comprendre certaines peurs et comment elles se manifestent. Si votre héros est un pervers narcissique, et que vous n’en êtes pas un vous-même vous devrez nécessairement lire un certain nombre d’ouvrage sur la question, afin de vous imprégnez de ces aspects de la personnalité de votre futur personnage. Gardez en tête qu’un méchan n’est pas un méchant pour le plaisir d’être méchant, il l’est par rapport à une logique. Même un psychopathe n’est pas un psychopathe sans raison. Comme dit le proverbe : pour un fou ce sont les autres qui le sont, alors tâchez de ne pas vous arrêter aux stéréotypes du genre. Bien entendu, s’arrêter aux stéréotypes peut être une option pour certains auteurs qui ont des projets particuliers, mais quand on débute dans l’écriture, il est plus sage de prendre le temps de parfaire la personnalité et l’histoire de nos personnages. C’est à cela que sert la phase de recherche.

Voilà pour aujourd’hui, nous nous retrouvons bientôt pour la suite de notre thèmatique sur les recherches. N’oubliez pas que vous pouvez laisser des commentaires en bas de l’article afin de partager votre opinion sur la question. 

Ponine

Un héros n’abandonne jamais…de débuts négatifs

Lorsque l’on lit des romans on se rend compte d’une chose : les héros n’abandonnent jamais. Lorsqu’ils ont un objectif ils vont jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. Cela donne envie, envie d’être comme un héros et d’aller jusqu’au bout de ses rêves. 

Tenace, pugnace, acharné, coriace, opiniâtre, inébranlable et persévérant. Tout ces termes peuvent définir un héros de roman. Même si au début de l’histoire il peut refuser d’entrer dans l’aventure, il finit toujours par entrer dans l’action. Un héros garde toujours en tête ce qu’il veut, mais est-ce qu’il réussi à chaque fois ? 

Un héros doit toujours partir à l’aventure, sans aventure pas d’histoire mais est-ce que le héros réussi toujours ses aventures et obtient tout ce qu’il désire

Il se peut que le héros commence avec un arc narratif négatif dans lequel il est malheureux, ou dans lequel il lui manque quelque chose. Cet arc narratif impose donc que la situation du héros au début de l’histoire ne soit pas parfaite, il veut ou ressent le besoin de changer ou non, toujours est-il que votre travail en tant qu’écrivain est de montrer à quel point sa situation est négative. Cette situation peut être mauvaise pour le héros.

Par exemple : votre héros peut être dans une relation amoureuse toxique. En partant de cet exemple plusieurs possibilités s’offrent à vous : Soit le héros sait déjà, au début du roman, que la relation est néfaste pour lui et il veut en sortir. Soit le héros n’en a pas conscience et ses proches tentent de le faire sortir de cette relation. Soit personne dans l’entourage du héros et le héros lui-même n’ont pas conscience de cet négativité.

Un début négatif peut sembler plus facile lorsque l’on commence une histoire. Dans certains cas, c’est vrai, mais un arc (voir trop) négatif en début de roman peut très vite prendre la route d’une fin en happy end, très contes de fées. Personnellement, je suis contre les fins contes de fées ou tout est beau et gentil et où le méchant se fait tuer entre deux parce que c’est un « vrai méchant chez qui tout est noir », mais cet avis n’engage que moi, libre à vous d’écrire des histoires contes de fées.

Lorsque l’on part d’un arc narratif négatif quels sont les solutions pour la fin de l’histoire ?

Vous pouvez soit :

  • Offrir à votre héros un happy end parfait. Il était pauvre, dans une relation amoureuse néfaste pour sa santé physique mental, il était malade etc (je dis Il pour le héros mais il peut s’agir d’une femme) et il finit heureux, riche, dans une relation de couple saine et en bonne santé. Alors il s’agit d’un revirement total à sa situation initiale.
  • Lui donner un arc narratif encore plus négatif et une fin plus misérable encore que sa situation initiale. Il était en couple même dangereux pour lui, avec un peu d’argent, et vivant dans un appartement, rien n’empêche qu’il finisse pauvre, à la rue, seul, sans famille, ni ami, malade etc.  On assiste alors à sa déchéance.
  • Vous pouvez terminer le roman comme il a commencé. Le héros n’est ni dans une meilleure situation, ni dans une pire. Il a juste avancé mais au final se retrouve dans la même situation. Il reste avec le même compagnon, dans le même travail, la même situation au travail, la même santé. On l’a simplement accompagné dans une phase de sa vie mais au final, il fait le choix de garder ce qu’il a.

Dans ces trois exemples, on part du principe que :

1. Le héros passe de malheureux à heureux. il a obtenu tout ce qu’il voulait et du coup, il se sent bien mieux.

2. Il est encore plus malheureux que lorsque son histoire à débuter.

3. Il n’a pas évoluer, ni d’un côté ni d’un autre.

Mais ! Parce qu’il y a un mais, il existe tout un tas de nuances entre ces choix. C’est ce que nous allons voir à présent.

  • L’arc narratif dans lequel le héros a une meilleure situation « matérielle », il était malheureux dans sa vie, dans son couple, en mauvaise santé au début de l’histoire et matériellement, il obtient tout ce qu’il pouvait désirer. Oui, mais voilà, comme le dit si bien le proverbe l’argent ne fait pas le bonheur. Il a certes une belle maison, un couple qui sur le papier est parfait, mais il se rends compte que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux et que la vie « malheureuse » du début n’était pas si mal en fin de compte. Sa situation a donc évolué en bien et en mal.
  • L’arc narratif négatif, la situation matérielle du héros est finalement pire qu’au début. Si on reprend l’exemple deux, il est pauvre, seul, malade, etc. Mais au final, il se rend compte que c’est pour le mieux. Qu’il a quitté une situation qui le rendait malheureux et il décide de prendre la vie comme elle est et d’être satisfait de son sort.
  • Sa situation matérielle est la même ? Mentalement, il a cependant évolué dans un arc narratif positif ou négatif. Voilà le vrai changement. Il peut soit être satisfait de sa vie, même si elle n’est pas parfaite. Soit être encore plus malheureux qu’au début parce que sa situation n’a pas évolué. 

Est-ce tout ? 

Non, car toutes les combinaisons sont possibles. Ce que je voulais vous dire, c’est qu’une histoire qui commence mal pour le héros ne doit pas nécessairement bien finir. Elle ne doit pas toujours finir plus mal encore.

Pourquoi ? Parce qu’il faut prendre en compte toutes les richesses de ce qui fait un héros un être humain à part entière. Une histoire peut très bien s’achevait sur certains aspects que cherchait à atteindre le héros au début de l’histoire et se terminer plus mal encore sur d’autres aspects auxquels il n’accordait pas nécessairement d’attention trop focalisé sur son objectif principal.

Pour l’exemple, je prendrais Les Misérables, plus précisément le personnage de Marius Pontmercy, on peut dire que son but principal est d’obtenir l’amour de Cosette, le second d’aider ses amis révolutionnaire à changer le destin des pauvres gens. Il commence l’histoire, pauvre, avocat devant survivre en donnant des leçons de langue, vivant dans une masure et n’ayant dans sa vie que deux amis, Courfeyrac et Maboeuf. S’il pense que ses amis seront toujours présent, que leur barricade changera la face du monde pour un avenir meilleur. Il finit le roman, marié à Cosette, son grand amour, riche, « Baron » ayant retrouvé sa famille, pourtant tous ses amis sont morts et le monde n’est pas « meilleur » pour autant. Sa situation s’est améliorée pour le mieux et pourtant il porte le poids du survivant, puisqu’il est le seul de ses amis à avoir survécu.

Pourquoi est-ce tellement important ? Tout simplement parce que ce sont les failles qui rendent les personnages humains et ce sont pour cela que les lecteurs s’y attachent même bien après que le livre soit refermé et tous les détails de l’histoire oubliés.

Partir d’une situation initiale négative n’est donc pas forcément facile. Il ne suffit pas d’arranger la situation du héros pour que l’histoire soit bonne, intéressante et riche. Il faut parfois creuser et offrir des failles au lecteur pour qu’il s’identifie d’autant plus au héros et à son histoire. 

Bonne journée, 

Ponine. 

 

 

 

 

Avoir des valeurs

Coucou à tous,

Longtemps, lorsque j’entendais l’expression « avoir des valeurs », je pensais Révolution Française, je pensais « liberté, égalité, fraternité », je pensais au drapeau français, je visualisais Danton, Robespierre, Louis David, Napoléon, Victor Hugo, Jean Moulin, Renaud ou encore Edith Piaf – ne cherchez pas il n’y a guère de logique là dedans. Bref, j’avais une vision étriquée des valeurs.

Je ne pensais pas non plus qu’écrire des romans c’était aussi y mettre des valeurs, nos propres valeurs (ou pas d’ailleurs).

Et puis, il s’est passé quelque chose. Quoi ? Je l’ignore. Disons simplement que lorsque j’ai commencé à lire des livres de développement personnel, je me suis rendue compte de ce qui faisait que j’étais différente des autres personnes. Pas juste différente au sens physique, ou parce que je n’avais pas les mêmes désirs, j’ai compris pourquoi j’étais différente. J’ai toujours su que je ne ressemblais pas aux autres, que ce soit physiquement ou moralement, mais je n’avais touché du doigt la véritable raison, certainement parce que l’on ne m’avait jamais parlé des valeurs.

Qu’est ce qu’une valeur ?

Selon, l’Encyclopédie Universalis les valeurs (en sociologie) sont :

« Plus encore que les normes, les valeurs font aujourd’hui partie de ce vocabulaire de la sociologie qui s’est progressivement imposé dans le langage courant pour désigner des idéaux ou principes régulateurs des meilleures fins humaines, susceptibles d’avoir la priorité sur toute autre considération. Ce sens actuel de la valeur s’écarte des usages économiques ou mathématiques plus classiques du terme, mais ne contredit pas son étymologie : valere qui, en latin, signifie « être fort », puisque c’est bien la puissance de certains idéaux qui semble devoir assurer leur prévalence. La tradition sociologique a fait du prédicat de valeur, originellement attaché à un sujet individuel – par exemple la valeur d’un homme au combat –, une sorte d’entité souveraine reconnue comme telle par une collectivité humaine. »

Il s’agit d’une norme de conduite, des principes moraux que l’on souhaite suivre et qui nous définisse. Il s’agit de ce à quoi on attribue de la valeur et nous aide à atteindre buts et idéaux.

Selon Salom Schwartz, il existe 12 valeurs universelles, communes à l’humanité :

  1. L’amitié
  2. Universalisme
  3. Autonomie
  4. Sécurité
  5. Conformité
  6. Hédonisme
  7. Réussite
  8. Tradition
  9. Stimulation
  10. Courage
  11. Famille
  12. Pouvoir

On peut ajouter d’autres valeurs, après tout, nous avons tous des valeurs différentes et celles-ci sont les plus « communes ». J’ai d’ailleurs trouvé un PDF sur Google dans lequel est retranscrit 284 valeurs.

Alors pourquoi je vous parle de valeurs aujourd’hui ?

Plus je vieilli et plus je me rend compte que les valeurs sont importantes dans une histoire. Connaître les valeurs de ses personnages permet de mieux situé l’action, de mieux appréhender les réactions des personnages et de connaître leurs désirs.

Lorsque j’ai commencé à écrire, je n’avais aucune idée de ce que représentaient les valeurs pour un individu. J’ignorais que c’était les valeurs d’une personne qui la pousser à agir et à rechercher le bonheur. Je ne savais pas non plus qu’une vie en inadéquation avec ses propres valeurs conduisaient au mal-être. Je ne savais pas non plus à quel point il est important d’avoir son propre code de conduite morale et que cela pouvait conduire à des dilemmes. Maintenant que je le sais, je me dis que c’est fort utile pour écrire des romans et accessoirement pour se connaître soi-même et mieux appréhender les relations avec autrui.

Définir des valeurs est-ce que c’est difficile ?

Alors autant définir ses propres valeurs peut-être assez aisé lorsque l’on arrive à se détacher des valeurs que l’on nous a transmise : Par exemple, si l’on vous a toujours répété des phrases toutes faites comme « le travail c’est la santé » ou  » il faut être fourmis plutôt que cigale » même si on vous a également répété qu’il fallait être « prêteur et partageur ». Bref, une fois que l’on a mit de côté toutes ces valeurs qui ne sont pas les vôtres et que l’on a bien tenté de vous faire entrer dans le crâne de grès ou de force, on peut se poser les bonnes questions. Cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas un économe, que vous n’êtes pas tourné vers le travail, mais vous n’avez pas à être et incarné les valeurs des autres.

Seulement, comment fait-on pour décider des valeurs d’un personnage ? Après tout on part de rien, ou de presque rien. Le personnage peut avoir un passé et un avenir, il aura des faiblesses, des forces, mais il n’est pas construit comme un être humain.

Combien de valeurs lui donner ?

Entre 3 et 10, ce n’est pas la peine de multiplié les valeurs. Il faut également avoir en tête que toutes les valeurs ne se valent pas, au sens où certaines sont plus importantes que d’autres, ou auront plus de poids dans les choix et les idéaux de votre personnage.

Ce qu’il ne faut pas oublier non plus, c’est que souvent les valeurs que l’on possède et dans lesquels on croit sont issus de notre éducation. Il faut donc garder à l’esprit, qu’en créant un personnage, il sera la somme des croyances de ses proches et des idéaux qu’on lui aura inculqué. Ce qu’il faut également garder à l’esprit, c’est qu’un personnage ne peut avoir des valeurs diamétralement opposées. En effet, il ne peut pas avoir pour valeur la richesse et la pauvreté en même temps, tout comme la célébrité et discrétion. Il faut avoir un minimum de cohérence. En revanche, on peut avoir inculqué au personnage d’avoir de l’ambition, et un désir de richesse, alors qu’il aura lui, pour valeur la pauvreté et l’humilité.

Ne choisir que peu de valeurs signifient bien les comprendre et savoir comment elles se manifestent de manière concrète, afin de les exploiter au mieux. Il est donc plus intéressant d’avoir trois valeurs principales et de les définir clairement que dix et de ne pas trop savoir quoi en faire.

Comment choisir les valeurs des personnages ?

Elles peuvent être soit complémentaires entre tous les personnages du roman. Elles doivent être en tout cas semblable pour le héros et les personnages qui lui sont proches, si vous choisissez de mettre l’amitié en avant dans votre histoire, l’amitié doit être une valeur partagé – pas par tous les personnages, mais au moins par certains.

Elles peuvent être totalement antagonistes et chacun évolue différemment dans l’histoire en fonction de ses propres valeurs.

Pour choisir des valeurs, vous pouvez utiliser des valeurs que vous connaissez et qui vous animent.  C’est un moyen de s’assurer que vous saurez de quoi vous parler. Bien entendu, cela ne veut pas dire que l’ordre d’importances de ces valeurs sera semblable à ce que vous appréciez.

Autre moyen de choisir les valeurs ? Au pif. Je sais c’est un peu étrange, mais lorsque l’on a dû mal à se décider on peut tout simplement s’en remettre au hasard.

Qu’est ce que les valeurs apportent au récit?

Je crois que les valeurs apportent de la profondeur à un récit. Qu’elles permettent de réellement se focaliser sur les objectifs des personnages et de donner du sens. C’est également une prise de position de la part de l’auteur et je crois que c’est ce qui peut être le plus effrayant. Les valeurs apportent une dimension sociale au récit. Elles le portent et mettent en évidence les différences humaines. Elles apportent également de la cohérence, une ligne de conduite et elles offrent l’avantage de ne pas perdre le héros. Les lecteurs pourront plus facilement s’identifier aux personnages et comprendre leur motivation et les enjeux du récit.

 

Quel est votre point de vue sur les valeurs ?

 

Bonne journée,

PONINE

Les personnages secondaires : faut-il un plan pour les créer ?

Bonjour tout le monde,

La question que je me posais ces derniers jours c’est la suivante : FAUT-IL UN PLAN POUR CREER UN PERSONNAGE SECONDAIRE ?

Autant, il est logique et même indéniable de savoir exactement qui est le héros, parce que c’est sur lui que repose l’histoire. C’est un peu de même pour les personnages principaux parce qu’ils sont là pour aider le héros dans son cheminement, parce qu’ils portent également l’histoire mais qu’en est-il pour les personnages secondaires ?

Qui sont les personnages secondaires ?

Ce sont des bases qui servent à mettre en valeur les personnages principaux, qui eux sont là pour porter le héros. Tout du moins, c’est l’idée qui ressort de ce à quoi servent les personnages secondaires. Souvent les personnages secondaires ont des intrigues, que l’on appellent secondaires. C’est-à-dire les intrigues qui n’ont pas nécessairement avoir avec l’intrigue principale. Ils enrichissent l’intrigue, la complexifie et très souvent mettent des bâtons dans les roues du héros. Ils rendent l’histoire plus vivante.

Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que les personnages secondaires ne sont pas là pour faire tapisserie, s’ils ne servent à rien alors ils ne sont pas des personnages mais des figurants. Les figurants ne doivent pas être trop nombreux sous peine de perdre le lecteur.

Alors est-ce nécessaire d’avoir un plan pour ces personnages ?

Avoir une fiche de personnage oui, je pense que l’on ne peut pas écrire sans avoir au minimum des informations sur les personnages. Ne serait-ce que les noms, les détails physiques et quelques détails moraux. Sans ces détails notés quelque part on risque de se perdre durant l’écriture et la correction du roman. C’est également le risque de perdre énormément de temps que quelques prises de notes peuvent éviter.

On peut penser qu’un personnage secondaire qui n’a pas la même importance que le héros ou ses compères n’aura pas besoin d’une description poussée, ni même qu’en tant qu’auteur on n’est pas tenu de savoir tout de sa vie, des envies et de ses ambitions, parce que de toutes manières on n’en parlera jamais. On se dit qu’il faut mieux se concentrer sur ce qui est réellement important : l’intrigue principale et que la cohérence des personnages secondaires ne sera pas remarqué par les lecteurs de toutes manières. Ce qui est faux, les lecteurs remarquent toujours lorsque quelque chose ne va pas et qu’un personnage manque de cohérence. Ce qui ne signifie pas qu’il faille passer des semaines sur chaque personnage, loin de là.

Pour ce qui est d’avoir un plan complet, je dirais que tout dépend de la personnalité de l’auteur. Certains ressentent le besoin de savoir tout de leurs personnages, de leur histoire, d’autres en revanche aiment partir à l’aventure. Pour ma part, j’aime bien avoir quelques notes sur les personnages secondaires, mais souvent je n’ai pas le désir ou le temps d’écrire un plan complet pour les personnages secondaires, car j’ai envie d’écrire mon roman. J’aime me jeter dans l’histoire et durant la phase d’écriture j’ajoute des informations sur les personnages secondaires dans leurs fiches pour ne pas oublier. D’autres fois, je n’ajoute rien sur mes fiches de personnages et je reprends le tout une fois que je suis en phase de correction. Chacun est donc différent.

Alors pourquoi je me demande s’il est nécessaire d’avoir un plan pour les personnages secondaires?

J’ai des habitudes, pourtant je crois que ce n’est pas parce que l’on a des habitues qu’il n’est pas indispensables de tester autre chose de temps à autre. Faire des tests permet d’évoluer, de juger ce qui est bon ou non pour nous. Et puis, plus l’on écrit plus on s’améliore, et plus on peut être tenté d’essayer de s’améliorer en usant d’autres méthodes.

J’ai rédigé plusieurs articles sur la manière de créer des personnages principaux et également sur comment créer des personnages secondaires, vous pouvez aller y jeter un œil.

A quoi ça sert un plan ?

Un plan sert à se repérer dans l’histoire du personnage et par rapport à l’histoire en elle-même. C’est un moyen de bien ficeler l’intrigue et d’être certain que tout est à sa place, que l’histoire est complète et complexe et qu’il n’y a rien d’inutile. Un plan est là pour aller plus vite – en tout cas plus vite que si on se lançait dans l’histoire sans rien penser à l’avance mais cela c’est dans la théorie. Le plan en principe permet de ne juger si son histoire tient la route avant même de l’avoir écrite.

A quoi penser si on veut faire un plan ?

Si on veut créer un plan, je pense qu’il faut surtout se baser sur les côtés psychologiques des personnages secondaires, afin de leur créer des intrigues intéressantes. Se baser également sur le passé du personnage est également une manière intéressante de créer vos personnages.

Il faut surtout se baser sur les caractéristiques qui permettront de mettre en avant les personnages principaux puisque le but des personnages secondaires est là pour les porter. Il est également important de ne pas faire passer les personnages secondaires au premier plan.

 Pour ma part, je crois que je vais essayer de dresser de meilleurs – plus complet – portraits de mes personnages secondaires. Souvent, je m’embrouille et je perds de vue leurs intrigues, essentiellement lorsqu’il y a beaucoup de personnages dans mes histoires. Lorsqu’il a peu de personnages ceci n’est pas un problème, pour moi en tout cas.

Si on n’a pas de plan alors ?

Si on n’a pas de plan parce que l’on était trop pressé de se jeter dans la rédaction ( Hello me ! ) rien n’empêche de créer un plan une fois que le roman est achevé et que l’on va passer à la phase de correction. Même durant la rédaction rien n’empêche de se poser le temps d’écrire un plan ou même de faire des fiches de personnages lorsque l’on a besoin. Il n’y a jamais qu’une seule manière d’écriture, aucune bonne méthode, c’est à chacun de voir ce qu’il lui plaît et lui facilite la tâche. Il est peut-être plus intéressant de dresser des fiches de personnages que d’avoir à fouiller dans tout son roman pour se rappeler si le type que l’on a vu à la page 26 a les yeux bleus et si sa description est fidèle et cohérente. Que vous choisissiez d’avoir un plan bien rédigé avec toutes les informations ou quelques idées sur votre personnage gardez en tête qu’il faut toujours s’assurer de la cohérence des personnages et de leurs intrigues tout au long de l’histoire. Ce qui est d’autant plus vrai si vous projetez d’écrire une saga.

 

Faites vous des plans pour les personnages secondaires ?

Très belle journée,

PONINE

 

Créer son héros en 1 semaine

Coucou tout le monde,

Nouveau mois, nouvelle envie d’écriture. J’avais dis aucun nouveau projet … mais ça s’était il y a trois jours. Depuis, j’ai eu quelques idées de romans, d’histoires et des envies. Un impérieux désir de création s’est encore emparé de moi. Seulement avant de me lancer dans un projet qui n’en vaudra peut-être pas la peine, parce que je n’aurais pas les idées pour construire tout un roman, j’ai décidé de m’attaquer au plan. Cela permet de voir si les idées sont assez nombreuses et si elles tiennent la route.

Est-ce possible de créer son héros en une semaine en partant de rien ?

J’aime bien commencé par brosser les traits du héros, savoir ce qu’il veut dans la vie, à quoi il ressemble, quelles sont ses aspirations, son fils d’Ariane. C’est plus facile une fois que le héros prend vie. En tout cas, j’ai plus de facilité d’écrire lorsque je sais à quoi ressemble mon héros.

Comme je n’ai pas envie de passer des mois, des années ou même des semaines à concevoir cette histoire, je me suis lancée le défi de savoir exactement à quoi ressemblera mon héros en une semaine, pas un jour de plus. On verra alors si cette histoire mérite d’être écrite et si elle a de l’intérêt et de la matière. Enfin, je pourrais savoir si elle va nécessiter beaucoup de recherches. On n’écrit pas de la même manière un récit dans un lieu et une époque que l’on connaît bien, qu’une histoire sur un endroit dont on n’a jamais vu la moindre pierres ou sur une époque que l’on n’a jamais appréhendé.

 

D’accord mais par quoi commencer ? Combien de temps y consacrer ?

 

Je n’ai pas envie de passer des heures et des heures chaque jours pour cette histoire. J’ai bien d’autres choses à faire (cf mon article sur mes objectifs du mois de mai).

Je me suis donnée pour ordre d’idée de réfléchir à ce personnage tous les soirs avant de m’endormir disons durant 30 minutes (ou moins tout dépendra du temps qu’il me faudra pour m’endormir chaque jours de la semaine). Aucune prise de note durant ce moment de réflexion informel.

Chaque jour, je prendrai 30 minutes pour réellement penser mon personnage et prendre des notes sur mes idées et les organiser.

Premier jour : LES FONDAMENTAUX

Ce que je nomme les fondamentaux se résument à :

Trouver un nom potable. Savoir quel âge il a. S’il est un homme ou une femme. Lui donner une date de naissance et vérifier son signe astrologique, pour lui donner déjà deux ou trois caractéristiques (oui, j’aime bien que mes personnages correspondent un peu à leur signe astrologique, parce que j’y crois et que je suis convaincue du bien-fondé de l’astrologie – chacun ses idées mais pour un personnage cela peut-être une bonne base de départ quand on ne sait pas trop quel caractère lui donner.). Je vais également essayer de le « voir » mentalement, savoir si spontanément je lui mets une barbe rousse ou des cheveux frisés, savoir si je vois le personnage plutôt en robe ou en pantalon. Parfois, il suffit que je trouve le nom pour directement associer le personnage à un trait physique.

Dans mon imagination, une Anaïs sera blonde et aura tendance à se passer la langue sur les lèvres.  Un Matthieu sera grand, brun et maigre avec des lunettes. Une Juliette petite, ronde et rigolotte. Pourquoi ? Je ne sais pas. C’est ainsi. Ne me demandez pas d’où je tiens ses préjugés mais pour des personnages il en va ainsi.

Je ne compte pas prendre plus de dix minutes pour ce premier travail. Bien entendu, je prendrais des notes dans un carnet, ou un classeur, en ce moment j’ai bien plus envie d’utiliser des classeurs que des carnets.

Je prendrais ensuite vingt minutes à lui trouver des qualités ou des défauts. Une manière de l’équilibrer en tant qu’être humain. (Sera-t-il seulement humain ? Mystère). Je pense que les défauts d’un personnage sont plus importants encore que ses qualités.

Jour 2 : Le travail commence sur le physique du personnage.

Même si dans la première journée, j’aurais déjà trouvé une ou deux idées de ce à quoi il ressemble, cela ne sera pas suffisant pour le décrire. Alors durant 10 minutes je vais tenter de me faire une première idée de sa couleur de cheveux, de la couleur de ses yeux, de la forme de son visage, de son corps.

Pour mieux travailler cette partie physique, j’utiliserai la méthode que j’ai déjà décrite sur le blog à savoir :

Que pense de lui quelqu’un qui le croise dans la rue ? Qu’est ce que l’on remarque de lui ? Ou sur lui ? Quelle est la première impression qu’il nous fait ? Que ressent-on en le voyant si on ne le connaît pas ? Ensuite que pense de lui une personne qui le connaît bien, comme un ami ? Quelles impresssions il donne ? Qu’est ce qu’un ami peut dire de sa personnalité ? Puis j’aime me demander ce que sa mère pense de lui, car personne n’a une vision plus subjective qu’une maman. Et pour finir, j’aime savoir ce que l’antagoniste pense de lui.

Tout ce travail sera fait en vingt minutes. Il ne sera pas complet, évidement en vingt minutes, je me contenterai du minimum. Ce sera bien suffisant.

Jour 3 : Qu’est ce que le monde normal du héros ?

Le monde normal signifie tout ce qui est avant le moment où le héros décide de partir, de quitter sa situation ou qu’il soit obligé de le faire. Ce sont les habitudes, le monde connu, les relations qu’entretient le héros avec les autres.

Où vit-il ? Avec qui ? Comment est-il face à ça ? Qui sont ses proches ? A quoi ressemble sa vie conjugal, amicale ? Que fait-il dans la vie ? Est-ce que cela le rend heureux ? Quels sont ses loisirs ?

Est-ce que ce monde normal lui convint ? Qu’est ce qui lui plait ou qu’est ce qu’il lui déplaît ? Qu’est ce qu’il voudrait changer ? Comment peut-il changer ?  

Bref, je consacrerai mes trente minutes à visualiser le monde normal de mon héros, ou plutôt son monde avant l’aventure.

Jour 4 : Les failles

Je pense que c’est le bon moment pour réfléchir aux doutes et failles du personnage. Lui créer de mauvais souvenirs, des peurs et des obstacles. De quoi a peur le héros ? Qu’est ce qui l’empêche d’avancer ? Et d’aller au delà de la zone d’inconfort ? Quelles sont ses pensées limitantes ? Et comment se manifestent-elles dans sa vie ?

Est-ce qu’il croit être incapable de faire quelque chose alors qu’il le pourrait si on ne lui avait pas toujours répété que c’était impossible ? C’est le moment de se servir de ce que l’on peut lire dans les livres de développement personnel.

Pour moi, les failles c’est le moment où l’on s’amuse le plus lorsque l’on rédige une fiche de personnage. Plus le héros est mal mené et plus il devient intéressant. Bien entendu, ce n’est pas la peine de lui mettre une enfance difficile, plus des phobies insurmontables et des peurs paniques en prime. Il faut savoir doser un peu de chaque peurs ou idées limitantes.

Jour 5 : Les projets de vie

Ah la vie ! On a des envies, des désirs, des objectifs, de l’ambition. Tout cela c’est très bien, mais encore faut-il mettre des mots sur ce que désir le héros. Qu’est ce qu’il veut ? est-ce que pour lui on ne peut vivre sans le grand amour ? est-ce qu’il faut a tout prix avoir une famille ? est-ce que pour lui la reconnaissance doit passer avant tout ? Qu’est ce qui lui donne envie de se lever le matin ? Ou justement qu’est ce qu’il n’a pas et qui lui fait mal au point de ne plus pouvoir bouger ?

Le mieux c’est de savoir ce que veux le personnage à court, moyen et long terme.

Pour prendre un exemple totalement au hasard : le héros peut vouloir dépasser sa peur de s’ouvrir à une nouvelle culture. Il peut avoir envie d’aller dans un autre pays, mais peut aussi être terrifié à l’idée de la nourriture locale, de la langue etc. Alors que va-t-il ou peut-il faire pour ne plus avoir peur ?

A court terme : tester des recettes de cuisine. A moyen terme : apprendre la langue et étudier la culture du pays. A long terme : faire un voyage.

Plus les peurs, les angoisses et les failles sont profondes plus les objectifs, les ambitions et les désirs peuvent être grand. On peut être le plus grand timide de la terre et rêver en secret de devenir l’acteur le plus célèbre qui soit. Ce n’est pas incompatible, cela sera difficile, mais c’est justement ce qui rend les histoires intrigantes.

Jour 6 : Les éléments déclencheurs

J’aime ce moment parce que je peux écrire le plan du héros.

Situation initiale : C’est le moment où j’écris à quoi en est réduit le héros à ce moment là.

Point dramatique : Quel est l’élèment qui va conclure le premier acte du roman ? Sur quoi comment l’histoire à proprement parlé ?

Acte 2 : Comment il commence ? est-ce que le héros souhaite bouger ou au contraire est-ce qu’il ne veut pas avancer ?

Point dramatique 1 : le premier gros conflit ou la 1er confrontation avec le méchant. La première grosse claque du héros.

Point dramatique 2 : Deuxième conflit.

Fin de l’acte 2 : A quoi va tenir la résolution de l’intrigue. où en est-il ? que sait-il que pense-t-il ?

Acte 3 : Derniers doutes et derniers obstacles à franchir avant le CLIMAX.

Point culminant : résolution des conflits.

Fin : sur quoi s’ouvre la fin du roman, le nouveau monde.

Voilà qui est expliqué très schématiquement mais je n’ai pas l’intention de passer plus de 30 minutes sur cette partie là non plus. Mon but c’est de brosser un portrait très rapide.

Jour 7 : Relecture des idées

Pas besoin d’expliquer ; simplement reprendre les notes et voir si elles sont valables ou non.

Et voilà en une semaine on peut déjà avoir une base d’idée pour un roman.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ^^

Bonne journée à tous,

Ponine