Le retroplanning de sortie d’un livre

Très intéressant cet article

Jean-Fabien, auteur sans succès

retro
Ça m’a pris comme ça, d’un coup. Au début, j’ai essayé de me raisonner, je me suis dit « c’est pas grave, tu t’en fous », un petit peu comme quand le boulanger se trompe en rendant la monnaie à un vieux parce qu’il ne sait pas compter – le boulanger (pour le vieux, je sais pas) – et que tu ne prends pas le temps de le corriger (tu te dis « sinon, je vais passer ma vie à apprendre aux gens à faire des additions et des soustractions, concentre-toi plutôt sur ta vie », et puis d’ailleurs si t’étais un exemple à suivre ou un génie des maths, ça se saurait bordel). Bref, au bout de la dixième fois où je voyais un mec foutre sur son mur Facebook qu’Edilivre avait accepté son manuscrit, je me suis demandé pourquoi ça m’énervait. Oui, pourquoi ?

Il est vrai qu’une chèvre avec un stylo-plume dans…

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DIU au cuivre introuvable, ligature des trompes et vision de la femme et de ce qu’elle DOIT faire de son corps.

Ce soir, je dois m’insurger ! Je suis colère contre le système de santé français qui est bien sur certains point et … non je n’ai pas de mot qui ne soit pas un tas d’injure sans nom pour le décrire.

Suite à de très nombreux soucis de santé à cause de la contraception hormonal, j’ai décidé de l’arrêter : après une prise de poids de 17 kg, de taux de prolactine élevé, des migraines invivables, une dépression, une perte de libido, des seins distendus et douloureux, sans parler des sautes d’humeurs, un état psychique, physique et moral désespérant.

J’ai pris la pilule durant 6 ans, j’ai toujours pris des 3 et et 4e générations en ayant rien à faire des polémiques sur les maladies qui accompagnées les pilules (que je pensais être dues à la surmédiatisation). Je ne suis pas quelqu’un qui a peur, qui écoute les médias, et pourtant depuis plusieurs mois je me dis que la pilule c’est mauvais pour le corps, à cause des hormones et je voulais l’arrêter déjà lorsque j’étais avec mon ex. Seulement, j’ai attendu, j’ai arrêté la pilule, utiliser des préservatifs … ce n’est pas sûr, ni même agréable et trop d’inquiétude. Bref, ce n’est pas ce qui me satisfait ! C’est un droit, un choix que j’assume.

Du coup, je suis allée à la gynécologue, sûre de moi, ravie, décidée et là…Non, seulement je me suis heurtée à une docteur en gynécologie qui n’était pas ravie de mon choix : je n’ai pas d’enfant pourquoi est-ce que je veux ce mode de contraception ? Je suis une femme sans enfant donc je suis une petite nature. La gynécologue m’a parlé des pinces de Pozzi ( sérieusement il y a bien longtemps que ce n’est plus utiliés au profit de pinces plates moins douloureuses – alors là autant vous dire que lorsque vous dites cela vous passez pour une conne / imbécile / femme dangereuse / intellectuelle renseignée / femen !) Bien entendu, elle n’a pas dit le nom de ces pinces mais lorsque l’on est un peu cultivée et qu’on lui demande si elle parle bien de ces pinces ça passe mal. Elle m’a ensuite parlé des évanouissements de presque toutes les femmes non mère (genre tu n’as pas d’enfant tu es sensible tu perds connaissance) ce discours m’a énervé parce que nous sommes toutes différentes et nous avons toutes un seuil de tolérance à la douleur différent. Après 20 minutes de blabla ou j’ai dû la convaincre que je voulais le diu en cuivre et pas un autre, elle a toléré de m’en prescrire un ! J’ai bien dis toléré parce qu’elle n’était pas du tout motivée et voulait que je continue à prendre des hormones, sauf que les hormones je n’en veux plus – il me semblait que selon la loi j’avais le droit apparemment non ce choix appartient au praticien pas au patient (- passons ! ).  La gynécologue m’a tout de même demander mon avis sur le Diu que je souhaitais et sur sa taille ! Sérieusement, comment je peux savoir ? Est-ce que je suis censé avoir fait médecine ?

Ce matin, armée de mon ordonnance, je suis partie en quête de ma prescription. Passons sur le fait que je vais devoir payer les pinces de pozzi alors qu’elles sont logiquement à la charge du médecin ! Sauf que voilà, Le modèle inscrit sur l’ordonnance ne se fabrique plus en France et n’est plus délivré ! Bon, le pharmacien part à la recherche d’un autre modèle, il me demande de repasser dans l’après-midi. J’y retourne et là, non, il n’y a plus aucun (d’après le pharmacien) modèle de DIU en cuivre pour les femmes n’ayant jamais eu d’enfant ! En FRANCE, il n’y aurait plus aucun modèle de DIU en cuivre modèle « short ». Et là, je me demande si on ne se moque pas de moi ! On nous dit sur les sites du ministère de la santé que les DIU en cuivre sont délivrables pour les femmes n’ayant jamais eu d’enfant et aucun modèle n’est commercialisé ? Je rêve !

S’en suit une conversation avec le pharmacien qui m’a énervé. J’ai eu le malheur de dire plusieurs choses, mais restons focalisées sur ce qui m’a semblé problématique dans ce pays : des droits de l’homme ! Nous en sommes venus, le pharmacien et moi à parler de vasectomie : résumons, la vasectomie des hommes de tous âge est une bonne chose, si l’homme le décide parce que l’homme a le droit de ne pas vouloir d’enfant. Nous sommes pour le moment d’accord, en revanche, lorsque j’ai parlé de la ligature des trompes chez les femmes alors là!

« -Vous rendez-vous compte de ce que vous dites ! Il y a d’autres clients dans l’officine ! »

ça ne semblait pas les déranger que je parle de vasectomie, ni de mes soucis pour obtenir un contraceptif ces autres clients ! Mais oui, je me rends compte de ce que je dis. Je dis que les femmes ont le droit de ne pas vouloir d’enfant, qu’elles ont le droit de se faire ligaturer les trompes, qu’elles ont le droit de ne jamais porter d’enfant si elles en ont envie, c’est un droit, c’est un choix.

« -Et si dans 5 ans vous rencontrez un homme qui veut des enfants de vous, comment ferez-vous si vous avez les trompes ligaturées ? Vous y avez réfléchi? Il vous quittera parce que vous ne pourrait pas faire d’enfant.  »

Et bien quoi ? J’ai des amies qui sont stériles, des tas de personnes de part le monde sont stériles donc quoi ? On doit les quitter parce qu’elles ne peuvent pas avoir d’enfant ?

« non, ça ce sont de vraies raisons de ne pas pouvoir avoir d’enfant. Une femme doit pouvoir avoir des enfants ».

J’ai explosé ! Je lui ai dis que les femmes avaient le droit de faire ce qu’elles voulaient de leur corps, que c’était un choix personnel, que c’était une réflexion personnelle.

Bien sûr qu’un enfant ça se fait à deux. Je lis et j’entends chaque jour des choses sur les femmes qui forcent les hommes à avoir des enfants et qui se font insulter de tous les noms d’oiseaux parce qu’elles « obligent » les hommes avec leurs « horloges biologiques », les femmes sont des « putains », « des salopes », des « garces », etc parce qu’elles veulent des enfants, mais lorsqu’une femme décide que non, elle n’aura pas d’enfant, qu’elle n’en veut pas alors ça devient aussi une « mauvaise » personne.

Ah on est loin de la parité ! Qu’un homme ne veuille pas d’enfant c’est un héros, une femme qui ne veut pas d’enfant c’est une pute (??). Franchement, comment avoir envie de faire des enfants dans un monde avec une telle mentalité ?

Il y a plusieurs choses qui me dérangent en tant qu’être humain dans le discours du pharmacien (encore s’il était le seul à penser ça ):

tout d’abord, le fait que les hommes et les femmes ne soient pas égaux ! Un homme peut choisir de faire une vasectomie, une femme ne peut choisir de faire une ligature des trompes. Ce qui ne présuppose pas l’égalité entre les sexes.

Une femme doit pouvoir faire des enfants pour son « mari » si lui en veut. Alors est-ce que j’ai le droit d’obliger un homme à faire des enfants contre son grès ? Non, en revanche un homme a le droit d’obliger une femme à en faire. … Moralement discutable comme point de vue.

La femme n’est pas libre de disposer de son corps, de son esprit, de choisir la non-maternité parce que … ?? je ne sais pas pourquoi peut être parce que la femme est conne par nature ?? Allez savoir.

Je suis dérangée par l’idée d’être un utérus sur pattes. Je suis un être humain, j’ai le droit de ne pas enfanter, j’ai le droit de ne pas prendre la pilule, j’ai le droit d’avoir une sexualité normale sans être sous hormones et j’estime que si je ne veux pas d’enfant c’est moi que cela regarde. J’estime aussi qu’une femme a autant de droit que les hommes. J’irais même plus loin : les femmes sont les premières concernées par la grossesse. C’est peut être très « FEMEN » ce que je vais dire mais il me semble qu’autant un enfant peut se faire sans l’accord du père autant se faire sans celui de la mère est un acte ignoble. (Je ne parle pas d’imposer un enfant à un homme qui n’en veut pas, je parle de concevoir). On ne peut pas imposer à une femme de porter un enfant parce qu’on est en couple (on ne peut pas imposer la paternité à un homme non plus ), parce que « c’est son travail », parce que son corps doit « faire des enfants ».

Je ne dis pas que je ne veux pas d’enfant, même si j’ai passé plus de temps dans ma vie à ne pas en vouloir qu’à en vouloir, seulement j’aimerais que la société me donne le droit de ne pas en avoir parce que je l’aurais décidé sans jugement de valeur. Ne pas mettre au monde un enfant ne signifie pas ne pas en avoir : il y a l’adoption, le fait d’être une belle-mère… Est-ce qu’en France on résume encore le rôle de la femme à celui d’être une poule pondeuse ? Je trouve que l’on régresse depuis la légalisation de la pilule et l’avortement. Personnellement, je préfère de loin ne jamais avoir d’enfant par choix, que de devoir avorter ou d’accoucher sous X parce que la France n’autorise pas facilement la ligature des trompes et d’après ce que je constate ne facilite pas l’utilisation du DIU de cuivre aux femmes sans enfant.

Anniversaire du blog : un

Je suis fière de voir que ce blog a aujourd’hui un an… comme le temps passe vite. Lorsque j’ai commencé l’aventure, je ne pensais pas avoir autant de lecteurs, ni autant de bons retours sur ce que je fais. Cela me fait énormément plaisir. Je suis heureuse aussi de constater que j’ai tenu bon, que je n’ai pas abandonné le blog.

Beaucoup de choses ont changé dans ma vie depuis un an. Beaucoup n’ont pas pris le sens que j’aurais voulu qu’elles prennent mais je suis heureuse à présent. Parfois, je me sens encore totalement démolie par la vie, parfois j’ai encore envie de pleurer, de hurler, de trouver que tout est injuste, mais j’ai appris …en un an j’ai tellement appris, principalement grâce à mes lectures, mais aussi beaucoup grâce au blog et à vous mes lecteurs. Je voulais vous dire merci. Merci à tous d’être là, de me lire et de contribuer à l’existence de ce blog.

Ponine.  

Nanowrimo novembre 2017 : bilan jour 2

Très mauvais bilan : j’ai à écrit quoi 500 mots aujourd’hui, réviser à peiner mais … Grand Dieu je pars en Angleterre !

Enfin, pas maintenant, mais j’ai tout prévu et ça c’est mieux que tout les livres du monde ! 🙂 je suis contente, je me rattraperai demain.

La violence par écrans interposés, le Véganisme et moi…

Aujourd’hui, je voulais vous parler de quelque chose que je ne comprends pas, qui me perturbe et me laisse perplexe : la violence par écrans interposés surtout lorsque cela à trait au Véganisme.

Il y a quelques temps, je naviguais sur YouTube, sur une chaîne que je suivais depuis un petit moment parce que j’appréciais les conseils de la YouTubeuse, sa bonne humeur, sa manière de présenter son contenu, les livres qu’elle a publié, le message qu’elle transmet …  Je parle au passé parce que depuis j’ai abandonné sa chaîne suite à un événement qui m’a beaucoup choqué.

Je ne poste jamais ou presque de commentaire sur les réseaux sociaux, seulement cette fois là je l’ai fait.

Je regardais la vidéo de la YouTubeuse en question et… je savais que connaissant mes opinions, je ne pouvais pas rester silencieuses. Parfois j’ai besoin de dire les choses, pas pour critiquer, pas pour contrarier les gens juste pour exposer certains faits, voilà tout ce n’est ni méchant, ni discriminant, ni insultant, je sais que ça sonne toujours très Mademoiselle-je-sais-tout, mais voilà, j’ai des connaissances et j’aime les faire partager.

Dans la vidéo il était question du mouvement Végan. La Youtubeuse expliquait qu’en somme l’être humain s’il mange de la viande, boit du lait ou ingère tout produit animal il tombe malade. Bien que je ne suis pas d’accord avec cela, je respect son point de vu. Elle enchaînait sur le fait de consommer du lait c’était hyper dangereux pour la santé -limite tu bois un verre de lait tu meurs. Elle ajoutait que les Australopithèques ne consommaient pas de lait et donc nous les homos sapiens ne devrions pas en consommer à notre tour. Et là, j’ai pété un câble …. je vous explique pourquoi :

Je me suis un peu renseignée sur le lait  et l’évolution de l’espèce humaine, donc quand on me dit que les humains ne sont pas fait pour consommer du lactose, j’ai aussitôt besoin de clarifier les choses en disant que : depuis 5 000 ans (à peu près) l’être humain s’est mis à pouvoir digérer le lactose. Je rajoute toujours qu’en Asie (plus vers l’actuelle Mongolie) les humains ont domestiqués les animaux tels que les dromadaires, les chèvres, les chameaux etc etc et que pour éviter les famines, le corps s’est adapté à la consommation du lactose. J’en profite toujours pour rappeler que 5 000 ans dans l’évolution de l’espèce humaine c’est peu…donc qu’il est normal qu’actuellement tous les humains ne puissent pas le digérer.

Je n’ai pas de soucis avec les végans, en revanche : comment peut-on comparer les Homo Sapiens aux Australopithèques ? Sérieusement ? Des millions d’années séparent les deux « espèces » ! Pourquoi pas nous comparer aux dinosaures tant qu’on y est !

 Ensuite, ce qui me dérange dans ce « dialogue de sourds » c’est que l’évolution de l’espèce ça ne compte pas ? Je veux dire ok, le lactose est mauvais pour certaine personne mais est ce que le fait que des « ancêtres » n’en consommaient pas doit forcément vouloir dire que l’on ne peut pas en consommer ? Parce que si on suit cette  logique les premiers hominidés n’étaient pas des bipèdes exclusifs donc quoi on se remet à marcher à quatre pattes parce que « ou lala nos ancêtres ne faisaient pas ça  » ?  Il y a un siècle, nos ancêtres ne connaissaient pas internet donc on jette nos ordinateurs à la poubelle parce que les ondes ça donne le cancer et qu’avant ça n’existait pas ? (ok là j’ai un ton un peu incisif et piquant).

Que l’on ne soit pas d’accord avec moi sur la consommation du lait, je m’en moque, je ne demande pas aux gens d’être d’accord avec moi sur le fait que le lactose soit bon ou mauvais pour la santé. J’ai envie de dire que chacun est libre de penser ce qu’il veut et qu’à partir du moment où l’on ne met la vie d’aucun enfant en danger les adultes peuvent faire ce qu’ils veulent. Seulement, là où j’ai un problème, c’est :

  1. discuter des faits scientifiques avérés : Oui, avant il y a 5 millénaires les êtres humains âgés de plus de huit ans étaient malades avec le lactose et puis l’être humain s’est habitué à la consommation du lactose : c’est un fait, l’être humain évolue en fonction de son milieu et que cela prend du temps : c’était réellement le message que je tenais à faire passer, juste ça : l’être humain a évolué pour digérer le lactose.
  2. Pourquoi les végans ont besoin de critiquer ceux qui ne le sont pas ?
  3. Arrêtez de faire croire que le SOJA est la seule « merveilleuse » alternative au lactose ! Le soja est aussi source d’intolérance et d’allergie alimentaire. Le soja c’est comme le gluten, le lactose, les arachides ce n’est pas sans risque ! Le Soja  n’est pas un produit « sain » et « sans danger », pour tout le monde. Bien entendu le soja peut être bon mais ce n’est pas le produit miracle non plus. Si tout le monde ne peut pas digérer le lactose, tout le monde ne peut pas non plus tolérer le soja et les végans ont un peu tendance à l’oublier ou à ne pas en parler, ce qui est fort dommage. (Ok, ça c’était une parenthèse)
  4. Pourquoi insulter les gens quand on n’est pas d’accord avec le message ? J’ai reçu des réponses méchantes, insultantes, blessantes. Mince alors, je suis un être humain aussi !

Je comprends que le sujet de la nourriture peut être problématique, parce que l’on touche aux croyances des gens, que c’est intime. Mais pourquoi les gens ont besoin d’être méchant et violent ?

C’est facile de critiquer derrière un écran, là où l’on est anonyme, où personne ne peut nous voir et nous répondre physiquement. Seulement, où est le mal de rappeler que l’être humain a besoin de temps pour s’adapter à un produit de consommation ? Où est le mal de dire que peut être qu’avant de prôner le « tout soja » il faut peut être réfléchir un peu ? Et encore, même si on n’est pas d’accord avec ça est ce qu’il faut insulter les autres ? Qu’est ce que cela rapporte ?

Je conçois que l’on puisse ne pas vouloir manger tel ou tel aliment, que l’on puisse vouloir une alimentation bonne pour la santé et la meilleure qui soit, mais pourquoi insulter ceux qui ne sont pas d’accord ou qui pense autrement ? Quel est l’intérêt ? qu’est ce que ces personnes mauvaises ont de plus ? A part faire du mal à une autre personne ?

Je suis consciente que la maltraitance envers les animaux est un sujet épineux mais n’empêche que l’évolution humaine reste ainsi faite qu’un jour les hominidés se sont mis à marcher, à manger de la viande, que cela à fait grossir leur cerveau. Puis qu’ils se sont mis à la faire cuire : ce qui a eu pour effet de faire grossir davantage encore leur cerveau. Puis que les humains se sont mis à domestiquer des animaux à consommer leur lait pour survivre. Ils ont aussi fait de l’élevage, de l’agriculture, construit des villes et ça on ne peut pas faire comme si cela n’avait jamais eu existé. C’est tout ce sont des faits alors oui à la base de l’humanité, on ne consommait pas de viande cuite, de lait, de ceci ou de cela mais quoi ? on se remet à vivre dans les arbres, à marcher sur quatre pattes et se faire pousser les poils ?

Je conclurais en disant : hey les végans haineux vous savez ce que cela vous apporte d’être méchants ? Rien ! Sérieusement, est-ce que si on vous insulte de tous les noms vous allez vous mettre à manger de la viande ? Etre agressif ne rapporte rien à part à décrédibiliser votre message. Peut-être que c’est mal de manger de la viande (peut être que ça ne l’est pas) mais en tout cas quand je lis des commentaires comme j’en ai eu je me dis que sincèrement ne pas manger de produits animal ça rend débiles, méchants et vindicatif, irrespectueux, intolérant et ce n’est pas ce que je veux devenir.

Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de Neil Gaiman — A livre ouvert

Normalement, rien qu’avec ce titre, la curiosité doit déjà avoir eu raison de vous ! J’en sais quelque chose car c’est aussi à cause de ce titre que je suis tombée sur ce petit texte bourré d’optimisme et d’inspiration. En 2013, l’auteur britannique Neil Gaiman a été invité par la Reading Agency, à Londres, pour […]

via Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de Neil Gaiman — A livre ouvert

Les troubles du comportement alimentaire

un sujet un peu différent aujourd’hui, mais je crois qu’il est utile de parler de certains sujets parfois, ne serait-ce que dans un but cathartique.

Les troubles du comportement alimentaire vaste sujet. Lorsque l’on entend TCA, on pense souvent à :

Anorexie

Boulimie.

Seulement, ces troubles ne s’arrêtent pas qu’à cela là. On parle aussi de phobie alimentaire, d’orthorexie, de boulimie sportive, l’hyperphagie. Certains vont même à classer les personnes en surpoids et / ou obèse dans cette catégorie. Pour ma part, j’ai dû mal à considérer les personnes obèses ou en surpoids comme ayant des troubles du comportement alimentaire, on peut être en surpoids à cause de certains médicaments, à cause d’un dérèglement de la tyroïde ou d’autres maladies. Le poids n’est que la partie visible de la maladie et ce n’est pas un facteur déterminant pour dire « à l’œil nu » si une personne est malade ou non.

Ce qui est étrange avec les troubles alimentaires c’est que l’on ne possède pas nécessairement le physique associé. Souvent on s’imagine qu’une anorexique est maigre comme un clou, qu’une boulimique est en surpoids et une personne atteinte d’hyperphagie est obèse. Bref, ce n’est pas toujours le cas. L’anorexie certes entraine une perte de poids, mais elle peut être non visible. L’anorexique ne passe pas de (par exemple) 60 kilos à 30 kilos en 1 mois. Parfois, elle peut juste perdre quelques kilos et paraître tout à fait « normale ». Mais ici, ce ne sera pas le propos.

Ce que j’ai plutôt envie de vous dire se résume facilement :

Arrêtez de juger les personnes souffrantes de Troubles du comportement alimentaire comme des abrutis qui décident de se pourrir la vie !

 

J’entends fréquemment les gens dire : « ah mais si Machine ne se faisait pas vomir, elle irait bien » ; « tiens si trucmuche mangeait et bien elle ne serait pas malade » ; « arrête de bouffer et tu ne seras pas Grosse ! » ; « mange ça c’est bon pour la santé, le reste c’est de la cochonnerie » ; etc

Ce sont des phrases qui m’agacent et elles devraient tous nous agacer. Pourquoi ? Parce que les troubles du comportement alimentaire sont des maladies, je dis bien des maladies : certes elles sont mentales donc dans la tête, donc on ne les voit pas. C’est sûr qu’il est bien plus facile de s’apitoyer sur une personne qui a un « vrai » trouble comme une maladie physique que sur un trouble que l’on ne voit pas (supposer faux parce que rien ne prouve que c’est réel à part les dires du patient).

Un trouble du comportement alimentaire c’est comme un cancer  – ça vous ronge de l’intérieur et ça part de pas grand chose au début ; ça commence par une petite idée (une cellule défectueuse pour le cancer) et qui se multiplie jusqu’à ce que l’on soit trop malade pour ne pas s’en rendre compte. L’idée qui peut faire germer la maladie est parfois banale, disons une idée que l’on pourrait tous avoir durant les jours de cafards ou que l’on entends de la bouche des autres : « t’es gros » ; « t’es seule » ; « t’es pas athlétique »; « si tu manges ça tu vas mourir » ; « personne ne t’aime »; « t’es pas assez bien » et cette petite idée elle va en amener d’autres ( ces petites copines qui vont et viennent) et puis d’autres, jusqu’à ce que le cerveau se mette à être d’accord avec les idées et décident de tout faire pour combattre tout ce qui est « mauvais » : grosso modo ce qui est mauvais est souvent les aliments donc « il faut » soit s’en priver (tout ou en partie) soit se goinfrer pour « remplir le vide » et vomir après parce que l’on a honte, ou faire du sport parce qu’il ne faudrait pas « grossir ». Et une fois que le cerveau est tombé dans le piège pour s’en sortir cela devient compliqué. 

Alors oui, quand je surprends des gens « bien intentionnés » dire que la personne souhaite « un peu » être malade ça m’énerve.

Qui peut souhaiter se détruire de cette façon ? Qui peut avoir envie de détruire son corps si ce n’est une personne en réelle souffrance ? Quand une personne souhaite voir son corps disparaître ou le remplir avec de la nourriture parce qu’elle est en détresse émotionnelle et que c’est le « seul » moyen qu’elle a (trouvé) pour garder le contrôle sur elle-même, non ce n’est pas un choix plaisant. Bien entendu, qu’il y a pire, mais il y a toujours pire, pourtant on ne se réveille pas un matin en se disant « tiens et si je m’affamais pour voir, ça a l’air cool ». Quand une personne passe 30 heures par semaine à la salle de sport pour ne pas grossir (je ne parle pas du prof de sport, hein lui c’est son métier ^^) et qu’elle met ses os, ses muscles, ses tendons et ses nerfs sous pression quitte a subir des fractures ou des blessures importantes ce n’est pas parce qu’elle n’a rien d’autres à faire de sa vie. Quand une personne boulimique risque de nourrir à cause d’une grosse carence en potassium, elle ne le fait pas par jeu. L’anorexique qui peut mourir à tout moment d’un arrêt cardiaque n’est pas juste une personne qui veut ressembler à une mannequin parce que c’est amusant.

 

Ce sont de réelles maladies

qui peuvent

avoir des conséquences désastreuses  !

 

Attention, je ne fais aucunement l’apologie des troubles du comportement :

ce sont des maladies !

Je dis seulement qu’il faut cesser de juger les malades comme des imbéciles qui ont « envie » d’être dans l’état dans lequel ils se trouvent. Personne n’a envie d’être malade ! Je suis d’accord pour dire que l’on est pleinement responsable de ce qu’il nous arrive dans la vie, de la manière dont nous gérons nos émotions, dont nous réagissons à ce qu’il nous arrive, mais même si notre manière de réagir est « mauvaise », « excessive », « pas cohérente » (en tout cas pour les autres) personne ne choisi sciemment de souffrir de trouble du comportement alimentaire.

Je voudrais juste que les gens comprennent que même :

-si une anorexique mange, elle n’en reste pas moins en souffrance.

-si une personne est boulimique et qu’elle ne fait pas de crise vomitive, elle n’en reste pas moins en souffrance.

-que l’hyperphagie contrôlé n’est enlève pas la douleur.

-que même si la personne atteinte de « boulimie sportive » ne passe pas X heures dans la salle de sport, elle n’est pas moins obsédée par les calories.

On ne soigne pas ce genre de trouble en mangeant, ou en cessant d’avoir des crises, on se soigne ou plus exactement on soigne ces maladies par des thérapies, par une prise de conscience, par soigner la source du mal être et pas par des remontrances, des brimades, des jugements de valeurs.

Si vous croisez, rencontrez, avez dans votre entourage une personne malade ne lui dites pas qu’il faut qu’elle mange pour vivre, ou qu’elle cesse de se faire vomir, ou de faire du sport parce que cela ne l’aidera pas. Dites lui plutôt à quel point cette personne est belle, à quel point vous tenez à elle et faites avec elle des activités qui n’ont pas de rapport avec l’alimentation et laissez le soin aux thérapeutes se chargeaient de la partie « alimentaire » et rabat joie du « tu vas mourir si… ».

 

Merci, à vous qui m’avez lu.

les cinq manques qui nous empêchent d’écrire

Cet article s’intitule les cinq manques qui nous empêchent d’écrire, mais cela aurait pu parler des manques qui nous empêchent de faire du sport / de réussir dans la vie / de lire / d’être heureux / de se faire des amis / de prendre du temps pour soi / de peindre / de … (à vous de choisir).

Les cinq manques qui nous empêchent d’écrire sont :

  1. le manque de temps

Je ne sais pas vous mais moi je trouve que le temps passe trop vite. Il défile (sauf quand on a envie de se sortir d’une mauvaise passe où il paraît ralentir allez savoir pourquoi). Dans le manque de temps qui empêche d’écrire on peut trouver deux gros facteurs :

les réelles occupations / activités / personnes qui font que l’on manque de temps : dans cette catégorie je pense que l’on peut clairement dire que les enfants, le conjoint, le travail ou l’école et les obligations sont de réels facteurs. Ces facteurs là vous êtes obligé de faire avec, de composer avec leurs existences.

Et puis il y a les autres facteurs qui découlent tous du manque d’organisation.

Le manque de temps se gère très bien, en s’obligeant à consacrer au moins quelques minutes par jour à l’écriture. J’ai fait plusieurs articles sur le sujet par le passé : Tutoriel de septembre : se créer une routine ; devenir plus prolifique ; La méthode SMART a changé ma vie ; bâtir son plan d’action pour devenir écrivain : gérer le temps de travail

2. Le manque d’envie

Si écrire ne vous intéresse pas (aussi valable pour le sport ou autres activités) alors vous allez avoir bien du mal à vous y tenir. Si vous vous êtes lancé dans l’écriture, « pour voir », pour savoir si cela était fait pour vous et que vous vous rendez compte que non, cela ne vous motive pas, je vous encourage à trouver autre chose. Ce n’est pas mal de ne pas avoir envie d’écrire si cela ne vous intéresse pas, c’est même une bonne chose que d’avoir essayé.

En revanche, si le manque d’envie vient de votre projet, je vous encourage à en changer. Je sais que je répète depuis presque un an sur ce blog qu’il faut se tenir à son projet et l’achever mais si vraiment vous êtes bloqué, que vous tournez en rond et que vous en venez à détester l’écriture c’est que ce projet est :

  • soit trop ambitieux pour vous
  • soit qu’il demande un effort sur un temps trop long
  • soit qu’il n’est pas fait pour vous ou plus fait pour vous.

Je suis sur ma saga depuis l’âge de 12 ans, c’est long, franchement j’en ai parfois assez de ma saga, seulement je me rend compte que les idées que j’avais à 12 ans et bien elles ne sont plus valables aujourd’hui, parce qu’à présent j’ai des yeux d’adultes. Si vous êtes comme moi et que vous écrivez une saga, il serait peut être bien d’écrire autre chose, d’avoir un autre projet de temps à autre afin de vous redonner « envie » et de « voir autre chose ». Je ne vous dis pas d’abandonner votre projet, je vous parle de faire une pause dans ce projet et de revenir plus tard avec des yeux nouveaux et des idées plus claires.

3. Le manque de confiance en soi

Pour le coup, le manque de confiance en soi je connais, pas pour l’écriture mais pour tout le reste, longtemps j’ai manqué de confiance en moi mais c’est fini, aujourd’hui je fais de la méditation, je lis des livres de développement personnel et je me sens bien mieux.

Vous voulez une bonne nouvelle ? plutôt 5 …

  • Avoir peur de la page blanche ne fera que vous empêcher d’écrire.
  • Avoir peur du regard des autres ne changera pas leur critique.
  • Avoir peur de vous perdre dans votre histoire peut se gérer en adoptant un plan d’écriture ou en travaillant ses personnages.
  • Avoir peur de ne jamais achever son roman…alors écrivez
  • Peur de l’échec ? Et bien écrivez.

C’est une belle leçon que mon ex m’a apprise (pour une fois qu’il servait à quelque chose celui-là) : la peur n’empêche pas les choses de se produire. Cela je l’ai appris à mes dépends ; plus j’avais peur qu’il me quitte et plus il s’éloignait jusqu’à ce qu’il m’ait quitté, et si aujourd’hui j’affirme haut et fort : bon débarras, la leçon je l’ai apprise quand même : plus on craint que quelque chose n’arrive plus cette chose arrive. Cela fait également parti des lois de l’attraction. Alors n’ayez pas peur c’est là que les mauvaises choses se produiront.

4. Le manque d’inspiration

La pour le coup c’est le manque qui est le plus difficile à prévoir.

Des cinq manques qui empêchent d’écrire, le manque d’inspiration est celui que l’on ne peut pas prévoir. On peut faire un plan détaillé de son roman, mais cela n’empêchera jamais qu’à un moment on se dise « mince, je ne sais plus quoi écrire ».

Je vous conseille dans ces moments là de revenir aux sources de l’histoire, de rouvrir votre BUJO d’écrivain, votre carnet de relire vos premières idées sur le roman, de reprendre vos fiches de personnages, de regarder les objectifs de chaque personnage, de l’histoire et de votre thème. Bref, revenez aux sources.

Si cela n’aide toujours pas, prenez des vacances ! Allez faire un tour, allez au cinéma, allez voir des amis, allez visiter un château, faites autre chose : méditer par exemple ! Il y aura bien un moment où l’inspiration va revenir, après tout nous ne sommes pas des robots.

5. Le manque de motivation

C’est un peu comme le manque d’envie.

Il y a quelques jours je vous proposais d’avoir un rituel pour écrire et bien peut être que votre rituel n’ait plus aussi inspirant et qu’il faut en changer. (Tutoriel de septembre : se créer une routine)

Peut être avez vous besoin d’autre chose : comme une nouvelle bougie parfumée, écrire dans un nouveau lieu, avoir un nouveau dessous de main, de nouvelles images sur les murs.

Pour ma part, je viens d’ajouter de nouvelles cartes postales sur mon tableau de liège, juste en face de moi lorsque j’écris. J’avais une carte postale de l’impératrice Eugénie lors de son mariage, aujourd’hui, j’en ai une autre de la Chartreuse de Neuville sur mer et un autre représentant un arbre de vie, la lune et le soleil (une carte qui était offerte lors de mon achat d’un jeu de tarot). J’ai également accroché la dernière carte d’anniversaire que j’ai reçue et voilà rien que cela et je me sens dépaysée. J’ai également acheté de nouvelles bougies parfumée, de nouvelles pierres de lithothérapie. Parfois, il en faut peu pour se sentir bien et cela aide à se sentir plus motivé.

 

Les cinq manques qui empêchent d’écrire sont tous plus ou moins gérable mais ils peuvent vous bloquer durant très longtemps si vous n’y faites pas attention. Et s’il y a bien un seul conseil que je puisse vous donner : ne jamais avoir peur !

 

 

Mon expérience en tant que libraire

Durant quelques semaines, j’ai testé le métier de libraire. Pour la première fois de ma vie je me suis sentie à ma place quelque part. Eh oui, tout arrive. Pour la première fois de ma vie, j’étais heureuse de me lever le matin et d’aller au travail. Ce travail a passé si vite que lorsque j’ai dû dire au revoir à mes collègues et bien ni eux ni moi n’avions envie de partir et on pensait tous que j’étais arrivée la veille.

Mais c’est quoi au juste être libraire ?

C’est passer sa vie dans les livres. Sans déc’, j’ai dû voir plus de livres en quelques semaines que durant toute ma vie. J’ai mis en rayon, j’ai retiré du rayon (on appelle cela le picking, enfin ça c’est quand on scanne livre par livre pour retirer les livres trop anciens du rayon afin de faire de la place pour les nouveaux – sinon on peut faire la même chose mais avec un listing – personnellement je préfère le picking ça permet de voir tous les livres et de les ranger en même temps). Ensuite, on doit faire du retour, ça c’est quand remet en carton tous les vieux livres et qu’on les envoient chez les fournisseurs. J’ai découvert que je pouvais soulever 20 kilos à la force des bras. Un exploit pour la crevette que je suis.

Le travail de libraire, on pense qu’il faut surtout savoir conseiller le client, que nenni, il faut surtout avoir une patience d’ange avec les ****** de clients qui nous prennent pour madame IRMA « je veux le livre, vous savez le livre bleu celui qui est sorti y’a six ans »…euh?? Ou bien « je veux le livre dont ils viennent de parler à la radio ? Quoi, vous n’avez pas écouté la radio ??? » Et que tu te forces à ne pas répondre « mais bon sang Madame, je travaille depuis 9 h ce matin, vous croyez que je faisais quoi y a 5 min ? Je conseillais un autre client ». Bref, il faut être sacrément patient. Il faut savoir composé avec les clients « déçus » (sacrément en colère, oui !) qui vous disent que vous n’avez rien en rayon (ah bon ??) tout ça parce que vous n’avez pas un livre méga précis sur un sujet plus précis encore et un livre sorti 10 ou 20 ans plutôt qui ne s’est d’ailleurs presque pas vendu « mais vous devez l’avoir, il est en vente sur internet ! ». Humm, no comment. Bref, les clients nous prennent pour la BNF.

Il y a aussi les élèves (au sens large), « je veux le cahier d’anglais. » « Euh, ok, lequel ? » « Bah celui que vous avez vendu à Mimi la semaine dernière » humm…Comment dire : je ne suis pas madame Irma. Bref, c’est toujours marrant et embêtant, surtout pour quelqu’un comme moi qui aime faire plaisir aux autres et leur apporter tout ce dont ils peuvent avoir envie pour les satisfaire et pour être « aimée ». Je n’y peux rien j’aime être appréciée.

En tout cas, j’ai aimé ce travail, j’ai adoré les gens, même les clients les plus relous, les plus nazes, les plus totalement décalés (« je veux les crayons … » madame on est au rayon livre « ah bon ? je croyais que c’était la peinture ici »…) bref, j’ai attiré les clients « bizarres » mais ça va j’ai l’habitude.

Pour une fois dans ma vie, je ne me suis pas plainte, j’ai raconté des choses qui m’arrivaient (comme les clients étranges) à mes collègues parce que dés fois il faut le faire pour faire redescendre la pression et parce que c’est marrant. J’ai pris ce travail très à cœur, sans trop en faire non plus, disons que je me suis épanouie. J’ai aimé mes collègues, apprécié leur compagnie, je me suis sentie à ma place et c’était une aventure incroyable, même les tâches les plus rébarbatives m’ont semblés être tellement formidables que j’ai envie de continuer ce travail. Je sais qu’il est payé au lance-pierre, il ne faut pas se mentir, je n’ai même pas gagné de quoi vraiment payer mes factures, mais je trouve cet emploi …comment dire, très complet avec celui d’écrivain. Si je pouvais travailler à la fois comme libraire à temps partiel (25 h / semaine) et comme écrivain (je veux dire gagner assez ma vie pour en vivre hein) je serais la personne la plus épanouie du monde. Evidemment, je ne cracherai pas sur le fait de devenir « millionnaire » grâce à l’écriture (qui cracherait là-dessus ?) mais je suis à la fois optimiste et réaliste.

Mais c’est quoi d’autre être libraire ?

C’est passé sa vie à raconter la même chose « pour le retrait des commandes c’est à l’accueil du magasin » (et tu te retiens d’ajouter « je vous l’ai dit hier quand vous avez passé la commande »). C’est aussi ranger et classer dix fois le même rayon dans la journée, parce que les clients ne respectent pas ton travail. (Des fois, c’est la sensation que j’ai eu. Je ne dis pas que je remet toujours tout à la même place, mais quand tu prends un livre d’un rayonnage, pourquoi ne pas le reposer à la même place ?). Parfois, tu te dis aussi que les gens s’en moquent totalement que tu sois là pour les renseigner et ils préfèrent renverser le rayon plutôt que de te demander, c’est navrant. Je veux dire les vendeurs ne mordent pas, et je suis peut être une de ses clientes qui s’arrangent pour ne jamais rien demander aux vendeurs de peur de les embêter j’ai au moins la logique de ne pas renverser un rayon pour « rien ». Bref, ça met les nerfs à rudes épreuves parfois mais c’est un boulot très cool pour qui aime les livres. Je peux donner l’impression que je me plains, mais en vrai, j’ai adoré devoir repasser derrière les clients pour ranger, j’ai aimé être là pour les conseiller, j’ai même adoré quand ils m’envoyaient balader (non, je ne suis pas maso) seulement, j’aimais être là- bas, j’aimais ce travail, toutes les facettes de l’emploi d’ailleurs.