Les personnages : élaboration

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais essayer de mettre en place une nouvelle série d’article sur les personnages. Je pense que cette série peut très bien s’insérer avec le cycle d’article sur la structure d’un roman. Tout d’abord, une petite entrée en matière sur ce qu’est un personnage et quand faut-il y réfléchir.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un bon personnage ?

Je dirais qu’un bon personnage est un personnage utile à l’histoire, qui a également une histoire et qui a un but, un objectif et auquel le lecteur peut s’identifier. Les personnages doivent avoir un but non seulement dans leur vie fictionnel mais également dans le sens où sa présence doit être un but au récit , ils doivent servir à faire avancer l’histoire. Si on peut enlever le personnage sans que l’histoire perde en force alors il s’agit d’un figurant.

Loin de moi l’idée de vous dire que vous ne devait pas faire intervenir de figurant dans votre roman, mais si vous avez des difficultés à gérer beaucoup de personnages mieux vaut ne pas avoir de figurants, en tout cas le moins possible. Le bon sens voudrait que les personnages secondaires puissent être utiles eux aussi.

Quand élaborer les personnages ?

Je pense que les personnages peuvent être à l’origine de l’histoire, surtout en ce qui concerne le héros. Le héros peut nous apparaître bien avant d’avoir l’idée de l’histoire que nous voulons écrire. On peut aussi avoir déjà en tête le thème, l’idée du roman, une intrigue et ensuite trouvé le héros.

En tout cas, pour ce qui est des personnages, il arrivera toujours un moment où vous aurez besoin de vous asseoir pour les concevoir, car si on peut avoir très rapidement en tête le héros et deux ou trois personnages principaux, malheureusement tous les personnages n’apparaîtront pas « comme par magie » dans votre tête. Il faudra y réfléchir, leur trouver des objectifs, des familles, des envies, une biographie etc.

A la question quand doit-on élaborer ses personnages, je dirais n’importe quand entre le moment où l’idée d’écrire nous vient en tête et le moment où vous commencer à écrire. Je ne pense pas que l’on puisse « encore » concevoir ses fiches de personnages lors de la phrase d’écrire. Je ne dis pas qu’un personnage ne peut pas subitement apparaître lorsque vous écrirez parce que vous en aurez besoin mais dans 95% des cas vous ne devriez pas commencer à écrire avant de savoir exactement qui seront tous vos personnages, quels seront leur objectifs, leurs buts et leurs histoires.

Pourquoi les personnages sont si importants ?

Pour ma part, je suis convaincue que toute histoire doit avoir des personnages forts et construits. Je crois que toutes les histoires ont besoin d’être portées par des personnages complexes avec de vraies intentions. Je suis persuadée que même l’histoire la plus banale, la plus simple et la moins originale peut être totalement transformée et captivante portée par des personnages forts et bien travaillés.

Même si tous les choix sont justifiables, je pense qu’avoir des personnages stéréotypés n’est pas la meilleure des décisions à prendre. Je ne dis pas qu’avoir un personnage qui ressemble à tous les personnages de ce « genre » peut être intéressant, mais il faut pouvoir justifier ce choix, sans quoi le lecteur peut ne pas être captivé par l’histoire et ne pas trouver dans votre récit assez d’originalité pour être vraiment digne d’intérêt.  

Depuis le temps que je lis des histoires ou que j’écris, je me rends compte de l’importance des personnages, non seulement en tant qu’humain (même si ce sont des personnages de fictions) mais aussi en tant que structure de l’histoire. Je crois que ce sont les personnages qui font avancer l’histoire, qui l’écrive si je puis dire. Afin d’élaborer les personnages de vos histoires vous devez garder en tête que les personnages sont un ensemble, qu’ils forment l’histoire et une cohérence.

Dans les prochains articles, j’évoquerais les différentes manières dont je rédige les fiches de personnages, sur la manière dont je conçois les personnages, les questions que je me pose pour parvenir à créer des personnages.

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Les critiques

Bonjour tout le monde,

Voici un petit article qui découle de mon dernier article qui parlait de mon blog. J’ai eu l’idée de cet article en écrivant le dernier. Lorsque j’écrivais l’article sur les raisons pour lesquels je ne poste pas mes textes, j’ai repensé aux critiques. Aux critiques que j’ai reçu, entendu, subi durant les mois et années où je publiais sur des sites web et aussi aux critiques de manière général.

Lorsque l’on publie sur internet, on se met face à la critique, on se dévoile, on prend des risques : celui d’être critiqué. C’est un risque, bien entendu mais cela peut être une très bonne expérience, seulement faut-il trouver des personnes capables d’avoir un véritable point de vue et qui ne soit pas dénué de tout esprit de revanche, vengeance, cruauté.

Se mettre à nu suppose de faire preuve de courage, c’est indéniable, pourtant je crois que ce n’est pas une raison pour tout accepter de la part des autres.

Mon avis sur les publications sur internet – c’est le moment où je vous parle des critiques

Lorsque j’écrivais et publiais sur des sites, je m’attendais à une vraie analyse de ce que je faisais, je m’attendais à ce que l’on me donne de vrais avis, pas des « trop cool », ou des « c’est de la ***** », mais des commentaires dans lesquels j’avais un peu de précision sur les forces et les faiblesses de mes écrits. Et pas juste les faiblesses, parce que la critique est facile et que la méchanceté est gratuite surtout derrière un écran. Je vous rappelle que pour critiquer quelqu’un on peut utiliser la formule suivante « compliment – critique – compliment », ça s’appelle la bienséance. Même sans cela, le « critique, critique, critique, critique », à moins que cela ne soit justifié n’amène à rien.

LA CRITIQUE « méchante » :

Ecrire reste quand même l’acte le plus personnel qui soit, avec la création artistique et le sexe. Imaginez-vous qu’après avoir couché avec un nouveau partenaire celui-ci vous disiez : « bon alors t’es nul, tes positions franchement c’est du déjà vu, ta manière d’embrasser c’est dégeu, t’es pas capable de faire ça ou ça ou ça (mettez ce que vous voulez à la place de ça) mais haha quoi, c’est la base ! Et puis quand tu fais ça ? non mais sérieux t’as vu comment c’est pathétique ! En plus t’es trop gras, pas souple, pas créatif et tout ce que tu fais c’est du stéréotypé. En faite, tu sais pas t’envoyer en l’air, t’es trop nul arrête pour le bien de l’humanité. ». Comment est-ce que vous le prendriez ? Pour le peu que vous ayez 16 ans, manquiez de sommeil, soyez solitaire et bien ça se termine par une tentative de suicide (et non ce n’est pas mon exemple!), bon j’exagère un peu mais c’est clairement la même chose. Personne n’a envie de s’entendre dire que tout ce qu’il fait est nul, mauvais, sans intérêt et insipide, parce que c’est faux ! Tout le monde n’est pas doué, c’est vrai, tout le monde ne peut pas devenir le meilleur mais tout le monde peut s’améliorer.

LA CRITIQUE « gentille » :

Et il y a pire que les « t’es trop nul », ce sont les « trop génial, j’aime trop ce que tu fais, t’es parfait ». Sérieusement ? Comment on peut considérer les gens de la sorte ? Je m’explique être trop gentil cela n’aide pas. Si on veut aider les autres, certes il faut montrer ce qui va mais aussi ce qui ne va pas. Quand on « apprécie » une personne il faut être honnête, c’est la moindre des choses. Souvent les « t’es trop merveilleux » cache deux choses:

-soit on est super pote avec l’autre et on ne veut pas perdre son amitié, donc on lui lèche les bottes en pensant « punaise qu’il est nul ça serait tellement mieux s’il s’améliorait », mais on n’ose pas pointer du doigt les défauts, pour ne pas vexer.

-soit on cherche à être pote avec tout le monde pour augmenter ses vues et ses commentaires et on flatte son propre égo, parce que les autres nous rendent plus visibles.

Alors qu’est ce que l’on doit dire lorsque l’on critique ?

Eh bien la vérité sur ce que l’on ressent, éprouve, pense, le but étant d’aider l’autre à s’améliorer, c’est ça le but de la critique. C’est à ça que l’on doit s’attendre lorsque l’on poste sur internet. Ce que l’on appelle les HATERS, vous en aurez, parce que se trouvait derrière un écran cela réveil la cruauté des gens, la mesquinerie, c’est facile, c’est bas, c’est même agréable parce que l’on peut tout dire sans avoir peur, parce que l’on se sent protéger. Seulement, je crois que l’on peut dire des choses mêmes désagréables avec gentillesse. Critiquer ça ne veut dire faire du mal ouvertement, par plaisir, mais cela veut dire aussi que celui qui reçoit la critique doit s’attendre à le recevoir.

Je me souviens quand je me suis inscrite sur Wattpad, je lisais un chapitre d’une fille qui demandait aux autres leurs avis. Je me rappelle très bien que son histoire n’était pas intéressante, ses personnages stéréotypés en mode Bella et Edward Cullen, ce n’était pas des vampires mais d’autres créatures surnaturelles, mais alors ce n’était pas intéressant du tout. C’était en plus mal écrit. Son histoire aurait pu être bien, avec un peu de travail sur les personnages, un peu de réflexion sur ses tournures de phrases, mais…j’ai eu le culot de lui répondre ce que je pensais. Je crois que j’aurais mieux fait de me taire. Cette personne avait tout un fan club du même acabit, qui écrivait le même genre d’histoire en rêvant de devenir les prochains best-sellers. Ce n’est pas mal en soi ce genre d’attitude, seulement, écrire demande autre chose que de pomper les idées des autres, leurs personnages, en changeant leur nom et le lieu de l’action. Je me rappelle lui avait expliqué ce que je pensais. Mais ce que l’autre et ses amis n’avaient pas apprécié ce fut ma critique sur le fait que toutes ses phrases commençaient par une conjonction de coordination ou le prénom de l’héroïne. C’était lourd, mais réellement lourd et je tenais à l’aider, à lui donner un point de vue « extérieur » parce que c’est le but du jeu. Bien entendu ça fait mal de se rendre compte que nos histoires ne sont pas parfaites, que oui, il y a des gens qui ne vont pas aimer ce que l’on écrit, mais que ce n’est pas une raison pour prendre la mouche et ne pas tenter de se remettre en question.

Comment réagir lorsque l’on reçoit une critique ?

Si vous recevez une critique, d’une personne qui a prit le temps de vous lire, qui a prit le temps de rédiger un vrai commentaire, de plusieurs lignes parfois, qui vous montre vos faiblesses et vos forces, il faut l’accepter. Accepter ça ne signifie pas « je vais tout changer », mais ça dire aussi remercier la personne d’avoir pris du temps pour nous et prendre en compte que peut-être ce qu’il dit n’est pas totalement dénué de sens. Certes, sur internet beaucoup de gens n’ont rien de mieux à faire que de critiquer, d’insulter, dénigrer et rejeter tout ce qui n’est pas de leurs goûts, mais il y a également des gens qui sont là pour aider, pas parce qu’ils sont charitables, mais parce qu’ils ont envie de lire des textes de qualités.  

Alors pourquoi ça fait mal d’être confronté à la critique ?

Parce qu’écrire c’est comme le sexe, on se donne à fond, à 300% et qu’on a envie d’être bon, d’être doué, d’être aimé, parce qu’on n’a pas envie de souffrir, même les masochistes aiment prendre leurs pieds (si, si croyez-moi), alors quand on subi des critiques, on les prends pour soi. On se dit qu’on n’en vaut pas la peine, qu’on ait pas doué, qu’on est pas foutu de réussir quelque chose, que l’on n’intéresse pas les gens… Et tout un tas d’autres trucs, mais ça vous êtes capables de remplir les blancs à ma place. Pour le peu que l’autre tombe sur le TRUC qui fait mal, la Blessure, et voilà que l’on tombe dans une spirale infernale de douleur. Non, être critiqué ce n’est pas marrant.

Comment je réagi moi face à la critique ?

Longtemps ma réponse aux critiques c’était : « t’as qu’à le faire toi ». J’étais jeune et en colère, parce que j’écoutais du punk et que dans la musique punk on te dit toujours qu’être un jeune en colère ça a la classe (et c’est vrai, ou pas ^^). Maintenant, les critiques, je les prends pour ce qu’elles sont : si elles sont constructives, je les écoute, je prends en compte ce que l’on me dit. Je réfléchis. Je pense. Je prends du temps pour analyser ce que l’on me reproche, je ne réagi plus avec empressement, en râlant et en répliquant aux gens d’aller se faire voir. Même si ça m’arrive encore de râler, je fais de mon mieux mais je ne suis pas parfaite, donc oui je râle et je me plains. Souvent, je fui devant la critique.  Je la reçois et je me renferme dans ma bulle pour y penser, pour méditer dessus, pour rouspéter intérieurement et pour analyser ce que l’on m’a dit. C’est une phase que je trouve importante, cela permet déjà de ne pas répondre des gens que l’on ne pense pas, d’être certain de ce que l’autre a dit et pas juste d’avoir mal compris et de prendre sur soi.

 Si elles ne sont pas constructives, et bien je ne les écoutes pas. Une critique, ça doit vous aidez à vous améliorer, pas vous convaincre d’arrêter. Seulement, il faut savoir faire la part des choses entre « oui, c’est vrai que mes personnages ne sont pas assez construits » et les « non mais au final c’est exactement comme ça que les choses doivent être, parce que j’y ai longtemps pensé et réfléchi et que c’était la meilleure solution ». Se remettre en question, ce n’est pas accepté de réécrire tout ce que l’on a écrit parce que cela ne plaît pas à telle personne, c’est voir s’il n’y a pas des raisons qui font que l’autre a mit le doigt sur une faille et que l’on peut en tirer profit.

 

Voilà, j’espère avoir pu vous aider, ou juste vous avoir apporté une idée un peu différente sur les choses. En tout cas, merci à tous.

BLOG

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui article différent de ce que je fais d’habitude. Je ne vais pas parler de conseils pour écrire, mais de moi et de certains choix que j’ai fais pour le blog.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un commentaire qui m’a interpelé, pas parce qu’il était méchant, ou gentil, mais parce qu’il était intéressant. Dans ce commentaire, on me disait que ce serait peut être bien que j’illustre mes propos avec des exemples tirés de mes propres écrits. Sur le coup, je me suis dis : mince voici une chose dont je n’avais pas parlé sur ce blog. C’est vrai que je ne parle jamais de ce que j’écris, pas au sens strict où je ne dépose pas sur le blog des passages ou que je ne donne pas d’exemple tirés de mes propres écrits. C’est en lisant ce commentaire que je me suis dis qu’il fallait que je vous dise pourquoi je ne mets pas ce que j’écris sur le blog, après tout cela n’a pas à être un mystère puisque c’est un choix.

ALORS POURQUOI ? Revenons un peu au moment de la création du blog.

Lorsque j’ai crée ce blog, il y a un peu plus d’un an, je savais ce que j’avais en tête et ce que je ne voulais pas faire sur ce blog. Bien sûr, ce que j’écrivais à l’époque a un peu changé, j’ai mûri (du moins j’aimerais le croire).

Lorsque l’idée de ce blog m’est venue, j’étais dans une phase où j’avais lu beaucoup de blog, j’allais sur pas mal de forums, je m’étais inscrite sur Wattpad et d’autres plateformes de ce genre. Des blogs, où les auteurs publient leur écrits j’en avais vu plus que je n’en aurais voulu, que ce soit en anglais ou en français. Bref, j’avais vu des tas de trucs différents, des tas de gens plus ou moins ouverts d’esprits, plus ou moins réfractaires à tout ce qui n’était pas leur METHODE ! C’est bien simple j’avais l’impression d’être dans un mélange de l’Actor Studio, de méthode pilates et de yoga mais version écriture. C’est-à-dire dans tout et son contraire, version cadre très rigide où finalement personne ne disait rien d’autre que « je suis le meilleur », « faites comme je dis » et surtout « achetez mon livre, mes formations ». Sur les applications gratuites, c’était la course aux nombres de vues, aux nombres de « j’aime » et au léchage de pompes. 

Oui, bien entendu, tout le monde n’était pas comme ça, mais grosso modo c’est l’idée que j’en dégageais. Donc j’ai cessé d’aller sur Wattpad et autre, j’ai cessé d’aller me prendre la tête avec des mimis-dictateurs de l’écriture et j’ai décidé de :

-faire mon propre développement personnel / oui ça n’a rien à voir avec l’écriture mais si quand même un peu parce que j’ai pu me libérer de certaines influences.

-faire le point sur ce qui marche pour moi et le partager, en toute camaraderie et amitié.

-ne pas poster mes propres écrits en mode « regardez-moi je suis la meilleure parce que vu que je vous dis ça et que je fais ça le résultat c’est ça ».

-me dire qu’il fallait plutôt encourager les gens que leurs montrer leurs faiblesses parce qu’apparemment les gens qui postent leurs écrits sur des réseaux sociaux et qui demandent un avis tout ce qu’ils veulent c’est qu’on flatte leur égo. Attention, je ne suis pas parfaite, seulement ne me dites pas que commencer toutes ses phrases par « mais », « où » et « et » c’est intéressant. Bref laissons les « Mais où est donc or ni car » aux enseignants de primaire. Je n’ai pas non plus envie que l’on flatte mon égo, je le fais très bien moi-même.

-d’arrêter de subir la vindicte populaire juste parce que « tu as critiqué mon texte alors c’est normal que moi et mes potes on vienne niq*** le tien ».

Bref, pour le coup, j’avais plus de raison de ne pas publier mes propres écrits sur le blog, parce que je voulais faire différents des autres, parce que je voulais faire de mon blog autre chose que ce que j’avais lu durant des semaines et des mois, et que j’avais besoin de faire autre chose, quelque chose qui me correspondait et que j’aurais voulu trouver lorsque j’ai commencé à écrire.

Est-ce que c’est parce que je ne veux pas partager ce que j’écris ?

Peut être. Seulement, lorsque j’ai ouvert le blog, je ne voulais pas publier sur ce support ce que j’écrivais et que je ne vois toujours pas pourquoi je le ferais. Je n’aime pas me remettre en question lorsque je fais un choix. Même si en vrai, je me remets tout le temps en question, c’est juste que quand je pense que quelque chose est la meilleure solution pour moi et bien c’est que c’est la meilleure solution pour moi, peut être qu’un jour je changerai d’avis, mais pas maintenant.

Je voulais ce blog comme quelque chose de convivial, dans lequel les autres pouvaient se sentir libre de partager, d’échanger sans être confronté aux besoins de me dire que ce que je faisais été génial, et sans avoir à mettre ce que j’écris, parce que même si je souhaitais un blog personnel, je tenais à le dissocier de l’écriture à proprement parler. J’ai d’autres plateforme où je le fais, puisque je suis retournée sur ces plateformes, mais non, je ne vous donnerais pas le nom que j’utilise sur ces supports, parce que ..et bien parce que je n’en ai pas envie. C’est un choix, mon choix et je l’assume.

Finalement, suivra un autre article qui découle de celui-ci parce que j’ai eu d’autres idées et que cet article commencé à être trop long. A bientôt ^^

 

La méthode flocon de neige

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est le jour du tutoriel du mois et je voudrais vous parler d’une méthode que l’on appelle Flocon de Neige. Cette méthode je les testais il y a une dizaine d’année et je n’ai jamais vraiment apprécié de l’utiliser, pas complètement en tout cas, mais cela ne doit vous empêcher de vous l’approprier ou de l’essayer.

Cette méthode est en une dizaine d’étapes, on peut bien entendu changer certaines étapes, les sauter ou décider de tout suivre comme il est prévu. Ce que je ne dis pas durant l’article c’est que l’on peut toujours revenir en arrière pour corriger des choses si on se rend compte que l’histoire a besoin de modifications.

Etape 1 : Le pitch

Cette étape est primordiale et d’ailleurs si vous ne deviez en adopter qu’une seule pour la vie se serait celle-ci.

Cette étape demande de la concentration, quelques minutes et un cerveau en état de fonctionner. J’ai déjà dû vous parler du pitch dans certains articles (notamment celui-ci : le pitch), parce que cette technique je l’ai apprise (d’accord revue) lorsque j’étais à la fac et que je suivais des cours de cinéma.

Il s’agit de trouver l’idée principale et de l’écrire en quelques mots. La méthode flocon de neige dit qu’il faut mieux avoir une phrase écrire en une quinzaine de mots maximum. Je suis bien d’accord. Le pitch doit être ultra concis, donner seulement « envie » aux futurs lecteurs de lire le livre, et de l’intriguer. Même si cette fois, il s’agit de vous donner l’idée maîtresse de l’histoire que vous allez écrire. La méthode flocon de neige recommande de ne pas y passer plus d’une heure.

Je pense que c’est un délais un peu long, mais si on a aucune idée du sujet de notre future histoire avant de s’asseoir pour y réfléchir alors oui, une heure est un bon délais. Après tout, il ne s’agit à ce stade que d’avoir une idée plutôt vague du roman à écrire.

Etape 2 : Le résumé

Alors pour cette seconde étape, il faut étendre la petite phrase de l’étape précédente à un paragraphe. Le but de ce paragraphe est de préciser le contexte de l’histoire que l’on va écrire. Le but est d’y décrire la situation initiale en une phrase, une autre pour les « catastrophes » de l’acte 2 et 3 (petit article sur ce qu’est le découpage en 3 actes), une phrase pour le dénouement. Le but ici étant de broder autour de votre idée de départ avant de la développer un peu plus précisément et de déjà connaître la fin. La méthode flocon de neige recommande de faire ce travail en 1h.

Ce que je pense de ce résumé c’est que c’est encore une fois une bonne base de travail. On sait dès le début ce que seront les éléments importants de l’histoire et comment on veut achever le récit, c’est une bonne méthode jusqu’ici. Seul petit bémol lorsque l’on connaît déjà toutes ces idées cela peut être énervant de devoir passer du temps sur cette phase de la méthode.

Etape 3 : Les personnages

L’étape suivante est celle de la création des personnages et de leur fiches personnages.

  • Le nom du personnage
  • Un résumé en une phrase de l’histoire du personnage
  • Sa motivation (que veut-il/elle de manière abstraite ?)
  • Son objectif (que veut-il/elle concrètement ?)
  • Son conflit (qu’est-ce qui l’empêche d’atteindre son objectif ?)
  • Sa révélation  ( que va-t-il/elle apprendre ? Comment va-t-il/elle changer ? )
  • Un résumé d’un paragraphe de son histoire dans le roman (en somme l’étape 2 mais pour chaque personnage)

Le but cette fois est d’avoir une idée précise de chaque personnage et de ce qu’ils apportent à l’histoire et de leur évolution dans l’histoire du début à la fin. Selon la méthode, il faut prendre 1 h pour chaque personnage principaux.

Ce que j’en pense de cette étape : je crois sincèrement qu’à l’époque où je la pratiquais je n’avais pas pris en compte l’importance d’avoir des objectifs clairs pour les personnages, pas plus que je ne maîtrisais le besoin d’évolution des personnages, mais j’étais très jeune à l’époque. Aujourd’hui, je trouve que c’est excellent pour savoir à l’avance comment chaque personnage va réagir avant même d’avoir besoin d’y consacrer trop de temps.

Etape 4 : Les Grandes lignes du roman

C’est à partir du paragraphe de l’étape 2 que l’on brode un paraphe pour chaque phrase. On reprend la première phrase du paragraphe qui correspond à la situation initiale et on en fait un paragraphe avec à chaque fois une catastrophe (ce que je préfère moi appeler un climax). Alors chaque paragraphe doit avoir une situation initiale, une catastrophe, un dénouement. Sauf le dernier qui est censé résoudre le roman et dévoiler la fin. La méthode dit qu’il faut plusieurs heures pour cette étape.

C’est à partir de cette étape que je commençais à me lasser de cette méthode, toujours revenir en arrière était un peu agaçant, surtout qu’en ayant déjà réfléchi aux personnages je ne voyais pas l’intérêt de reprendre cette étape, mais en général je le faisais quand même, parce qu’à l’époque je voulais être une « bonne petite élève qui faisait bien ces devoirs comme on le lui disait » et je pensais également que si des gens avaient inventés cette méthode c’est qu’ils devaient sacrément être doués et que l’on devait « obéir », oui j’étais très jeune.

Etape 5 : Le synopsis des personnages

A cette étape il faut reprendre les fiches personnages de l’étape 3 et les agrémenter de petites informations pour en faire des synopsis de personnage. Pour les personnages principaux la méthode indique d’écrire une page et pour les personnages secondaires seulement une demie page. Le but est de faire un peu comme pour l’étape 4, mais cette fois pour les personnages afin de savoir exactement ce qu’ils vont faire, penser et vivre. Selon la méthode, il faudrait y consacrer un jour par fiche de personnage.  

Personnellement, je trouve que c’est une excellente idée d’avoir un synopsis de chaque personnage, même si le fait de devoir écrire une page sur chaque personnage n’est pas franchement ce qui me motive le plus. Je trouve cela trop long, notamment pour certain personnage dont je ne vois pas l’intérêt de faire un synopsis.

Etape 6 : Le synopsis détaillé

Dans cette étape, on reprend la feuille de l’étape 4 pour transformer chaque paragraphe en une page afin de mieux développer le récit et de l’approfondir. La méthode  dit qu’il faut prendre une semaine pour réaliser cette étape. En somme, une fois cette étape achevé on obtient : une page pour la situation initiale, une page pour le premier nœud dramatique, une page pour le second et une page pour le dénouement.

Ce que j’en pense : Les retours en arrière donnent l’impression de ne pas avancer. Enfin c’est la sensation que j’avais. Je pensais ne pas avancer et toujours retourner en arrière au lieu d’aller vers l’avant et je me sentais frustrée, surtout que j’avais envie d’écrire et non de rester bloquée des semaines sur le plan de mon histoire.

Etape 7 :  Approfondissement des personnages

On reprend les fiches de personnages fait jusque ici et on recommence à penser à ses personnages. Le but étant de faire des fiches extrêmement détaillées avec toutes les informations utiles : date de naissances, préférences personnelles, descriptions, motivations, histoire, relations personnelles, métier, etc. Il est dit qu’il faut y consacrer une autre semaine afin de faire cela pour chacun des personnages.

Ce que j’en pense : personnellement, je ne vois pas pourquoi cette étape intervient maintenant. Pour moi, elle aurait déjà dû être là bien avant de faire le synopsis détaillé du roman, mais bon rien n’empêche de pratiquer cette étape tout en allant.

Etape 8 : Le traitement (enfin c’est comme ça que je le nommerai)

A partir du synopsis de l’étape 6, il va falloir faire une liste détailler de toutes les scènes du roman. La méthode conseille de faire cette étape avec un tableur Excel, de faire une colonne avec le numéro de la scène, une autre avec le nom du personnage par lequel la scène est vécue, une colonne dans laquelle on décrit tout ce qui va se passer dans la scène en question, on peut également ajouter des colonnes pour inscrire le nombre de page que l’on compte écrire, ou mots, l’époque de l’action, le lieux, le nombre de personnage, autant d’informations que l’on puisse avoir besoin pour écrire. Il est dit qu’il faut une semaine pour obtenir ce genre de tableau.

Mon avis : je ne suis jamais vraiment parvenue à achever ce tableau. Ce n’est pas pour moi. Je n’aime pas cela, c’est trop « dictatorial » pour moi. Peut-être que cela peut aider certains auteurs qui ont besoin de méthode, de savoir exactement où ils vont mais je trouve cela plus agaçant qu’autre chose. Si j’appelle cette étape traitement c’est pace qu’elle me fait penser au Traitement des scénarii dans lequel on cherche à avoir une vision détaillée de l’histoire.

Etape 9 : La continuité dialoguée

Avant dernière étape de la méthode en 10 étapes. Cette fois, on prend le synopsis et le traitement et l’on commence à rédigée une description narrative de plusieurs pages pour chaque scène, on y inclut les dialogues qui viennent en tête. Ce n’est pas encore le premier jet mais un aperçu du premier jet, avant des idées. En sommes, on prend chaque scène et on la développe en une ou deux pages afin de savoir exactement où l’on va. En somme si vous avez 100 scènes vous allez vous retrouver avec 100 ou 200 pages d’explication. On dit que l’on peut faire cette étape en une semaine.

Mon avis : Est-ce encore nécessaire que je vous dise que je n’ai jamais eu la patience d’arriver jusque là ?

Etape 10 : Ecriture du premier jet

On imprime tout ce que l’on a pu écrire jusque là, notamment la continuité dialoguée et on commence à écrire le roman. C’est la partie marrante. Il est dit que l’on peut écrire son premier jet en 150 heures.

Mon avis sur cette étape : YOUPI ! On peut enfin commencer à écrire ; ce n’était pas trop tôt.

Mon petit commentaire sur cette méthodologie : Je trouve cela un peu trop laçant. Je ne voyais pas pourquoi il fallait passer autant de temps sur chaque partie, revenir en arrière et reprendre encore et toujours les mêmes éléments pour en rajouter un petit peu alors que l’on aurait pu faire tout cela du départ. Je ne suis jamais allée jusqu’au bout, parce que tout ceci me semblait insupportable d’une longueur ahurissante pour peu de résultat escompté. Pourtant, je pense que dix ans après ma dernière tentative d’utiliser cette méthode je vais peut être retenter l’expérience juste pour vous et éviter de rester sur un échec (plusieurs d’ailleurs).

Est-ce que l’un d’entre vous à déjà pratiqué cette méthode ?

Est-il déjà allé jusqu’au bout ?

 

Structurer son roman : les claques

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais conclure la petite série d’articles sur ma manière de préparer et structurer mon roman. Comme vous avez pu le remarquer, je ne suis pas une fan du « tout planifié dans les moindres détails », le plus souvent je me contente de « rêver » de prendre des notes, de penser à mes intrigues et de veiller à l’amplification de la tension dramatique. Après vous avoir parlé de la façon dont je vois la structure de mes romans, j’ai également pris le temps de vous décrire ce que je prévois en premier lorsque je planifie mon roman, dans un troisième article j’évoquais avec vous la structure des situations initiales, péripéties et du dénouement, j’avais également pris le temps de vous parler des arcs narratifs. Aujourd’hui, il sera question de ce que je nomme les claques.

Qu’est ce que les claques ?

Eh bien, je nomme claque les scènes vraiment importantes où mon héros est réellement malmené. En général ce sont les scènes que j’aime le plus imaginer et que je conçois comme étant clés dans le déroulement du récit.

Pour cela, j’essaye de garder le cap de l’objectif du héros, de le malmener au possible.  A chacune de ces quatre scènes clés (ou trois ou cinq, ou six, tout dépend de l’histoire, de sa complexité, de la longueur du récit), je me pose les questions suivantes :

-Comment empirer la situation du héros ?

-Quels sont ses buts ? Va-t-il les réussir ?

Chacune de ses scènes doivent être et avoir un arc narratif à elles seules. Je rappelle que j’ai rédigé un article sur les arcs narratifs la semaine passée, adapté aux scènes les arcs narratifs peuvent être conçus ainsi :

-Une question majeure

-Une question mineure

-Une tension

-Un moment fort

-Enfin un dénouement.

Pour augmenter la tension, il faut que chaque scène apporte quelque chose de nouveau :

-soit un indice pour la suite

-soit soulever une nouvelle question

-soit répondre à l’une des questions

Pour m’assurer de cela, et être certaine que mes scènes « claques » correspondent bien au schémas que je veux leur faire prendre je prend le temps de répondre aux questions dans cet ordre :

-Quel est la situation du héros au début de la scène : est-ce que sa situation est confortable / en danger / favorable / défavorable / a-t-il ce qu’il veut ou ce dont il a besoin

-Qui sont les personnages présent dans la scène ? Dans quel(s) lieu(x) va-t-elle se dérouler / Que va-t-il se passer ?

-Quelle va être la question principale soulevée par la scène ?

-Quelles révélations vais-je apporter aux lecteurs ? Comment vais-je les faire arriver ?

-Quelles vont être les actions ou l’action principale ?

-Comment la scène va-t-elle se terminer ?

-Comment soulever de nouvelles interrogations et les présenter aux lecteurs ?

-Quelles sont les choses que le lecteur connaît mais que les héros ignorent (ou les autres personnages) ?

-Comment faire patienter le lecteur pendant les révélations ? Comment relancer de nouvelles interrogations ?

Voilà comment je m’assure de préparer les scènes clés.

Pourquoi est-ce que j’appelle ces scènes des scènes claques ?

Ces scènes je m’en sers justement pour mettre à mal le héros, pour le pousser vers l’échec, ou la réussite. C’est pour cela que ces scènes ne sont pas nombreuses et que je m’assure de les préparer avec une réelle attention.

 

Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je tenais à continuer la petite série d’articles sur la manière dont je structure mes romans, après vous avez expliqué rapidement ce que cela signifiait dans un premier article, expliquer en détails les premiers éléments que je planifie lorsque j’écris à s’avoir la scène d’ouverture, le climax et le dénouement, aujourd’hui je vais entrer dans la phase plus « poussée » de la phase précédentes à savoir planifier la situation initiale, trouver les péripéties importantes et le dénouement.

 

Tout d’abord qu’est ce que je nomme : situation initiale

On pourrait croire qu’en ayant parlé de la scène d’ouverture dans l’article précédent, il n’y aurait pas besoin de décortiquer la situation initiale, et pourtant un peu de réflexion n’est pas mauvaise.

Ce que je nomme situation initiale c’est bien plus que la scène d’ouverture. Selon mon point de vue, la situation initiale correspond à 25% du roman, c’est tout ce qui présente les personnages principaux, l’intrigue principale, les intrigues secondaires, les objectifs des personnages. Bref, c’est ce que l’on écrit au début pour situer l’histoire et tout ce qui sera détaillé ensuite.

Comment je planifie ma situation initiale et ce que je vais « mettre » dans mes premiers chapitres ?

Pour trouver mes idées, je fouille dans mes fiches personnages, je reprends les informations que j’ai sur les objectifs, les motivations, les envies et les enjeux des personnages, afin de tisser des intrigues plus solides entre les divers personnages et les intrigues. En général, cela vient tout seul, je n’ai pas besoin de faire réellement d’efforts pour trouver ma situation initiale, parce que lorsque je commence à écrire ou à réfléchir à mon roman, j’ai toujours déjà en tête les informations que je veux distiller dans les premiers chapitres, même si durant la phase d’écriture et de correction des choses, des parties, et même des idées vont changer. Donc, je suis certainement la plus mauvaise personne pour vous comment hiérarchiser les idées pour créer la situation initiale. Le plus important, je dirais qu’il faut surtout créer la tension, petit à petit, afin que le lecteur soit toujours en haleine.

Si je passe beaucoup de temps sur la création de la scène d’ouverture (cf l’article précédent) j’en passe beaucoup moins sur la préparation de la situation initiale, parce qu’à part me concentrer vaguement sur l’ordre des idées à transmettre, je ne me concentre pas vraiment sur l’ordre des chapitres, je préfère me laisser aller sans énormément réfléchir, même si je planifie un peu les idées, que j’essaye de faire des fiches « chapitre par chapitre » et de définir les lieux principaux et les atmosphères majeures des chapitres, je ne m’attarde pas tellement. je préfère me laisser envahir par les idées petit à petit durant la phase d’écriture.

 

Les péripéties ou actions :

Les péripéties, cette phase correspond à 50 % du récit. C’est durant cette phase que le héros va vivre ses aventures, et c’est à la fin de ses aventures que l’on va avoir le CLIMAX, toutes les actions doivent aboutir au Climax. Ce qui signifie que toutes les actions doivent s’intensifier, jusqu’au point culminant.

Comme pour la situation initiale, je me sers des objectifs des personnages, des idées d’intrigues que j’ai pour planifier quelques actions, les scènes les plus importantes, je les planifie d’une manière que je nomme « vraiment« . Chez moi, vraiment ça veut dire que je prends quelques minutes pour m’imaginer la scènes, pour inscrire les actions principales, les personnages présents, parfois quelques morceaux de dialogues, et prendre en compte l’atmosphère que je veux diffuser, je prends le temps de réfléchir aux cinq sens. Les cinq sens c’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on écrit, ou alors c’est peut être seulement moi, mais souvent lorsque j’écris je me focalise d’instinct sur le visuel et alors que les autres sens sont également très important.

Je pense souvent à mes scènes avant de les écrire, je les rêve, je fais cela un peu partout : le soir avant de m’endormir, sous la douche, en faisant le ménage, durant les courses… de cette manière je peux tester différentes alternatives. Parfois je prends des notes, parfois non, même si je dis toujours qu’il faut tout noter, je pense que dès fois on peut mettre de côté certaines idées. Seulement, j’écris depuis longtemps et je suis convaincue que lorsque l’on débute dans l’écriture, il faut mieux tout noter, même rapidement plutôt que de laisser de côté une bonne idée.

Pour ce qui est de l’organisation temporelle des actions, je n’y pense vraiment que lorsque je corrige.

 

Le dénouement :

Le dénouement c’est ce qu’il reste du roman, autrement dit les 25% restants. Cette partie correspond au moment où le Climax est achevé et c’est juste avant la dernière scène. Le dénouement selon moi, c’est le retour à la vie normale.

Il s’agit pour moi de seulement savoir quel est l’arc narratif du personnage, de l’histoire, du héros pour lui choisir son retour au calme. Je parle des arcs narratifs dans un article récemment. Le retour au calme c’est la vie une fois que toutes les aventures sont terminées. cette nouvelle vie peut être soit meilleure, soit pire, soit entre les deux. Il ne s’agit pas de relancer une histoire mais simplement de montrer rapidement qu’elles ont étaient les conséquences de l’histoire, des péripéties et du climax sur le héros et comment est sa nouvelle vie.

 

J’ai bien conscience en écrivant cet article de ne pas réellement donner de clés pour écrire ces différentes parties, mais à vrai dire, je ne prends pas tellement le temps de tout planifier, de tout décortiquer dans les moindres détails. Tout ce dont je m’assure c’est de suivre une progression qui me paraît logique pour le héros, et l’histoire, c’est également de veiller à la tension dramatique.

Structurer son roman : scène d’ouverture ; climax et dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui reprise de la petite série d’articles sur la manière dont je structure mon roman, cette fois je vais vous expliquer comment je commence par structurer ma scène d’ouverture, mon climax et le dénouement de mes histoires. Il s’agit là de la première étape lorsque je commence réellement la planification.

 

La scène d’ouverture :

La scène d’ouverture correspond au moment où le lecteur entre dans l’histoire, lorsqu’il la découvre et que vous exposez votre histoire.

La scène d’ouverture ou d’exposition est toujours le premier contact que vos lecteurs auront avec votre histoire, c’est pourquoi il ne faut pas la rater. Qu’importe si votre scène d’ouverture est un prologue, la première scène de votre roman, ce qui compte c’est l’effet que cette scène doit procurer sur votre lecteur.

Je veuille toujours à ce que l’émotion qui se dégage de cette scène soit toujours celle que je cherche à faire passer dans le roman, de manière générale. A ce que l’atmosphère du roman se ressente dans cette première scène. Je pense qu’il est important d’optimiser cette première scène et de la chouchouter. J’aime beaucoup entrer directement dans l’intrigue, mais pas nécessairement dans l’action. Ce que je veux dire, c’est que l’intrigue, c’est plus « psychologique », mettre en place les objectifs de l’histoire ou du héros, et pas tellement de commencer par de l’action au sens strict du sens.

Pourquoi c’est si important la scène d’ouverture ?

Parce que cela permet de montrer quels seront les choix de l’auteur : déjà  la narration, le choix du point de vue, le vocabulaire… cela peut paraître anodin,  mais je suis convaincue que ces choix sont importants pour le lecteur.

Pour concevoir ma scène d’ouverture je prend toujours le temps de me demander :

-Quel point de vue je veux adopter ?

-Quel personnage je veux mettre en avant ?

-Dans quel lieu je veux commencer mon action ?

-A quel moment ?

-Comment je peux utiliser les cinq sens pour intensifier les émotions ?

-Est-ce que je veux commencer par un flashback ? flashforward ? par une description statique au sens dialogue ? Est-ce que je veux entrer dans l’action ? présenter un événement ou un personnage ou les deux ?

-Comment vais-je attirer l’attention du lecteur ?

–Comment puis-je rendre ce que j’ai dans la tête logique, cohérent, intéressant et ordonné pour qu’un lecteur qui ne connaît pas l’histoire puisse avoir toutes les informations importantes pour comprendre de quoi il est question ?

Ensuite, je me lance dans la phase de « rêve », je profite du temps avant de m’endormir pour vivre cette scène dans ma tête, pour la rêver. En général, je fais plusieurs phases de « rêves » avant de me lancer dans la rédaction de l’incipit. Une fois que cela est fait, que j’ai écris ma scène et bien, je lui fiche la paix et j’enchaîne avec le reste, je ne reviens pas pour corriger, pas avant la fin. C’est quelque chose que je ne fais pas mais qu’il est possible de faire si l’on hésite : écrire deux ou trois débuts alternatifs, mais franchement pas plus, sinon vous m’avancerez jamais.

Le climax :

Et bien le climax quant à lui correspond au moment le plus fort de l’histoire. C’est l’acmé de votre roman. C’est avant le dénouement, après les actions (péripéties) successives. C’est le moment où le héros affronte le grand méchant (ou ses démons intérieurs, qu’il sauve la princesse, qu’il se met en couple avec la femme de ses rêves etc).

Pour en arriver là, on a vécu tout un tas d’actions, de rebondissements, le héros était proche de vaincre et il a échoué, puis recommencer, puis il s’est approché de ce moment le plus palpitant de l’histoire et voilà venu le moment d’y penser. Pour éviter la confusion, je tiens à vous dire qu’en réalité, j’écris tout mon plan avant de commencer la rédaction, même si la manière dont je l’explique peut laisser penser le contraire.

Le climax doit donc être l’apothéose de votre histoire, le bouquet final du feu d’artifice. C’est le moment où le héros est arrivé au point de non retour, il va enfin savoir s’il peut obtenir ses objectifs ou non. C’est pour cela qu’il est bien de planifier un peu avant d’écrire ce qu’il va se passer :

-histoire de garder en tête les objectifs du héros et de ne pas en oublier en chemin

-savoir dès le début vers qu’on on tend à arriver. on ne distille pas les mêmes informations selon la manière dont le roman se termine, même si on peut brouiller les pistes en faisant croire au lecteur que « TOUT EST BIEN QUI FINI BIEN » alors qu’en relisant on peut se rendre compte que deux ou trois petits indices laissaient penser le contraire.

-s’assurer que la chute correspond bien à ce que l’on avait en tête dès le départ et que l’on ne s’est pas laissé embobiner par les personnages et l’histoire.

Comment on le prépare ce super moment magique alors?

Et bien c’est simple, on prend encore une feuille de papier et on écrit ses petites idées. Oui, le métier d’écrivain n’est pas très innovant, ni même palpitant, on écrit, on pense, on réfléchis, on corrige et on recommence.

Alors à quoi il faut veiller quand on planifie le climax ?

–Aux personnages que l’on va faire intervenir.

-A l’évolution qu’auront déjà subi les personnages.

-Au lieu où cela va se passer.

-Donner une atmosphère particulièrement et utiliser les cinq sens pour renforcer le sentiment majeur que l’on veut créer et développer.

-la logique des actions qui vont se dérouler dans cette scène.

-Qu’est ce qui a changé dans la vie du héros ?

-Est-ce qu’il va parvenir à vaincre le grand méchant ? Comment il va s’y prendre ? Qu’est-ce qu’il va en découler ?

-Comment puis-je surprendre le lecteur ?

Le dénouement :

Et enfin, je tache de me concentrer sur la fin, la toute dernière scène de l’histoire, celle ou je dis au revoir à mes personnages pour les laisser vivre leur vie sans moi. C’est la scène que je pense être la plus facile à écrire, même si elle demande un certain savoir faire stylistique, je dirais, parce qu’il faut savoir rendre la fin agréable à lire et ne pas trop sur-jouer la fin du roman.

Alors à quoi est-ce que je veille ?

Et bien à rendre la fin cohérente avec ce que je voulais écrire. Je m’arrange pour que je ne laisse pas aux personnages toute la liberté qu’ils désirent, ces petites bêtes si on n’y fait pas attention ils vont dans toutes les directions.

Je m’assure de garder en tête les objectifs de chaque personnages et d’y répondre, même si lorsque l’on écrit une série par exemple on ne peut pas toujours répondre à toutes les questions au premier tome, mais ce n’est pas grave si le lecteur n’a pas toutes les réponses, l’important c’est que moi je les connaisse. Ensuite, je me demande si je veux que ma fin soit ouverte ou fermée. Donc est-ce que je veux que le lecteur puisse penser qu’il peut potentiellement y avoir une suite, ou si je veux que tout soit bien clairement fini.

Lorsque l’imagine mon roman, je tente toujours de trouver deux ou trois fins alternatives si celle que je conçois en premier me paraît trop « facile ».

Comme pour les deux autres scènes importantes, je me question toujours sur quels personnages faire intervenir, dans quel lieu, à quel moment (juste après le climax ? des semaines plus tard ? faire revenir le héros durant un peu de temps à la nouvelle vie normale ou non? ), quelle est la logique de la scène ? qu’est ce qui doit être montré ? quelle est la nouvelle émotion que je veux faire passer ?

Je crois qu’en faites pour la toute dernière scène de l’histoire, c’est réellement le récit en lui-même qui impose la fin, donc je ne peut pas réellement vous expliquer plus en détail comment je la conçois, parce qu’à part en m’assurant de répondre aux objectifs des personnages, je ne fais pas réellement de grandes réflexions sur la dernière scène.

Voilà ce que je pouvais vous dire sur la manière dont je planifie mes romans.

Les arcs narratifs

Coucou tout le monde,

Avant de continuer ma série sur la structure des romans et la manière dont je m’en sors pour structurer les miens, je voulais rédiger un petit article sur les arcs narratifs.

Qu’est-ce qu’un arc narratif ?

Je dirais qu’un arc narratif est l’évolution du personnage du début à la fin de l’histoire. Bien entendu, l’arc narratif n’est pas tout à fait « droit », voir plat, il fluctue, évolue, change, monte, descend, bref, il ne suit pas une courbe droite, sinon cela ne serait pas marrant.

En somme, je définirais l’arc narratif par cela : l‘évolution du personnage par rapport à sa situation de départ, jusqu’à sa situation finale, sans oublier toutes les situations par lesquels il passe durant le temps de l’histoire. L’arc narratif peut commencer avant l’histoire, c’est-à-dire avant le premier chapitre du roman, mais généralement elle ne peut s’achever qu’à la fin du roman, même si on peut imaginer qu’un personnage continue sa vie après la fin du roman, lorsqu’il y a une suite par exemple.

Avant de vous présenter les différents arcs narratifs, laissez-moi vous dire deux ou trois petites choses qui peuvent s’avérer utiles.

Si vous écrivez une saga, le mieux que vous puissiez faire au sujet des arcs narratifs, c’est d’en créer un pour chaque tome après avoir créé l’arc narratif de vos personnages du début à la fin de la saga.

Je m’explique, (on va parler du héros pour faciliter les choses mais ceci est valable pour tous les personnages) il se peut que votre héros commence votre histoire en étant soit heureux, soit malheureux, selon votre histoire. Exemple de personnage plutôt heureux au début d’une histoire Frodon dans le seigneur des anneaux, ou encore Richard Cypher au début de l’épée de vérité, ces héros seront poussés à l’aventure par les événements ou des révélations d’autres personnages, bon durant les aventures et les différents tomes les personnages vivent des aventures s’en prennent plein la tête et franchement s’ils étaient des types lambda il y a bien longtemps qu’ils se seraient mit à l’assurance pour cause de burn out soyons honnêtes, donc au cours des romans, ils vont et viennent entre le bonheur (plutôt la joie de réussir – surtout réussir à ne pas se faire tuer) et le malheur (perdre des amis, subir les affres de la guerre, de la faim, des tortures), seulement à la fin (du moins pour le seigneur des anneaux, je n’ai jamais dépassé le tome 3 de l’épée de vérité – honte à moi), le héros il est heureux parce qu’il a rétabli l’équilibre de vie dans le monde et anéanti le grand méchant et ses armées de grands méchants pas beaux et qu’il a réuni les peuples (Gimli et Légolas par exemple). Et il a d’autres histoires où le personnages commencent avec le moral au fond des chaussettes , comme dans…euh, les histoires de Cormoran Strike et achève l’histoire en étant dans une meilleure position, en étant plus heureux et dans une situation plus stable.

Là, je me rends compte que j’ai un peu trop avancer dans l’explication des arcs narratifs mais je crois que c’était nécessaire. Donc, ce que je voulais dire c’est qu’avant de vous lancer dans une saga, prévoyez en avance les arcs narratifs déjà de la saga au complet, en gros : comment voulez-vous que votre personnage se sente à la fin ? dans quelle position va-t-il se trouver ? sera-t-il plus heureux ? Plus malheureux ? Pareil ? Qu’est ce qui aura changé ? est ce qu’il sera mieux dans tous les domaines de sa vie ? Seulement dans certains ? Est-ce que ça lui sera égale de ne pas être heureux dans tout ou malheureux ? Est-ce qu’il aura eu une évolution positive ou négative ou neutre ? Et ensuite, posez vous ce genre de question pour chaque roman. Même si vous n’avez pas encore une idée très précise (ou pas d’idée du tout) de quoi sera composé votre deuxième, troisième, cent cinquantième tomes, après tout rien ne sera figé dans le marbre mais vous aurez déjà une idée du chemin à prendre. Si vous êtes des lecteurs réguliers, vous devez connaître mon avis sur la planification que je compare toujours à partir en vacances : plus on sait où l’on va, plus on est sûr d’y arriver et plus on prévoit son trajet moins on risque de passer par Londres pour se rendre à Alger.

Les arcs narratifs :

Le premier est peut être le plus commun, L’arc positif ou l’évolution dans le bon sens de la situation du personnage.

Alors ça, c’est l’arc le plus habituel, celui que je nomme l’arc conte de fée. Il est beau, il est tout gentil et tout rose. Je n’en suis pas une grande fan, en tout cas dans le sens où passer d’une situation où le héros a une vie malheureuse au possible à une vie magnifique, dans tous les domaines, ça me fait penser aux téléfilms sur la 1 ou 6 (et les chaînes associées) ou encore à Cendrillon : vie pourrie dans tous les domaines ; argent, santé ; amour ; travail ; vie sociale et à la fin de l’histoire le héros devient riche, vie dans une maison de rêve, avec l’homme ou la femme de sa vie, se retrouve à avoir une vie sociale riche et épanouie et une excellente santé alors qu’au début il était limite mourant. J’exagère mais vous voyez le tableau, ce genre d’histoires ont leur qualité, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus original, avouons-le.

En revanche, si votre personne au début de l’histoire cherche le grand amour, à retrouver la santé, ou à avoir un travail (ou les trois) mais qu’en cours de route, il perd certaines choses : par exemple il était marié et souhaité s’enrichir, et il finit par être célibataire mais riche, il a gagné sur un plan et perdu sur un autre. Là, il y a un peu de suspens, de réalisme, de vie, et une évolution. Ah je vous entends me dire « mais s’il perd sa femme, il ne peut pas être heureux et son arc narratif n’est pas positif du tout ! » eh bien si! Parce que l’arc narratif dépend surtout des objectifs du personnage au début de l’histoire. L’arc narratif dépend de ce que désir votre personnage quand l’histoire débute, s’il veut s’enrichir et qu’il finit riche et bien oui, son arc est positif, même si sa vie n’est pas parfaite au finale, et puis peut être que votre personnage se sentira mieux en étant célibataire et riche, qu’en étant pauvre et marié. On peut très bien perdre quelque chose et y gagner spirituellement et se sentir bien plus heureux en ayant perdu des choses même si on y tenait beaucoup.

Ensuite, il y a l’arc négatif :

Je dirais que c’est celui que je préfère, parce qu’il permet de malmener le personnage. Pour une grande fan de Game of Thrones, je mettrai cet arc narratif au pauvre Théon Greyjoy. D’ailleurs, c’est un excellent exemple : dans la saga littéraire (en tout cas là où elle s’est achevée) Théon a subi un arc négatif par excellence, il passe d’une situation peut être pas la plus confortable, pupille des Stark, à celle de traite haïs de tous, écorché et mutilé, vivant parmi les chiens d’un homme complètement pervers. On fait plus glamour comme arc narratif mais au moins il a le mérite de mettre du piquant dans l’histoire.

Bien entendu, il n’est pas nécessaire de traîner ses personnages aussi bas dans l’abysse de la négativité pour avoir un arc narratif négatif. On peut très bien se contenter d’empêcher le personnage d’atteindre ses objectifs, sans pour autant faire de lui un être sans espoirs.

Comme pour l’arc positif, il y a tout un tas de solutions entre le désespoir total et ne pas réaliser son rêve. Il existe tout un panel de possibilités et c’est justement cela qui est intéressant.

Enfin il y a l’arc narratif droit ou plat :

Le personnage n’évolue pas, en général c’est ce qu’il se passe dans des séries de romans tel que le club des cinq, fantomette, les Tom-Tom et Nana, Astérix ou encore James Bond. Le personnage est déjà tellement fort moralement, il a déjà ses propres valeurs, sa propre conception du bien, du mal, qu’il n’a pas besoin d’évoluer. Il reste le même encore et encore et encore même s’il croise des personnages différents, même s’il est confronté à des ennemis puissants, il n’a jamais de soucis intérieurs pour le changer. Pour lui, le monde reste le même quoi qu’il arrive et il ne connaît pas d’ennuis psychologiques ou d’interrogation personnelle. Il sauve les autres, il vit des aventures mais rien ne l’affecte. Du coup, il reste le même du début à la fin et ce n’est pas nécessairement le choix le plus aisé à concevoir.

L’arc plat ne veut pas dire que rien ne change, cela veut dire que votre héros lui ne change pas, qu’il reste le même. Foncièrement, il vit ses aventures, mais ses valeurs, ses habitudes, son mode de pensée en revanche reste tout à fait pareil. En somme, la vie qu’il a avant l’aventure redevient la même après l’aventure, il n’apprend pas de ses erreurs (souvent parce qu’il n’en commet pas vraiment), il a des objectifs souvent extérieurs : tuer le grand méchant, sauvez la fille mais lui n’est pas totalement impliqué, il ne va pas tomber amoureux de la fille par exemple.

Quel est le meilleur des trois ?

Tous et aucun. En réalité, cela dépend de vous, de votre désir, de ce que vous avez envie de faire vivre à votre personnage et de votre volonté de surprendre le lecteur. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix dans l’écriture. C’est quelque chose que je répète souvent aux personnes qui me demandent si leurs choix littéraire sont les bons, mais sincèrement : il n’y a aucun bon ou mauvais choix ! Il n’y a que vos choix et votre envie et personne ne peut réfléchir à votre place ou écrire à votre place ou vous dire que cette voie est meilleure qu’une autre.

Ensuite, il y a ses propres affinités. Moi, par exemple (oui je sais j’aime bien parler de moi), je n’aime pas les Happy End de conte de fée, les histoires où tout est bien qui fini bien, je les déteste. D’ailleurs les contes de fées de Disney, même si j’aime les regarder, et bien je les trouve plat, je préfère de loin les vrais contes qui certes se terminaient bien mais avait toujours une punition : comme dans l’une des versions originales de Cendrillon où les sœurs se font picorer les yeux par des oiseaux, bien plus intéressant selon moi de manière symbolique. Bien entendu, du coup, j’écris peu de fin « parfaite », même si les personnages peuvent se satisfaire d’avoir un sort un peu meilleur, tout n’est jamais tout rose dans leur vie à la fin de l’histoire, j’aime qu’ils y perdent toujours quelque chose. Si vous aimez les Happy End de contes de fées, allez-y faites vous plaisir ! (et rendez l’histoire intéressante aussi, attention, je ne dis pas qu’il faut écrire une histoire banale et sans intérêt non plus sous prétexte que l’on aime les happy end !!).

Faites  :

-Ecrivez ce que vous aimez ! Faites-vous plaisir !

Ecrivez ce qui est le plus intéressant pour l’histoire ! Toujours ce qui est le plus intéressant pour l’histoire, même si ce n’est pas nécessairement ce que vous avez envie d’écrire de prime abord ! Je sais nous avons tous du mal à malmener nos chers héros, parce que ce sont nos bébés et que l’on veut qu’ils aient une vie heureuse mais ça ne les aident pas et puis …ce ne sont pas des enfants, ce sont des personnages de fiction même si vous leur faites mal, rassurez-vous personne ne vous mettra en prison (pas dans un pays des droits de l’homme).

Soyez original ! Etonnez-vous, étonnez le lecteur, soyez créatif !

Ne faites pas :

Ecrire quelque chose pour faire plaisir aux autres et qui ne vous plaise pas à vous !

Ecrire une histoire vide de sens et d’intérêt !

-Ecrire une histoire cousue de fils blancs ! Stéréotypée au point que le lecteur connaîtra la fin dès qu’il aura lu la première page et qu’il pourra vous dire à peu de choses près exactement ce qu’il va se passer. Oui, je sais ça fait mal, mais parfois il faut dire aussi les choses qui font mal.

Voilà ce que je peux vous dire sur les arcs narratifs.

Avez-vous un arc narratif favoris ?

Aviez-vous déjà entendu parler d’arcs narratifs ?  

Structurer son roman : L’idée maitresse

Bonjour à tous,

Aujourd’hui commence une nouvelle série d’article sur la manière de structurer un roman. Comme toujours, je ne présente ici que ma vision des choses, toutes les autres manières de structurer un roman sont valables pour le peu qu’elles vous soient utiles, alors n’hésitez pas à mettre en commentaire votre manière de faire, elle peut être utile à tous.

J’ai intitulé cet article l’idée maîtresse parce que je compte vous exposez rapidement ce que j’entends pas structurer son roman.

Tout d’abord, je m’assure d’avoir du papier et des stylos de couleurs à disposition. C’est le matériel que j’utilise pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Etant un peu paranoïaque, je m’assure également que personne ne puisse venir jeter un œil sur ce travail préliminaire pendant que je m’y atèle, d’autant plus que j’ai tendance à être de mauvaise humeur lorsque je suis en planification et je bougonne beaucoup, pour un tas de raison (me tromper dans mon code couleur est d’ailleurs la raison qui me rend bougonne la plus part du temps). Alors une fois que mes feuilles de papiers (blanches, à carreaux, et mon carnet de préparation) sont installées sur mon bureau que j’ai vérifié que mes stylos étaient bien là, je peux commencer.

La première de mes étapes consiste a définir ma scène d’ouverture, puis mon climax et enfin mon dénouement. Ce sont les trois scènes que j’ai besoin de connaître à tout prix pour me lancer. Je ne dirais pas que le reste est du remplissage mais j’avouerai que sans une idée précise de la manière dont commence et se terminer l’histoire je ne parvins pas à réellement me concentrer sur les scènes et sur les actions.

Lorsque je commence à planifier un roman, je tâche de découper le tout en trois parties. Ce découpage me permet d’avoir à travaillé que de petites parties à la fois et ne peut pas me noyer dans la masse des actions, ou des péripéties : la première partie étant l’exposition, la situation initiale, la présentation des personnages ; dans la seconde partie se trouvent toutes les actions et les péripéties de l’histoire, l’évolution progressive du personnage principale et des autres (même si je dois avouer que souvent je me concentre surtout à faire évoluer le héros, parce que je me lasse vite de la phase préparatoire de l’écriture) et enfin la troisième partie se concentre sur le dénouement et le « retour » à la vie normale. (je dirais bien le happy end mais chez moi les happy end sont rares.)

Une fois, le découpage effectuer grosso modo (j’expliquerai ce que j’entends par là au fur et à mesure de cette série d’article), je m’atèle à concevoir ce que je nomme « les claques » du héros. Ce sont les trois ou quatre scènes les plus importantes de l’histoire, celles qui vont réellement avancer les choses. Pour donner un exemple, je prendrais celui de roman d’aventure, la première claque serait « il faut sauver le monde », la seconde claque « le premier affrontement avec le méchant » et la troisième « l’assaut final » et la quatrième « le retour du héros ». Cela me permet plusieurs choses : déjà de savoir exactement comment va se terminer mon roman (même si cela peut changer rien n’est figé), du coup je garde la motivation, j’aime bien connaître la fin des histoires avant de commencer à rédiger, d’ailleurs lorsque je lis un roman je lis toujours le dernier paragraphe avant de commencer la lecture (ne me jugez pas ^^ ). Ensuite, je peux visualiser les scènes importantes, et donc me diriger vers les points capitaux et cela me permet de distiller des éléments d’intrigues au cours de la rédaction. Enfin, je peux intensifier la tension dramatique de ces scènes en déroulant la chronologie de l’histoire.

Une fois ces étapes achevées, je peux me concentrer sur l’ajout de scènes importantes ou de scènes que je sais que je trouverai difficiles à écrire si je ne les planifie pas un peu. Dans le prochain article, j’exposerai en détails comment je m’y prends pour effectuer la première partie de ce travail, à savoir trouver la scène d’ouverture, le climax et le dénouement.

 

Les descriptions

Bonjour à tous,

Aujourd’hui essayons de voir comment améliorer ses descriptions.

Tout d’abord rappelons quels sont les rôles clés des descriptions.

Les descriptions ont pour fonction d’exprimer les émotions du personnage. Ensuite, elles sont un rôle informatif, les descriptions permettent de décrire les paysages, les personnages.

Comment faire pour que la description soit attrayante ? Que doit-elle contenir ?

Une description doit se focaliser que sur un seul point de vue. Il est inutile de tout décrire. Il faut également orienter le lecteur vers les points importants afin de les mettre en avant.

Pourquoi se focaliser que sur un seul point de vue, plus exactement sur une seule focale ?

Tout simplement parce qu’un roman n’est pas un film. Si dans un film, on peut voir tout le paysage, avoir une vision claire, précise et orientée, dans un roman les choses sont différentes. Ecrire c’est « obligé » le lecteur à imaginer, si vous lui décrivez absolument tout, il n’aura plus rien à imaginer, et je trouve cela un peu triste. De plus, les longues descriptions ne sont plus à la mode. Bien que la mode ne soit pas une raison pour faire ou non des descriptions, cela compte un peu quand même. Pourquoi ? parce que lorsque l’on parle de longues descriptions on pense à Tolkien, Zola, Hugo, etc. Ce genre de descriptions peut certes avoir un grand intérêt lorsque l’on invente un monde, mais l’opinion général n’en garde pas moins l’idée que ce sont de longues descriptions qui sont trop longues. Il faut dire qu’à l’époque où l’on vit et où il faut que tout aille « vite », soit « facile » et « donné » tout de suite, l’action tend à être privilégiée par rapport à la description. Les descriptions doivent donc être perçues d’un seul point de vue, afin de les rendre plus palpitantes. Elles ne sont pas là pour décrire le réel mais un point de vue. Il n’est pas utile de tout écrire, mais de savoir orienter les descriptions afin d’en faire ressortir les éléments capitaux.

Comment faire alors pour rendre ses descriptions vivantes ?

En observant, le monde et non seulement en regardant les choses telles qu’elles sont et en assimilant la vision à l’émotion, mais également en essayant de voir le monde avec objectivité. On peut se dire qu’émotion et objectivité sont contraire, c’est certain mais si l’on ne peut être à la fois objectif et émotif, on peut l’être à tour de rôle. Le tout est de pouvoir restituer à la fois le monde et donner de la profondeur à ses descriptions.

Pour rendre ses descriptions vivantes, il faut surtout les visualiser. Pour mieux réussir ses descriptions le mieux c’est de parvenir à les insérer dans le récit, de manière naturel pour que le lecteur n’ait pas l’impression que vous cherchez à introduire une description. Pour vous donnez un exemple, prenons la musique et le chant, si comme vous vous êtes fan de groupe de rock, vous aurez souvent remarqué que les guitaristes sont souvent également les chanteurs du groupe, vous aurez aussi remarqué avec quel « naturel », « facilité », « aisance », ils parviennent à chanter tout en jouant de la guitare. (valable aussi pour d’autres instruments bien sûr). Cependant, je peux vous jurer que ce n’est ni naturel, ni facile, ni aisé de chanter en jouant. Je le sais d’autant plus que depuis le mois d’octobre, je suis sur un morceau que je souhaite maîtriser à la « perfection » pour donner la sensation que tout coule de source. Pour l’insertion d’une description c’est exactement la même sensation qu’il faut donner au lecteur.

Pour écrire une bonne description, il faut également veiller à ce qu’elle soit cohérente. Bien écrire est une chose, mais suivre une réelle logique est nécessaire. Par exemple, lors de la description physique d’un personnage, il faut veiller à ne pas décrire « dans le désordre », si vous décrivez un personnage n’allait pas décrire ses yeux, puis ses chaussures, pour faire un retour sur ses oreilles. De même lorsqu’on décrit un paysage, il faut suivre une logique, celle du balayage visuel.

Quels sont les éléments que l’on peut insérer dans une description ?

Je dirais que le plus important c’est d’intégrer les cinq sens à vos descriptions. Souvent, on se focalise sur le visuel, mais le goût, le toucher, l’odorat, l’ouïe sont aussi importantes lorsque l’on fait des descriptions. Une bonne odeur de café, le rugueux d’un mur, les bruits de la ville, le goût du chocolat, toutes ces choses peuvent être très utiles pour que le lecteur puisse s’immerger dans votre monde.

Ensuite, montrer les choses, éviter de raconter, pour que l’action soit vivante et la description utile. N’oubliez pas : la description fait partie de l’intrigue. Si vous décrivez un paysage, un lieu ou une personne, c’est qu’il fait parti de l’intrigue. Tout ce qui se trouve dans votre description doit servir l’intrigue.

Et enfin, éviter les répétitions, cette dernière partie est surtout valable lors de la phase de correction.