Les personnages : élaboration

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais essayer de mettre en place une nouvelle série d’article sur les personnages. Je pense que cette série peut très bien s’insérer avec le cycle d’article sur la structure d’un roman. Tout d’abord, une petite entrée en matière sur ce qu’est un personnage et quand faut-il y réfléchir.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un bon personnage ?

Je dirais qu’un bon personnage est un personnage utile à l’histoire, qui a également une histoire et qui a un but, un objectif et auquel le lecteur peut s’identifier. Les personnages doivent avoir un but non seulement dans leur vie fictionnel mais également dans le sens où sa présence doit être un but au récit , ils doivent servir à faire avancer l’histoire. Si on peut enlever le personnage sans que l’histoire perde en force alors il s’agit d’un figurant.

Loin de moi l’idée de vous dire que vous ne devait pas faire intervenir de figurant dans votre roman, mais si vous avez des difficultés à gérer beaucoup de personnages mieux vaut ne pas avoir de figurants, en tout cas le moins possible. Le bon sens voudrait que les personnages secondaires puissent être utiles eux aussi.

Quand élaborer les personnages ?

Je pense que les personnages peuvent être à l’origine de l’histoire, surtout en ce qui concerne le héros. Le héros peut nous apparaître bien avant d’avoir l’idée de l’histoire que nous voulons écrire. On peut aussi avoir déjà en tête le thème, l’idée du roman, une intrigue et ensuite trouvé le héros.

En tout cas, pour ce qui est des personnages, il arrivera toujours un moment où vous aurez besoin de vous asseoir pour les concevoir, car si on peut avoir très rapidement en tête le héros et deux ou trois personnages principaux, malheureusement tous les personnages n’apparaîtront pas « comme par magie » dans votre tête. Il faudra y réfléchir, leur trouver des objectifs, des familles, des envies, une biographie etc.

A la question quand doit-on élaborer ses personnages, je dirais n’importe quand entre le moment où l’idée d’écrire nous vient en tête et le moment où vous commencer à écrire. Je ne pense pas que l’on puisse « encore » concevoir ses fiches de personnages lors de la phrase d’écrire. Je ne dis pas qu’un personnage ne peut pas subitement apparaître lorsque vous écrirez parce que vous en aurez besoin mais dans 95% des cas vous ne devriez pas commencer à écrire avant de savoir exactement qui seront tous vos personnages, quels seront leur objectifs, leurs buts et leurs histoires.

Pourquoi les personnages sont si importants ?

Pour ma part, je suis convaincue que toute histoire doit avoir des personnages forts et construits. Je crois que toutes les histoires ont besoin d’être portées par des personnages complexes avec de vraies intentions. Je suis persuadée que même l’histoire la plus banale, la plus simple et la moins originale peut être totalement transformée et captivante portée par des personnages forts et bien travaillés.

Même si tous les choix sont justifiables, je pense qu’avoir des personnages stéréotypés n’est pas la meilleure des décisions à prendre. Je ne dis pas qu’avoir un personnage qui ressemble à tous les personnages de ce « genre » peut être intéressant, mais il faut pouvoir justifier ce choix, sans quoi le lecteur peut ne pas être captivé par l’histoire et ne pas trouver dans votre récit assez d’originalité pour être vraiment digne d’intérêt.  

Depuis le temps que je lis des histoires ou que j’écris, je me rends compte de l’importance des personnages, non seulement en tant qu’humain (même si ce sont des personnages de fictions) mais aussi en tant que structure de l’histoire. Je crois que ce sont les personnages qui font avancer l’histoire, qui l’écrive si je puis dire. Afin d’élaborer les personnages de vos histoires vous devez garder en tête que les personnages sont un ensemble, qu’ils forment l’histoire et une cohérence.

Dans les prochains articles, j’évoquerais les différentes manières dont je rédige les fiches de personnages, sur la manière dont je conçois les personnages, les questions que je me pose pour parvenir à créer des personnages.

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La méthode flocon de neige

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est le jour du tutoriel du mois et je voudrais vous parler d’une méthode que l’on appelle Flocon de Neige. Cette méthode je les testais il y a une dizaine d’année et je n’ai jamais vraiment apprécié de l’utiliser, pas complètement en tout cas, mais cela ne doit vous empêcher de vous l’approprier ou de l’essayer.

Cette méthode est en une dizaine d’étapes, on peut bien entendu changer certaines étapes, les sauter ou décider de tout suivre comme il est prévu. Ce que je ne dis pas durant l’article c’est que l’on peut toujours revenir en arrière pour corriger des choses si on se rend compte que l’histoire a besoin de modifications.

Etape 1 : Le pitch

Cette étape est primordiale et d’ailleurs si vous ne deviez en adopter qu’une seule pour la vie se serait celle-ci.

Cette étape demande de la concentration, quelques minutes et un cerveau en état de fonctionner. J’ai déjà dû vous parler du pitch dans certains articles (notamment celui-ci : le pitch), parce que cette technique je l’ai apprise (d’accord revue) lorsque j’étais à la fac et que je suivais des cours de cinéma.

Il s’agit de trouver l’idée principale et de l’écrire en quelques mots. La méthode flocon de neige dit qu’il faut mieux avoir une phrase écrire en une quinzaine de mots maximum. Je suis bien d’accord. Le pitch doit être ultra concis, donner seulement « envie » aux futurs lecteurs de lire le livre, et de l’intriguer. Même si cette fois, il s’agit de vous donner l’idée maîtresse de l’histoire que vous allez écrire. La méthode flocon de neige recommande de ne pas y passer plus d’une heure.

Je pense que c’est un délais un peu long, mais si on a aucune idée du sujet de notre future histoire avant de s’asseoir pour y réfléchir alors oui, une heure est un bon délais. Après tout, il ne s’agit à ce stade que d’avoir une idée plutôt vague du roman à écrire.

Etape 2 : Le résumé

Alors pour cette seconde étape, il faut étendre la petite phrase de l’étape précédente à un paragraphe. Le but de ce paragraphe est de préciser le contexte de l’histoire que l’on va écrire. Le but est d’y décrire la situation initiale en une phrase, une autre pour les « catastrophes » de l’acte 2 et 3 (petit article sur ce qu’est le découpage en 3 actes), une phrase pour le dénouement. Le but ici étant de broder autour de votre idée de départ avant de la développer un peu plus précisément et de déjà connaître la fin. La méthode flocon de neige recommande de faire ce travail en 1h.

Ce que je pense de ce résumé c’est que c’est encore une fois une bonne base de travail. On sait dès le début ce que seront les éléments importants de l’histoire et comment on veut achever le récit, c’est une bonne méthode jusqu’ici. Seul petit bémol lorsque l’on connaît déjà toutes ces idées cela peut être énervant de devoir passer du temps sur cette phase de la méthode.

Etape 3 : Les personnages

L’étape suivante est celle de la création des personnages et de leur fiches personnages.

  • Le nom du personnage
  • Un résumé en une phrase de l’histoire du personnage
  • Sa motivation (que veut-il/elle de manière abstraite ?)
  • Son objectif (que veut-il/elle concrètement ?)
  • Son conflit (qu’est-ce qui l’empêche d’atteindre son objectif ?)
  • Sa révélation  ( que va-t-il/elle apprendre ? Comment va-t-il/elle changer ? )
  • Un résumé d’un paragraphe de son histoire dans le roman (en somme l’étape 2 mais pour chaque personnage)

Le but cette fois est d’avoir une idée précise de chaque personnage et de ce qu’ils apportent à l’histoire et de leur évolution dans l’histoire du début à la fin. Selon la méthode, il faut prendre 1 h pour chaque personnage principaux.

Ce que j’en pense de cette étape : je crois sincèrement qu’à l’époque où je la pratiquais je n’avais pas pris en compte l’importance d’avoir des objectifs clairs pour les personnages, pas plus que je ne maîtrisais le besoin d’évolution des personnages, mais j’étais très jeune à l’époque. Aujourd’hui, je trouve que c’est excellent pour savoir à l’avance comment chaque personnage va réagir avant même d’avoir besoin d’y consacrer trop de temps.

Etape 4 : Les Grandes lignes du roman

C’est à partir du paragraphe de l’étape 2 que l’on brode un paraphe pour chaque phrase. On reprend la première phrase du paragraphe qui correspond à la situation initiale et on en fait un paragraphe avec à chaque fois une catastrophe (ce que je préfère moi appeler un climax). Alors chaque paragraphe doit avoir une situation initiale, une catastrophe, un dénouement. Sauf le dernier qui est censé résoudre le roman et dévoiler la fin. La méthode dit qu’il faut plusieurs heures pour cette étape.

C’est à partir de cette étape que je commençais à me lasser de cette méthode, toujours revenir en arrière était un peu agaçant, surtout qu’en ayant déjà réfléchi aux personnages je ne voyais pas l’intérêt de reprendre cette étape, mais en général je le faisais quand même, parce qu’à l’époque je voulais être une « bonne petite élève qui faisait bien ces devoirs comme on le lui disait » et je pensais également que si des gens avaient inventés cette méthode c’est qu’ils devaient sacrément être doués et que l’on devait « obéir », oui j’étais très jeune.

Etape 5 : Le synopsis des personnages

A cette étape il faut reprendre les fiches personnages de l’étape 3 et les agrémenter de petites informations pour en faire des synopsis de personnage. Pour les personnages principaux la méthode indique d’écrire une page et pour les personnages secondaires seulement une demie page. Le but est de faire un peu comme pour l’étape 4, mais cette fois pour les personnages afin de savoir exactement ce qu’ils vont faire, penser et vivre. Selon la méthode, il faudrait y consacrer un jour par fiche de personnage.  

Personnellement, je trouve que c’est une excellente idée d’avoir un synopsis de chaque personnage, même si le fait de devoir écrire une page sur chaque personnage n’est pas franchement ce qui me motive le plus. Je trouve cela trop long, notamment pour certain personnage dont je ne vois pas l’intérêt de faire un synopsis.

Etape 6 : Le synopsis détaillé

Dans cette étape, on reprend la feuille de l’étape 4 pour transformer chaque paragraphe en une page afin de mieux développer le récit et de l’approfondir. La méthode  dit qu’il faut prendre une semaine pour réaliser cette étape. En somme, une fois cette étape achevé on obtient : une page pour la situation initiale, une page pour le premier nœud dramatique, une page pour le second et une page pour le dénouement.

Ce que j’en pense : Les retours en arrière donnent l’impression de ne pas avancer. Enfin c’est la sensation que j’avais. Je pensais ne pas avancer et toujours retourner en arrière au lieu d’aller vers l’avant et je me sentais frustrée, surtout que j’avais envie d’écrire et non de rester bloquée des semaines sur le plan de mon histoire.

Etape 7 :  Approfondissement des personnages

On reprend les fiches de personnages fait jusque ici et on recommence à penser à ses personnages. Le but étant de faire des fiches extrêmement détaillées avec toutes les informations utiles : date de naissances, préférences personnelles, descriptions, motivations, histoire, relations personnelles, métier, etc. Il est dit qu’il faut y consacrer une autre semaine afin de faire cela pour chacun des personnages.

Ce que j’en pense : personnellement, je ne vois pas pourquoi cette étape intervient maintenant. Pour moi, elle aurait déjà dû être là bien avant de faire le synopsis détaillé du roman, mais bon rien n’empêche de pratiquer cette étape tout en allant.

Etape 8 : Le traitement (enfin c’est comme ça que je le nommerai)

A partir du synopsis de l’étape 6, il va falloir faire une liste détailler de toutes les scènes du roman. La méthode conseille de faire cette étape avec un tableur Excel, de faire une colonne avec le numéro de la scène, une autre avec le nom du personnage par lequel la scène est vécue, une colonne dans laquelle on décrit tout ce qui va se passer dans la scène en question, on peut également ajouter des colonnes pour inscrire le nombre de page que l’on compte écrire, ou mots, l’époque de l’action, le lieux, le nombre de personnage, autant d’informations que l’on puisse avoir besoin pour écrire. Il est dit qu’il faut une semaine pour obtenir ce genre de tableau.

Mon avis : je ne suis jamais vraiment parvenue à achever ce tableau. Ce n’est pas pour moi. Je n’aime pas cela, c’est trop « dictatorial » pour moi. Peut-être que cela peut aider certains auteurs qui ont besoin de méthode, de savoir exactement où ils vont mais je trouve cela plus agaçant qu’autre chose. Si j’appelle cette étape traitement c’est pace qu’elle me fait penser au Traitement des scénarii dans lequel on cherche à avoir une vision détaillée de l’histoire.

Etape 9 : La continuité dialoguée

Avant dernière étape de la méthode en 10 étapes. Cette fois, on prend le synopsis et le traitement et l’on commence à rédigée une description narrative de plusieurs pages pour chaque scène, on y inclut les dialogues qui viennent en tête. Ce n’est pas encore le premier jet mais un aperçu du premier jet, avant des idées. En sommes, on prend chaque scène et on la développe en une ou deux pages afin de savoir exactement où l’on va. En somme si vous avez 100 scènes vous allez vous retrouver avec 100 ou 200 pages d’explication. On dit que l’on peut faire cette étape en une semaine.

Mon avis : Est-ce encore nécessaire que je vous dise que je n’ai jamais eu la patience d’arriver jusque là ?

Etape 10 : Ecriture du premier jet

On imprime tout ce que l’on a pu écrire jusque là, notamment la continuité dialoguée et on commence à écrire le roman. C’est la partie marrante. Il est dit que l’on peut écrire son premier jet en 150 heures.

Mon avis sur cette étape : YOUPI ! On peut enfin commencer à écrire ; ce n’était pas trop tôt.

Mon petit commentaire sur cette méthodologie : Je trouve cela un peu trop laçant. Je ne voyais pas pourquoi il fallait passer autant de temps sur chaque partie, revenir en arrière et reprendre encore et toujours les mêmes éléments pour en rajouter un petit peu alors que l’on aurait pu faire tout cela du départ. Je ne suis jamais allée jusqu’au bout, parce que tout ceci me semblait insupportable d’une longueur ahurissante pour peu de résultat escompté. Pourtant, je pense que dix ans après ma dernière tentative d’utiliser cette méthode je vais peut être retenter l’expérience juste pour vous et éviter de rester sur un échec (plusieurs d’ailleurs).

Est-ce que l’un d’entre vous à déjà pratiqué cette méthode ?

Est-il déjà allé jusqu’au bout ?

 

Structurer son roman : les claques

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais conclure la petite série d’articles sur ma manière de préparer et structurer mon roman. Comme vous avez pu le remarquer, je ne suis pas une fan du « tout planifié dans les moindres détails », le plus souvent je me contente de « rêver » de prendre des notes, de penser à mes intrigues et de veiller à l’amplification de la tension dramatique. Après vous avoir parlé de la façon dont je vois la structure de mes romans, j’ai également pris le temps de vous décrire ce que je prévois en premier lorsque je planifie mon roman, dans un troisième article j’évoquais avec vous la structure des situations initiales, péripéties et du dénouement, j’avais également pris le temps de vous parler des arcs narratifs. Aujourd’hui, il sera question de ce que je nomme les claques.

Qu’est ce que les claques ?

Eh bien, je nomme claque les scènes vraiment importantes où mon héros est réellement malmené. En général ce sont les scènes que j’aime le plus imaginer et que je conçois comme étant clés dans le déroulement du récit.

Pour cela, j’essaye de garder le cap de l’objectif du héros, de le malmener au possible.  A chacune de ces quatre scènes clés (ou trois ou cinq, ou six, tout dépend de l’histoire, de sa complexité, de la longueur du récit), je me pose les questions suivantes :

-Comment empirer la situation du héros ?

-Quels sont ses buts ? Va-t-il les réussir ?

Chacune de ses scènes doivent être et avoir un arc narratif à elles seules. Je rappelle que j’ai rédigé un article sur les arcs narratifs la semaine passée, adapté aux scènes les arcs narratifs peuvent être conçus ainsi :

-Une question majeure

-Une question mineure

-Une tension

-Un moment fort

-Enfin un dénouement.

Pour augmenter la tension, il faut que chaque scène apporte quelque chose de nouveau :

-soit un indice pour la suite

-soit soulever une nouvelle question

-soit répondre à l’une des questions

Pour m’assurer de cela, et être certaine que mes scènes « claques » correspondent bien au schémas que je veux leur faire prendre je prend le temps de répondre aux questions dans cet ordre :

-Quel est la situation du héros au début de la scène : est-ce que sa situation est confortable / en danger / favorable / défavorable / a-t-il ce qu’il veut ou ce dont il a besoin

-Qui sont les personnages présent dans la scène ? Dans quel(s) lieu(x) va-t-elle se dérouler / Que va-t-il se passer ?

-Quelle va être la question principale soulevée par la scène ?

-Quelles révélations vais-je apporter aux lecteurs ? Comment vais-je les faire arriver ?

-Quelles vont être les actions ou l’action principale ?

-Comment la scène va-t-elle se terminer ?

-Comment soulever de nouvelles interrogations et les présenter aux lecteurs ?

-Quelles sont les choses que le lecteur connaît mais que les héros ignorent (ou les autres personnages) ?

-Comment faire patienter le lecteur pendant les révélations ? Comment relancer de nouvelles interrogations ?

Voilà comment je m’assure de préparer les scènes clés.

Pourquoi est-ce que j’appelle ces scènes des scènes claques ?

Ces scènes je m’en sers justement pour mettre à mal le héros, pour le pousser vers l’échec, ou la réussite. C’est pour cela que ces scènes ne sont pas nombreuses et que je m’assure de les préparer avec une réelle attention.

 

Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je tenais à continuer la petite série d’articles sur la manière dont je structure mes romans, après vous avez expliqué rapidement ce que cela signifiait dans un premier article, expliquer en détails les premiers éléments que je planifie lorsque j’écris à s’avoir la scène d’ouverture, le climax et le dénouement, aujourd’hui je vais entrer dans la phase plus « poussée » de la phase précédentes à savoir planifier la situation initiale, trouver les péripéties importantes et le dénouement.

 

Tout d’abord qu’est ce que je nomme : situation initiale

On pourrait croire qu’en ayant parlé de la scène d’ouverture dans l’article précédent, il n’y aurait pas besoin de décortiquer la situation initiale, et pourtant un peu de réflexion n’est pas mauvaise.

Ce que je nomme situation initiale c’est bien plus que la scène d’ouverture. Selon mon point de vue, la situation initiale correspond à 25% du roman, c’est tout ce qui présente les personnages principaux, l’intrigue principale, les intrigues secondaires, les objectifs des personnages. Bref, c’est ce que l’on écrit au début pour situer l’histoire et tout ce qui sera détaillé ensuite.

Comment je planifie ma situation initiale et ce que je vais « mettre » dans mes premiers chapitres ?

Pour trouver mes idées, je fouille dans mes fiches personnages, je reprends les informations que j’ai sur les objectifs, les motivations, les envies et les enjeux des personnages, afin de tisser des intrigues plus solides entre les divers personnages et les intrigues. En général, cela vient tout seul, je n’ai pas besoin de faire réellement d’efforts pour trouver ma situation initiale, parce que lorsque je commence à écrire ou à réfléchir à mon roman, j’ai toujours déjà en tête les informations que je veux distiller dans les premiers chapitres, même si durant la phase d’écriture et de correction des choses, des parties, et même des idées vont changer. Donc, je suis certainement la plus mauvaise personne pour vous comment hiérarchiser les idées pour créer la situation initiale. Le plus important, je dirais qu’il faut surtout créer la tension, petit à petit, afin que le lecteur soit toujours en haleine.

Si je passe beaucoup de temps sur la création de la scène d’ouverture (cf l’article précédent) j’en passe beaucoup moins sur la préparation de la situation initiale, parce qu’à part me concentrer vaguement sur l’ordre des idées à transmettre, je ne me concentre pas vraiment sur l’ordre des chapitres, je préfère me laisser aller sans énormément réfléchir, même si je planifie un peu les idées, que j’essaye de faire des fiches « chapitre par chapitre » et de définir les lieux principaux et les atmosphères majeures des chapitres, je ne m’attarde pas tellement. je préfère me laisser envahir par les idées petit à petit durant la phase d’écriture.

 

Les péripéties ou actions :

Les péripéties, cette phase correspond à 50 % du récit. C’est durant cette phase que le héros va vivre ses aventures, et c’est à la fin de ses aventures que l’on va avoir le CLIMAX, toutes les actions doivent aboutir au Climax. Ce qui signifie que toutes les actions doivent s’intensifier, jusqu’au point culminant.

Comme pour la situation initiale, je me sers des objectifs des personnages, des idées d’intrigues que j’ai pour planifier quelques actions, les scènes les plus importantes, je les planifie d’une manière que je nomme « vraiment« . Chez moi, vraiment ça veut dire que je prends quelques minutes pour m’imaginer la scènes, pour inscrire les actions principales, les personnages présents, parfois quelques morceaux de dialogues, et prendre en compte l’atmosphère que je veux diffuser, je prends le temps de réfléchir aux cinq sens. Les cinq sens c’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on écrit, ou alors c’est peut être seulement moi, mais souvent lorsque j’écris je me focalise d’instinct sur le visuel et alors que les autres sens sont également très important.

Je pense souvent à mes scènes avant de les écrire, je les rêve, je fais cela un peu partout : le soir avant de m’endormir, sous la douche, en faisant le ménage, durant les courses… de cette manière je peux tester différentes alternatives. Parfois je prends des notes, parfois non, même si je dis toujours qu’il faut tout noter, je pense que dès fois on peut mettre de côté certaines idées. Seulement, j’écris depuis longtemps et je suis convaincue que lorsque l’on débute dans l’écriture, il faut mieux tout noter, même rapidement plutôt que de laisser de côté une bonne idée.

Pour ce qui est de l’organisation temporelle des actions, je n’y pense vraiment que lorsque je corrige.

 

Le dénouement :

Le dénouement c’est ce qu’il reste du roman, autrement dit les 25% restants. Cette partie correspond au moment où le Climax est achevé et c’est juste avant la dernière scène. Le dénouement selon moi, c’est le retour à la vie normale.

Il s’agit pour moi de seulement savoir quel est l’arc narratif du personnage, de l’histoire, du héros pour lui choisir son retour au calme. Je parle des arcs narratifs dans un article récemment. Le retour au calme c’est la vie une fois que toutes les aventures sont terminées. cette nouvelle vie peut être soit meilleure, soit pire, soit entre les deux. Il ne s’agit pas de relancer une histoire mais simplement de montrer rapidement qu’elles ont étaient les conséquences de l’histoire, des péripéties et du climax sur le héros et comment est sa nouvelle vie.

 

J’ai bien conscience en écrivant cet article de ne pas réellement donner de clés pour écrire ces différentes parties, mais à vrai dire, je ne prends pas tellement le temps de tout planifier, de tout décortiquer dans les moindres détails. Tout ce dont je m’assure c’est de suivre une progression qui me paraît logique pour le héros, et l’histoire, c’est également de veiller à la tension dramatique.

Structurer son roman : scène d’ouverture ; climax et dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui reprise de la petite série d’articles sur la manière dont je structure mon roman, cette fois je vais vous expliquer comment je commence par structurer ma scène d’ouverture, mon climax et le dénouement de mes histoires. Il s’agit là de la première étape lorsque je commence réellement la planification.

 

La scène d’ouverture :

La scène d’ouverture correspond au moment où le lecteur entre dans l’histoire, lorsqu’il la découvre et que vous exposez votre histoire.

La scène d’ouverture ou d’exposition est toujours le premier contact que vos lecteurs auront avec votre histoire, c’est pourquoi il ne faut pas la rater. Qu’importe si votre scène d’ouverture est un prologue, la première scène de votre roman, ce qui compte c’est l’effet que cette scène doit procurer sur votre lecteur.

Je veuille toujours à ce que l’émotion qui se dégage de cette scène soit toujours celle que je cherche à faire passer dans le roman, de manière générale. A ce que l’atmosphère du roman se ressente dans cette première scène. Je pense qu’il est important d’optimiser cette première scène et de la chouchouter. J’aime beaucoup entrer directement dans l’intrigue, mais pas nécessairement dans l’action. Ce que je veux dire, c’est que l’intrigue, c’est plus « psychologique », mettre en place les objectifs de l’histoire ou du héros, et pas tellement de commencer par de l’action au sens strict du sens.

Pourquoi c’est si important la scène d’ouverture ?

Parce que cela permet de montrer quels seront les choix de l’auteur : déjà  la narration, le choix du point de vue, le vocabulaire… cela peut paraître anodin,  mais je suis convaincue que ces choix sont importants pour le lecteur.

Pour concevoir ma scène d’ouverture je prend toujours le temps de me demander :

-Quel point de vue je veux adopter ?

-Quel personnage je veux mettre en avant ?

-Dans quel lieu je veux commencer mon action ?

-A quel moment ?

-Comment je peux utiliser les cinq sens pour intensifier les émotions ?

-Est-ce que je veux commencer par un flashback ? flashforward ? par une description statique au sens dialogue ? Est-ce que je veux entrer dans l’action ? présenter un événement ou un personnage ou les deux ?

-Comment vais-je attirer l’attention du lecteur ?

–Comment puis-je rendre ce que j’ai dans la tête logique, cohérent, intéressant et ordonné pour qu’un lecteur qui ne connaît pas l’histoire puisse avoir toutes les informations importantes pour comprendre de quoi il est question ?

Ensuite, je me lance dans la phase de « rêve », je profite du temps avant de m’endormir pour vivre cette scène dans ma tête, pour la rêver. En général, je fais plusieurs phases de « rêves » avant de me lancer dans la rédaction de l’incipit. Une fois que cela est fait, que j’ai écris ma scène et bien, je lui fiche la paix et j’enchaîne avec le reste, je ne reviens pas pour corriger, pas avant la fin. C’est quelque chose que je ne fais pas mais qu’il est possible de faire si l’on hésite : écrire deux ou trois débuts alternatifs, mais franchement pas plus, sinon vous m’avancerez jamais.

Le climax :

Et bien le climax quant à lui correspond au moment le plus fort de l’histoire. C’est l’acmé de votre roman. C’est avant le dénouement, après les actions (péripéties) successives. C’est le moment où le héros affronte le grand méchant (ou ses démons intérieurs, qu’il sauve la princesse, qu’il se met en couple avec la femme de ses rêves etc).

Pour en arriver là, on a vécu tout un tas d’actions, de rebondissements, le héros était proche de vaincre et il a échoué, puis recommencer, puis il s’est approché de ce moment le plus palpitant de l’histoire et voilà venu le moment d’y penser. Pour éviter la confusion, je tiens à vous dire qu’en réalité, j’écris tout mon plan avant de commencer la rédaction, même si la manière dont je l’explique peut laisser penser le contraire.

Le climax doit donc être l’apothéose de votre histoire, le bouquet final du feu d’artifice. C’est le moment où le héros est arrivé au point de non retour, il va enfin savoir s’il peut obtenir ses objectifs ou non. C’est pour cela qu’il est bien de planifier un peu avant d’écrire ce qu’il va se passer :

-histoire de garder en tête les objectifs du héros et de ne pas en oublier en chemin

-savoir dès le début vers qu’on on tend à arriver. on ne distille pas les mêmes informations selon la manière dont le roman se termine, même si on peut brouiller les pistes en faisant croire au lecteur que « TOUT EST BIEN QUI FINI BIEN » alors qu’en relisant on peut se rendre compte que deux ou trois petits indices laissaient penser le contraire.

-s’assurer que la chute correspond bien à ce que l’on avait en tête dès le départ et que l’on ne s’est pas laissé embobiner par les personnages et l’histoire.

Comment on le prépare ce super moment magique alors?

Et bien c’est simple, on prend encore une feuille de papier et on écrit ses petites idées. Oui, le métier d’écrivain n’est pas très innovant, ni même palpitant, on écrit, on pense, on réfléchis, on corrige et on recommence.

Alors à quoi il faut veiller quand on planifie le climax ?

–Aux personnages que l’on va faire intervenir.

-A l’évolution qu’auront déjà subi les personnages.

-Au lieu où cela va se passer.

-Donner une atmosphère particulièrement et utiliser les cinq sens pour renforcer le sentiment majeur que l’on veut créer et développer.

-la logique des actions qui vont se dérouler dans cette scène.

-Qu’est ce qui a changé dans la vie du héros ?

-Est-ce qu’il va parvenir à vaincre le grand méchant ? Comment il va s’y prendre ? Qu’est-ce qu’il va en découler ?

-Comment puis-je surprendre le lecteur ?

Le dénouement :

Et enfin, je tache de me concentrer sur la fin, la toute dernière scène de l’histoire, celle ou je dis au revoir à mes personnages pour les laisser vivre leur vie sans moi. C’est la scène que je pense être la plus facile à écrire, même si elle demande un certain savoir faire stylistique, je dirais, parce qu’il faut savoir rendre la fin agréable à lire et ne pas trop sur-jouer la fin du roman.

Alors à quoi est-ce que je veille ?

Et bien à rendre la fin cohérente avec ce que je voulais écrire. Je m’arrange pour que je ne laisse pas aux personnages toute la liberté qu’ils désirent, ces petites bêtes si on n’y fait pas attention ils vont dans toutes les directions.

Je m’assure de garder en tête les objectifs de chaque personnages et d’y répondre, même si lorsque l’on écrit une série par exemple on ne peut pas toujours répondre à toutes les questions au premier tome, mais ce n’est pas grave si le lecteur n’a pas toutes les réponses, l’important c’est que moi je les connaisse. Ensuite, je me demande si je veux que ma fin soit ouverte ou fermée. Donc est-ce que je veux que le lecteur puisse penser qu’il peut potentiellement y avoir une suite, ou si je veux que tout soit bien clairement fini.

Lorsque l’imagine mon roman, je tente toujours de trouver deux ou trois fins alternatives si celle que je conçois en premier me paraît trop « facile ».

Comme pour les deux autres scènes importantes, je me question toujours sur quels personnages faire intervenir, dans quel lieu, à quel moment (juste après le climax ? des semaines plus tard ? faire revenir le héros durant un peu de temps à la nouvelle vie normale ou non? ), quelle est la logique de la scène ? qu’est ce qui doit être montré ? quelle est la nouvelle émotion que je veux faire passer ?

Je crois qu’en faites pour la toute dernière scène de l’histoire, c’est réellement le récit en lui-même qui impose la fin, donc je ne peut pas réellement vous expliquer plus en détail comment je la conçois, parce qu’à part en m’assurant de répondre aux objectifs des personnages, je ne fais pas réellement de grandes réflexions sur la dernière scène.

Voilà ce que je pouvais vous dire sur la manière dont je planifie mes romans.

Structurer son roman : L’idée maitresse

Bonjour à tous,

Aujourd’hui commence une nouvelle série d’article sur la manière de structurer un roman. Comme toujours, je ne présente ici que ma vision des choses, toutes les autres manières de structurer un roman sont valables pour le peu qu’elles vous soient utiles, alors n’hésitez pas à mettre en commentaire votre manière de faire, elle peut être utile à tous.

J’ai intitulé cet article l’idée maîtresse parce que je compte vous exposez rapidement ce que j’entends pas structurer son roman.

Tout d’abord, je m’assure d’avoir du papier et des stylos de couleurs à disposition. C’est le matériel que j’utilise pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Etant un peu paranoïaque, je m’assure également que personne ne puisse venir jeter un œil sur ce travail préliminaire pendant que je m’y atèle, d’autant plus que j’ai tendance à être de mauvaise humeur lorsque je suis en planification et je bougonne beaucoup, pour un tas de raison (me tromper dans mon code couleur est d’ailleurs la raison qui me rend bougonne la plus part du temps). Alors une fois que mes feuilles de papiers (blanches, à carreaux, et mon carnet de préparation) sont installées sur mon bureau que j’ai vérifié que mes stylos étaient bien là, je peux commencer.

La première de mes étapes consiste a définir ma scène d’ouverture, puis mon climax et enfin mon dénouement. Ce sont les trois scènes que j’ai besoin de connaître à tout prix pour me lancer. Je ne dirais pas que le reste est du remplissage mais j’avouerai que sans une idée précise de la manière dont commence et se terminer l’histoire je ne parvins pas à réellement me concentrer sur les scènes et sur les actions.

Lorsque je commence à planifier un roman, je tâche de découper le tout en trois parties. Ce découpage me permet d’avoir à travaillé que de petites parties à la fois et ne peut pas me noyer dans la masse des actions, ou des péripéties : la première partie étant l’exposition, la situation initiale, la présentation des personnages ; dans la seconde partie se trouvent toutes les actions et les péripéties de l’histoire, l’évolution progressive du personnage principale et des autres (même si je dois avouer que souvent je me concentre surtout à faire évoluer le héros, parce que je me lasse vite de la phase préparatoire de l’écriture) et enfin la troisième partie se concentre sur le dénouement et le « retour » à la vie normale. (je dirais bien le happy end mais chez moi les happy end sont rares.)

Une fois, le découpage effectuer grosso modo (j’expliquerai ce que j’entends par là au fur et à mesure de cette série d’article), je m’atèle à concevoir ce que je nomme « les claques » du héros. Ce sont les trois ou quatre scènes les plus importantes de l’histoire, celles qui vont réellement avancer les choses. Pour donner un exemple, je prendrais celui de roman d’aventure, la première claque serait « il faut sauver le monde », la seconde claque « le premier affrontement avec le méchant » et la troisième « l’assaut final » et la quatrième « le retour du héros ». Cela me permet plusieurs choses : déjà de savoir exactement comment va se terminer mon roman (même si cela peut changer rien n’est figé), du coup je garde la motivation, j’aime bien connaître la fin des histoires avant de commencer à rédiger, d’ailleurs lorsque je lis un roman je lis toujours le dernier paragraphe avant de commencer la lecture (ne me jugez pas ^^ ). Ensuite, je peux visualiser les scènes importantes, et donc me diriger vers les points capitaux et cela me permet de distiller des éléments d’intrigues au cours de la rédaction. Enfin, je peux intensifier la tension dramatique de ces scènes en déroulant la chronologie de l’histoire.

Une fois ces étapes achevées, je peux me concentrer sur l’ajout de scènes importantes ou de scènes que je sais que je trouverai difficiles à écrire si je ne les planifie pas un peu. Dans le prochain article, j’exposerai en détails comment je m’y prends pour effectuer la première partie de ce travail, à savoir trouver la scène d’ouverture, le climax et le dénouement.

 

Les descriptions

Bonjour à tous,

Aujourd’hui essayons de voir comment améliorer ses descriptions.

Tout d’abord rappelons quels sont les rôles clés des descriptions.

Les descriptions ont pour fonction d’exprimer les émotions du personnage. Ensuite, elles sont un rôle informatif, les descriptions permettent de décrire les paysages, les personnages.

Comment faire pour que la description soit attrayante ? Que doit-elle contenir ?

Une description doit se focaliser que sur un seul point de vue. Il est inutile de tout décrire. Il faut également orienter le lecteur vers les points importants afin de les mettre en avant.

Pourquoi se focaliser que sur un seul point de vue, plus exactement sur une seule focale ?

Tout simplement parce qu’un roman n’est pas un film. Si dans un film, on peut voir tout le paysage, avoir une vision claire, précise et orientée, dans un roman les choses sont différentes. Ecrire c’est « obligé » le lecteur à imaginer, si vous lui décrivez absolument tout, il n’aura plus rien à imaginer, et je trouve cela un peu triste. De plus, les longues descriptions ne sont plus à la mode. Bien que la mode ne soit pas une raison pour faire ou non des descriptions, cela compte un peu quand même. Pourquoi ? parce que lorsque l’on parle de longues descriptions on pense à Tolkien, Zola, Hugo, etc. Ce genre de descriptions peut certes avoir un grand intérêt lorsque l’on invente un monde, mais l’opinion général n’en garde pas moins l’idée que ce sont de longues descriptions qui sont trop longues. Il faut dire qu’à l’époque où l’on vit et où il faut que tout aille « vite », soit « facile » et « donné » tout de suite, l’action tend à être privilégiée par rapport à la description. Les descriptions doivent donc être perçues d’un seul point de vue, afin de les rendre plus palpitantes. Elles ne sont pas là pour décrire le réel mais un point de vue. Il n’est pas utile de tout écrire, mais de savoir orienter les descriptions afin d’en faire ressortir les éléments capitaux.

Comment faire alors pour rendre ses descriptions vivantes ?

En observant, le monde et non seulement en regardant les choses telles qu’elles sont et en assimilant la vision à l’émotion, mais également en essayant de voir le monde avec objectivité. On peut se dire qu’émotion et objectivité sont contraire, c’est certain mais si l’on ne peut être à la fois objectif et émotif, on peut l’être à tour de rôle. Le tout est de pouvoir restituer à la fois le monde et donner de la profondeur à ses descriptions.

Pour rendre ses descriptions vivantes, il faut surtout les visualiser. Pour mieux réussir ses descriptions le mieux c’est de parvenir à les insérer dans le récit, de manière naturel pour que le lecteur n’ait pas l’impression que vous cherchez à introduire une description. Pour vous donnez un exemple, prenons la musique et le chant, si comme vous vous êtes fan de groupe de rock, vous aurez souvent remarqué que les guitaristes sont souvent également les chanteurs du groupe, vous aurez aussi remarqué avec quel « naturel », « facilité », « aisance », ils parviennent à chanter tout en jouant de la guitare. (valable aussi pour d’autres instruments bien sûr). Cependant, je peux vous jurer que ce n’est ni naturel, ni facile, ni aisé de chanter en jouant. Je le sais d’autant plus que depuis le mois d’octobre, je suis sur un morceau que je souhaite maîtriser à la « perfection » pour donner la sensation que tout coule de source. Pour l’insertion d’une description c’est exactement la même sensation qu’il faut donner au lecteur.

Pour écrire une bonne description, il faut également veiller à ce qu’elle soit cohérente. Bien écrire est une chose, mais suivre une réelle logique est nécessaire. Par exemple, lors de la description physique d’un personnage, il faut veiller à ne pas décrire « dans le désordre », si vous décrivez un personnage n’allait pas décrire ses yeux, puis ses chaussures, pour faire un retour sur ses oreilles. De même lorsqu’on décrit un paysage, il faut suivre une logique, celle du balayage visuel.

Quels sont les éléments que l’on peut insérer dans une description ?

Je dirais que le plus important c’est d’intégrer les cinq sens à vos descriptions. Souvent, on se focalise sur le visuel, mais le goût, le toucher, l’odorat, l’ouïe sont aussi importantes lorsque l’on fait des descriptions. Une bonne odeur de café, le rugueux d’un mur, les bruits de la ville, le goût du chocolat, toutes ces choses peuvent être très utiles pour que le lecteur puisse s’immerger dans votre monde.

Ensuite, montrer les choses, éviter de raconter, pour que l’action soit vivante et la description utile. N’oubliez pas : la description fait partie de l’intrigue. Si vous décrivez un paysage, un lieu ou une personne, c’est qu’il fait parti de l’intrigue. Tout ce qui se trouve dans votre description doit servir l’intrigue.

Et enfin, éviter les répétitions, cette dernière partie est surtout valable lors de la phase de correction.

Processus créatif : la correction

Bonjour tout le monde,

Continuons notre série sur le processus créatif (après l’inspiration, les personnages, le plan et l’écriture) avec la dernière phase de l’écriture : la correction.

La correction est de loin la phase la moins créative et la plus rébarbative de l’écriture. Pour ainsi dire, fini de jouer et en garde ! La correction est la phase la plus épuisante, la moins sympathique et la plus agaçante de l’écriture. Et je ne suis pas la seule à la penser. Autant écrire, planifier, inventer peut être amusant, mais lorsqu’il s’agit de corriger il n’y a plus rien d’amusant, si ce n’est les erreurs que l’on a pu commettre durant la phase de rédaction et où l’on se dit « mais qu’est ce que j’ai pu être bête ».

La phase de correction est utile, afin de vérifier que l’on n’a pas fait d’erreur, sur le fond mais également sur la forme. C’est le moment d’amplifier la tension dramatique, de vérifier l’orthographe, la grammaire, de rajouter quelques descriptions, de couper des dialogues, bref de faire le ménage dans son roman afin de le rendre le plus impeccables possibles.

Alors on peut se demander s’il y a besoin d’une phase de créativité durant la phase de correction. On pourrait croire que c’est le moment où il n’y a pas besoin de créativité puisqu’il s’agit simplement de remettre au propre son roman, de vérifier que tout est à sa place et qu’il n’y a aucune erreur dans la chronologie du roman, dans la syntaxe ou ce type de question. Pourtant, je ne suis pas convaincue par cette vision des faits. Je crois qu’il faut également faire preuve d’une certaine créativité, notamment lorsque l’on a besoin d’amplifier la tension dramatique dans certaines scènes ou lorsque l’on a besoin de reprendre certains chapitres.

Je ne pense pas que le processus créatif s’arrête lorsque l’on reprend page par page, ligne par ligne et mot par mot son œuvre pour la retravailler, je pense que ce processus est simplement différent. Bien entendu, ce n’est pas de la créativité à l’état pur, mais il s’agit essentiellement de vérifier que la phase de pure écriture était justifiée, que l’on a utilisé les bonnes idées, les bons mots.

La correction est une étape primordiale dans l’écriture d’une histoire. Je sais que pour beaucoup d’auteurs elle est franchement peu attrayante, mais elle est nécessaire pour s’assurer que tout est comme il faut.

Si je devais donner un conseil pour la correction je dirais qu’il faut lire son texte à haute voix. Cela semble un peu ridicule de lire à haute voix, surtout l’on a un peu peur de passer pour un fou, mais c’est capital pour ressentir les mots, voir si les phrases ne sont pas trop longues, si l’on adopte le bon rythme dans les scènes, si la sonorité est adéquate etc.

En terme de temps, je dirais qu’il me faut en général le double pour corriger qu’il m’en a fallu pour écrire. Lorsque j’écris une histoire en un mois, je me donne deux semaines à un mois sans y toucher, puis deux mois pour le corriger. Je ne suis pas douée en orthographe, grammaire et compagnie, je ne m’en cache pas, c’est un soucis que j’ai depuis toujours, alors je donnes toujours mon texte à corriger à d’autres personnes. Bien entendu, cela demande du temps, et je ne le fais qu’une fois que j’ai corrigé tout ce que je pouvais faire moi-même.

Après la correction, vient les lecteurs, ceux à qui l’on demande l’avis et des conseils. Cette phase appartient à chacun et je ne peux donc pas la commenter, mais je peux vous dire une chose : méfiez-vous de la surenchères d’éloges ou de critiques. Bien entendu, je peux me tromper, mais quelqu’un en qui vous avez confiance ne devrait jamais vous dire que votre histoire est absolument parfaite, ni même qu’il n’y a rien d’intéressant dedans. (même si cela peut arriver). Bien entendu, on vous pointera plus aisément les défauts, parce que c’est ce qui dérange, mais demandez également à vos lecteurs ce qu’ils apprécient. Demandez leur ce qu’ils pensent des personnages, de l’histoire, du contexte, de la syntaxe, ce que vous pourriez corriger etc.

Pour ma part, lorsque quelqu’un me donne son texte à lire j’essaie toujours de montrer les failles, tout en proposant des idées pour améliorer ces petites erreurs et je termine toujours par un petit résumé des qualités et des défauts. Je ne crois pas me vanter en affirmant que je cherche toujours à motiver les autres dans leur quête de l’écriture. Peut être que j’ai tort, peut être pas, je ne dis pas que tous les textes que l’on m’a donné à lire deviendront le prochain best seller de l’année mais il y a quelques petites histoires sympa. Certains textes ne seraient même pas publiables, (à cause du contenu, du format, de la qualité, etc) mais ce que l’on gagne en encourageant les autres, c’est qu’ils gardent confiance en eux et de ce fait s’améliore. Je crois que cette bienveillance est également capitale lorsque vous jugez votre propre travail. Non, il ne sera pas parfait, oui vous aurez envie de défenestrer votre premier jet, bien entendu il faudra peut être cinq ou six romans avant d’avoir atteint cette qualité publiable que vous visez et alors ? Ce n’est pas de la perte de temps, c’est au contraire un gain de temps. Pourquoi un gain de temps ? Parce que si vous abandonnez à la première histoire et bien jamais vous ne deviendrez écrivain, jamais vous ne réaliserez votre rêve et c’est ça le plus important, s’accrocher.

 

Le processus créatif : l’écriture

Coucou tout le monde,

Suite de la petite série d’article sur le processus créatif, après avoir évoqué l’inspiration, les personnages et le plan, aujourd’hui je voudrais parler de l’écriture même du roman et évoquer comment je parvins à écrire un roman, ce qui n’a rien d’aisé croyez-moi.

Ecrire demande du travail, tout le monde s’accorde là-dessus, mais personne ne semble croire qu’écrire est un métier. Pour beaucoup de gens, écrire est un passe-temps, ce qui signifie qu’écrire ne doit pas demander tant de travail que cela. Alors on s’imagine qu’écrire vient avec facilité, que les mots coulent d’eux-mêmes et que tout est beau dans le meilleur des mondes possibles. Oui, mais voilà, le processus créatif qui découle de l’écriture est un processus qui demande du temps, de la concentration et de la volonté.

La meilleure manière que j’ai trouvé pour rester concentrer durant l’écriture d’un roman, c’est d’écriture tous les jours ou presque. Passer quelques minutes, à quelques heures tous les jours sur mon projet me permet de rester motivée.

Que faut-il pour être un écrivain ? est-ce qu’il est nécessaire d’avoir fait des études dans ce domaine ?

Récemment, j’échangeais avec une personne qui a le projet d’écriture, seulement cette personne semblait se dévaloriser à cause de son manque d’études. Je crois que j’étais à la fois peinée et énervée. Pour être un écrivain, je ne dis pas pour être publié, mais simplement pour écrire, tout ce qu’il faut c’est une bonne dose de motivation, qu’importe les études, le niveau scolaire. Ce qu’il faut c’est essentiellement, une bonne idée, des personnages et une histoire qui tient la route, pour le reste et bien tout ce qu’il faut c’est du travail, de l’acharnement et beaucoup de motivation. Ne pas avoir assez de culture générale ou peu de vocabulaire n’est pas une « excuse » pour ne pas écrire. Pourquoi ? Parce que le vocabulaire ça s’acquière, avec du temps, avec des efforts, en lisant principalement, en regardant dans le dictionnaire pour connaître la définition des mots inconnus.

Combien de temps faut-il pour écrire un roman ?

Autant de temps qu’il est nécessaire. Pour beaucoup d’auteurs célèbres, il faut mieux écrire son premier jet le plus rapidement possible, et sur ce point, je suis d’accord. Plus l’on écrit rapidement, mieux c’est car l’on a moins le temps de s’ennuyer, de se lasser et de laisser tomber. Donc je dirais qu’il faut mieux écrire son premier jet entre 1 mois et 6 mois, pour ensuite corriger son manuscrit. Pour ma part, j’écris en moyenne 1500 à 3000 mots par jour, parfois, si j’ai le temps je monte à 6 000 mots. Il me faut en général 45 min pour écrire 1500 mots. J’ai tendance à user un chronomètre pour écrire « plus vite », je me mets mon chronomètre durant 10 min et j’écris sans lever le nez. Lorsque j’ai besoin de prendre une pause, de répondre à un sms ou de procrastiner quelques instants pour recharger mes batteries ou de me faire un nouveau thé, je fais une pause de quelques instants et je reprends ensuite mes phases de dix minutes jusqu’à ce que je sois arrivée à mon objectifs d’écriture.  

Comment éviter la page blanche ?

En écrivant tous les jours, en planifiant son manuscrit, en restant focalisé sur son projet, et par-dessus tout, en ayant des personnages biens définis, aux objectifs clairs et précis, ainsi qu’en se fixant des objectifs. La page blanche c’est un syndrome de peur, et je crois qu’il n’est pas nécessaire d’avoir peur lorsque l’on écrit, tout du moins durant la phase de rédaction. Pour cela, il ne faut pas se mettre la pression, après tout un premier jet n’est pas une version définitive donc pas de quoi s’inquiéter.

Le processus créatif durant l’écriture :

Ecrire, c’est aussi se mettre en danger, révéler son âme. C’est un travail que personne ne peut faire à votre place. Ecrire c’est ce que vous en faite. Manier les mots devient facile à mesure que l’on pratique l’écriture, c’est pourquoi il ne faut jamais se décourager, même dans les moments les plus délicats.

Ecrire, c’est également se laisser porter par son histoire et par ses personnages, plus que par son plan, même s’il est important d’avoir un plan. Durant toute la phase de rédaction, il est important de ne pas revenir en arrière, de ne pas chercher à corriger, encore et encore, mais plutôt de se laisser aller à écrire. Je sais que c’est difficile, pourtant la meilleure solution reste d’aller de l’avant, et si jamais vous vous apercevez que votre roman ne va pas la direction que vous souhaitiez et bien ouvrez un nouveau document ou prenez une nouvelle page et reprenez votre histoire. Ne jetez rien, en tout cas, pas durant la phase de rédaction. La phase d’écriture est à la fois la phase la plus créative, celle ou l’on se laisse aller et celle qui est la plus frustrante, parce que c’est le moment où l’on cherche à en faire trop. Je crois que le mieux c’est de simplement écrire sans trop y réfléchir, juste avancer dans son histoire et ne pas chercher à trop intensifier son récit.

Processus créatif : le plan

Bonjour tout le monde,

Après avoir parlé du processus créatif : l’inspiration et du processus créatif : les personnages, aujourd’hui, je vais aborder avec vous la création du plan.

Est-ce que j’utilise un plan ? Comment est-ce que je le met en place ? A quoi ça me sert d’avoir un plan ou non ? Est-ce qu’avoir un plan est nécessaire pour écrire ? Comment est-ce que je m’organise ? Pourquoi est-ce que c’est nécessaire de savoir où l’on va et est-ce que le plan est figé ou est-ce qu’il peut évoluer ? Est-ce qu’un plan cela fait tout dans l’histoire ?

Voilà les questions auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.

Est-ce que j’utilise un plan ?

Alors là, c’est une excellente question. Déjà un plan qu’est ce que c’est ?

C’est un canevas, une base de travail, dans laquelle on peut avoir prévu les grandes lignes de l’histoire ou avoir prévu tout les éléments de l’histoire de manière très détaillés. Il y a deux grandes écoles qui existent dans le monde « du plan de roman », soit on essaye de jeter les grandes lignes directrices et on écrit un peu comme on le souhaite. Pour comparer à la peinture, je dirais que c’est comme avoir un paysage devant les yeux et avoir envie de reproduire ce paysage sur la toile. Soit on détermine avant même décrire chaque petits détails de l’histoire, les rebondissements, les intrigues de tous les personnages, les chapitres, voir même les scènes de chaque chapitre. Toujours en comparaison à la peinture, je dirais que c’est comme les kit peinture par numéro où il ne reste plus qu’à appliquer la couleur à l’endroit désigné par le numéro. Aucune des deux écoles n’est mauvaise, aucune n’est bonne, tout dépend de soit et de ses préférences ou du romans que l’on écrit. En réalité c’est comme tout, le choix se détermine à l’instant T. Bien entendu, encore les grandes lignes et le détails (excessif) on peut trouver un juste milieux qui nous correspond.

 

Pour ma part, je n’emploi pas certainement pas le modèle ‘par numéro’, je n’ai pas la patience de tout détailler avant de commencer à écrire, parce que pour être honnête, tout prévoir à l’avance me « gonfle », me « coupe » dans mon élan et je trouve que c’est (pour moi) une perte de temps.
J’ai tenté l’expérience par le passé mais je n’ai jamais pu achever, ni même commencer un roman que j’avais planifié dans les moindres détails à l’avance, je ne suis pas faite pour cette méthode que je trouve fastidieuse. A bien y réfléchir, enfant je n’ai jamais pu achever une seule peinture par numéro. Je crois que j’ai un esprit trop rebelle pour apprécier que l’on me dicte ma conduite, même si c’est moi-même qui me dicte ma conduite. J’ai besoin de spontanéité, certainement parce que j’en manque cruellement dans la vie.

Donc oui, j’utilise un plan. Je planifie en règle générale mes personnage, leur histoire de vie, parce que j’en ai besoin pour savoir où aller. Ensuite, je planifie ce que j’appelle mes 4 points clés :

-Le début de l’histoire : où en est le héros au début de l’histoire

-L’élément déclencheur : en gros qu’est ce qui le pousse à bouger ses fesses et à sortir de sa zone de confort pour prendre part à l’aventure

-Le climax : le point culminant de l’histoire

-le dénouement : où est-ce qu’il en est à la fin.

Une fois ces grands traits brosser, je me demande quelles sont les péripéties importantes ou les scènes clés. Ma question à ce moment là  c’est « qu’est ce qui pourrait lui arriver d’important? » en général je me sers de ce que je sais des personnages pour répondre à ces questions.

Petit exemple, le roman que j’écris en ce moment retrace une partie de la vie d’une baby-sitter (pour arrondir ses fins de mois) qui travaille pour une famille plutôt aisé, en dehors de cela le personnage principal fait une rencontre sentimentale, mais voilà son passé fait que c’est compliqué (si c’était simple à quoi ça servirait ^^), de même que dans sa carrière professionnelle (autre que baby-sitter), elle est aussi amené à côtoyer certaines personnes. Je n’entre pas dans les détails parce que je n’ai pas trop envie de le faire pour le moment mais le passé du personnage fait qu’elle craint énormément la trahison. Elle attache une grande valeur à la fidélité, de manière quelque peu excessive (bah oui sinon ce ne serait pas intéressant). Evidemment, ma question à ‘qu’est ce qui peut lui arriver d’important? » c’est forcément être trahie, par tout le monde, où plus exactement qu’elle croit avoir été trahie, pour la mettre à mal. Seulement pour être trahie, il faut faire confiance. De ce fait, je prévois les scènes de trahisons, les motifs : par exemple son patron qui embauche une autre baby-sitter, le jour où elle ne peut pas travailler (pas franchement une trahison, mais on peut le vivre ainsi selon le contexte), une trahison émotionnelle, l’homme qu’elle rencontre va être vu avec d’autres femmes (même si pour le coup la première fois, il s’agira de sa sœur ce qui l’influencera à lui faire re-faire confiance, etc).

Lorsque je planifie, j’essaie toujours de mettre mon personnage en déséquilibre, parce que j’ai remarqué que j’ai plus de difficulté durant l’écriture, à faire tomber / sortir mon personnage de sa zone de confort. 

Une fois que j’ai les éléments importants, en général j’ai une douzaine de moments « importants », enfin quand je dis important ce n’est pas nécessairement des moments clés de l’histoire, mais des éléments qui vont ajouter à l’action des données. Une fois que j’ai cela, je me demande comment va finir l’histoire exactement. Est-ce que le personnage va avoir ce qu’il désir ? est-ce qu’il aura atteint son but dans la vie ? Est-ce qu’il sera satisfait de son sort ? Est-ce qu’il va évoluer?  Bien entendu, j’ai déjà la réponse à ses questions, dans la manière dont je ferais évoluer le personnage au travers de ses actions, et des éléments de l’histoire que j’ai déjà « conçu », mais j’aime bien me poser et répondre franchement à « est-ce qu’il va réussir ? »La meilleure réponse n’est pas toujours oui, ou non, mais une zone entre les deux, qu’il est important de définir.

Après cela, je tente d’organiser des chapitres grâce aux éléments précédents, afin de jongler avec les moments de forces et de faiblesses  de mes personnages.

C’est sûre que dis ainsi, on peut penser que j’ai un plan très détaillés, mais en réalité, ce n’est pas le cas, car souvent, mes descriptions de chapitres ne font pas plus de quinze lignes et j’écris gros (et mal qui plus est). Je dois également avoué que pour mes premiers chapitres j’aime bien détaillés les scènes principales en quelques mots :

Petit exemple avec la page du chapitre 1 du roman que j’écris en ce moment :

On peut donc constater qu’il n’y a pas réellement de détails sur ce qu’il se passe. En plus, je n’ai pas du tout commencer comme ça, au final, comme quoi prévoir trop de détails n’est pas idéal pour moi.

Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir un plan ?

Oui, Non, ça dépend. En vrai, il faut avoir une idée précise de où l’on part et de où l’on veut arriver et de quelques éléments importants entre les deux, sinon, on ne va nul part. Seulement une idée précise ne signifie pas avoir un plan préétabli à l’avance.

c’est comme partir en vacances, vous devez savoir de où vous partez et à quelle date, et de où vous voulez arriver, à quelle date, entre les deux, il faut savoir comment faire pour s’y rendre, quelles seront les étapes et le trajet. Mais trop planifier ne sert à rien. Un peu comme lorsque l’on part en vacances, il est important de savoir quand on part, par quel moyen de transport, où l’on va dormir sur place, le temps que durera le séjour et quand on va revenir, mais si vous partez en voiture, vous ne pourrez pas prévoir toutes les pauses pipis, le nombre de chips que vous mangerez en route, le temps des bouchons, le nombres de cailloux que vous rencontrerait. Bref, tout prévoir est impossible et dangereux, comme planifié un trajet à la seconde près, planifié un roman à la virgule près est le meilleur moyen pour qu’un imprévu vous arrive et là vous serez bien embêtés et en proie à la panique. Mais il est tout aussi dangereux de rien prévoir en dehors du moment de départ et de l’arrivée. Comme pour un voyage, si vous ne savez pas par quel route passer il se peut que vous vous retrouviez à passer par la Suède pour vous rendre à Rome (c’est une image exagérée mais pas si fausse).

Ne pas avoir un plan trop rigide permet de laisser libre court à sa créativité et aux personnages. On ne peut jamais savoir quelle bonne surprise ils nous réservent, bien entendu, ils ne faut pas leur laisser faire tout ce qu’ils leur passent par la tête, mais c’est toujours agréable de se laisser un peu porter par son histoire. Sinon, à quoi sert d’avoir un écrivain autant demander à un robot d’écrire une histoire. Donc bien entendu que le plan peut évoluer, mais je crois qu’il faut s’en tenir à certains éléments pour ne pas se perdre soi-même dans des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire que l’on désirait écrire.

Est-ce que le plan fait tout dans l’histoire ?

Oui et non. Oui, ça fait avancer l’histoire, ça permet de savoir quoi dire, comment faire évoluer le personnage, comment le mettre en déséquilibre mais ça ne garanti pas que l’on saura écrire convenablement, que l’histoire sera intéressante, que nos idées de départ sont bonnes. Bref, vous l’aurez compris, un plan oui, mais ne basez pas tout la dessus, il y a quand même une part de talent dans l’écriture, et une immense part de travail, de réécriture, de réflexion.

Ecrire n’est pas facile, c’est un travail, et comme tout travail, il demande de se remettre en question, d’avancer avec détermination et d’avoir un objectif, tout en sachant que rien ne peut être prédéterminé à l’avance.