Petits jeux d’écriture

Bonjour tout le monde, 

Jusqu’alors je vous avez parlé de l’atelier de créativité à partir d’aujourd’hui nous allons aborder une autre notion, que je n’ai jamais abordé sur le blog : les jeux d’écriture. 

Je ne suis pas une adepte des jeux d’écriture, cela me rappelle l’école, seulement on ne peut pas aborder la question de créativité sans parler de jeux d’écriture. 

Les jeux d’écriture sont un excellent moyen de vous faire progresser tout en s’amuser et de stimuler votre créativité.  Ils peuvent également vous permettre de développer votre vocabulaire, jouer avec les mots et vous amuser.

Commençons tout de suite : 

Le premier exercice que je voudrais vous présenter est un exercice que je faisais souvent en classe avec mes élèves. Il s’appelle le jeu du LOGORALLYE. Un terme un peu effrayant mais qui peut très vite devenir amusant. Il s’agit d’écrire un texte avec un certains de nombres de contraintes. 

Ce défi consiste à inclure des mots imposés dans votre texte. Bien entendu, il s’agit d’écrire un texte court. Comment faire alors ? Tout simplement choisir certains mots que vous serez obligé d’inclure dans votre texte. Je pense que cinq mots est déjà un bon début. Il s’agit donc d’écrire un récit de quelques lignes, qui ait du sens avec des mots imposés qui peuvent n’avoir aucun liens entre eux. Si vous souhaitez ajouter une contrainte supplémentaire vous pouvez vous obliger à remettre les mots dans votre texte dans l’ordre où vous les avez trouvé. 

Comment choisir ces mots ? Au hasard, en ouvrant le dictionnaire et en les tirant au sort. En zappant à la télévision et en prenant un mot ça et là, pareil mais dans un livre, en demandant à quelqu’un de votre entourage. Ne cherchez pas nécessairement à ce que vos premiers logorallye aient du style ou qu’ils puissent être publiables. L’important n’est pas d’avoir un texte parfait du premier coup, mais de vous amuser. 

Le champion de cet exercice était Raymond Queneau.

Le second jeu que je voudrais vous présenter est celui de « LA SUITE« 

Ceux qui participent à des concours d’écriture doivent en avoir déjà entendu parler, certainement sous un autre nom. Il s’agit simplement d’imaginer la suite d’une histoire à partir d’une phrase d’accroche. 

Ce jeu affiche une contrainte de taille, respecter le début d’un texte imposé et imaginer une suite qui soit cohérente. Mieux vaut se donner un certains nombres de contraintes pour faire cet exercice, comme décider du temps que l’on va y consacrer, du nombre de mots que vous souhaitez rédiger pour votre histoire, du thème de l’histoire ou du genre littéraire. 

Pour ma part, je pense que passer plus de vingt minutes sur ce type d’exercice soit utile. Mieux faut se créer des petites histoires souvent plutôt qu’une longue. Pour commencer, vous pouvez prendre la première ligne d’un roman au hasard. C’est mieux si vous ne connaissez pas l’histoire d’avance car vous ne serez pas tenté d’écrire la même chose. 

Le troisième petit exercice que vous pouvez réaliser s’appelle le LIPOGRAMME, j’aimais bien le faire avec des élèves de CM parce que c’est un exercice qui demande d’avoir un peu de réflexion, de vocabulaire et d’idée. 

Mais en quoi consiste le Lipogramme me direz-vous ? Tout simplement a écrire un texte en lui retirant une lettre. Vous pouvez soit décidé de rendre un texte qui est déjà connu, comme utiliser une poésie ou un passage d’un article de presse. Ou vous pouvez choisir d’inventer votre propre histoire.

Par exemple, vous pouvez décider de réécrire les Conquérants de José Maria de Heredia en retirant tous les A ou tous les E ou tous les O, ce qui rendra l’histoire plus originale et vous obligera a faire preuve de créativité. 

L’exercice suivant je le nomme « TRANSMUTATION » 

Ne vous laissez pas effrayer par le mot, il s’agit au contraire d’un exercice fort simple. Vous prenez un texte que vous connaissez bien, ou moins bien, disons un texte court et le travail sera alors de changer quelque chose ! Mais quoi ? 

Cela peut -être : 

-Le temps des verbes. Le texte est au passé, alors écrivez-le au présent. 

-Le genre : dans le texte le narrateur est un homme, seul, vous pouvez décider qu’à présent il s’agira d’un groupe de femmes. 

-La forme des phrases : votre texte était positif, mettez le au négatif. 

-Le genre : il s’agissait d’un roman d’amour transformez-le en roman d’épouvante.

Il s’agit là plutôt d’un exercice qui travail le style et la grammaire qu’un exercice de créativité à proprement parlé, mais c’est un exercice intéressant tout de même, surtout lorsque l’on s’amuse à changer le genre du récit d’origine. 

Le dernier petit exercice que je voulais vous présenter aujourd’hui est celui de l’ASSONANCE

Ce n’est pas mon favori mais il peut être utile. L’assonance est la répétition d’un même son. Le jeu consiste donc à employer le même son le plus souvent possible, ce qui oblige à trouver des mots correspondant et ayant le même sens que le mot original si vous vous basez sur un texte. 

Si vous décidez de jouer avec le son « o » vous devrez donc l’employer le plus régulièrement possible. Si vous choisissez « en » il s’agira de la même chose. 

A quoi cela sert-il d’avoir des contraintes ? 

Vous me direz qu’écrire est déjà bien compliqué si en plus on doit avoir de telles contraintes dans ses histoires cela n’est plus amusant. Bien entendu, écrire tout un roman avec sans jamais employer la lettre « a » deviendra très rapidement compliqué. De même qu’écrire tout un roman avec une assonance en « i » présentera rapidement une tâche difficile mais lorsqu’il s’agit de petits exercices réguliers vous pouvez y trouver du plaisir et avoir besoin de fouiller dans le dictionnaire à la recherche de nouveaux mots pour vous aider. Il n’est pas obligatoire de faire ce genre d’exercices. Je ne vais même pas vous dire que je vous conseille de pratiquer, je ne le fais pas moi-même, mais il n’est pas interdit d’essayer. Je crois d’ailleurs que c’est une excellente manière de continuer à écrire même lorsque l’on n’a pas de projets en route ou que l’on veut se libérer la tête quand notre projet du moment devient trop prenant. 

 

Pratiquez-vous ce type d’exercices ?

On se retrouve samedi, pour de nouveaux petits exercices d’écriture. En attendant, vous pouvez me laisser un commentaire ou me joindre sur Instagram.

 

A bientôt,

Ponine 

 

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Achever son atelier de créativité

Voilà depuis le début du mois de septembre, je vous parle d’atelier de pré-créativité ou de créativité. D’exercices pour trouver des idées de romans ou de personnages. Mais comment achever cet atelier ? Cela peut-être utile surtout si vous avez travaillé en groupe et que vous vous étiez donné un temps précis (par exemple deux heures) pour trouver un maximum d’idée. 

Pour achever son atelier, rien de plus simple. Il suffit de prendre toutes les idées que l’on a noté au cours de la séance. Vous reprenez également votre liste d’objectifs. Et il ne reste plus qu’à faire le tri, de relire les idées et de voir celles qui fonctionnent le mieux pour votre objectif et celles que vous préférez. Bien entendu, il ne suffit pas de prendre une idée parmi tant d’autres pour écrire un roman mais cela peut-être très utile de combiner plusieurs idées. 

N’oubliez pas cette phase de travail n’est qu’un brainstorming. Vous pourrez toujours revoir votre travail et vos idées au fil du temps, rien n’est figé dans la roche. Seulement, puisqu’il faut bien commencer quelque part, l’atelier créativité à cela de sympathique que vous pouvez vous y mettre sans risque. Avec un peu d’entraînement, vous libérerez votre côté créatif et il ne vous restera plus qu’à choisir parmi une liste d’idées celles que vous avez envie de développer. 

Bien entendu, vous pouvez faire votre brainstorming sans raison particulière, simplement pour vous amuser et passer le temps ou seulement pour travailler votre créativité. 

A la fin de l’atelier, tout ce qu’il suffit de faire, c’est donc de choisir les idées qui peuvent être majeures, celles qui vous paraissent les plus intéressantes à développer ou celles pour lesquelles vous avez le plus d’enthousiasme. 

Commencez par classer les idées qui se ressemblent ou se recoupent. Ce premier classement vous permettra de vous rendre compte des idées que vous avez eu. Surtout si vous avez travaillé en groupe. 

Dans un second temps, il serait bien de choisir quelques unes des idées qui vous paraissent réellement motivation, entre 3 à 5 idées que vous pourriez avoir envie de creuser davantage ou même une seule, si celle-ci vous semble être la « bonne ». Ce que vous pouvez faire après avoir choisi vos idées serait de les dessiner ou de faire un mini storyboard pour visualiser encore mieux le résultat. 

Si vous avez travaillé en groupe, c’est le moment de remercier vos amis et votre famille pour ce temps passé en votre compagnie, si vous avez travaillé seul, c’est peut-être le moment pour aller faire une balade, manger un morceau, boire une boisson chaude et reprendre le cours de votre vie. 

N’oubliez pas que quoi qu’il arrive, vous pouvez garder les idées que vous avez eu. Il est important, surtout si vous avez travaillé avec d’autres, de garder les idées durant quelques temps. D’une part, parce qu’il s’agit de respecter votre travail et celui des autres, d’autre part, parce que vous pourriez être surpris de constater qu’il y avait d’autres pépites dans ces idées. 

Voilà nous achevons les articles sur l’atelier de créativité, j’espère que cela vous aura aidé. J’ai conscience que cet article était plutôt court, mais il y a peu de choses à dire sur ce thème. Après tout, c’est à vous de voir quel classement vous allez pouvoir faire de vos idées, encore à vous de choisir les idées que vous voulez développer, et je ne peux pas vous dire que telles idées seront meilleures que telles autres.

Puisque le mois n’est pas fini et que j’avais promis quelques petits exercices, on se retrouve mercredi pour un nouvel article. Dans tous les cas n’oubliez pas que vous pouvez me laisser des commentaires et que si le cœur vous en dit vous pouvez venir jeter un œil sur mon profil Instagram.