Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je tenais à continuer la petite série d’articles sur la manière dont je structure mes romans, après vous avez expliqué rapidement ce que cela signifiait dans un premier article, expliquer en détails les premiers éléments que je planifie lorsque j’écris à s’avoir la scène d’ouverture, le climax et le dénouement, aujourd’hui je vais entrer dans la phase plus « poussée » de la phase précédentes à savoir planifier la situation initiale, trouver les péripéties importantes et le dénouement.

 

Tout d’abord qu’est ce que je nomme : situation initiale

On pourrait croire qu’en ayant parlé de la scène d’ouverture dans l’article précédent, il n’y aurait pas besoin de décortiquer la situation initiale, et pourtant un peu de réflexion n’est pas mauvaise.

Ce que je nomme situation initiale c’est bien plus que la scène d’ouverture. Selon mon point de vue, la situation initiale correspond à 25% du roman, c’est tout ce qui présente les personnages principaux, l’intrigue principale, les intrigues secondaires, les objectifs des personnages. Bref, c’est ce que l’on écrit au début pour situer l’histoire et tout ce qui sera détaillé ensuite.

Comment je planifie ma situation initiale et ce que je vais « mettre » dans mes premiers chapitres ?

Pour trouver mes idées, je fouille dans mes fiches personnages, je reprends les informations que j’ai sur les objectifs, les motivations, les envies et les enjeux des personnages, afin de tisser des intrigues plus solides entre les divers personnages et les intrigues. En général, cela vient tout seul, je n’ai pas besoin de faire réellement d’efforts pour trouver ma situation initiale, parce que lorsque je commence à écrire ou à réfléchir à mon roman, j’ai toujours déjà en tête les informations que je veux distiller dans les premiers chapitres, même si durant la phase d’écriture et de correction des choses, des parties, et même des idées vont changer. Donc, je suis certainement la plus mauvaise personne pour vous comment hiérarchiser les idées pour créer la situation initiale. Le plus important, je dirais qu’il faut surtout créer la tension, petit à petit, afin que le lecteur soit toujours en haleine.

Si je passe beaucoup de temps sur la création de la scène d’ouverture (cf l’article précédent) j’en passe beaucoup moins sur la préparation de la situation initiale, parce qu’à part me concentrer vaguement sur l’ordre des idées à transmettre, je ne me concentre pas vraiment sur l’ordre des chapitres, je préfère me laisser aller sans énormément réfléchir, même si je planifie un peu les idées, que j’essaye de faire des fiches « chapitre par chapitre » et de définir les lieux principaux et les atmosphères majeures des chapitres, je ne m’attarde pas tellement. je préfère me laisser envahir par les idées petit à petit durant la phase d’écriture.

 

Les péripéties ou actions :

Les péripéties, cette phase correspond à 50 % du récit. C’est durant cette phase que le héros va vivre ses aventures, et c’est à la fin de ses aventures que l’on va avoir le CLIMAX, toutes les actions doivent aboutir au Climax. Ce qui signifie que toutes les actions doivent s’intensifier, jusqu’au point culminant.

Comme pour la situation initiale, je me sers des objectifs des personnages, des idées d’intrigues que j’ai pour planifier quelques actions, les scènes les plus importantes, je les planifie d’une manière que je nomme « vraiment« . Chez moi, vraiment ça veut dire que je prends quelques minutes pour m’imaginer la scènes, pour inscrire les actions principales, les personnages présents, parfois quelques morceaux de dialogues, et prendre en compte l’atmosphère que je veux diffuser, je prends le temps de réfléchir aux cinq sens. Les cinq sens c’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on écrit, ou alors c’est peut être seulement moi, mais souvent lorsque j’écris je me focalise d’instinct sur le visuel et alors que les autres sens sont également très important.

Je pense souvent à mes scènes avant de les écrire, je les rêve, je fais cela un peu partout : le soir avant de m’endormir, sous la douche, en faisant le ménage, durant les courses… de cette manière je peux tester différentes alternatives. Parfois je prends des notes, parfois non, même si je dis toujours qu’il faut tout noter, je pense que dès fois on peut mettre de côté certaines idées. Seulement, j’écris depuis longtemps et je suis convaincue que lorsque l’on débute dans l’écriture, il faut mieux tout noter, même rapidement plutôt que de laisser de côté une bonne idée.

Pour ce qui est de l’organisation temporelle des actions, je n’y pense vraiment que lorsque je corrige.

 

Le dénouement :

Le dénouement c’est ce qu’il reste du roman, autrement dit les 25% restants. Cette partie correspond au moment où le Climax est achevé et c’est juste avant la dernière scène. Le dénouement selon moi, c’est le retour à la vie normale.

Il s’agit pour moi de seulement savoir quel est l’arc narratif du personnage, de l’histoire, du héros pour lui choisir son retour au calme. Je parle des arcs narratifs dans un article récemment. Le retour au calme c’est la vie une fois que toutes les aventures sont terminées. cette nouvelle vie peut être soit meilleure, soit pire, soit entre les deux. Il ne s’agit pas de relancer une histoire mais simplement de montrer rapidement qu’elles ont étaient les conséquences de l’histoire, des péripéties et du climax sur le héros et comment est sa nouvelle vie.

 

J’ai bien conscience en écrivant cet article de ne pas réellement donner de clés pour écrire ces différentes parties, mais à vrai dire, je ne prends pas tellement le temps de tout planifier, de tout décortiquer dans les moindres détails. Tout ce dont je m’assure c’est de suivre une progression qui me paraît logique pour le héros, et l’histoire, c’est également de veiller à la tension dramatique.

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Structurer son roman : scène d’ouverture ; climax et dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui reprise de la petite série d’articles sur la manière dont je structure mon roman, cette fois je vais vous expliquer comment je commence par structurer ma scène d’ouverture, mon climax et le dénouement de mes histoires. Il s’agit là de la première étape lorsque je commence réellement la planification.

 

La scène d’ouverture :

La scène d’ouverture correspond au moment où le lecteur entre dans l’histoire, lorsqu’il la découvre et que vous exposez votre histoire.

La scène d’ouverture ou d’exposition est toujours le premier contact que vos lecteurs auront avec votre histoire, c’est pourquoi il ne faut pas la rater. Qu’importe si votre scène d’ouverture est un prologue, la première scène de votre roman, ce qui compte c’est l’effet que cette scène doit procurer sur votre lecteur.

Je veuille toujours à ce que l’émotion qui se dégage de cette scène soit toujours celle que je cherche à faire passer dans le roman, de manière générale. A ce que l’atmosphère du roman se ressente dans cette première scène. Je pense qu’il est important d’optimiser cette première scène et de la chouchouter. J’aime beaucoup entrer directement dans l’intrigue, mais pas nécessairement dans l’action. Ce que je veux dire, c’est que l’intrigue, c’est plus « psychologique », mettre en place les objectifs de l’histoire ou du héros, et pas tellement de commencer par de l’action au sens strict du sens.

Pourquoi c’est si important la scène d’ouverture ?

Parce que cela permet de montrer quels seront les choix de l’auteur : déjà  la narration, le choix du point de vue, le vocabulaire… cela peut paraître anodin,  mais je suis convaincue que ces choix sont importants pour le lecteur.

Pour concevoir ma scène d’ouverture je prend toujours le temps de me demander :

-Quel point de vue je veux adopter ?

-Quel personnage je veux mettre en avant ?

-Dans quel lieu je veux commencer mon action ?

-A quel moment ?

-Comment je peux utiliser les cinq sens pour intensifier les émotions ?

-Est-ce que je veux commencer par un flashback ? flashforward ? par une description statique au sens dialogue ? Est-ce que je veux entrer dans l’action ? présenter un événement ou un personnage ou les deux ?

-Comment vais-je attirer l’attention du lecteur ?

–Comment puis-je rendre ce que j’ai dans la tête logique, cohérent, intéressant et ordonné pour qu’un lecteur qui ne connaît pas l’histoire puisse avoir toutes les informations importantes pour comprendre de quoi il est question ?

Ensuite, je me lance dans la phase de « rêve », je profite du temps avant de m’endormir pour vivre cette scène dans ma tête, pour la rêver. En général, je fais plusieurs phases de « rêves » avant de me lancer dans la rédaction de l’incipit. Une fois que cela est fait, que j’ai écris ma scène et bien, je lui fiche la paix et j’enchaîne avec le reste, je ne reviens pas pour corriger, pas avant la fin. C’est quelque chose que je ne fais pas mais qu’il est possible de faire si l’on hésite : écrire deux ou trois débuts alternatifs, mais franchement pas plus, sinon vous m’avancerez jamais.

Le climax :

Et bien le climax quant à lui correspond au moment le plus fort de l’histoire. C’est l’acmé de votre roman. C’est avant le dénouement, après les actions (péripéties) successives. C’est le moment où le héros affronte le grand méchant (ou ses démons intérieurs, qu’il sauve la princesse, qu’il se met en couple avec la femme de ses rêves etc).

Pour en arriver là, on a vécu tout un tas d’actions, de rebondissements, le héros était proche de vaincre et il a échoué, puis recommencer, puis il s’est approché de ce moment le plus palpitant de l’histoire et voilà venu le moment d’y penser. Pour éviter la confusion, je tiens à vous dire qu’en réalité, j’écris tout mon plan avant de commencer la rédaction, même si la manière dont je l’explique peut laisser penser le contraire.

Le climax doit donc être l’apothéose de votre histoire, le bouquet final du feu d’artifice. C’est le moment où le héros est arrivé au point de non retour, il va enfin savoir s’il peut obtenir ses objectifs ou non. C’est pour cela qu’il est bien de planifier un peu avant d’écrire ce qu’il va se passer :

-histoire de garder en tête les objectifs du héros et de ne pas en oublier en chemin

-savoir dès le début vers qu’on on tend à arriver. on ne distille pas les mêmes informations selon la manière dont le roman se termine, même si on peut brouiller les pistes en faisant croire au lecteur que « TOUT EST BIEN QUI FINI BIEN » alors qu’en relisant on peut se rendre compte que deux ou trois petits indices laissaient penser le contraire.

-s’assurer que la chute correspond bien à ce que l’on avait en tête dès le départ et que l’on ne s’est pas laissé embobiner par les personnages et l’histoire.

Comment on le prépare ce super moment magique alors?

Et bien c’est simple, on prend encore une feuille de papier et on écrit ses petites idées. Oui, le métier d’écrivain n’est pas très innovant, ni même palpitant, on écrit, on pense, on réfléchis, on corrige et on recommence.

Alors à quoi il faut veiller quand on planifie le climax ?

–Aux personnages que l’on va faire intervenir.

-A l’évolution qu’auront déjà subi les personnages.

-Au lieu où cela va se passer.

-Donner une atmosphère particulièrement et utiliser les cinq sens pour renforcer le sentiment majeur que l’on veut créer et développer.

-la logique des actions qui vont se dérouler dans cette scène.

-Qu’est ce qui a changé dans la vie du héros ?

-Est-ce qu’il va parvenir à vaincre le grand méchant ? Comment il va s’y prendre ? Qu’est-ce qu’il va en découler ?

-Comment puis-je surprendre le lecteur ?

Le dénouement :

Et enfin, je tache de me concentrer sur la fin, la toute dernière scène de l’histoire, celle ou je dis au revoir à mes personnages pour les laisser vivre leur vie sans moi. C’est la scène que je pense être la plus facile à écrire, même si elle demande un certain savoir faire stylistique, je dirais, parce qu’il faut savoir rendre la fin agréable à lire et ne pas trop sur-jouer la fin du roman.

Alors à quoi est-ce que je veille ?

Et bien à rendre la fin cohérente avec ce que je voulais écrire. Je m’arrange pour que je ne laisse pas aux personnages toute la liberté qu’ils désirent, ces petites bêtes si on n’y fait pas attention ils vont dans toutes les directions.

Je m’assure de garder en tête les objectifs de chaque personnages et d’y répondre, même si lorsque l’on écrit une série par exemple on ne peut pas toujours répondre à toutes les questions au premier tome, mais ce n’est pas grave si le lecteur n’a pas toutes les réponses, l’important c’est que moi je les connaisse. Ensuite, je me demande si je veux que ma fin soit ouverte ou fermée. Donc est-ce que je veux que le lecteur puisse penser qu’il peut potentiellement y avoir une suite, ou si je veux que tout soit bien clairement fini.

Lorsque l’imagine mon roman, je tente toujours de trouver deux ou trois fins alternatives si celle que je conçois en premier me paraît trop « facile ».

Comme pour les deux autres scènes importantes, je me question toujours sur quels personnages faire intervenir, dans quel lieu, à quel moment (juste après le climax ? des semaines plus tard ? faire revenir le héros durant un peu de temps à la nouvelle vie normale ou non? ), quelle est la logique de la scène ? qu’est ce qui doit être montré ? quelle est la nouvelle émotion que je veux faire passer ?

Je crois qu’en faites pour la toute dernière scène de l’histoire, c’est réellement le récit en lui-même qui impose la fin, donc je ne peut pas réellement vous expliquer plus en détail comment je la conçois, parce qu’à part en m’assurant de répondre aux objectifs des personnages, je ne fais pas réellement de grandes réflexions sur la dernière scène.

Voilà ce que je pouvais vous dire sur la manière dont je planifie mes romans.

Processus créatif : la correction

Bonjour tout le monde,

Continuons notre série sur le processus créatif (après l’inspiration, les personnages, le plan et l’écriture) avec la dernière phase de l’écriture : la correction.

La correction est de loin la phase la moins créative et la plus rébarbative de l’écriture. Pour ainsi dire, fini de jouer et en garde ! La correction est la phase la plus épuisante, la moins sympathique et la plus agaçante de l’écriture. Et je ne suis pas la seule à la penser. Autant écrire, planifier, inventer peut être amusant, mais lorsqu’il s’agit de corriger il n’y a plus rien d’amusant, si ce n’est les erreurs que l’on a pu commettre durant la phase de rédaction et où l’on se dit « mais qu’est ce que j’ai pu être bête ».

La phase de correction est utile, afin de vérifier que l’on n’a pas fait d’erreur, sur le fond mais également sur la forme. C’est le moment d’amplifier la tension dramatique, de vérifier l’orthographe, la grammaire, de rajouter quelques descriptions, de couper des dialogues, bref de faire le ménage dans son roman afin de le rendre le plus impeccables possibles.

Alors on peut se demander s’il y a besoin d’une phase de créativité durant la phase de correction. On pourrait croire que c’est le moment où il n’y a pas besoin de créativité puisqu’il s’agit simplement de remettre au propre son roman, de vérifier que tout est à sa place et qu’il n’y a aucune erreur dans la chronologie du roman, dans la syntaxe ou ce type de question. Pourtant, je ne suis pas convaincue par cette vision des faits. Je crois qu’il faut également faire preuve d’une certaine créativité, notamment lorsque l’on a besoin d’amplifier la tension dramatique dans certaines scènes ou lorsque l’on a besoin de reprendre certains chapitres.

Je ne pense pas que le processus créatif s’arrête lorsque l’on reprend page par page, ligne par ligne et mot par mot son œuvre pour la retravailler, je pense que ce processus est simplement différent. Bien entendu, ce n’est pas de la créativité à l’état pur, mais il s’agit essentiellement de vérifier que la phase de pure écriture était justifiée, que l’on a utilisé les bonnes idées, les bons mots.

La correction est une étape primordiale dans l’écriture d’une histoire. Je sais que pour beaucoup d’auteurs elle est franchement peu attrayante, mais elle est nécessaire pour s’assurer que tout est comme il faut.

Si je devais donner un conseil pour la correction je dirais qu’il faut lire son texte à haute voix. Cela semble un peu ridicule de lire à haute voix, surtout l’on a un peu peur de passer pour un fou, mais c’est capital pour ressentir les mots, voir si les phrases ne sont pas trop longues, si l’on adopte le bon rythme dans les scènes, si la sonorité est adéquate etc.

En terme de temps, je dirais qu’il me faut en général le double pour corriger qu’il m’en a fallu pour écrire. Lorsque j’écris une histoire en un mois, je me donne deux semaines à un mois sans y toucher, puis deux mois pour le corriger. Je ne suis pas douée en orthographe, grammaire et compagnie, je ne m’en cache pas, c’est un soucis que j’ai depuis toujours, alors je donnes toujours mon texte à corriger à d’autres personnes. Bien entendu, cela demande du temps, et je ne le fais qu’une fois que j’ai corrigé tout ce que je pouvais faire moi-même.

Après la correction, vient les lecteurs, ceux à qui l’on demande l’avis et des conseils. Cette phase appartient à chacun et je ne peux donc pas la commenter, mais je peux vous dire une chose : méfiez-vous de la surenchères d’éloges ou de critiques. Bien entendu, je peux me tromper, mais quelqu’un en qui vous avez confiance ne devrait jamais vous dire que votre histoire est absolument parfaite, ni même qu’il n’y a rien d’intéressant dedans. (même si cela peut arriver). Bien entendu, on vous pointera plus aisément les défauts, parce que c’est ce qui dérange, mais demandez également à vos lecteurs ce qu’ils apprécient. Demandez leur ce qu’ils pensent des personnages, de l’histoire, du contexte, de la syntaxe, ce que vous pourriez corriger etc.

Pour ma part, lorsque quelqu’un me donne son texte à lire j’essaie toujours de montrer les failles, tout en proposant des idées pour améliorer ces petites erreurs et je termine toujours par un petit résumé des qualités et des défauts. Je ne crois pas me vanter en affirmant que je cherche toujours à motiver les autres dans leur quête de l’écriture. Peut être que j’ai tort, peut être pas, je ne dis pas que tous les textes que l’on m’a donné à lire deviendront le prochain best seller de l’année mais il y a quelques petites histoires sympa. Certains textes ne seraient même pas publiables, (à cause du contenu, du format, de la qualité, etc) mais ce que l’on gagne en encourageant les autres, c’est qu’ils gardent confiance en eux et de ce fait s’améliore. Je crois que cette bienveillance est également capitale lorsque vous jugez votre propre travail. Non, il ne sera pas parfait, oui vous aurez envie de défenestrer votre premier jet, bien entendu il faudra peut être cinq ou six romans avant d’avoir atteint cette qualité publiable que vous visez et alors ? Ce n’est pas de la perte de temps, c’est au contraire un gain de temps. Pourquoi un gain de temps ? Parce que si vous abandonnez à la première histoire et bien jamais vous ne deviendrez écrivain, jamais vous ne réaliserez votre rêve et c’est ça le plus important, s’accrocher.

 

Le processus créatif : l’écriture

Coucou tout le monde,

Suite de la petite série d’article sur le processus créatif, après avoir évoqué l’inspiration, les personnages et le plan, aujourd’hui je voudrais parler de l’écriture même du roman et évoquer comment je parvins à écrire un roman, ce qui n’a rien d’aisé croyez-moi.

Ecrire demande du travail, tout le monde s’accorde là-dessus, mais personne ne semble croire qu’écrire est un métier. Pour beaucoup de gens, écrire est un passe-temps, ce qui signifie qu’écrire ne doit pas demander tant de travail que cela. Alors on s’imagine qu’écrire vient avec facilité, que les mots coulent d’eux-mêmes et que tout est beau dans le meilleur des mondes possibles. Oui, mais voilà, le processus créatif qui découle de l’écriture est un processus qui demande du temps, de la concentration et de la volonté.

La meilleure manière que j’ai trouvé pour rester concentrer durant l’écriture d’un roman, c’est d’écriture tous les jours ou presque. Passer quelques minutes, à quelques heures tous les jours sur mon projet me permet de rester motivée.

Que faut-il pour être un écrivain ? est-ce qu’il est nécessaire d’avoir fait des études dans ce domaine ?

Récemment, j’échangeais avec une personne qui a le projet d’écriture, seulement cette personne semblait se dévaloriser à cause de son manque d’études. Je crois que j’étais à la fois peinée et énervée. Pour être un écrivain, je ne dis pas pour être publié, mais simplement pour écrire, tout ce qu’il faut c’est une bonne dose de motivation, qu’importe les études, le niveau scolaire. Ce qu’il faut c’est essentiellement, une bonne idée, des personnages et une histoire qui tient la route, pour le reste et bien tout ce qu’il faut c’est du travail, de l’acharnement et beaucoup de motivation. Ne pas avoir assez de culture générale ou peu de vocabulaire n’est pas une « excuse » pour ne pas écrire. Pourquoi ? Parce que le vocabulaire ça s’acquière, avec du temps, avec des efforts, en lisant principalement, en regardant dans le dictionnaire pour connaître la définition des mots inconnus.

Combien de temps faut-il pour écrire un roman ?

Autant de temps qu’il est nécessaire. Pour beaucoup d’auteurs célèbres, il faut mieux écrire son premier jet le plus rapidement possible, et sur ce point, je suis d’accord. Plus l’on écrit rapidement, mieux c’est car l’on a moins le temps de s’ennuyer, de se lasser et de laisser tomber. Donc je dirais qu’il faut mieux écrire son premier jet entre 1 mois et 6 mois, pour ensuite corriger son manuscrit. Pour ma part, j’écris en moyenne 1500 à 3000 mots par jour, parfois, si j’ai le temps je monte à 6 000 mots. Il me faut en général 45 min pour écrire 1500 mots. J’ai tendance à user un chronomètre pour écrire « plus vite », je me mets mon chronomètre durant 10 min et j’écris sans lever le nez. Lorsque j’ai besoin de prendre une pause, de répondre à un sms ou de procrastiner quelques instants pour recharger mes batteries ou de me faire un nouveau thé, je fais une pause de quelques instants et je reprends ensuite mes phases de dix minutes jusqu’à ce que je sois arrivée à mon objectifs d’écriture.  

Comment éviter la page blanche ?

En écrivant tous les jours, en planifiant son manuscrit, en restant focalisé sur son projet, et par-dessus tout, en ayant des personnages biens définis, aux objectifs clairs et précis, ainsi qu’en se fixant des objectifs. La page blanche c’est un syndrome de peur, et je crois qu’il n’est pas nécessaire d’avoir peur lorsque l’on écrit, tout du moins durant la phase de rédaction. Pour cela, il ne faut pas se mettre la pression, après tout un premier jet n’est pas une version définitive donc pas de quoi s’inquiéter.

Le processus créatif durant l’écriture :

Ecrire, c’est aussi se mettre en danger, révéler son âme. C’est un travail que personne ne peut faire à votre place. Ecrire c’est ce que vous en faite. Manier les mots devient facile à mesure que l’on pratique l’écriture, c’est pourquoi il ne faut jamais se décourager, même dans les moments les plus délicats.

Ecrire, c’est également se laisser porter par son histoire et par ses personnages, plus que par son plan, même s’il est important d’avoir un plan. Durant toute la phase de rédaction, il est important de ne pas revenir en arrière, de ne pas chercher à corriger, encore et encore, mais plutôt de se laisser aller à écrire. Je sais que c’est difficile, pourtant la meilleure solution reste d’aller de l’avant, et si jamais vous vous apercevez que votre roman ne va pas la direction que vous souhaitiez et bien ouvrez un nouveau document ou prenez une nouvelle page et reprenez votre histoire. Ne jetez rien, en tout cas, pas durant la phase de rédaction. La phase d’écriture est à la fois la phase la plus créative, celle ou l’on se laisse aller et celle qui est la plus frustrante, parce que c’est le moment où l’on cherche à en faire trop. Je crois que le mieux c’est de simplement écrire sans trop y réfléchir, juste avancer dans son histoire et ne pas chercher à trop intensifier son récit.

Processus créatif : le plan

Bonjour tout le monde,

Après avoir parlé du processus créatif : l’inspiration et du processus créatif : les personnages, aujourd’hui, je vais aborder avec vous la création du plan.

Est-ce que j’utilise un plan ? Comment est-ce que je le met en place ? A quoi ça me sert d’avoir un plan ou non ? Est-ce qu’avoir un plan est nécessaire pour écrire ? Comment est-ce que je m’organise ? Pourquoi est-ce que c’est nécessaire de savoir où l’on va et est-ce que le plan est figé ou est-ce qu’il peut évoluer ? Est-ce qu’un plan cela fait tout dans l’histoire ?

Voilà les questions auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.

Est-ce que j’utilise un plan ?

Alors là, c’est une excellente question. Déjà un plan qu’est ce que c’est ?

C’est un canevas, une base de travail, dans laquelle on peut avoir prévu les grandes lignes de l’histoire ou avoir prévu tout les éléments de l’histoire de manière très détaillés. Il y a deux grandes écoles qui existent dans le monde « du plan de roman », soit on essaye de jeter les grandes lignes directrices et on écrit un peu comme on le souhaite. Pour comparer à la peinture, je dirais que c’est comme avoir un paysage devant les yeux et avoir envie de reproduire ce paysage sur la toile. Soit on détermine avant même décrire chaque petits détails de l’histoire, les rebondissements, les intrigues de tous les personnages, les chapitres, voir même les scènes de chaque chapitre. Toujours en comparaison à la peinture, je dirais que c’est comme les kit peinture par numéro où il ne reste plus qu’à appliquer la couleur à l’endroit désigné par le numéro. Aucune des deux écoles n’est mauvaise, aucune n’est bonne, tout dépend de soit et de ses préférences ou du romans que l’on écrit. En réalité c’est comme tout, le choix se détermine à l’instant T. Bien entendu, encore les grandes lignes et le détails (excessif) on peut trouver un juste milieux qui nous correspond.

 

Pour ma part, je n’emploi pas certainement pas le modèle ‘par numéro’, je n’ai pas la patience de tout détailler avant de commencer à écrire, parce que pour être honnête, tout prévoir à l’avance me « gonfle », me « coupe » dans mon élan et je trouve que c’est (pour moi) une perte de temps.
J’ai tenté l’expérience par le passé mais je n’ai jamais pu achever, ni même commencer un roman que j’avais planifié dans les moindres détails à l’avance, je ne suis pas faite pour cette méthode que je trouve fastidieuse. A bien y réfléchir, enfant je n’ai jamais pu achever une seule peinture par numéro. Je crois que j’ai un esprit trop rebelle pour apprécier que l’on me dicte ma conduite, même si c’est moi-même qui me dicte ma conduite. J’ai besoin de spontanéité, certainement parce que j’en manque cruellement dans la vie.

Donc oui, j’utilise un plan. Je planifie en règle générale mes personnage, leur histoire de vie, parce que j’en ai besoin pour savoir où aller. Ensuite, je planifie ce que j’appelle mes 4 points clés :

-Le début de l’histoire : où en est le héros au début de l’histoire

-L’élément déclencheur : en gros qu’est ce qui le pousse à bouger ses fesses et à sortir de sa zone de confort pour prendre part à l’aventure

-Le climax : le point culminant de l’histoire

-le dénouement : où est-ce qu’il en est à la fin.

Une fois ces grands traits brosser, je me demande quelles sont les péripéties importantes ou les scènes clés. Ma question à ce moment là  c’est « qu’est ce qui pourrait lui arriver d’important? » en général je me sers de ce que je sais des personnages pour répondre à ces questions.

Petit exemple, le roman que j’écris en ce moment retrace une partie de la vie d’une baby-sitter (pour arrondir ses fins de mois) qui travaille pour une famille plutôt aisé, en dehors de cela le personnage principal fait une rencontre sentimentale, mais voilà son passé fait que c’est compliqué (si c’était simple à quoi ça servirait ^^), de même que dans sa carrière professionnelle (autre que baby-sitter), elle est aussi amené à côtoyer certaines personnes. Je n’entre pas dans les détails parce que je n’ai pas trop envie de le faire pour le moment mais le passé du personnage fait qu’elle craint énormément la trahison. Elle attache une grande valeur à la fidélité, de manière quelque peu excessive (bah oui sinon ce ne serait pas intéressant). Evidemment, ma question à ‘qu’est ce qui peut lui arriver d’important? » c’est forcément être trahie, par tout le monde, où plus exactement qu’elle croit avoir été trahie, pour la mettre à mal. Seulement pour être trahie, il faut faire confiance. De ce fait, je prévois les scènes de trahisons, les motifs : par exemple son patron qui embauche une autre baby-sitter, le jour où elle ne peut pas travailler (pas franchement une trahison, mais on peut le vivre ainsi selon le contexte), une trahison émotionnelle, l’homme qu’elle rencontre va être vu avec d’autres femmes (même si pour le coup la première fois, il s’agira de sa sœur ce qui l’influencera à lui faire re-faire confiance, etc).

Lorsque je planifie, j’essaie toujours de mettre mon personnage en déséquilibre, parce que j’ai remarqué que j’ai plus de difficulté durant l’écriture, à faire tomber / sortir mon personnage de sa zone de confort. 

Une fois que j’ai les éléments importants, en général j’ai une douzaine de moments « importants », enfin quand je dis important ce n’est pas nécessairement des moments clés de l’histoire, mais des éléments qui vont ajouter à l’action des données. Une fois que j’ai cela, je me demande comment va finir l’histoire exactement. Est-ce que le personnage va avoir ce qu’il désir ? est-ce qu’il aura atteint son but dans la vie ? Est-ce qu’il sera satisfait de son sort ? Est-ce qu’il va évoluer?  Bien entendu, j’ai déjà la réponse à ses questions, dans la manière dont je ferais évoluer le personnage au travers de ses actions, et des éléments de l’histoire que j’ai déjà « conçu », mais j’aime bien me poser et répondre franchement à « est-ce qu’il va réussir ? »La meilleure réponse n’est pas toujours oui, ou non, mais une zone entre les deux, qu’il est important de définir.

Après cela, je tente d’organiser des chapitres grâce aux éléments précédents, afin de jongler avec les moments de forces et de faiblesses  de mes personnages.

C’est sûre que dis ainsi, on peut penser que j’ai un plan très détaillés, mais en réalité, ce n’est pas le cas, car souvent, mes descriptions de chapitres ne font pas plus de quinze lignes et j’écris gros (et mal qui plus est). Je dois également avoué que pour mes premiers chapitres j’aime bien détaillés les scènes principales en quelques mots :

Petit exemple avec la page du chapitre 1 du roman que j’écris en ce moment :

On peut donc constater qu’il n’y a pas réellement de détails sur ce qu’il se passe. En plus, je n’ai pas du tout commencer comme ça, au final, comme quoi prévoir trop de détails n’est pas idéal pour moi.

Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir un plan ?

Oui, Non, ça dépend. En vrai, il faut avoir une idée précise de où l’on part et de où l’on veut arriver et de quelques éléments importants entre les deux, sinon, on ne va nul part. Seulement une idée précise ne signifie pas avoir un plan préétabli à l’avance.

c’est comme partir en vacances, vous devez savoir de où vous partez et à quelle date, et de où vous voulez arriver, à quelle date, entre les deux, il faut savoir comment faire pour s’y rendre, quelles seront les étapes et le trajet. Mais trop planifier ne sert à rien. Un peu comme lorsque l’on part en vacances, il est important de savoir quand on part, par quel moyen de transport, où l’on va dormir sur place, le temps que durera le séjour et quand on va revenir, mais si vous partez en voiture, vous ne pourrez pas prévoir toutes les pauses pipis, le nombre de chips que vous mangerez en route, le temps des bouchons, le nombres de cailloux que vous rencontrerait. Bref, tout prévoir est impossible et dangereux, comme planifié un trajet à la seconde près, planifié un roman à la virgule près est le meilleur moyen pour qu’un imprévu vous arrive et là vous serez bien embêtés et en proie à la panique. Mais il est tout aussi dangereux de rien prévoir en dehors du moment de départ et de l’arrivée. Comme pour un voyage, si vous ne savez pas par quel route passer il se peut que vous vous retrouviez à passer par la Suède pour vous rendre à Rome (c’est une image exagérée mais pas si fausse).

Ne pas avoir un plan trop rigide permet de laisser libre court à sa créativité et aux personnages. On ne peut jamais savoir quelle bonne surprise ils nous réservent, bien entendu, ils ne faut pas leur laisser faire tout ce qu’ils leur passent par la tête, mais c’est toujours agréable de se laisser un peu porter par son histoire. Sinon, à quoi sert d’avoir un écrivain autant demander à un robot d’écrire une histoire. Donc bien entendu que le plan peut évoluer, mais je crois qu’il faut s’en tenir à certains éléments pour ne pas se perdre soi-même dans des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire que l’on désirait écrire.

Est-ce que le plan fait tout dans l’histoire ?

Oui et non. Oui, ça fait avancer l’histoire, ça permet de savoir quoi dire, comment faire évoluer le personnage, comment le mettre en déséquilibre mais ça ne garanti pas que l’on saura écrire convenablement, que l’histoire sera intéressante, que nos idées de départ sont bonnes. Bref, vous l’aurez compris, un plan oui, mais ne basez pas tout la dessus, il y a quand même une part de talent dans l’écriture, et une immense part de travail, de réécriture, de réflexion.

Ecrire n’est pas facile, c’est un travail, et comme tout travail, il demande de se remettre en question, d’avancer avec détermination et d’avoir un objectif, tout en sachant que rien ne peut être prédéterminé à l’avance.

Processus créatif : les personnages

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais continuer à vous parler du processus créatif et de la manière dont je l’envisage en parlant des personnages et de leur création.

A mon avis, les personnages sont la clé de voûte d’une histoire, bien plus important encore que le thème ou l’idée principale. Je pense qu’une bonne histoire doit avant tout avoir des personnages forts et complexes, également complets.

Peut être parce que j’ai nourri mes premières lectures avec des personnages féminins forts (Hermione Granger, Scarlett O’hara, Claudia etc,), j’aime que mes héroïnes soient des femmes fortes, avec du caractère et une certaine force morale, j’aime qu’elles se mettent en avant et qu’elles soient moralement capable de grandes choses et d’atteindre les buts qu’elles se fixent. C’est peut être un peu « romanesque » de ma part, mais c’est ainsi. J’aurais beaucoup de difficulté à écrire un personnage féminin fades, sans reflets, sans « animosité » et sans l’envie de se battre et de vaincre. Cela ne signifie pas que mes personnages n’ont pas de faiblesses, bien au contraire, mais qu’ils savent ce qu’ils veulent.

Pour ce qui est de mes personnages masculins, ils ont en général bien moins de forces, ils sont plus fragiles psychologiquement. Disons que j’aime leur mettre des failles qui ne sont pas toujours des failles que l’on voit dans des personnages masculins.

Dans tous les cas, je m’arrange toujours pour que mes personnages soient en déséquilibres dans leur vie, leur psychologie surtout.  Nous avons tous des failles, des faiblesses, des forces également, mais nous ne sommes pas « équilibrés ». Sans voir, tous les êtres humains comme des malades mentaux, je peux dire que nous avons tous des défauts, des faiblesses et des terreurs, avec mes personnages j’aime en rajouter un peu, pour créer un déséquilibre profond qui les mettent toujours sur la sellette.

Comment je conçois mes personnages ?

Un peu comme mes idées, mes héros me viennent naturellement. Pour ce qui est des personnages secondaires, c’est un peu différent et j’ai besoin de beaucoup de travail pour les créer, les inventer, leur fournir des caractéristiques humaines et trouver leur « objectif » de vie.

Mes personnages j’aime à la fois les bichonner, passer du temps avec eux, me mettre dans leur tête, essayer de visualiser les choses de leur manière, mais également voir leur histoire comme un auteur impitoyable et malmenant, évidemment. Il est important de les rendre plus complexes, et captivant pour le lecteur, mais en même temps, je suis convaincue qu’un bon personnage doit vivre sa vie comme s’il était humain.

Je ne suis pas une adepte des fiches de personnages, je fais souvent des fiches mais elles ne sont pas complètes, dans le sens où je ne m’attache pas à faire une bible du personnage, mais je m’attache à leur donner des failles, comme je l’ai dit, mais aussi à concevoir une partie de leur passé et à leur fournir des objectifs de vie. En tant qu’être humain, on se fixe des objectifs, des envies, des désirs. Parfois, on se dit « je veux me marier à tel âge, je veux avoir un enfant à tel âge, faire tel ou tel métier », cela ne veut pas dire que ces objectifs ont va les réaliser, juste que l’on a envie d’obtenir certaines réussites. Ce sont ces objectifs de vie qui marque notre vie, qui font que l’on prend certains chemins et pas d’autres, que l’on conserve des rancoeurs, que l’on se sent frustré. J’essaie d’avoir cela également pour mes personnages.

Sinon, comment est-ce que je conçois mes personnages ? Est-ce que je passe du temps pour les écrire ?

Pas vraiment, je ne prends pas tellement de temps pour les inventer, généralement, je les visualise très rapidement. Suite à la création de mon héros, j’arrive très vite à lui fournir des amis, une famille, des collègues, des gens pour « vivre » l’histoire avec lui. 

Je n’ai pas non plus tellement de mal à leur inventer un physique ou une personnalité, mais pour ce qui est du physique, souvent j’aime ajouter quelques descriptions physiques qui ressemblent à des acteurs. J’aime bien me servir des acteurs pour mieux cerner le physique de certains personnages, sans pour autant décrire précisément des acteurs célèbres, parfois des détails physiques sont difficiles à décrire si on n’a pas une image ressemblante sous les yeux.

Pourtant, ne pas prendre le temps de tout noter sur les personnages me jouent certains tours. En effet, je n’ai pas de fiche de personnage « hyper » descriptive du coup, par moment, j’oublie certains détails notamment physique, donc je dois revenir en arrière durant les corrections, c’est un peu embêtant. C’est pourquoi je vous conseil d’avoir des fiches de personnages et de les compléter au fur et à mesure. Maintenant, c’est ce que je commence à faire, pour ne plus avoir à subir de lourdes corrections en ce qui concerne les personnages.

J’arrive facilement à « voir » les personnages qui seront utiles à mon histoire, de manière presque intuitive. Je ne sais pas s’il s’agit là d’une force ou d’un malheur, parce qu’une fois que j’ai un personnage en tête, il m’est impossible de l’oublier ou de ne pas m’en servir. Faire disparaître un personnage qui n’est plus utile, parce que l’histoire évolue, c’est difficile pour moi. J’ai peut être trop tendance à considérer mes personnages comme de vraies personnes. Je crois que tout le soucis vient de là. C’est pourquoi les « perdre », les « laisser tomber », et même achever une histoire est difficile pour moi. C’est un peu comme une trahison, un abandon. Je conçois que dire les choses de la sorte est un peu ridicule, et même que je passe pour une « folle », mais je suis un peu comme ça. Je crois que c’est pour cela que je visualise aussi facilement les personnages de mes histoires, parce que pour moi, ils sont réels.

 

Le processus créatif est une chose complexe, qui dépend certainement de beaucoup de facteurs, mais il est surtout très intuitif. Je sais qu’en tant qu’auteur, on se doit de concevoir des personnages riches, complexes, avec de vraies histoires et un intérêt certain pour l’histoire que l’on écrit, mais il ne faut pas non plus oublier que ce qui rend un personnage attachant c’est son humanité, et la faculté du lecteur à se retrouver en lui.  Je ne veux pas non plus dire que les personnages doivent avoir toutes les faiblesses et les failles possibles, mais que ses failles doivent être profondes, c’est en jouant la dessus que l’on conçoit de vraies histoires, selon moi. Cela ne signifie pas non plus que le lecteur doit tout connaître de l’histoire des personnages et avoir un aperçu de chacune de ses faiblesses et de ses forces, mais qu’en tant qu’auteur on se doit de les connaître et d’en connaître les raisons.  

Le processus créatif : l’inspiration

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vais essayer d’aborder avec vous la question du processus créatif. Pourquoi aborder ? Parce que je ne suis pas certaine de savoir de quoi va parler cet article, ce qu’il va contenir, ni même si je vais être en mesure de définir le processus créatif, du moins le mien et moi point de vue sur cette question.

Récemment, je discutais avec une personne qui me faisait remarquer que je ne parlais pas beaucoup, pour ainsi dire jamais, de ce que j’écris, de comment j’écris, ni de création. Du moins, c’est ce que l’entretien avec cette personne m’a donné l’impression. Et, je dois dire, que c’est vrai. Bien entendu, j’ai le blog, j’évoque quelques notions de création, d’écriture et je donne quelques conseils, mais je ne parle jamais, en tout cas dans la vraie vie, de ce que j’écris.

Tout d’abord, je ne suis pas une personne qui parle d’elle-même, je crois que c’est important de le signaler, alors oui, je tiens un blog, mais pour ce qui est de révéler cette part obscure, mystérieuse et obsédante qu’est l’écriture, je n’en évoque que rarement les tenants et les aboutissants. Il est donc naturel que je ne parle pas de processus créatif. Je n’évoque que rarement cette passion pour l’écriture, parce que j’ai toujours subi une sorte de censure. Pour tout le monde écrire est un passe-temps agréable, mais franchement « personne ne peut vouloir en faire son métier », l’écriture n’est pas un métier, la masse populaire se l’accorde. J’ai rarement fait lire ce que j’écrivais, parce que je ne voulais pas déranger, parce que les gens qui ont lu ce que j’écris n’avait pas réellement envie de me dire franchement ce qu’ils en pensaient et cela me dérangeait. Quant à donner mes textes sur un forum, je crois que je suis un peu trop paranoïaque pour cela, même s’il fut un temps où je le faisais mais les critiques qui en découlées n’étaient que de la méchanceté pure et dure. Alors aujourd’hui évoquer la question du processus créatif c’est un peu flou, vague, étrange, désappointant, mais je vais essayer.

Qu’est ce que le processus créatif selon moi ? Et comment ce processus intervient dans l’inspiration ?

Autrement dit, comment est-ce que je trouve mes idées ? Réellement ? Je n’en sais fichtrement rien. Elles me tombent dessus plus qu’autre chose. Je n’ai pas cinquante idées par jour, parfois j’ai quelques idées qui me traversent l’esprit et je me dis « tiens ça c’est pas mal », mais ça ne va jamais plus loin, parce que les « grandes » idées que j’ai envie d’écrire, elles me transportent, me tombent dessus et deviennent une part entière de ma vie.

Pourquoi je dis une part entière de ma vie ?

Parce que lorsque ces idées sont là, elles ne partent pas. Pas moyen de m’en débarrasser, j’en rêve la nuit, presque tout ce que je vois me fait penser à ses idées, mes envies (vestimentaires, maquillages, livres, musiques, thés, nourriture, etc) me portent vers ses idées, même sans le vouloir. Je ne me dis pas « tiens j’ai une idée d’écrire une histoire où le héros porte des vêtements rouge du coup, je ne vais plus m’habiller qu’en rouge », non, c’est simplement que les seules couleurs qui m’attirent ne sont plus qu’à base de rouge. C’est ridicule, peut être, mais c’est un peu comme lorsqu’il vous arrive quelque chose et que vous avez l’impression que le monde entier vous pousse vers cette chose.

Mais alors, comment arrive l’inspiration ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui m’aide à trouver l’inspiration ? Est ce que je fais des exercices ? Est-ce que j’emplois des méthodes comme la méditation ?

Non, je ne fais rien, de tout cela. Réellement, je ne fais rien de particulier. A part, peut-être que je lis beaucoup, que je regarde beaucoup de séries, que je fais de même avec des films et que je tente d’apprendre le plus possible chaque jours. Et si je médite, cela n’a rien à voir avec l’écriture.

Je n’ai pas une immense culture, bien moins que j’aimerais en avoir mais certainement plus que la plupart des gens, parce que je suis curieuse, alors je me plonge avec joie dans des domaines que je ne maîtrise pas. Cela m’enrichie, et je suis convaincue que plus nous sommes riches intérieurement plus il est facile de trouver des idées d’écrire ou de se lancer dans des projets.

Si je devais donner un conseil je dirais :

Pratiquer des formes d’arts ou de créativité : comme la peinture, le dessin, la musique, la couture, etc, voilà un bon moyen de s’ouvrir au monde et de décupler sa créativité. La créativité se travaille jour après jour, sans même en avoir l’air. Si je devais trouver un lien entre l’inspiration et ce que je fais pour la trouver, je dirais que c’est ça : la créativité, la curiosité et l’envie.

Il n’y a pas de recette miracle. Il n’existe pas de muse venant se pencher sur l’épaule du créateur. Il n’y a que de la curiosité, de la richesse intérieure, de la culture (pas nécessairement de la culture classique, mais du désir de se confronter à l’art). Je suis persuadée que l’on n’écrit pas pour « rien », de même que l’on ne devient pas musicien comme ça en passant, au contraire, c’est un désir profond de s’exprimer. Hors ce désir d’expression n’est pas magique, il n’est pas scientifique non plus, il fait juste parti de nous.

Je suis à la fois partagée entre l’envie de dire que l’inspiration tombe sur le créateur et en même temps, je crois qu’il faut du travail pour la trouver, mais ce n’est pas un travail qui demande que l’on se concentre durant des mois ou des années pour trouver la pépite, l’illumination, l’idée des idées, non, c’est un travail qui demande seulement d’être curieux de la vie, de vouloir apprendre, de vouloir s’enrichir.

Je ne crois pas qu’il faille forcer l’inspiration, en restant assis à son bureau en se prenant la tête, tout en se disant « je dois trouver une idée », je pense au contraire que les idées viennent elles-mêmes, parce qu’elles se forgent dans notre esprit, dans nos pensées et qu’elles germent elles-mêmes sans que nous ayons besoin de les inciter à se montrer.

Les doutes des écrivains

Bonjour à tout le monde,

Aujourd’hui Ponine va vous parler des doutes des écrivains et comment vous aider à ne pas vous focaliser dessus pour avancer.

Douter c’est le propre de l’homme, et de la femme. On doute en permanence : est-ce que je devrais prendre mon parapluie ou mes sandales ? Est-ce qu’il m’aime ? Est-ce que c’est bien de reprendre un cookie ? Autant de questions qui nous traversent l’esprit, je dirais H-24. On doute, on s’inquiète, on s’interroge, on a peur ! Car derrière le doute se cache toujours la peur. On ne veut pas échouer, on veut réussir, alors on se met la pression. On veut faire le meilleur choix et cela dans chaque domaine de la vie…Seulement, vous savez quoi ? C’est impossible.

Il n’y a jamais de bons ou de mauvais choix, il n’y a que le choix que l’on est capable de faire à l’instant T. C’est bien joli, mais cela n’empêche certainement pas de douter, ce qui est d’autant plus vrai lorsque l’on est artiste, ou écrivain, bref que l’on fait quelque chose qui est soumis au jugement d’autrui.

 

  1. L’enthousiasme

Lorsque l’on commence un projet, on est super enthousiaste. Un peu comme lorsque l’on commence un régime, au début à ça oui on fait méga attention à ce qui entre dans notre bouche, au nombre de pas que l’on marche tous les jours, à faire les exos de sport que l’on a planifié et on est heureux de dire « j’ai perdu du poids », ou « je fais un régime », parce que l’on est motivé, que l’on a un but, et que l’on a la niaque. Seulement, ce qui est vrai pour le régime l’est aussi pour les projets d’écritures et tous les projets d’ailleurs : après quelques semaines ou jours (selon sa motivation personnelle et les résultats obtenus) on se décourage, on est démoralisé. Il suffit qu’un jour on soit un peu plus fatigué, un peu moins dans une bonne humeur, ou que quelque chose n’aille pas dans notre sens et hop on laisse passer une journée, puis deux, trois, …dix, et on abandonne, parce que l’on se met à douter du bien fondé de notre projet, parce que l’on doute de pouvoir réussir à tenir sur la distance, à réaliser nos rêves et l’on se dit « au final ce n’était pas pour moi ».

Comment lutter contre ça ?

Tout simplement en étant passionné ! Choisir des sujets que l’on a envie de travailler, sur le long terme. Cela passe également par se récompenser lorsque l’on atteint ses objectifs. C’est pourquoi la méthode SMART peut être intéressante, en se planifiant de petits objectifs, on se récompense, on constate ses projets et de ce fait, on reste enthousiaste et motivé.

2. Le manque de temps

S’il suffisait d’avoir envie pour réussir un projet, cela se saurait. Pour tenir un projet sur la durée, il faut s’y consacrer régulièrement, pour ne pas dire tous les jours, seulement pour cela, il faut du temps. Même dix minutes par jour, tous les jours, peuvent faire des miracles. Seulement, la vie étant ce qu’elle ait, il n’est pas toujours aisé de prendre dix minutes tous les jours pour travailler. Alors dès que l’on « rate » une session d’écriture, on se démotive, on se dit que ce n’est pas pour nous, que l’on n’est pas capable de se tenir à son projet et que l’on n’a pas la motivation, le temps, la détermination... Les excuses et les raisons sont légions. Seulement, est-ce que c’est parce que vous louper une session d’écriture que vous devriez cesser d’écrire à tout jamais ? Bien sûr que non. Enfant, à l’école, vous avez déjà certainement manquer la classe quelques jours, est-ce que pour autant vous ne savez ni lire, ni écrire, ni compter, ni comprendre votre langue ? Probablement pas.

Comment on gère le manque de temps alors?

Tout bonnement, en ne consacrant ou ne planifiant pas plus de temps que l’on possède réellement pour écrire. Si vous jugez que vous n’avez que dix minutes par jour, et bien, vous n’avez que dix minutes, mais durant ces dix minutes vous n’êtes là pour personne, pour rien d’autre. C’est à dire que l’on met de côté les réseaux sociaux, les sms, le téléphone, les enfants, le mari et toutes les tâches ménagères ou professionnelles. On se consacre à ses dix minutes d’écriture. Les gens ont tendance à croire que si vous êtes à la maison, vous pouvez être dérangé, eh bien non. Si vous êtes à  la maison et que d’aventure on viendrait sonner à votre porte durant vos dix minutes d’écriture, ne répondez pas. Eh bien quoi, vous n’iriez pas ouvrir la porte si vous étiez au travail, ou à la salle de sport. Si on vous appelle durant vos dix minutes, ne répondez pas. C’est égoïste, mais être égoïste, cela a du bon, surtout si vous souhaitez avancer dans vos projets. Si vous commencez à douter du bien fondé de l’écriture dans votre vie, à redouter les quelques minutes que vous prenez pour vous, alors n’écrivez pas, d’ailleurs ne faites rien de personnel sans quoi vous aurez toujours des doutes sur vos capacités à gérer vos désirs et à les trouver légitimes.

 

3. « Je ne suis pas assez bon » ; « je doute d’en avoir les capacités » ; « machin est meilleur que moi »

Non, je n’ai pas trouvé de meilleur titre à cette partie.

Laissez-moi vous dire une bonne chose : il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous, quel que soit votre domaine. Même si vous êtes le meilleur dans un domaine, quelqu’un le ferra mieux que vous parce qu’il aura d’autres compétences. Je prends pour exemple la série télé : Bones, dans cette série le docteur Brenan est anthropologue judicaire, elle se dit être la meilleure dans son travail. C’est certainement vrai puisqu’il s’agit d’une œuvre de fiction, seulement en regardant la série, on comprendre que ce docteur aussi géniale soit-elle dans son travail n’est pas une personne hyper épanouie. Alors oui, elle résout des meurtres à tour de bras, sauf : qu’elle n’est pas seule, elle a une équipe de spécialistes avec elle (donc la meilleure certaine mais pas seule), elle n’a pas de véritables liens avec les autres ( au moins au début de la série), elle n’a pas de petit-ami, ni d’enfant, ni même de vie sociale.

Ce qui signifie quoi ?

Qu’être le meilleur demande de faire des sacrifices, certes, mais qu’être le meilleur ne veut pas dire être réellement le meilleur dans tous les domaines de sa vie, ce qui d’ailleurs est impossible. Donc, oui, il y aura toujours quelqu’un sachant mieux manier les mots, plus doué pour les tournures de phrases, meilleur en orthographe, qui aura des idées qui vous sembleront plus captivantes, plus juste, qui aura des personnages plus aboutis, mais vous savez quoi ? On s’en moque.

Si vous restez sur l’idée que « machin » est meilleur, alors n’écrivez rien, jamais ! Cela est également valable pour tous les aspects de la vie, ne faites pas d’enfant non plus parce qu’il y aura toujours de « meilleurs parents » que vous, ne vous spécialisez dans aucun métier parce qu’il y aura toujours « quelqu’un de plus expérimenté ou connaisseur ». Seulement, écrire vous en avez envie, tout comme vous pouvez avoir envie de faire pleins d’autres activités et d’être bon, correct, génial, etc. Ne vous privez pas de faire ces activités parce que quelqu’un peut le faire mieux que vous. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en écrivant que l’on s’améliore. Vous ne serez peut être pas le meilleur écrivain du monde en un roman, mais ce n’est pas l’important, l’important c’est qu’en pratiquant vous aurez acquis de l’expérience, et petits pas par petits pas vous serez meilleur.

Pour vous améliorez, vous devez savoir quels sont vos plus gros points faibles et connaître vos points forts. Si vous pensez être mauvais en orthographe, c’est peut-être le cas, mais ne laissez pas une pensée limitante vous détruire. Vous êtes mauvais en orthographe et en grammaire et bien, apprenez un petit peu tous les jours. Payez-vous les soins d’un professionnel de la correction, oui ce sera cher et alors ? Nous avons tous nos domaines de compétences.

 

L’année va bientôt se terminer alors faites un bilan et voyez ce que vous pouvez améliorer pour l’année prochaine mais gardez en tête que vous êtes capable de grandes choses.

Surtout ne laissez pas vos doutes et vos peurs avoir le dessus, j’ai appris cette année qu’avoir peur c’est souffrir deux fois (merci Nobert Dragonneau), j’ai appris également que la peur n’évite pas le danger et que douter ne vous aidera pas à devenir meilleur ou a avancer.

 

Ponine

écrire deux projets en même temps

Bonjour à toutes et tous,

 

Aujourd’hui abordons une grande question : écrire deux projets en même temps. Si pour beaucoup d’écrivains écrire un seul projet demande déjà énormément de travail et de temps, de concentration également et n’imaginent pas qu’il soit possible de faire face à deux projets à la fois, d’autres se demandent s’il n’est pas possible d’avoir plusieurs projets en même temps et comment faire pour réaliser ces deux projets de front.

Ecrire deux romans à la fois : est-ce possible ?

Certains puristes vous diront que non, qu’il est impossible de se concentrer sur plusieurs projets à la fois, qu’écrire c’est faire un choix et s’y tenir et que vouloir rédiger plusieurs projets, c’est un peu comme tromper son conjoint : ça ne se fait pas.

D’autres assurent que ce n’est pas un problème si important, qu’il faut juste s’organiser et puis c’est tout !

Pour ma part, je pense qu’être écrivain c’est avoir pleins d’idées en tête, qu’écrire c’est une aventure fabuleuse et dans la vie se fermer des portes c’est un peu triste. Alors je vous conseille toujours de noter toutes vos idées ! C’est justement le conseil que je donnais à un abonné sur Instagram dans la semaine. Tout noter, même les idées qui paraissent superflues, inutiles, pas intéressantes, ou celles que l’on est « sûr » de se rappeler. Déjà, parce qu’une fois coucher sur le papier les idées ne semblent plus aussi « fabuleuses » que dans la tête, mais surtout un fois que vos idées sont écrites vous avez le cerveau plus libre.

Donc, est-ce que l’on peut rédiger plusieurs projets en même temps ?

Oui, clairement.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que lorsque l’on bloque sur un projet en avoir un autre sous le coude peut justement libérer l’élan créateur et ne plus se focaliser sur un seul soucis ça libère.

Je dirais également que même si je suis convaincue que tout le monde ne peut pas se concentrer sur plusieurs projets à la fois – nous ne sommes pas tous faits pareil HEUREUSEMENT !! – d’autres personnes ont justement besoin d’avoir plusieurs romans en rédaction pour avancer. On peut avoir un roman à planifié, un autre en cours de rédaction et un troisième à la correction.

Oui, mais !

Avoir plusieurs projets demandent de la concentration ! On n’écrit pas 3 romans en même temps, comme l’on en écrit qu’un seul. Déjà, écrire, c’est difficile, même si les idées fusent, que les mots sortent tout seuls de votre tête, il y a tout un tas d’autres phases qui peuvent être épuisantes : genre corriger, planifier, concevoir des intrigues. Eh oui, écrire c’est un travail. Donc pour écrire 2 ou 3 ou plus, projets à la fois, il faut :

  1. de la détermination : être déterminé à achever chacun de vos projets en cours, et ne pas en laisser un de côté à un moment donné.
  2. de la patience : c’est plus long d’écrire en même temps deux histoires qu’une seule.
  3. du travail : beaucoup de préparation en amont, être capable d’avancer sur les projets à peu près à la même vitesse pour ne pas en abandonner un en route.
  4. de la concentration : savoir se concentrer sur chaque projet au moment où l’on est dessus.
  5. de l’envie : sans envie pas d’écriture, conserver le même désir pour chacun des projets peut être très difficile.
  6. de la foi : croire en soi, en ses capacités, en son intellect, en ses dons, et que l’on peut le faire.
  7. de la planification : temps au niveau de la gestion de son temps, que des histoires, pour ne pas mélanger les deux.
  8. de l’organisation : savoir gérer son emploi du temps pour dégager le même laps de temps pour chaque projet, organiser également son espace de travail pour ne pas tout mélanger.
  9. une vie ordonnée : un peu d’ordre dans sa vie, c’est à dire avoir un espace de travail ranger, une vie qui permet d’avoir à vous concentrer sur plusieurs projets en même temps. Il ne faut pas non plus vous priver d’une vie sociale pour écrire.
  10. une imagination fertile : afin de gérer plusieurs projets il faut déjà en avoir plusieurs en tête.

A présent, je vais vous donner ma technique pour écrire plusieurs projets à la fois, ceux qui me suivent sur Instagram savent que j’ai commencé début décembre un nouveau projet que j’ai intitulé Bloomsbury, mais ils savent également que je n’ai pas achevé mon tome 4 que j’avais commencé pour le NANOWRIMO et dont j’avais écrit 70 000 mots.

Comment je m’organise :

Tout simplement en mettant le focus sur un projet à la fois pour ce qui est de la planification. En novembre, j’écrivais le tome 4 de ma série, et en même temps je me concentrai sur la planification de Bloomsbury. Je n’aurais pas pu planifier les deux romans, tellement différents l’un de l’autre, le même mois. Donc, aujourd’hui, j’ai bien plus écris sur mon tome 4 que sur Bloomsbury, c’est pourquoi tous les jours je me suis fixée un nombre de mots à écrire.

Ce nombre c’est 4 000 mots, tous les jours j’écris donc 3 000 mots de Bloomsbury et 1 000 pour le tome 4. Alors, bien entendu, c’est une moyenne, je ne compte pas au mot près en me disant c’est bon tu as écris 3 000 mots stop, je ne m’arrête pas au milieu d’une phrase ou d’une idée juste parce que mon quota est dépassé.

Bien entendu, j’écris vite. Je m’en suis rendue compte durant le nanowrimo. Certes j’ai du temps à consacrer à l’écriture, mais je crois que j’ai un débit assez rapide, peut être parce que je sais où je veux aller, peut-être simplement parce que c’est comme ça, certains écrivent plus vite que d’autres, certains sont plus cultivés que d’autres, plus sportifs, plus compétents dans certains domaines, bref je suis comme ça.

Ce rythme d’écrire plus Bloomsbury et moins l’autre projet me convient pour le moment, parce que j’ai besoin de mieux peaufiner le milieu de ce quatrième tome, j’ai changé des choses et c’est un peu plus confus, donc cela me va. Ecrire plusieurs histoires ça reste quand même frustrant. J’ai la sensation de ne pas avancer, et pourtant j’écris tout de même 4 000 mots par jour tous les jours. Donc, c’et vrai que je ne conseillerai pas à tout le monde d’écrire plusieurs projets en même. Même si le challenge est super, et qu’il faut souvent avoir des challenges pour se surpasser et se dépasser, parfois trop c’est trop.

Ecrivez-vous plusieurs romans en même temps ?

Est-ce facile pour vous d’écrire plusieurs histoires à la fois ?

Avez-vous déjà essayé l’expérience ?

Pour ceux qui veulent me suivre sur Instagram voici le lien https://www.instagram.com/lesconseilsdeponine/

 

Quand tu es écrivain…

Bonjour à tous,

Petit article un peu différent pour commencer ce mois de décembre. Aujourd’hui, petit article sur les petits stéréotypes auquel on peut être confrontés lorsque l’on est « écrivain » et que l’on avoue que l’on écrit à : sa famille, ses amis, ses connaissances, les lecteurs de blog, les gens en général

  1. « Combien de livre tu as publié ? » C’est une question parfois agaçante. On se sent toujours un peu mal à l’aise, notamment lorsque l’on n’a jamais publié.
  2. « Comment peux-tu être écrivain si tu fais des fautes!  » Eh bien être écrivain, c’est avant tout être humain. Les humains commettent des erreurs et font des fautes.
  3. « Tu es écrivain mais tu n’as pas lu tel ou tel auteur, comment ça se fait ? » Les écrivains sont souvent de grands lecteurs, mais être un grand lecteur ne signifie pas que l’on lit tous les livres qui sont publiés dans le monde chaque année. 
  4. « En vrai, tu n’as aucune imagination! » phrase parfois subtile que l’on peut entendre lorsque l’on avoue que l’on n’a pas d’idée sur un sujet créatif. Ecrivain ne signifie pas artiste capable de maîtriser l’art : de la décoration d’intérieur, de l’architecture, du scrapbooking, peintre, musicien, artiste en tout genre.
  5.  « Mais c’est quoi tes passions dans la vie ? » No, comment.
  6. « Pourquoi tu écris ? » Question très amusante auquel il faut répondre de manière succincte, parce qu’en vrai, il y a peu de gens qui s’intéressent réellement aux raisons qui vous poussent à écrire.
  7. « Tu n’as pas encore fini ton roman, mais ça fais X temps que tu es dessus. Qu’est ce que tu attends quoi pour finir? »  C’est le souci lorsque l’on parle de son roman à plusieurs personnes. Il y a les gens qui vous encourage et …les autres.
  8. « Tu penses vraiment faire fortune comme ça ? » Pourquoi le plaisir doit-il se résumer à une compensation monétaire ?

Il y aura toujours des gens pour vous critiquer, parfois les critiques sont amusantes, parfois blessantes, mais c’est ce qui nous donne envie de continuer envers et contre tous. Il existe encore de très nombreuses questions ou remarques déplaisantes mais il ne faut pas écouter les autres, seulement écouter son ambition, son amour, son cœur et son désir et ne jamais abandonner.