S’inspirer de la réalité : les faits-divers

Les faits-divers, la rubrique des chiens écrasés, voilà de quoi trouver de nombreuses histoires amusantes, croustillantes, effrayantes et originales.

Les faits-divers regroupent bien des informations, qu’il s’agisse d’accidents de la route, de crimes, de vente de drogues, de disparitions… toutes ces informations que l’on peut trouver dans les faits-divers sont de potentielles sources d’inspirations.

Cela peut paraître un peu glauque, morbide ou totalement déplacé de se servir de la misère, de la détresse ou du malheur des autres pour écrire des romans, pourtant ce n’est pas le cas. Se servir des crimes ou autres permet justement de relancer l’inspiration et de découvrir des idées totalement inconnues. Parfois les autres êtres humains font des choses totalement étranges, dérangeantes et étonnantes, que nous ne pourrions inventer nous mêmes.

Alors doit-on utiliser les faits-divers tels quels ?

Non, bien évidemment, le but, c’est de s’inspirer de certains faits, de certaines caractéristiques des psychologies des personnes impliquées, ou des caractéristiques physiques.

Vous pouvez également mélanger plusieurs histoires différentes afin d’amplifier la tension dramatique.

Vous pouvez essayer de vous entraîner avec des faits-divers pour créer de petites histoires, imaginer les raisons qui ont poussés deux personnes à se battre avec une poele ou une femme à se prostituer ou encore pourquoi un accident de voiture aurait eu lieu. Se servir de faits-divers n’est pas seulement un bon moyen de récolter des idées pour des histoires futures, c’est aussi un bon moyen d’en créer, d’imaginer la vie d’autres personnes.

Compilez les faits-divers ?

Pour autant doit-on nécessairement garder et compiler tous les faits-divers que nous pouvons lire dans les journaux ?

La réponse est non. Vous devez faire du tri et ne garder que des informations que vous trouvez vraiment marrantes, saugrenues, intéressantes. Prenez un petit classeur dans lequel vous pourrez compiler toutes ces informations, classez les selon que vous les trouver très intéressantes, horribles, amusantes, utile pour telle ou telle histoire.

Où trouvez ces faits-divers ? Tout d’abord, je dirais dans la presse locale. C’est là que vous aurez les histoires les plus amusantes. Dans les grands quotidiens vous pourrez puiser des histoires plus tragiques. A la télévision, il sera surtout question de crime sordide. Dans l’Histoire, vous pourrez trouver tout un tas de complots, d’empoisonnement, d’emprisonnement, cela peut aussi être très enrichissant.

Il y a de nombreux avantages à se servir de faits-divers :

Tout d’abord, vous ne serez jamais en manque d’inspiration. Ensuite, vous pourrez toujours trouver un fait surprenant, vous surprendrez vos lecteurs, vous n’aurez pas besoin de vous casser la tête pour inventer des crimes sordides. Je dis toujours qu’il faut faire preuve d’imagination, seulement parfois la meilleure imagination possible, c’est celle des autres.

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A qui profite le crime ? détérioration du corps

Pour continuer la série à qui profite le crime.

Cette fois intéressons-nous à la détérioration du corps.

Je sais qu’aujourd’hui, dans nos sociétés civilisées, aseptisées, ou les morts sont cachés, vidés de toutes leurs substances, et même incapable de se décomposer : merci les produits d’embaumement, nous sommes incapables de savoir exactement ce qu’il se passe lorsqu’un corps meurt.

On est presque tous capable de parler de rigidité cadavérique, de pâleur, d’un corps bleu, bref, on est bien loin de ce qu’il se passe en vrai et c’est fort dommage, parce qu’un écrivain doit pouvoir décrire le processus. Pas tout le temps, non, mais si vous écrivez un roman policier, dire juste « un cadavre », bon ça n’apporte pas grand chose. Évidemment, je ne dis pas qu’il faut faire étalage des faits un peu sordides voir « gore », mais après tout : ce n’est qu’un fait humain parfaitement naturel.

À moment de la mort :

Le cœur s’arrête. La peau perd de sa coloration. Les muscles se relâchent.

Au bout de 30 min :

Les ongles et les lèvres deviennent pâles. Le sang descend dans le bas du corps. Les mains et les pieds commencent à bleuir. Perte de transparence de la cornée.

Au bout d’une heure :

La température du corps descend d’environ 1 degré par heure. Jusqu’à atteindre la température ambiante.

Au bout de 4 heures :

La rigidité cadavérique s’installe. Au bout de 12 heures, elle est totalement installée.

Au bout de 24 heures :

Le corps devient verdâtre (enfin entre bleu et vert). La semence meurt.

Après 3 jours :

Les gaz s’échappent du corps et le distendent. Le corps commence à sentir mauvais. Les liquides s’échappent par les orifices.

Après 3 semaines :

Les cheveux, les ongles et la peau se décollent facilement du corps. Le corps continue sa décomposition jusqu’à ce qu’il ne reste que les os et les dents.

N’oubliez pas que l’eau, les éléments naturels, la chaleur extérieur, le fait que le corps soit à l’air libre ou enterrer aura un impact sur la décomposition du corps et sur la vitesse de décomposition.

Il ne vous reste plus qu’à écrire un merveilleux roman.

A qui profite le crime ? Le sang

Nouvelle petite série d’articles sur un thème qui m’est cher, mais dont je ne parle pas dans mes livres.

Le crime !

Je suis passionnée par les enquêtes criminelles depuis que j‘ai 3 ans. Mon grand-père m’a transmis sa passion et son amour inconditionnel pour les enquêtes criminelles. J‘ai donc quelques petites connaissances en la matière.

Je vais donc tâcher de donner quelques petits conseils pour ceux qui voudraient écrire des romans policiers, des thrillers ou tout autre scène de crime.

Pour commencer cette série sur le crime : évoquons d’abord le sang.

Une scène de crime ensanglantée, c’est tout de suite « plus vrai ». Oui, mais voilà, il faut prendre en compte qu’une scène de crime ensanglantée révélera beaucoup, beaucoup d’indices, autant le savoir.

Tout d’abord, sachez qu’il y a trois types d’éclaboussures de sang :

les traces passives dues à la gravité (rondes )

les traces projetées dues à l’action (elliptiques )

les traces transférées : lorsqu’un objet couvert de sang entre en contact avec une autre surface

  1. Ce que la police judiciaire peut déterminer avec une scène de crime sanglante

Tout d’abord, la date et l’heure du crime,  approximativement.

Le type d’arme utilisée : un revolver ne fera pas les mêmes traces qu’un fusil d’assaut ou un 22 long rifle.

La position du corps peut en dire beaucoup sur la manière dont la victime est morte et sur ce que l’assassin a fait de son corps (ou les secours le cas échéant si la victime était toujours en vie au moment de l’arrivée des secours).

Si le meurtrier est droitier ou gaucher, notamment s’il a utilisé une arme blanche, comme un couteau.

Les blessures reçues par la victime. (même si dans certaines enquêtes, il n’a pas toujours été possible de dénombrer le nombre exact de coups de couteau reçus par la victime ).

Si la mort a été immédiate, rapide ou non.

2. Les traces de sang

Lorsqu’une personne est tuée et que le sang coule, il laisse des traces. Et oui, tout bon écrivain doit le savoir.

Selon la force de l’impact, les traces seront différentes. Plus la force sera violente, plus les traces seront petites et nombreuses, au contraire un impact lent aura plus de chance de produire une seule grosse trace de sang. De même, la taille des traces de sang indiquera à quelles distances, elles sont tombées, plus elles seront larges et étendues, plus les gouttes de sang seront tombées de haut.

De même, la forme de la trace de sang déterminera l’angle d’impact du sang. Sur un mur par exemple, cela sera nécessaire pour savoir si la victime était debout ou non.

Pour calculer l’angle d’impact d’une trace de sang, il faut d’abord avoir en tête qu’une goutte de sang en vol est une sphère et c’est lorsque cette goutte rencontre une surface qu’elle change.

Pour calculer l’angle d’impact, il existe une formule scientifique :

N’étant pas du tout une scientifique, et mes connaissances en mathématiques se résumant au strict minimum, je ne parlerais ici que du calcul de l’impact gamma ( c’est-à-dire à la verticale). Attention, revoilà les cours de trigonométrie

le sin gamma est égale à la largueur de l’ellipse divisé par la longueur de l’ellipse

3. Les instruments

Selon l’instrument avec lequel est tué la victime les traces de sang ne seront pas les mêmes, ni la force d’impact.

Le revolver causera des traces de grandes violences donc il y aura de nombreuses projections de sang.

Le couteau produira des traces plutôt larges, selon l’intensité forte et rapide ou au contraire lente. Tout comme les lacérations, ou l’utilisation d’objet contondant, comme une batte de base-ball par exemple.

4. Statistiques

Le sang est  égal à 8% du poids totale d’une personne. Les hommes ont entre 5 et 6 Litres de sang. Quant aux femmes, elles en ont entre 4 et 5 Litres. Si l’on perd 1.5 litre de sang, on tombe inconscient. Et la mort intervient dés que l’on perd 40% de notre sang.

Voilà quelques petits faits à prendre en considération si vous tenez à écrire un roman policier.