Peut-on apprendre à écrire ?

Peut-on apprendre à écrire ?  Quelqu’un peut-il nous apprendre à écrire ?

 (question qui découle de la première au final mais que je n’imagine pas traiter l’une sans l’autre.)

 

Cette question, je ne me la suis jamais posée auparavant. Récemment, je suis entrée en contact avec un homme, très sympathique au demeurant, dans un contexte qui n’avait rien à voir avec l’écriture (au départ) puisque j’avais eu l’occasion de corriger son travail pour un MOOC sur Openclassrooms. Il s’est avéré qu’il écrivait. Comme le monde est petit. En discutant avec lui, j’en suis arrivée à me demander : Est-ce que l’on peut apprendre à écrire ? Je ne parle pas de piocher des idées de mises en place de stratégie ou des techniques pour avoir envie de se mettre à écrire ou à corriger son roman, je parle de réellement apprendre à manier les mots. Bien entendu, on peut apprendre à écrire. Nous avons tous appris à écrire : à tenir un crayon, à tracer des lettres, à reconnaître les lettres, à leur donner des sons, à former des mots, dans notre tête, puis à l’oral. Nous savons tous notre alphabet, nous connaissons tous plusieurs milliers de mots. L’école nous a enseigné l’art d’écrire des lettres, des textes simples, des dissertations, des synthèses. Au boulot, on a pu apprendre à rédiger des courriers pro, des rapports, des notes, des mails, etc. Ceux qui s’essaye à gérer un blog savent taper sur un clavier pour former des suites de mots, des paragraphes et développer leurs idées. Tout ça c’est plus ou moins facile, certains diront que c’est une question d’éducation (nationale ? la grande fautive des échecs de notre vie ??), d’autres affirment que c’est parce que l’on ne lit pas assez, que l’on n’a pas une grande culture, qu’on est issue des prolos ou des bourges.

Tout le monde peut écrire. A partir du moment où l’on sait tenir un crayon, taper sur un clavier, utiliser un dictaphone, ou avoir quelqu’un pour écrire sous notre dictée. La question que je me pose ici c’est : est-ce que tout le monde peut être / devenir écrivain ?

Si l’on en croit quelques quidams qui semblent détenir la science infuse : on pourrait presque penser qu’écrire est un don de Dieu ? Quand je dis Dieu je ne parle pas du dieu machin, ou truc muche ou bidule chouette, je parle d’une instance supérieure qui se logerait soit dans le divin au sens religieux, soit dans les nébuleuses labyrinthiques qui forment notre esprit. Ecrire, c’est advenir à la parole pour paraphraser ma prof de théâtre de L2. Ecrire c’est … Mais c’est quoi au juste ?

Je peux vous dire ce qu’écrire représente pour moi, mais pas ce que cela représente pour vous. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos raisons d’écrire, en tout cas je l’espère. La question du jour n’est pas : qu’est ce qu’écrire mais est-ce que l’on peut apprendre ?

Je devrais le croire puisque je suis pas mal de blogs sur l’écriture, que je lis les conseils des autres (célèbres ou non) et que je tiens moi-même un blog. Seulement, je me rends compte que mon blog contrairement à ceux d’autres personnes – que mon esprit me dit être plus talentueuses que moi – je ne traite pas de construction de phrases, ou de paragraphes. Je ne vous dis quel temps utiliser. Comment gérer votre orthographe, ni même ce qui fait une bonne ou une mauvaise phrase. Pas plus que je ne vais vous dire qu’elle est la bonne idée ou qui est le bon personnage de votre roman. Quand je lis sur d’autres blogs que l’auteur de l’article conseil d’employer tel narrateur, tel temps verbal, construire des phrases de telle manière, je me dis : wahh lui / elle sait vraiment de quoi il parle et moi je ne suis pas capable de faire ça. Il est forcément meilleur que moi. C’est ce que je pensais, et pense encore au fond, mais depuis que je discute avec l’homme dont je vous parlais au début de l’article, il me vient en tête une question :

Est si on ne pouvait pas apprendre à écrire ?

C’est une remarque, une question qui me bouleverse profondément. Je crois que tout le monde peut s’améliorer, donner le meilleur de soi, passer outre les obstacles pour atteindre le stade que l’on souhaite sur tous les plans de son existence. Alors quand je me dis « si ça se trouve on ne peut pas apprendre à écrire, c’est un don, comme avoir l’oreille absolue, un QI de 160, n’avoir besoin que de 6 heures de sommeil », je me sens mal à l’aise. Dans ces cas-là, pourquoi tenir un blog sur l’écriture si au final ceux qui savent n’ont pas besoin de moi et ceux qui ne savent pas …on ne peut rien pour eux.

Je ne me satisfais pas de cette réflexion. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’écrire ce n’est pas nécessairement devenir le prochain Prix truc muche, ou devenir célèbre, ou riche. On peut écrire pour le plaisir. Certains parmi vous écrivent mais ne deviendront jamais « écrivain », ils écriront un roman et passeront à autre chose, parce qu’ils ont juste envie d’essayer. D’autres écrirons toutes leurs vies et n’essayeront pas d’être publiés, parce qu’ils ont peur, pas envie, pensent ne pas valoir la peine, veulent seulement extirper de vieux démons de leur esprit ou se faire plaisir à eux-mêmes. Certains encore publieront soit en autopublication soit chez un éditeur et ne gagneront jamais assez d’argent pour en vivre, peut être quelques-uns réussiront à en vivre mais sans faire fortune. Peut-être qu’un seul d’entre vous deviendra célèbre et riche grâce à son art.

J’ai déjà parlé sur ce blog ce que je pense de Wattpad et des sites qui font la même promotion de l’écriture. Je ne veux blesser personne, mais avez-vous déjà pris le temps de lire ce que l’on y trouve ?

Pour rédiger cet article, j’ai créé un nouveau compte sur wattpad, plus possible de me rappeler du premier. Non seulement, j’étais agacée que l’on me demande de créer un compte pour lire des récits, merci le big data, mais en plus on m’a demandé de sélectionner 3 histoires. Dites-moi, pourquoi les premières histoires dans la liste et qui semblent être dans les plus lues sont des « romances » érotiques qui sentent bon la parodie – plagiat – manque d’imagination – 50 nuances de Grey ? Sérieusement ? C’est ça la littérature aujourd’hui ? Parler de fesses ? Bref, j’ai lu quelques nouvelles, quelques histoires par-ci par-là et si je trouve qu’il est encourageant que les gens écrivent et essayent d’écrire, je crois aussi que tout le monde n’est pas le prochain best-seller. Bien entendu, je ne suis personne pour dire ça, et je ne suis pas jalouse. J’ai d’ailleurs lu des passages forts captivants et des histoires avec des personnes qui m’inspiraient, mais les commentaires…Sérieusement ! Je crois que c’est ce qui me déçois le plus et qui me fait dire que non, tout le monde ne peut pas être / devenir écrivain. On ne peut pas s’améliorer lorsque l’on reçoit que des éloges qui ne sont pas méritées. Je crois que c’est là le piège des réseaux comme Wattpad. Dire à quelqu’un qu’il est le meilleur, alors que clairement son histoire est bancale, son vocabulaire peu fourni et même pas précis, ses descriptions décousues et son intrigue cousue de fils blancs, ce n’est pas l’aider. Personne n’aime être critiqué. Moi la première, lorsque je reçois une critique, ma première réaction est de la mettre de côté. Quelqu’un critique ce que j’écris, je le note et sur le coup je me dis « qui il / elle est pour me dire ça ? », soit parce que je suis blessée, soit parce que je suis en colère et déçue. Pourtant, j’ai appris à ne pas m’arrêter là. À revenir sur la critique, lorsque je l’ai digéré. Je ne réponds jamais à une critique à « chaud », c’est d’autant mieux quand les critiques se font sur internet, parce que l’on peut revenir plus tard pour y répondre (ou pas – après tout personne ne vous oblige à répondre). Souvent, les critiques ont un fond de vérité. Je dis un fond et souvent, parce que bien entendu (notamment en ligne) il est aisé d’en rajouter et de malmener un autre internaute, juste parce qu’on n’est pas en face.

Ensuite, je crois que pour apprendre à écrire, il faut pratiquer. Il me semble qu’écrire ne s’apprend pas à l’école. Pas en France en tout cas, car contrairement aux anglosaxons nous n’avons que peu de cours d’écriture créative. Pour nous français, il semblerait qu’écrire est un Don que l’on possède ou non. Je ne pense pas. Au contraire, même si je me persuade que pour bien écrire, il faut aimer les mots, apprécier jouer avec, tenter de les découvrir pour les apprivoiser. On peut apprendre comment rédiger une fiche de personnage, comment construire un monde fantastique, mais apprendre à se servir des bons mots, évoquer les « bonnes » sensations, surgir les émotions que l’on souhaite transmettre aux lecteurs, cela ne s’apprend pas. Pas dans le sens où un maître Es Écriture Romanesque vous donnera les clés ultimes pour ça. On peut vous faire une liste de verbes, vous présentez toutes les caractéristiques des narrateurs, vous dire même comment choisir un narrateur et le temps du récit. Tout ça c’est possible, et certains le font très bien. En tout cas, ils présentent avec des commentaires forts intéressants et enrichissants les types de récits, de narrateurs, etc, mais franchement, même avec toute la bonne volonté du monde, ces gens ne peuvent pas écrire à votre place. Pour apprendre à écrire, il faut juste écrire. Et écrire encore. Puis recommencer. Puis réécrire de nouveau.

Donc, je ne pense pas qu’il y ait réellement d’autres moyens d’apprendre à écrire si ce n’est par soi-même. C’est aussi, peut-être pour ça que certaines personnes n’apprendront jamais à écrire. Dans le sens où écrire demande de la volonté, du courage, et du travail. C’est pourquoi je suis convaincue que l’on ne peut pas écrire sans une réelle motivation, et sans voir ses défauts et connaître ses défauts. Malheureusement, beaucoup s’arrêtent dès que cela devient difficile, dès qu’ils sont « critiqués », dès qu’ils n’y arrivent pas et pire, dès qu’ils se jugent moins bons que les autres.  

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Scrum Board

Poker Planning, Scrum Master, Scrum board, Projet agile…A la lecture de ces mots, vous vous dites : « Ponine a pété un câble ! » Ceux qui connaissent ces termes vont dire « rien à voir avec l’écriture ! » 

Dans les deux cas vous aurez raison ! La méthode Scrum est une méthode de développement de projet agile, notamment pour les logiciels. Je ne vais pas vous faire un cours sur le Scrum, parce que je n’ai pas les compétences. Vous pouvez jeter un œil à la page Wikipédia qui vous donnera une idée assez large de ce qu’est le Scrum. Vous pouvez aller lire cet article – je ne connais pas l’auteur mais l’article me semble bien complet. Grosso Modo, le but de la méthode Scrum est le travail en sprint (rapide) de projet, par une équipe, avec des réunions quotidiennes pour faire le point. (Ah quand je résume, je résume ) 

Qu’est ce qu’y m’intéresse dans cette méthode pour que je vous en parle ? 

Deux choses ! Le SPRINT et le SCRUM BOARD

Le sprint déjà : le concept de travailler durant un temps court sur une même « thématique ». 

Le SCRUM BOARD – le tableau – d’autre part qui permet de visualiser votre travail.

A partir de maintenant, je ne vais pas vous parlez de la vraie technique SCRUM qui peut être employé par des professionnels du monde digital, non je vais vous montrer comment on peut s’en servir nous les auteurs, avec notre petit cerveau tout seul -le scrum est un cerveau collectif – et réutiliser le scrum board pour notre projet à nous qui est : UN ROMAN (ou tout autre forme de récit). 

Le sprint est une étape qui me semble incontournable, car il s’agit de faire son projet ou certaines tâches menant à un gros projet, en un laps de temps très court. 

 

La théorie : 

Dans les grandes lignes votre STORY c’est à dire est la liste des actions pour obtenir à la fin votre projet fini (ou la partie de votre projet par ex. les recherches ou la rédaction) qui soit rédiger d’un bout à l’autre. 

Si on se sert de la méthode SCRUM, disons que le premier jour de travail vous devez : lister les tâches à accomplir pour obtenir votre produit fini. Le temps que vous allez consacrer en tout et pour tout à votre projet. Pour écrire un récit, les tâches à effectuées,  sont des taches en amont de la rédaction (cherches, idées, thématiques, listes des personnages, lieux etc), soit de la rédaction et des tâches après (comme la relecture, la correction, les lecteurs bêta, la publication).

En terme de temps, faites ce qui est le mieux pour vous mais n’oubliez pas SPRINT ça veut dire rapide! Il faut donc que vos découpages de taches impose un rythme rapide! Donc non, on ne prend pas 3 ans pour effectuer des recherches ( sauf si vous écrirez un roman historique hautement complexe, un doctorat, un master ou quelque chose qui demande réellement des années de recherches !). 

Actions : 

Nous sommes donc au premier jour : le moment est capital. Vous devez vous munir d’une feuille de papier ou d’une ardoise, bref que quelque chose sur lequel écrire, un stylo pour écrire en gros (pas de minuscules caractère pour cette fois, vous devez vous mettre dans la tête que vous êtes un entrepreneur agile à la recherche du projet qui vous fera gagner de l’argent – ça motive l’appât du gain ). C’est alors que commence le travail : 

  1. Noter en gros le projet : exemple : écrire une nouvelle. 
  2. Lister les étapes essentielles qui vous viennent en tête, en maximum 15 min. 
  3. Relire votre liste en vous demandant si vous n’avez rien oublier. 
  4. Détendez-vous quelques instants vous avez bien travaillé. 
  5. Aller chercher des post-its, des feuilles de couleurs, des cartes,etc. Le but, c’est d’avoir du papier colorés (c’est bien plus joli et visuel) et un stylo noir. Le noir passe mieux sur le papier coloré. 
  6. Trouver un endroit où vous pourrez afficher vos cartes, post-it, feuilles de couleur. Un tableau en liège, une armoire, la porte du frigo, un mur. Le mieux c’est d’avoir un tableau en liège que l’on peut transporter et ranger si on n’écrit pas toujours au même endroit où si l’on n’a pas de coin à nous. 
  7. Trier les tâches par catégories. Par exemple tout ce qui est recherches ensemble. Tout ce qui est rédaction ou correction ensemble. Pourquoi ? Parce que vous allez utiliser les feuilles de papier pour repérer vos grandes thématiques. 
  8. Inscrire les actions sur les papiers. 
  9. Décidez de combien de temps il vous faudra pour accomplir votre projet global. Décidez ensuite de combien de temps vous vous autorisez à mettre pour chaque catégorie. I
  10. Prendre le tableau de liège et le diviser en 5 parties dans le sens vertical. La première partie sera constitué de votre DECOUPAGE : recherches / rédaction / correction. La seconde aura pour titre « TO DO » (à faire), c’est là que vous mettrez pour le moment, toutes vos petites fiches. La troisième « EN COURS ». La quatrième « FAIT » et la dernière colonne vous servira pour répertorier tous les PROBLEMES

Voilà votre tableau est fait ! Pas mal, non ?

Le travail ne s’arrête pas là ! Et bien non, il reste le plus important du travail : travailler à votre projet. Tous les jours ou tous les jours que vous avez choisi de travailler à l’écriture de votre projet, vous prendrez votre tableau, pour faire le point. Durant quelques minutes, maximum 10,faites le point sur ce qui a été fait à la séance précédente, vous avancerez les tâches selon qu’elles sont « en projet » ou « effectuée ». Vous en profiterez pour voir s’il y a des difficultés. Des recherches dont vous n’avez pas trouvé la réponse par exemple, ou des problèmes d’emplois du temps. Cela s’appelle la Mêlée quotidienne et si elle est utile aux entrepreneurs, elle l’est aussi pour vous ! 

Le but n’est pas de se mettre la pression. Bien entendu, votre premier tableau ne sera pas parfait. vous pourrez sur ou sous évaluer le temps qu’il vous faudra pour tel ou tel tâches, mais ce n’est pas grave, l’être humain est fait pour apprendre. 

 

Pourquoi je vous ais parlé de ce tableau alors qu’il est nettement plus utile pour le travail en équipe et qu’il n’est pas inventé pour les auteurs ?

Je crois que beaucoup de gens n’ont pas conscience du temps qu’ils perdent à ne pas savoir quoi faire. Lorsque l’on a une liste de tâches à effectuer, il est plus facile de savoir où l’on en est. Pour ma saga, j’ai fait de nombreuses heures de recherches, sans trop savoir où aller. Parfois, je pensais avoir fait des recherches sur un sujet, alors que non et je me retrouvais perdue et pas uniquement parce que l’organisation et moi cela fait deux, mais parce que clairement je ne savais pas où j’en étais. Ne vous est-il jamais arrivé d’être persuadé d’avoir fait la fiche de personnage de tel personne pour vous rendre compte après 3 heures de fouilles dans vos classeurs qu’en vrai non, il n’y a pas de fiches pour ce personnage ? Qu’en ayant un tableau qui vous dit où vous en êtes tout est bien plus clair et précis. 

De plus, je crois qu’avoir sous les yeux l’avancer de son histoire permet de rester motivé. Si dans la case rédaction vous avez 50 chapitres (admettons que vous ayez besoin de 50 chapitres) savoir qui vous en avez déjà écrit 30 sera plus motivant, que si vous dites « il m’en reste 20 à écrire », là vous aurez en visuel ce qui est accompli.

Avez-vous déjà entendu parler de cette méthode ? Qu’en pensez-vous ? L’utiliseriez-vous ?

 

Bonne journée,

Ponine

Concevoir un monde imaginaire

Le monde normal, ah le monde normal celui dans lequel nous vivons. Ce monde qui nous paraît si naturel, si habituel et tellement peu « magique ». Ce monde qui est le notre, nous le pensons dénué de toute magie, de toute forces surnaturelles. Que l’on croit ou non aux forces occultes, aux anges, au spiritisme et à toutes les sciences occultes, on peut se mettre d’accord c’est que nous ne croisons ni géant, ni monstre à trois têtes lorsque nous sortons faire nos courses. Le monde réel est loin de ressembler aux mondes imaginaires que l’on peut croiser dans les séries, les romans ou les œuvres de fiction. J’avais déjà abordé la question du monde imaginaire dans un article, mais je voulais y revenir.

Récemment, je publiais un article sur le MOOC Science-fiction. Les auteurs de science-fiction, tout comme de la fantasy, produisent des mondes imaginaires, parfois d’une grande qualité, d’autre fois d’une moins bonne qualité (tout étant une question de point de vue).

Un monde imaginaire est une création de l’esprit, mais le monde imaginaire ne vient pas de nulle part.

Comment concevoir un monde imaginaire ?

Tout d’abord, un monde imaginaire ne se construit pas  » à la dernière minute ». C’est un processus long. Si l’on souhaite écrire sur un monde parallèle au notre, on ne peut pas le décider juste avant le point final. Cela peut aller de soi, mais ajouter des « effets magiques » simplement pour le plaisir demande du temps de réflexion et de travail. Il est probable que la conception de votre monde fictif vous hantera du début à la fin, et même après. Vous aurez probablement l’idée de votre monde juste avant la création de l’histoire et ce monde évoluera au fil du temps jusqu’à devenir aussi juste que possible.

Un monde fictif ne sera jamais parfait. Vous ne pourrez jamais penser à tous les détails, à moins d’être extrêmement méticuleux, de vous y consacrer durant des dizaines d’années et de vous focaliser sur tous les détails. Je vous rassure, il n’est pas utile de connaître chaque détails de votre monde pour commencer à écrire. Si vous inventez des créatures surnaturels, il n’est pas nécessaire de savoir exactement combien d’écailles, de plumes ou de cellules est composé chaque animal ou chaque humanoïde. Ni de combien de temps d’ensoleillement a besoin votre cactus-humain pour grandir. Vous n’avez pas non plus besoin de connaître la généalogie sur trente génération de chaque habitant de votre planète. Tout cela n’est nécessaire que si vous vous en servez. J’aime bien comparer l’invention d’un monde fictif à un voyage touristique. Ce n’est pas parce que vous ne connaissez pas le nom de chaque rue de Paris que cela vous empêche de profiter du voyage. Ce n’est pas non plus parce que vous ne connaissez pas l’historique de tous les habitants de votre immeuble que vous ne pouvez pas passer une très agréable fête des voisins.

Sur quoi faut-il se focaliser alors ?

Pour partir en vacances au pays imaginaire vous aurez besoin :

1. De savoir où il se situe

Où se déroule votre histoire ? Sur quelle planète ? Est-ce que vous allez écrire une histoire qui se déroule sur la terre ? Vous pouvez très bien écrire une dystopie ou une histoire qui se déroulement « far far away ». Où allez-vous situer l’action ? C’est primordiale. Il n’y aura pas les mêmes contraintes à baser votre roman sur terre, à notre époque, comme dans des romans comme Twilight ou Entretien avec un vampire, qu’à écrire une dystopie comme La Servante Ecarlate ou encore une histoire proche du Seigneur des Anneau ou de Star Wars. 

Chaque planète a ses contraintes, sa géologie, son atmosphère, etc. Une histoire basée sur Mars aura besoin que vous adaptiez vos recherches, car nous humains ne pouvons pas y survivre sans oxygène, par exemple. De même si vous inventez une histoire basée sur une planète qui ressemble à la Terre avec plus ou moins les mêmes climats, les mêmes saisons et les mêmes contraintes ( un peu comme dans Game of throne) vous devrez tout de même expliquer aux lecteurs les lieux, la géologie, la géographie de votre histoire. C’est pourquoi la plupart des auteurs qui inventent un monde fictif prennent le temps de brosser une carte. N’oubliez pas que votre planète, ou votre pays, continent, etc, aura besoin d’un nom ! Et qu’il est parfois intéressant de voir ce qu’il se passe à quoi. Si vous choisissez de concentrer votre histoire sur un seul pays, n’oubliez pas qu’il a des frontières et qu’il peut être intéressant de savoir ce qu’il se passe hors de ses frontières.

Il n’est pas nécessaire de connaître tous les détails de votre monde. Voyez comment les choses se passent sur Terre. Quelques recherches sur les différents climats, sur les montagnes, les océans etc, peuvent être très utiles. Vous pouvez bien entendu décider que vous ne ferez rien comme sur Terre, pourtant un monde désertique devra tout de même répondre à certaines contraintes, qu’il faut définir en amont. C’est un travail assez long et fastidieux, je le reconnais mais qui est nécessaire pour la crédibilité de votre roman.

2. Qui sont les habitants

Est-ce que vos habitants sont des humains ? Des créatures mythologiques ? Des créatures issues des folklores que nous connaissons ? Est-ce que vos habitants sont des créatures jamais vu sur terre ? A quoi ressemblent-elles ? quels sont leur noms ? Combien de types de races y a-t-il dans votre histoire ? J’emploi race au sens large : créatures animal, créatures humaines, créatures volantes, créatures mammifères, créatures de l’eau etc. Combien de sous-genre y a-t-il pour chaque catégories ? Sur Terre si vous parlez de chien vous avez toute une liste de race (caniche, bichon, cocker, labrador etc) et chaque race a des caractéristiques propres, des tailles différentes, des sous groupes etc. Une fois que vous savez quelles genres de créatures composent votre planète, vous devez les nommer. Vous pouvez très bien décrire des êtres comme les sirènes que nous connaissons dans nos légendes et choisir de leur donner d’autres noms. 

Il est peut-être utile de faire quelques croquis de vos habitants. Pourquoi ? Parce que je suis convaincue qu’une description est plus vivante si on « voit » à quoi ressemble la créature que l’on tente de décrire.

3. Le système politique

Ah ça ! Si je devais voyager dans un pays étranger la première chose que je regarderais c’est le système politique mit en place. On ne voyage pas de la même manière si on part dans un pays en guerre, que dans un pays en « paix » (ou dans lequel il n’y a pas la guerre ce qui ne signifie pas que le pays est en paix ). On ne part pas avec le même état d’esprit si l’on va dans un pays au système non répressif que dans un pays totalitaire. Sans vouloir faire de politique disons simplement qu’il faut s’adapter au système. Lorsque l’on a la chance de vivre dans un pays des droits de l’homme, on oublie que ce n’est pas le cas partout. Dans certains pays on impose certaines contraintes à des groupes de population, qu’il s’agisse de réfréner certains comportements (interdiction pour un couple non marié de dormir dans la même chambre, interdiction de s’embrasser en public, obligation de couvrir une partie de son corps, interdiction de critiquer le chef du gouvernement, interdiction de prendre certaines substances pharmaceutique, ou autorisation d’utilisation etc).

Un système politique met en place des lois. Si vous ignorez quel est le système politique de votre « monde imaginaire » vous ne pourrez pas inventer des lois. Il est réellement important de savoir qui dirige, comment il dirige, quels sont les grands interdits, pourquoi il y a ces interdits et pas d’autres. Durant votre phase de rédaction / réflexion de votre système politique, je vous encourage également à concevoir votre système religieux.

Pour construire un monde qui tient la route, vous êtes obligés de vous demander quel est le système en place et ce que cela impose pour vos personnages et quelles sont les conséquences si on ne respecte pas les obligations. Que se passe-t-il pour les minorités ? Qui est la majorité? A quoi cela ressemble du coup ? Qui prend les décisions politiques ? Qui aident à faire appliquer ces décisions, comment cela est-il perçu par le peuple ?

4. Les différences sociales

Ces questions nous amènent  à nous demander quelles sont les différences sociétales et sociales des personnages, des habitants de votre histoire. Existe-t-il des disparités ? comment cela se manifeste-t-il ? Est-ce que cela se voit ? Comment cela est-il perçu ? Est-ce que le peuple souhaite se révolter ? est-ce qu’il aime sa condition ? De manière générale, le peuple n’est jamais totalement satisfait de son sort. Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte qu’il y a des tensions. Je schématise énormément mais souvent ceux qui ont un travail vont critiquer ceux qui n’en ont pas. Ceux qui sont en couple vont critiquer les célibataires. Les riches vont critiquer les pauvres qui se plaignent. Les pauvres critiquent les riches pour ce qu’ils ont. Vous pouvez vous baser sur ce qui se fait sur Terre mais forcer le trait. Par exemple, inventer un monde où il faut avoir une certaine somme d’argent  pour avoir le droit de posséder une voiture. Où il faut être en couple pour avoir le droit à un logement.

5. Les évènements historiques majeurs

Prendre le temps de brosser la chronologie générale de votre monde vous permettra de savoir où il en est sur le plan social, politique etc. Est-ce que votre monde se relève d’une guerre? Est-ce qu’il y a eu un changement dynastique récemment ? Quels sont les grands bouleversements de votre monde ? Est-ce qu’une catastrophe naturelle a eu lieu ? Là encore, il n’est pas utile de savoir tous les détails mais d’avoir une idée de la vie de votre monde.

6. Quel est le niveau technologique de votre monde comparé au notre

Est-ce qu’il est encore à la préhistoire ? Son avancée technologique correspond-t-elle à l’antiquité, au Moyen-Age, à la Renaissance, dans le futur etc. ?

Vous pourriez alors avoir besoin de faire des recherches pour savoir quelles étaient les technologies, les outils et les techniques d’utilisations des objets.

7. Quels sont les standards de votre monde ?

Est-ce qu’il faut être mariés ? Est-ce un monde matriarcale ? Comment s’adresse-t-on aux autres ? Quelles sont les conventions sociales de votre univers ? De combien de jours est composée une semaine ? un mois ? Un an ? Sans qu’il ne s’agisse d’une rubrique fourre-tout, c’est dans cette catégorie que vous définirez toutes les petites choses qui affectent la vie quotidienne. Y-a-t-il des grands magasins ? Des petites épiceries ? Fait-on ses courses que le matin ? Qu’est-ce qui est bien vu dans votre monde ? Combien d’enfants doit-on avoir ? Quelle est la famille idéale ?

8. L’art

C’est un sujet que l’on oublie souvent, mais l’art est très important. L’art peut soit servir le pouvoir politique / religieux, soit être contestataire, mais il représente toujours la société ou la société idéale. Quelle architecture pour les bâtiments ? Qui sont les grands artistes ? Pensez également au street’art ou aux graffitis. Depuis toujours les graffitis servent de revendication, de publicité ou de dénonciation. Les très célèbres insultes des forces de l’ordre que l’on trouve sur les murs sont représentatifs d’une catégorie social qui rejette les détenteurs de l’autorité, mais cela va plus loin, c’est tout un code, une norme et une société qui est ainsi mise à mal.  L’art c’est également le message que veut faire passer les détenteurs du pouvoir. durant le moyen-âge les églises étaient richement décorées parce que le peuple ne savait pas lire, il fallait donc illustrer les propos de l’église et la bible pour que tous comprennent ce dont on leur parler.

L’art passe non seulement dans les œuvres d’arts, mais aussi par les bâtiments publiques, les maisons, les lieux de cultes, les infrastructures, les ponts, les statues, les monuments, mais aussi par l’artisanat. Même des pots en terre cuite peuvent avoir des formes particulières, des décorations, nécessité des techniques particulières d’élaboration.

9. La magie

Est-ce que la magie existe dans votre monde ? Quelles formes peut-elle prendre ? Qui détient la magie ? Comment se manifeste la magie ? Comment l’apprend-t-on ? Comment est-elle vu/ perçu par les habitants ? De quoi sont capables les êtres magiques ?

Ce n’est là qu’un petit aperçu des questions que l’on se poser lorsque l’on conçoit un monde fictif, mais je suis persuadée que vous en avez bien d’autres en réserve, faites-nous partager votre avis sur la question. Si vous avez d’autres idées, d’autres points que l’on doit aborder lorsque l’on créer un monde imaginaire n’hésitez pas à commenter.

Bonne journée à tous,

Ponine

 

Les chapitres : construction et nombre de mots

Bonjour à tous,

On dit toujours qu’un roman doit être structuré, bien structuré, qu’il faut que tout s’enchaîne avec élégance, logique et délimitation, le tout en donnant la sensation que les actions s’articulent avec une aisance et une facilité déconcertante. Alors on pense : chapitre.

Quoi de plus structuré qu’un chapitre ? Il comporte un titre, un numéro, un signe de reconnaissance comme un saut de page, du « blanc » avant et après. Un chapitre cela se reconnaît à la vue, en dehors de quelques exceptions littéraires dont je n’ai pas d’exemple sur le moment. Disons que dans la majorité des romans, on repère un chapitrale.

Qu’est ce qu’un chapitre ?

Dans l’esprit populaire, un chapitre correspond à une unité ( de temps, de lieux, de point de vue, de sujets, de personnages, d’action…). Un chapitre a un début et une fin, que ce début ou cette fin soit repérable par un numéro, un titre ou un espace. Le chapitre sert à structurer l’histoire. Souvent les chapitres sont composés de scènes, au moins une ; sinon il n’y a pas d’avancer de l’histoire, et en dehors du tome 2 de la saga Twilight de Meyer je n’ai jamais vu de chapitre sans scène -si quelqu’un à d’autres références soyez gentil de partager je suis curieuse – pour ceux qui n’auraient pas lu le livre plusieurs chapitres commencent par le nom du mois et le reste de la page est vierge pour montrer qu’il ne se passe rien dans la vie de l’héroïne durant des mois.

Combien de mots doit faire un chapitre ?

Ah la grande question. Elle va de paire avec les questions : combien de mots pour un roman ? combien de mots dans une scène ? Est-ce que si mon roman fait X de mots il est bien un roman ? Est-ce que écrire plus de X mots est une bonne idée ? … En réalité, il n’y a pas de bonne réponse, parce qu’un roman n’est pas un calcul mathématique. Il s’agit de sentir ce qui est le mieux pour votre histoire. Pourtant, il émerge une tendance actuelle à rédiger des chapitres courts. L’avantage des chapitres courts c’est que le lecteur peut poser le roman plus facile et le reprendre plus facile. S’il est dans les transports par exemple, il peut lire un ou deux chapitres et se sentira plus attiré par la reprise du roman que s’il doit couper sa lecture au beau milieu d’un long chapitre.

A creuser : Plus les scènes et les chapitres sont brefs, plus le rythme du roman sera rapide, parce que l’on ira à l’essentiel.

Vous pouvez très bien avoir beaucoup de longs ou de courts chapitres et casser le rythme avec un chapitre différent, ce qui créera de l’étonnement chez votre lecteur. Mais rien n’est obligatoire.

Pour ma part, mes chapitres font souvent entre 1500 et 2500 mots. Parfois, plus court, je crois vers les 1000 mots, des fois beaucoup plus long, dans les 5000 mots mais c’est très rare.

Combien de chapitres doit compter un roman ?

Tout dépend. Si vous écrivez un pavé de 1 000 pages, il se peut qu’il y ait plus de chapitres qu’un roman de 100 pages, et encore, on peut écrire un roman très court avec de très court chapitres et un roman long avec de long chapitres, ou l’inverse. Tout dépend de la structure de l’œuvre, de ce que l’on a envie / besoin de faire pour faire avancer l’histoire.

Le chapitre marqueur de changement :

Un chapitre c’est avant tout le marqueur d’un changement dans l’histoire. On peut introduire un nouveau lieu, un nouveau personnage, une nouvelle intrigue, marquer le temps qui passe, ajouter une nouvelle dose de suspens en coupant l’action. Terminer sur un rebondissement ou avant la fin d’une scène est un bon moyen de décupler le suspens et l’intérêt du lecteur. Pourtant, il faut veiller à ne pas achever ses chapitres toujours de la même manière – sauf si l’on veut jouer sur un effet de style – sans quoi le lecteur peut rapidement s’ennuyer.

Que faire si on a des difficultés à structurer ses chapitres ?

On peut très bien commencer sans penser aux chapitres. Cela peut être stressant de découper son roman en amont de l’écriture. Il n’est pas non plus obligatoire de suivre sa structure première, mais si on éprouve des difficultés à structurer, le mieux reste de ne pas penser « chapitres », mais plutôt éléments de l’intrigue et découper son roman, dans un premier temps, en acte. J’ai déjà parlé des actes à plusieurs reprises. Le découpage en chapitre peut attendre que l’histoire se soit réellement mise en place dans votre esprit pour se faire. Et si réellement vous ne parvenez à couper votre récit, vous pouvez toujours demander l’aide de vos proches pour qu’ils vous conseillent. Certaines personnes savent d’instinct où il faut marquer une pause et si vous n’y parvenez pas ce n’est pas une fatalité, avec de l’expérience, beaucoup de lecture, vous sentirez les moments propices aux coupures.

Bonne journée,

Ponine.

 

Avoir des valeurs

Coucou à tous,

Longtemps, lorsque j’entendais l’expression « avoir des valeurs », je pensais Révolution Française, je pensais « liberté, égalité, fraternité », je pensais au drapeau français, je visualisais Danton, Robespierre, Louis David, Napoléon, Victor Hugo, Jean Moulin, Renaud ou encore Edith Piaf – ne cherchez pas il n’y a guère de logique là dedans. Bref, j’avais une vision étriquée des valeurs.

Je ne pensais pas non plus qu’écrire des romans c’était aussi y mettre des valeurs, nos propres valeurs (ou pas d’ailleurs).

Et puis, il s’est passé quelque chose. Quoi ? Je l’ignore. Disons simplement que lorsque j’ai commencé à lire des livres de développement personnel, je me suis rendue compte de ce qui faisait que j’étais différente des autres personnes. Pas juste différente au sens physique, ou parce que je n’avais pas les mêmes désirs, j’ai compris pourquoi j’étais différente. J’ai toujours su que je ne ressemblais pas aux autres, que ce soit physiquement ou moralement, mais je n’avais touché du doigt la véritable raison, certainement parce que l’on ne m’avait jamais parlé des valeurs.

Qu’est ce qu’une valeur ?

Selon, l’Encyclopédie Universalis les valeurs (en sociologie) sont :

« Plus encore que les normes, les valeurs font aujourd’hui partie de ce vocabulaire de la sociologie qui s’est progressivement imposé dans le langage courant pour désigner des idéaux ou principes régulateurs des meilleures fins humaines, susceptibles d’avoir la priorité sur toute autre considération. Ce sens actuel de la valeur s’écarte des usages économiques ou mathématiques plus classiques du terme, mais ne contredit pas son étymologie : valere qui, en latin, signifie « être fort », puisque c’est bien la puissance de certains idéaux qui semble devoir assurer leur prévalence. La tradition sociologique a fait du prédicat de valeur, originellement attaché à un sujet individuel – par exemple la valeur d’un homme au combat –, une sorte d’entité souveraine reconnue comme telle par une collectivité humaine. »

Il s’agit d’une norme de conduite, des principes moraux que l’on souhaite suivre et qui nous définisse. Il s’agit de ce à quoi on attribue de la valeur et nous aide à atteindre buts et idéaux.

Selon Salom Schwartz, il existe 12 valeurs universelles, communes à l’humanité :

  1. L’amitié
  2. Universalisme
  3. Autonomie
  4. Sécurité
  5. Conformité
  6. Hédonisme
  7. Réussite
  8. Tradition
  9. Stimulation
  10. Courage
  11. Famille
  12. Pouvoir

On peut ajouter d’autres valeurs, après tout, nous avons tous des valeurs différentes et celles-ci sont les plus « communes ». J’ai d’ailleurs trouvé un PDF sur Google dans lequel est retranscrit 284 valeurs.

Alors pourquoi je vous parle de valeurs aujourd’hui ?

Plus je vieilli et plus je me rend compte que les valeurs sont importantes dans une histoire. Connaître les valeurs de ses personnages permet de mieux situé l’action, de mieux appréhender les réactions des personnages et de connaître leurs désirs.

Lorsque j’ai commencé à écrire, je n’avais aucune idée de ce que représentaient les valeurs pour un individu. J’ignorais que c’était les valeurs d’une personne qui la pousser à agir et à rechercher le bonheur. Je ne savais pas non plus qu’une vie en inadéquation avec ses propres valeurs conduisaient au mal-être. Je ne savais pas non plus à quel point il est important d’avoir son propre code de conduite morale et que cela pouvait conduire à des dilemmes. Maintenant que je le sais, je me dis que c’est fort utile pour écrire des romans et accessoirement pour se connaître soi-même et mieux appréhender les relations avec autrui.

Définir des valeurs est-ce que c’est difficile ?

Alors autant définir ses propres valeurs peut-être assez aisé lorsque l’on arrive à se détacher des valeurs que l’on nous a transmise : Par exemple, si l’on vous a toujours répété des phrases toutes faites comme « le travail c’est la santé » ou  » il faut être fourmis plutôt que cigale » même si on vous a également répété qu’il fallait être « prêteur et partageur ». Bref, une fois que l’on a mit de côté toutes ces valeurs qui ne sont pas les vôtres et que l’on a bien tenté de vous faire entrer dans le crâne de grès ou de force, on peut se poser les bonnes questions. Cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas un économe, que vous n’êtes pas tourné vers le travail, mais vous n’avez pas à être et incarné les valeurs des autres.

Seulement, comment fait-on pour décider des valeurs d’un personnage ? Après tout on part de rien, ou de presque rien. Le personnage peut avoir un passé et un avenir, il aura des faiblesses, des forces, mais il n’est pas construit comme un être humain.

Combien de valeurs lui donner ?

Entre 3 et 10, ce n’est pas la peine de multiplié les valeurs. Il faut également avoir en tête que toutes les valeurs ne se valent pas, au sens où certaines sont plus importantes que d’autres, ou auront plus de poids dans les choix et les idéaux de votre personnage.

Ce qu’il ne faut pas oublier non plus, c’est que souvent les valeurs que l’on possède et dans lesquels on croit sont issus de notre éducation. Il faut donc garder à l’esprit, qu’en créant un personnage, il sera la somme des croyances de ses proches et des idéaux qu’on lui aura inculqué. Ce qu’il faut également garder à l’esprit, c’est qu’un personnage ne peut avoir des valeurs diamétralement opposées. En effet, il ne peut pas avoir pour valeur la richesse et la pauvreté en même temps, tout comme la célébrité et discrétion. Il faut avoir un minimum de cohérence. En revanche, on peut avoir inculqué au personnage d’avoir de l’ambition, et un désir de richesse, alors qu’il aura lui, pour valeur la pauvreté et l’humilité.

Ne choisir que peu de valeurs signifient bien les comprendre et savoir comment elles se manifestent de manière concrète, afin de les exploiter au mieux. Il est donc plus intéressant d’avoir trois valeurs principales et de les définir clairement que dix et de ne pas trop savoir quoi en faire.

Comment choisir les valeurs des personnages ?

Elles peuvent être soit complémentaires entre tous les personnages du roman. Elles doivent être en tout cas semblable pour le héros et les personnages qui lui sont proches, si vous choisissez de mettre l’amitié en avant dans votre histoire, l’amitié doit être une valeur partagé – pas par tous les personnages, mais au moins par certains.

Elles peuvent être totalement antagonistes et chacun évolue différemment dans l’histoire en fonction de ses propres valeurs.

Pour choisir des valeurs, vous pouvez utiliser des valeurs que vous connaissez et qui vous animent.  C’est un moyen de s’assurer que vous saurez de quoi vous parler. Bien entendu, cela ne veut pas dire que l’ordre d’importances de ces valeurs sera semblable à ce que vous appréciez.

Autre moyen de choisir les valeurs ? Au pif. Je sais c’est un peu étrange, mais lorsque l’on a dû mal à se décider on peut tout simplement s’en remettre au hasard.

Qu’est ce que les valeurs apportent au récit?

Je crois que les valeurs apportent de la profondeur à un récit. Qu’elles permettent de réellement se focaliser sur les objectifs des personnages et de donner du sens. C’est également une prise de position de la part de l’auteur et je crois que c’est ce qui peut être le plus effrayant. Les valeurs apportent une dimension sociale au récit. Elles le portent et mettent en évidence les différences humaines. Elles apportent également de la cohérence, une ligne de conduite et elles offrent l’avantage de ne pas perdre le héros. Les lecteurs pourront plus facilement s’identifier aux personnages et comprendre leur motivation et les enjeux du récit.

 

Quel est votre point de vue sur les valeurs ?

 

Bonne journée,

PONINE

Les personnages secondaires : faut-il un plan pour les créer ?

Bonjour tout le monde,

La question que je me posais ces derniers jours c’est la suivante : FAUT-IL UN PLAN POUR CREER UN PERSONNAGE SECONDAIRE ?

Autant, il est logique et même indéniable de savoir exactement qui est le héros, parce que c’est sur lui que repose l’histoire. C’est un peu de même pour les personnages principaux parce qu’ils sont là pour aider le héros dans son cheminement, parce qu’ils portent également l’histoire mais qu’en est-il pour les personnages secondaires ?

Qui sont les personnages secondaires ?

Ce sont des bases qui servent à mettre en valeur les personnages principaux, qui eux sont là pour porter le héros. Tout du moins, c’est l’idée qui ressort de ce à quoi servent les personnages secondaires. Souvent les personnages secondaires ont des intrigues, que l’on appellent secondaires. C’est-à-dire les intrigues qui n’ont pas nécessairement avoir avec l’intrigue principale. Ils enrichissent l’intrigue, la complexifie et très souvent mettent des bâtons dans les roues du héros. Ils rendent l’histoire plus vivante.

Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que les personnages secondaires ne sont pas là pour faire tapisserie, s’ils ne servent à rien alors ils ne sont pas des personnages mais des figurants. Les figurants ne doivent pas être trop nombreux sous peine de perdre le lecteur.

Alors est-ce nécessaire d’avoir un plan pour ces personnages ?

Avoir une fiche de personnage oui, je pense que l’on ne peut pas écrire sans avoir au minimum des informations sur les personnages. Ne serait-ce que les noms, les détails physiques et quelques détails moraux. Sans ces détails notés quelque part on risque de se perdre durant l’écriture et la correction du roman. C’est également le risque de perdre énormément de temps que quelques prises de notes peuvent éviter.

On peut penser qu’un personnage secondaire qui n’a pas la même importance que le héros ou ses compères n’aura pas besoin d’une description poussée, ni même qu’en tant qu’auteur on n’est pas tenu de savoir tout de sa vie, des envies et de ses ambitions, parce que de toutes manières on n’en parlera jamais. On se dit qu’il faut mieux se concentrer sur ce qui est réellement important : l’intrigue principale et que la cohérence des personnages secondaires ne sera pas remarqué par les lecteurs de toutes manières. Ce qui est faux, les lecteurs remarquent toujours lorsque quelque chose ne va pas et qu’un personnage manque de cohérence. Ce qui ne signifie pas qu’il faille passer des semaines sur chaque personnage, loin de là.

Pour ce qui est d’avoir un plan complet, je dirais que tout dépend de la personnalité de l’auteur. Certains ressentent le besoin de savoir tout de leurs personnages, de leur histoire, d’autres en revanche aiment partir à l’aventure. Pour ma part, j’aime bien avoir quelques notes sur les personnages secondaires, mais souvent je n’ai pas le désir ou le temps d’écrire un plan complet pour les personnages secondaires, car j’ai envie d’écrire mon roman. J’aime me jeter dans l’histoire et durant la phase d’écriture j’ajoute des informations sur les personnages secondaires dans leurs fiches pour ne pas oublier. D’autres fois, je n’ajoute rien sur mes fiches de personnages et je reprends le tout une fois que je suis en phase de correction. Chacun est donc différent.

Alors pourquoi je me demande s’il est nécessaire d’avoir un plan pour les personnages secondaires?

J’ai des habitudes, pourtant je crois que ce n’est pas parce que l’on a des habitues qu’il n’est pas indispensables de tester autre chose de temps à autre. Faire des tests permet d’évoluer, de juger ce qui est bon ou non pour nous. Et puis, plus l’on écrit plus on s’améliore, et plus on peut être tenté d’essayer de s’améliorer en usant d’autres méthodes.

J’ai rédigé plusieurs articles sur la manière de créer des personnages principaux et également sur comment créer des personnages secondaires, vous pouvez aller y jeter un œil.

A quoi ça sert un plan ?

Un plan sert à se repérer dans l’histoire du personnage et par rapport à l’histoire en elle-même. C’est un moyen de bien ficeler l’intrigue et d’être certain que tout est à sa place, que l’histoire est complète et complexe et qu’il n’y a rien d’inutile. Un plan est là pour aller plus vite – en tout cas plus vite que si on se lançait dans l’histoire sans rien penser à l’avance mais cela c’est dans la théorie. Le plan en principe permet de ne juger si son histoire tient la route avant même de l’avoir écrite.

A quoi penser si on veut faire un plan ?

Si on veut créer un plan, je pense qu’il faut surtout se baser sur les côtés psychologiques des personnages secondaires, afin de leur créer des intrigues intéressantes. Se baser également sur le passé du personnage est également une manière intéressante de créer vos personnages.

Il faut surtout se baser sur les caractéristiques qui permettront de mettre en avant les personnages principaux puisque le but des personnages secondaires est là pour les porter. Il est également important de ne pas faire passer les personnages secondaires au premier plan.

 Pour ma part, je crois que je vais essayer de dresser de meilleurs – plus complet – portraits de mes personnages secondaires. Souvent, je m’embrouille et je perds de vue leurs intrigues, essentiellement lorsqu’il y a beaucoup de personnages dans mes histoires. Lorsqu’il a peu de personnages ceci n’est pas un problème, pour moi en tout cas.

Si on n’a pas de plan alors ?

Si on n’a pas de plan parce que l’on était trop pressé de se jeter dans la rédaction ( Hello me ! ) rien n’empêche de créer un plan une fois que le roman est achevé et que l’on va passer à la phase de correction. Même durant la rédaction rien n’empêche de se poser le temps d’écrire un plan ou même de faire des fiches de personnages lorsque l’on a besoin. Il n’y a jamais qu’une seule manière d’écriture, aucune bonne méthode, c’est à chacun de voir ce qu’il lui plaît et lui facilite la tâche. Il est peut-être plus intéressant de dresser des fiches de personnages que d’avoir à fouiller dans tout son roman pour se rappeler si le type que l’on a vu à la page 26 a les yeux bleus et si sa description est fidèle et cohérente. Que vous choisissiez d’avoir un plan bien rédigé avec toutes les informations ou quelques idées sur votre personnage gardez en tête qu’il faut toujours s’assurer de la cohérence des personnages et de leurs intrigues tout au long de l’histoire. Ce qui est d’autant plus vrai si vous projetez d’écrire une saga.

 

Faites vous des plans pour les personnages secondaires ?

Très belle journée,

PONINE

 

Créer son héros en 1 semaine

Coucou tout le monde,

Nouveau mois, nouvelle envie d’écriture. J’avais dis aucun nouveau projet … mais ça s’était il y a trois jours. Depuis, j’ai eu quelques idées de romans, d’histoires et des envies. Un impérieux désir de création s’est encore emparé de moi. Seulement avant de me lancer dans un projet qui n’en vaudra peut-être pas la peine, parce que je n’aurais pas les idées pour construire tout un roman, j’ai décidé de m’attaquer au plan. Cela permet de voir si les idées sont assez nombreuses et si elles tiennent la route.

Est-ce possible de créer son héros en une semaine en partant de rien ?

J’aime bien commencé par brosser les traits du héros, savoir ce qu’il veut dans la vie, à quoi il ressemble, quelles sont ses aspirations, son fils d’Ariane. C’est plus facile une fois que le héros prend vie. En tout cas, j’ai plus de facilité d’écrire lorsque je sais à quoi ressemble mon héros.

Comme je n’ai pas envie de passer des mois, des années ou même des semaines à concevoir cette histoire, je me suis lancée le défi de savoir exactement à quoi ressemblera mon héros en une semaine, pas un jour de plus. On verra alors si cette histoire mérite d’être écrite et si elle a de l’intérêt et de la matière. Enfin, je pourrais savoir si elle va nécessiter beaucoup de recherches. On n’écrit pas de la même manière un récit dans un lieu et une époque que l’on connaît bien, qu’une histoire sur un endroit dont on n’a jamais vu la moindre pierres ou sur une époque que l’on n’a jamais appréhendé.

 

D’accord mais par quoi commencer ? Combien de temps y consacrer ?

 

Je n’ai pas envie de passer des heures et des heures chaque jours pour cette histoire. J’ai bien d’autres choses à faire (cf mon article sur mes objectifs du mois de mai).

Je me suis donnée pour ordre d’idée de réfléchir à ce personnage tous les soirs avant de m’endormir disons durant 30 minutes (ou moins tout dépendra du temps qu’il me faudra pour m’endormir chaque jours de la semaine). Aucune prise de note durant ce moment de réflexion informel.

Chaque jour, je prendrai 30 minutes pour réellement penser mon personnage et prendre des notes sur mes idées et les organiser.

Premier jour : LES FONDAMENTAUX

Ce que je nomme les fondamentaux se résument à :

Trouver un nom potable. Savoir quel âge il a. S’il est un homme ou une femme. Lui donner une date de naissance et vérifier son signe astrologique, pour lui donner déjà deux ou trois caractéristiques (oui, j’aime bien que mes personnages correspondent un peu à leur signe astrologique, parce que j’y crois et que je suis convaincue du bien-fondé de l’astrologie – chacun ses idées mais pour un personnage cela peut-être une bonne base de départ quand on ne sait pas trop quel caractère lui donner.). Je vais également essayer de le « voir » mentalement, savoir si spontanément je lui mets une barbe rousse ou des cheveux frisés, savoir si je vois le personnage plutôt en robe ou en pantalon. Parfois, il suffit que je trouve le nom pour directement associer le personnage à un trait physique.

Dans mon imagination, une Anaïs sera blonde et aura tendance à se passer la langue sur les lèvres.  Un Matthieu sera grand, brun et maigre avec des lunettes. Une Juliette petite, ronde et rigolotte. Pourquoi ? Je ne sais pas. C’est ainsi. Ne me demandez pas d’où je tiens ses préjugés mais pour des personnages il en va ainsi.

Je ne compte pas prendre plus de dix minutes pour ce premier travail. Bien entendu, je prendrais des notes dans un carnet, ou un classeur, en ce moment j’ai bien plus envie d’utiliser des classeurs que des carnets.

Je prendrais ensuite vingt minutes à lui trouver des qualités ou des défauts. Une manière de l’équilibrer en tant qu’être humain. (Sera-t-il seulement humain ? Mystère). Je pense que les défauts d’un personnage sont plus importants encore que ses qualités.

Jour 2 : Le travail commence sur le physique du personnage.

Même si dans la première journée, j’aurais déjà trouvé une ou deux idées de ce à quoi il ressemble, cela ne sera pas suffisant pour le décrire. Alors durant 10 minutes je vais tenter de me faire une première idée de sa couleur de cheveux, de la couleur de ses yeux, de la forme de son visage, de son corps.

Pour mieux travailler cette partie physique, j’utiliserai la méthode que j’ai déjà décrite sur le blog à savoir :

Que pense de lui quelqu’un qui le croise dans la rue ? Qu’est ce que l’on remarque de lui ? Ou sur lui ? Quelle est la première impression qu’il nous fait ? Que ressent-on en le voyant si on ne le connaît pas ? Ensuite que pense de lui une personne qui le connaît bien, comme un ami ? Quelles impresssions il donne ? Qu’est ce qu’un ami peut dire de sa personnalité ? Puis j’aime me demander ce que sa mère pense de lui, car personne n’a une vision plus subjective qu’une maman. Et pour finir, j’aime savoir ce que l’antagoniste pense de lui.

Tout ce travail sera fait en vingt minutes. Il ne sera pas complet, évidement en vingt minutes, je me contenterai du minimum. Ce sera bien suffisant.

Jour 3 : Qu’est ce que le monde normal du héros ?

Le monde normal signifie tout ce qui est avant le moment où le héros décide de partir, de quitter sa situation ou qu’il soit obligé de le faire. Ce sont les habitudes, le monde connu, les relations qu’entretient le héros avec les autres.

Où vit-il ? Avec qui ? Comment est-il face à ça ? Qui sont ses proches ? A quoi ressemble sa vie conjugal, amicale ? Que fait-il dans la vie ? Est-ce que cela le rend heureux ? Quels sont ses loisirs ?

Est-ce que ce monde normal lui convint ? Qu’est ce qui lui plait ou qu’est ce qu’il lui déplaît ? Qu’est ce qu’il voudrait changer ? Comment peut-il changer ?  

Bref, je consacrerai mes trente minutes à visualiser le monde normal de mon héros, ou plutôt son monde avant l’aventure.

Jour 4 : Les failles

Je pense que c’est le bon moment pour réfléchir aux doutes et failles du personnage. Lui créer de mauvais souvenirs, des peurs et des obstacles. De quoi a peur le héros ? Qu’est ce qui l’empêche d’avancer ? Et d’aller au delà de la zone d’inconfort ? Quelles sont ses pensées limitantes ? Et comment se manifestent-elles dans sa vie ?

Est-ce qu’il croit être incapable de faire quelque chose alors qu’il le pourrait si on ne lui avait pas toujours répété que c’était impossible ? C’est le moment de se servir de ce que l’on peut lire dans les livres de développement personnel.

Pour moi, les failles c’est le moment où l’on s’amuse le plus lorsque l’on rédige une fiche de personnage. Plus le héros est mal mené et plus il devient intéressant. Bien entendu, ce n’est pas la peine de lui mettre une enfance difficile, plus des phobies insurmontables et des peurs paniques en prime. Il faut savoir doser un peu de chaque peurs ou idées limitantes.

Jour 5 : Les projets de vie

Ah la vie ! On a des envies, des désirs, des objectifs, de l’ambition. Tout cela c’est très bien, mais encore faut-il mettre des mots sur ce que désir le héros. Qu’est ce qu’il veut ? est-ce que pour lui on ne peut vivre sans le grand amour ? est-ce qu’il faut a tout prix avoir une famille ? est-ce que pour lui la reconnaissance doit passer avant tout ? Qu’est ce qui lui donne envie de se lever le matin ? Ou justement qu’est ce qu’il n’a pas et qui lui fait mal au point de ne plus pouvoir bouger ?

Le mieux c’est de savoir ce que veux le personnage à court, moyen et long terme.

Pour prendre un exemple totalement au hasard : le héros peut vouloir dépasser sa peur de s’ouvrir à une nouvelle culture. Il peut avoir envie d’aller dans un autre pays, mais peut aussi être terrifié à l’idée de la nourriture locale, de la langue etc. Alors que va-t-il ou peut-il faire pour ne plus avoir peur ?

A court terme : tester des recettes de cuisine. A moyen terme : apprendre la langue et étudier la culture du pays. A long terme : faire un voyage.

Plus les peurs, les angoisses et les failles sont profondes plus les objectifs, les ambitions et les désirs peuvent être grand. On peut être le plus grand timide de la terre et rêver en secret de devenir l’acteur le plus célèbre qui soit. Ce n’est pas incompatible, cela sera difficile, mais c’est justement ce qui rend les histoires intrigantes.

Jour 6 : Les éléments déclencheurs

J’aime ce moment parce que je peux écrire le plan du héros.

Situation initiale : C’est le moment où j’écris à quoi en est réduit le héros à ce moment là.

Point dramatique : Quel est l’élèment qui va conclure le premier acte du roman ? Sur quoi comment l’histoire à proprement parlé ?

Acte 2 : Comment il commence ? est-ce que le héros souhaite bouger ou au contraire est-ce qu’il ne veut pas avancer ?

Point dramatique 1 : le premier gros conflit ou la 1er confrontation avec le méchant. La première grosse claque du héros.

Point dramatique 2 : Deuxième conflit.

Fin de l’acte 2 : A quoi va tenir la résolution de l’intrigue. où en est-il ? que sait-il que pense-t-il ?

Acte 3 : Derniers doutes et derniers obstacles à franchir avant le CLIMAX.

Point culminant : résolution des conflits.

Fin : sur quoi s’ouvre la fin du roman, le nouveau monde.

Voilà qui est expliqué très schématiquement mais je n’ai pas l’intention de passer plus de 30 minutes sur cette partie là non plus. Mon but c’est de brosser un portrait très rapide.

Jour 7 : Relecture des idées

Pas besoin d’expliquer ; simplement reprendre les notes et voir si elles sont valables ou non.

Et voilà en une semaine on peut déjà avoir une base d’idée pour un roman.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ^^

Bonne journée à tous,

Ponine

 

Nanowrimo : jour 27 bilan

Coucou tout le monde,

Oulala je sais ce que vous allez me dire : Tu n’as pas posté de bilan depuis des jours !

J’ai honte ! Non, en vrai je n’ai pas honte. Pas que votre avis ne compte pas mais je n’ai pas honte de ne pas poster régulièrement. J’ai avancé dans la vie et maintenant je préfère la colère à la honte. J’essaie de canaliser ma colère au lieu de me vautrer dedans, c’est bien plus sain que d’avoir honte de soi.

Et alors, où en suis-je dans mon roman du camp nanowrimo d’avril ?

J’ai fini avec 50 285 mots. J’aurais pu ajouter quelques scènes de plus mais je crois que cela n’aurait pas été utile. Je pensais sincèrement faire plus, écrire un roman plus volumineux, mais au stade où j’en suis arrivée, si j’ajoutais des scènes, j’embarquerais le personnage dans une nouvelle aventure qui n’a rien à voir avec celle du départ.

Suis-je parvenue à écrire mes 50 000 mots en 25 à 30 heures ?

Eh bien, non ! Parce que j’ai fait encore mieux. 24 h 40 d’écriture pour ces 50 285 mots. Mais j’avais annoncé que j’ai triché en utilisant une scène que j’avais écrite par le passé. Du coup, je vais me pénaliser de 1 h 20. Même si je ne pense pas avoir écrit cette scène en 1 h 20. Disons qu’il m’aurait fallu 26 heures pour écrire les 50 000 mots.

J’ai une moyenne d’écriture qui tourne autour de 1935 mots par heure. C’est une moyenne, parfois j’écris plus vers 2200 ou d’autres vers 1800 c’est une question de scènes ou de concentration, mais également de motivation. Si une scène me plaît à écrire je vais l’écriture plus rapidement que si elle ne me plaît pas tant que cela.

Pour beaucoup d’auteurs, c’est un rythme rapide, mais je ne suis pas sûre. Je dis cela parce que je sais toujours qu’une fois que le premier jet est écrit (le plus vite possible !!) je dois passer le double de temps à le corriger. Puis encore passer des heures à le peaufiner. puis le corriger encore. Alors, certes j’écris le premier brouillon vraiment rapidement mais les corrections sont peut-être bien plus nombreuses que quelqu’un qui aura pris le temps de penser chaque mot ou chaque scène dans le moindre détails.

Bonne journée à tous !

Ponine

PS : J’ai complètement oublié d’appuyer sur PUBLIER hier, la boulette !  

Nanowrimo bilan jour 20

Bonsoir tout le monde,

Le camp nanowrimo d’avril 2018 s’achève dans dix jours, il est tant de faire le bilan de ses vingt premiers jours. Je dois dire déjà que ces jours sont passés très rapidement, trop même.  

Aujourd’hui fut une journée prolifique. Levée très tôt, j’ai pu écrire et avoir un max d’énergie et de temps pour faire plus qu’écrire : un peu de sport, un peu de russe et de lecture et surtout profiter un peu du soleil.

Aujourd’hui, deux heures d’écriture pour un total de 4 334 mots. Je suis donc arrivée à écrire un roman de 45 589 mots, mais je ne pense pas dépasser les 60 000 mots pour ce roman. Petit roman donc, mais ce n’est pas ce qui compte. Je suis donc contente de ma journée très productive et plutôt agréable malgré quelques mauvaises nouvelles hier qui je le pensais m’auraient gâché la journée.

Au vue des nouvelles d’hier, j’ai décidé de relire Réfléchissez et devenez Riche de Napoléon Hill, que j’ai déjà évoqué sur le blog.  J’avais besoin de motivation et de courage, chose que je retrouve toujours dans les pages de ce livre. C’est gonflée à bloc que j’ai pu reprendre mon camp nanowrimo ce matin, après une journée d’absence.

Cette après-midi, j’ai pu regardé un film que je n’avais encore jamais vu : L’esclave Libre, avec Clark Gable. Je suis une grande admiratrice de Gable, non seulement, en déplaise à mes cousines, mon grand-père lui ressemblait beaucoup, mais également il avait un grand talent. Bien sûr le talent, ça se discute. Pour ce qui est de ce film, je trouve la fin bâclée, la dernière scène m’a fait me demandé si le réalisateur avait assez de budget pour achever son film. J’ai aimé l’histoire et je trouve que ce n’était clairement pas le plus grand film de tous les temps mais il reste bien meilleur (à mon gout !!) que la plupart des films qui sortent en salle aujourd’hui.

J’ai également profité de la journée pour regarder les prochains MOOC auxquels je compte m’inscrire, pas tout à fait de choix pour le moment, mais je vais voir pour le mois prochain.

Mais quand est-il de mon challenge d’écrire mon roman pour le camp nanowrimo en 25 à 30 heures ?

J’ai calculé qu’il m’a fallut 22 heures 10 pour écrire les 45 589 mots de mon roman. Et bien, je pense pouvoir écrire les 50 000 mots en 25 heures de ce fait, je suis plutôt contente, parce que je suis convaincue qu’il est mieux pour moi d’écrire rapidement sinon je me lasse. J’ai également besoin de challenge pour me motiver et me tenir en haleine. Alors oui, je suis contente, même si je sais que pour certains se donner un tel défi : écrire 50 000 mots au moins en 1 mois et écrire ces 50 000 mots en 25 heures, passe pour de la folie mais pour moi c’est nécessaire.

Bien entendu écrire rapidement n’est pas gâche de qualité, pour certains c’est même tout le contraire et il faut mieux écrire lentement que rapidement, mais je suis également convaincue que nous avons tous des modes de fonctionnements différents et que ce qui est bon pour une personne n’est pas bon pour une autre.  

 

Et vous, ou en êtes vous de votre camp nanowrimo d’avril 2018 ?

Avez-vous avancé  comme vous le désiriez ?

Bonne soirée,

Ponine

Bilan nanowrimo jour 16

Coucou à tous,

Journée bilan un peu spéciale, parce que je l’avoue j’ai « triché ». Oulala!

J’ai écrit en 1 h 50 : 8061 mots.

Alors oui, j’ai triché dans le sens où j’avais déjà rédigé une scène particulièrement complexe et importante il y a quelques mots et je voulais à tout prix qu’elle figure dans ce roman, parce que je l’ai écrite pour ça. C’est même plus qu’une scène c’est un chapitre 4 444 mots. Donc oui, je sais que c’est mal d’écrire avant le nanowrimo, mais voilà parfois les scènes nous viennent et on n’a pas envie de s’en débarrasser et ensuite, on ne planifie pas toujours l’inspiration.  Donc, si on retire ce chapitre, j’ai tout de même écrit 3 617 mots en 1 h50 ce qui est pas mal du tout. Cette petite triche me permets donc d’avoir 36 007 mots dans mon roman. Reste la question du défi un roman en 25 à 30 h. Je crois pouvoir me compter 2 h 10 de pénalité pour cette triche et puis après tout, ce n’est pas la fin du monde. J’ai donc écrit en 17 h 40 l’équivalent de 36 000 mots. Il me reste donc 14 000 mots à écrire pour achever le nanowrimo d’avril, le tout en environ 7 heures. C’est jouable.

Je ne pense pas pouvoir écrire bien longtemps demain, donc j’aurais au moins un peu d’avance.

Es-ce que c’est mal de tricher ?

Je dirais que c’est mal dans la plupart des cas. C’est mal de tricher lorsque l’on joue à un jeu par exemple parce que ce n’est pas fair-play vis à vis des autres. C’est mal de tricher dans les sentiments que l’on porte aux autres. Mais en ce qui concerne ce défi du nanowrimo, ce n’est pas mal. Après tout c’est un défi d’écriture certes mais il ne faut pas non plus se tenir rigueur d’employer des passages que l’on a déjà écrit par le passé s’ils conviennent à l’histoire.

Il ne m’arrive pas très souvent de réemployer des mots déjà écrits pour une histoire. C’est même plutôt rare, mais parfois c’est nécessaire. Je ne suis pas non plus du genre à rédiger de nombreux brouillons avant de passer l’écriture d’un roman. Je ne jette pas mes idées ou mes scènes sur papiers dans le désordre. Bien entendu, je transforme toujours mon premier jet, parfois je le met à  la corbeille et j’en réécris un tout nouveau de A à Z, si le premier n’était pas assez satisfaisant. C’est ce dernier cas, qui s’est produit pour ce roman d’avril. J’avais rédigé les trois-quarts du premier brouillon lorsque je me suis rendue compte qu’il n’était pas du tout correct. Rien n’allait en dehors de quelques idées et d’un chapitre particulièrement intense. J’ai gardé ce chapitre et ces quelques idées et voilà aujourd’hui j’ai pu réutiliser un chapitre que j’avais mis des heures à construire car il est plein de révélations importantes, d’action et de petits indices.

De plus, je pense aisément dépasser les 50 000 mots ce mois-ci et pour ce roman, peut-être pas de beaucoup mais certainement plus que les 4 444 mots que j’avais déjà rédigé, ce qui signifie que ma tricherie n’est pas si importante que cela.

Et vous, réutilisez-vous des passages déjà écrits ?

Bonne soirée,

Ponine