Nanowrimo bilan jour 20

Bonsoir tout le monde,

Le camp nanowrimo d’avril 2018 s’achève dans dix jours, il est tant de faire le bilan de ses vingt premiers jours. Je dois dire déjà que ces jours sont passés très rapidement, trop même.  

Aujourd’hui fut une journée prolifique. Levée très tôt, j’ai pu écrire et avoir un max d’énergie et de temps pour faire plus qu’écrire : un peu de sport, un peu de russe et de lecture et surtout profiter un peu du soleil.

Aujourd’hui, deux heures d’écriture pour un total de 4 334 mots. Je suis donc arrivée à écrire un roman de 45 589 mots, mais je ne pense pas dépasser les 60 000 mots pour ce roman. Petit roman donc, mais ce n’est pas ce qui compte. Je suis donc contente de ma journée très productive et plutôt agréable malgré quelques mauvaises nouvelles hier qui je le pensais m’auraient gâché la journée.

Au vue des nouvelles d’hier, j’ai décidé de relire Réfléchissez et devenez Riche de Napoléon Hill, que j’ai déjà évoqué sur le blog.  J’avais besoin de motivation et de courage, chose que je retrouve toujours dans les pages de ce livre. C’est gonflée à bloc que j’ai pu reprendre mon camp nanowrimo ce matin, après une journée d’absence.

Cette après-midi, j’ai pu regardé un film que je n’avais encore jamais vu : L’esclave Libre, avec Clark Gable. Je suis une grande admiratrice de Gable, non seulement, en déplaise à mes cousines, mon grand-père lui ressemblait beaucoup, mais également il avait un grand talent. Bien sûr le talent, ça se discute. Pour ce qui est de ce film, je trouve la fin bâclée, la dernière scène m’a fait me demandé si le réalisateur avait assez de budget pour achever son film. J’ai aimé l’histoire et je trouve que ce n’était clairement pas le plus grand film de tous les temps mais il reste bien meilleur (à mon gout !!) que la plupart des films qui sortent en salle aujourd’hui.

J’ai également profité de la journée pour regarder les prochains MOOC auxquels je compte m’inscrire, pas tout à fait de choix pour le moment, mais je vais voir pour le mois prochain.

Mais quand est-il de mon challenge d’écrire mon roman pour le camp nanowrimo en 25 à 30 heures ?

J’ai calculé qu’il m’a fallut 22 heures 10 pour écrire les 45 589 mots de mon roman. Et bien, je pense pouvoir écrire les 50 000 mots en 25 heures de ce fait, je suis plutôt contente, parce que je suis convaincue qu’il est mieux pour moi d’écrire rapidement sinon je me lasse. J’ai également besoin de challenge pour me motiver et me tenir en haleine. Alors oui, je suis contente, même si je sais que pour certains se donner un tel défi : écrire 50 000 mots au moins en 1 mois et écrire ces 50 000 mots en 25 heures, passe pour de la folie mais pour moi c’est nécessaire.

Bien entendu écrire rapidement n’est pas gâche de qualité, pour certains c’est même tout le contraire et il faut mieux écrire lentement que rapidement, mais je suis également convaincue que nous avons tous des modes de fonctionnements différents et que ce qui est bon pour une personne n’est pas bon pour une autre.  

 

Et vous, ou en êtes vous de votre camp nanowrimo d’avril 2018 ?

Avez-vous avancé  comme vous le désiriez ?

Bonne soirée,

Ponine

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Bilan nanowrimo jour 16

Coucou à tous,

Journée bilan un peu spéciale, parce que je l’avoue j’ai « triché ». Oulala!

J’ai écrit en 1 h 50 : 8061 mots.

Alors oui, j’ai triché dans le sens où j’avais déjà rédigé une scène particulièrement complexe et importante il y a quelques mots et je voulais à tout prix qu’elle figure dans ce roman, parce que je l’ai écrite pour ça. C’est même plus qu’une scène c’est un chapitre 4 444 mots. Donc oui, je sais que c’est mal d’écrire avant le nanowrimo, mais voilà parfois les scènes nous viennent et on n’a pas envie de s’en débarrasser et ensuite, on ne planifie pas toujours l’inspiration.  Donc, si on retire ce chapitre, j’ai tout de même écrit 3 617 mots en 1 h50 ce qui est pas mal du tout. Cette petite triche me permets donc d’avoir 36 007 mots dans mon roman. Reste la question du défi un roman en 25 à 30 h. Je crois pouvoir me compter 2 h 10 de pénalité pour cette triche et puis après tout, ce n’est pas la fin du monde. J’ai donc écrit en 17 h 40 l’équivalent de 36 000 mots. Il me reste donc 14 000 mots à écrire pour achever le nanowrimo d’avril, le tout en environ 7 heures. C’est jouable.

Je ne pense pas pouvoir écrire bien longtemps demain, donc j’aurais au moins un peu d’avance.

Es-ce que c’est mal de tricher ?

Je dirais que c’est mal dans la plupart des cas. C’est mal de tricher lorsque l’on joue à un jeu par exemple parce que ce n’est pas fair-play vis à vis des autres. C’est mal de tricher dans les sentiments que l’on porte aux autres. Mais en ce qui concerne ce défi du nanowrimo, ce n’est pas mal. Après tout c’est un défi d’écriture certes mais il ne faut pas non plus se tenir rigueur d’employer des passages que l’on a déjà écrit par le passé s’ils conviennent à l’histoire.

Il ne m’arrive pas très souvent de réemployer des mots déjà écrits pour une histoire. C’est même plutôt rare, mais parfois c’est nécessaire. Je ne suis pas non plus du genre à rédiger de nombreux brouillons avant de passer l’écriture d’un roman. Je ne jette pas mes idées ou mes scènes sur papiers dans le désordre. Bien entendu, je transforme toujours mon premier jet, parfois je le met à  la corbeille et j’en réécris un tout nouveau de A à Z, si le premier n’était pas assez satisfaisant. C’est ce dernier cas, qui s’est produit pour ce roman d’avril. J’avais rédigé les trois-quarts du premier brouillon lorsque je me suis rendue compte qu’il n’était pas du tout correct. Rien n’allait en dehors de quelques idées et d’un chapitre particulièrement intense. J’ai gardé ce chapitre et ces quelques idées et voilà aujourd’hui j’ai pu réutiliser un chapitre que j’avais mis des heures à construire car il est plein de révélations importantes, d’action et de petits indices.

De plus, je pense aisément dépasser les 50 000 mots ce mois-ci et pour ce roman, peut-être pas de beaucoup mais certainement plus que les 4 444 mots que j’avais déjà rédigé, ce qui signifie que ma tricherie n’est pas si importante que cela.

Et vous, réutilisez-vous des passages déjà écrits ?

Bonne soirée,

Ponine

Nanowrimo : bilan jour 15

Bonsoir les gens !

Aujourd’hui le mot d’ordre était productivité. 2 petites heures de travail et 4107 mots plus tard, j’ai eu le plaisir de constater que mon roman faisait 27 946 mots. Le tout en 13 h 40 minutes. Il me reste donc 15 jours et 15 heures pour achever ce projet.

Bien sûr, il y aura des corrections, mais je m’aperçois que j’aime la tournure qu’il prend.

Ma petite routine du matin, puisque j’écris essentiellement le matin est la suivante :

Je me réveille vers 7 h, je flemmarde durant 30 minutes pendant lesquelles je pense à mon roman, j’essaie de visualiser les scènes dans mon esprit. Je tente plusieurs approches en « rêve », j’essaie plusieurs combinaisons possible de personnages, d’actions, de scènes. Surtout vrai pour les scènes d’action.

Vers 7 h 30, je me tire le tarot. C’est une habitude que j’ai prise tous les matins, je tire ma carte du jour. En fonction de cette carte, je prend mes pierres de la journée, et j’ai mon mantra du jour. Je prends quelques minutes pour inscrire mes pensées. Puis je passe à la salle de bain, je prépare mon thé et me voilà partie pour ma première demi-heure d’écriture.

Je fais toujours suivre cette petite séance par de la méditation d’une dizaine à une vingtaine de minutes. J’enchaîne avec ma seconde séance d’écriture, qui est souvent plus profilique que la première. Qu’importe le nombre de séances d’écriture, je termine toujours par du yoga, parce que rester assisse après une nuit de sommeil demande un peu de mouvement. C’est là ma routine du moment. J’aime changer de routine lorsque je vois qu’elle ne fonctionne plus.

 

Et vous, où en êtes vous dans vos projets ?

Nanowrimo : bilan jour 14

Bonsoir tout le monde,

Je suis très peu active sur les réseaux sociaux depuis quelques jours car j’ai eu de nombreux impératifs d’ordre personnels et professionnels. En clair, j’ai peu ou pas écrit et pas eu le temps de faire grand chose. C’est ainsi.

Je reviens donc avec un petit bilan du jour et des journées précédentes.

En avril, comme tous les mois d’avril depuis deux ans, je participe au camp nanowrimo. Cette année, j’ai décidé de corsé le défi de 50 000 mots en écrivant mon roman en 25 à 30 heures. Un vrai challenge surtout que j’ai eu peu de temps d’écriture comparé aux autres mois de l’année.

J’avais arrêté mon bilan au jour 9 de ce mois d’avril, j’étais arrivé à 15 744 mots en 7 h 40.

J’ai écrit durant le jour 10 durant 2312 mots 1 h 10, vraiment pas mal.

Ma journée 11 a été un peu moins productive seulement 1 985 mots en 1h, ce qui accumulé 20 041 mots depuis le 1er avril.

Je n’ai pas écrit jeudi et vendredi, alors j’ai essayé de me rattraper un peu aujourd’hui. Selon le calendrier Nanowrimo au bout de 14 jours, je devrais être parvenue à écrire 23 338 mots. En cette fin de journée, je suis à 23 008 mots, ce qui est un excellent résultat pour quelqu’un qui n’a pas écrit durant 5 jours en tout.

Mais qu’en est-il du nombre d’heure ?

Eh bien, aujourd’hui, je me suis attelée à mon projet durant 1 h 30. J’ai donc en tout écrit 11 h 20 23 008, je crois que je suis bien partie pour réaliser mon défi et j’en suis très contente.

Seulement !

Parce qu’il y a toujours un « mais », ce défi m’a permis de comprendre que j’ai gros problème avec le « temps ». Je m’explique, j’utilise un chronomètre pour écrire, comme j’utilise un chronomètre pour méditer, même s’il ne s’agit seulement que d’un playlist de musique d’une certaine durée. J’ai également un chrono lorsque je fais de la marche, ou un autre sport. Et c’est très bien ! Très bien parce que cela permet de se concentrer durant un laps de temps décider à l’avance afin que les choses avances. Cela permet de planifier sa journée etc. Sauf que j’ai remarqué que j’ai beaucoup de mal à ne pas regarder le chrono toutes les 30 secondes, même en méditation, j’ai beaucoup de mal à ne pas regarder l’heure.

J’ai décidé depuis quelques jours de travailler sur ce point. Je dois dire que le remarquer a été un grand choc, je ne pensais pas dépendre à ce point d’un chrono, mais si, raison pour laquelle la méditation est une bonne chose : car je n’aurais jamais remarqué cela sans une irrépressible envie de regarder l’heure au moment où j’aurais dû être détendue.

Bonne soirée à tous,

Pour ma part,

je vais me poser un peu de repos me fera du bien au son de Green Day,

vive les années 90/00 !

Ponine

 

Nanowrimo : Bilan jour 9

Bonjour tout le monde,

Petit bilan de la journée. Ce matin, j’ai profité d’une petite heure après ma séance de méditation pour m’atteler à l’écriture du roman que j’ai choisi d’écrire en avril.

En une petite heure, je suis parvenue à ajouter 2206 mots, à mon défi. Je vais essayer d’écrire encore une autre petite heure en fin de journée. J’ai réellement envie de finir cette histoire et de ne pas lui laisser prendre trop de chemins de traverses. J’essaie de rester focaliser sur mes idées premières, même si c’est difficile.

En 7 h 40, j’ai cumulé 15 746, j’ai hâte de savoir si je peux réussir mon challenge et surtout, si je peux réellement achever un roman en 30 jours, écrire 50 000 certainement mais mettre un point final à une histoire c’est une autre paire de manche.

En fin d’après-midi j’ai profité d’un petit temps mort pour reprendre les corrections d’une histoire que j’ai écrite depuis janvier. Je ne suis pas mécontente d’avoir pu me consacrer à ces deux projets. Surtout que ce dernier, j’espère réellement achever les corrections pour la fin du mois. J’avais déjà énormément avancé en mars. Cette autre histoire me motive réellement. Et je voudrais l’avoir en forme rapidement pour pouvoir la lire « comme l’œuvre de quelqu’un d’autre ». Juste pour avoir le plaisir de la lire sans me prendre la tête avec toutes les questions de corrections, de genre, de style.

Je suis plutôt satisfaite de cette journée et je crois que je vais me couchée ravie.

 

Et vous, où en êtes-vous avec le nanowrimo ? Avec vos projets en cours ? Avancez-vous comme vous le souhaitez ?

Ponine

Nanowrimo bilan jour 8

Bonsoir à tous,

Après quelques jours d’absence où je n’ai pas pu écrire, je me suis mise à l’écriture toute la journée, au moins jusqu’à ce que j’aille au ballet.

Aujourd’hui, j’ai écrit 5 115 mots en 2 h 20. Ce qui monte mon compteur à 13 538 mots. J’ai donc rattrapé mon retard par rapport au défi du nanowrimo. Depuis le premier avril, j’ai passé 7 h 10 pour écrire ces 13 500 mots. Ce qui est plutôt bon par rapport au défi que je m’étais lancée d’écrire mes 50 000 mots en 25 à 30 heures. Je verrais bien ce qu’il en est à la fin de mon challenge.

Ecrire autant dans une seule journée, c’est épuisant. Sincèrement, je me sens lessivée mais j’étais motivée et j’avais du temps pour rédiger. Pourtant, je ne conseille pas aux autres d’écrire aussi longtemps dans une journée, parce qu’il faut réellement être motivé et en forme pour passer une longue partie de sa journée assis comme ça.

je crois que demain, je vais avoir besoin de faire beaucoup d’étirements et de yoga pour me dégourdir le dos.

Bonne soirée à tous,

Ponine.

Nanowrimo : bilan jour 4

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui et probablement demain je n’ai pas la possibilité d’écrire.

Pourtant hier je me suis mise sur mon ordinateur durant un petit moment.

1h 20 et 2182 mots pas génial mais pas mal tout de même.

Pourquoi pas génial?

Parce que je me suis laissée déconcentrer pour un oui et pour un non et ça je déteste. J ai également eu un peu de mal à écrire une scène parce que je ne l’avais pas prévu et du coup je me dis qu’elle ne sert à rien. Une intrigue dans l’intrigue oui mais il faut que ça serve sinon … trop de blabla pour rien.

Voilà du coup je n’ai pas compté mais je dois être à 8 000 et quelques mots.

Bonne journée à tous

Ponine

Camp Nanowrimo : bilan jour 2 et 3

Coucou tout le monde,

 

Avant de commencer mon quatrième jour d’écrire, petit bilan de ces deux derniers jours.

Hier, j’ai manqué de temps pour faire mon bilan sur le blog, mais je suis parvenue à rattraper mon temps d’écriture, on ne peut pas tout avoir !

Lundi, je n’ai écrit que 30 minutes, trois séances de 10 minutes, dont la première a été interrompu pour une urgence médicale (plus important qu’écrire !! même si je répète toujours qu’il ne faut pas être dérangé et que rien n’est plus important que l’écriture les urgences médicales sont bien entendu plus importantes).

Séance 1 : 46 mots

Séance 2 : 363 mots

Séance 3 : 590 mots

Bilan de lundi : 999 mots pas mal.

Mardi, le matin je me suis attelée une heure à l’écriture, 6 séances de 10 minutes pour un total de 2 329 mots. Le soir, une autre séance de trente minutes et je suis parvenue à un total de 3 063 mots pour la journée d’hier.

En 3 heures d’écriture j’ai donc un total de 6 241 mots. Pour le moment je suis donc bien partie pour achever mon challenge d’écriture en 25 à 30 heures.

 

Bonne journée à tous,

bon courage pour le Camp Nanowrimo

Ponine

Le mentor : en avoir un ou pas ? Partie 2

Coucou tout le monde,

Aujourd’hui, je voudrais terminer sur le sujet que j’ai lancé mercredi, sur la question du mentor ou des mentors.

Dans l’article précédent, j’avais présenté mes mentors et l’idée que je me faisais du mentor. J’ai lu les commentaires que vous m’avez laissés, mais mes activités annexes ne m’ont pas laissés le temps de répondre à tout le monde, je vais le faire, promis ^^. J’étais surprise qu’il y ait autant de personnes qui n’ait pas de mentors. Je vous expliquerais pourquoi. Avant même d’avoir vos réactions, j’avais en tête cette question : est-ce qu’il faut ou pas avoir un mentor?

Mon avis sur le fait que l’on puisse ne pas avoir de mentor :

Je trouve cela triste. Sans réfléchir, c’est la première phrase qui me vient à l’esprit. Si on me dit « non, moi, aucun auteur ne m’inspire, ne me donne envie d’écrire », spontanément je vais répondre que c’est triste. Cela ne signifie pas que la personne ne lit pas, qu’elle n’est pas intéressante ou que sais-je encore, non, juste je trouve triste qu’une personne ne soit pas emballé par un roman, une œuvre, une personnalité, au point de se dire « tient mais s’il n’y avait qu’une seule personne qui me donnait envie de me lever le matin pour écrire ça serait tel auteur », ou « s’il n’y avait qu’un livre que j’emporterai sur une île desserte ça serait celui de Machin parce que ça me rend hyper enthousiaste de lire son œuvre » ou encore « mais cette œuvre, elle me rend meilleur. Elle correspond à mes valeurs. » . Et bien oui, pour moi, c’est triste. C’est peut-être une vision hyper fanatique, mais je l’assume. Ce n’est pas nécessairement de l’inspiration. On ne va pas obligatoirement puiser ses idées d’écriture dans les œuvres de son ou ses mentors, mais  envie de se dépasser en tant que personne. Voilà mon « idée » de base. Ma réponse spontanée, sans réfléchir.

Ensuite, je réfléchis. Avant de répondre sur le profil Instagram de la personne en question, je me suis posée quelques minutes. J’ai une licence en arts du spectacle, j’ai côtoyé des étudiants en ciné, en théâtre, en arts plat, en lettres etc et tous ces gens qui filmaient, écrivaient, dessinaient, etc (même des musiciens) : TOUS (ou au moins 95% les 5 autres pourcentages étant souvent des gens qui n’étaient pas des artistes) m’ont toujours dit qu’ils s’étaient mis à leur art parce qu’il y avait eu, un jour, une œuvre, un groupe, un livre, un acteur, un réal…qui leur avait « parlé », interpelé, questionné, « touché ». Je dirais même qu’il s’agit presque d’une expérience mystique, pour certains, comme une révélation de ce que l’on veut faire, d’une passion.

Alors, peut-être, que je n’ai pas connu les » bonnes personnes », ou que certains mentaient sur leur « grande révélation » mais jamais personne qui n’a eu le désir de faire de l’art n’a jamais dis « non moi je n’ai pas quelqu’un qui m’inspire / pas de modèle ». Alors j’étais vraiment stupéfaite de lire que quelqu’un n’avait pas de modèle ou de mentor, ça me paraissait improbable avant. Je ne m’étais surtout jamais posée la question.

Pour moi, un mentor ce n’est pas nécessairement quelqu’un dont vous avez envie de copier le style, ni l’image, ni les idées, mais surtout une personne qui vous donne envie de progresser, alors ça me sembler tellement loin de moi cette absence d’idéal.

En lisant les commentaires sur la première partie de cet article, j’étais stupéfaite de me rendre compte que ce n’était pas la seule personne. Et là, je me dis WAHHH, c’est bizarre. Pourquoi les gens qui étaient en « art » avaient tous des mentors et aujourd’hui je me rends compte que des tas d’autres personnes n’en ont pas ?

Je me suis posée plein de questions et remise en question dans mes croyances :

Tout d’abord : Est-ce que je suis normale ? Est-ce que les gens que je connais et que j’ai connu le sont aussi ? Est-ce que je n’aurais pas un problème psychologique du coup ? Est-ce que tous les gens avec qui j’ai étudié ne sont pas des malades mentaux aussi, du coup ?

Après avoir convenu avec moi-même que ma santé mentale n’était pas en jeu, je me suis dis que le souci venait peut-être de ma manière d’avoir découvert la littérature. J’ai commencé à écrire très jeune, à lire au même moment, donc j’étais certainement très influençable et impressionnable. Après tout, les auteurs que j’ai évoqué ont des univers très riches. Mitchell traite de la guerre, de l’amour, de l’histoire, de l’émancipation des femmes, de la ségrégation raciale, de la lutte d’un même peuple, de la question de justice, d’égalité, d’assumer ses choix et sa personnalité, etc. Hugo parle de la pauvreté, de la misère, de liberté, de la justice, de l’égalité, du pouvoir de l’instruction, du bien et du mal, de l’Histoire, d’amour, de faits de société. J.K.Rowling évoque aussi des valeurs de justice, de liberté, d’égalité, de dignité, d’émancipation, de bonté, de bien et de mal, d’amour, de guerre (même si elle est fictive), de racisme, etc. Ce que je veux dire par là, c’est que ces œuvres sont vraiment complètes, complexes, humaines. C’est différent de lectures dites « faciles ». Peut-être, aussi, que si j’avais lu que des œuvres de « mon âge », j’aurais eu une vision différente. Sauf que je ne suis pas la seule a avoir commencer par lire ce genre d’œuvre. Donc, ça ne vient pas de là, certainement.

Plus, j’y pensais et plus je me disais que cela venait peut-être de notre manière d’appréhender la vie. Mais alors, là, je ne peux pas tellement émettre d’hypothèse, parce que ma façon de voir le monde reste différente de celle des autres.

D’autres questions que j’ai eu en tête c’est :

Pourquoi ? Pourquoi certaines personnes ont des auteurs mentors et pas d’autres ? Est-ce que c’est une question d’éducation ? Une question d’égo ? Est ce que certains ne veulent juste pas admettre qu’ils ont des mentors ? Qu’ils se cachent derrière leur gros égo en mode « non, moi ? être inspiré par d’autres pouah ! je suis tellement mieux que ça »?

Beaucoup d’écrivains qui donnent des interviews, qui sont des écrivains publiés, disent qu’ils puisent leur inspiration dans tels types d’œuvres, chez tel ou tel autre auteur, etc. Alors que d’autres disent qu’ils n’en ont pas ? C’est quand même bien étrange.

Une amie a lancé l’idée que les « grands » (attention grands dans le sens les écrivains les plus lus, ceux qui parlent le plus dans la presse etc, pas nécessairement une question de talent) parlaient facilement de leur source d’inspiration, en citant d’autres auteurs, parce que la célébrité leur donneraient une forme de simplicité. L’idée de base schématique était : ceux qui ne sont pas publiés ou pas célèbre disent qu’ils n’ont pas besoin d’autres sources d’inspiration qu’eux-mêmes, un mode gros égo et « je ne dois rien à personne je suis le meilleur ou la meilleure », alors que les « célèbres » sont plus humbles, et reconnaissent qu’écrire ne vient pas de nulle part, que toutes les histoires sont inspirés d’autres histoires, que l’inspiration est nourrie par les lectures, par l’écoute d’autres choses.

Je suis persuadée qu’il y a un fond de vérité. pas pour tout le monde, mais quand même. On se nourrit de tout ! On se nourrit de ce que l’on vit. Sans reconnaître que l’on a besoin d’un mentor,  je reconnais qu’il faut se nourrir. Et c’est vrai que la création naît dans l’esprit qui s’est nourri. Je crois aussi que plus on crée, plus on comprend que l’acte même de créer n’est pas dû à son seul esprit, mais aux multiples sources dans lequel il peut puiser.

Alors faut-il avoir un mentor ?

Bien sûr que non, rien n’y oblige. Personne ne va vous dire que vous ne pouvez pas écrire si vous n’avez pas de mentor.

On n’est pas meilleur créateur si on a un mentor. Il y a certainement des auteurs meilleurs que d’autres (et encore tout est une question de point de vue), mais avoir un mentor ne fera pas de vous un génie créateur. Sinon, cela serait trop facile.

Finalement, je me dis que le seul mentor que l’on doit TOUS avoir c’est la curiosité. Etre curieux de la vie, du monde, des œuvres des autres, pour s’enrichir, non seulement en tant que personne, mais aussi en tant qu’auteur.

(Même si on ne m’enlèvera pas de l’esprit que de n’avoir  aucune œuvre qui nous fasse vibrer ça reste triste quand même. La passion c’est super cool. )

 

Bonne journée à tous.

Ponine

Le mentor : Qu’est ce qu’un mentor ? 1er partie

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, grande question : Qu’est ce qu’un mentor ?

Cette question m’est apparut en lisant les remarques d’une personne géniale que je suis sur Instagram, où elle s’étonnait, après un passage au salon du livre, qu’il « faille » avoir un auteur « mentor » ou plus exactement qui inspire le « baby auteur ».

J’étais surprise de cette remarque, parce que je n’ai jamais imaginé ma vie sans avoir un auteur Mentor. Donc, aujourd’hui, je vais vous donner ma petite définition du mentor, mais également vous présenter ces auteurs sans qui je ne me serais pas mise en tête qu’écrire c’est fascinant.

 

Qu’est ce qu’un mentor ?

Pour moi, un mentor, c’est un auteur qui nous donne envie d’écrire. Un auteur ou des auteurs d’ailleurs, qui nous donne envie de nous dépasser, de devenir meilleur écrivain, qui nous donne envie de lire également. 

Pour moi, un auteur mentor ce n’est pas nécessairement quelqu’un à qui ont a envie de ressembler, mais bien quelqu’un qui nous a donné envie d’écrire. Un auteur qui nous a fait nous rendre compte que oui les histoires naissent dans la tête d’un être humain et qu’elles ne sortent pas de nulle part.

Un mentor, c’est une sorte de géant ! C’est un grand auteur, pas nécessairement grand part le talent, ni la célébrité, ni le style, mais grand pour ce qu’il nous apporte à nous-même. C’est un auteur que l’on peut lire, relire, re-relire, encore et encore avec toujours le même émerveillement, la même passion. C’est un auteur favoris, mais pas justement parce que l’on aime ce qu’il écrit, mais surtout parce que le lire, ou penser à lui, ça nous booste. On peut passer quinze ans sans lire un de ces livres et pourtant sentir  sa présence.

Le mentor c’est un guide, avant tout spirituel. On n’a pas besoin de le connaître, pour qu’il nous aide, nous inspire, nous apprenne les choses.

 

Qui sont mes mentors ?

Premier mentor :

Mon premier auteur mentor, celui qui m’inspire le plus, c’est J.K. Rowling : l’auteur qui m’a donné le goût de la lecture.

J‘avais douze ans lorsque j’ai lu Harry Potter à l’école des sorciers. En tant que bonne dyslexique, je ne lisais pas. JAMAIS ! Même quand il le fallait pour l’école, parce que j’avais peur de lire, peur de ne  pas être assez intelligente pour savoir lire « comme les autres ». Et l’on m’a offert Harry Potter, les quatre premiers tomes, l’angoisse. C’était les vacances d’été, j’avais du temps et je me suis dis « tentons l’expérience ». En trois semaines, j’avais lu les quatre tomes. C’était à la fois un défi, une expérience et un plaisir. C’est durant ces trois semaines que j’ai découvert :

  1. Lire est aussi un plaisir.
  2. Des écrivains écrivent des livres et ils ne viennent pas comme ça.
  3. C’est ce que je voulais faire.

J’ai voulu écrire avant même d’avoir refermé le premier tome. Je me suis dis que j’écrirais chaque jours de ma vie, que rien ne comptait plus à mes yeux, parce qu’écrire et lire m’étaient devenus aussi indispensable que de respirer.

Ce que j’ai aimé chez J.K.Rowling et ce qui m’inspire chez elle, c’est à la fois son univers, les valeurs qui s’en dégagent, l’humour, le style fluide, presque cinématographique, l’émotion, la bienveillance, et l’acceptation de soi. Bref, j’étais à la fois impressionnée par l’écriture, le style, le monde, mais également par l’histoire personnelle de l’auteur.

Avec Rowling, j’ai découvert que ce que je pense être impossible : lire et écrire et aimer ça. J’ai appris que toutes les idées que j’avais dans la tête, toutes les histoires que je me racontais le soir avant de m’endormir je pouvais les coucher sur le papier pour que d’autres puissent les lire. Je voulais écrire non pas pour faire comme Rowling, mais parce que c’est ce que je « devais » faire pour m’exprimer.

 

Mon second mentor :

Victor Hugo !

Sans hésiter si je devais choisir un second auteur qui m’a motivé à écrire, ce serait lui. J’ai lu les Misérables, j’ai mis longtemps à achever ce livre, mais j’ai découvert avec Hugo qu’écrire pour être une prise de position. Je sais, aujourd’hui, que Rowling prend aussi des positions mais Hugo était à la fois écrivain et politicien. Son engagement notamment dans Claude Gueux, ou les Misérables, m’a fait prendre conscience qu’écrire ce n’était pas « juste » pour raconter une belle histoire, pour que le lecteur s’évade et prenne du plaisir, mais aussi pour le faire réfléchir sur des questions de société. Je sais que lire doit être un moment de détente, mais cela ne signifie pas qu’il ne faut pas prendre position, ou parler de choses « sérieuses », parce qu’écrire c’est également donner son point de vue, raisonner sans que cela n’enlève rien à l’histoire, l’intrigue ou le plaisir.

Avant Hugo, je pensais – mais j’étais très jeune puisque j’ai commencé à lire les Misérables à 12 ans aussi, juste après Harry Potter et Autant en emporte le vent – que les écrivains ne pouvaient pas avoir des positions politiques et les écrire sous peine de censure ou de ne pas intéresser les lecteurs.

J’étais convaincue que pour écrire il fallait seulement détendre les lecteurs, en sommes je croyais que les lecteurs ne désiraient que des lectures faciles, sans prise de tête. J’avais tort, écrire c’est aussi s’affirmer. Prendre positions c’est également le boulot d’un écrivain, parce qu’écrire ce n’est pas forcément juste amuser les lecteurs ou les distraire, ça peut être autre chose, tellement d’autres choses. C’est pour cela que je crois que Victor Hugo fait partie de mes auteurs favoris, pour ce qu’il m’a apporté, tout autant que pour ce qu’il a écrit, pour les émotions qui me traversent lorsque je lis ses livres.

 

Mon troisième « mentor » :

Ce n’est pas vraiment l’auteur qui m’inspire, mais plutôt le livre, quoi que…C’est plus compliqué que ça et vu que l’auteur n’a écrit que deux livres, bon l’un absolument pas connu.

Le livre que j’ai lu après la série des Harry Potter fut Autant en emporte le vent ! Ce livre, cette histoire, m’a fait découvrir que je porte une fascination presque obsessionnelle pour les robes à crinoline, pour l’Histoire du XIXeme siècle et pour le style de vie du XIXeme siècle ( à la fois la GRANDE et la petite Histoire si je puis dire). En lisant ce livre, j’ai découvert l’amour, sincèrement c’était la première fois de ma vie que je comprenais que ce qu’était l’amour, que les femmes pouvaient aimer et se tromper dans leur choix affectif. J’ai compris que les femmes peuvent s’émanciper, faire des choix, être le chef d’une famille. Je sais que l’on peut se dire que c’est complètement bête de ne pas l’avoir compris plus tôt, mais déjà j’avais douze ans…eh oui, à cet âge, on n’en sait pas autant sur la vie qu’à trente…fatalement. Je crois que autant en emporte le vent m’a transporté totalement. J’ai eu envie de m’intéresser à l’Histoire, à la mode, à la vie des temps passés, grâce à ce livre.

J’ai découvert également que les auteurs pouvaient parler de la guerre, d’époque et de faits qu’ils n’ont pas vécu. Pour moi, les récits de guerre avant ça c’était soit de la mythologie et je trouvais cela barbant, soit des documentaires…encore plus barbants. Bien sûr, je savais que J.K. Rowling n’était pas une sorcière, qu’elle n’avait pas de balais volant, mais je me disais que c’était du fantastique donc qu’elle avait « le droit » de parler de choses qu’elle ne pouvait avoir vécu. Avec les livres de Magaret Mitchell ,j’ai pris conscience que l’on pouvait baser des histoires sur la Grande Histoire, que l’on pouvait donner son point de vue. Mitchell étant une « enfant » du Sud, cela se ressent dans son livre et que l’on n’était pas obligé, en tant qu’auteur, de décrire chaque bataille, et donner chaque chiffre, chaque détails de l’histoire, mais juste assez pour que le lecteur aille faire ses propres recherches s’il en a le désir, sans que cela n’enlève rien au récit « fictionnel ».

 

Et les autres ???

Après ces trois grands auteurs, j’ai lu d’autres choses. Du Stephen King, du Anne Rice, du Eddings, du Fournier, du Nothomb, des œuvres plus classiques ou plus contemporaines, j’ai lu des tas de livres, des tas de genres différents, des tas d’auteurs complètement opposés dans leur manière d’écrire, dans leur vision de l’écriture, etc. Mais vraiment, si je devais dire à un journaliste ou un lecteur qui m’inspire le plus lorsque j’écris ce serait ces trois noms là et rien d’autres. Je parlerai aussi d’Amélie Nothomb parce que je correspond avec elle, parce que j’ai lu ses livres lorsque j’étais ado. Je dirais aussi que pendant une longue période de ma vie, j’ai lu en boucle l’attrape-cœur de Salinger parce que j’étais ado, parce que je n’imaginais pas le monde sans ce chef-d’oeuvre, mais…j’ai grandi, j’ai gagné en maturité et aujourd’hui encore si on me disait que demain le monde s’effondre, qu’il y a une énorme catastrophe, et que je pouvais choisir d’emporter avec moi que quelques affaires, je prendrais ces livres, parce que j’en aurais besoin pour vivre (c’est métaphorique bien entendu, je préférais avoir des bouteilles d’eau que des bouquins, évidement). Ce sont ces auteurs qui m’ont donné envie d’écrire, qui continuent à me motiver  lorsque « bof, écrire ça ne rapporte rien ». Ils ne m’ont pas juste éveillé en tant que personne, mais aussi en tant qu’écrivain. Réellement, je leur dois tout. Sans eux, je ne serais pas devenue une personne curieuse, avec cette volonté farouche de découvrir, de m’enrichir, de me cultiver et d’écrire.

Ce que je retiens de mes mentors :

Ce que je retiens de ces trois auteurs c’est qu’ils m’ont appris ce que pouvaient signifier écrire. Les genres sont totalement différents, les histoires également, mais il y a des valeurs, des personnages forts, leurs histoires sont assez simples : Un gamin qui reçoit une lettre révélation, un homme qui sort de prison, une histoire d’amour, tout ça c’est « normal », c’est la vie, et pourtant les personnages, les valeurs, les idées, les intrigues tout ça c’est ce qui rend les œuvres aussi magistrales et « c’est ça que je veux écrire », des choses qui me transportent autant que mes lecteurs.

Et vous ?

Avez-vous des mentors ?

Des auteurs ou des œuvres qui ont bouleversés votre vie ?

Qui vous inspire ?

Qui vous motive à écrire ? Ou à lire ?

 

Dans un prochain article, je m’étendrais sur les raisons d’avoir ou pas un mentor, ou plusieurs.

Bonne journée à vous,

Ponine