Recherches et Saga (2/2)

Dans le précédent article, je vous parlais de la manière dont j’avais commencé à faire des recherches pour écrire ma saga. Pour ceux qui ne l’aurait pas lu, c’est par ici

J’avais achevé l’article en disant qu’il y a trois ans j’ai découvert ce qui me manquait pour avoir l’étincelle. J’ai déjà évoqué cette découverte dans de nombreux articles, notamment sur les personnages , mais j’aimerais y revenir aujourd’hui, pour vous expliquer comment cela c’est imposé à moi comme une évidence. Quand je dis évidence, c’est évidence que ce détail manquait à mes histoires et à ma saga, absolument pas que vous devez faire la même chose ou penser comme moi.

C’était en 2015, que j’ai découvert le  livre Miracle Morning. Avant cela, je n’avais jamais lu le moindre livre de développement personnel – à moins que l’on considére les livres de philosophie et de philosophie de l’art comme du développement personnel. J’ai mis en place les pratiques recommandées par l’auteur, mais ce n’est pas ce qui m’a aidé à mieux écrire et planifier ma saga. Bien que j’ai découvert comment avoir un peu plus de temps pour écrire et surtout le meilleur moment pour moi de le faire, j’ai surtout découvert :  le développement personnel.

Au début, je pensais me servir du développement personnel que pour moi. Je cherchais à m’améliorer, à découvrir une nouvelle spiritualité, un nouveau mouvement de penser, une manière d’être moi-même en un peu plus, de choisir une vie qui serait alignée avec ma propre personnalité et mes valeurs. Bref, être moi mais en « mieux » (c’est-à-dire plus alignée avec mes désirs). C’est à ce moment là que j’ai compris deux choses : La première que je pouvais avoir une vie fabuleuse si j’en avais le désir – même si ma vie n’est pas fabuleuse, j’ai appris à voir les meilleurs côtés de certaines situations et à faire les choix pour changer ce qui n’allait pas – et c’est là que j’ai assimilé l’être humain et ses faiblesses à mes personnages.

Après tout qu’est-ce qu’un personnage de roman / film / etc si ce n’est un être humain de fiction ? Lire des livres de développement personnel m’a aidé à comprendre que je n’étais pas la seule personne à avoir des failles et des problèmes.

Petite paranthèse : Certes à vingt-cinq ans se rendre compte que tout le monde a des démons, des failles, des faiblesses est un peu tard, mais j’ai vécu dans un monde où les gens qui m’entourraient avoir un peu les mêmes types de sensibilités. Quand on est entourré d’artistes, de créateurs, d’écrivains, on se dit que c’est normal que ces types de personnes soient torturés, parce que mine de rien l’image de l’artiste torturé reste un cliché mais il faut avoir beaucoup de sensiblité pour être un créateur. En parlant de sensibilité, je parle de sensibilité au sens le plus général du terme. Tout le monde est sensible, tout le monde a des émotions, mais pour les retranscrire en « art » il faut accepter de  reconnaître ses émotions, aller au fond de soi-même et être conscient de ce qui nous touche. Je pense que tout le monde n’est pas prêt à entrer dans une démarche artistique, d’accepter de souffrir, de passer du temps, d’échouer, de recommencer et d’aller au fond d’un projet qui est une forme de soi-même, de ses pensées ou croyances et de les dévoiler aux autres.

J’étais donc là devant une pile de livres de développement personnel que je venais de lire à me dire : voilà qui manque à mes personnages ! Une vie ! Bien que durant des années, j’avais fait des fiches de personnages, je ne m’étais jamais demandée :

-quel est son but dans la vie ?

-de quoi a-t-il envie ?

-quelle est sa vision du bonheur ?

-que faut-il pour qu’il ait la vie dont il a besoin pour être heureux ?

-quelles sont ses faiblesses les plus profondes ?

-quelles sont les relations qu’il a avec ses parents ?

-où se voit-il dans 5 ? 10 ? 15 ? 20 ans ?

-pourquoi pense-t-il qu’il n’a pas ce qu’il désir ?

Bref, que des questions fondamentales. Ce que cela m’a enseigné c’est que les personnages ne prennent pas toujours le chemin que l’on veut leur faire suivre parce qu’ils existent : ce sont de véritables personnes qui ont des désirs cachés, un but dans la vie, des valeurs. N’appelez pas l’hôpital psychiatrique, je sais que les personnages n’existent que dans la tête de l’auteur, jusqu’à ce qu’ils existent sur le papier – je ne suis pas encore (totalement) folle – mais considérer mes personnages comme de véritables personnes m’a aidé à voir plus loin que les caractéristiques plates du physique ou de quelques traits de personnalités.

C’est bien joli de savoir quelles sont les valeurs des personnages, mais en quoi cela sert-il dans les recherches ? C’est là que ma découverte devient intéressente. En me posant des questions profondes sur les personnages principaux, j’ai pu :

-réévaluer leurs caractéres et leurs réactions face à telles ou telles actions ou révélations. 

-mieux penser mes intrigues, car du coup je savais comment faire en sorte que mes personnages n’aient pas ce qu’ils veulent. Je suis cruelle avec mes personnages, j’assume.

-avoir une idée de ce qu’il fallait ajouter pour rendre l’histoire plus intéressant pour les lecteurs.

-donner de la profondeur à mes personnages pour concevoir des intrigues secondaires.

-m’assurer que j’avais les personnages qu’il faut pour mon histoire, pour renforcer le thème de l’histoire.

-avoir des personnages vraiment différents et comprendre les comportements humains, surtout ceux qui ne font pas partis de ma personnalité.

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai parfois du mal à comprendre les réactions des gens quand elles ne sont pas comme les miennes. Je ne dis pas que je ne tolère pas les autres ou qu’ils puissent avoir des avis divergeants, loin de là, mais entre respecter et comprendre, il y a un pas à franchir. Le développement personnel m’aide chaque jour à mieux comprendre autrui, à accepter autrui, à aimer mon prochain. J’apprends à accepter les critiques, les avis différents, les points de vue, à chercher les raisons qui font que les autres sont différents de moi et à apprécier ces différences de points de vue. J’observe mieux, j’écoute plus, je réfléchis davantage et c’est ça qui m’aide à concevoir des personnages plus profonds. Je ne crois pas que l’on puisse créer des personnages que l’on ne comprends, et dont on ne comprends pas les attitudes, les pensées et les valeurs profondes. Sauf que si l’on ne devait forger que des personnages que l’on connaît on se retrouverait très rapidement limités.

Ces découvertes ne m’ont pas aidé pour tout ce qui est recherches formelles comme: l’architecture, l’histoire de mon monde, on la géographie. C’est vrai que j’ai surtout trouvé une richesse à exploiter dans mes recherches sur les intrigues et les personnages.

  Je me suis donc servie de ces découvertes pour reprendre toutes mes fiches personnages pour ajouter à mes personnages des valeurs, des objectifs personnels, des objectifs en fonction des différents tomes. J’ai ensuite donné à mes personnages des faiblesses, des manques notamment dans l’enfance. J’ai retravaillé les personnalités, en me servant de quelques tests de personnalités que j’ai pu trouvé sur le net ( c’était avant que je ne m’interresse à l’ennéagramme) Une fois, les différents aspects internes de mes personnages rédigeaient j’ai pu revenir à mes intrigues, les complexifier et créer des intrigues secondaires, notamment pour mon premier tome, que j’ai réécris de zéro, avant de le corriger et de l’envoyer à des éditeurs. Pour le moment, j’ai rédigé mon tome 2, mon tome 4, je m’apprête à rédiger le tome 5, et j’attends d’avoir ce tome 5 pour m’atteler au tome 3 qui est très complexe. Vraiment très complexe et j’ai besoin de savoir exactement comment se déroulait la suite pour écrit le roman central de la saga, ensuite je ferais toutes les corrections nécessaires. 

 

Voilà où je me trouve aujourd’hui : mon travail paraît désorganisé, mais cela me va très bien. Je ne devais pas rédiger d’autres articles pour ce mois-ci et terminer avec le thèmes des recherches, pourtant je me dis qu’un autre petit article pourrait être intéressant. Je crois que je le publierai samedi. Il ne s’agira pas d’un article sur les recherches à proprement parlé mais d’un article sur les livres qui m’ont aidé à découvrir le développement personnel et je pense que j’évoquerai une petite découverte récente, ça peut intéresser quelques personnes, il me semble.

Ce sera tout pour aujourd’hui, je vous souhaite une très belle journée. Comme toujours vous pouvez laisser des commentaires, faire des remarques, naturellement dans la bienvaillance et le respect de tous,

 

Ponine 

 

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Recherches et Saga (1/2)

Bonjour à tous, 

Il n’y a pas eu d’articles samedi parce que j’étais malade, au fond de mon lit. Premier rhume de la saison et il était carabiné. J’étais également très déprimée par une grosse remise en question. D’ailleurs je me demande si ce n’est pas d’avoir été allité qui m’a fait me poser des questions, mais passons plutôt à l’article du jour qui pourra peut-être aider quelques personnes. 

Ecrire une saga demande du temps, de la concentration et une sacrée dose de recherches et d’investigations, que ce soit des recherches :

-historiques

-géographiques

-architecturales

-politiques

-sur les personnages

-l’intrigue principale

-les intrigues secondaires

Toutes ces recherches demandes du temps, non seulement parce qu’il faut les effectuer pour la saga toute entière mais aussi pour chacun des tomes. Savoir où l’on va est capital lorsque l’on rédige une saga, parce qu’il y a de nombreuses intrigues, beaucoup de personnages qui se croisent, des lieux différents. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on rédige une saga fantastique et que l’on invente le monde dans lequel vivent les personnages.

Dans cet article, je ne vais pas reprendre les idées que j’avais donné dans les articles précédents. Vous pouvez toujours aller faire un tour sur le blog pour lire les différents articles du mois sur le thème des recherches. (ou attendre le dernier jour du mois pour trouver un article qui récapitule tous les articles ^^) Aujourd’hui, je voulais vous parler de la manière dont j’ai planifié ma saga au travers le temps et de l’évolution que cela a prit. 

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez certainement que j’ai commencé à écrire ma saga il y a fort longtemps, et qu’elle n’a pas toujours eu l’aspect qu’elle a aujourd’hui.

La première fois que j’ai eu envie d’écrire cette saga, c’était la première fois que je désirais écrire. J’avais douze ans et avant cela je pensais que les livres apparaissaient comme par magie. J’avais entendu parler des auteurs, des écrivains et des éditeurs mais réellement cette notion était floue pour moi, tout cela appartenait au monde des adultes, des grandes personnes et pas du tout à mon univers. Je n’avais jamais vraiment lu de livres à l’époque, en dehors de Harry Potter et d’histoire pour enfants, je préférais les jeux vidéos et j’avais un fort penchant pour le jeu vidéo Diablo (c’est dire à quel point la lecture n’était pas mon fort). Je venais donc d’achever la lecture des quatre premiers tomes de Harry Potter, en trois semaines, et j’avais envie d’écrire. J’ignorais comment faire, ce qu’il fallait ou non pour écrire, mais je savais que ce serait une saga. L’héroïne m’était apparue en rêve, je voyais comment elle était, je savais tout de mon héros. Bref, j’en étais là, le jour où j’ai imploré ma mère de m’acheter des cahiers pour écrire. Tout de suite, j’ai commencé à coucher des idées sur le papier, notamment les personnages. Beaucoup de ces personanges ont disparus aujourd’hui, mais j‘avais un cahier complet avec des noms de personnages et des descriptions bien génériques de ce qu’il fallait pour faire un personne, comme son nom, son prénom, son physique et cela s’arrêtait là. A la même époque, j’ai commencé mes recherches sur la magie, sur les plantes, les histoires, les légendes, la divination, le tarot, l’horoscope. En réalité, je ne savais pas trop où j’allais, mais j’ai essayé de m’intéresser à tout. Ce fut une erreur. En un an, j’avais compilé assez d’informations pour écrire un livre sur la magie, j’avais également des personnages à ne savoir qu’en faire, des morceaux de récit par ci, par là, mais aucune intrigue qui tenait la route. Je savais seulement que je voulais que « la méchante » ne soit pas si néfaste qu’on le pense et aujourd’hui c’est un peu l’intrigue de mon second tome. Je désirais également que le grand méchant de l’histoire ne soit pas tout de suite clairement établit. Ce qui est resté le fil rouge de ma saga, durant fort longtemps. Rien n’était très ordonné, j’avais une demi-douzaine de cahiers gribouillés et lorsque j’ai commencé à écrire, réellement, mon histoire, c’était décousu et plutôt plat. Passé de petites scènes à droites à gauches , même de chapitres, à l’écriture complète et la réécriture de mon roman a été merveilleux, j’ai mis à disposition mes vacances d’été pour cela mais je n’étais pas satisfaite. Entre temps j’avais lu qu’il fallait écrire beaucoup pour apprendre à écrire, alors j’ai décidé de mettre ma saga de côté pour écrire des nouvelles et travailler mon style et mes idées.

 Deux ou trois ans plus tard, je me suis remise à l’écriture de ma saga. J’ai décidé de tout replanifié et de tout réécrire. J’avais lu des conseils d’écrivains que j’avais trouvé sur le net. Alors je me suis mise à faire des fiches de personnages plus détaillées, en ayant en tête des caractéristiques émotionnelles et à construire un passé à mes personnages. J’ai changé les lieux de l’intrigue, parce que clairement, cela ressemblait trop à Harry Potter. Finalement, ce changement de décor (même si l’un des lieux est resté le même) n’a pas été sans une grande idée. Concevoir de nouveaux lieux m’a aidé à forgé une mythologie et une religion. Ce n’est pas comme dans le seigneur des anneaux, mais je suis plutôt contente du résultat, même s’il n’est pas parfait. Pour concevoir ces lieux, j’ai bouquiné beaucoup, je me suis lancée dans des recherches architecturales, j’ai passé des heures à la bibliothèque pour trouver des images qui correspondaient à l’époque où  mes lieux ont été construit. J’ai passé des heures à arpenter des coins de la ville pour trouver des idées de maisons. J’ai potassé des livres de décorations. J’ai pris ce travail très au sérieux en mettant un peu de côté la magie. Ce travail était tout à fait différent de celui que j’avais effectué la première fois. Bref, lorsque je me suis sentie prête j’ai réécrit tout mon roman. Je l’ai laissé reposer, puis je l’ai corrigé. Mais je n’étais toujours pas satisfaite, mon écriture manquait de maturité et de recherches – mais je ne savais pas lesquelles. 

J’ai continué à écrire des histoires, des morceaux de romans, de nouvelles, des choses plus ou moins douteuses (ni nouvelles, ni romans, entre les deux). J’ai compilé des poèmes pas terribles. J’ai même tenté l’aventure « publication », en vain. Toujours parce qu’il manquait ce petit quelque chose. 

Une fois à la fac, j’ai continué d’écrire, j’ai même tenté à deux reprises de reprendre mon premier tome et d’écrire le suivant, de refaire mes recherches. Je me suis aperçue que j’avais perdu tous les cahiers que j’avais depuis l’enfance et qu’il fallait que je reprenne toutes les recherches depuis le début. Bref, j’ai recommencé, non pas de zéro mais en changeant pas mal de choses, notamment des personnages. J’ai tenté d’approfondir leurs histoires en écrivant des biographies plus complètes. J’ai tenté l’utilisation de la méthode Flocon de neige ( voir ici pour des explications) mais ce n’est pas du tout une méthode pour moi. Sauf que rien n’y faisait, il manquait toujours de quelques choses. Une sorte de pépites, d’étincelles, de vie, d’inspiration ou appelez ça comme vous voulez. Je fournissais beaucoup de travail pour cette saga mais rien ne me satisfaisait réellement. Je reprenais toujours tout depuis le début, pour m’assurer que tout était dans l’ordre, que les recherches étaient comme il le fallait. J’écrivais, réécrivais, jetais, recommencé, bref du travail il y en a eu. A l’époque, je pensais que je ne travaillais pas assez, aujourd’hui je sais que je n’étais pas dans la bonne démarche. Mais cela m’a apporté beaucoup, croyez-moi. J’avais la sensation de perdre mon temps. 

Et puis, il y a trois ans, j’ai découvert ce qu’il manquait à mon plan et à mes recherches pour que mon roman gagne en intérêt et en profondeur, mais je vous parlerai de cela mercredi, en détails. En attendant, je vous souhaite une belle journée. 

Ponine 

Ma saga : le thème

Coucou à tous,

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de ma saga et du thème que j’ai choisi de développer. C’est tout même une vaste question parce qu’entre le moment où j’ai eu la première idée de cette saga et aujourd’hui, il y a eu de très nombreuses années.

Je ne me souviens plus pourquoi j’ai choisi le thème. C’était il y a bien trop longtemps et je n’ai pas conservé les notes que j’avais prise à cette époque. Seulement, voilà aujourd’hui je sais de quoi parle ma saga, je sais pourquoi je me suis dirigée vers ce thème principal.

Pour moi, le thème d’un roman ce n’est pas l’idée principale, ce n’est pas l’intrigue principale, c’est plutôt une valeur que l’on a envie de défendre et de mettre en avant. Oh, bien entendu, cela ne signifie pas que l’idée ou l’intrigue ne soit pas liée à cette valeur que l’on souhaite défendre. Cela ne signifie pas non plus qu’un roman ne doit être basé que sur une seule valeur, mais qu’il y a un fils d’Ariane, une ligne de conduite principale.

Dans ma saga, je voulais parler du thème de la double personnalité. C’est un thème qui me fascine depuis aussi longtemps que je me souvienne. Dans la première version de ma saga, il existait réellement un double de mon héroïne principale et qui était aux antipodes de sa personnalité. Seulement, je n’étais pas convaincue du besoin d’avoir Une GENTILLE et Une MECHANTE. C’était un peu trop lac des Cygnes (j’avais 12 ans à l’époque et je ne connaissais pas encore grand chose à la culture). Alors, j’ai mis longtemps avant de comprendre qu’il ne fallait non pas deux mais un seul personnage pour incarner ce mythe de la dualité de personnalité – qui est en réalité un thème largement abordé que ce soit en littérature, qu’en jeux vidéos etc mais j’étais jeune et inculte.

Si je devais dire ce qui m’a le plus inspiré pour ce thème, je crois que je ne parlerais pas de mes souvenirs d’enfants mais que je prendrais pour source d’inspiration le thème du Doppelgänger. Nous avons tous de mauvais côté, des défauts, une part d’ombre en nous, c’est ce que je voulais développer. Le thème du double est récurant dans les civilisations, mais avant que je ne m’y intéresse je ne pensais pas qu’il y avait une telle culture du mythe du double maléfique. C’était réellement déstabilisant lorsque je me suis rendue compte à quel point ce thème était largement exploité. Pourtant, je n’ai pas eu envie de renoncer à ce thème pour autant et j’ai forgé ma propre conception du mythe du double.

Pour autant, ce thème principal qui pourrait naïvement se résumer par le bien et le mal, n’est pas du tout visible dans mes intrigues. Je n’ai pas cherché à construire mes intrigues, ni les quêtes de mes personnages autour de ce thème. Selon moi, il n’est pas nécessaire de faire tourner ses intrigues autour du thème principale. Le thème peut apparaître part la personnalité des personnages, part leurs actes, même si les intrigues ne le mette pas en avant. Je considère les intrigues comme des objectifs à atteindre, alors que le thème c’est ce qui ressort de l’histoire. Pour schématiser, je dirais que : L’intrigue serait donc l’objet de la quête, alors que le thème serait la leçon de cette même quête. C’est de cette manière que j’ai choisi de construire ma saga, et si chaque tome se penche sur des intrigues différentes – tout en gardant l’intrigue principale comme trame de fond – le thème reste le même – même si d’autres thèmes peuvent apparaître en même temps (oui, je sais c’est compliqué quand on écrit une saga.).

Et pour vous : est-ce que le thème et l’intrigue principale doivent aller dans la même direction ? Est-ce qu’il faut forcément que l’intrigue principale soit le thème ?

Bonne journée,

Ponine.

Préparation nanowrimo 6

Aujourd’hui, je me suis surtout demandée : Par quoi je commence ?

Je sais que mon tome 3 sera la suite de mon tome 2 et qu’il se déroule juste après la fin du tome 2 ( enfin quelques mois plus tard), mais contrairement au tome 4 qui se passe une quinzaine d’années après, il est au « milieu » de la saga. Je sais qui va mourir, qui va survivre dans ce tome là (enfin à la fin) puisque j’ai déjà pas mal travaillé le tome 4.

Pour autant, le tome 3 ne servira pas de « remplissage », il doit avoir une fonctionne propre et s’articuler autour d’une thématique. Quoi qu’en vrai toute ma saga se base surtout sur la question / notion du mensonge et de la filiation … (Et là Ponine vient de se rendre compte qu’elle a travaillé depuis des années sur une thématique sans même s’en rendre compte comme quoi j’ai beaucoup avancé ces derniers temps sur moi-même).

Le tome 3 sera basé sur la trahison – thème cher à mon cœur – la trahison d’un personnage que l’on pensait (lui aussi) au-dessus de toutes trahisons. Seulement, je sais exactement pourquoi il va trahir et comment cela va se terminer puisque j’ai déjà écrit le premier jet du tome 4 et qu’il est « parfait » sur certains points de l’intrigue.

Donc, j’ai ce personnage ; je sais qu’il va trahir seulement je ne sais pas « pourquoi ». En vrai je ne sais pas comment amener ça par rapport aux autres personnages de l’histoire et par rapport à l’intrigue.

 

Alors depuis ce matin, je me pose plusieurs questions importantes sur l’existence même de ce roman et des thématiques que je vais choisir d’aborder et sur moi-même :

 

Quel est le but de mon roman ? Qu’est ce que je veux dire ? De quoi il doit parler ce roman ?

A ces questions, j’ai répondu assez simplement que je voulais continuer les notions de trahisons, de magie (bah oui il parle de magie mon roman donc forcement les éléments propres à l’intrigue principale seront reprit sans quoi cela n’aurait aucun sens) et bien entendu, il y a la question de la filiation – savoir qui on est, d’où on vient, qui sont ses parents, qui est sa famille, quand je dis famille je parle au sens large cela peut être les amis également (la famille que l’on s’est créée).

Quel est l’objectif de ce roman ?

Faire avancer l’intrigue. Montrer que l’on doit avant tout être soi-même et qu’avancer dans la vie se fait seul même lorsque les autres sont là pour nous aider, on ne peut compter que sur soi-même pour avancer et pour « apprendre » les leçons de la vie.

Quelle leçon je compte apprendre de la rédaction de ce livre ?

Que faire un choix est parfois plus facile que de ne pas faire de choix. Qu’être immobile est plus complexe que d’avancer et que la peur n’existe pas, qu’il ne s’agit que d’une illusion que l’on s’invente pour rester dans la norme que les autres ont inventés pour nous.

Quelle leçon, principale, je veux transmettre aux lecteurs ?

Que la trahison, c’est comme le bien et le mal, ce n’est qu’une notion, une question de point de vue, que tout dépend du regard que l’on choisis d’adopter. Que ne pas trahir les autres, c’est le plus souvent se trahir soi-même.

Pourquoi la question de la filiation est aussi importante à mes yeux ?

Parce que j’ai l’impression de ne pas savoir d’où je viens, ni où je vais, ni avec qui. Parce que j’aimerais avoir une famille à moi, que j’ai ce besoin de me sentir soutenue et aimée sans limite, sans condition et du coup j’ai un réel manque affectif à combler. A moins qu’il ne s’agisse pas vraiment d’un manque affectif et plus d’une peur que j’ai la nécessité de cerner pour avancer, pour continuer mon chemin.

En réalité, toutes les questions que je me pose, toutes les notions abordées dans mes histoires sont plutôt personnelles, elles sont là comme moyens cathartiques afin de m’aider à passer à autre chose, me permettre d’évoluer et de faire mon chemin spirituel. J’ai tellement la sensation d’avoir trahi les autres, de m’être trahie moi-même que je pense avoir besoin d’explorer ces questions dans cette saga. Pourquoi ces notions ont toujours été présentes mais je ne les voyais pas.

En réalité, je commence à comprendre que le plus important ce n’est pas de savoir d’où on vient, qui sont nos parents, nos amis, notre famille (FAMILLE au sens le plus large), l’important n’est pas de savoir qui ont a trahi, aimé, détesté, adoré en chemin, non je crois que le plus important c’est de faire ce chemin pour apprendre qui nous sommes vraiment au fond de nous. Je crois qu’il faut que je cesse de me saboter moi-même, que je prenne conscience de ce dont je suis réellement capable de quoi j’ai profondément envie et besoin et que j’accepte d’être moi-même. Je crois que c’est cela la clé de cette série de roman : apprendre à se trouver, à s’accepter, à s’aimer et à faire son chemin introspectif totalement seul, sans le concours des autres pour nous retenir ou nous appuyer. En sommes, cesser de se trahir soi-même au profit d’une fausse morale.

Bilan Janvier 2

Ce matin, je dressais un bilan plutôt mitigé de ce mois de janvier. (Bilan janvier )Je n’avais pas terminé mon tome 4, je pensais qu’il y aurait encore énormément de travail, que trop de choses avaient changé en cours de route.

Oui, mais ça, c’était ce matin.

Entre-temps, j’ai réfléchi. Activé, mon petit cerveau (une fois n’est pas coutume) et j’ai « regardé » mon récit droit dans les « lignes ».

Je savais (avant de tout changer) comment je voulais terminer le roman. De très nombreuses digressions m’avaient fait perdre le fils de l’histoire. Vous savez ce que c’est, on se laisse emporter et ….c‘est le drame.

J‘ai tenté d’écrire aujourd’hui la suite de mon tome 4. Pas moyen. Que du blabla inutile.

Mince alors ! Et j‘ai réfléchi. Est-ce que j‘avais besoin d’aller si loin dans l’histoire ? Est-ce que je devais vraiment raconter ce que je racontais ? Pourquoi ne pas faire plus court ? plus concis ? plus précis ? Plus percutant ?

Alors j‘ai coupé. J‘ai passé quelques lignes (une page en réalité) et je me suis mise à écrire la fin. La vraie fin ! Et j‘ai mis un point final. Parce que franchement, j’en avais assez de cette histoire qui n’avançait plus et qui ne faisais qu’ajouter des pages et du blabla pour rien.

Donc ce soir, je peux le dire. Mon tome 4 est terminé. Il nécessitera de nombreux ajustements, des corrections, mais c’est aussi bien ainsi.

Je peux donc commencer le tome suivant là, je me suis arrêtée et relancée la machine exactement (ou presque ) comme elle devait l’être.

De quoi parle ma saga : ce qui n’a pas changé en 12 ans

Ma saga se composera de 5 tomes. J’y réfléchis depuis … plus d’une douzaine d’années. Au fur et à mesure tout a évolué sauf :

-Que l’histoire se déroule dans un monde où il existe de la magie. Les sorciers cohabitent avec les « humains », les « vampires » (ils ne ressemblent pas aux vampires du genre Anne Rice, Bela Lugosi, Dracula, Twilight), les « lycans », les « gobelins », les « leprechauns », « dragons » et autres « manticores ». (tout entre guillemets, car les créatures si elles ont des caractéristiques habituelles ne le sont pas toujours.)

-le personnage principal : l’héroïne, Katerina et son « double maléfique ». On ne peut pas franchement parler de double, disons son mauvais caractère et sa tendance à explorer la magie noire.

-le second personnage principal : Camille, le héros. L’archétype du mec torturé par l’amour, mais ça ne l’empêche pas d’être bourré d’ambitions et d’une volonté de fer. Comme quoi on peut être torturé (dans tous les sens du terme) et s’en sortir dans la vie, au moins en avoir le désir.

-une partie de la famille de l’héroïne : sa mère Solange, son père Andréïlévitch, sa tante Delphine, son oncle Maxence et son cousin Thomas. Elle devait avoir deux cousins. Au final le second a été transformé en un pan de la personnalité de Thomas.

-Le nom de plusieurs « méchants » : Basileus (qui veut dire Roi, j’ai oublié dans quelle langue). Balina (j’ignore même si ce prénom existe). Gilles Dellait ( à peine inspiré de Gilles de Rais ou Gilles de Retz comme on l’écrit aujourd’hui ).

-Le nom de l’école de magie : Le Coven et le fait qu’il s’agisse d’une tour de plusieurs étages ( 12 au total ), parce que le chiffre douze est magique très puissant.

-L’organisation de la société magique : un magistère, construit par un certain François le Fabuleux Mystérieux, de 5 magistrats, ainsi qu’un conseil et une assemblée. Mais seuls les 5 magistrats ont tous les pouvoirs, pas constamment, disons qu’ils ont leur 49-3 à eux. (faille dans laquelle peut s’engouffrer n’importe quel mage noir accédant au pouvoir ).

-La quête principale : trouvez un truc magique capital (je dis un truc,car à la base il s’agissait d’un grimoire magique très puissant, puis d’une baguette magique – époque où mes sorciers utilisaient encore des baguettes – puis une divinité, aujourd’hui il s’agit d’un sanctuaire.). L’idée finale d’un sanctuaire me permet d’exploiter plusieurs phases de mes idées : le côté divin, le grimoire, le réceptacle magique.

-Des quêtes secondaires :

  1. qui a tué certains personnages et pourquoi ?
  2. qui est Balina ? Que veut-elle ?
  3. qui est le professeur de magie noire ( qui était directeur il y a encore 10 ans et qui l’est redevenu plus tard – comme quoi tout change)
  4. la quête d’amour

 

Ce qui n’a pas changé, c’est mon intérêt pour la magie noire. (Ok, pas en vrai, je vous rassure, je ne fais pas de magie, même si j’ai longtemps potassé le sujet pour mon roman.) Mon héroïne est fascinée par la magie noire, par le mauvais côté de la vie et par le fait que quand un type essaye de te tuer (et des centaines d’autres aussi ) à part utiliser la magie noire pour se défendre (ou de la magie ancienne qui est considérée comme de la magie noire) il n’y a pas grand chose d’autre à faire, sauf se faire tuer.

Pourquoi ai-je voulu un personnage ambivalent ? C’est simple, j’ai commencé à rédiger et réfléchir à ce roman ( au début il n’y avait qu’un tome) à l’âge de 12 ans, je venais de lire 3 oeuvres majeures de mon histoire (les premiers livres de ma vie en vrai) à savoir : les 4 premiers tomes de Harry Potter,  Autant en Emporte le Vent et les Misérables. Ce que j’ai appris dans ces lectures c’est que :

  1. le bien c’est le bien. le mal c’est le mal. (en gros Harry Potter)
  2. a être trop borné dans une voie, on finit par s’y perdre (les misérables et le personnage de Javert).
  3. une femme peut réussir dans la vie – et oui même à 12 ans, au 21ème siècle on peut avoir des doutes sur une chose aussi naturelle – (merci Scarlett)
  4. L’amour est une force qui ne triomphe pas de tout ( les 3 oeuvres).

Depuis l’enfance, j’étais dégoutée par les films d’animation où tout finit bien.

Prenons, Anastasia, en 1998, de la FOX (pas Disney, hein !). Happy End. Anastasia a survécu au massacre, elle rencontre l’amour, blablabla. J’étais fascinée par Anastasia, j’ai fait de longues recherches ( Longues parce qu’en 98, nous n’avions ni ordinateur, ni Internet et encore moins Google comme aujourd’hui. Sans parler du fait qu’une enfant de 8 ans dans les rayons « Guerre Mondiale » de la section histoire de la Bibliothèque Municipale, ça ne le fait absolument pas) et j’ai découvert que non Anastasia n’avait pas survécu, que toute sa famille avait été assassinée,même le chien était mort (traumatisme profond !!!! ). J’ai tout de suite détesté ces mensonges.

J’ai voulu rétablir la vérité, si on peut dire : Non, le bien ne triomphe pas toujours du mal. On peut penser ce que l’on veut du dernier Tsar, je ne crois pas que massacrer toute la famille impériale ait été une nécessité (politique peut être, mais pas humaine). Bon à la rigueur admettons qu’il fallait tuer tous les Romanov : Est ce que le chien avait besoin d’être tué ?! Donc voilà, pourquoi j’ai voulu que mon héroïne ne soit pas une oie blanche, toute gentille et prête à se faire tuer pour les autres.

Si j’ai ajouté une histoire d’amour, c’est essentiellement parce que je ne me vois pas vivre sans amour, même à 12 ans, l’amour avait une signification particulière pour moi. Je sais que je ne voyais pas les histoires d’amour comme elles sont ( eh oui, on grandit), je magnifiais les sentiments amoureux, mais je crois que sans l’amour (pas forcément dans un couple, mais aussi entre amis, entre mère et fils, père et fille, cousin cousine…) nous ne sommes rien.

Présentation

Moi, c’est Ponine. J‘écris depuis l’âge de douze ans (bientôt vingt ans !). Dans ce blog, je donnerais mes astuces et conseils d’écritures, pour vous aider à écrire un roman. Je n’ai pas pour vocation d’être professeur ou mentor.

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Je distillerais mes conseils sur :

La manière de trouver des idées de roman

– Les méthodes pour construire un plan efficace
Les moyens de développer des personnages
La planification de l’écriture
La correction.
Bref, tout ce qui est important de savoir pour écrire.

Mon but ? Vous aidez à écrire un roman en 1 an ou moins. Pourquoi ? Parce que plus on met de temps pour écrire, plus il est difficile de venir à bout de son œuvre.

La seconde vocation de ce blog sera de vous tenir au courant de mon propre parcours d’écriture. Je me suis donnée un an (12 mois !) pour écrire les cinq tomes d’une saga. Un an pour planifier, rédiger, corriger et envoyer mon premier tome à un éditeur (certainement plusieurs). J’ai déjà planifié mes trois premiers tomes. Rédigé le premier. Je suis en cours de rédaction du Tome 2. Décembre se concentrera sur la rédaction du tome 3.
Parfois, il m’arrivera de parler d’autre chose que d’écriture (de sport, de bien-être, de bullet journal, de scrapbooking…). Pourquoi ? Parce qu’une vie équilibrée et riche nourrit l’écriture. Le sport, par exemple, permet de diminuer  le stress. Le bullet journal aide à planifier la rédaction d’un roman, mais également la vie quotidienne afin d’avoir plus de temps à consacrer à son projet. Le scrapbooking quant à lui permet de libérer sa créativité.

J’ai pour but de publier 3 articles chaque semaine, les lundis, mercredis et samedis. Je tâcherais également de faire un tutoriel sur l’écriture tous les 30 du mois.