Comment devenir plus créatif ?

Bonjour tout le monde,

Depuis le début du mois, j’essaye de développer la thématique de la créativité à travers de moment que l’on pourrait nommer atelier créativité ou tout simplement exercices créatifs. Ces exercices permettent de se libérer, de trouver des idées que se soit pour un roman, trouver l’intrigue principale, des caractéristiques d’un personnage, un nom, des lieux : BREF tout ce que vous voulez et qui nécessite d’avoir des idées neuves, originales  ou surprenantes.

Depuis le début, je vous dis que ce qui compte le plus à ce stade, c’est d’avoir le plus d’idées possibles.

Pourquoi je vous dis cela ?

Tout d’abord, sachez que plus vous aurez d’idées différentes plus il sera facile de faire le tri de ses idées et de dénicher des pépites.

Plus vous aurez d’idées et plus il vous sera aisé de trouver encore plus d’idées. La créativité se travaille. Par analogie, je dirais que c’est un muscle qui s’atrophie avec l’âge. Les enfants ont énormément d’imagination, seulement en grandissant nous perdons cette créativité. Tout simplement parce que nous nous entraînons pas. A vouloir une vie sérieuse et adulte, nous oublions que nous sommes créatifs et que tout est possible, au moins en pensée.

 

Comment devenir plus créatif ? Existe-t-il des techniques ? Des exercices ? Des astuces ?  

Je pense que oui, et voici quelques idées qui peuvent vous servir, au moins de base de réflexion.

La méthode du chronomètre 

En utilisant un chronomètre ! Je sais ce que cela peut sembler étrange, mais avoir un chronomètre est une excellente manière de créer un maximum.

Je m’explique avoir un temps défini et un temps court permet de se lâcher, d’être concentré et cela seulement durant quelques minutes. Il y a, de plus, un sentiment d’urgence qui nous pousse à réfléchir plus rapidement et plus intensément. Bien entendu, ce sentiment peut être stressant, mais ne le vivez pas comme quelque chose d’angoissant, après tout vivait la création ou la recherche d’idée comme un jeu et non comme une obligation majeures. Le stress est néfaste pour la créativité, c’est pourquoi le défi du chronomètre, pour certains du sablier, ou de la montre, ne doit pas devenir anxiogène. Il est donc important de limiter ce jeu à quelques minutes par jour et non d’essayer d’en faire trop.

Pour ma part, j’essaye d’avoir des phases d’écriture de dix minutes, mais lorsque je suis en phase de créativité, je me limite à cinq minutes par exercices afin d’être le plus libre, plus créative et de pouvoir faire plusieurs exercices au cours de la journée. Je l’ai dis également, les exercices de respirations, de méditation, le sport sont d’excellentes sources de créativité.

La méditation, le yoga et le chakra sacré

Le chakra sacré de son nom Swadhisthana est le second de nos sept chakras. Il est lié à la joie, la sensualité, la sexualité, l’expression de soi, l’harmonie et la créativité. Si je vous parle de ce chakra c’est bien pour son côté créativité. On croit ou l’on ne croit pas au pouvoir des chakras, là n’est pas la question. Sur YouTube, on trouve plusieurs vidéos sur des méditations pour renforcer ou harmoniser le chakra racine. Je ne dis pas qu’elles font de l’effets et qu’elles boostent réellement votre motivation et votre créativité, mais puisque la méditation permet de se détendre et de s’ouvrir au monde, il peut- être intéressant d’essayer de méditer et de canaliser son attention sur ce chakra en particulier. De même, il existe des séances de yoga uniquement consacrées au chakra sacré. Encore une fois, ce n’est pas une séance de yoga qui changera votre vie et qui fera de vous un être créatif – j’ai envie de dire – sans effort. Mais cela peut contribuer. Le mantra du sacré Swadhisthana est « je ressens ». On peut également très bien se focaliser sur un mantra ou une affirmation positive et créative lorsque l’on veut travailler sur ce chakra ou sur sa créativité.

Pour ceux qui veulent plus d’informations sur ce chakra ou sur les chakras de manière générale, je recommande Le petit livre des Chakras très intéressant et vraiment complet :

Pour ceux qui voudrait compléter le travail sur le chakra racine vous pouvez utiliser des pierres de couleurs orange comme de la pierre de soleil ou de la cornaline. D’autres pierres peuvent servir pour la créativité, même si elles ne sont pas spécifiques au chakra sacré, on peut utiliser du grenat almandin, ou de la labradorite, de la topaze doré ou encore de la fluorite jaune. Pour ma part, je recommande surtout de la fluorite jaune et de la labradorite, mais je pense que nous sommes tous différents et qu’il est important de voir ce qui vous convint à vous.

Le sport 

Le sport est un excellent moyen d’augmenter sa créativité. D’ailleurs une petite promenade dans les bois ou dans la nature permet de se ressourcer, d’observer le monde et les gens. Si vous êtes comme moi, vous allez très vite vous rendre compte que le monde extérieur regorge de phénomènes merveilleux, de gens étranges et d’idées créatives. C’est fou lorsque l’on y pense. De plus, voir de la verdure remonte le moral. La nature aide à se sentir mieux dans sa tête, à avoir plus d’énergie. Je sais qu’aujourd’hui, il est bien plus à la mode d’aller courir sur un tapis ou de soulever de la fonte enfermé dans une salle de sport haut de gamme que d’aller dehors respirer au grand air, mais je peux vous assurer que c’est vivifiant. Je suis moi-même adapte du sport « sans sortir de chez moi », entre le yoga, les pilates, le ballet beautiful, je ne sors pas « beaucoup », seulement j’aime bien ajouté à ma routine sportive des marches rapides ou des promenades dans la nature. Je respire, je me ressource, je profite du soleil et cela me motive. Durant mes balades, je peux également réfléchir à mon roman. Bref, je vous conseille de faire un peu de sport en nature. 

L’art

Je crois qu’il existe encore une autre méthode pour l’être, une méthode qui a fait ses preuves : lire, regarder des films, écouter ou jouer de la musique, dessiner, aller au musée, prendre des photographies, cuisiner, le ballet, la danse, se cultiver… Tout cela vous permettra de vous ouvrir, d’avoir un bagage, une source de plus en plus vaste d’idées, des références, mais également des envies. Vous avez aimé un tableau ou un morceau de musique, rien ne vous empêche de vous en servir pour créer une histoire. Vous avez apprécié un type de personnage ? Cela peut être utile de retenir quelques caractéristiques de ce personnage pour plupart. Bien entendu le plagiat est illégal, mais s’inspirer ne l’est pas. Tout ce qui est artistique peut vous permettre d’être un écrivain plus créatif. Je me trompe certainement, ou pas, seulement je suis convaincue qu’un artiste ou un écrivain doit se nourrir du monde qui l’entoure. Quand je dis le monde qui l’entoure je ne parle pas de ce qui est à proximité, mais aussi très loin de ses habitudes, de son univers. J’en ai déjà parlé dans d’autres articles, comme celui-ci.

La création se nourrit au jour le jour, à travers nos expériences et notre environnement, plus l’environnement est riche, plus la création en grandira. 

Bien entendu, les pierres, comme le reste (yoga, méditation, sport, tisane, café…) ne favorisent la créativité que si vous vous mettez en disposition d’être créatif. Ce que je veux dire, c’est que : vous pouvez utiliser toutes les pierres, faire toutes les méditations du monde si vous ne vous installez pas pour créer, si vous ne vous mettez pas en condition mentale d’être un créateur, vous n’obtiendrez jamais aucun résultat. Je pense qu’arriver un moment, c’est comme tout, la théorie est une bonne chose mais pratiquer reste la clé. Seulement pratiquer s’avère souvent déconcertant ou démoralisant. On aimerait trouver l’idée parfaite en claquant des doigts. On voudrait s’asseoir à sa table de travail et rédiger un roman parfait sans avoir à le corriger en deux jours, mais c’est impossible. Donc essayer, réessayer, pratiquer, trompez-vous, détestez ce que vous avez écrit et recommencez, encore et encore et encore, sans jamais vous démoralisez – ou alors un petit peu mais juste assez pour que cela vous donne envie de vous améliorer.

 

On se retrouve lundi pour un nouvel article, en attendant je vous souhaite un bon Week-end. N’oubliez pas, vous pouvez me laisser un petit commentaire en bas de la page si vous avez des questions, des remarques ou juste envie d’échanger vos astuces avec les autres. Vous pouvez aussi vous rendre sur ma page Instagram.

A très bientôt,

 

Ponine

 

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Exercice de créativité « et si »

Imaginez que tout soit possible. Vraiment tout, il n’existe plus aucune contraintes, aucun empêchement d’aucune façon. Se serait beau, n’est-ce pas ? 

Et bien, c’est par là que commence la créativité. Si vous êtes sur ce blog, j’imagine que vous souhaitez écrire un roman. Souvent, on entend les gens dire qu’ils ne peuvent pas écrire parce qu’ils n’ont pas d’imagination. C’est faux, tout le monde a de l’imagination. Une preuve ? N’avez-vous jamais utiliser un objet, un service, en vous disant : mince il manque tel chose pour que ce soit vraiment chouette. Parfois, on visualise très bien ce qu’il manque ou ce que l’on pourrait ajouter pour faciliter la vie. C’est bien la preuve que vous avez de l’imagination et que tout le monde en est pourvu. 

Bien que nous soyons tous pourvu d’imagination, il arrive que nous manquions d’assurance. C’est justement cette assurance qui nous permet de créer des histoires et d’avoir le courage de les écrire et de les faire partager. 

Alors comment retrouver le courage et l’assurance ? 

Tout simplement par de petits exercices. Le premier d’entre eux s’appelle le « et si… » 

Et si vous deviez écrire un roman…Vous n’avez plus qu’à écrire les idées qui vous viennent en tête. 

Facile ? Peut-être, mais je ne connais pas de meilleurs exercices. « Et si j’avais à écrire un roman… » ; « Et si j’étais écrivain… » ; « Et si demain je n’avais pas d’autres choix que d’écrire… ». Certainement un exercice qui paraît enfantin si vous avez déjà écrire des histoires, seulement, n’oubliez pas que vous pouvez faire cet exercice en compagnie de personne qui n’ont jamais écrit de roman. 

Si vous avez déjà une idée du thème de votre futur projet, vous pouvez vous en servir comme base de travail. Ici, nous prendront l’exemple d’une histoire d’amour. Un thème bien classique de la littérature, peut-être même le thème le moins original et le plus exploiter. Demandez-vous « et si je devais écrire une histoire d’amour… ». Donnez-vous 3 min pour trouver des idées et les notez. 

Vous constaterez peut-être que vous idées sont banales. Mais ce n’est pas grave, ce n’est qu’une entrée en matière. 

Maintenant, reprenez le même exercice mais ajoutez-y une difficulté. Un peu comme dans un jeu de rôle. Peut-être que l’un des personnages sera un elfe, peut-être que l’un de vos personnages n’existes pas, peut-être que l’un des personnages est un objet. Par exemple, « et si je devais écrire une histoire d’amour entre un objet et un humain. »; « et si, je devais écrire une histoire d’amour qui fait peur » ; « et si je devais écrire une histoire d’amour sans amour ». 

Vous pouvez également vous servir des cartes que vous aviez la possibilité de créer, dans l’un des premiers articles que j’avais écrit au début du mois. 

Un autre exercice du « et si » que vous pouvez utiliser :

Prenez deux romans – ou deux idées, deux films, historique -comme vous voulez, que vous adorez ou que vous détestez et couplez-les. Cela peut donner : « et si, je devais écrire un roman de science-fiction qui se passe sur le Titanic » ; « et si, Napoléon avait vécu l’armée russe. »  ; « et si, le thé était de l’alcool » ; « et si, les humains devaient se mettre à marcher sur les mains » ; « et si l’on ne pouvait jamais reposer un livre comment vivrions-nous » ; « et si j’écrivais l’histoire d’un personnage qui a toujours de la chance »…

Vous n’êtes pas obligé de commencer par et si j’étais écrivain, vous pouvez très bien décider de commencer directement par :

-et si j’avais 100 ans,

-et si j’étais pauvre,

-et si je devais écrire le premier livre de l’humanité,

-et si j’étais multimillionnaire,

-et si, je n’avais qu’un seul livre à écrire

-et si j’étais un poussin

-et si j’étais un extraterrestre

-et si j’étais mort.

Il a tes tas de possibilité. Il faut seulement faire une supposition, plus elle est saugrenue et plus vous aurez la chance de trouver des idées.  

Et si est le meilleur exercice que l’on puisse concevoir pour trouver des idées. Il demande de l’entrainement mais une fois qu’on a appris à ne plus se fixer de limites il est génial. Au final, le « et si » est simplement un jeu d’association, il est régressif, parce qu’il nous fait remonter à l’enfance.

Lorsque vous faites l’exercice du « et si » essayez de vous donner entre 5 et 10 min, avant soit d’arrêter l’exercice, soit de changer de proposition, afin de ne pas passer trop de temps sur les mêmes idées et de pouvoir obtenir un maximum d’idées. 

Mon professeur de théâtre disait toujours que le jeu de l’acteur est comme le jeu des enfants. Pour les enfants tout est possible. Lorsque l’on cherche à trouver des idées, c’est à cet état enfantin qu’il faut tendre. Si vous avez la chance d’avoir des enfants à porter de vue, regardez-les jouer. Vous constaterez qu’avec eux, il n’y a rien d’impossible, tout est possible, dans l’imagination. Donnez-leur un torchon et ils deviendront super-héros, princesse, inventerons une montgolfière… Bref, aucune limite.  

Dans cet article, j’ai abordé la notion de temps, j’y reviendrais dans un prochain article et je vous expliquerais deux ou trois petites choses sur la durée des exercices. En attendant, n’oubliez pas vous pouvez me laisser un petit commentaire, ou me rejoindre sur ma page Instagram. J’espère que ce petit exercice vous aura plu, à samedi.

Ponine 

Evaluer ses besoins créatif et préparer son travail.

Bonjour à tous, 

Aujourd’hui, je vais évoquer avec vous la manière de préparer ses sessions de créativités. Parce que oui, la créativité se travaille et qu’elle demande du temps et de l’investissement. Comme vous le savez certainement si vous suivez ce blog, depuis le 1er septembre, j’ai décidé de consacrer chaque mois à une thématique particulière et pour commencer je vais vous parler de la phase de (pré-)créativité, cette phase durant laquelle on cherche quelle sera l’intrigue principale, le thème de l’histoire et quelques informations sur les personnages principaux. Bien entendu les exercices que je vais vous proposer vous pourrez les réutiliser à chaque fois que vous aurez besoin d’une petite session de créativité pour booster votre imagination, ou pour développer de nouvelles idées. 

Bien, mais alors comment préparer ces sessions ? Nous avons vu la dernière fois la liste du matériel utile aux sessions, mais il possible et même souhaitable d’enrichir ce matériel de base par des outils visuels. Mais commençons par le commencement : 

  • Pourquoi a-t-on besoin de sessions de créativité ? 
  • Avant tout vous devez définir l’objectif de votre session du jour :
  • Est-ce que vous avez besoin de trouver une thématique à votre histoire ? 
  • Est-ce que vous avez besoin de faire une liste de personnages ?
  • Est-ce que vous avez besoin de faire une liste d’inventions étonnantes pour votre univers imaginaire ? 
  • Est-ce que vous aurez besoin de trouver votre intrigue principale ? 
  • Devez-vous inventer des lieux ? 
  • Avez-vous seulement envie de booster votre créativité pour le plaisir de voir jusqu’où vous pouvez aller sans brider votre capacité d’imagination ? 

Bref, quel sera l’objectif de votre session ? Notez-le quelque part. Peut-être dans un carnet que vous consacrerez à vos sessions de créativité. Peut-être sur une panneau, un papier que vous allez afficher dans votre local de travail. Cela est d’autant plus nécessaire si vous travaillez avec d’autres personnes. Vous devez pouvoir les informer à l’avance de ce que vous attendez d’elle, afin de ne pas les prendre au dépourvu. Avoir en tête ce que vous avez besoin d’obtenir comme résultat à la fin de votre session vous permettra également de prévoir les outils à avoir sous la main. 

Je vous laisse retourner à l’article de lundi pour visualiser la liste des fournitures, seulement sachez que vous pourrez mettre en place d’autres outils plus spécifiques pour chacune de vos séances. 

Le premier de ces outils que je vous propose d’explorer aujourd’hui, ce sont les dominos et les mémorys, mais pas n’importe lesquels, non ceux pour jeunes enfants sur lequel on trouve des images comme des parties du corps, des animaux, des objets etc. Bref, retour à la maternelle! 

Pourquoi ? Parce que ces jeux aident à développer la créativité. Vous pouvez vous en servir pour créer des créatures étonnantes .Qui n’a jamais vu un bambin lui jurait que le cochon-coq était l’animal le plus fantastique de la création ? Ou que l’on pouvait très bien mettre une jupe plissé sur un garçon qui aurait le front noir et le menton blanc ? Ou encore que l’on pouvait mixer une cafetière avec un pot de chambre pour un effet ultra cool. 

Vous pouvez créer vos propres cartes avec des morceaux de cartons, de jolis dessin, des feutres et un peu d’imagination. Vous pourrez ainsi apprendre à mixer différentes personnalités, différents univers, inventions ou même lieux. Pour ce qui est de l’invention de thème ou d’intrigue, vos cartes pourrez prendre la forme d’événement ou de lieux connues. Mais nous verrons cela un peu plus loin comment créer ce genre de support. Vous pouvez également prendre des jeux avec des syllabes afin de créer des noms  ou des prénoms étranges et extraordinaire. 

La Matrice morphologique : 

Un mot bien compliqué pour quelque chose de plutôt facile à comprendre. Il s’agit en réalité de créer des cartes servant de supports. Eh oui, c’est le nom barbare à ce que je disais plus haut. Donc pour créer ces cartes vous avez besoin de définir deux ou trois catégories différentes qui pourront vous êtes utiles. 

Pour créer ces cartes vous devez savoir ce que vous avez besoin de travailler. Si vous créer des personnages il peut être utile d’avoir une pile avec des catégories physiques entre les cheveux blond et les yeux vert avoir des caractéristiques  : comme par exemple avoir des bosses, des verrues, un fauteuil roulant, des yeux violet, une bouche démesurée, des dents de travers, être chauve, homme, femme, animal, etc. Cette liste n’est pas exhaustive et dépend de ce que vous l’imagination de concevoir. Une autre pile contenant des caractéristiques morales ou des émotions : pleurs, colère, peur, joie, fidélité, etc. Et une autre pile avec des vêtements ou des accessoires : chapeaux, lunettes, robes, éventails etc. 

L’empathy map 

Il s’agit de la carte de l’empathie, alors cette idée, je l’ai trouvé lorsque je suivez un mooc sur la créativité au sein d’une entreprise. Cette carte est représente ce que pense un client ou un utilisateur d’un objet ou d’un service. Bon alors ici, vous allez vous servir cette carte non plus pour évaluer les besoins d’un consommateur mais pour évaluer ce que vos personnages vont penser de la thématique de votre roman. Le modèle le plus utilisé de l’empathy map est celui-ci :

  1. Ce que l’utilisateur ressent et pense.

  2. Ce que l’utilisateur entend.

  3. Ce que l’utilisateur voit.

  4. Ce que l’utilisateur dit et fait.

  5. Ce que l’utilisateur craint.

  6. Ce que l’utilisateur espère et attend.

Remplacez utilisateur par personnage, et voyez ce que cela donne. Vous trouverez ici des exemple plus visuel de l’empathy map. 

L’utilisation d’outils visuel n’est pas obligatoire mais il permet de se plonger dans l’ambiance créativité avec plus de panache. C’est toujours plus fun d’avoir des petites cartes à utiliser ou un support visuel à regarder. 

Créer ce type de support sera déjà une excellente manière de développer votre créativité parce que vous aurez besoin de dessiner, d’imaginer, de colorier, bref un excellent début. 

Une dernière méthode dont je voulais vous parler : LE TAROT de type Rider-Waite Smith ( pour ceux qui sont intéressés de connaître la différence entre le tarot de Marseille et le Rider-Waite cet article est génial ). L’avantage du tarot de ce type c’est qu’il déteint des scènes de la vie courantes et quotidiennes, il sera plus facile d’inventer des histoires, de réfléchir à son intrigue de roman si on utilise ce genre de cartes pour développer son imagination. Surtout qu’il existe de nombreux jeux, j’ai envie de dire pour tous les goûts afin de pouvoir correspondre à tous types d’histoires. 

J’ai essayé de rendre cet article le plus clair possible, mais si vous avez des questions, des rajouts, des critiques, n’hésitez pas c’est en bas dans l’espace commentaire ou sur mon Instagram. En attendant, on se retrouve Samedi pour entrer dans le vif du sujet (je sais je dis ça à chaque fois) et voir comment démarrer une session de créativité. 

Ponine 

Parlons un peu de créativité !

Bonjour tout le monde,

Si vous avez lu l’article que j’ai publié samedi sur le blog, ce mois-ci nous abordons la notion de (pré-)créativité ; en résumer, je vais vous donner quelques conseils, quelques pistes de réflexion, pour trouve des idées afin de démarrer un projet ou de reprendre votre projet. 

La phase pré-créativité, c’est selon moi la phase avant de commencer réellement les recherches documentaires, avant de « fixer » les idées sur papiers et d’y réfléchir en profondeur.

Dans la phase pré-créativité le but est de ne pas se bloquer, de laisser libre court à son imagination la plus folle et débridée, même si au final toutes les idées que l’on aura trouvé ne seront utilisées. 

Dans l’article précédent, je vous conseillez d’investir dans du papier, des post-it, un carnet, des feutres, des stylos de couleurs et de faire un brin de ménage pour avoir un espace de travail propre, aérer et clair. 

Pourquoi ? Alors non, je ne suis pas votre mère et je ne vais pas vous demander de ranger votre chambre, je ne vais pas non plus vous vanter l’utilisation d’un tout nouveau produit d’entretien super puissant ou d’employer une aide-ménagère, mais tout simplement parce que l’on pense mieux dans un espace vide. Quand je dis espace vide, je ne dis pas une pièce vide. Je parle d’un plan de travail non encombré par ce dont on n’a pas besoin. Pour la phase de pré-créativité, vous pourriez également avoir besoin d’un tableau de liège ou d’un mur, ou d’une porte sans rien dessus. Le but étant de remplir cet espace vierge d’idées pour votre prochain projet ou votre premier projet. 

Entrons dans le vif du sujet :

Le Brainstorming : il s’agit d’un mot un peu barbare qui se traduit en français par remue-méninges. On sent tout de suite qu’il va falloir faire bouger ses neurones. Cela tombe bien, après les vacances, le cerveau s’est réoxygéné. Inventée en 1939, par un publicitaire américain, du nom de Alex Osborn (enfin d’après Wikipédia, désolée les amis je n’ai pas été vérifié plus loin, parce qu’en vrai ce qui m’intéresse ce n’est pas l’historique de la méthode, mais la méthode en elle-même), le but étant de résoudre des problèmes de manières créatives et de trouver des solutions innovantes. L’un des piliers du Brainstorming est de trouver un maximum d’idée. C’est là qu’elle est intéressante pour nous les auteurs. 

Je ne sais pas vous, mais moi des idées j’en trouve toujours beaucoup…quand je ne suis pas en phase de recherche créative. Je peux trouver un sujet de roman alors que je suis sous la douche, voir apparaître une super intrigue alors que je fais mes courses, mais au moment où je m’assoies pour penser à mon futur projet…RIEN ! Parfois des idées que j’ai déjà analysé et écrite ou des choses « déjà vues », bref, pas utiles. 

A force de faire des recherches, de lire des livres de développement personnel, de faire des moocs, je suis tombée sur les ATELIERS DE CREATIVITE. C’est là que j’ai eu le déclique. 

Un atelier de créativité, ce n’est ni plus ni moins qu’un brainstorming, mais c’est nettement plus classe de dire atelier de créativité. Le but est de faire se réunir des personnes et de les faire travailler sur des petits ateliers afin d’avoir un maximum de nouvelles idées. C’est très populaire dans les start-up ou les entreprises innovantes. Je vous entends déjà dire :  oui, mais mon but c’est d’écrire un roman, pas d’inventer la prochaine application à la mode.  Certes mais s’il y a bien une chose que l’on partage avec les innovateurs de tout poils, c’est le besoin de trouver de nouvelles idées et de répondre aux besoins des lecteurs :  avoir un roman, intéressant, original, captivant et qui n’est pas un condensé de tout ce que les autres auteurs ont déjà pu faire. Comme les innovateurs on peut avoir besoin de sortir de sa zone de confort pour trouver de nouvelles idées ou tout simplement pour booster sa créativité. 

Les ateliers créativité ont toujours lieux en groupe, avec un animateur. Je ne pense pas que ce soit primordial lorsque l’on est auteur, je crois que l’on peut très bien mettre en place les exercices sans être en groupe. Bien entendu, seul ce ne sera pas pareil et certainement moins enrichissant, mais nous n’avons pas toujours un groupe d’amis ou de la famille sous la main. Pour ceux qui voudrait faire ces ateliers créativité et qui ont la chance d’avoir des enfants sous la main ce ne sera qu’un plus appréciable. 

Les avantages à pratiquer les exercices en solitaire : 

-Vous n’avez de compte à rendre à personne sur la finalité du projet. 

-Personne ne vous en voudra si vous n’avez pas retenu son « idée grandiose, fabuleuse, parfaite, magistrale, qui tue ». Vous ménagerez donc les susceptibilités de chacun. 

-Personne ne saura au courant que vous écrivez un roman, donc personne ne vous harcèlera avec votre projet, surtout si vous mettez du temps à l’écrire. 

-Vous prendrez en considération dès le départ qu’écrire est un travail solitaire. 

-Vous pourrez vous féliciter que toutes les idées que vous avez écrite sont de vous et personne d’autre ne pourra s’attribuer les mérites de votre travail. 

-Vous ferez vos sessions de créativité quand vous le voulez, quand vous aurez du temps et vous n’aurez pas à vous arranger pour faire correspondre votre emploi du temps avec autrui. 

Les avantages à travailler en groupe : 

-Vous générerez plus d’idées. 

-Votre groupe pourra vous apporter du soutien dans les périodes difficiles en vous demandant où vous en êtes dans votre travail d’écrire. 

-Votre groupe vous aidera à voir le monde de manière différente de la votre. 

-Votre groupe célèbrera votre victoire et sera ravi de dire qu’il a participé à votre projet. 

-Travailler en groupe permet une plus grande motivation dans le travail et c’est toujours plus amusant de travailler avec d’autres personnes. 

-Vous passerez des moments privilégiés avec vos amis, votre famille, vos enfants…

Quand mettre en place ces ateliers créativité ? 

Tout d’abord, tout dépend si vous êtes en groupe ou seul. Il est bien plus évidement de choisir son temps de travail lorsque l’on est seul que lorsque l’on est à plusieurs. Bien entendu le meilleur moment pour travailler, c’est le matin de bonheur, lorsque l’on est bien réveillé, que l’on a bien dormi, bien mangé son petit-déjeuner et même fait un peu de sport pour être bien réveiller. Je vous conseille de lire mon article sur Miracle Morning, cela peut être très utile si l’on veut se créer une routine.  

Si vous êtes en groupe, vous n’aurez malheureusement pas d’autres choix que de vous plier aux impératifs des autres. Mais essayez autant que possible de faire vos ateliers lorsque tout le monde est en forme et non épuisez par vos journées de travail.

Qui choisir pour vos ateliers ?

Toutes personnes motivées, mais surtout des personnes qui ont envie de vous aider sans vous contraindre. Vous devez expliquer à ceux qui vont travailler avec vous, qu’ils ne sont pas là pour vous imposer leurs idées, mais pour vous aider à trouver des idées de romans, de personnages, de lieux etc. Vous n’aurez aucun compte à leur rendre. Ils n’auront pas le droit de vous obliger à écrire ce qu’ils ont envie de lire. Bref, il faut que vous mettiez les points sur les i dès le départ : vous avez besoin de personnes pour trouver des idées, pas d’un éditeur (en tout cas pas à ce stade.) Les personnes peuvent venir de tout horizons, plus ils seront différents de vous, mieux cela sera. C’est pourquoi se servir de l’imagination des enfants peut-être très utile. Ils n’ont pas encore les barrières mentales que nous nous dressons, nous les adultes.

A quoi sert un atelier créativité lorsque l’on est auteur ?

A tout ! Vous pouvez très bien utiliser des sessions de créativité lorsque vous chercher de nouvelles idées de romans, lorsque vous désirez inventer des personnages, ficeler des intrigues, imaginer des lieux, créer un monde magique.

Combien de temps doit durer une session de créativité ? 

Je pense qu’il n’est pas foncièrement utile que vos séances durent des heures. Des sessions courtes valent souvent mieux que de longues sessions interminables. De plus, vous pouvez décider de faire des sessions courtes réparties sur une semaine ou un mois, alterner les sessions en groupe ou solitaire. Je dirais que si vous travaillez en groupe prévoyez tout de même des sessions d’une heure au moins. Je vous expliquerez pourquoi mercredi. Si vous travaillez seul, des sessions de vingt à trente minutes peuvent être largement suffisantes. 

 

A ce stade, pas de limite, dites vous que tout est possible !

 

 Voilà pour la petite présentation général de ce que nous allons faire ce mois-ci.

 

A partir de mercredi, je vous présenterai les différentes étapes des ateliers créativités.

Je vous souhaite une bonne journée, n’oubliez pas que vous pouvez réagir en commentaires, et que vous pouvez me joindre également sur ma page Instagram (c’est par ici). A très bientôt. 

Ponine

Scrum Board

Poker Planning, Scrum Master, Scrum board, Projet agile…A la lecture de ces mots, vous vous dites : « Ponine a pété un câble ! » Ceux qui connaissent ces termes vont dire « rien à voir avec l’écriture ! » 

Dans les deux cas vous aurez raison ! La méthode Scrum est une méthode de développement de projet agile, notamment pour les logiciels. Je ne vais pas vous faire un cours sur le Scrum, parce que je n’ai pas les compétences. Vous pouvez jeter un œil à la page Wikipédia qui vous donnera une idée assez large de ce qu’est le Scrum. Vous pouvez aller lire cet article – je ne connais pas l’auteur mais l’article me semble bien complet. Grosso Modo, le but de la méthode Scrum est le travail en sprint (rapide) de projet, par une équipe, avec des réunions quotidiennes pour faire le point. (Ah quand je résume, je résume ) 

Qu’est ce qu’y m’intéresse dans cette méthode pour que je vous en parle ? 

Deux choses ! Le SPRINT et le SCRUM BOARD

Le sprint déjà : le concept de travailler durant un temps court sur une même « thématique ». 

Le SCRUM BOARD – le tableau – d’autre part qui permet de visualiser votre travail.

A partir de maintenant, je ne vais pas vous parlez de la vraie technique SCRUM qui peut être employé par des professionnels du monde digital, non je vais vous montrer comment on peut s’en servir nous les auteurs, avec notre petit cerveau tout seul -le scrum est un cerveau collectif – et réutiliser le scrum board pour notre projet à nous qui est : UN ROMAN (ou tout autre forme de récit). 

Le sprint est une étape qui me semble incontournable, car il s’agit de faire son projet ou certaines tâches menant à un gros projet, en un laps de temps très court. 

 

La théorie : 

Dans les grandes lignes votre STORY c’est à dire est la liste des actions pour obtenir à la fin votre projet fini (ou la partie de votre projet par ex. les recherches ou la rédaction) qui soit rédiger d’un bout à l’autre. 

Si on se sert de la méthode SCRUM, disons que le premier jour de travail vous devez : lister les tâches à accomplir pour obtenir votre produit fini. Le temps que vous allez consacrer en tout et pour tout à votre projet. Pour écrire un récit, les tâches à effectuées,  sont des taches en amont de la rédaction (cherches, idées, thématiques, listes des personnages, lieux etc), soit de la rédaction et des tâches après (comme la relecture, la correction, les lecteurs bêta, la publication).

En terme de temps, faites ce qui est le mieux pour vous mais n’oubliez pas SPRINT ça veut dire rapide! Il faut donc que vos découpages de taches impose un rythme rapide! Donc non, on ne prend pas 3 ans pour effectuer des recherches ( sauf si vous écrirez un roman historique hautement complexe, un doctorat, un master ou quelque chose qui demande réellement des années de recherches !). 

Actions : 

Nous sommes donc au premier jour : le moment est capital. Vous devez vous munir d’une feuille de papier ou d’une ardoise, bref que quelque chose sur lequel écrire, un stylo pour écrire en gros (pas de minuscules caractère pour cette fois, vous devez vous mettre dans la tête que vous êtes un entrepreneur agile à la recherche du projet qui vous fera gagner de l’argent – ça motive l’appât du gain ). C’est alors que commence le travail : 

  1. Noter en gros le projet : exemple : écrire une nouvelle. 
  2. Lister les étapes essentielles qui vous viennent en tête, en maximum 15 min. 
  3. Relire votre liste en vous demandant si vous n’avez rien oublier. 
  4. Détendez-vous quelques instants vous avez bien travaillé. 
  5. Aller chercher des post-its, des feuilles de couleurs, des cartes,etc. Le but, c’est d’avoir du papier colorés (c’est bien plus joli et visuel) et un stylo noir. Le noir passe mieux sur le papier coloré. 
  6. Trouver un endroit où vous pourrez afficher vos cartes, post-it, feuilles de couleur. Un tableau en liège, une armoire, la porte du frigo, un mur. Le mieux c’est d’avoir un tableau en liège que l’on peut transporter et ranger si on n’écrit pas toujours au même endroit où si l’on n’a pas de coin à nous. 
  7. Trier les tâches par catégories. Par exemple tout ce qui est recherches ensemble. Tout ce qui est rédaction ou correction ensemble. Pourquoi ? Parce que vous allez utiliser les feuilles de papier pour repérer vos grandes thématiques. 
  8. Inscrire les actions sur les papiers. 
  9. Décidez de combien de temps il vous faudra pour accomplir votre projet global. Décidez ensuite de combien de temps vous vous autorisez à mettre pour chaque catégorie. I
  10. Prendre le tableau de liège et le diviser en 5 parties dans le sens vertical. La première partie sera constitué de votre DECOUPAGE : recherches / rédaction / correction. La seconde aura pour titre « TO DO » (à faire), c’est là que vous mettrez pour le moment, toutes vos petites fiches. La troisième « EN COURS ». La quatrième « FAIT » et la dernière colonne vous servira pour répertorier tous les PROBLEMES

Voilà votre tableau est fait ! Pas mal, non ?

Le travail ne s’arrête pas là ! Et bien non, il reste le plus important du travail : travailler à votre projet. Tous les jours ou tous les jours que vous avez choisi de travailler à l’écriture de votre projet, vous prendrez votre tableau, pour faire le point. Durant quelques minutes, maximum 10,faites le point sur ce qui a été fait à la séance précédente, vous avancerez les tâches selon qu’elles sont « en projet » ou « effectuée ». Vous en profiterez pour voir s’il y a des difficultés. Des recherches dont vous n’avez pas trouvé la réponse par exemple, ou des problèmes d’emplois du temps. Cela s’appelle la Mêlée quotidienne et si elle est utile aux entrepreneurs, elle l’est aussi pour vous ! 

Le but n’est pas de se mettre la pression. Bien entendu, votre premier tableau ne sera pas parfait. vous pourrez sur ou sous évaluer le temps qu’il vous faudra pour tel ou tel tâches, mais ce n’est pas grave, l’être humain est fait pour apprendre. 

 

Pourquoi je vous ais parlé de ce tableau alors qu’il est nettement plus utile pour le travail en équipe et qu’il n’est pas inventé pour les auteurs ?

Je crois que beaucoup de gens n’ont pas conscience du temps qu’ils perdent à ne pas savoir quoi faire. Lorsque l’on a une liste de tâches à effectuer, il est plus facile de savoir où l’on en est. Pour ma saga, j’ai fait de nombreuses heures de recherches, sans trop savoir où aller. Parfois, je pensais avoir fait des recherches sur un sujet, alors que non et je me retrouvais perdue et pas uniquement parce que l’organisation et moi cela fait deux, mais parce que clairement je ne savais pas où j’en étais. Ne vous est-il jamais arrivé d’être persuadé d’avoir fait la fiche de personnage de tel personne pour vous rendre compte après 3 heures de fouilles dans vos classeurs qu’en vrai non, il n’y a pas de fiches pour ce personnage ? Qu’en ayant un tableau qui vous dit où vous en êtes tout est bien plus clair et précis. 

De plus, je crois qu’avoir sous les yeux l’avancer de son histoire permet de rester motivé. Si dans la case rédaction vous avez 50 chapitres (admettons que vous ayez besoin de 50 chapitres) savoir qui vous en avez déjà écrit 30 sera plus motivant, que si vous dites « il m’en reste 20 à écrire », là vous aurez en visuel ce qui est accompli.

Avez-vous déjà entendu parler de cette méthode ? Qu’en pensez-vous ? L’utiliseriez-vous ?

 

Bonne journée,

Ponine

Un héros n’abandonne jamais…de débuts négatifs

Lorsque l’on lit des romans on se rend compte d’une chose : les héros n’abandonnent jamais. Lorsqu’ils ont un objectif ils vont jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. Cela donne envie, envie d’être comme un héros et d’aller jusqu’au bout de ses rêves. 

Tenace, pugnace, acharné, coriace, opiniâtre, inébranlable et persévérant. Tout ces termes peuvent définir un héros de roman. Même si au début de l’histoire il peut refuser d’entrer dans l’aventure, il finit toujours par entrer dans l’action. Un héros garde toujours en tête ce qu’il veut, mais est-ce qu’il réussi à chaque fois ? 

Un héros doit toujours partir à l’aventure, sans aventure pas d’histoire mais est-ce que le héros réussi toujours ses aventures et obtient tout ce qu’il désire

Il se peut que le héros commence avec un arc narratif négatif dans lequel il est malheureux, ou dans lequel il lui manque quelque chose. Cet arc narratif impose donc que la situation du héros au début de l’histoire ne soit pas parfaite, il veut ou ressent le besoin de changer ou non, toujours est-il que votre travail en tant qu’écrivain est de montrer à quel point sa situation est négative. Cette situation peut être mauvaise pour le héros.

Par exemple : votre héros peut être dans une relation amoureuse toxique. En partant de cet exemple plusieurs possibilités s’offrent à vous : Soit le héros sait déjà, au début du roman, que la relation est néfaste pour lui et il veut en sortir. Soit le héros n’en a pas conscience et ses proches tentent de le faire sortir de cette relation. Soit personne dans l’entourage du héros et le héros lui-même n’ont pas conscience de cet négativité.

Un début négatif peut sembler plus facile lorsque l’on commence une histoire. Dans certains cas, c’est vrai, mais un arc (voir trop) négatif en début de roman peut très vite prendre la route d’une fin en happy end, très contes de fées. Personnellement, je suis contre les fins contes de fées ou tout est beau et gentil et où le méchant se fait tuer entre deux parce que c’est un « vrai méchant chez qui tout est noir », mais cet avis n’engage que moi, libre à vous d’écrire des histoires contes de fées.

Lorsque l’on part d’un arc narratif négatif quels sont les solutions pour la fin de l’histoire ?

Vous pouvez soit :

  • Offrir à votre héros un happy end parfait. Il était pauvre, dans une relation amoureuse néfaste pour sa santé physique mental, il était malade etc (je dis Il pour le héros mais il peut s’agir d’une femme) et il finit heureux, riche, dans une relation de couple saine et en bonne santé. Alors il s’agit d’un revirement total à sa situation initiale.
  • Lui donner un arc narratif encore plus négatif et une fin plus misérable encore que sa situation initiale. Il était en couple même dangereux pour lui, avec un peu d’argent, et vivant dans un appartement, rien n’empêche qu’il finisse pauvre, à la rue, seul, sans famille, ni ami, malade etc.  On assiste alors à sa déchéance.
  • Vous pouvez terminer le roman comme il a commencé. Le héros n’est ni dans une meilleure situation, ni dans une pire. Il a juste avancé mais au final se retrouve dans la même situation. Il reste avec le même compagnon, dans le même travail, la même situation au travail, la même santé. On l’a simplement accompagné dans une phase de sa vie mais au final, il fait le choix de garder ce qu’il a.

Dans ces trois exemples, on part du principe que :

1. Le héros passe de malheureux à heureux. il a obtenu tout ce qu’il voulait et du coup, il se sent bien mieux.

2. Il est encore plus malheureux que lorsque son histoire à débuter.

3. Il n’a pas évoluer, ni d’un côté ni d’un autre.

Mais ! Parce qu’il y a un mais, il existe tout un tas de nuances entre ces choix. C’est ce que nous allons voir à présent.

  • L’arc narratif dans lequel le héros a une meilleure situation « matérielle », il était malheureux dans sa vie, dans son couple, en mauvaise santé au début de l’histoire et matériellement, il obtient tout ce qu’il pouvait désirer. Oui, mais voilà, comme le dit si bien le proverbe l’argent ne fait pas le bonheur. Il a certes une belle maison, un couple qui sur le papier est parfait, mais il se rends compte que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux et que la vie « malheureuse » du début n’était pas si mal en fin de compte. Sa situation a donc évolué en bien et en mal.
  • L’arc narratif négatif, la situation matérielle du héros est finalement pire qu’au début. Si on reprend l’exemple deux, il est pauvre, seul, malade, etc. Mais au final, il se rend compte que c’est pour le mieux. Qu’il a quitté une situation qui le rendait malheureux et il décide de prendre la vie comme elle est et d’être satisfait de son sort.
  • Sa situation matérielle est la même ? Mentalement, il a cependant évolué dans un arc narratif positif ou négatif. Voilà le vrai changement. Il peut soit être satisfait de sa vie, même si elle n’est pas parfaite. Soit être encore plus malheureux qu’au début parce que sa situation n’a pas évolué. 

Est-ce tout ? 

Non, car toutes les combinaisons sont possibles. Ce que je voulais vous dire, c’est qu’une histoire qui commence mal pour le héros ne doit pas nécessairement bien finir. Elle ne doit pas toujours finir plus mal encore.

Pourquoi ? Parce qu’il faut prendre en compte toutes les richesses de ce qui fait un héros un être humain à part entière. Une histoire peut très bien s’achevait sur certains aspects que cherchait à atteindre le héros au début de l’histoire et se terminer plus mal encore sur d’autres aspects auxquels il n’accordait pas nécessairement d’attention trop focalisé sur son objectif principal.

Pour l’exemple, je prendrais Les Misérables, plus précisément le personnage de Marius Pontmercy, on peut dire que son but principal est d’obtenir l’amour de Cosette, le second d’aider ses amis révolutionnaire à changer le destin des pauvres gens. Il commence l’histoire, pauvre, avocat devant survivre en donnant des leçons de langue, vivant dans une masure et n’ayant dans sa vie que deux amis, Courfeyrac et Maboeuf. S’il pense que ses amis seront toujours présent, que leur barricade changera la face du monde pour un avenir meilleur. Il finit le roman, marié à Cosette, son grand amour, riche, « Baron » ayant retrouvé sa famille, pourtant tous ses amis sont morts et le monde n’est pas « meilleur » pour autant. Sa situation s’est améliorée pour le mieux et pourtant il porte le poids du survivant, puisqu’il est le seul de ses amis à avoir survécu.

Pourquoi est-ce tellement important ? Tout simplement parce que ce sont les failles qui rendent les personnages humains et ce sont pour cela que les lecteurs s’y attachent même bien après que le livre soit refermé et tous les détails de l’histoire oubliés.

Partir d’une situation initiale négative n’est donc pas forcément facile. Il ne suffit pas d’arranger la situation du héros pour que l’histoire soit bonne, intéressante et riche. Il faut parfois creuser et offrir des failles au lecteur pour qu’il s’identifie d’autant plus au héros et à son histoire. 

Bonne journée, 

Ponine. 

 

 

 

 

Exercez ses sens

Les cinq sens : L’ouïe, la vue, le toucher, le goût, l’odorat. C’est bien beau tout ça, mais lorsque l’on écrit, s’il y a bien une chose à laquelle on ne pense pas forcément ce sont nos sens. Quand je dis nos sens je parle des quatre autres, parce que tout le monde se sert de la vue lorsqu’il s’agit de décrire. 

Alors la vue, oui c’est très bien, mais lorsque l’on veut décrire un paysage, l’odorat c’est utile aussi. Lorsque l’on veut décrire quelques mets gouteux le goût c’est cool et l’odorat aussi. Quand on écrit une scène qui se passe à un concert c’est sympa de pouvoir utiliser l’ouïe. Quant aux vêtements vous les décrivez comment ?

On dit toujours qu’une bonne description passe par les cinq sens, pas toujours les cinq en même temps, hein 😉 Sauf à quelques exceptions près, lorsque l’on écrit on montre ou l’on décrit, mais on use et abuse de la « vue ». On décrit peu les odeurs, les goûts, le toucher, les bruits, parce que c’est un exercice difficile, alors du coup, on perd beaucoup. Moi-même lorsque j’écris mon premier jet, outre le fait que je mette énormément de dialogue, je décris avec la vue, c’est un fâcheux défaut, mais il me permet deux choses : 

-d’avancer dans mon histoire plus rapidement et de ne pas me lasser.

-de corriger en sachant ce que je vais devoir insérer et penser dans les corrections et mine de rien ça me fait gagner du temps. 

Lorsque je corrige, j’ai avec moi une grille qui me permet de savoir si j’ai utilisé assez d’éléments de tous les sens dont nous disposons (le 6eme aussi mais ça j’en parlerais un autre jour) et je coche. Mon but n’est pas de cocher mes petites cases pour le plaisir, sinon autant jouer au Morpion, mon objectif est de rendre ma description plus vivante, et encore je dis description mais pas seulement c’est tout le roman qui s’enrichit. 

Certes mais comment fait-on ? C’est bien joli d’avoir une jolie feuille avec son tableau, mais concrètement si l’on utilise de la vue c’est bien qu’il y a un « truc » qui fait que l’on ne passe pas d’abord par l’usage des autres sens. L’habitude, peut être ? Un manque de connaissance des autres sens, certainement !

Je ne vais pas vous dire que c’est mal de ne pas maîtriser l’usage des autres sens, moi-même j’ai besoin d’y penser en phase de correction, mais l’on peut faire quelques petits exercices pour s’améliorer. 

Mon cas personnel n’est pas une généralité mais il m’a longtemps manqué du vocabulaire. Les goûts, les textures, les objets, les sons sont difficiles à décrire. Même lorsque l’on touche un objet, on le voit. On s’attend à quelque chose. Si vous touchez votre lit vous vous attendez au contact du tissu. Si votre chaise a de petits « grains » vous saurez qu’elle est rugueuse avant même le contact physique. En voyant une guitare vous saurez ce que vous allez entendre, un bruit de corde. Voyez un poulet rôti et vous vous attendrez à sentir l’odeur de poulet rôti. Mine de rien la vue conditionne énormément notre environnement.

Le premier exercice que je vous propose est de dresser une liste de vocabulaire pour chacun des quatre autres sens que la vue (quoi que même pour la vue cela peut être très utile ne vous privez pas). Avant de faire quelques cherches dans un dictionnaire ou sur internet, utilisez vos propres mots. Utilisez un tableau et dans chaque case inscrivez les mots qui vous viennent à l’esprit. 

Pour ma part ma première liste était ODORAT : j’avais quelques mots en tête, odeur florale, épicé, musc, rose, fleurs, ambré, tonique, cannelle, poulet rôti, herbe coupée, etc. Je ne savais nécessairement à quoi ces termes faisaient références. Lorsque je me suis retrouvée, très rapidement à court de mots ou d’expressions, j’ai dû me rabattre sur une recherche internet. J’ai eu bien du mal à avoir une liste assez conséquente pour chaque sens, parce que l’on n’y réfléchit pas. Lorsque vous humez un plat, votre première réaction n’est pas de noter les saveurs, mais de les vivre, et c’est ce que vous devez mettre dans votre roman. 

Le second exercice que je vous propose est un exercice que l’on peut faire avec des enfants et je crois qu’il est très inspiré « Montessori » avec des exercices de privation de sens pour décupler celui que je veux faire fonctionner.

Les outils : 

La fonction vidéo de votre téléphone. 

Un bandeau pour se couvrir les yeux. Des bouchons d’oreilles. Un pince nez. 

Des morceaux de tissus, des boîtes à épices, des objets de formes, tailles et matières différentes, des musiques ou des instruments pour faire des « bruits » différents, de la nourriture ou des objets que vous pouvez mettre dans votre bouche sans risque (étouffement, intoxication, etc)

Vous ne pourrez pas faire tous les exercices en une seule fois, ce serait trop « fatiguant » mentalement et ennuyeux. 

Le but de ce petit jeu, vous l’aurez compris est de deviner ce que l’on sent, touche, goute et entend, sans l’usage de la vue. Mais pourquoi la fonction vidéo de votre téléphone ou d’une caméra ou même de votre webcam ? Pour filmer vos réaction physique, mais également pour capter ce que vous allez en dire. Vous touchez un objet, dites ce à quoi cela vous fait penser, décrivait tout haut ce que vous ressentez, éprouver, ce que cela vous fait, l’effet, la sensation et essayer de deviner, pas juste en touchant, mais en sentant, en écoutant, en tapant sur l’objet, en le goutant ( si cela est possible, n’allez pas vous empoissonner). N’oubliez pas que le toucher peut s’effectuer avec une autre partie du corps que les mains. Si vous pratiquez ce jeu en famille, vous pouvez soit définir à l’avance les objets ou ingrédients à deviner en amont, ou alors laissez les autres choisir d’eux-mêmes ce qu’ils vous feront tester – pour ceux qui pratiqueraient ce jeu avec des enfants veillez à ce qu’un adulte supervise ce teste à l’aveugle, on ne sait jamais. 

Au fur et à mesure augmenter la difficulté et tenter de reconnaître les mêmes objets, quelques jours ou semaines plus tard, mais cette fois avec un autre sens en moins, et continuer jusqu’à ce que vous puissiez décrire les objets avec qu’un seul sens, afin d’en capter toutes les nuances.

Ce qui peut être amusant c’est de comparer les mots et expressions utilisées pour décrire un même objet, une même saveur, un même son, par des personnes différentes. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas tous les mêmes sensations, ni les mêmes mots pour parler du même objet. 

Je ne dirais pas qu’il faut s’exercer souvent à ce type de jeux mais ils permettent de réellement s’approprier des matières, des odeurs et tout ce qui peut vous aider à mieux écrire et décrire des scènes vivantes, non plus en vous focalisant sur la vue mais sur tous vos autres sens. 

 

Belle journée à tous, 

Ponine 

Les chapitres : construction et nombre de mots

Bonjour à tous,

On dit toujours qu’un roman doit être structuré, bien structuré, qu’il faut que tout s’enchaîne avec élégance, logique et délimitation, le tout en donnant la sensation que les actions s’articulent avec une aisance et une facilité déconcertante. Alors on pense : chapitre.

Quoi de plus structuré qu’un chapitre ? Il comporte un titre, un numéro, un signe de reconnaissance comme un saut de page, du « blanc » avant et après. Un chapitre cela se reconnaît à la vue, en dehors de quelques exceptions littéraires dont je n’ai pas d’exemple sur le moment. Disons que dans la majorité des romans, on repère un chapitrale.

Qu’est ce qu’un chapitre ?

Dans l’esprit populaire, un chapitre correspond à une unité ( de temps, de lieux, de point de vue, de sujets, de personnages, d’action…). Un chapitre a un début et une fin, que ce début ou cette fin soit repérable par un numéro, un titre ou un espace. Le chapitre sert à structurer l’histoire. Souvent les chapitres sont composés de scènes, au moins une ; sinon il n’y a pas d’avancer de l’histoire, et en dehors du tome 2 de la saga Twilight de Meyer je n’ai jamais vu de chapitre sans scène -si quelqu’un à d’autres références soyez gentil de partager je suis curieuse – pour ceux qui n’auraient pas lu le livre plusieurs chapitres commencent par le nom du mois et le reste de la page est vierge pour montrer qu’il ne se passe rien dans la vie de l’héroïne durant des mois.

Combien de mots doit faire un chapitre ?

Ah la grande question. Elle va de paire avec les questions : combien de mots pour un roman ? combien de mots dans une scène ? Est-ce que si mon roman fait X de mots il est bien un roman ? Est-ce que écrire plus de X mots est une bonne idée ? … En réalité, il n’y a pas de bonne réponse, parce qu’un roman n’est pas un calcul mathématique. Il s’agit de sentir ce qui est le mieux pour votre histoire. Pourtant, il émerge une tendance actuelle à rédiger des chapitres courts. L’avantage des chapitres courts c’est que le lecteur peut poser le roman plus facile et le reprendre plus facile. S’il est dans les transports par exemple, il peut lire un ou deux chapitres et se sentira plus attiré par la reprise du roman que s’il doit couper sa lecture au beau milieu d’un long chapitre.

A creuser : Plus les scènes et les chapitres sont brefs, plus le rythme du roman sera rapide, parce que l’on ira à l’essentiel.

Vous pouvez très bien avoir beaucoup de longs ou de courts chapitres et casser le rythme avec un chapitre différent, ce qui créera de l’étonnement chez votre lecteur. Mais rien n’est obligatoire.

Pour ma part, mes chapitres font souvent entre 1500 et 2500 mots. Parfois, plus court, je crois vers les 1000 mots, des fois beaucoup plus long, dans les 5000 mots mais c’est très rare.

Combien de chapitres doit compter un roman ?

Tout dépend. Si vous écrivez un pavé de 1 000 pages, il se peut qu’il y ait plus de chapitres qu’un roman de 100 pages, et encore, on peut écrire un roman très court avec de très court chapitres et un roman long avec de long chapitres, ou l’inverse. Tout dépend de la structure de l’œuvre, de ce que l’on a envie / besoin de faire pour faire avancer l’histoire.

Le chapitre marqueur de changement :

Un chapitre c’est avant tout le marqueur d’un changement dans l’histoire. On peut introduire un nouveau lieu, un nouveau personnage, une nouvelle intrigue, marquer le temps qui passe, ajouter une nouvelle dose de suspens en coupant l’action. Terminer sur un rebondissement ou avant la fin d’une scène est un bon moyen de décupler le suspens et l’intérêt du lecteur. Pourtant, il faut veiller à ne pas achever ses chapitres toujours de la même manière – sauf si l’on veut jouer sur un effet de style – sans quoi le lecteur peut rapidement s’ennuyer.

Que faire si on a des difficultés à structurer ses chapitres ?

On peut très bien commencer sans penser aux chapitres. Cela peut être stressant de découper son roman en amont de l’écriture. Il n’est pas non plus obligatoire de suivre sa structure première, mais si on éprouve des difficultés à structurer, le mieux reste de ne pas penser « chapitres », mais plutôt éléments de l’intrigue et découper son roman, dans un premier temps, en acte. J’ai déjà parlé des actes à plusieurs reprises. Le découpage en chapitre peut attendre que l’histoire se soit réellement mise en place dans votre esprit pour se faire. Et si réellement vous ne parvenez à couper votre récit, vous pouvez toujours demander l’aide de vos proches pour qu’ils vous conseillent. Certaines personnes savent d’instinct où il faut marquer une pause et si vous n’y parvenez pas ce n’est pas une fatalité, avec de l’expérience, beaucoup de lecture, vous sentirez les moments propices aux coupures.

Bonne journée,

Ponine.

 

Les personnages secondaires : faut-il un plan pour les créer ?

Bonjour tout le monde,

La question que je me posais ces derniers jours c’est la suivante : FAUT-IL UN PLAN POUR CREER UN PERSONNAGE SECONDAIRE ?

Autant, il est logique et même indéniable de savoir exactement qui est le héros, parce que c’est sur lui que repose l’histoire. C’est un peu de même pour les personnages principaux parce qu’ils sont là pour aider le héros dans son cheminement, parce qu’ils portent également l’histoire mais qu’en est-il pour les personnages secondaires ?

Qui sont les personnages secondaires ?

Ce sont des bases qui servent à mettre en valeur les personnages principaux, qui eux sont là pour porter le héros. Tout du moins, c’est l’idée qui ressort de ce à quoi servent les personnages secondaires. Souvent les personnages secondaires ont des intrigues, que l’on appellent secondaires. C’est-à-dire les intrigues qui n’ont pas nécessairement avoir avec l’intrigue principale. Ils enrichissent l’intrigue, la complexifie et très souvent mettent des bâtons dans les roues du héros. Ils rendent l’histoire plus vivante.

Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que les personnages secondaires ne sont pas là pour faire tapisserie, s’ils ne servent à rien alors ils ne sont pas des personnages mais des figurants. Les figurants ne doivent pas être trop nombreux sous peine de perdre le lecteur.

Alors est-ce nécessaire d’avoir un plan pour ces personnages ?

Avoir une fiche de personnage oui, je pense que l’on ne peut pas écrire sans avoir au minimum des informations sur les personnages. Ne serait-ce que les noms, les détails physiques et quelques détails moraux. Sans ces détails notés quelque part on risque de se perdre durant l’écriture et la correction du roman. C’est également le risque de perdre énormément de temps que quelques prises de notes peuvent éviter.

On peut penser qu’un personnage secondaire qui n’a pas la même importance que le héros ou ses compères n’aura pas besoin d’une description poussée, ni même qu’en tant qu’auteur on n’est pas tenu de savoir tout de sa vie, des envies et de ses ambitions, parce que de toutes manières on n’en parlera jamais. On se dit qu’il faut mieux se concentrer sur ce qui est réellement important : l’intrigue principale et que la cohérence des personnages secondaires ne sera pas remarqué par les lecteurs de toutes manières. Ce qui est faux, les lecteurs remarquent toujours lorsque quelque chose ne va pas et qu’un personnage manque de cohérence. Ce qui ne signifie pas qu’il faille passer des semaines sur chaque personnage, loin de là.

Pour ce qui est d’avoir un plan complet, je dirais que tout dépend de la personnalité de l’auteur. Certains ressentent le besoin de savoir tout de leurs personnages, de leur histoire, d’autres en revanche aiment partir à l’aventure. Pour ma part, j’aime bien avoir quelques notes sur les personnages secondaires, mais souvent je n’ai pas le désir ou le temps d’écrire un plan complet pour les personnages secondaires, car j’ai envie d’écrire mon roman. J’aime me jeter dans l’histoire et durant la phase d’écriture j’ajoute des informations sur les personnages secondaires dans leurs fiches pour ne pas oublier. D’autres fois, je n’ajoute rien sur mes fiches de personnages et je reprends le tout une fois que je suis en phase de correction. Chacun est donc différent.

Alors pourquoi je me demande s’il est nécessaire d’avoir un plan pour les personnages secondaires?

J’ai des habitudes, pourtant je crois que ce n’est pas parce que l’on a des habitues qu’il n’est pas indispensables de tester autre chose de temps à autre. Faire des tests permet d’évoluer, de juger ce qui est bon ou non pour nous. Et puis, plus l’on écrit plus on s’améliore, et plus on peut être tenté d’essayer de s’améliorer en usant d’autres méthodes.

J’ai rédigé plusieurs articles sur la manière de créer des personnages principaux et également sur comment créer des personnages secondaires, vous pouvez aller y jeter un œil.

A quoi ça sert un plan ?

Un plan sert à se repérer dans l’histoire du personnage et par rapport à l’histoire en elle-même. C’est un moyen de bien ficeler l’intrigue et d’être certain que tout est à sa place, que l’histoire est complète et complexe et qu’il n’y a rien d’inutile. Un plan est là pour aller plus vite – en tout cas plus vite que si on se lançait dans l’histoire sans rien penser à l’avance mais cela c’est dans la théorie. Le plan en principe permet de ne juger si son histoire tient la route avant même de l’avoir écrite.

A quoi penser si on veut faire un plan ?

Si on veut créer un plan, je pense qu’il faut surtout se baser sur les côtés psychologiques des personnages secondaires, afin de leur créer des intrigues intéressantes. Se baser également sur le passé du personnage est également une manière intéressante de créer vos personnages.

Il faut surtout se baser sur les caractéristiques qui permettront de mettre en avant les personnages principaux puisque le but des personnages secondaires est là pour les porter. Il est également important de ne pas faire passer les personnages secondaires au premier plan.

 Pour ma part, je crois que je vais essayer de dresser de meilleurs – plus complet – portraits de mes personnages secondaires. Souvent, je m’embrouille et je perds de vue leurs intrigues, essentiellement lorsqu’il y a beaucoup de personnages dans mes histoires. Lorsqu’il a peu de personnages ceci n’est pas un problème, pour moi en tout cas.

Si on n’a pas de plan alors ?

Si on n’a pas de plan parce que l’on était trop pressé de se jeter dans la rédaction ( Hello me ! ) rien n’empêche de créer un plan une fois que le roman est achevé et que l’on va passer à la phase de correction. Même durant la rédaction rien n’empêche de se poser le temps d’écrire un plan ou même de faire des fiches de personnages lorsque l’on a besoin. Il n’y a jamais qu’une seule manière d’écriture, aucune bonne méthode, c’est à chacun de voir ce qu’il lui plaît et lui facilite la tâche. Il est peut-être plus intéressant de dresser des fiches de personnages que d’avoir à fouiller dans tout son roman pour se rappeler si le type que l’on a vu à la page 26 a les yeux bleus et si sa description est fidèle et cohérente. Que vous choisissiez d’avoir un plan bien rédigé avec toutes les informations ou quelques idées sur votre personnage gardez en tête qu’il faut toujours s’assurer de la cohérence des personnages et de leurs intrigues tout au long de l’histoire. Ce qui est d’autant plus vrai si vous projetez d’écrire une saga.

 

Faites vous des plans pour les personnages secondaires ?

Très belle journée,

PONINE

 

Créer son héros en 1 semaine

Coucou tout le monde,

Nouveau mois, nouvelle envie d’écriture. J’avais dis aucun nouveau projet … mais ça s’était il y a trois jours. Depuis, j’ai eu quelques idées de romans, d’histoires et des envies. Un impérieux désir de création s’est encore emparé de moi. Seulement avant de me lancer dans un projet qui n’en vaudra peut-être pas la peine, parce que je n’aurais pas les idées pour construire tout un roman, j’ai décidé de m’attaquer au plan. Cela permet de voir si les idées sont assez nombreuses et si elles tiennent la route.

Est-ce possible de créer son héros en une semaine en partant de rien ?

J’aime bien commencé par brosser les traits du héros, savoir ce qu’il veut dans la vie, à quoi il ressemble, quelles sont ses aspirations, son fils d’Ariane. C’est plus facile une fois que le héros prend vie. En tout cas, j’ai plus de facilité d’écrire lorsque je sais à quoi ressemble mon héros.

Comme je n’ai pas envie de passer des mois, des années ou même des semaines à concevoir cette histoire, je me suis lancée le défi de savoir exactement à quoi ressemblera mon héros en une semaine, pas un jour de plus. On verra alors si cette histoire mérite d’être écrite et si elle a de l’intérêt et de la matière. Enfin, je pourrais savoir si elle va nécessiter beaucoup de recherches. On n’écrit pas de la même manière un récit dans un lieu et une époque que l’on connaît bien, qu’une histoire sur un endroit dont on n’a jamais vu la moindre pierres ou sur une époque que l’on n’a jamais appréhendé.

 

D’accord mais par quoi commencer ? Combien de temps y consacrer ?

 

Je n’ai pas envie de passer des heures et des heures chaque jours pour cette histoire. J’ai bien d’autres choses à faire (cf mon article sur mes objectifs du mois de mai).

Je me suis donnée pour ordre d’idée de réfléchir à ce personnage tous les soirs avant de m’endormir disons durant 30 minutes (ou moins tout dépendra du temps qu’il me faudra pour m’endormir chaque jours de la semaine). Aucune prise de note durant ce moment de réflexion informel.

Chaque jour, je prendrai 30 minutes pour réellement penser mon personnage et prendre des notes sur mes idées et les organiser.

Premier jour : LES FONDAMENTAUX

Ce que je nomme les fondamentaux se résument à :

Trouver un nom potable. Savoir quel âge il a. S’il est un homme ou une femme. Lui donner une date de naissance et vérifier son signe astrologique, pour lui donner déjà deux ou trois caractéristiques (oui, j’aime bien que mes personnages correspondent un peu à leur signe astrologique, parce que j’y crois et que je suis convaincue du bien-fondé de l’astrologie – chacun ses idées mais pour un personnage cela peut-être une bonne base de départ quand on ne sait pas trop quel caractère lui donner.). Je vais également essayer de le « voir » mentalement, savoir si spontanément je lui mets une barbe rousse ou des cheveux frisés, savoir si je vois le personnage plutôt en robe ou en pantalon. Parfois, il suffit que je trouve le nom pour directement associer le personnage à un trait physique.

Dans mon imagination, une Anaïs sera blonde et aura tendance à se passer la langue sur les lèvres.  Un Matthieu sera grand, brun et maigre avec des lunettes. Une Juliette petite, ronde et rigolotte. Pourquoi ? Je ne sais pas. C’est ainsi. Ne me demandez pas d’où je tiens ses préjugés mais pour des personnages il en va ainsi.

Je ne compte pas prendre plus de dix minutes pour ce premier travail. Bien entendu, je prendrais des notes dans un carnet, ou un classeur, en ce moment j’ai bien plus envie d’utiliser des classeurs que des carnets.

Je prendrais ensuite vingt minutes à lui trouver des qualités ou des défauts. Une manière de l’équilibrer en tant qu’être humain. (Sera-t-il seulement humain ? Mystère). Je pense que les défauts d’un personnage sont plus importants encore que ses qualités.

Jour 2 : Le travail commence sur le physique du personnage.

Même si dans la première journée, j’aurais déjà trouvé une ou deux idées de ce à quoi il ressemble, cela ne sera pas suffisant pour le décrire. Alors durant 10 minutes je vais tenter de me faire une première idée de sa couleur de cheveux, de la couleur de ses yeux, de la forme de son visage, de son corps.

Pour mieux travailler cette partie physique, j’utiliserai la méthode que j’ai déjà décrite sur le blog à savoir :

Que pense de lui quelqu’un qui le croise dans la rue ? Qu’est ce que l’on remarque de lui ? Ou sur lui ? Quelle est la première impression qu’il nous fait ? Que ressent-on en le voyant si on ne le connaît pas ? Ensuite que pense de lui une personne qui le connaît bien, comme un ami ? Quelles impresssions il donne ? Qu’est ce qu’un ami peut dire de sa personnalité ? Puis j’aime me demander ce que sa mère pense de lui, car personne n’a une vision plus subjective qu’une maman. Et pour finir, j’aime savoir ce que l’antagoniste pense de lui.

Tout ce travail sera fait en vingt minutes. Il ne sera pas complet, évidement en vingt minutes, je me contenterai du minimum. Ce sera bien suffisant.

Jour 3 : Qu’est ce que le monde normal du héros ?

Le monde normal signifie tout ce qui est avant le moment où le héros décide de partir, de quitter sa situation ou qu’il soit obligé de le faire. Ce sont les habitudes, le monde connu, les relations qu’entretient le héros avec les autres.

Où vit-il ? Avec qui ? Comment est-il face à ça ? Qui sont ses proches ? A quoi ressemble sa vie conjugal, amicale ? Que fait-il dans la vie ? Est-ce que cela le rend heureux ? Quels sont ses loisirs ?

Est-ce que ce monde normal lui convint ? Qu’est ce qui lui plait ou qu’est ce qu’il lui déplaît ? Qu’est ce qu’il voudrait changer ? Comment peut-il changer ?  

Bref, je consacrerai mes trente minutes à visualiser le monde normal de mon héros, ou plutôt son monde avant l’aventure.

Jour 4 : Les failles

Je pense que c’est le bon moment pour réfléchir aux doutes et failles du personnage. Lui créer de mauvais souvenirs, des peurs et des obstacles. De quoi a peur le héros ? Qu’est ce qui l’empêche d’avancer ? Et d’aller au delà de la zone d’inconfort ? Quelles sont ses pensées limitantes ? Et comment se manifestent-elles dans sa vie ?

Est-ce qu’il croit être incapable de faire quelque chose alors qu’il le pourrait si on ne lui avait pas toujours répété que c’était impossible ? C’est le moment de se servir de ce que l’on peut lire dans les livres de développement personnel.

Pour moi, les failles c’est le moment où l’on s’amuse le plus lorsque l’on rédige une fiche de personnage. Plus le héros est mal mené et plus il devient intéressant. Bien entendu, ce n’est pas la peine de lui mettre une enfance difficile, plus des phobies insurmontables et des peurs paniques en prime. Il faut savoir doser un peu de chaque peurs ou idées limitantes.

Jour 5 : Les projets de vie

Ah la vie ! On a des envies, des désirs, des objectifs, de l’ambition. Tout cela c’est très bien, mais encore faut-il mettre des mots sur ce que désir le héros. Qu’est ce qu’il veut ? est-ce que pour lui on ne peut vivre sans le grand amour ? est-ce qu’il faut a tout prix avoir une famille ? est-ce que pour lui la reconnaissance doit passer avant tout ? Qu’est ce qui lui donne envie de se lever le matin ? Ou justement qu’est ce qu’il n’a pas et qui lui fait mal au point de ne plus pouvoir bouger ?

Le mieux c’est de savoir ce que veux le personnage à court, moyen et long terme.

Pour prendre un exemple totalement au hasard : le héros peut vouloir dépasser sa peur de s’ouvrir à une nouvelle culture. Il peut avoir envie d’aller dans un autre pays, mais peut aussi être terrifié à l’idée de la nourriture locale, de la langue etc. Alors que va-t-il ou peut-il faire pour ne plus avoir peur ?

A court terme : tester des recettes de cuisine. A moyen terme : apprendre la langue et étudier la culture du pays. A long terme : faire un voyage.

Plus les peurs, les angoisses et les failles sont profondes plus les objectifs, les ambitions et les désirs peuvent être grand. On peut être le plus grand timide de la terre et rêver en secret de devenir l’acteur le plus célèbre qui soit. Ce n’est pas incompatible, cela sera difficile, mais c’est justement ce qui rend les histoires intrigantes.

Jour 6 : Les éléments déclencheurs

J’aime ce moment parce que je peux écrire le plan du héros.

Situation initiale : C’est le moment où j’écris à quoi en est réduit le héros à ce moment là.

Point dramatique : Quel est l’élèment qui va conclure le premier acte du roman ? Sur quoi comment l’histoire à proprement parlé ?

Acte 2 : Comment il commence ? est-ce que le héros souhaite bouger ou au contraire est-ce qu’il ne veut pas avancer ?

Point dramatique 1 : le premier gros conflit ou la 1er confrontation avec le méchant. La première grosse claque du héros.

Point dramatique 2 : Deuxième conflit.

Fin de l’acte 2 : A quoi va tenir la résolution de l’intrigue. où en est-il ? que sait-il que pense-t-il ?

Acte 3 : Derniers doutes et derniers obstacles à franchir avant le CLIMAX.

Point culminant : résolution des conflits.

Fin : sur quoi s’ouvre la fin du roman, le nouveau monde.

Voilà qui est expliqué très schématiquement mais je n’ai pas l’intention de passer plus de 30 minutes sur cette partie là non plus. Mon but c’est de brosser un portrait très rapide.

Jour 7 : Relecture des idées

Pas besoin d’expliquer ; simplement reprendre les notes et voir si elles sont valables ou non.

Et voilà en une semaine on peut déjà avoir une base d’idée pour un roman.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ^^

Bonne journée à tous,

Ponine