Thème de novembre

Ce mois-ci avec le Nanowrimo (projet d’écrire un roman de  50 000 mots en 30 jours) je vais avoir peu de temps à consacrer au blog. En effet, je compte écrire non pas un mais deux romans. Tout au moins, je compte avancer de 50 000 mots sur deux projets différents. Je ne sais pas du tout, si je vais pouvoir gérer, je ne sais pas du tout ce que cela va donner et si je vais réussir, mais j’ai envie d’essayer, de tester, de m’amuser et de me challenger. J’aime bien les projets un peu fou, un peu extrême et je trouve cela amusant. Du coup, je risque de manquer de temps pour le blog, même si je compte qu’il me faudra entre 2 à 4 heures d’écriture par jour pour mener à bien l’écriture de ces projets, j’ai d’autres activitées que j’aimerais faire : comme préparer mes cadeaux de noël, faire du sport, faire du ménage (ah les joies de faire noel à la maison ^^). Du coup, j’avais pensé que ce mois-ci le thème du mois serait : le Bullet Journal de l’écrivain. 

J’avais tenu un BUJO d’écriture, il fut un temps, puis j’avais arrêté au profit d’un classeur et d’une application d’écriture (WriteOMeter), mais j’ai envie de venir à autre chose. Depuis quelques jours, je me lève plus tôt, j’ai repris le Miracle Morning, tous les matins je consacre donc 20 min à ‘l’écriture’, mais pas l’écriture d’un roman. Depuis des jours, je cherche, je pensais à un journal de gratitude, mais l’idée de « devoir » être reconnaissante ne me plaît pas. J’avais pensé à un journal intime / journal de vie sauf que je n’en vois pas l’intérêt. Alors j’ai pensé que je pourrais retenter l’expérience du BuJo d’écriture. 

Pour ceux qui ne connaissent pas le Bullet Journal est une forme de journal à mi-chemin entre l’agenda, la To-do list, le journal intime, l’organisateur et le gestionnaire de vie. On y met ce que l’on veut, ce qui nous aide et on en fait soit un carnet très minimaliste, soit une oeuvre d’art, soit entre les deux. Rien n’est obligatoire, il faut seulement en avoir envie et l’utilité. 

Bien sûr, vous pourrez me dire que je pourrais consacrer ces vingt minutes par jour pour le blog, et vous auriez raison, mais je n’ai pas envie ^^. J’aime beaucoup tenir ce blog, seulement je ne veux pas qu’il prenne tellement de place dans ma vie que je sois obligée de consacrer une partie de mes matins à sa réalisation. 

J’espère que cette thématique de mois vous plaira, tout du moins ne vous fera pas fuir en courrant. On se retrouve Lundi pour découvrir mon bullet journal d’écriture. 

Je vous souhaite un excellent NANOWRIMO et une bonne journée, pour ma part, je suis à Londres et j’adore ça ^^

PONINE

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Les huit types de lecteurs — Le Fictiologue

« L’idée qu’il existe différentes raisons d’empoigner un livre, qui correspondent à différentes manières de satisfaire ces envies, est une notion précieuse à garder en tête pour quiconque a pour vocation d’écrire. «

via Les huit types de lecteurs — Le Fictiologue

Aujourd’hui, je voulais vous partager le super article que je viens de lire. Merveilleux article comme toujours, plein de bon sens et de découvert ; en un mot : enrichissant. 

Suis-je une misandre ?

Je crois avoir trouvé là une réponse à une de mes questions existentielles du moment : suis-je ou non une misandre ? La réponse est simple : Non, je suis seulement une personne qui essaye de s’exprimer en tant qu’individu et que l’on remet souvent à sa place parce qu’elle « est une femme émotive qui ne raisonne qu’avec ses émotions et non les développements logiques « .

Je n’ai pas subi d’abus par un membre de ma famille, je n’ai pas non plus dû m’occuper d’une personne malade, je n’ai pas subi de pression pour m’habiller de telle ou telle manière mais j’ai des exemples de cela dans mon entourrage et cela me conforte dans l’optique que oui : certains hommes sont mauvais, violeurs, assassins, plus payer que les femmes, que les hommes généralement ont plus accès à des postes à responsabilité (je ne parle même pas d’avoir seulement un emploi car certains recruteurs prendrons  un homme plutôt qu’une femme) et que aiment rabaisser les femmes (parce que les femmes sont émotives par exemple).

J’ai aussi des exemples de femmes qui ont des postes prestigieux (1 seul dans mon entourage bizarrement je ne dois pas avoir un bon entourrage), que les femmes sont mauvaises parfois, qu’elles peuvent être cruelles, méchantes, violeuses, meurtrières. Mais ce qui me fait me poser des questions c’est que toutes les femmes que je connais (j’ai bien parlé de celles que je connais ! pas de toutes les femmes dans le monde) qui ont fait du mal à des hommes ou sur d’autres femmes(je parle de vrais maux comme des coups, des assassinats, des viols ) ont toutes étaient abusées physiquement, moralement, psychologiquement par des hommes.

Non, tous les hommes ne sont pas des violeurs, ou des misogynes, bien sûr que non ! Mais ceux qui le sont font tellement de mal qu’il est difficile de ne pas se méfier d’un homme que l’on recontre et que l’on ne connait pas. 

Ce que j’aimerais dire à l’heure actuelle c’est que les hommes cessent de penser que les femmes quand elles ne sont pas d’accord avec eux, sont forcèment en colère, « ont forcèment leurs règles », se servent de leur ressenti pour juger d’une situation ou sont juste incapable de comprendre que les hommes aussi ont des sentiments. Oui, les hommes ont des émotions, et des sentiments, oui il faut prendre en compte leur avis, les écouter et dialoguer avec eux, mais cela n’a pas à les obligé de nous dire que parce qu’on est des femmes on ne sait pas réfléchir.

Récemment des hommes m’ont reprochés de juger les hommes et leurs comportements uniquement avec mon ressenti de femmes. Je m’explique :

J’ai dû mal avec les clichés comme le fait qu’au restaurant un homme doive payer l’addition, surtout pour un rendez-vous amoureux. J’ai certainement eu une mauvaise éducation, mais ma mère m’a enseigné qu’une femme ne doit sa réussite qu’à elle-même, qu’elle doit payer ses propres consommations et ne pas attendre d’un homme qu’il l’entretienne, ma mère m’a également enseigné que ce qui était valable pour une femme devait l’être pour les hommes (donc que les hommes devaient payer leur part, faire leurs tâches ménagères, ne pas vivre aux crochets d’une femme et être capable de subvenir à ses propres besoins). Ma mère m’a enseigné que ma voix compte autant que celle des hommes. Seulement, tout ça aujourd’hui des hommes s’en servent pour me dire que c’est mal et que cela ne prend pas en compte leurs propres besoins. Des hommes me disent que : eux, en tant qu’homme, ont besoins de payer le restaurant pour la femme qu’ils convoitent parce que cela leur fait plaisir et que si moi, je ne me laisse pas faire cela les heurte, les blesse et les dimine en tant qu’homme. Ce que les hommes me disent également c’est que puisque je ne prend pas leurs désirs en considération je ne suis pas une personne raisonnable, que je me sers trop de mes émotions, de mes ressentis pour juger de l’autre. On me dit également que ma place de femme est de répondre aux désirs des hommes parce qu’aujourd’hui, en 2018, les hommes vivent mal le fait d’être des hommes. Les hommes me disent également qu’ils sont les victimes du système et de la médiatisation des affaires de viols ou d’abus sexuels qui ont eu lieux ses derniers mois, donc si moi, en tant que femme je ne satisfais pas à leurs besoins c’est que je participe à la stigmatisation des hommes.

Ce que des hommes me disent aussi, c’est que j’ai une vie sexuelle trop débridé, que le fait d’en parler, d’évoquer mes relations passés (quand on me le demande!) c’est mal, que je dois mentir sur le nombre des mes anciens partenaires, ou sur mes pratiques parce que cela les heurtent en tant qu’hommes. Quand je trouve anormal que les femmes n’aient pas le « droit » d’avoir autant de partenaires sexuels que les hommes sans recevoir des moqueries ou des injures, on me répond que c’est « normal » parce que le cerveau humain n’a pas eu le temps de s’adapter à ce nouvel environnement dans lequel nous évoluons et que donc : oui, c’est naturel que les femmes soient moquées ou injuriées parce qu’elles couchent « trop » librement, mais que ce n’est pas la faute des hommes ou des femmes mais de l’évolution humaine. J’ai dû mal avec ces réponses. Non que je n’estime pas que l’évolution humaine prenne du temps (Je suis d’ailleurs la première à admettre que l’évolution est un processus long qui s’étale dans le temps, sur des milliers d’années.), mais j’estime que les gens doivent faire des efforts pour accepter! 

J’entends encore des hommes et des femmes dirent : « ah si elle s’est fait violer celle-là c’est parce qu’elle s’est habillée comme si ou comme ça, qu’elle porte du maquillage, qu’elle met des talons, qu’elle marche comme une catin, qu’elle est sortie la nuit, qu’elle a accepté un verre, qu’elle est montée chez lui, qu’elle l’a allumé » (la liste est nettement plus longue mais vous voyez de quoi je veux parler) et ça ! ces mots là, je les trouve intolérables ! C’est d’autant plus intolérable que les hommes passent encore pour les victimes des femmes dont ils abusent, qu’on leur trouve encore des excuses du style « mais c’est normal elle l’a aguiché avec son décoletté », « mais ce n’est pas de sa faute aussi s’il a tué sa femme c’est parce qu’elle l’a trompé », « c’est normal qu’il la batte, elle ne fait rien à la maison ». Tout cela m’énerve, pas en tant que femme mais en tant qu’être humain. 

Ce qui m’agace encore plus, c’est que l’on me dise que tout cela ce n’est que du ressenti. Oui, j’entends ces discours, mais « non voyons ce n’est que du ressenti parce que tout le monde ne dit pas ça ». Bien sûr que tout le monde ne dit pas ça, mais beaucoup de gens le disent. 

Je devrais également accepter d’être traitée de feminazie parce que certains hommes peuvent « sentir » chez moi une part de non acceptation, de volonté de les castrer parce que je ne suis pas d’accord avec eux ou que je refuse de me soumettre à leurs « conseils » ou « obeir » tout simplement à leurs « bons sens masculin ». Seulement je n’ai pas envie d’obéir, je n’ai pas envie que les hommes obéissent à mes ordres, mais j‘ai envie d’être l’égale des hommes que je rencontre, j’ai également envie que mes désirs soient pris en compte non parce que je suis une femme mais parce que je suis un être humain parce que pour moi, les hommes et les femmes ont autant besoins de reconnaissance et de respect. 

Donc est-ce que je suis misandre ? Peut-être. Peut être ais-je un regard méfiant sur les personnes que je rencontre et que je me méfie ou me protége trop des autres. Peut-être que je n’accepte pas que des hommes me fassent taire pour la seule raison que je suis une femme. Si c’est cela être misandre, alors oui, je le suis. 

Ce que je n’admet pas en revanche, c’est le terme Feminazie !  Quand je lis ou j’entends ce mot FEMINAZIE, je pense aux Nazis allemands, aux camps de la mort, aux millions de gens qui sont morts sous le régime d’Hitler et …ce terme ne m ‘est aboslument pas adapté : parce que je ne veux pas que les femmes aient plus de pouvoir que les hommes, je ne dis pas que les femmes sont supérieures aux hommes, je ne veux pas que les femmes dominent les hommes. Je veux que les gens soient égaux, qu’ils aient la même voix au chapitre, les mêmes droits et les mêmes devoirs. Je ne pense clairement pas être une extrêmiste radicale ayant envie de castrer tous les hommes, voire de les faire disparaître de la terre ou estimant que tous les hommes sont des machos qui devraient se taire et être d’accord avec les femmes. Mais puisque je ne suis qu' »une femme qui juge avec ses émotions et pas sa raison », qu’est ce que j’en sais après tout  si je suis une féministe radicale ou juste une personne qui remarque que certains hommes en ont clairement rien à faire des femmes et que les droits des femmes n’avancent pas toujours très rapidement et que dans certaines circonstances le fait d’être une femme est un handicap ?

Est-ce que je remets en cause le fait que les hommes aient des émotions, des désirs, des envies ? Non. Est-ce que je pense que le fait que les hommes aient un avis différent du mien est un problème ? Non, sauf quand l’avis de l’homme me heurte, ou remet en cause les fondements même de ma liberté -comme le fait de dire non à un acte sexuel et que l’homme estime qu’il est blessé et que du coup je dois faire ce qu’il désire alors que je ne suis pas d’accord ou le fait que moi aussi j’ai envie d’une chose et que je préfère faire ce que moi j’ai envie plutôt que de me sentir mal à faire quelqu’un chose qu’un homme désir que je fasse. 

Bien entendu, les mauvaises expériences que j’ai eu avec des hommes dernièrement ne forgent pas mon opinion sur tous les hommes. Quand je dis les hommes, c’est une généralité, tout comme quand je dis les femmes, mais je ne me sens pas en droit de citer (sur un blog public) les noms des personnes avec qui j’ai eu ce type de discours. Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, j’ai juste essayé de donner mon avis et d’exprimer mon point de vue sans mettre de noms parce que ce ne serait pas correct pour ces personnes.

Les recherches sur le thème

Bonjour,

Puisque nous avons commencé le thème des recherches, j’avais envie de voir aujourd’hui les recherches que l’on peut effectuer sur le thème.

Pour moi, le thème c’est le point de départ d’une histoire. Choisir le thème permet de commencer l’histoire, de choisir ses personnages et ses intrigues.

Le thème d’un roman qu’est ce que c’est ?

. Je dirais que le thème est une orientation de l’histoire. Le thème doit provoquer des émotions, des questionnements, des réflexions chez le lecteur et chez l’auteur, pourtant le thème n’est pas en soi une prise de position ou une opinion. Le thème est à la base une grande question sans prise de position préalable. 

Si vous décidez d’écrire un roman et que vous prennez pour sujet le bonheur, le thème peut-être la quête du bonheur et cette question : »Qu’est ce que le bonheur? » Il va sans dire qu’il existe un million de réponses à cette question, car après tout nous avons tous une idée du bonheur qui ne correspondra pas à celle du voisin.  C’est au fur et à mesure que l’histoire avancera que l’auteur pourra ou non décider de prendre position.

Est-ce obligatoire d’avoir un thème pour son roman ? 

Je dirais que non, dans l’absolu ce n’est pas nécessaire, mais avoir un thème permet de donner de la profondeur à l’histoire, et du sens. Bien entendu, il n’est pas nécessaire que l’on écrive clairement « le thème du roman c’est … », non on peut très bien ne pas exprimer clairement le thème du roman et laisser le lecteur le deviner. 

Alors quelles recherches peut-on faire sur le thème ? 

Tout d’abord, je dirais qu’il faut choisir si l’on aura un thème ou non. Ensuite, il faut  le définir, ne serait-ce que pour nous-même. 

Pour ma saga, j’ai longtemps cherché quel était le thème princial, tout simplement parce que ma saga ne parle pas que d’une chose. Aujourd’hui, je dirais que son thème c’est « la quête de la vérité » ou « la quête de soi ». Oui, j’ai encore du mal à choisir clairement le thème principal, parce qu’il est possible d’avoir plusieurs thèmes ou des thèmes secondaires. Bien entendu, pour un roman one shot c’est un peu différent d’une saga qui comporte six tomes, ce qui est logique. Donc ne vous inquiétez pas si vous mettez du temps à choisir votre thème principale.

Quelque soit votre thème, vous devez prendre le temps de définir ce qu’il représente pour vous.  Même si vous n’avez pas besoin d’exprimer votre propre opinion dans votre histoire, ou peut-être que vos personnages auront des idées différentes que vous sur le bonheur, cela ne fait rien, parce que tout part de vous. Je dirais même que savoir ce que le thème représente pour nous est une excellente manière de voir nos propres oeillères. Ecrire c’est voir le monde d’un regard différent du notre. Dites vous que tous les aspects et les réponses possibles à votre thématiques sont valables et qu’elles ne sont pas moins bonnes qu’une autre. Ce que je vais dire va sonner très « développement personnel », mais pour être écrivain il faut avoir beaucoup de bienveillance envers les autres et leurs opinions parce que cela peut être fort utile pour vos récits. 

Donc une fois que vous avez votre thème, que vous l’avez défini par rapport à vous-même, essayer de lire des livres de philosophies, de développement personnel, des romans ou des articles, de rencontrer des gens et de discuter avec eux, sur ce thème pour enrichir : 

-votre vocabulaire 

-votre idée du concept 

-voir d’autres formes d’idée qui peuvent découler du thème

-vous permettre de construire des personnages différents par rapport à ce thème. 

-connaître ce qui a déjà été fait sur le sujet. 

-vous aidez à aborder le thème d’une manière plus originale (ou pas d’ailleurs).

-vous assurez que c’est réellement ce thème que vous souhaitez aborder et que vous ne vous êtes pas trompé en le définissant. 

Prenez des notes, à chaque fois que vous lisez un livre essayer de conserver des traces de vos lectures, des émotions qui vous ont traversé, des idées que vous avez eu ou des passages qui vous dérange. Régulièrement lorsque je lis un livre sur la religion ou les sciences humaines, je me rends compte que je suis « en colère » ou « confuse » ou encore « agacée » par certains choix des auteurs que je trouve « ne pas être les bons », c’est à ce moment là qu’il est primordial de prendre des notes. Ne pas être d’accord, ou pleinement d’accord avec un auteur est une excellente chose, c’est très sain et c’est lorsque votre inconscient est titilé que justement vous trouverez une pépite à exploiter. Si vous discutez avec autrui demander à l’autre si vous pouvez l’enregistrer. 

Pour réflechir au thème de votre roman vous aurez besoin de temps. Il ne suffit pas de lire quelques ouvrages sur la question que vous souhaitez traiter pour en avoir fait le tour, bien au contraire. Vous pourrez avoir à agrémenter vos recherches lorsque vous ferez vos fiches personnages ou même lorsque vous serez en pleine correction parce que le temps faisant vos idées auront mûri, que votre réflexion aura changé. Voilà pourquoi il faut garder des traces manuscrites. 

Maintenant, imaginons que vous me disiez « moi, le thème je ne vois pas du tout de quoi parler pourtant j’ai envie d’écrire » : c’est possible. Vous pouvez vous lancer dans la rédaction et même finir votre roman avant de découvrir qu’il a un thème alors que vous ne pensiez pas en avoir donné un. Je sais que certains vous dirons que ce n’est absolument la marche à suivre, que vous travaillez à l’envers, qu’il faut déjà avoir le thème et se tenir à son idée première. Ce n’est pas mon cas. Je crois qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais chemins ou de mauvaises démarches et qu’il faut essayer. 

Maintenant, si vous désirez trouver un thème et que vous n’en trouvez pas, il existe un moyen plutôt ésotérique : Le Tarot de Marseilles. Alors je ne vous demande pas de croire que l’on puisse prédire l’avenir par des cartes, ce que je vous demande de croire en revanche, c’est que les jeux de tarots sont conçus comme une histoire. On commence par le Bateleur qui grandi, mûri, fait des choix et termine son chemin par le Mat.  Chaque carte est associée à une thématique, à un questionnement général. Pour ceux qui ont envie d’explorer ce domaine, je recommande chaude le livre de Jodorowsky, la voie du tarot. Avec un jeu de tarot, vous pourrez décider du grand thème de votre roman, en toute facilité. 

Est-ce que c’est nécessaire de faire des recherches sur le thème que l’on veut exploiter ? 

Oui. D’ordinnaire, je suis moins impartiale. Je suis convaincue que chaque être humain a déjà une idée préconçue des grands thèmes de la vie. Lorsque l’on écrit il est important de s’éloigner de ces idées préconçues. Si je vous demande « est-ce qu’il y a une vie après la mort? » vous pourrez me répondre « oui », « non », ou même « peut-être » sans prendre le temps de réfléchir parce que vous saurez déjà ce que vous pensez, vous aurez déjà votre opinion sur ce sujet, ce qui est très bien. D’ailleurs, c’est même une bonne chose que vous ayez votre opinion. Sauf que lorsque l’on est écrivain on ne peut pas se permettre d’avoir une idée et d’exploiter un thème que d’un seul point de vue (ou même si on le fait il ne faut pas ignorer les autres points de vue !). Admettons que vous pensiez qu’il n’y a pas de vie parès la mort, parce que votre religion vous dit qu’il n’y a en pas, que vous êtes un scientifique, (etc.) pouvez-vous vous mettre à la place de quelqu’un qui est convaincu que la vie après la mort existe ? Quels sont les arguments de cette personne ? C’est difficile de remettre en question nos propres croyances, voilà pourquoi il est utile de faire des recherches et de ne pas se servir que d’une seule source pour se faire.  

A quoi cela sert-il d’avoir un thème ? 

Cela sert à donner de la profondeur à l’histoire, je l’ai dis, mais cela sert également à construire les intrigues et à donner de la texture aux personnages. Bien entendu, cela signifie que chacun de vos personnages aura une idée sur le thème de votre roman et qu’il est même conseillé (pour plus d’originalité et de vraissemblance) que le point de vue de chacun des personnages soit différent. 

Voilà qui conclut notre article du jour sur les recherches sur le thème. On se retrouve bientôt pour aborder une question sur le thème des recherches pour écrire un roman. 

 

Ponine

Atelier de pré-créativité : coup d’envoi

Nous commençons aujourd’hui le véritable moment où l’on mettra en application les sessions de créativité que dont je vous parle depuis le 1er septembre. Alors aujourd’hui, je vais surtout vous présenter la première phase de ces sessions. 

Cette phase, je la nomme coup d’envoi, démarrage ou encore mise en conditions. En conditions de quoi ? En condition pour ne pas être dérangé, pour être en forme, pour être bien en phase avec ce que j’ai envie de faire : c’est à dire un atelier de créativité. 

 

Pour résumer au moment où je commence les ateliers de créativité, je ne sais pas qu’est ce que je vais écrire, ce que j’ai envie de faire comme projet : c’est la phase de pré-créativité donc la phase où je vais essayer de choisir un thème, une idée, une intrigue, un héros. Bref, quelque chose qui va me donner envie d’écrire un roman, une histoire. Et cela passe par une liste d’idée, où par affiner mon idée première.

Si en revanche, je cherche seulement à trouver de nouvelles idées pour mon projet en cours, à renouveler mes pensées, où à m’amuser, j’appelle ces sessions des ateliers de créativité, parce qu’elles n’ont pas la même utilité. 

Dans les articles à partir d’aujourd’hui, je compte décortiquer chaque phase des ateliers, afin que cela soit clair et que vous puissiez vous organiser si vous souhaitez les mettre en pratique de manière quotidienne. 

Donc le coup d’envoi de votre atelier : 

C’est le moment d’appeler vos amis si vous faites votre atelier en groupe, c’est en tout cas le moment de réunir vos papiers, crayons, cartes de jeux (on a vu cela dans l’article précédent). Donc de préparer votre matériel pour votre salle de travail. 

L’objectif de ce moment est d’expliquer :

  • à vos amis ce que vous attendez d’eux
  • rappeler les objectifs que vous attendez de la session
  • vous mettre en condition pour tout  l’atelier
  • rappeler les règles du brainstorming : allez faire un tour ici vous trouverez tout ce qu’il faut savoir.  

Pourquoi cette phase est capitale ?

Tout simplement parce que vous allez rappeler les objectifs à atteindre. Ces objectifs ne sont pas les mêmes si vous n’avez aucune idée de quoi parlera votre roman, que si vous avez déjà le thème en tête. 

Si vous savez que votre thème sera la trahison, il n’est pas utile que vos participants ou vous même (si vous travaillez seul) passiez du temps à réfléchir au thème du roman. De même si vous savez que votre thème est la trahison vos participants sauront dès le départ qu’il y a un cadre. Je sais que dans les brainstormings et les « vrais » ateliers de créativité, il ne faut poser aucune limite, seulement ici vous êtes là pour écrire un roman, si vous avez déjà une limite, un cadre, il est nécessaire de le poser. Si bien entendu, il n’y a aucun cadre déjà établi, posé les objectifs de chaque phase ou de chaque atelier est nécessaire pour ne pas partir dans toutes les directions. 

On peut très  bien choisir d’avoir un atelier ou une phase consacrée à la recherche de thème, un autre sur l’intrigue principale, un autre encore sur le héros, encore un sur des lieux, des personnages secondaires, encore un autre sur des noms ou des objets… Tout dépendra de vos besoins.

Si vous avez la chance de pouvoir bénéficier d’un cerveau collectif essayait d’avoir une phase de présentation où vous menez le jeu. Je sais que cela peut être un peu déstabilisant mais ces ateliers sont là pour vous aider, vous devez donc les diriger et non vous faire diriger. Il est aussi possible que vos amis prennent cela peu au sérieux, qu’ils se moquent gentiment de votre atelier et qu’ils ne soient pas convaincus du bien fondé de votre entreprise. Cela peut être difficile à gérer, surtout s’ils viennent juste dans le but de vous faire plaisir et qu’ils ne prennent pas au sérieux, qu’ils répondent à côté, qu’ils ne jouent pas le jeu. C’est en cela aussi que ce moment est important pour vous, pour faire entendre votre voix. Même si les ateliers de créativité sont amusants, qu’ils peuvent être un bon moyen de rigoler, de s’amuser, il ne faut pas perdre de vue qu’il y a des résultats à fournir. N’oubliez pas de rappeler aux autres participants à quel point cela compte  pour vous. 

Les règles du brainstorming, pour ceux qui sont allés jeter un coup d’œil vous saurez de quoi il est question pour les autres, je vais faire une petite présentation de ces quelques règles. 

Tout d’abord, il faut se sentir libre de tout jugement, que ce soit le jugement sur ses propres idées, que le jugement sur les idées des autres. On ne dévalorise pas son travail ou celui des autres. Pourquoi est-ce important ? Tout simplement parce que la phase créative peut engendrer des idées farfelues, loufoques, impossibles ou que l’on juge « stupides, naïves, non à propos » en temps normal. Et c’est là le piège du jugement, si on se censure ou s’auto-censure on ne parviendra pas à se lâcher totalement et à proposer des idées originales. Tant pis si vos idées ou celles de vos amis sont « stupides » parce que irréalistes, parce que trop « grandes », naïves, impossibles, déjà vue, on s’en fiche. Donc pas de jugement, ni sur vos idées, ni sur celles des autres. 

Rebondir sur les idées des autres et sur ses idées. Cela permet d’aller plus loin dans les idées, de ne pas se limiter, de se servir des autres pour avancer, mais aussi de se servir de soi. Cet concept est utile notamment pour montrer à ceux qui travail seul qu’il n’est pas nécessaire d’être à plusieurs pour avoir des idées originales, il suffit parfois de creuser un peu pour avoir une idée encore plus profondes. En sommes mettez ensemble deux idées pour en avoir une nouvelles. Faites des mélanges. 

La quantité au lieu de la qualité. Alors je sais, on va me dire « oui mais les écrivains doivent écrire de la qualité, pas de la quantité », « la qualité c’est plus important que tout », oui, je suis d’accord. Sauf  que là on n’écrit pas, on cherche des idées. Parfois, c’est justement dans la masse des idées que l’on trouve la perle rare. Donc n’ayez pas peur de la qualité pitoyables de certaines idées, vous vous rendrez compte vous-même à la fin qu’une idée pas terrible sur le coup peut être une idée géniale

Voilà pour la phase du coup d’envoi ou du démarrage, parce que oui, il faut bien commencer quelque part et qu’il est utile de rappeler le pourquoi du comment avant de démarrer. La semaine prochaine, nous en apprendront un peu plus sur les atelier créativité. En attendant, je vous laisse passer un excellent Week-end et n’oubliez surtout pas que vous pouvez me laisser des commentaires que je serai ravie de lire et que vous pouvez me retrouver sur ma page Instagram

 

Ponine

C’est la rentrée !

Bonjour à tous, 

J’espère que vous avez passé de très bonnes vacances et que vous n’avez pas eu trop chaud en Juillet / Août. Pour ma part, j’ai eu des vacances très productives. J’ai écris le tome 4 de ma saga, oui, oui avant le tome 2 et le tome 3, au moins je sais où je vais, cela clarifie pas mal de situations qui étaient un peu floues (dans ma tête). 

J’ai surtout réfléchis au blog ! Eh oui, il fallait que je change quelques petites choses qui ne me convenaient pas. 

Prise de décision ultime : Un mois / Un concept, une thématique !

J’avoue que mettre deux mois pour pondre un concept aussi simpliste c’est un peu fort. Sauf que je n’ai pas passé deux mois que pour faire ça, j’ai aussi réfléchis aux thèmes que je voulais développer ces prochains mois et aux articles de ce mois de septembre. Il m’a tout de même fallut deux mois pour parvenir à cela, ce qui n’était pas une mince affaire.

J’en avais un peu assez d’écrire des articles selon mon inspiration du moment, je trouvais que cela manquer de clarté. Seulement, je débutais, j’avais besoin d’essayer des techniques, de voir mon blog grandir petit à petit. Ce n’était certaines pas la bonne méthode, mais elle me convenait jusqu’à ce que cela me dérange.

Alors nous allons commencé par la phase de pré-créativité.

La phase de (pré-)créativité, je ne crois pas que d’autres auteurs / bloggers en parlent. C’est peut-être même une phase qui n’existe pas vraiment. Disons qu’il s’agit d’une phase durant laquelle on pense à son futur projet et on fait tout pour trouver son prochain projet, sa prochaine idée de roman ou de nouvelle.

Je sépare cette phase de pré-créativité/de créativité de la phase de recherche, parce que durant cette phase on ne sait pas encore de quoi on va parler, on n’a pas encore choisis le thème du roman, l’idée principale, les intrigues, ou les personnages. C’est une phase de brainstorming dans laquelle on essaye de trouver un maximum d’idées pour ensuite faire le tri. 

Certains peuvent dire que lorsque l’on est écrivain, ou créateur de tout poils, on trouve des millions d’idées tous les jours, qu’il suffit de s’ouvrir au monde pour trouver l’inspiration. C’est vrai, j’en suis profondément convaincue, mais entre des idées qui vont et viennent et une idée qui se transforme en roman, il y a de très nombreuses phases par lesquelles il faut passer. Il ne faut pas perdre de vue que tout le monde n’est pas capable de trouver une idée de roman en claquant des doigts. Dans tous les cas, il est parfois nécessaire de savoir prendre du recul par rapport aux idées qui nous traversent. C’est tout cela que je nomme la phase de (pré-)créativité. 

Durant tout le mois de septembre, je vous proposerai des exercices à mettre en place pour vous aider à trouver des idées, quelles soient bonnes ou mauvaises, il ne faudra pas vous juger. Vous pourriez avoir besoin de l’aide d’autres personnes, mais cela n’est pas obligatoire. L’avantage d’avoir d’autres cerveaux à disposition c’est que vous pourriez avoir une liste d’idées supplémentaires. 

Vous aurez surtout besoin durant ce mois de septembre d’un peu de matériel. Durant la phase de créativité, j’aime pouvoir écrire à la main, tout simplement parce que le contact avec le papier est intéressant, on peut facilement retourner, barrer, faire des dessins, souligner, froisser (même si ce n’est pas une bonne idée puisque cela montre que l’on porte un jugement de valeur), déchirer, réécrire. Bref, écrire à la main a des tas d’avantages que l’on a tendance à oublier lorsque l’on travail sur ordinateur. Alors oui, on va me répondre que les tablettes, les smartphones, les ordinateurs d’aujourd’hui offre la possibilité de faire tout ce que l’on désire, même des dessins, mais je ne suis  pas convaincue que l’on laisse réellement libre court à son imagination lorsque l’on est limité par un ordinateur. Donc quel matériel peut-on avoir besoin durant cette phase : 

  • D’un carnet, d’un classeur ou d’une pochette de rangement, de stylos de couleurs, de feutres, de crayon de papier, de feuilles, de post-it. 
  • D’un peu de café, de thé ou d’une boisson fraiche. J’ai remarqué que l’on travail toujours mieux lorsque l’on a de quoi s’hydrater avant et pendant la phase de travail. 
  • D’un temps dans son emploi du temps où l’on est pas dérangé. C’est à dire au moins 5 min, à environ 30 min. Si vous travaillez en groupe les sessions pourront être un peu plus longues, le temps d’expliquer aux autres participants ce que l’on va faire, ce que vous attendez d’eux, de boire un petit café avant le travail, de préparer le matériel. 
  • De définir votre espace de travail et de le nettoyer et ranger avant votre phase de créativité. Il n’y a rien de pire que de travailler dans un espace encombré d’avance et sale. Même si certains affirment qu’ils ont besoin du désordre pour se sentir à l’aise (j’ai dis désordre, pas saleté !), je pense que lorsque l’on doit travailler avec des post-its, des crayons, etc, il est facile de perdre ses supports dans le désordre. Bien entendu, veillez à toujours ranger ce que vous aurez écrits, pour la seule raison que si vous partagez votre espace de travail (comme la table de la cuisine) les autres occupants de la maison n’auront clairement pas envie de passer derrière vous. S’il s’agit de votre espace de travail personnel, vous vous rendrez vite compte que bien classer vos documents est essentiel pour ne pas les perdre, mais aussi pour voir le cheminement de votre travail. C’est un fait que l’on a tendance à oublier lorsque l’on travaille uniquement sur ordinateur, car il est facile de retrouver un dossier et de voir la date de création et d’enregistrement. Ce qui n’est pas le cas, sur des feuilles volantes. 

 

J’espère que ce nouveau concept vous plaira. Et je vous souhaite, une agréable rentrée, ainsi qu’un très bon mois de septembre, on se retrouve lundi pour le premier article consacrer à la phase de (pré)-créativité et les premiers exercices. 

N’oubliez pas l’espace commentaires pour toutes questions ou remarques, et que votre avis est toujours le bienvenu (dans la mesure qu’il reste courtois et poli ^^). Vous pouvez également me joindre sur ma page Instagram (qui est plus bien à jour que ma page Facebook pour le moment -mais j’y travaille, promis ).

 

Je vous dis à bientôt, sur le blog et sur Instagram

Ponine. 

Peut-on apprendre à écrire ?

Peut-on apprendre à écrire ?  Quelqu’un peut-il nous apprendre à écrire ?

 (question qui découle de la première au final mais que je n’imagine pas traiter l’une sans l’autre.)

 

Cette question, je ne me la suis jamais posée auparavant. Récemment, je suis entrée en contact avec un homme, très sympathique au demeurant, dans un contexte qui n’avait rien à voir avec l’écriture (au départ) puisque j’avais eu l’occasion de corriger son travail pour un MOOC sur Openclassrooms. Il s’est avéré qu’il écrivait. Comme le monde est petit. En discutant avec lui, j’en suis arrivée à me demander : Est-ce que l’on peut apprendre à écrire ? Je ne parle pas de piocher des idées de mises en place de stratégie ou des techniques pour avoir envie de se mettre à écrire ou à corriger son roman, je parle de réellement apprendre à manier les mots. Bien entendu, on peut apprendre à écrire. Nous avons tous appris à écrire : à tenir un crayon, à tracer des lettres, à reconnaître les lettres, à leur donner des sons, à former des mots, dans notre tête, puis à l’oral. Nous savons tous notre alphabet, nous connaissons tous plusieurs milliers de mots. L’école nous a enseigné l’art d’écrire des lettres, des textes simples, des dissertations, des synthèses. Au boulot, on a pu apprendre à rédiger des courriers pro, des rapports, des notes, des mails, etc. Ceux qui s’essaye à gérer un blog savent taper sur un clavier pour former des suites de mots, des paragraphes et développer leurs idées. Tout ça c’est plus ou moins facile, certains diront que c’est une question d’éducation (nationale ? la grande fautive des échecs de notre vie ??), d’autres affirment que c’est parce que l’on ne lit pas assez, que l’on n’a pas une grande culture, qu’on est issue des prolos ou des bourges.

Tout le monde peut écrire. A partir du moment où l’on sait tenir un crayon, taper sur un clavier, utiliser un dictaphone, ou avoir quelqu’un pour écrire sous notre dictée. La question que je me pose ici c’est : est-ce que tout le monde peut être / devenir écrivain ?

Si l’on en croit quelques quidams qui semblent détenir la science infuse : on pourrait presque penser qu’écrire est un don de Dieu ? Quand je dis Dieu je ne parle pas du dieu machin, ou truc muche ou bidule chouette, je parle d’une instance supérieure qui se logerait soit dans le divin au sens religieux, soit dans les nébuleuses labyrinthiques qui forment notre esprit. Ecrire, c’est advenir à la parole pour paraphraser ma prof de théâtre de L2. Ecrire c’est … Mais c’est quoi au juste ?

Je peux vous dire ce qu’écrire représente pour moi, mais pas ce que cela représente pour vous. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos raisons d’écrire, en tout cas je l’espère. La question du jour n’est pas : qu’est ce qu’écrire mais est-ce que l’on peut apprendre ?

Je devrais le croire puisque je suis pas mal de blogs sur l’écriture, que je lis les conseils des autres (célèbres ou non) et que je tiens moi-même un blog. Seulement, je me rends compte que mon blog contrairement à ceux d’autres personnes – que mon esprit me dit être plus talentueuses que moi – je ne traite pas de construction de phrases, ou de paragraphes. Je ne vous dis quel temps utiliser. Comment gérer votre orthographe, ni même ce qui fait une bonne ou une mauvaise phrase. Pas plus que je ne vais vous dire qu’elle est la bonne idée ou qui est le bon personnage de votre roman. Quand je lis sur d’autres blogs que l’auteur de l’article conseil d’employer tel narrateur, tel temps verbal, construire des phrases de telle manière, je me dis : wahh lui / elle sait vraiment de quoi il parle et moi je ne suis pas capable de faire ça. Il est forcément meilleur que moi. C’est ce que je pensais, et pense encore au fond, mais depuis que je discute avec l’homme dont je vous parlais au début de l’article, il me vient en tête une question :

Est si on ne pouvait pas apprendre à écrire ?

C’est une remarque, une question qui me bouleverse profondément. Je crois que tout le monde peut s’améliorer, donner le meilleur de soi, passer outre les obstacles pour atteindre le stade que l’on souhaite sur tous les plans de son existence. Alors quand je me dis « si ça se trouve on ne peut pas apprendre à écrire, c’est un don, comme avoir l’oreille absolue, un QI de 160, n’avoir besoin que de 6 heures de sommeil », je me sens mal à l’aise. Dans ces cas-là, pourquoi tenir un blog sur l’écriture si au final ceux qui savent n’ont pas besoin de moi et ceux qui ne savent pas …on ne peut rien pour eux.

Je ne me satisfais pas de cette réflexion. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’écrire ce n’est pas nécessairement devenir le prochain Prix truc muche, ou devenir célèbre, ou riche. On peut écrire pour le plaisir. Certains parmi vous écrivent mais ne deviendront jamais « écrivain », ils écriront un roman et passeront à autre chose, parce qu’ils ont juste envie d’essayer. D’autres écrirons toutes leurs vies et n’essayeront pas d’être publiés, parce qu’ils ont peur, pas envie, pensent ne pas valoir la peine, veulent seulement extirper de vieux démons de leur esprit ou se faire plaisir à eux-mêmes. Certains encore publieront soit en autopublication soit chez un éditeur et ne gagneront jamais assez d’argent pour en vivre, peut être quelques-uns réussiront à en vivre mais sans faire fortune. Peut-être qu’un seul d’entre vous deviendra célèbre et riche grâce à son art.

J’ai déjà parlé sur ce blog ce que je pense de Wattpad et des sites qui font la même promotion de l’écriture. Je ne veux blesser personne, mais avez-vous déjà pris le temps de lire ce que l’on y trouve ?

Pour rédiger cet article, j’ai créé un nouveau compte sur wattpad, plus possible de me rappeler du premier. Non seulement, j’étais agacée que l’on me demande de créer un compte pour lire des récits, merci le big data, mais en plus on m’a demandé de sélectionner 3 histoires. Dites-moi, pourquoi les premières histoires dans la liste et qui semblent être dans les plus lues sont des « romances » érotiques qui sentent bon la parodie – plagiat – manque d’imagination – 50 nuances de Grey ? Sérieusement ? C’est ça la littérature aujourd’hui ? Parler de fesses ? Bref, j’ai lu quelques nouvelles, quelques histoires par-ci par-là et si je trouve qu’il est encourageant que les gens écrivent et essayent d’écrire, je crois aussi que tout le monde n’est pas le prochain best-seller. Bien entendu, je ne suis personne pour dire ça, et je ne suis pas jalouse. J’ai d’ailleurs lu des passages forts captivants et des histoires avec des personnes qui m’inspiraient, mais les commentaires…Sérieusement ! Je crois que c’est ce qui me déçois le plus et qui me fait dire que non, tout le monde ne peut pas être / devenir écrivain. On ne peut pas s’améliorer lorsque l’on reçoit que des éloges qui ne sont pas méritées. Je crois que c’est là le piège des réseaux comme Wattpad. Dire à quelqu’un qu’il est le meilleur, alors que clairement son histoire est bancale, son vocabulaire peu fourni et même pas précis, ses descriptions décousues et son intrigue cousue de fils blancs, ce n’est pas l’aider. Personne n’aime être critiqué. Moi la première, lorsque je reçois une critique, ma première réaction est de la mettre de côté. Quelqu’un critique ce que j’écris, je le note et sur le coup je me dis « qui il / elle est pour me dire ça ? », soit parce que je suis blessée, soit parce que je suis en colère et déçue. Pourtant, j’ai appris à ne pas m’arrêter là. À revenir sur la critique, lorsque je l’ai digéré. Je ne réponds jamais à une critique à « chaud », c’est d’autant mieux quand les critiques se font sur internet, parce que l’on peut revenir plus tard pour y répondre (ou pas – après tout personne ne vous oblige à répondre). Souvent, les critiques ont un fond de vérité. Je dis un fond et souvent, parce que bien entendu (notamment en ligne) il est aisé d’en rajouter et de malmener un autre internaute, juste parce qu’on n’est pas en face.

Ensuite, je crois que pour apprendre à écrire, il faut pratiquer. Il me semble qu’écrire ne s’apprend pas à l’école. Pas en France en tout cas, car contrairement aux anglosaxons nous n’avons que peu de cours d’écriture créative. Pour nous français, il semblerait qu’écrire est un Don que l’on possède ou non. Je ne pense pas. Au contraire, même si je me persuade que pour bien écrire, il faut aimer les mots, apprécier jouer avec, tenter de les découvrir pour les apprivoiser. On peut apprendre comment rédiger une fiche de personnage, comment construire un monde fantastique, mais apprendre à se servir des bons mots, évoquer les « bonnes » sensations, surgir les émotions que l’on souhaite transmettre aux lecteurs, cela ne s’apprend pas. Pas dans le sens où un maître Es Écriture Romanesque vous donnera les clés ultimes pour ça. On peut vous faire une liste de verbes, vous présentez toutes les caractéristiques des narrateurs, vous dire même comment choisir un narrateur et le temps du récit. Tout ça c’est possible, et certains le font très bien. En tout cas, ils présentent avec des commentaires forts intéressants et enrichissants les types de récits, de narrateurs, etc, mais franchement, même avec toute la bonne volonté du monde, ces gens ne peuvent pas écrire à votre place. Pour apprendre à écrire, il faut juste écrire. Et écrire encore. Puis recommencer. Puis réécrire de nouveau.

Donc, je ne pense pas qu’il y ait réellement d’autres moyens d’apprendre à écrire si ce n’est par soi-même. C’est aussi, peut-être pour ça que certaines personnes n’apprendront jamais à écrire. Dans le sens où écrire demande de la volonté, du courage, et du travail. C’est pourquoi je suis convaincue que l’on ne peut pas écrire sans une réelle motivation, et sans voir ses défauts et connaître ses défauts. Malheureusement, beaucoup s’arrêtent dès que cela devient difficile, dès qu’ils sont « critiqués », dès qu’ils n’y arrivent pas et pire, dès qu’ils se jugent moins bons que les autres.  

Le système politique : petite piste de réflexion

Non, je ne vais pas aborder avec vous la question du système politique français, je ne donnerais pas non plus mon avis sur le gouvernement parce que clairement ce n’est pas le but de cet article. Aujourd’hui, je veux parler de création d’un monde fantastique ou du moins imaginaire.

Lorsque l’on invente un monde, qu’il s’agisse de tout un monde, d’une dystopie ou d’un récit historique, il y a un passage obligé ! Celui de connaître le système politique en place dans votre monde ou durant la période historique.

Pas de chance, ceux qui souhaitent réellement écrire une fiction historique doivent se renseigner sur le système politique en place au moment du récit. Si votre texte renvoie au Moyen Age pas, le choix il faudra ouvrir quelques livres d’histoire et vous renseigner sur le système féodale. Si au contraire vous souhaitez écrire une histoire totalement fictive, ou dans un futur ou passé imaginaire libre à vous d’inventer un système politique.

Je vous entends déjà d’ici : vous allez me dire « oui mais moi j’invente tout mon monde/univers donc ton article ne me servira à rien parce que dans mon monde ça ne sera pas comme dans la vraie vie ». Oui, certes, mais en êtes-vous réellement certains ? Dans le cas, où  vous en seriez convaincu ne pouvez-vous pas vous inspirer un peu de ce qui se fait dans notre réalité afin de donner plus de vie à votre récit ? Je table toujours sur la seconde option, sinon vous pouvez vous arrêter là, je ne serais pas fâchée.

Si comme moi vous êtes un peu fâchée avec l’histoire, il se peut que vous ayez du mal à vous y retrouver dans l’histoire des formes de système politiques alors reprenons les bases.

Autant vous prévenir cet article n’a pas de visée exhaustive, je vais certainement oublier des choses, peut-être mal expliquer certaines, je ne suis pas du tout une spécialiste de la question et je serais même ravie d’avoir des retours de personnes bien plus compétentes que moi.

Allons faire un petit tour en direction des différents systèmes politiques :

Anarchie : Non l’Anarchie ce n’est pas juste une idée de punk à chien ou le désordre sociale.  Dans l’esprit l’anarchie est un système politique sans gouvernement. Il n’y a ni chef du gouvernement, ni d’autorité unique, personne ne peut donc prétendre avoir une autorité sur une ou des autres. Cela ne signifie pas un système sans ordre établie, c’est même le contraire, mais sans système politique.

Autoritarisme : Dans ce système l’autorité devient la valeur suprême. C’est un système qui cherche à contrôler chaque aspect de la vie du peuple en mettant en place de la propagande, la répression de la population et le contrôle de la vie du peuple.

Autocratie : il s’agit d’un système politique ou le pouvoir est détenu par une seule personne, qui dirige donc seul le pays.

Monarchie : Le système politique n’est pas nécessairement tenu par un seul dirigeant mais il n’en reste pas moins qu’un seul personne apparaît comme figure de proue. Une monarchie n’est pas nécessaire un royauté, un système héréditaire. La monarchie peut se faire par élection, par droit divin, par loi salique, être absolue ou non.

Communisme : Il s’agit d’un état sans classe sociale, sans état à proprement parler, sans monnaie ou tous les biens sont partagés.

Démocratie : Un régime politique où les citoyens ont le pouvoir de décision. Pour ceux qui connaissent Abraham Lincoln il a résumé la démocratie par « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Oligarchie : Il s’agit cette fois d’un système de pouvoir où seul groupe d’individus détient le pouvoir politique. Il existe différente forme d’Oligarchie.

République : En république, le peuple ou ses représentants élisent le gouvernement.

Théocratie : il s’agit d’un ordre dans lequel Dieu ou les divinités (tout dépend du système de croyance) gouverne(nt). Il s’agit de fait d’un système politique fondé sur des principes religieux.

J’ai bien conscience que cette petite liste n’est pas parfaite, ni même complète. Elle ne se veut ni l’une, ni l’autre.  Chacun de ces systèmes politique peut être divisé en plusieurs sous catégorie, afin de le préciser, de le compléter ou de désigner un tout autre système de réflexion. Je tenais seulement à vous donner des pistes de réflexions pour votre monde imaginaire ou fictif. J’ai voulu cet article pour faire suite à celui du mois de juin sur la création de monde imaginaire.

[Ecriture] Les bienfaits de l’écriture – Pourquoi écrire, qu’est-ce que ça apporte ? — La Roseraie

Bonjour, bonjour ! Aujourd’hui, je vous parle des bienfaits de l’écriture. C’est un thème qui me semble important, parce que pour beaucoup d’entre nous, même si nous nous en rendons pas compte, l’écriture nous apporte beaucoup de choses : entre autres, une certaine quiétude. Quand on écrit, on ne pense pas au reste, on se libère de […]

via [Ecriture] Les bienfaits de l’écriture – Pourquoi écrire, qu’est-ce que ça apporte ? — La Roseraie