C’est les vacances : comment rester motivé à écrire ?

Certains jours écrire, ou tout autre activité, devient difficile. On voudrait abandonner et laisser tomber. Alors que certains doivent être plongé dans le camp nanowrimo de juillet, voilà quelques conseils pour rester motiver en cet été :

En été, on est très souvent sollicité : une soirée, un BBQ, les vacances, les enfants à la maison, la chaleur qui donne envie de buller au soleil… Alors il est facile de perdre la motivation au profit d’une sieste au soleil, d’un jeu de plage ou une balade au frais. Et vous savez quoi ? Vous pouvez avoir les deux. 

Il fait chaud ces derniers temps (trop même), alors pourquoi ne pas partir en forêt faire une petite balade munie de votre carnet et de votre appareil photo (ou les deux en un si vous aimez votre smartphone ^^), un peu de temps à l’air frais permet de recharger son esprit et faire le plein de nouvelles idées. Observer la nature, prendre l’air, faire de l’exercice et vous pourrez j’en suis certaine trouver quelques bonnes idées. Une fleur un peu étonnante, un paysage magnifique, une odeur, un animal, une conservation et voilà qui peut servir pour une prochaine histoire. 

Si vous êtes en vacances, faites des photos des lieux insolites, des noms de rues étranges, des monuments inspirants. vous savez quoi, vous pourriez même partir en vacances dans une ville présente dans une de vos histoires. Vous rêvez d’écrire une historie sur une île Grecque ? Pourquoi ne pas partir en vacances là-bas et joindre l’utile à l’agréable. 

Vous souhaitez profiter d’une pause au soleil ? Pourquoi ne pas prendre un livre ou votre carnet d’écriture ? La mer, la plage ou même votre jardin peuvent devenir des endroits idéaux pour avancer sur votre pile de livres à lire et pour ajouter quelques pistes de réflexions sur votre roman en cours. 

Vous souhaitez passer du temps avec vos enfants ? Pourquoi ne pas profiter des grandes vacances pour écrire avec eux  une pièce de théâtre, un conte ou une nouvelle? L’avantage de la pièce de théâtre c’est que vous pourriez avoir pour projet final de faire un petit spectacle à la famille. Vous pourriez également leur demander de construire les décors et les costumes en compagnie des grands-parents. 

Vous pouvez également vous installer en terrasse pour écrire ou même dans votre jardin en écoutant le chant des oiseaux (ou des avions..), tout en appréciant la chaleur du soleil, une petite brise sur notre visage et une bonne limonade artisanale, une eau détox ou un jus de citron avec de l’eau (miam miam). De quoi profiter du beau temps tout en écrivant. 

Vous êtes en vacances et vous ne voulez pas gaspiller votre temps à écrire pour profiter un maximum de la plage, des visites, des sorties, de l’ambiance estivale ? Pourquoi ne pas en profiter pour écrire un journal de vacances quelques minutes tous les matins ou tous les soirs.  Vous avez vécu une belle émotion aujourd’hui ? Notez là, cela ne prend que quelques instants et vous gardez le contact avec l’écriture et une trace de ces belles vacances. Comme une image vos milles mots, vous pourriez également prendre une photo et revenir sur les émotions qu’elle vous a procuré une fois de retour à la maison.

Un conseil, ne cherchez pas à tout prix l’inspiration, laissez-la venir, mais ne vous fermez pas à elle. 

Passez un bel été 

Ponine

 

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Le mentor : en avoir un ou pas ? Partie 2

Coucou tout le monde,

Aujourd’hui, je voudrais terminer sur le sujet que j’ai lancé mercredi, sur la question du mentor ou des mentors.

Dans l’article précédent, j’avais présenté mes mentors et l’idée que je me faisais du mentor. J’ai lu les commentaires que vous m’avez laissés, mais mes activités annexes ne m’ont pas laissés le temps de répondre à tout le monde, je vais le faire, promis ^^. J’étais surprise qu’il y ait autant de personnes qui n’ait pas de mentors. Je vous expliquerais pourquoi. Avant même d’avoir vos réactions, j’avais en tête cette question : est-ce qu’il faut ou pas avoir un mentor?

Mon avis sur le fait que l’on puisse ne pas avoir de mentor :

Je trouve cela triste. Sans réfléchir, c’est la première phrase qui me vient à l’esprit. Si on me dit « non, moi, aucun auteur ne m’inspire, ne me donne envie d’écrire », spontanément je vais répondre que c’est triste. Cela ne signifie pas que la personne ne lit pas, qu’elle n’est pas intéressante ou que sais-je encore, non, juste je trouve triste qu’une personne ne soit pas emballé par un roman, une œuvre, une personnalité, au point de se dire « tient mais s’il n’y avait qu’une seule personne qui me donnait envie de me lever le matin pour écrire ça serait tel auteur », ou « s’il n’y avait qu’un livre que j’emporterai sur une île desserte ça serait celui de Machin parce que ça me rend hyper enthousiaste de lire son œuvre » ou encore « mais cette œuvre, elle me rend meilleur. Elle correspond à mes valeurs. » . Et bien oui, pour moi, c’est triste. C’est peut-être une vision hyper fanatique, mais je l’assume. Ce n’est pas nécessairement de l’inspiration. On ne va pas obligatoirement puiser ses idées d’écriture dans les œuvres de son ou ses mentors, mais  envie de se dépasser en tant que personne. Voilà mon « idée » de base. Ma réponse spontanée, sans réfléchir.

Ensuite, je réfléchis. Avant de répondre sur le profil Instagram de la personne en question, je me suis posée quelques minutes. J’ai une licence en arts du spectacle, j’ai côtoyé des étudiants en ciné, en théâtre, en arts plat, en lettres etc et tous ces gens qui filmaient, écrivaient, dessinaient, etc (même des musiciens) : TOUS (ou au moins 95% les 5 autres pourcentages étant souvent des gens qui n’étaient pas des artistes) m’ont toujours dit qu’ils s’étaient mis à leur art parce qu’il y avait eu, un jour, une œuvre, un groupe, un livre, un acteur, un réal…qui leur avait « parlé », interpelé, questionné, « touché ». Je dirais même qu’il s’agit presque d’une expérience mystique, pour certains, comme une révélation de ce que l’on veut faire, d’une passion.

Alors, peut-être, que je n’ai pas connu les » bonnes personnes », ou que certains mentaient sur leur « grande révélation » mais jamais personne qui n’a eu le désir de faire de l’art n’a jamais dis « non moi je n’ai pas quelqu’un qui m’inspire / pas de modèle ». Alors j’étais vraiment stupéfaite de lire que quelqu’un n’avait pas de modèle ou de mentor, ça me paraissait improbable avant. Je ne m’étais surtout jamais posée la question.

Pour moi, un mentor ce n’est pas nécessairement quelqu’un dont vous avez envie de copier le style, ni l’image, ni les idées, mais surtout une personne qui vous donne envie de progresser, alors ça me sembler tellement loin de moi cette absence d’idéal.

En lisant les commentaires sur la première partie de cet article, j’étais stupéfaite de me rendre compte que ce n’était pas la seule personne. Et là, je me dis WAHHH, c’est bizarre. Pourquoi les gens qui étaient en « art » avaient tous des mentors et aujourd’hui je me rends compte que des tas d’autres personnes n’en ont pas ?

Je me suis posée plein de questions et remise en question dans mes croyances :

Tout d’abord : Est-ce que je suis normale ? Est-ce que les gens que je connais et que j’ai connu le sont aussi ? Est-ce que je n’aurais pas un problème psychologique du coup ? Est-ce que tous les gens avec qui j’ai étudié ne sont pas des malades mentaux aussi, du coup ?

Après avoir convenu avec moi-même que ma santé mentale n’était pas en jeu, je me suis dis que le souci venait peut-être de ma manière d’avoir découvert la littérature. J’ai commencé à écrire très jeune, à lire au même moment, donc j’étais certainement très influençable et impressionnable. Après tout, les auteurs que j’ai évoqué ont des univers très riches. Mitchell traite de la guerre, de l’amour, de l’histoire, de l’émancipation des femmes, de la ségrégation raciale, de la lutte d’un même peuple, de la question de justice, d’égalité, d’assumer ses choix et sa personnalité, etc. Hugo parle de la pauvreté, de la misère, de liberté, de la justice, de l’égalité, du pouvoir de l’instruction, du bien et du mal, de l’Histoire, d’amour, de faits de société. J.K.Rowling évoque aussi des valeurs de justice, de liberté, d’égalité, de dignité, d’émancipation, de bonté, de bien et de mal, d’amour, de guerre (même si elle est fictive), de racisme, etc. Ce que je veux dire par là, c’est que ces œuvres sont vraiment complètes, complexes, humaines. C’est différent de lectures dites « faciles ». Peut-être, aussi, que si j’avais lu que des œuvres de « mon âge », j’aurais eu une vision différente. Sauf que je ne suis pas la seule a avoir commencer par lire ce genre d’œuvre. Donc, ça ne vient pas de là, certainement.

Plus, j’y pensais et plus je me disais que cela venait peut-être de notre manière d’appréhender la vie. Mais alors, là, je ne peux pas tellement émettre d’hypothèse, parce que ma façon de voir le monde reste différente de celle des autres.

D’autres questions que j’ai eu en tête c’est :

Pourquoi ? Pourquoi certaines personnes ont des auteurs mentors et pas d’autres ? Est-ce que c’est une question d’éducation ? Une question d’égo ? Est ce que certains ne veulent juste pas admettre qu’ils ont des mentors ? Qu’ils se cachent derrière leur gros égo en mode « non, moi ? être inspiré par d’autres pouah ! je suis tellement mieux que ça »?

Beaucoup d’écrivains qui donnent des interviews, qui sont des écrivains publiés, disent qu’ils puisent leur inspiration dans tels types d’œuvres, chez tel ou tel autre auteur, etc. Alors que d’autres disent qu’ils n’en ont pas ? C’est quand même bien étrange.

Une amie a lancé l’idée que les « grands » (attention grands dans le sens les écrivains les plus lus, ceux qui parlent le plus dans la presse etc, pas nécessairement une question de talent) parlaient facilement de leur source d’inspiration, en citant d’autres auteurs, parce que la célébrité leur donneraient une forme de simplicité. L’idée de base schématique était : ceux qui ne sont pas publiés ou pas célèbre disent qu’ils n’ont pas besoin d’autres sources d’inspiration qu’eux-mêmes, un mode gros égo et « je ne dois rien à personne je suis le meilleur ou la meilleure », alors que les « célèbres » sont plus humbles, et reconnaissent qu’écrire ne vient pas de nulle part, que toutes les histoires sont inspirés d’autres histoires, que l’inspiration est nourrie par les lectures, par l’écoute d’autres choses.

Je suis persuadée qu’il y a un fond de vérité. pas pour tout le monde, mais quand même. On se nourrit de tout ! On se nourrit de ce que l’on vit. Sans reconnaître que l’on a besoin d’un mentor,  je reconnais qu’il faut se nourrir. Et c’est vrai que la création naît dans l’esprit qui s’est nourri. Je crois aussi que plus on crée, plus on comprend que l’acte même de créer n’est pas dû à son seul esprit, mais aux multiples sources dans lequel il peut puiser.

Alors faut-il avoir un mentor ?

Bien sûr que non, rien n’y oblige. Personne ne va vous dire que vous ne pouvez pas écrire si vous n’avez pas de mentor.

On n’est pas meilleur créateur si on a un mentor. Il y a certainement des auteurs meilleurs que d’autres (et encore tout est une question de point de vue), mais avoir un mentor ne fera pas de vous un génie créateur. Sinon, cela serait trop facile.

Finalement, je me dis que le seul mentor que l’on doit TOUS avoir c’est la curiosité. Etre curieux de la vie, du monde, des œuvres des autres, pour s’enrichir, non seulement en tant que personne, mais aussi en tant qu’auteur.

(Même si on ne m’enlèvera pas de l’esprit que de n’avoir  aucune œuvre qui nous fasse vibrer ça reste triste quand même. La passion c’est super cool. )

 

Bonne journée à tous.

Ponine

10 raisons de ne pas devenir écrivain

Quelques raisons de ne surtout pas se mettre à écrire ( ou pas ) :

  1. Quand tu écriras tu seras confronté au jugement et à la critique des autres. Tu prendras pour toi, tout ce que les autres pourront penser de tes textes et tu le vivras très mal. Tu imagineras que les critiques te sont personnellement destinées, même si les personnes qui te feront des remarques ne chercheront qu’a t’aider à t’améliorer.
  2. Quand tu écriras tu n’auras plus le temps de regarder la télévision. Tu pourras dire adieu aux soirées TV, à la vie de pantouflard, il te faudra éteindre la télévision pour passer du temps en compagnie de tes histoires. 
  3. Tu sortiras bien plus souvent afin de développer ta culture générale et trouver l’inspiration, tu iras dans les musées, les expositions, voir des films, des ballets, des opéras (peut-être aussi). Tu seras une personne bien plus cultivée que tu ne l’étais.
  4. Tu verras moins tes amis, parce que tu voudras passer du temps en compagnie de tes personnages. Tu n’iras plus aussi souvent manger au restaurant, et lorsque tu le feras tu ne pourras t’empêcher de prendre des notes (même mentales) des gens que tu verras.
  5. Te ruiner en livres, papiers et carnets sera une obligation. Tu ne comprendras même pas comment cela arrive mais il te sera impossible d’entrer dans une librairie sans en ressortir les bras chargés de livres, de stylos, de carnets dont tu n’auras même pas usage avant un moment.
  6. Tu te sentiras très seul lorsque tu avoueras aux gens que ton rêve dans la vie c’est d’être écrivain et de ne rien faire d’autre de ta vie. Tu seras face à l’incompréhension de tes proches et des moins proches qui te prendront pour un fou ou un inconscient mais tu auras de l’ambition, du désir et une bonne raison de te lever le matin et de ne pas faire comme tout le monde afin de trouver ton propre chemin.  
  7. Tout dans la vie te rappelleras ton roman et tu en rêveras la nuit au point de ne plus pouvoir penser à autre chose. Tu n’auras qu’une obsession mettre un point final à ton histoire.
  8. Un mode de vie sain tu adopteras afin de pouvoir tenir sur la longueur. Tu feras du sport pour être en forme, tu méditeras pour avoir les idées claires, de la nourriture saine tu ingurgiteras, tu te coucheras tôt pour pouvoir écrire le matin de bonne heure, là où tu seras le plus en condition, et toutes ces choses saines que tu feras ne servira que la cause de l’écriture.
  9. Du regard des autres, tu te méfieras. Tu craindras que l’on te vole tes idées, alors tu deviendras paranoïaque et pourtant tu ne pourras t’empêcher de vouloir partager tes écrits. Tu voudras mieux connaître la nature humaine, rencontrer un maximum de personnes et t’ouvrir aux autres cultures afin de devenir un « meilleur » écrivain.
  10. Une communauté de passionnés comme toi, tu seras obligé de trouver afin de te faire des amis qui comprendrons ce que tu vis et ressent, car il faut l’avouer les non-passionnés ne peuvent pas savoir l’angoisse de la page blanche. Tu partageras tes créations, des points de vue, et tu te feras des amis sincères qui t’aideront et t’encourageront comme tu le feras pour eux-mêmes.

Voilà, toutes ces choses horribles peuvent se produire lorsque l’on choisit de devenir écrivain.

Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je tenais à continuer la petite série d’articles sur la manière dont je structure mes romans, après vous avez expliqué rapidement ce que cela signifiait dans un premier article, expliquer en détails les premiers éléments que je planifie lorsque j’écris à s’avoir la scène d’ouverture, le climax et le dénouement, aujourd’hui je vais entrer dans la phase plus « poussée » de la phase précédentes à savoir planifier la situation initiale, trouver les péripéties importantes et le dénouement.

 

Tout d’abord qu’est ce que je nomme : situation initiale

On pourrait croire qu’en ayant parlé de la scène d’ouverture dans l’article précédent, il n’y aurait pas besoin de décortiquer la situation initiale, et pourtant un peu de réflexion n’est pas mauvaise.

Ce que je nomme situation initiale c’est bien plus que la scène d’ouverture. Selon mon point de vue, la situation initiale correspond à 25% du roman, c’est tout ce qui présente les personnages principaux, l’intrigue principale, les intrigues secondaires, les objectifs des personnages. Bref, c’est ce que l’on écrit au début pour situer l’histoire et tout ce qui sera détaillé ensuite.

Comment je planifie ma situation initiale et ce que je vais « mettre » dans mes premiers chapitres ?

Pour trouver mes idées, je fouille dans mes fiches personnages, je reprends les informations que j’ai sur les objectifs, les motivations, les envies et les enjeux des personnages, afin de tisser des intrigues plus solides entre les divers personnages et les intrigues. En général, cela vient tout seul, je n’ai pas besoin de faire réellement d’efforts pour trouver ma situation initiale, parce que lorsque je commence à écrire ou à réfléchir à mon roman, j’ai toujours déjà en tête les informations que je veux distiller dans les premiers chapitres, même si durant la phase d’écriture et de correction des choses, des parties, et même des idées vont changer. Donc, je suis certainement la plus mauvaise personne pour vous comment hiérarchiser les idées pour créer la situation initiale. Le plus important, je dirais qu’il faut surtout créer la tension, petit à petit, afin que le lecteur soit toujours en haleine.

Si je passe beaucoup de temps sur la création de la scène d’ouverture (cf l’article précédent) j’en passe beaucoup moins sur la préparation de la situation initiale, parce qu’à part me concentrer vaguement sur l’ordre des idées à transmettre, je ne me concentre pas vraiment sur l’ordre des chapitres, je préfère me laisser aller sans énormément réfléchir, même si je planifie un peu les idées, que j’essaye de faire des fiches « chapitre par chapitre » et de définir les lieux principaux et les atmosphères majeures des chapitres, je ne m’attarde pas tellement. je préfère me laisser envahir par les idées petit à petit durant la phase d’écriture.

 

Les péripéties ou actions :

Les péripéties, cette phase correspond à 50 % du récit. C’est durant cette phase que le héros va vivre ses aventures, et c’est à la fin de ses aventures que l’on va avoir le CLIMAX, toutes les actions doivent aboutir au Climax. Ce qui signifie que toutes les actions doivent s’intensifier, jusqu’au point culminant.

Comme pour la situation initiale, je me sers des objectifs des personnages, des idées d’intrigues que j’ai pour planifier quelques actions, les scènes les plus importantes, je les planifie d’une manière que je nomme « vraiment« . Chez moi, vraiment ça veut dire que je prends quelques minutes pour m’imaginer la scènes, pour inscrire les actions principales, les personnages présents, parfois quelques morceaux de dialogues, et prendre en compte l’atmosphère que je veux diffuser, je prends le temps de réfléchir aux cinq sens. Les cinq sens c’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on écrit, ou alors c’est peut être seulement moi, mais souvent lorsque j’écris je me focalise d’instinct sur le visuel et alors que les autres sens sont également très important.

Je pense souvent à mes scènes avant de les écrire, je les rêve, je fais cela un peu partout : le soir avant de m’endormir, sous la douche, en faisant le ménage, durant les courses… de cette manière je peux tester différentes alternatives. Parfois je prends des notes, parfois non, même si je dis toujours qu’il faut tout noter, je pense que dès fois on peut mettre de côté certaines idées. Seulement, j’écris depuis longtemps et je suis convaincue que lorsque l’on débute dans l’écriture, il faut mieux tout noter, même rapidement plutôt que de laisser de côté une bonne idée.

Pour ce qui est de l’organisation temporelle des actions, je n’y pense vraiment que lorsque je corrige.

 

Le dénouement :

Le dénouement c’est ce qu’il reste du roman, autrement dit les 25% restants. Cette partie correspond au moment où le Climax est achevé et c’est juste avant la dernière scène. Le dénouement selon moi, c’est le retour à la vie normale.

Il s’agit pour moi de seulement savoir quel est l’arc narratif du personnage, de l’histoire, du héros pour lui choisir son retour au calme. Je parle des arcs narratifs dans un article récemment. Le retour au calme c’est la vie une fois que toutes les aventures sont terminées. cette nouvelle vie peut être soit meilleure, soit pire, soit entre les deux. Il ne s’agit pas de relancer une histoire mais simplement de montrer rapidement qu’elles ont étaient les conséquences de l’histoire, des péripéties et du climax sur le héros et comment est sa nouvelle vie.

 

J’ai bien conscience en écrivant cet article de ne pas réellement donner de clés pour écrire ces différentes parties, mais à vrai dire, je ne prends pas tellement le temps de tout planifier, de tout décortiquer dans les moindres détails. Tout ce dont je m’assure c’est de suivre une progression qui me paraît logique pour le héros, et l’histoire, c’est également de veiller à la tension dramatique.

Structurer son roman : scène d’ouverture ; climax et dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui reprise de la petite série d’articles sur la manière dont je structure mon roman, cette fois je vais vous expliquer comment je commence par structurer ma scène d’ouverture, mon climax et le dénouement de mes histoires. Il s’agit là de la première étape lorsque je commence réellement la planification.

 

La scène d’ouverture :

La scène d’ouverture correspond au moment où le lecteur entre dans l’histoire, lorsqu’il la découvre et que vous exposez votre histoire.

La scène d’ouverture ou d’exposition est toujours le premier contact que vos lecteurs auront avec votre histoire, c’est pourquoi il ne faut pas la rater. Qu’importe si votre scène d’ouverture est un prologue, la première scène de votre roman, ce qui compte c’est l’effet que cette scène doit procurer sur votre lecteur.

Je veuille toujours à ce que l’émotion qui se dégage de cette scène soit toujours celle que je cherche à faire passer dans le roman, de manière générale. A ce que l’atmosphère du roman se ressente dans cette première scène. Je pense qu’il est important d’optimiser cette première scène et de la chouchouter. J’aime beaucoup entrer directement dans l’intrigue, mais pas nécessairement dans l’action. Ce que je veux dire, c’est que l’intrigue, c’est plus « psychologique », mettre en place les objectifs de l’histoire ou du héros, et pas tellement de commencer par de l’action au sens strict du sens.

Pourquoi c’est si important la scène d’ouverture ?

Parce que cela permet de montrer quels seront les choix de l’auteur : déjà  la narration, le choix du point de vue, le vocabulaire… cela peut paraître anodin,  mais je suis convaincue que ces choix sont importants pour le lecteur.

Pour concevoir ma scène d’ouverture je prend toujours le temps de me demander :

-Quel point de vue je veux adopter ?

-Quel personnage je veux mettre en avant ?

-Dans quel lieu je veux commencer mon action ?

-A quel moment ?

-Comment je peux utiliser les cinq sens pour intensifier les émotions ?

-Est-ce que je veux commencer par un flashback ? flashforward ? par une description statique au sens dialogue ? Est-ce que je veux entrer dans l’action ? présenter un événement ou un personnage ou les deux ?

-Comment vais-je attirer l’attention du lecteur ?

–Comment puis-je rendre ce que j’ai dans la tête logique, cohérent, intéressant et ordonné pour qu’un lecteur qui ne connaît pas l’histoire puisse avoir toutes les informations importantes pour comprendre de quoi il est question ?

Ensuite, je me lance dans la phase de « rêve », je profite du temps avant de m’endormir pour vivre cette scène dans ma tête, pour la rêver. En général, je fais plusieurs phases de « rêves » avant de me lancer dans la rédaction de l’incipit. Une fois que cela est fait, que j’ai écris ma scène et bien, je lui fiche la paix et j’enchaîne avec le reste, je ne reviens pas pour corriger, pas avant la fin. C’est quelque chose que je ne fais pas mais qu’il est possible de faire si l’on hésite : écrire deux ou trois débuts alternatifs, mais franchement pas plus, sinon vous m’avancerez jamais.

Le climax :

Et bien le climax quant à lui correspond au moment le plus fort de l’histoire. C’est l’acmé de votre roman. C’est avant le dénouement, après les actions (péripéties) successives. C’est le moment où le héros affronte le grand méchant (ou ses démons intérieurs, qu’il sauve la princesse, qu’il se met en couple avec la femme de ses rêves etc).

Pour en arriver là, on a vécu tout un tas d’actions, de rebondissements, le héros était proche de vaincre et il a échoué, puis recommencer, puis il s’est approché de ce moment le plus palpitant de l’histoire et voilà venu le moment d’y penser. Pour éviter la confusion, je tiens à vous dire qu’en réalité, j’écris tout mon plan avant de commencer la rédaction, même si la manière dont je l’explique peut laisser penser le contraire.

Le climax doit donc être l’apothéose de votre histoire, le bouquet final du feu d’artifice. C’est le moment où le héros est arrivé au point de non retour, il va enfin savoir s’il peut obtenir ses objectifs ou non. C’est pour cela qu’il est bien de planifier un peu avant d’écrire ce qu’il va se passer :

-histoire de garder en tête les objectifs du héros et de ne pas en oublier en chemin

-savoir dès le début vers qu’on on tend à arriver. on ne distille pas les mêmes informations selon la manière dont le roman se termine, même si on peut brouiller les pistes en faisant croire au lecteur que « TOUT EST BIEN QUI FINI BIEN » alors qu’en relisant on peut se rendre compte que deux ou trois petits indices laissaient penser le contraire.

-s’assurer que la chute correspond bien à ce que l’on avait en tête dès le départ et que l’on ne s’est pas laissé embobiner par les personnages et l’histoire.

Comment on le prépare ce super moment magique alors?

Et bien c’est simple, on prend encore une feuille de papier et on écrit ses petites idées. Oui, le métier d’écrivain n’est pas très innovant, ni même palpitant, on écrit, on pense, on réfléchis, on corrige et on recommence.

Alors à quoi il faut veiller quand on planifie le climax ?

–Aux personnages que l’on va faire intervenir.

-A l’évolution qu’auront déjà subi les personnages.

-Au lieu où cela va se passer.

-Donner une atmosphère particulièrement et utiliser les cinq sens pour renforcer le sentiment majeur que l’on veut créer et développer.

-la logique des actions qui vont se dérouler dans cette scène.

-Qu’est ce qui a changé dans la vie du héros ?

-Est-ce qu’il va parvenir à vaincre le grand méchant ? Comment il va s’y prendre ? Qu’est-ce qu’il va en découler ?

-Comment puis-je surprendre le lecteur ?

Le dénouement :

Et enfin, je tache de me concentrer sur la fin, la toute dernière scène de l’histoire, celle ou je dis au revoir à mes personnages pour les laisser vivre leur vie sans moi. C’est la scène que je pense être la plus facile à écrire, même si elle demande un certain savoir faire stylistique, je dirais, parce qu’il faut savoir rendre la fin agréable à lire et ne pas trop sur-jouer la fin du roman.

Alors à quoi est-ce que je veille ?

Et bien à rendre la fin cohérente avec ce que je voulais écrire. Je m’arrange pour que je ne laisse pas aux personnages toute la liberté qu’ils désirent, ces petites bêtes si on n’y fait pas attention ils vont dans toutes les directions.

Je m’assure de garder en tête les objectifs de chaque personnages et d’y répondre, même si lorsque l’on écrit une série par exemple on ne peut pas toujours répondre à toutes les questions au premier tome, mais ce n’est pas grave si le lecteur n’a pas toutes les réponses, l’important c’est que moi je les connaisse. Ensuite, je me demande si je veux que ma fin soit ouverte ou fermée. Donc est-ce que je veux que le lecteur puisse penser qu’il peut potentiellement y avoir une suite, ou si je veux que tout soit bien clairement fini.

Lorsque l’imagine mon roman, je tente toujours de trouver deux ou trois fins alternatives si celle que je conçois en premier me paraît trop « facile ».

Comme pour les deux autres scènes importantes, je me question toujours sur quels personnages faire intervenir, dans quel lieu, à quel moment (juste après le climax ? des semaines plus tard ? faire revenir le héros durant un peu de temps à la nouvelle vie normale ou non? ), quelle est la logique de la scène ? qu’est ce qui doit être montré ? quelle est la nouvelle émotion que je veux faire passer ?

Je crois qu’en faites pour la toute dernière scène de l’histoire, c’est réellement le récit en lui-même qui impose la fin, donc je ne peut pas réellement vous expliquer plus en détail comment je la conçois, parce qu’à part en m’assurant de répondre aux objectifs des personnages, je ne fais pas réellement de grandes réflexions sur la dernière scène.

Voilà ce que je pouvais vous dire sur la manière dont je planifie mes romans.

Processus créatif : la correction

Bonjour tout le monde,

Continuons notre série sur le processus créatif (après l’inspiration, les personnages, le plan et l’écriture) avec la dernière phase de l’écriture : la correction.

La correction est de loin la phase la moins créative et la plus rébarbative de l’écriture. Pour ainsi dire, fini de jouer et en garde ! La correction est la phase la plus épuisante, la moins sympathique et la plus agaçante de l’écriture. Et je ne suis pas la seule à la penser. Autant écrire, planifier, inventer peut être amusant, mais lorsqu’il s’agit de corriger il n’y a plus rien d’amusant, si ce n’est les erreurs que l’on a pu commettre durant la phase de rédaction et où l’on se dit « mais qu’est ce que j’ai pu être bête ».

La phase de correction est utile, afin de vérifier que l’on n’a pas fait d’erreur, sur le fond mais également sur la forme. C’est le moment d’amplifier la tension dramatique, de vérifier l’orthographe, la grammaire, de rajouter quelques descriptions, de couper des dialogues, bref de faire le ménage dans son roman afin de le rendre le plus impeccables possibles.

Alors on peut se demander s’il y a besoin d’une phase de créativité durant la phase de correction. On pourrait croire que c’est le moment où il n’y a pas besoin de créativité puisqu’il s’agit simplement de remettre au propre son roman, de vérifier que tout est à sa place et qu’il n’y a aucune erreur dans la chronologie du roman, dans la syntaxe ou ce type de question. Pourtant, je ne suis pas convaincue par cette vision des faits. Je crois qu’il faut également faire preuve d’une certaine créativité, notamment lorsque l’on a besoin d’amplifier la tension dramatique dans certaines scènes ou lorsque l’on a besoin de reprendre certains chapitres.

Je ne pense pas que le processus créatif s’arrête lorsque l’on reprend page par page, ligne par ligne et mot par mot son œuvre pour la retravailler, je pense que ce processus est simplement différent. Bien entendu, ce n’est pas de la créativité à l’état pur, mais il s’agit essentiellement de vérifier que la phase de pure écriture était justifiée, que l’on a utilisé les bonnes idées, les bons mots.

La correction est une étape primordiale dans l’écriture d’une histoire. Je sais que pour beaucoup d’auteurs elle est franchement peu attrayante, mais elle est nécessaire pour s’assurer que tout est comme il faut.

Si je devais donner un conseil pour la correction je dirais qu’il faut lire son texte à haute voix. Cela semble un peu ridicule de lire à haute voix, surtout l’on a un peu peur de passer pour un fou, mais c’est capital pour ressentir les mots, voir si les phrases ne sont pas trop longues, si l’on adopte le bon rythme dans les scènes, si la sonorité est adéquate etc.

En terme de temps, je dirais qu’il me faut en général le double pour corriger qu’il m’en a fallu pour écrire. Lorsque j’écris une histoire en un mois, je me donne deux semaines à un mois sans y toucher, puis deux mois pour le corriger. Je ne suis pas douée en orthographe, grammaire et compagnie, je ne m’en cache pas, c’est un soucis que j’ai depuis toujours, alors je donnes toujours mon texte à corriger à d’autres personnes. Bien entendu, cela demande du temps, et je ne le fais qu’une fois que j’ai corrigé tout ce que je pouvais faire moi-même.

Après la correction, vient les lecteurs, ceux à qui l’on demande l’avis et des conseils. Cette phase appartient à chacun et je ne peux donc pas la commenter, mais je peux vous dire une chose : méfiez-vous de la surenchères d’éloges ou de critiques. Bien entendu, je peux me tromper, mais quelqu’un en qui vous avez confiance ne devrait jamais vous dire que votre histoire est absolument parfaite, ni même qu’il n’y a rien d’intéressant dedans. (même si cela peut arriver). Bien entendu, on vous pointera plus aisément les défauts, parce que c’est ce qui dérange, mais demandez également à vos lecteurs ce qu’ils apprécient. Demandez leur ce qu’ils pensent des personnages, de l’histoire, du contexte, de la syntaxe, ce que vous pourriez corriger etc.

Pour ma part, lorsque quelqu’un me donne son texte à lire j’essaie toujours de montrer les failles, tout en proposant des idées pour améliorer ces petites erreurs et je termine toujours par un petit résumé des qualités et des défauts. Je ne crois pas me vanter en affirmant que je cherche toujours à motiver les autres dans leur quête de l’écriture. Peut être que j’ai tort, peut être pas, je ne dis pas que tous les textes que l’on m’a donné à lire deviendront le prochain best seller de l’année mais il y a quelques petites histoires sympa. Certains textes ne seraient même pas publiables, (à cause du contenu, du format, de la qualité, etc) mais ce que l’on gagne en encourageant les autres, c’est qu’ils gardent confiance en eux et de ce fait s’améliore. Je crois que cette bienveillance est également capitale lorsque vous jugez votre propre travail. Non, il ne sera pas parfait, oui vous aurez envie de défenestrer votre premier jet, bien entendu il faudra peut être cinq ou six romans avant d’avoir atteint cette qualité publiable que vous visez et alors ? Ce n’est pas de la perte de temps, c’est au contraire un gain de temps. Pourquoi un gain de temps ? Parce que si vous abandonnez à la première histoire et bien jamais vous ne deviendrez écrivain, jamais vous ne réaliserez votre rêve et c’est ça le plus important, s’accrocher.

 

Le processus créatif : l’écriture

Coucou tout le monde,

Suite de la petite série d’article sur le processus créatif, après avoir évoqué l’inspiration, les personnages et le plan, aujourd’hui je voudrais parler de l’écriture même du roman et évoquer comment je parvins à écrire un roman, ce qui n’a rien d’aisé croyez-moi.

Ecrire demande du travail, tout le monde s’accorde là-dessus, mais personne ne semble croire qu’écrire est un métier. Pour beaucoup de gens, écrire est un passe-temps, ce qui signifie qu’écrire ne doit pas demander tant de travail que cela. Alors on s’imagine qu’écrire vient avec facilité, que les mots coulent d’eux-mêmes et que tout est beau dans le meilleur des mondes possibles. Oui, mais voilà, le processus créatif qui découle de l’écriture est un processus qui demande du temps, de la concentration et de la volonté.

La meilleure manière que j’ai trouvé pour rester concentrer durant l’écriture d’un roman, c’est d’écriture tous les jours ou presque. Passer quelques minutes, à quelques heures tous les jours sur mon projet me permet de rester motivée.

Que faut-il pour être un écrivain ? est-ce qu’il est nécessaire d’avoir fait des études dans ce domaine ?

Récemment, j’échangeais avec une personne qui a le projet d’écriture, seulement cette personne semblait se dévaloriser à cause de son manque d’études. Je crois que j’étais à la fois peinée et énervée. Pour être un écrivain, je ne dis pas pour être publié, mais simplement pour écrire, tout ce qu’il faut c’est une bonne dose de motivation, qu’importe les études, le niveau scolaire. Ce qu’il faut c’est essentiellement, une bonne idée, des personnages et une histoire qui tient la route, pour le reste et bien tout ce qu’il faut c’est du travail, de l’acharnement et beaucoup de motivation. Ne pas avoir assez de culture générale ou peu de vocabulaire n’est pas une « excuse » pour ne pas écrire. Pourquoi ? Parce que le vocabulaire ça s’acquière, avec du temps, avec des efforts, en lisant principalement, en regardant dans le dictionnaire pour connaître la définition des mots inconnus.

Combien de temps faut-il pour écrire un roman ?

Autant de temps qu’il est nécessaire. Pour beaucoup d’auteurs célèbres, il faut mieux écrire son premier jet le plus rapidement possible, et sur ce point, je suis d’accord. Plus l’on écrit rapidement, mieux c’est car l’on a moins le temps de s’ennuyer, de se lasser et de laisser tomber. Donc je dirais qu’il faut mieux écrire son premier jet entre 1 mois et 6 mois, pour ensuite corriger son manuscrit. Pour ma part, j’écris en moyenne 1500 à 3000 mots par jour, parfois, si j’ai le temps je monte à 6 000 mots. Il me faut en général 45 min pour écrire 1500 mots. J’ai tendance à user un chronomètre pour écrire « plus vite », je me mets mon chronomètre durant 10 min et j’écris sans lever le nez. Lorsque j’ai besoin de prendre une pause, de répondre à un sms ou de procrastiner quelques instants pour recharger mes batteries ou de me faire un nouveau thé, je fais une pause de quelques instants et je reprends ensuite mes phases de dix minutes jusqu’à ce que je sois arrivée à mon objectifs d’écriture.  

Comment éviter la page blanche ?

En écrivant tous les jours, en planifiant son manuscrit, en restant focalisé sur son projet, et par-dessus tout, en ayant des personnages biens définis, aux objectifs clairs et précis, ainsi qu’en se fixant des objectifs. La page blanche c’est un syndrome de peur, et je crois qu’il n’est pas nécessaire d’avoir peur lorsque l’on écrit, tout du moins durant la phase de rédaction. Pour cela, il ne faut pas se mettre la pression, après tout un premier jet n’est pas une version définitive donc pas de quoi s’inquiéter.

Le processus créatif durant l’écriture :

Ecrire, c’est aussi se mettre en danger, révéler son âme. C’est un travail que personne ne peut faire à votre place. Ecrire c’est ce que vous en faite. Manier les mots devient facile à mesure que l’on pratique l’écriture, c’est pourquoi il ne faut jamais se décourager, même dans les moments les plus délicats.

Ecrire, c’est également se laisser porter par son histoire et par ses personnages, plus que par son plan, même s’il est important d’avoir un plan. Durant toute la phase de rédaction, il est important de ne pas revenir en arrière, de ne pas chercher à corriger, encore et encore, mais plutôt de se laisser aller à écrire. Je sais que c’est difficile, pourtant la meilleure solution reste d’aller de l’avant, et si jamais vous vous apercevez que votre roman ne va pas la direction que vous souhaitiez et bien ouvrez un nouveau document ou prenez une nouvelle page et reprenez votre histoire. Ne jetez rien, en tout cas, pas durant la phase de rédaction. La phase d’écriture est à la fois la phase la plus créative, celle ou l’on se laisse aller et celle qui est la plus frustrante, parce que c’est le moment où l’on cherche à en faire trop. Je crois que le mieux c’est de simplement écrire sans trop y réfléchir, juste avancer dans son histoire et ne pas chercher à trop intensifier son récit.

Processus créatif : le plan

Bonjour tout le monde,

Après avoir parlé du processus créatif : l’inspiration et du processus créatif : les personnages, aujourd’hui, je vais aborder avec vous la création du plan.

Est-ce que j’utilise un plan ? Comment est-ce que je le met en place ? A quoi ça me sert d’avoir un plan ou non ? Est-ce qu’avoir un plan est nécessaire pour écrire ? Comment est-ce que je m’organise ? Pourquoi est-ce que c’est nécessaire de savoir où l’on va et est-ce que le plan est figé ou est-ce qu’il peut évoluer ? Est-ce qu’un plan cela fait tout dans l’histoire ?

Voilà les questions auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.

Est-ce que j’utilise un plan ?

Alors là, c’est une excellente question. Déjà un plan qu’est ce que c’est ?

C’est un canevas, une base de travail, dans laquelle on peut avoir prévu les grandes lignes de l’histoire ou avoir prévu tout les éléments de l’histoire de manière très détaillés. Il y a deux grandes écoles qui existent dans le monde « du plan de roman », soit on essaye de jeter les grandes lignes directrices et on écrit un peu comme on le souhaite. Pour comparer à la peinture, je dirais que c’est comme avoir un paysage devant les yeux et avoir envie de reproduire ce paysage sur la toile. Soit on détermine avant même décrire chaque petits détails de l’histoire, les rebondissements, les intrigues de tous les personnages, les chapitres, voir même les scènes de chaque chapitre. Toujours en comparaison à la peinture, je dirais que c’est comme les kit peinture par numéro où il ne reste plus qu’à appliquer la couleur à l’endroit désigné par le numéro. Aucune des deux écoles n’est mauvaise, aucune n’est bonne, tout dépend de soit et de ses préférences ou du romans que l’on écrit. En réalité c’est comme tout, le choix se détermine à l’instant T. Bien entendu, encore les grandes lignes et le détails (excessif) on peut trouver un juste milieux qui nous correspond.

 

Pour ma part, je n’emploi pas certainement pas le modèle ‘par numéro’, je n’ai pas la patience de tout détailler avant de commencer à écrire, parce que pour être honnête, tout prévoir à l’avance me « gonfle », me « coupe » dans mon élan et je trouve que c’est (pour moi) une perte de temps.
J’ai tenté l’expérience par le passé mais je n’ai jamais pu achever, ni même commencer un roman que j’avais planifié dans les moindres détails à l’avance, je ne suis pas faite pour cette méthode que je trouve fastidieuse. A bien y réfléchir, enfant je n’ai jamais pu achever une seule peinture par numéro. Je crois que j’ai un esprit trop rebelle pour apprécier que l’on me dicte ma conduite, même si c’est moi-même qui me dicte ma conduite. J’ai besoin de spontanéité, certainement parce que j’en manque cruellement dans la vie.

Donc oui, j’utilise un plan. Je planifie en règle générale mes personnage, leur histoire de vie, parce que j’en ai besoin pour savoir où aller. Ensuite, je planifie ce que j’appelle mes 4 points clés :

-Le début de l’histoire : où en est le héros au début de l’histoire

-L’élément déclencheur : en gros qu’est ce qui le pousse à bouger ses fesses et à sortir de sa zone de confort pour prendre part à l’aventure

-Le climax : le point culminant de l’histoire

-le dénouement : où est-ce qu’il en est à la fin.

Une fois ces grands traits brosser, je me demande quelles sont les péripéties importantes ou les scènes clés. Ma question à ce moment là  c’est « qu’est ce qui pourrait lui arriver d’important? » en général je me sers de ce que je sais des personnages pour répondre à ces questions.

Petit exemple, le roman que j’écris en ce moment retrace une partie de la vie d’une baby-sitter (pour arrondir ses fins de mois) qui travaille pour une famille plutôt aisé, en dehors de cela le personnage principal fait une rencontre sentimentale, mais voilà son passé fait que c’est compliqué (si c’était simple à quoi ça servirait ^^), de même que dans sa carrière professionnelle (autre que baby-sitter), elle est aussi amené à côtoyer certaines personnes. Je n’entre pas dans les détails parce que je n’ai pas trop envie de le faire pour le moment mais le passé du personnage fait qu’elle craint énormément la trahison. Elle attache une grande valeur à la fidélité, de manière quelque peu excessive (bah oui sinon ce ne serait pas intéressant). Evidemment, ma question à ‘qu’est ce qui peut lui arriver d’important? » c’est forcément être trahie, par tout le monde, où plus exactement qu’elle croit avoir été trahie, pour la mettre à mal. Seulement pour être trahie, il faut faire confiance. De ce fait, je prévois les scènes de trahisons, les motifs : par exemple son patron qui embauche une autre baby-sitter, le jour où elle ne peut pas travailler (pas franchement une trahison, mais on peut le vivre ainsi selon le contexte), une trahison émotionnelle, l’homme qu’elle rencontre va être vu avec d’autres femmes (même si pour le coup la première fois, il s’agira de sa sœur ce qui l’influencera à lui faire re-faire confiance, etc).

Lorsque je planifie, j’essaie toujours de mettre mon personnage en déséquilibre, parce que j’ai remarqué que j’ai plus de difficulté durant l’écriture, à faire tomber / sortir mon personnage de sa zone de confort. 

Une fois que j’ai les éléments importants, en général j’ai une douzaine de moments « importants », enfin quand je dis important ce n’est pas nécessairement des moments clés de l’histoire, mais des éléments qui vont ajouter à l’action des données. Une fois que j’ai cela, je me demande comment va finir l’histoire exactement. Est-ce que le personnage va avoir ce qu’il désir ? est-ce qu’il aura atteint son but dans la vie ? Est-ce qu’il sera satisfait de son sort ? Est-ce qu’il va évoluer?  Bien entendu, j’ai déjà la réponse à ses questions, dans la manière dont je ferais évoluer le personnage au travers de ses actions, et des éléments de l’histoire que j’ai déjà « conçu », mais j’aime bien me poser et répondre franchement à « est-ce qu’il va réussir ? »La meilleure réponse n’est pas toujours oui, ou non, mais une zone entre les deux, qu’il est important de définir.

Après cela, je tente d’organiser des chapitres grâce aux éléments précédents, afin de jongler avec les moments de forces et de faiblesses  de mes personnages.

C’est sûre que dis ainsi, on peut penser que j’ai un plan très détaillés, mais en réalité, ce n’est pas le cas, car souvent, mes descriptions de chapitres ne font pas plus de quinze lignes et j’écris gros (et mal qui plus est). Je dois également avoué que pour mes premiers chapitres j’aime bien détaillés les scènes principales en quelques mots :

Petit exemple avec la page du chapitre 1 du roman que j’écris en ce moment :

On peut donc constater qu’il n’y a pas réellement de détails sur ce qu’il se passe. En plus, je n’ai pas du tout commencer comme ça, au final, comme quoi prévoir trop de détails n’est pas idéal pour moi.

Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir un plan ?

Oui, Non, ça dépend. En vrai, il faut avoir une idée précise de où l’on part et de où l’on veut arriver et de quelques éléments importants entre les deux, sinon, on ne va nul part. Seulement une idée précise ne signifie pas avoir un plan préétabli à l’avance.

c’est comme partir en vacances, vous devez savoir de où vous partez et à quelle date, et de où vous voulez arriver, à quelle date, entre les deux, il faut savoir comment faire pour s’y rendre, quelles seront les étapes et le trajet. Mais trop planifier ne sert à rien. Un peu comme lorsque l’on part en vacances, il est important de savoir quand on part, par quel moyen de transport, où l’on va dormir sur place, le temps que durera le séjour et quand on va revenir, mais si vous partez en voiture, vous ne pourrez pas prévoir toutes les pauses pipis, le nombre de chips que vous mangerez en route, le temps des bouchons, le nombres de cailloux que vous rencontrerait. Bref, tout prévoir est impossible et dangereux, comme planifié un trajet à la seconde près, planifié un roman à la virgule près est le meilleur moyen pour qu’un imprévu vous arrive et là vous serez bien embêtés et en proie à la panique. Mais il est tout aussi dangereux de rien prévoir en dehors du moment de départ et de l’arrivée. Comme pour un voyage, si vous ne savez pas par quel route passer il se peut que vous vous retrouviez à passer par la Suède pour vous rendre à Rome (c’est une image exagérée mais pas si fausse).

Ne pas avoir un plan trop rigide permet de laisser libre court à sa créativité et aux personnages. On ne peut jamais savoir quelle bonne surprise ils nous réservent, bien entendu, ils ne faut pas leur laisser faire tout ce qu’ils leur passent par la tête, mais c’est toujours agréable de se laisser un peu porter par son histoire. Sinon, à quoi sert d’avoir un écrivain autant demander à un robot d’écrire une histoire. Donc bien entendu que le plan peut évoluer, mais je crois qu’il faut s’en tenir à certains éléments pour ne pas se perdre soi-même dans des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire que l’on désirait écrire.

Est-ce que le plan fait tout dans l’histoire ?

Oui et non. Oui, ça fait avancer l’histoire, ça permet de savoir quoi dire, comment faire évoluer le personnage, comment le mettre en déséquilibre mais ça ne garanti pas que l’on saura écrire convenablement, que l’histoire sera intéressante, que nos idées de départ sont bonnes. Bref, vous l’aurez compris, un plan oui, mais ne basez pas tout la dessus, il y a quand même une part de talent dans l’écriture, et une immense part de travail, de réécriture, de réflexion.

Ecrire n’est pas facile, c’est un travail, et comme tout travail, il demande de se remettre en question, d’avancer avec détermination et d’avoir un objectif, tout en sachant que rien ne peut être prédéterminé à l’avance.

Processus créatif : les personnages

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais continuer à vous parler du processus créatif et de la manière dont je l’envisage en parlant des personnages et de leur création.

A mon avis, les personnages sont la clé de voûte d’une histoire, bien plus important encore que le thème ou l’idée principale. Je pense qu’une bonne histoire doit avant tout avoir des personnages forts et complexes, également complets.

Peut être parce que j’ai nourri mes premières lectures avec des personnages féminins forts (Hermione Granger, Scarlett O’hara, Claudia etc,), j’aime que mes héroïnes soient des femmes fortes, avec du caractère et une certaine force morale, j’aime qu’elles se mettent en avant et qu’elles soient moralement capable de grandes choses et d’atteindre les buts qu’elles se fixent. C’est peut être un peu « romanesque » de ma part, mais c’est ainsi. J’aurais beaucoup de difficulté à écrire un personnage féminin fades, sans reflets, sans « animosité » et sans l’envie de se battre et de vaincre. Cela ne signifie pas que mes personnages n’ont pas de faiblesses, bien au contraire, mais qu’ils savent ce qu’ils veulent.

Pour ce qui est de mes personnages masculins, ils ont en général bien moins de forces, ils sont plus fragiles psychologiquement. Disons que j’aime leur mettre des failles qui ne sont pas toujours des failles que l’on voit dans des personnages masculins.

Dans tous les cas, je m’arrange toujours pour que mes personnages soient en déséquilibres dans leur vie, leur psychologie surtout.  Nous avons tous des failles, des faiblesses, des forces également, mais nous ne sommes pas « équilibrés ». Sans voir, tous les êtres humains comme des malades mentaux, je peux dire que nous avons tous des défauts, des faiblesses et des terreurs, avec mes personnages j’aime en rajouter un peu, pour créer un déséquilibre profond qui les mettent toujours sur la sellette.

Comment je conçois mes personnages ?

Un peu comme mes idées, mes héros me viennent naturellement. Pour ce qui est des personnages secondaires, c’est un peu différent et j’ai besoin de beaucoup de travail pour les créer, les inventer, leur fournir des caractéristiques humaines et trouver leur « objectif » de vie.

Mes personnages j’aime à la fois les bichonner, passer du temps avec eux, me mettre dans leur tête, essayer de visualiser les choses de leur manière, mais également voir leur histoire comme un auteur impitoyable et malmenant, évidemment. Il est important de les rendre plus complexes, et captivant pour le lecteur, mais en même temps, je suis convaincue qu’un bon personnage doit vivre sa vie comme s’il était humain.

Je ne suis pas une adepte des fiches de personnages, je fais souvent des fiches mais elles ne sont pas complètes, dans le sens où je ne m’attache pas à faire une bible du personnage, mais je m’attache à leur donner des failles, comme je l’ai dit, mais aussi à concevoir une partie de leur passé et à leur fournir des objectifs de vie. En tant qu’être humain, on se fixe des objectifs, des envies, des désirs. Parfois, on se dit « je veux me marier à tel âge, je veux avoir un enfant à tel âge, faire tel ou tel métier », cela ne veut pas dire que ces objectifs ont va les réaliser, juste que l’on a envie d’obtenir certaines réussites. Ce sont ces objectifs de vie qui marque notre vie, qui font que l’on prend certains chemins et pas d’autres, que l’on conserve des rancoeurs, que l’on se sent frustré. J’essaie d’avoir cela également pour mes personnages.

Sinon, comment est-ce que je conçois mes personnages ? Est-ce que je passe du temps pour les écrire ?

Pas vraiment, je ne prends pas tellement de temps pour les inventer, généralement, je les visualise très rapidement. Suite à la création de mon héros, j’arrive très vite à lui fournir des amis, une famille, des collègues, des gens pour « vivre » l’histoire avec lui. 

Je n’ai pas non plus tellement de mal à leur inventer un physique ou une personnalité, mais pour ce qui est du physique, souvent j’aime ajouter quelques descriptions physiques qui ressemblent à des acteurs. J’aime bien me servir des acteurs pour mieux cerner le physique de certains personnages, sans pour autant décrire précisément des acteurs célèbres, parfois des détails physiques sont difficiles à décrire si on n’a pas une image ressemblante sous les yeux.

Pourtant, ne pas prendre le temps de tout noter sur les personnages me jouent certains tours. En effet, je n’ai pas de fiche de personnage « hyper » descriptive du coup, par moment, j’oublie certains détails notamment physique, donc je dois revenir en arrière durant les corrections, c’est un peu embêtant. C’est pourquoi je vous conseil d’avoir des fiches de personnages et de les compléter au fur et à mesure. Maintenant, c’est ce que je commence à faire, pour ne plus avoir à subir de lourdes corrections en ce qui concerne les personnages.

J’arrive facilement à « voir » les personnages qui seront utiles à mon histoire, de manière presque intuitive. Je ne sais pas s’il s’agit là d’une force ou d’un malheur, parce qu’une fois que j’ai un personnage en tête, il m’est impossible de l’oublier ou de ne pas m’en servir. Faire disparaître un personnage qui n’est plus utile, parce que l’histoire évolue, c’est difficile pour moi. J’ai peut être trop tendance à considérer mes personnages comme de vraies personnes. Je crois que tout le soucis vient de là. C’est pourquoi les « perdre », les « laisser tomber », et même achever une histoire est difficile pour moi. C’est un peu comme une trahison, un abandon. Je conçois que dire les choses de la sorte est un peu ridicule, et même que je passe pour une « folle », mais je suis un peu comme ça. Je crois que c’est pour cela que je visualise aussi facilement les personnages de mes histoires, parce que pour moi, ils sont réels.

 

Le processus créatif est une chose complexe, qui dépend certainement de beaucoup de facteurs, mais il est surtout très intuitif. Je sais qu’en tant qu’auteur, on se doit de concevoir des personnages riches, complexes, avec de vraies histoires et un intérêt certain pour l’histoire que l’on écrit, mais il ne faut pas non plus oublier que ce qui rend un personnage attachant c’est son humanité, et la faculté du lecteur à se retrouver en lui.  Je ne veux pas non plus dire que les personnages doivent avoir toutes les faiblesses et les failles possibles, mais que ses failles doivent être profondes, c’est en jouant la dessus que l’on conçoit de vraies histoires, selon moi. Cela ne signifie pas non plus que le lecteur doit tout connaître de l’histoire des personnages et avoir un aperçu de chacune de ses faiblesses et de ses forces, mais qu’en tant qu’auteur on se doit de les connaître et d’en connaître les raisons.  

Le processus créatif : l’inspiration

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vais essayer d’aborder avec vous la question du processus créatif. Pourquoi aborder ? Parce que je ne suis pas certaine de savoir de quoi va parler cet article, ce qu’il va contenir, ni même si je vais être en mesure de définir le processus créatif, du moins le mien et moi point de vue sur cette question.

Récemment, je discutais avec une personne qui me faisait remarquer que je ne parlais pas beaucoup, pour ainsi dire jamais, de ce que j’écris, de comment j’écris, ni de création. Du moins, c’est ce que l’entretien avec cette personne m’a donné l’impression. Et, je dois dire, que c’est vrai. Bien entendu, j’ai le blog, j’évoque quelques notions de création, d’écriture et je donne quelques conseils, mais je ne parle jamais, en tout cas dans la vraie vie, de ce que j’écris.

Tout d’abord, je ne suis pas une personne qui parle d’elle-même, je crois que c’est important de le signaler, alors oui, je tiens un blog, mais pour ce qui est de révéler cette part obscure, mystérieuse et obsédante qu’est l’écriture, je n’en évoque que rarement les tenants et les aboutissants. Il est donc naturel que je ne parle pas de processus créatif. Je n’évoque que rarement cette passion pour l’écriture, parce que j’ai toujours subi une sorte de censure. Pour tout le monde écrire est un passe-temps agréable, mais franchement « personne ne peut vouloir en faire son métier », l’écriture n’est pas un métier, la masse populaire se l’accorde. J’ai rarement fait lire ce que j’écrivais, parce que je ne voulais pas déranger, parce que les gens qui ont lu ce que j’écris n’avait pas réellement envie de me dire franchement ce qu’ils en pensaient et cela me dérangeait. Quant à donner mes textes sur un forum, je crois que je suis un peu trop paranoïaque pour cela, même s’il fut un temps où je le faisais mais les critiques qui en découlées n’étaient que de la méchanceté pure et dure. Alors aujourd’hui évoquer la question du processus créatif c’est un peu flou, vague, étrange, désappointant, mais je vais essayer.

Qu’est ce que le processus créatif selon moi ? Et comment ce processus intervient dans l’inspiration ?

Autrement dit, comment est-ce que je trouve mes idées ? Réellement ? Je n’en sais fichtrement rien. Elles me tombent dessus plus qu’autre chose. Je n’ai pas cinquante idées par jour, parfois j’ai quelques idées qui me traversent l’esprit et je me dis « tiens ça c’est pas mal », mais ça ne va jamais plus loin, parce que les « grandes » idées que j’ai envie d’écrire, elles me transportent, me tombent dessus et deviennent une part entière de ma vie.

Pourquoi je dis une part entière de ma vie ?

Parce que lorsque ces idées sont là, elles ne partent pas. Pas moyen de m’en débarrasser, j’en rêve la nuit, presque tout ce que je vois me fait penser à ses idées, mes envies (vestimentaires, maquillages, livres, musiques, thés, nourriture, etc) me portent vers ses idées, même sans le vouloir. Je ne me dis pas « tiens j’ai une idée d’écrire une histoire où le héros porte des vêtements rouge du coup, je ne vais plus m’habiller qu’en rouge », non, c’est simplement que les seules couleurs qui m’attirent ne sont plus qu’à base de rouge. C’est ridicule, peut être, mais c’est un peu comme lorsqu’il vous arrive quelque chose et que vous avez l’impression que le monde entier vous pousse vers cette chose.

Mais alors, comment arrive l’inspiration ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui m’aide à trouver l’inspiration ? Est ce que je fais des exercices ? Est-ce que j’emplois des méthodes comme la méditation ?

Non, je ne fais rien, de tout cela. Réellement, je ne fais rien de particulier. A part, peut-être que je lis beaucoup, que je regarde beaucoup de séries, que je fais de même avec des films et que je tente d’apprendre le plus possible chaque jours. Et si je médite, cela n’a rien à voir avec l’écriture.

Je n’ai pas une immense culture, bien moins que j’aimerais en avoir mais certainement plus que la plupart des gens, parce que je suis curieuse, alors je me plonge avec joie dans des domaines que je ne maîtrise pas. Cela m’enrichie, et je suis convaincue que plus nous sommes riches intérieurement plus il est facile de trouver des idées d’écrire ou de se lancer dans des projets.

Si je devais donner un conseil je dirais :

Pratiquer des formes d’arts ou de créativité : comme la peinture, le dessin, la musique, la couture, etc, voilà un bon moyen de s’ouvrir au monde et de décupler sa créativité. La créativité se travaille jour après jour, sans même en avoir l’air. Si je devais trouver un lien entre l’inspiration et ce que je fais pour la trouver, je dirais que c’est ça : la créativité, la curiosité et l’envie.

Il n’y a pas de recette miracle. Il n’existe pas de muse venant se pencher sur l’épaule du créateur. Il n’y a que de la curiosité, de la richesse intérieure, de la culture (pas nécessairement de la culture classique, mais du désir de se confronter à l’art). Je suis persuadée que l’on n’écrit pas pour « rien », de même que l’on ne devient pas musicien comme ça en passant, au contraire, c’est un désir profond de s’exprimer. Hors ce désir d’expression n’est pas magique, il n’est pas scientifique non plus, il fait juste parti de nous.

Je suis à la fois partagée entre l’envie de dire que l’inspiration tombe sur le créateur et en même temps, je crois qu’il faut du travail pour la trouver, mais ce n’est pas un travail qui demande que l’on se concentre durant des mois ou des années pour trouver la pépite, l’illumination, l’idée des idées, non, c’est un travail qui demande seulement d’être curieux de la vie, de vouloir apprendre, de vouloir s’enrichir.

Je ne crois pas qu’il faille forcer l’inspiration, en restant assis à son bureau en se prenant la tête, tout en se disant « je dois trouver une idée », je pense au contraire que les idées viennent elles-mêmes, parce qu’elles se forgent dans notre esprit, dans nos pensées et qu’elles germent elles-mêmes sans que nous ayons besoin de les inciter à se montrer.