Les personnages : élaboration du héros 1/2

Bonjour tout le monde,

Voilà après une longue pause de ma part, la suite des méthodes que l’on peut utiliser pour élaborer les personnages. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur le héros.

Le héros porte l’histoire, il en est le centre, la base, l’essence. Pour cela prendre quelques jours pour réfléchir à ce qu’il est ; qui il est ; à quoi il ressemble et quelle est son histoire dans l’histoire. Cette première partie sera concentrée sur la partie physique du héros. On peut construire son héros par plusieurs petits exercices.

 

Le héros en vrac :

Il est parfois difficile de savoir quelles caractéristiques donner à son héros, on peut se demander vers quoi se tourner. On hésite quant aux caractéristiques à donner au héros. Pour cela on peut commencer, par un exercice assez simple et utiliser ses lectures pour savoir ce que l’on aime chez les héros et ce que l’on ne veut pas.

On peut commencer par une phase toute simple : les caractéristiques que l’on aime chez nos héros favoris. Dressez une petite liste de qualités ou de défauts (d’ailleurs), de nos héros littéraires (ou non), peut être un excellent point de départ. Cela permet de faire le tri et de ne garder que des caractéristiques que l’on aimerait utiliser. Pour cela, faites une liste des dix qualités que vous voulez trouver ou que vous aimez chez les héros, et faites la même chose avec ce que vous ne voulez pas du tout voir dans votre héros, ou que vous n’aimez pas chez les autres. Pourquoi ? Parce que souvent on sait exactement ce que l’on déteste lire, les qualités ou les défauts des héros que l’on lit, mais lorsqu’il s’agit d’écrire sa propre histoire on peut parfois se laisser aller à certains travers. C’est pourquoi savoir ce que l’on n’aime pas permet de ne pas faire les mêmes erreurs.

Le second exercice consiste à voir le héros à travers les yeux de quelqu’un d’autre :

Lorsque l’on voit un étranger pour la première fois, il se dégage toujours de cette personne un quelque chose qui nous influence dans l’avis que l’on a de lui ou d’elle. C’est la première impression qui compte : tout le monde connaît cette expression mais que signifie-t-elle lorsque nous « auteurs » décidons de l’appliquer pour décrire notre héros ? Voilà la question que l’on peut se poser : Et si un individu croise mon héros dans la rue, qu’est ce qu’il pensera de mon héros ? Quelles seront ses premières impressions ? Est-ce que cet individu va trouver que votre héros est étrangement grand ? Etrangement effrayant ? Est ce qu’il sera surpris dans son look ? Par une coupe de cheveux ? Par une allure qui se dégage ?

Vous voulez un petit exemple ? Samedi, alors que je me rendais à un cours, comme tous les samedis, où je croise les mêmes gens depuis des mois, j’ai vu une personne totalement différente. Rien qu’à la manière dont elle se tenait, à sa façon de fumer, à ses vêtements, à sa démarche, j’ai su en l’espace d’une minute qu’elle était professeure de danse. Cette femme n’avait pourtant ni chignon, ni tutu, mais les cheveux longs attachés en une queue basse, un sweat large, un pantalon d’échauffement et des boots. Elle aurait pu être comme n’importe qui et pourtant j’ai su / ressenti qu’elle était professeure de danse. Soit parce que j’ai trop vu de ballet ces derniers temps, soit parce que j’ai fait de la danse, mais son physique, son allure général me disait qu’elle était prof, et cela même avant de lui avoir parlé. C’est exactement l’exercice que vous devez essayer de reproduire. On peut se dire « mais c’est tellement facile de faire ça », et bien non ! Non et non ! Pourquoi ? parce que votre héros vous le connaissez, alors s’en tenir à une « première impression » c’est difficile, parce que l’on va vouloir trop en dire, se focaliser sur des détails que nous jugeons utiles alors que ce ne sera pas nécessairement ce qu’un « inconnu » remarquerait.

Pourquoi cet exercice est intéressant ? Parce que la première impression est toujours la bonne et que cet exercice peut servir durant la rédaction du roman. Vous pouvez réaliser cet exercice également en vous mettant dans la peau du Grand Méchant / de l’antagoniste / de l’ennemi de votre héros. Souvent lorsque l’on n’aime pas une personne c’est soit parce que la première impression nous a laissé un arrière goût amer, soit parce que l’autre a fait une chose qui nous a déplût. C’est donc le moment de savoir ce qu’a fait votre héros pour énerver l’antagoniste et de quelle manière votre méchant perçoit le héros.

A quoi ressemble votre personnage ?

Prendre le temps pour visualiser, faire un casting de personnage, d’écrire ou de dessiner votre personnage est une excellente méthode pour figer l’image que l’on a du personnage.

Vous pouvez organiser votre « recherche » en utilisant un tableau. Lorsque je fais ce travail, sans utiliser un montage photographie, j’ouvre un tableur, dans une colonne, j’indique les parties du corps que je dois développer : silhouette, visage, cheveux, allure générale, voix, style vestimentaire, particularités physiques.

J’ai publié plusieurs articles sur la manière de concevoir le héros : Créer un héros vivant ; j’avais aussi créer un tutoriel sur ce sujet  ;idée de fiche de personnage. Vous pouvez aller faire un tour sur ces articles pour mieux plus d’informations sur la conception du héros.

Les personnages : élaboration

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais essayer de mettre en place une nouvelle série d’article sur les personnages. Je pense que cette série peut très bien s’insérer avec le cycle d’article sur la structure d’un roman. Tout d’abord, une petite entrée en matière sur ce qu’est un personnage et quand faut-il y réfléchir.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un bon personnage ?

Je dirais qu’un bon personnage est un personnage utile à l’histoire, qui a également une histoire et qui a un but, un objectif et auquel le lecteur peut s’identifier. Les personnages doivent avoir un but non seulement dans leur vie fictionnel mais également dans le sens où sa présence doit être un but au récit , ils doivent servir à faire avancer l’histoire. Si on peut enlever le personnage sans que l’histoire perde en force alors il s’agit d’un figurant.

Loin de moi l’idée de vous dire que vous ne devait pas faire intervenir de figurant dans votre roman, mais si vous avez des difficultés à gérer beaucoup de personnages mieux vaut ne pas avoir de figurants, en tout cas le moins possible. Le bon sens voudrait que les personnages secondaires puissent être utiles eux aussi.

Quand élaborer les personnages ?

Je pense que les personnages peuvent être à l’origine de l’histoire, surtout en ce qui concerne le héros. Le héros peut nous apparaître bien avant d’avoir l’idée de l’histoire que nous voulons écrire. On peut aussi avoir déjà en tête le thème, l’idée du roman, une intrigue et ensuite trouvé le héros.

En tout cas, pour ce qui est des personnages, il arrivera toujours un moment où vous aurez besoin de vous asseoir pour les concevoir, car si on peut avoir très rapidement en tête le héros et deux ou trois personnages principaux, malheureusement tous les personnages n’apparaîtront pas « comme par magie » dans votre tête. Il faudra y réfléchir, leur trouver des objectifs, des familles, des envies, une biographie etc.

A la question quand doit-on élaborer ses personnages, je dirais n’importe quand entre le moment où l’idée d’écrire nous vient en tête et le moment où vous commencer à écrire. Je ne pense pas que l’on puisse « encore » concevoir ses fiches de personnages lors de la phrase d’écrire. Je ne dis pas qu’un personnage ne peut pas subitement apparaître lorsque vous écrirez parce que vous en aurez besoin mais dans 95% des cas vous ne devriez pas commencer à écrire avant de savoir exactement qui seront tous vos personnages, quels seront leur objectifs, leurs buts et leurs histoires.

Pourquoi les personnages sont si importants ?

Pour ma part, je suis convaincue que toute histoire doit avoir des personnages forts et construits. Je crois que toutes les histoires ont besoin d’être portées par des personnages complexes avec de vraies intentions. Je suis persuadée que même l’histoire la plus banale, la plus simple et la moins originale peut être totalement transformée et captivante portée par des personnages forts et bien travaillés.

Même si tous les choix sont justifiables, je pense qu’avoir des personnages stéréotypés n’est pas la meilleure des décisions à prendre. Je ne dis pas qu’avoir un personnage qui ressemble à tous les personnages de ce « genre » peut être intéressant, mais il faut pouvoir justifier ce choix, sans quoi le lecteur peut ne pas être captivé par l’histoire et ne pas trouver dans votre récit assez d’originalité pour être vraiment digne d’intérêt.  

Depuis le temps que je lis des histoires ou que j’écris, je me rends compte de l’importance des personnages, non seulement en tant qu’humain (même si ce sont des personnages de fictions) mais aussi en tant que structure de l’histoire. Je crois que ce sont les personnages qui font avancer l’histoire, qui l’écrive si je puis dire. Afin d’élaborer les personnages de vos histoires vous devez garder en tête que les personnages sont un ensemble, qu’ils forment l’histoire et une cohérence.

Dans les prochains articles, j’évoquerais les différentes manières dont je rédige les fiches de personnages, sur la manière dont je conçois les personnages, les questions que je me pose pour parvenir à créer des personnages.

La méthode flocon de neige

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est le jour du tutoriel du mois et je voudrais vous parler d’une méthode que l’on appelle Flocon de Neige. Cette méthode je les testais il y a une dizaine d’année et je n’ai jamais vraiment apprécié de l’utiliser, pas complètement en tout cas, mais cela ne doit vous empêcher de vous l’approprier ou de l’essayer.

Cette méthode est en une dizaine d’étapes, on peut bien entendu changer certaines étapes, les sauter ou décider de tout suivre comme il est prévu. Ce que je ne dis pas durant l’article c’est que l’on peut toujours revenir en arrière pour corriger des choses si on se rend compte que l’histoire a besoin de modifications.

Etape 1 : Le pitch

Cette étape est primordiale et d’ailleurs si vous ne deviez en adopter qu’une seule pour la vie se serait celle-ci.

Cette étape demande de la concentration, quelques minutes et un cerveau en état de fonctionner. J’ai déjà dû vous parler du pitch dans certains articles (notamment celui-ci : le pitch), parce que cette technique je l’ai apprise (d’accord revue) lorsque j’étais à la fac et que je suivais des cours de cinéma.

Il s’agit de trouver l’idée principale et de l’écrire en quelques mots. La méthode flocon de neige dit qu’il faut mieux avoir une phrase écrire en une quinzaine de mots maximum. Je suis bien d’accord. Le pitch doit être ultra concis, donner seulement « envie » aux futurs lecteurs de lire le livre, et de l’intriguer. Même si cette fois, il s’agit de vous donner l’idée maîtresse de l’histoire que vous allez écrire. La méthode flocon de neige recommande de ne pas y passer plus d’une heure.

Je pense que c’est un délais un peu long, mais si on a aucune idée du sujet de notre future histoire avant de s’asseoir pour y réfléchir alors oui, une heure est un bon délais. Après tout, il ne s’agit à ce stade que d’avoir une idée plutôt vague du roman à écrire.

Etape 2 : Le résumé

Alors pour cette seconde étape, il faut étendre la petite phrase de l’étape précédente à un paragraphe. Le but de ce paragraphe est de préciser le contexte de l’histoire que l’on va écrire. Le but est d’y décrire la situation initiale en une phrase, une autre pour les « catastrophes » de l’acte 2 et 3 (petit article sur ce qu’est le découpage en 3 actes), une phrase pour le dénouement. Le but ici étant de broder autour de votre idée de départ avant de la développer un peu plus précisément et de déjà connaître la fin. La méthode flocon de neige recommande de faire ce travail en 1h.

Ce que je pense de ce résumé c’est que c’est encore une fois une bonne base de travail. On sait dès le début ce que seront les éléments importants de l’histoire et comment on veut achever le récit, c’est une bonne méthode jusqu’ici. Seul petit bémol lorsque l’on connaît déjà toutes ces idées cela peut être énervant de devoir passer du temps sur cette phase de la méthode.

Etape 3 : Les personnages

L’étape suivante est celle de la création des personnages et de leur fiches personnages.

  • Le nom du personnage
  • Un résumé en une phrase de l’histoire du personnage
  • Sa motivation (que veut-il/elle de manière abstraite ?)
  • Son objectif (que veut-il/elle concrètement ?)
  • Son conflit (qu’est-ce qui l’empêche d’atteindre son objectif ?)
  • Sa révélation  ( que va-t-il/elle apprendre ? Comment va-t-il/elle changer ? )
  • Un résumé d’un paragraphe de son histoire dans le roman (en somme l’étape 2 mais pour chaque personnage)

Le but cette fois est d’avoir une idée précise de chaque personnage et de ce qu’ils apportent à l’histoire et de leur évolution dans l’histoire du début à la fin. Selon la méthode, il faut prendre 1 h pour chaque personnage principaux.

Ce que j’en pense de cette étape : je crois sincèrement qu’à l’époque où je la pratiquais je n’avais pas pris en compte l’importance d’avoir des objectifs clairs pour les personnages, pas plus que je ne maîtrisais le besoin d’évolution des personnages, mais j’étais très jeune à l’époque. Aujourd’hui, je trouve que c’est excellent pour savoir à l’avance comment chaque personnage va réagir avant même d’avoir besoin d’y consacrer trop de temps.

Etape 4 : Les Grandes lignes du roman

C’est à partir du paragraphe de l’étape 2 que l’on brode un paraphe pour chaque phrase. On reprend la première phrase du paragraphe qui correspond à la situation initiale et on en fait un paragraphe avec à chaque fois une catastrophe (ce que je préfère moi appeler un climax). Alors chaque paragraphe doit avoir une situation initiale, une catastrophe, un dénouement. Sauf le dernier qui est censé résoudre le roman et dévoiler la fin. La méthode dit qu’il faut plusieurs heures pour cette étape.

C’est à partir de cette étape que je commençais à me lasser de cette méthode, toujours revenir en arrière était un peu agaçant, surtout qu’en ayant déjà réfléchi aux personnages je ne voyais pas l’intérêt de reprendre cette étape, mais en général je le faisais quand même, parce qu’à l’époque je voulais être une « bonne petite élève qui faisait bien ces devoirs comme on le lui disait » et je pensais également que si des gens avaient inventés cette méthode c’est qu’ils devaient sacrément être doués et que l’on devait « obéir », oui j’étais très jeune.

Etape 5 : Le synopsis des personnages

A cette étape il faut reprendre les fiches personnages de l’étape 3 et les agrémenter de petites informations pour en faire des synopsis de personnage. Pour les personnages principaux la méthode indique d’écrire une page et pour les personnages secondaires seulement une demie page. Le but est de faire un peu comme pour l’étape 4, mais cette fois pour les personnages afin de savoir exactement ce qu’ils vont faire, penser et vivre. Selon la méthode, il faudrait y consacrer un jour par fiche de personnage.  

Personnellement, je trouve que c’est une excellente idée d’avoir un synopsis de chaque personnage, même si le fait de devoir écrire une page sur chaque personnage n’est pas franchement ce qui me motive le plus. Je trouve cela trop long, notamment pour certain personnage dont je ne vois pas l’intérêt de faire un synopsis.

Etape 6 : Le synopsis détaillé

Dans cette étape, on reprend la feuille de l’étape 4 pour transformer chaque paragraphe en une page afin de mieux développer le récit et de l’approfondir. La méthode  dit qu’il faut prendre une semaine pour réaliser cette étape. En somme, une fois cette étape achevé on obtient : une page pour la situation initiale, une page pour le premier nœud dramatique, une page pour le second et une page pour le dénouement.

Ce que j’en pense : Les retours en arrière donnent l’impression de ne pas avancer. Enfin c’est la sensation que j’avais. Je pensais ne pas avancer et toujours retourner en arrière au lieu d’aller vers l’avant et je me sentais frustrée, surtout que j’avais envie d’écrire et non de rester bloquée des semaines sur le plan de mon histoire.

Etape 7 :  Approfondissement des personnages

On reprend les fiches de personnages fait jusque ici et on recommence à penser à ses personnages. Le but étant de faire des fiches extrêmement détaillées avec toutes les informations utiles : date de naissances, préférences personnelles, descriptions, motivations, histoire, relations personnelles, métier, etc. Il est dit qu’il faut y consacrer une autre semaine afin de faire cela pour chacun des personnages.

Ce que j’en pense : personnellement, je ne vois pas pourquoi cette étape intervient maintenant. Pour moi, elle aurait déjà dû être là bien avant de faire le synopsis détaillé du roman, mais bon rien n’empêche de pratiquer cette étape tout en allant.

Etape 8 : Le traitement (enfin c’est comme ça que je le nommerai)

A partir du synopsis de l’étape 6, il va falloir faire une liste détailler de toutes les scènes du roman. La méthode conseille de faire cette étape avec un tableur Excel, de faire une colonne avec le numéro de la scène, une autre avec le nom du personnage par lequel la scène est vécue, une colonne dans laquelle on décrit tout ce qui va se passer dans la scène en question, on peut également ajouter des colonnes pour inscrire le nombre de page que l’on compte écrire, ou mots, l’époque de l’action, le lieux, le nombre de personnage, autant d’informations que l’on puisse avoir besoin pour écrire. Il est dit qu’il faut une semaine pour obtenir ce genre de tableau.

Mon avis : je ne suis jamais vraiment parvenue à achever ce tableau. Ce n’est pas pour moi. Je n’aime pas cela, c’est trop « dictatorial » pour moi. Peut-être que cela peut aider certains auteurs qui ont besoin de méthode, de savoir exactement où ils vont mais je trouve cela plus agaçant qu’autre chose. Si j’appelle cette étape traitement c’est pace qu’elle me fait penser au Traitement des scénarii dans lequel on cherche à avoir une vision détaillée de l’histoire.

Etape 9 : La continuité dialoguée

Avant dernière étape de la méthode en 10 étapes. Cette fois, on prend le synopsis et le traitement et l’on commence à rédigée une description narrative de plusieurs pages pour chaque scène, on y inclut les dialogues qui viennent en tête. Ce n’est pas encore le premier jet mais un aperçu du premier jet, avant des idées. En sommes, on prend chaque scène et on la développe en une ou deux pages afin de savoir exactement où l’on va. En somme si vous avez 100 scènes vous allez vous retrouver avec 100 ou 200 pages d’explication. On dit que l’on peut faire cette étape en une semaine.

Mon avis : Est-ce encore nécessaire que je vous dise que je n’ai jamais eu la patience d’arriver jusque là ?

Etape 10 : Ecriture du premier jet

On imprime tout ce que l’on a pu écrire jusque là, notamment la continuité dialoguée et on commence à écrire le roman. C’est la partie marrante. Il est dit que l’on peut écrire son premier jet en 150 heures.

Mon avis sur cette étape : YOUPI ! On peut enfin commencer à écrire ; ce n’était pas trop tôt.

Mon petit commentaire sur cette méthodologie : Je trouve cela un peu trop laçant. Je ne voyais pas pourquoi il fallait passer autant de temps sur chaque partie, revenir en arrière et reprendre encore et toujours les mêmes éléments pour en rajouter un petit peu alors que l’on aurait pu faire tout cela du départ. Je ne suis jamais allée jusqu’au bout, parce que tout ceci me semblait insupportable d’une longueur ahurissante pour peu de résultat escompté. Pourtant, je pense que dix ans après ma dernière tentative d’utiliser cette méthode je vais peut être retenter l’expérience juste pour vous et éviter de rester sur un échec (plusieurs d’ailleurs).

Est-ce que l’un d’entre vous à déjà pratiqué cette méthode ?

Est-il déjà allé jusqu’au bout ?

 

Structurer son roman : les claques

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais conclure la petite série d’articles sur ma manière de préparer et structurer mon roman. Comme vous avez pu le remarquer, je ne suis pas une fan du « tout planifié dans les moindres détails », le plus souvent je me contente de « rêver » de prendre des notes, de penser à mes intrigues et de veiller à l’amplification de la tension dramatique. Après vous avoir parlé de la façon dont je vois la structure de mes romans, j’ai également pris le temps de vous décrire ce que je prévois en premier lorsque je planifie mon roman, dans un troisième article j’évoquais avec vous la structure des situations initiales, péripéties et du dénouement, j’avais également pris le temps de vous parler des arcs narratifs. Aujourd’hui, il sera question de ce que je nomme les claques.

Qu’est ce que les claques ?

Eh bien, je nomme claque les scènes vraiment importantes où mon héros est réellement malmené. En général ce sont les scènes que j’aime le plus imaginer et que je conçois comme étant clés dans le déroulement du récit.

Pour cela, j’essaye de garder le cap de l’objectif du héros, de le malmener au possible.  A chacune de ces quatre scènes clés (ou trois ou cinq, ou six, tout dépend de l’histoire, de sa complexité, de la longueur du récit), je me pose les questions suivantes :

-Comment empirer la situation du héros ?

-Quels sont ses buts ? Va-t-il les réussir ?

Chacune de ses scènes doivent être et avoir un arc narratif à elles seules. Je rappelle que j’ai rédigé un article sur les arcs narratifs la semaine passée, adapté aux scènes les arcs narratifs peuvent être conçus ainsi :

-Une question majeure

-Une question mineure

-Une tension

-Un moment fort

-Enfin un dénouement.

Pour augmenter la tension, il faut que chaque scène apporte quelque chose de nouveau :

-soit un indice pour la suite

-soit soulever une nouvelle question

-soit répondre à l’une des questions

Pour m’assurer de cela, et être certaine que mes scènes « claques » correspondent bien au schémas que je veux leur faire prendre je prend le temps de répondre aux questions dans cet ordre :

-Quel est la situation du héros au début de la scène : est-ce que sa situation est confortable / en danger / favorable / défavorable / a-t-il ce qu’il veut ou ce dont il a besoin

-Qui sont les personnages présent dans la scène ? Dans quel(s) lieu(x) va-t-elle se dérouler / Que va-t-il se passer ?

-Quelle va être la question principale soulevée par la scène ?

-Quelles révélations vais-je apporter aux lecteurs ? Comment vais-je les faire arriver ?

-Quelles vont être les actions ou l’action principale ?

-Comment la scène va-t-elle se terminer ?

-Comment soulever de nouvelles interrogations et les présenter aux lecteurs ?

-Quelles sont les choses que le lecteur connaît mais que les héros ignorent (ou les autres personnages) ?

-Comment faire patienter le lecteur pendant les révélations ? Comment relancer de nouvelles interrogations ?

Voilà comment je m’assure de préparer les scènes clés.

Pourquoi est-ce que j’appelle ces scènes des scènes claques ?

Ces scènes je m’en sers justement pour mettre à mal le héros, pour le pousser vers l’échec, ou la réussite. C’est pour cela que ces scènes ne sont pas nombreuses et que je m’assure de les préparer avec une réelle attention.

 

Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je tenais à continuer la petite série d’articles sur la manière dont je structure mes romans, après vous avez expliqué rapidement ce que cela signifiait dans un premier article, expliquer en détails les premiers éléments que je planifie lorsque j’écris à s’avoir la scène d’ouverture, le climax et le dénouement, aujourd’hui je vais entrer dans la phase plus « poussée » de la phase précédentes à savoir planifier la situation initiale, trouver les péripéties importantes et le dénouement.

 

Tout d’abord qu’est ce que je nomme : situation initiale

On pourrait croire qu’en ayant parlé de la scène d’ouverture dans l’article précédent, il n’y aurait pas besoin de décortiquer la situation initiale, et pourtant un peu de réflexion n’est pas mauvaise.

Ce que je nomme situation initiale c’est bien plus que la scène d’ouverture. Selon mon point de vue, la situation initiale correspond à 25% du roman, c’est tout ce qui présente les personnages principaux, l’intrigue principale, les intrigues secondaires, les objectifs des personnages. Bref, c’est ce que l’on écrit au début pour situer l’histoire et tout ce qui sera détaillé ensuite.

Comment je planifie ma situation initiale et ce que je vais « mettre » dans mes premiers chapitres ?

Pour trouver mes idées, je fouille dans mes fiches personnages, je reprends les informations que j’ai sur les objectifs, les motivations, les envies et les enjeux des personnages, afin de tisser des intrigues plus solides entre les divers personnages et les intrigues. En général, cela vient tout seul, je n’ai pas besoin de faire réellement d’efforts pour trouver ma situation initiale, parce que lorsque je commence à écrire ou à réfléchir à mon roman, j’ai toujours déjà en tête les informations que je veux distiller dans les premiers chapitres, même si durant la phase d’écriture et de correction des choses, des parties, et même des idées vont changer. Donc, je suis certainement la plus mauvaise personne pour vous comment hiérarchiser les idées pour créer la situation initiale. Le plus important, je dirais qu’il faut surtout créer la tension, petit à petit, afin que le lecteur soit toujours en haleine.

Si je passe beaucoup de temps sur la création de la scène d’ouverture (cf l’article précédent) j’en passe beaucoup moins sur la préparation de la situation initiale, parce qu’à part me concentrer vaguement sur l’ordre des idées à transmettre, je ne me concentre pas vraiment sur l’ordre des chapitres, je préfère me laisser aller sans énormément réfléchir, même si je planifie un peu les idées, que j’essaye de faire des fiches « chapitre par chapitre » et de définir les lieux principaux et les atmosphères majeures des chapitres, je ne m’attarde pas tellement. je préfère me laisser envahir par les idées petit à petit durant la phase d’écriture.

 

Les péripéties ou actions :

Les péripéties, cette phase correspond à 50 % du récit. C’est durant cette phase que le héros va vivre ses aventures, et c’est à la fin de ses aventures que l’on va avoir le CLIMAX, toutes les actions doivent aboutir au Climax. Ce qui signifie que toutes les actions doivent s’intensifier, jusqu’au point culminant.

Comme pour la situation initiale, je me sers des objectifs des personnages, des idées d’intrigues que j’ai pour planifier quelques actions, les scènes les plus importantes, je les planifie d’une manière que je nomme « vraiment« . Chez moi, vraiment ça veut dire que je prends quelques minutes pour m’imaginer la scènes, pour inscrire les actions principales, les personnages présents, parfois quelques morceaux de dialogues, et prendre en compte l’atmosphère que je veux diffuser, je prends le temps de réfléchir aux cinq sens. Les cinq sens c’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on écrit, ou alors c’est peut être seulement moi, mais souvent lorsque j’écris je me focalise d’instinct sur le visuel et alors que les autres sens sont également très important.

Je pense souvent à mes scènes avant de les écrire, je les rêve, je fais cela un peu partout : le soir avant de m’endormir, sous la douche, en faisant le ménage, durant les courses… de cette manière je peux tester différentes alternatives. Parfois je prends des notes, parfois non, même si je dis toujours qu’il faut tout noter, je pense que dès fois on peut mettre de côté certaines idées. Seulement, j’écris depuis longtemps et je suis convaincue que lorsque l’on débute dans l’écriture, il faut mieux tout noter, même rapidement plutôt que de laisser de côté une bonne idée.

Pour ce qui est de l’organisation temporelle des actions, je n’y pense vraiment que lorsque je corrige.

 

Le dénouement :

Le dénouement c’est ce qu’il reste du roman, autrement dit les 25% restants. Cette partie correspond au moment où le Climax est achevé et c’est juste avant la dernière scène. Le dénouement selon moi, c’est le retour à la vie normale.

Il s’agit pour moi de seulement savoir quel est l’arc narratif du personnage, de l’histoire, du héros pour lui choisir son retour au calme. Je parle des arcs narratifs dans un article récemment. Le retour au calme c’est la vie une fois que toutes les aventures sont terminées. cette nouvelle vie peut être soit meilleure, soit pire, soit entre les deux. Il ne s’agit pas de relancer une histoire mais simplement de montrer rapidement qu’elles ont étaient les conséquences de l’histoire, des péripéties et du climax sur le héros et comment est sa nouvelle vie.

 

J’ai bien conscience en écrivant cet article de ne pas réellement donner de clés pour écrire ces différentes parties, mais à vrai dire, je ne prends pas tellement le temps de tout planifier, de tout décortiquer dans les moindres détails. Tout ce dont je m’assure c’est de suivre une progression qui me paraît logique pour le héros, et l’histoire, c’est également de veiller à la tension dramatique.

Structurer son roman : scène d’ouverture ; climax et dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui reprise de la petite série d’articles sur la manière dont je structure mon roman, cette fois je vais vous expliquer comment je commence par structurer ma scène d’ouverture, mon climax et le dénouement de mes histoires. Il s’agit là de la première étape lorsque je commence réellement la planification.

 

La scène d’ouverture :

La scène d’ouverture correspond au moment où le lecteur entre dans l’histoire, lorsqu’il la découvre et que vous exposez votre histoire.

La scène d’ouverture ou d’exposition est toujours le premier contact que vos lecteurs auront avec votre histoire, c’est pourquoi il ne faut pas la rater. Qu’importe si votre scène d’ouverture est un prologue, la première scène de votre roman, ce qui compte c’est l’effet que cette scène doit procurer sur votre lecteur.

Je veuille toujours à ce que l’émotion qui se dégage de cette scène soit toujours celle que je cherche à faire passer dans le roman, de manière générale. A ce que l’atmosphère du roman se ressente dans cette première scène. Je pense qu’il est important d’optimiser cette première scène et de la chouchouter. J’aime beaucoup entrer directement dans l’intrigue, mais pas nécessairement dans l’action. Ce que je veux dire, c’est que l’intrigue, c’est plus « psychologique », mettre en place les objectifs de l’histoire ou du héros, et pas tellement de commencer par de l’action au sens strict du sens.

Pourquoi c’est si important la scène d’ouverture ?

Parce que cela permet de montrer quels seront les choix de l’auteur : déjà  la narration, le choix du point de vue, le vocabulaire… cela peut paraître anodin,  mais je suis convaincue que ces choix sont importants pour le lecteur.

Pour concevoir ma scène d’ouverture je prend toujours le temps de me demander :

-Quel point de vue je veux adopter ?

-Quel personnage je veux mettre en avant ?

-Dans quel lieu je veux commencer mon action ?

-A quel moment ?

-Comment je peux utiliser les cinq sens pour intensifier les émotions ?

-Est-ce que je veux commencer par un flashback ? flashforward ? par une description statique au sens dialogue ? Est-ce que je veux entrer dans l’action ? présenter un événement ou un personnage ou les deux ?

-Comment vais-je attirer l’attention du lecteur ?

–Comment puis-je rendre ce que j’ai dans la tête logique, cohérent, intéressant et ordonné pour qu’un lecteur qui ne connaît pas l’histoire puisse avoir toutes les informations importantes pour comprendre de quoi il est question ?

Ensuite, je me lance dans la phase de « rêve », je profite du temps avant de m’endormir pour vivre cette scène dans ma tête, pour la rêver. En général, je fais plusieurs phases de « rêves » avant de me lancer dans la rédaction de l’incipit. Une fois que cela est fait, que j’ai écris ma scène et bien, je lui fiche la paix et j’enchaîne avec le reste, je ne reviens pas pour corriger, pas avant la fin. C’est quelque chose que je ne fais pas mais qu’il est possible de faire si l’on hésite : écrire deux ou trois débuts alternatifs, mais franchement pas plus, sinon vous m’avancerez jamais.

Le climax :

Et bien le climax quant à lui correspond au moment le plus fort de l’histoire. C’est l’acmé de votre roman. C’est avant le dénouement, après les actions (péripéties) successives. C’est le moment où le héros affronte le grand méchant (ou ses démons intérieurs, qu’il sauve la princesse, qu’il se met en couple avec la femme de ses rêves etc).

Pour en arriver là, on a vécu tout un tas d’actions, de rebondissements, le héros était proche de vaincre et il a échoué, puis recommencer, puis il s’est approché de ce moment le plus palpitant de l’histoire et voilà venu le moment d’y penser. Pour éviter la confusion, je tiens à vous dire qu’en réalité, j’écris tout mon plan avant de commencer la rédaction, même si la manière dont je l’explique peut laisser penser le contraire.

Le climax doit donc être l’apothéose de votre histoire, le bouquet final du feu d’artifice. C’est le moment où le héros est arrivé au point de non retour, il va enfin savoir s’il peut obtenir ses objectifs ou non. C’est pour cela qu’il est bien de planifier un peu avant d’écrire ce qu’il va se passer :

-histoire de garder en tête les objectifs du héros et de ne pas en oublier en chemin

-savoir dès le début vers qu’on on tend à arriver. on ne distille pas les mêmes informations selon la manière dont le roman se termine, même si on peut brouiller les pistes en faisant croire au lecteur que « TOUT EST BIEN QUI FINI BIEN » alors qu’en relisant on peut se rendre compte que deux ou trois petits indices laissaient penser le contraire.

-s’assurer que la chute correspond bien à ce que l’on avait en tête dès le départ et que l’on ne s’est pas laissé embobiner par les personnages et l’histoire.

Comment on le prépare ce super moment magique alors?

Et bien c’est simple, on prend encore une feuille de papier et on écrit ses petites idées. Oui, le métier d’écrivain n’est pas très innovant, ni même palpitant, on écrit, on pense, on réfléchis, on corrige et on recommence.

Alors à quoi il faut veiller quand on planifie le climax ?

–Aux personnages que l’on va faire intervenir.

-A l’évolution qu’auront déjà subi les personnages.

-Au lieu où cela va se passer.

-Donner une atmosphère particulièrement et utiliser les cinq sens pour renforcer le sentiment majeur que l’on veut créer et développer.

-la logique des actions qui vont se dérouler dans cette scène.

-Qu’est ce qui a changé dans la vie du héros ?

-Est-ce qu’il va parvenir à vaincre le grand méchant ? Comment il va s’y prendre ? Qu’est-ce qu’il va en découler ?

-Comment puis-je surprendre le lecteur ?

Le dénouement :

Et enfin, je tache de me concentrer sur la fin, la toute dernière scène de l’histoire, celle ou je dis au revoir à mes personnages pour les laisser vivre leur vie sans moi. C’est la scène que je pense être la plus facile à écrire, même si elle demande un certain savoir faire stylistique, je dirais, parce qu’il faut savoir rendre la fin agréable à lire et ne pas trop sur-jouer la fin du roman.

Alors à quoi est-ce que je veille ?

Et bien à rendre la fin cohérente avec ce que je voulais écrire. Je m’arrange pour que je ne laisse pas aux personnages toute la liberté qu’ils désirent, ces petites bêtes si on n’y fait pas attention ils vont dans toutes les directions.

Je m’assure de garder en tête les objectifs de chaque personnages et d’y répondre, même si lorsque l’on écrit une série par exemple on ne peut pas toujours répondre à toutes les questions au premier tome, mais ce n’est pas grave si le lecteur n’a pas toutes les réponses, l’important c’est que moi je les connaisse. Ensuite, je me demande si je veux que ma fin soit ouverte ou fermée. Donc est-ce que je veux que le lecteur puisse penser qu’il peut potentiellement y avoir une suite, ou si je veux que tout soit bien clairement fini.

Lorsque l’imagine mon roman, je tente toujours de trouver deux ou trois fins alternatives si celle que je conçois en premier me paraît trop « facile ».

Comme pour les deux autres scènes importantes, je me question toujours sur quels personnages faire intervenir, dans quel lieu, à quel moment (juste après le climax ? des semaines plus tard ? faire revenir le héros durant un peu de temps à la nouvelle vie normale ou non? ), quelle est la logique de la scène ? qu’est ce qui doit être montré ? quelle est la nouvelle émotion que je veux faire passer ?

Je crois qu’en faites pour la toute dernière scène de l’histoire, c’est réellement le récit en lui-même qui impose la fin, donc je ne peut pas réellement vous expliquer plus en détail comment je la conçois, parce qu’à part en m’assurant de répondre aux objectifs des personnages, je ne fais pas réellement de grandes réflexions sur la dernière scène.

Voilà ce que je pouvais vous dire sur la manière dont je planifie mes romans.

Processus créatif : la correction

Bonjour tout le monde,

Continuons notre série sur le processus créatif (après l’inspiration, les personnages, le plan et l’écriture) avec la dernière phase de l’écriture : la correction.

La correction est de loin la phase la moins créative et la plus rébarbative de l’écriture. Pour ainsi dire, fini de jouer et en garde ! La correction est la phase la plus épuisante, la moins sympathique et la plus agaçante de l’écriture. Et je ne suis pas la seule à la penser. Autant écrire, planifier, inventer peut être amusant, mais lorsqu’il s’agit de corriger il n’y a plus rien d’amusant, si ce n’est les erreurs que l’on a pu commettre durant la phase de rédaction et où l’on se dit « mais qu’est ce que j’ai pu être bête ».

La phase de correction est utile, afin de vérifier que l’on n’a pas fait d’erreur, sur le fond mais également sur la forme. C’est le moment d’amplifier la tension dramatique, de vérifier l’orthographe, la grammaire, de rajouter quelques descriptions, de couper des dialogues, bref de faire le ménage dans son roman afin de le rendre le plus impeccables possibles.

Alors on peut se demander s’il y a besoin d’une phase de créativité durant la phase de correction. On pourrait croire que c’est le moment où il n’y a pas besoin de créativité puisqu’il s’agit simplement de remettre au propre son roman, de vérifier que tout est à sa place et qu’il n’y a aucune erreur dans la chronologie du roman, dans la syntaxe ou ce type de question. Pourtant, je ne suis pas convaincue par cette vision des faits. Je crois qu’il faut également faire preuve d’une certaine créativité, notamment lorsque l’on a besoin d’amplifier la tension dramatique dans certaines scènes ou lorsque l’on a besoin de reprendre certains chapitres.

Je ne pense pas que le processus créatif s’arrête lorsque l’on reprend page par page, ligne par ligne et mot par mot son œuvre pour la retravailler, je pense que ce processus est simplement différent. Bien entendu, ce n’est pas de la créativité à l’état pur, mais il s’agit essentiellement de vérifier que la phase de pure écriture était justifiée, que l’on a utilisé les bonnes idées, les bons mots.

La correction est une étape primordiale dans l’écriture d’une histoire. Je sais que pour beaucoup d’auteurs elle est franchement peu attrayante, mais elle est nécessaire pour s’assurer que tout est comme il faut.

Si je devais donner un conseil pour la correction je dirais qu’il faut lire son texte à haute voix. Cela semble un peu ridicule de lire à haute voix, surtout l’on a un peu peur de passer pour un fou, mais c’est capital pour ressentir les mots, voir si les phrases ne sont pas trop longues, si l’on adopte le bon rythme dans les scènes, si la sonorité est adéquate etc.

En terme de temps, je dirais qu’il me faut en général le double pour corriger qu’il m’en a fallu pour écrire. Lorsque j’écris une histoire en un mois, je me donne deux semaines à un mois sans y toucher, puis deux mois pour le corriger. Je ne suis pas douée en orthographe, grammaire et compagnie, je ne m’en cache pas, c’est un soucis que j’ai depuis toujours, alors je donnes toujours mon texte à corriger à d’autres personnes. Bien entendu, cela demande du temps, et je ne le fais qu’une fois que j’ai corrigé tout ce que je pouvais faire moi-même.

Après la correction, vient les lecteurs, ceux à qui l’on demande l’avis et des conseils. Cette phase appartient à chacun et je ne peux donc pas la commenter, mais je peux vous dire une chose : méfiez-vous de la surenchères d’éloges ou de critiques. Bien entendu, je peux me tromper, mais quelqu’un en qui vous avez confiance ne devrait jamais vous dire que votre histoire est absolument parfaite, ni même qu’il n’y a rien d’intéressant dedans. (même si cela peut arriver). Bien entendu, on vous pointera plus aisément les défauts, parce que c’est ce qui dérange, mais demandez également à vos lecteurs ce qu’ils apprécient. Demandez leur ce qu’ils pensent des personnages, de l’histoire, du contexte, de la syntaxe, ce que vous pourriez corriger etc.

Pour ma part, lorsque quelqu’un me donne son texte à lire j’essaie toujours de montrer les failles, tout en proposant des idées pour améliorer ces petites erreurs et je termine toujours par un petit résumé des qualités et des défauts. Je ne crois pas me vanter en affirmant que je cherche toujours à motiver les autres dans leur quête de l’écriture. Peut être que j’ai tort, peut être pas, je ne dis pas que tous les textes que l’on m’a donné à lire deviendront le prochain best seller de l’année mais il y a quelques petites histoires sympa. Certains textes ne seraient même pas publiables, (à cause du contenu, du format, de la qualité, etc) mais ce que l’on gagne en encourageant les autres, c’est qu’ils gardent confiance en eux et de ce fait s’améliore. Je crois que cette bienveillance est également capitale lorsque vous jugez votre propre travail. Non, il ne sera pas parfait, oui vous aurez envie de défenestrer votre premier jet, bien entendu il faudra peut être cinq ou six romans avant d’avoir atteint cette qualité publiable que vous visez et alors ? Ce n’est pas de la perte de temps, c’est au contraire un gain de temps. Pourquoi un gain de temps ? Parce que si vous abandonnez à la première histoire et bien jamais vous ne deviendrez écrivain, jamais vous ne réaliserez votre rêve et c’est ça le plus important, s’accrocher.

 

Processus créatif : le plan

Bonjour tout le monde,

Après avoir parlé du processus créatif : l’inspiration et du processus créatif : les personnages, aujourd’hui, je vais aborder avec vous la création du plan.

Est-ce que j’utilise un plan ? Comment est-ce que je le met en place ? A quoi ça me sert d’avoir un plan ou non ? Est-ce qu’avoir un plan est nécessaire pour écrire ? Comment est-ce que je m’organise ? Pourquoi est-ce que c’est nécessaire de savoir où l’on va et est-ce que le plan est figé ou est-ce qu’il peut évoluer ? Est-ce qu’un plan cela fait tout dans l’histoire ?

Voilà les questions auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.

Est-ce que j’utilise un plan ?

Alors là, c’est une excellente question. Déjà un plan qu’est ce que c’est ?

C’est un canevas, une base de travail, dans laquelle on peut avoir prévu les grandes lignes de l’histoire ou avoir prévu tout les éléments de l’histoire de manière très détaillés. Il y a deux grandes écoles qui existent dans le monde « du plan de roman », soit on essaye de jeter les grandes lignes directrices et on écrit un peu comme on le souhaite. Pour comparer à la peinture, je dirais que c’est comme avoir un paysage devant les yeux et avoir envie de reproduire ce paysage sur la toile. Soit on détermine avant même décrire chaque petits détails de l’histoire, les rebondissements, les intrigues de tous les personnages, les chapitres, voir même les scènes de chaque chapitre. Toujours en comparaison à la peinture, je dirais que c’est comme les kit peinture par numéro où il ne reste plus qu’à appliquer la couleur à l’endroit désigné par le numéro. Aucune des deux écoles n’est mauvaise, aucune n’est bonne, tout dépend de soit et de ses préférences ou du romans que l’on écrit. En réalité c’est comme tout, le choix se détermine à l’instant T. Bien entendu, encore les grandes lignes et le détails (excessif) on peut trouver un juste milieux qui nous correspond.

 

Pour ma part, je n’emploi pas certainement pas le modèle ‘par numéro’, je n’ai pas la patience de tout détailler avant de commencer à écrire, parce que pour être honnête, tout prévoir à l’avance me « gonfle », me « coupe » dans mon élan et je trouve que c’est (pour moi) une perte de temps.
J’ai tenté l’expérience par le passé mais je n’ai jamais pu achever, ni même commencer un roman que j’avais planifié dans les moindres détails à l’avance, je ne suis pas faite pour cette méthode que je trouve fastidieuse. A bien y réfléchir, enfant je n’ai jamais pu achever une seule peinture par numéro. Je crois que j’ai un esprit trop rebelle pour apprécier que l’on me dicte ma conduite, même si c’est moi-même qui me dicte ma conduite. J’ai besoin de spontanéité, certainement parce que j’en manque cruellement dans la vie.

Donc oui, j’utilise un plan. Je planifie en règle générale mes personnage, leur histoire de vie, parce que j’en ai besoin pour savoir où aller. Ensuite, je planifie ce que j’appelle mes 4 points clés :

-Le début de l’histoire : où en est le héros au début de l’histoire

-L’élément déclencheur : en gros qu’est ce qui le pousse à bouger ses fesses et à sortir de sa zone de confort pour prendre part à l’aventure

-Le climax : le point culminant de l’histoire

-le dénouement : où est-ce qu’il en est à la fin.

Une fois ces grands traits brosser, je me demande quelles sont les péripéties importantes ou les scènes clés. Ma question à ce moment là  c’est « qu’est ce qui pourrait lui arriver d’important? » en général je me sers de ce que je sais des personnages pour répondre à ces questions.

Petit exemple, le roman que j’écris en ce moment retrace une partie de la vie d’une baby-sitter (pour arrondir ses fins de mois) qui travaille pour une famille plutôt aisé, en dehors de cela le personnage principal fait une rencontre sentimentale, mais voilà son passé fait que c’est compliqué (si c’était simple à quoi ça servirait ^^), de même que dans sa carrière professionnelle (autre que baby-sitter), elle est aussi amené à côtoyer certaines personnes. Je n’entre pas dans les détails parce que je n’ai pas trop envie de le faire pour le moment mais le passé du personnage fait qu’elle craint énormément la trahison. Elle attache une grande valeur à la fidélité, de manière quelque peu excessive (bah oui sinon ce ne serait pas intéressant). Evidemment, ma question à ‘qu’est ce qui peut lui arriver d’important? » c’est forcément être trahie, par tout le monde, où plus exactement qu’elle croit avoir été trahie, pour la mettre à mal. Seulement pour être trahie, il faut faire confiance. De ce fait, je prévois les scènes de trahisons, les motifs : par exemple son patron qui embauche une autre baby-sitter, le jour où elle ne peut pas travailler (pas franchement une trahison, mais on peut le vivre ainsi selon le contexte), une trahison émotionnelle, l’homme qu’elle rencontre va être vu avec d’autres femmes (même si pour le coup la première fois, il s’agira de sa sœur ce qui l’influencera à lui faire re-faire confiance, etc).

Lorsque je planifie, j’essaie toujours de mettre mon personnage en déséquilibre, parce que j’ai remarqué que j’ai plus de difficulté durant l’écriture, à faire tomber / sortir mon personnage de sa zone de confort. 

Une fois que j’ai les éléments importants, en général j’ai une douzaine de moments « importants », enfin quand je dis important ce n’est pas nécessairement des moments clés de l’histoire, mais des éléments qui vont ajouter à l’action des données. Une fois que j’ai cela, je me demande comment va finir l’histoire exactement. Est-ce que le personnage va avoir ce qu’il désir ? est-ce qu’il aura atteint son but dans la vie ? Est-ce qu’il sera satisfait de son sort ? Est-ce qu’il va évoluer?  Bien entendu, j’ai déjà la réponse à ses questions, dans la manière dont je ferais évoluer le personnage au travers de ses actions, et des éléments de l’histoire que j’ai déjà « conçu », mais j’aime bien me poser et répondre franchement à « est-ce qu’il va réussir ? »La meilleure réponse n’est pas toujours oui, ou non, mais une zone entre les deux, qu’il est important de définir.

Après cela, je tente d’organiser des chapitres grâce aux éléments précédents, afin de jongler avec les moments de forces et de faiblesses  de mes personnages.

C’est sûre que dis ainsi, on peut penser que j’ai un plan très détaillés, mais en réalité, ce n’est pas le cas, car souvent, mes descriptions de chapitres ne font pas plus de quinze lignes et j’écris gros (et mal qui plus est). Je dois également avoué que pour mes premiers chapitres j’aime bien détaillés les scènes principales en quelques mots :

Petit exemple avec la page du chapitre 1 du roman que j’écris en ce moment :

On peut donc constater qu’il n’y a pas réellement de détails sur ce qu’il se passe. En plus, je n’ai pas du tout commencer comme ça, au final, comme quoi prévoir trop de détails n’est pas idéal pour moi.

Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir un plan ?

Oui, Non, ça dépend. En vrai, il faut avoir une idée précise de où l’on part et de où l’on veut arriver et de quelques éléments importants entre les deux, sinon, on ne va nul part. Seulement une idée précise ne signifie pas avoir un plan préétabli à l’avance.

c’est comme partir en vacances, vous devez savoir de où vous partez et à quelle date, et de où vous voulez arriver, à quelle date, entre les deux, il faut savoir comment faire pour s’y rendre, quelles seront les étapes et le trajet. Mais trop planifier ne sert à rien. Un peu comme lorsque l’on part en vacances, il est important de savoir quand on part, par quel moyen de transport, où l’on va dormir sur place, le temps que durera le séjour et quand on va revenir, mais si vous partez en voiture, vous ne pourrez pas prévoir toutes les pauses pipis, le nombre de chips que vous mangerez en route, le temps des bouchons, le nombres de cailloux que vous rencontrerait. Bref, tout prévoir est impossible et dangereux, comme planifié un trajet à la seconde près, planifié un roman à la virgule près est le meilleur moyen pour qu’un imprévu vous arrive et là vous serez bien embêtés et en proie à la panique. Mais il est tout aussi dangereux de rien prévoir en dehors du moment de départ et de l’arrivée. Comme pour un voyage, si vous ne savez pas par quel route passer il se peut que vous vous retrouviez à passer par la Suède pour vous rendre à Rome (c’est une image exagérée mais pas si fausse).

Ne pas avoir un plan trop rigide permet de laisser libre court à sa créativité et aux personnages. On ne peut jamais savoir quelle bonne surprise ils nous réservent, bien entendu, ils ne faut pas leur laisser faire tout ce qu’ils leur passent par la tête, mais c’est toujours agréable de se laisser un peu porter par son histoire. Sinon, à quoi sert d’avoir un écrivain autant demander à un robot d’écrire une histoire. Donc bien entendu que le plan peut évoluer, mais je crois qu’il faut s’en tenir à certains éléments pour ne pas se perdre soi-même dans des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire que l’on désirait écrire.

Est-ce que le plan fait tout dans l’histoire ?

Oui et non. Oui, ça fait avancer l’histoire, ça permet de savoir quoi dire, comment faire évoluer le personnage, comment le mettre en déséquilibre mais ça ne garanti pas que l’on saura écrire convenablement, que l’histoire sera intéressante, que nos idées de départ sont bonnes. Bref, vous l’aurez compris, un plan oui, mais ne basez pas tout la dessus, il y a quand même une part de talent dans l’écriture, et une immense part de travail, de réécriture, de réflexion.

Ecrire n’est pas facile, c’est un travail, et comme tout travail, il demande de se remettre en question, d’avancer avec détermination et d’avoir un objectif, tout en sachant que rien ne peut être prédéterminé à l’avance.

Ponine et ses activités

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous parler de mes activités « annexes » à l’écriture. Si j’écris beaucoup, je suis également passionnée par d’autres formes d’art. Je suis curieuse de nature.

Depuis de nombreuses années, je pratique la guitare. J’ai une magnifique Ibanez, toujours la même depuis que je suis adolescente, une GIO pour débutant, mais elle me convient très bien. A l’époque, j’avais fait une super affaire, car je l’ai payé moins de 200 euros. J’ai également un ampli, mais ça n’a gère d’importance. J’ai longtemps eu du mal à jouer de manière régulière et à faire des progrès. Récemment, je me suis obligée à jouer au moins dix minutes par jour tous les jours et en quelques semaines j’ai pu noter une rapide progression. Bien plus en six semaines, que durant les six derniers mois.

Ma seconde activité, du moment, mais que j’avais pratiqué durant de nombreuses années sans vraiment l’apprécier, c’est le dessin. A l’âge de douze ans, j’ai eu la « honte » quand mon prof d’art plastique a montré à tous mes camarades une de mes œuvres. J’étais ridiculisée ! A présent, je sais que mes soucis de vision y étaient pour beaucoup et que si je dessinais des formes déformées c’était à cause de mon besoin de porter des lunettes. J’en veux encore à ce professeur de s’être moqué de moi… alors j’ai toujours eu le désir de prendre ma revanche… sur moi-même et d’apprendre le dessin. J’avais laissé tomber parce que je n’avais plus le temps, mais je m’y suis remise depuis un petit moment et j’apprécie le dessin. Je tente de consacrer à cette activité une ou deux heures par semaine. C’est suffisant pour moi, même si je me rends compte que pour progresser ce sont surtout les efforts sur le long terme qui compte et la passion.

Ma dernière activité, c’est la danse classique. Je fais certes du Ballet Beautiful depuis un petit moment déjà. Je dois d’ailleurs à ce sport ma perte de poids : Moins 7 kilos sur la balance, de nombreux centimètres en moins. Bref, que du bonheur.

Ballet Beautiful

Seulement, avant de pratiquer le ballet beautiful, je faisais de la danse classique, durant de très nombreuses années et j’aime ce sport, car c’est à la fois un sport et un art. La danse c’est juste du rêve, de la grâce et de l’amour. C’est un moyen de se dépenser à la fois physiquement et mentalement.

J’ai bien conscience que ses activités ne sont pas les plus enrichissantes que l’on pourrait avoir mais elles me servent à me détendre, à me surpasser et à chercher à devenir meilleure, en tant que personne, mais aussi en tant qu’écrivain. Ce qui n’est pas si mal.

Et vous,

pratiquez-vous des activités artistiques

en dehors de l’écriture ?

Tutoriel de septembre : se créer une routine

Aujourd’hui, je vais vous parler de routine. Routine à la fois d’écriture et de vie, parce que ne se mentons pas les deux sont liés. Je vais donc partager avec vous mes quelques idées pour une routine de vie et d’écriture inspirante, motivante et créative.

Que faut-il pour être créatif ?

Vaste question, cela va s’en dire.

On pense souvent qu’il faut avoir l’inspiration. Mettons de côté, l’idée que l’inspiration viendrait d’une Muse antique, et qu’elle ne touche que les gens qui sont prêts à tout ou prêt à tout sacrifier pour écrire. Voyons plutôt comment nous, simples humains, pouvons être plus créatif.

 

Tout d’abord, pour trouver l’inspiration on peut avoir recours à des sources internes :

L’utilisation de son cerveau (ressource interne) : réfléchir, méditer, se confronter à soi-même, se servir de ce que l’on a en soi, de ses connaissances, de ses lectures passées, etc.

Pour cela, on peut se « poser », s’asseoir à son bureau avec un carnet et écrire les idées qui nous viennent au fur et à mesure. On peut également, prendre du temps pour méditer. La méditation a le vent en poupe et je peux vous assurer que c’est un exercice très efficace. Je le pratique régulièrement (voir quotidiennement), j’emploi des pierres pour m’ancrer d’avantage et des méditations guidées afin de me libérer l’esprit.

Les pierres que j’utilise sont : L’auralite ; la turquoise ; le lapis-lazuli ; la labradorite et l »améthyste.

Lorsque je purifie mes chakras, j’utilise plus de pierre que je pose sur chacun de mes chakras. J’essaie de faire ce genre de longue méditation 1 fois par semaine, le reste du temps, je fais des méditations plus courtes.

Avec un esprit libéré de son stress, la créativité arrive plus rapidement. On se sent plus créatif, parce qu’on met de côté les angoisses que l’on peut avoir. C’est une très bonne chose car le stress n’est pas seulement mauvais pour le corps, il est néfaste pour l’esprit et la créativité.

Une autre méthode pour être plus inspiré et plus motivé vient de sources extérieurs :

La musique, la lecture, regarder des films, voir des expositions, discuter avec d’autres personnes, les journaux etc.

La musique a un bon effet sur la majorité des personnes. Elle permet de s’évader, d’ouvrir son esprit et de se laisser porter. Je crois que les meilleures musiques, si l’on veut écrire ou s’inspirer pour écrire, sont des musiques classiques ou des musiques douces, de relaxation.

J’apprécie également de me plonger dans les faits-divers afin de trouver l’inspiration. Les faits-divers ne manqueront jamais de vous surprendre par leur ingéniosité, c’est fou que l’esprit humain peut concevoir (même si parfois les conséquences sont malheureuses).

Comment se créer une routine inspirante, motivante et créative ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’esprit humain apprécie la répétition. La répétition, la routine est rassurante. L’inspiration étant plutôt fugitive et timide, il faut savoir l’amadouer : se créer une routine permet de la mettre en confiance et de se mettre plus rapidement au travail.

Certaines personnes vous diront qu’ils n’ont pas besoin de routine, qu’ils travaillent mieux s’ils n’ont pas de routine, qu’ils trouvent bien mieux l’inspiration s’ils ne sont pas « conditionnés ». Je pense pour ma part que : L’absence de routine est en elle-même une routine. Si l’inspiration peut apparaître lorsque l’on sort de sa zone de confort, il n’en reste pas moins que le travail même de l’écriture intervient de manière plus rassurante lorsque l’on est dans sa zone de confort, parce que pour bien travailler il faut être en confiance.

Besoin d’être convaincu ? Repensez à votre premier jour de travail, le tout premier dans un endroit que vous ne connaissiez pas, avec des collègues inconnus, comment vous sentiez-vous ? Comment s’est passé cette journée ? Avez-vous vraiment été à l’aise et en pleine condition de travail ? Etes vous parvenu au même « rendement » que lorsque vous êtes totalement à l’aise dans votre travail ? Maintenant, réfléchissez à un moment où vous étiez « ancien » dans votre travail, que vous aviez l’habitude de votre travail, que vous vous entendiez bien avec vos collègues, que vous partagiez de bons moments avec eux depuis longtemps, que votre travail vous pouviez l’effectuer les yeux fermés …comment vous sentiez-vous ? Bien entendu, la routine peut bloquer la créativité, elle peut empêcher de trouver de nouvelles sources d’inspirations et être lassante, mais pour écrire, il faut savoir trouver un équilibre, une harmonie entre la routine rassurante et réconfortante et la nouveauté. C’est pourquoi je vous conseille d’avoir une routine inspirante, qui soit à la fois dans une zone de confort bien défini mais qui permette d’en sortir grâce à des sources d’inspirations comme la musique.

Pour se sentir bien dans son rôle d’écrivain, il faut se sentir bien dans sa vie quotidienne. Il faut mettre en place une hygiène de vie adéquate. C’est à dire : dormir un nombre d’heures raisonnables, ni trop, ni trop peu. Faire du sport pour se libérer du stress, pour être en forme et garder un corps en bonne santé. Manger équilibré, vivre dans un endroit aussi propre et ordonné que possible.

Se créer un environnement propice à l’écriture, à l’imaginaire, et à la concentration est nécessaire si l’on veut pouvoir écrire dans de bonnes conditions.

Se créer une routine inspirante passe par de nombreuses petites choses :

-La méditation

-un environnement qui donne envie de s’évader

-des sorties créatives : musée, exposition, cinéma, balade en forêt, dans les parcs, shopping, restaurant.

-l’utilisation de supports différents : regarder des films/séries ; lire des livres ; regarder des photos ; écouter de la musique ; utiliser des bougies ou des pierres pour méditer.

-Se débarrasser du stress

-faire de nouvelles rencontres

-faire de nouvelles expériences

-Trouver les meilleurs moments pour écrire

-Trouver ce qui est le plus inspirant pour soi-même : lieu d’écrire, support, objets, ambiance, horaires.

-Ne pas écouter les autres et tout les conseils qu’ils peuvent donner. Je sais ce que je dis ! Si je vous dis que pour moi la méditation fonctionne c’est parce que j’ai essayé et vu ce que cela donner pour moi. Alors je vous invite a essayer, mais pas à adopter une routine qui n’est pas utile pour vous. Certains on besoin de mettre des bougies, pour ma part, cela me déconcentre, mais j’ai essayé. Pourtant je ne suivrais pas un conseil qui ne m’aide pas moi-même. Il faut savoir faire ses propres expériences.

-Tout ce qui vous aide à créer une routine inspirante…

Pour être créatif il faut prendre en compte ses propres besoins. Je suis convaincue qu’un mode de vie sain (sommeil régulier, repas nutritifs, sport, méditation, vie sans stress…) permet de conserver sa créativité et d’être plus en phase non seulement avec soi-même mais avec ses objectifs d’écrire.

 

Voici ma propre routine créative lorsque j’écris :

Lever à 5 h ; passage à la salle de bain pour se réveiller notamment un bon nettoyage du visage et brossage des cheveux et des dents. Suivi d’une séance de méditation avec des pierres plus ou moins longue selon le temps disponible de 5 min à 30 min.

jusqu’à 6 h lecture d’un livre de développement personnel ou d’un roman : les lectures que j’affectionne Réfléchissez et devenez riche, de Napoléon Hill et Miracle Morning de Hal Elrod.

6 h sport 30 min de ballet beautiful si j’ai le temps je pratique 1 h

puis écriture jusqu’à ce que j’ai écris 2 000 mots ou jusqu’à ce que je doive me préparer pour aller au travail. Durant ce temps, j

e mets de la musique classique et je bois du thé vert et un smoothie pour avoir de l’énergie et des minéraux. A l’automne et en hiver je prends des vitamines comme de la vitamine C j’ai remarqué qu’un apport plus important en vitamines me permet de perdre moins mes cheveux et de compenser le manque de soleil.  

Si j’ai le temps je tire les cartes, cela me permet de me détendre. J’aime beaucoup tirer les cartes, c’est un moment que je prend pour moi depuis quelques temps et qui m’apporte beaucoup de bonheur. Une façon de lâcher prise et de me concentrer sur la résolution de mes problèmes ( et cela sans forcément qu’il y ait une quelconque quête « magique »).

En allant au travail, je me répète mes objectifs de vie, les choses que je désire le plus au moins et ce que je veux faire pour les obtenir. J’ai trois objectifs de vie (quatre si on ajoute le fait que tous les matins je m’engage à faire de mon mieux au travail), dont je ne parlerai pas ici, car je pense qu’il faut mieux les garder pour soi. Chacun d’eux commencent par :

Je m’engage à… pour ce faire je vais me donner les moyens de parvenir à ..; (je répète mon objectif) d’ici le … (jour mois et année). Pour parvenir à … (objectif), je m’engage à faire tel chose, puis telle autre, puis encore telle autre, jusqu’à ce que j’y parvienne. Je crois en moi, j’ai la force physique, mentale et spirituel d’arriver à (objectif) d’ici le (date) parce que je crois en moi, en mon potentiel et en mes capacités. Je n’ai pas peur d’échouer, je n’ai pas peur de perdre, de me tromper, ni d’être jugée, car j’ai foi en moi et en mes capacités.

Pourquoi est-ce que je fais cela ?

J’ai bien conscience de passer pour une folle, pourtant être motivée à réussir passe aussi par la croyance que l’on peut réaliser tout ce que l’on désir. C’est ce que j’ai appris en lisant Napoléon Hill.

Le soir, j’ai également une routine qui me permet d’être plus motivée le matin. dès que je rentre du travail, je prend une douche pour me laver du stress, pour me débarrasser de mon « moi-travailleur » et de prendre conscience que le travail reste au travail. Je dîne, puis je prend le temps de regarder un film ou un épisode d’une série parce que cela m’inspire.

Une fois au lit, je met de la musique pour m’aider à m’endormir. Cela fonctionne à merveille car je m’endors plus rapidement et je suis ainsi plus en forme le lendemain matin quand mon simulateur d’aube me réveille.

Et si on me demande si je ne suis pas fatiguée d’avoir une routine je répond NON !

Pourquoi non ?

Tout simplement parce que je constate de mes progrès dans bien des domaines depuis que j’ai une telle routine. Je me rend compte aussi que je fais bien plus de choses que d’autres personnes. Quand j’entends mes collègues se plaindre de n’avoir pas le temps de faire quoi que ce soit parce qu’ils sont fatigués et qu’ils se lèvent juste pour aller travailler, qu’ils rentrent le soir pour regarder la télévision ou faire des fêtes d’où ils finissent plutôt ravagés par l’alcool et les excès et de ne rien faire d’autre de leur dimanche que de dormir ou de regarder la télévision, je ne me sens pas « fatiguée » par ma routine. Nous n’avons qu’une seule vie, la gâcher devant la télévision, à jouer à des jeux vidéos et à se plaindre de n’avoir le temps de rien ne fera pas changer les choses. Gaspiller sa vie à se plaindre est une chose, se donner les moyens de réussir en est une autre. Peut-être qu’un jour, je me réveillerai en me disant que j’ai raté ma vie, que j’ai fait passer certains domaines avant d’autre et que je n’ai pas assez « profité » de ma jeunesse en faisant la fête et en me montrant irresponsable mais vous savez quoi il me suffira de regarder toutes ces choses que j’ai accompli, tous ces efforts que j’aurai fourni pour me convaincre que j’ai avancé et évolué bien plus rapidement et intensément que la majorité des gens.

Avoir une routine n’est pas que rassurant, c’est aussi le moyen de se donner les moyens de réaliser ses rêves. Loin de moi l’idée de blâmer les autres, chacun fait ses propres choix pourtant si vous souhaitez écrire un livre mais que vous n’y consacrez jamais un peu de temps, vous n’y parviendrais pas et consacrer du temps passe par l’élaboration d’une routine et des efforts à fournir.

Quelle est votre routine d’écriture ?

Est-ce difficile pour vous d’avoir une routine ?

Selon vous avoir une routine est-ce bien ou plutôt contre productif ?

Dites-moi tout !

Corriger son roman : étape 1

Comme je l’ai dit, le mois de mars est pour moi l’étape de la correction de mon tome 1. Ce qui me donne l’occasion de partager avec vous les étapes de correction.

Ces étapes sont assez nombreuses, en tout cas, en ce qui me concerne. Je trouve que l’étape de la correction est plus importante encore que celle de l’écriture.

Tout d’abord : ne rien faire ! C’est une étape capitale et essentielle. Une fois, l’écriture achevée mettait le projet de côté. Commencez un nouveau projet. Allez faire une retraite spirituelle. Partez en vacances. Commencez un tricot. Bref faites autre chose. Durant au moins une semaine.

Ce n’est qu’au bout d’une semaine (au moins) que vous pourrez lire votre oeuvre. Quand je dis lire, c’est lire, sans stylo, sans correcteur, sans rien changer. Pourquoi ? Pour juger si vous êtes apte à la correction ou non. Durant cette phase de lecture, observez votre comportement. Avez-vous envie de tout changer ? Sentez-vous qu’il manque « trop » de détails ou qu’il y en a « trop » ? Si vous êtes dans l’idée « trop de », « tout changer », « tout réécrire », ce n’est pas le bon moment pour corriger, remettez votre œuvre dans un tiroir quelque temps.

Être dans le bon état d’esprit de correction signifie : voir les défauts, mais se féliciter des passages intéressants, sentir que l’histoire est bonne, mais que peut être des détails pourraient être ajoutés. Si votre « problème » se situe au niveau de la grammaire et de l’orthographe et qu’il y a « trop de fautes« , vous pouvez corriger, aucun lutin ne viendra corriger les fautes de frappe, les mots manquants, les inversions de lettres et la conjugaison. Si comme moi, vous n’êtes pas très « copain-copain » avec l’orthographe et la grammaire, dites-vous que vous êtes prêt à corriger lorsque vous « voyez » les fautes. Si vous ne voyez pas vos fautes habituelles, c’est que vous n’êtes pas encore prêts à corriger.

Après cette première lecture, le vrai travail commence. Pour ce travail, je vous conseille de vous munir de deux cahiers ou de feuilles volantes. Ne relisez pas les notes que vous aviez prises avant la rédaction du roman pour avoir un regard neuf (autant que possible).

Pourquoi je conseille des cahiers ? Parce que je pense qu’écrire à la main est plus profitable pour cette phase de travail.

Dans un premier temps, découper le roman en chapitre. Le but de cette première phase et de travailler par petites unités.

Sur une page en haut écrire le numéro de l’acte (j’ai déjà parlé du travail en 3 actes  Un plan en 3 actes.) puis du chapitre. Commence alors le travail, scène à scène.

Je fais d’abord un résumé de chaque scène. Je maque sur une feuille à part ce qui ne va pas dans la scène, sans les détails. Parce exemple, si je trouve que la fin doit être plus brutale pour ne pas trop en dire, si je pense qu’il faut ajouter une scène entre deux scènes. Si j‘estime qu’il manque des informations sur un personnage ou un lieu (exemple une description pas assez précise.). Si une information est distillée trop vite, ou mal. Bref, je prends à chaud des idées et des remarques qui me viennent en plus du résumé de ma scène.

Une fois le résumé de la scène effectué, je prends des stylos de couleurs pour donner les informations « intrigues » des personnages trouvées dans la scène.

Je vais donner un exemple plus précis. Si dans une scène, je fais intervenir deux personnages admettons que l’un des deux soit un traite, je vais distiller dans la scène une information pour que lorsque la révélation de la trahison sera faite, le lecteur se dise « mais oui, tel truc dans le chapitre n°… c‘était ça.« . Sauf que pour parvenir à gérer plusieurs intrigues, sur plusieurs tomes (et oui saga oblige haha), il faut prendre le temps de gérer les intrigues (primaires et secondaires ) avec soin. J‘ai donc choisi un code couleur pour chacun des personnages et je résume à la fin de chaque scène ce que l’on a appris de lui en fonction de ses intrigues. Cela prend du temps, je vous l’accorde, mais c’est efficace.

Je vous entends déjà dire « oui, mais lorsque l’on écrit le plan du roman tout ça, on le fait déjà ». Et c’est vrai. On pense en amont les intrigues et les révélationssauf que lorsque l’on écrit, on est plongé dans son histoire, il est donc facile de passer à côté de certaines choses parce qu’on laisse son inspiration prendre le dessus sur la réflexion. Ce n’est pas mal, c’est mal preuve d’inspiration et de plaisir, mais voilà si on veut que le lecteur soit surpris, intrigué et captivé, il est nécessaire de revenir à l’essentiel. C’est à ça que servent les corrections.

Lorsque j‘ai terminé de résumer scène par scène mon chapitre, je prends un stylo d’une autre couleur, et je fais ce que j‘appelle le « ce que je pense du chapitre« . Alors là, il faut faire preuve de « cruauté » (être objectif, c’est être cruel avec soi-même parfois). Je dis exactement ce que je pense du chapitre. Et non le « c‘est nul », ne suffit pas. J’explique à moi-même, par écrit, pourquoi je pense que la scène 4 est nulle et ce qu’il faudrait faire pour que ça soit meilleur. Et oui parfois, améliorer une scène signifie tout simplement retirer la scène. Parfois, il faut simplement creuser des intrigues pour rendre des intrigues plus intéressantes et ne pas avoir des personnages inutiles.

Parfois, il faut ajouter une scène, je prends donc une feuille spéciale pour ça. Une feuille sur laquelle j‘indique où insérer la scène ou le chapitre qui manque et ce qu’il faudrait y mettre comme action et comme intrigue.

Je fais donc ce travail pour chaque scène et chaque chapitre. Une fois achevée, la lecture, je regarde les intrigues de chaque scène et je regarde si cela correspondait à ce que je voulais au départ, je regarde s’il ne manque « rien » et s’il ne faut pas renforcer des intrigues secondaires. Puis, je réécris ce qui doit être réécrit et j’ajoute les scènes qui manquent. (dans un document à part du roman et pour les découpes, c’est pareil, je prends le chapitre, mais je conserve la première version).

C’est un travail un peu long mais nécessaire, au moins pour ma part. Voilà pour ce qui est de la première phase de correction.

Et vous comment faites-vous pour corriger vos récits ? Avez-vous vos astuces ?

 

Bonjour à tous

Bonjour tout le monde,

Petit message pour vous dire que je ne vous oublie pas. J’ai eu besoin de prendre des vacances ces derniers jours, j’étais au bord de la crise de nerf, prendre du temps pour moi m’a fait beaucoup de bien, je me sens plus reposée et motivée que jamais.

Ce que j’ai appris durant ces petites vacances se résument à très peu de choses :

-Croire en soi.

-S’aimer.

-Croire aux capacités des autres.

-Aimer son prochain.

-Avoir un objectif et tête et tout faire pour le réussir.

-Je suis capable d’écrire 14 000 mots en 7 heures.

-Ne jamais essayer de faire changer d’avis une personne qui n’est pas convaincue du bien fondé de la pensée positive.

D’ici la semaine prochaine, je rendrais ma série d’articles sur la conception des personnages. J’ai hâte de reprendre l’écriture d’articles sur le blog.

A la semaine prochaine et un très bon week-end à tous  🙂

 

Ponine

 

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Les critiques

Bonjour tout le monde,

Voici un petit article qui découle de mon dernier article qui parlait de mon blog. J’ai eu l’idée de cet article en écrivant le dernier. Lorsque j’écrivais l’article sur les raisons pour lesquels je ne poste pas mes textes, j’ai repensé aux critiques. Aux critiques que j’ai reçu, entendu, subi durant les mois et années où je publiais sur des sites web et aussi aux critiques de manière général.

Lorsque l’on publie sur internet, on se met face à la critique, on se dévoile, on prend des risques : celui d’être critiqué. C’est un risque, bien entendu mais cela peut être une très bonne expérience, seulement faut-il trouver des personnes capables d’avoir un véritable point de vue et qui ne soit pas dénué de tout esprit de revanche, vengeance, cruauté.

Se mettre à nu suppose de faire preuve de courage, c’est indéniable, pourtant je crois que ce n’est pas une raison pour tout accepter de la part des autres.

Mon avis sur les publications sur internet – c’est le moment où je vous parle des critiques

Lorsque j’écrivais et publiais sur des sites, je m’attendais à une vraie analyse de ce que je faisais, je m’attendais à ce que l’on me donne de vrais avis, pas des « trop cool », ou des « c’est de la ***** », mais des commentaires dans lesquels j’avais un peu de précision sur les forces et les faiblesses de mes écrits. Et pas juste les faiblesses, parce que la critique est facile et que la méchanceté est gratuite surtout derrière un écran. Je vous rappelle que pour critiquer quelqu’un on peut utiliser la formule suivante « compliment – critique – compliment », ça s’appelle la bienséance. Même sans cela, le « critique, critique, critique, critique », à moins que cela ne soit justifié n’amène à rien.

LA CRITIQUE « méchante » :

Ecrire reste quand même l’acte le plus personnel qui soit, avec la création artistique et le sexe. Imaginez-vous qu’après avoir couché avec un nouveau partenaire celui-ci vous disiez : « bon alors t’es nul, tes positions franchement c’est du déjà vu, ta manière d’embrasser c’est dégeu, t’es pas capable de faire ça ou ça ou ça (mettez ce que vous voulez à la place de ça) mais haha quoi, c’est la base ! Et puis quand tu fais ça ? non mais sérieux t’as vu comment c’est pathétique ! En plus t’es trop gras, pas souple, pas créatif et tout ce que tu fais c’est du stéréotypé. En faite, tu sais pas t’envoyer en l’air, t’es trop nul arrête pour le bien de l’humanité. ». Comment est-ce que vous le prendriez ? Pour le peu que vous ayez 16 ans, manquiez de sommeil, soyez solitaire et bien ça se termine par une tentative de suicide (et non ce n’est pas mon exemple!), bon j’exagère un peu mais c’est clairement la même chose. Personne n’a envie de s’entendre dire que tout ce qu’il fait est nul, mauvais, sans intérêt et insipide, parce que c’est faux ! Tout le monde n’est pas doué, c’est vrai, tout le monde ne peut pas devenir le meilleur mais tout le monde peut s’améliorer.

LA CRITIQUE « gentille » :

Et il y a pire que les « t’es trop nul », ce sont les « trop génial, j’aime trop ce que tu fais, t’es parfait ». Sérieusement ? Comment on peut considérer les gens de la sorte ? Je m’explique être trop gentil cela n’aide pas. Si on veut aider les autres, certes il faut montrer ce qui va mais aussi ce qui ne va pas. Quand on « apprécie » une personne il faut être honnête, c’est la moindre des choses. Souvent les « t’es trop merveilleux » cache deux choses:

-soit on est super pote avec l’autre et on ne veut pas perdre son amitié, donc on lui lèche les bottes en pensant « punaise qu’il est nul ça serait tellement mieux s’il s’améliorait », mais on n’ose pas pointer du doigt les défauts, pour ne pas vexer.

-soit on cherche à être pote avec tout le monde pour augmenter ses vues et ses commentaires et on flatte son propre égo, parce que les autres nous rendent plus visibles.

Alors qu’est ce que l’on doit dire lorsque l’on critique ?

Eh bien la vérité sur ce que l’on ressent, éprouve, pense, le but étant d’aider l’autre à s’améliorer, c’est ça le but de la critique. C’est à ça que l’on doit s’attendre lorsque l’on poste sur internet. Ce que l’on appelle les HATERS, vous en aurez, parce que se trouvait derrière un écran cela réveil la cruauté des gens, la mesquinerie, c’est facile, c’est bas, c’est même agréable parce que l’on peut tout dire sans avoir peur, parce que l’on se sent protéger. Seulement, je crois que l’on peut dire des choses mêmes désagréables avec gentillesse. Critiquer ça ne veut dire faire du mal ouvertement, par plaisir, mais cela veut dire aussi que celui qui reçoit la critique doit s’attendre à le recevoir.

Je me souviens quand je me suis inscrite sur Wattpad, je lisais un chapitre d’une fille qui demandait aux autres leurs avis. Je me rappelle très bien que son histoire n’était pas intéressante, ses personnages stéréotypés en mode Bella et Edward Cullen, ce n’était pas des vampires mais d’autres créatures surnaturelles, mais alors ce n’était pas intéressant du tout. C’était en plus mal écrit. Son histoire aurait pu être bien, avec un peu de travail sur les personnages, un peu de réflexion sur ses tournures de phrases, mais…j’ai eu le culot de lui répondre ce que je pensais. Je crois que j’aurais mieux fait de me taire. Cette personne avait tout un fan club du même acabit, qui écrivait le même genre d’histoire en rêvant de devenir les prochains best-sellers. Ce n’est pas mal en soi ce genre d’attitude, seulement, écrire demande autre chose que de pomper les idées des autres, leurs personnages, en changeant leur nom et le lieu de l’action. Je me rappelle lui avait expliqué ce que je pensais. Mais ce que l’autre et ses amis n’avaient pas apprécié ce fut ma critique sur le fait que toutes ses phrases commençaient par une conjonction de coordination ou le prénom de l’héroïne. C’était lourd, mais réellement lourd et je tenais à l’aider, à lui donner un point de vue « extérieur » parce que c’est le but du jeu. Bien entendu ça fait mal de se rendre compte que nos histoires ne sont pas parfaites, que oui, il y a des gens qui ne vont pas aimer ce que l’on écrit, mais que ce n’est pas une raison pour prendre la mouche et ne pas tenter de se remettre en question.

Comment réagir lorsque l’on reçoit une critique ?

Si vous recevez une critique, d’une personne qui a prit le temps de vous lire, qui a prit le temps de rédiger un vrai commentaire, de plusieurs lignes parfois, qui vous montre vos faiblesses et vos forces, il faut l’accepter. Accepter ça ne signifie pas « je vais tout changer », mais ça dire aussi remercier la personne d’avoir pris du temps pour nous et prendre en compte que peut-être ce qu’il dit n’est pas totalement dénué de sens. Certes, sur internet beaucoup de gens n’ont rien de mieux à faire que de critiquer, d’insulter, dénigrer et rejeter tout ce qui n’est pas de leurs goûts, mais il y a également des gens qui sont là pour aider, pas parce qu’ils sont charitables, mais parce qu’ils ont envie de lire des textes de qualités.  

Alors pourquoi ça fait mal d’être confronté à la critique ?

Parce qu’écrire c’est comme le sexe, on se donne à fond, à 300% et qu’on a envie d’être bon, d’être doué, d’être aimé, parce qu’on n’a pas envie de souffrir, même les masochistes aiment prendre leurs pieds (si, si croyez-moi), alors quand on subi des critiques, on les prends pour soi. On se dit qu’on n’en vaut pas la peine, qu’on ait pas doué, qu’on est pas foutu de réussir quelque chose, que l’on n’intéresse pas les gens… Et tout un tas d’autres trucs, mais ça vous êtes capables de remplir les blancs à ma place. Pour le peu que l’autre tombe sur le TRUC qui fait mal, la Blessure, et voilà que l’on tombe dans une spirale infernale de douleur. Non, être critiqué ce n’est pas marrant.

Comment je réagi moi face à la critique ?

Longtemps ma réponse aux critiques c’était : « t’as qu’à le faire toi ». J’étais jeune et en colère, parce que j’écoutais du punk et que dans la musique punk on te dit toujours qu’être un jeune en colère ça a la classe (et c’est vrai, ou pas ^^). Maintenant, les critiques, je les prends pour ce qu’elles sont : si elles sont constructives, je les écoute, je prends en compte ce que l’on me dit. Je réfléchis. Je pense. Je prends du temps pour analyser ce que l’on me reproche, je ne réagi plus avec empressement, en râlant et en répliquant aux gens d’aller se faire voir. Même si ça m’arrive encore de râler, je fais de mon mieux mais je ne suis pas parfaite, donc oui je râle et je me plains. Souvent, je fui devant la critique.  Je la reçois et je me renferme dans ma bulle pour y penser, pour méditer dessus, pour rouspéter intérieurement et pour analyser ce que l’on m’a dit. C’est une phase que je trouve importante, cela permet déjà de ne pas répondre des gens que l’on ne pense pas, d’être certain de ce que l’autre a dit et pas juste d’avoir mal compris et de prendre sur soi.

 Si elles ne sont pas constructives, et bien je ne les écoutes pas. Une critique, ça doit vous aidez à vous améliorer, pas vous convaincre d’arrêter. Seulement, il faut savoir faire la part des choses entre « oui, c’est vrai que mes personnages ne sont pas assez construits » et les « non mais au final c’est exactement comme ça que les choses doivent être, parce que j’y ai longtemps pensé et réfléchi et que c’était la meilleure solution ». Se remettre en question, ce n’est pas accepté de réécrire tout ce que l’on a écrit parce que cela ne plaît pas à telle personne, c’est voir s’il n’y a pas des raisons qui font que l’autre a mit le doigt sur une faille et que l’on peut en tirer profit.

 

Voilà, j’espère avoir pu vous aider, ou juste vous avoir apporté une idée un peu différente sur les choses. En tout cas, merci à tous.

BLOG

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui article différent de ce que je fais d’habitude. Je ne vais pas parler de conseils pour écrire, mais de moi et de certains choix que j’ai fais pour le blog.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un commentaire qui m’a interpelé, pas parce qu’il était méchant, ou gentil, mais parce qu’il était intéressant. Dans ce commentaire, on me disait que ce serait peut être bien que j’illustre mes propos avec des exemples tirés de mes propres écrits. Sur le coup, je me suis dis : mince voici une chose dont je n’avais pas parlé sur ce blog. C’est vrai que je ne parle jamais de ce que j’écris, pas au sens strict où je ne dépose pas sur le blog des passages ou que je ne donne pas d’exemple tirés de mes propres écrits. C’est en lisant ce commentaire que je me suis dis qu’il fallait que je vous dise pourquoi je ne mets pas ce que j’écris sur le blog, après tout cela n’a pas à être un mystère puisque c’est un choix.

ALORS POURQUOI ? Revenons un peu au moment de la création du blog.

Lorsque j’ai crée ce blog, il y a un peu plus d’un an, je savais ce que j’avais en tête et ce que je ne voulais pas faire sur ce blog. Bien sûr, ce que j’écrivais à l’époque a un peu changé, j’ai mûri (du moins j’aimerais le croire).

Lorsque l’idée de ce blog m’est venue, j’étais dans une phase où j’avais lu beaucoup de blog, j’allais sur pas mal de forums, je m’étais inscrite sur Wattpad et d’autres plateformes de ce genre. Des blogs, où les auteurs publient leur écrits j’en avais vu plus que je n’en aurais voulu, que ce soit en anglais ou en français. Bref, j’avais vu des tas de trucs différents, des tas de gens plus ou moins ouverts d’esprits, plus ou moins réfractaires à tout ce qui n’était pas leur METHODE ! C’est bien simple j’avais l’impression d’être dans un mélange de l’Actor Studio, de méthode pilates et de yoga mais version écriture. C’est-à-dire dans tout et son contraire, version cadre très rigide où finalement personne ne disait rien d’autre que « je suis le meilleur », « faites comme je dis » et surtout « achetez mon livre, mes formations ». Sur les applications gratuites, c’était la course aux nombres de vues, aux nombres de « j’aime » et au léchage de pompes. 

Oui, bien entendu, tout le monde n’était pas comme ça, mais grosso modo c’est l’idée que j’en dégageais. Donc j’ai cessé d’aller sur Wattpad et autre, j’ai cessé d’aller me prendre la tête avec des mimis-dictateurs de l’écriture et j’ai décidé de :

-faire mon propre développement personnel / oui ça n’a rien à voir avec l’écriture mais si quand même un peu parce que j’ai pu me libérer de certaines influences.

-faire le point sur ce qui marche pour moi et le partager, en toute camaraderie et amitié.

-ne pas poster mes propres écrits en mode « regardez-moi je suis la meilleure parce que vu que je vous dis ça et que je fais ça le résultat c’est ça ».

-me dire qu’il fallait plutôt encourager les gens que leurs montrer leurs faiblesses parce qu’apparemment les gens qui postent leurs écrits sur des réseaux sociaux et qui demandent un avis tout ce qu’ils veulent c’est qu’on flatte leur égo. Attention, je ne suis pas parfaite, seulement ne me dites pas que commencer toutes ses phrases par « mais », « où » et « et » c’est intéressant. Bref laissons les « Mais où est donc or ni car » aux enseignants de primaire. Je n’ai pas non plus envie que l’on flatte mon égo, je le fais très bien moi-même.

-d’arrêter de subir la vindicte populaire juste parce que « tu as critiqué mon texte alors c’est normal que moi et mes potes on vienne niq*** le tien ».

Bref, pour le coup, j’avais plus de raison de ne pas publier mes propres écrits sur le blog, parce que je voulais faire différents des autres, parce que je voulais faire de mon blog autre chose que ce que j’avais lu durant des semaines et des mois, et que j’avais besoin de faire autre chose, quelque chose qui me correspondait et que j’aurais voulu trouver lorsque j’ai commencé à écrire.

Est-ce que c’est parce que je ne veux pas partager ce que j’écris ?

Peut être. Seulement, lorsque j’ai ouvert le blog, je ne voulais pas publier sur ce support ce que j’écrivais et que je ne vois toujours pas pourquoi je le ferais. Je n’aime pas me remettre en question lorsque je fais un choix. Même si en vrai, je me remets tout le temps en question, c’est juste que quand je pense que quelque chose est la meilleure solution pour moi et bien c’est que c’est la meilleure solution pour moi, peut être qu’un jour je changerai d’avis, mais pas maintenant.

Je voulais ce blog comme quelque chose de convivial, dans lequel les autres pouvaient se sentir libre de partager, d’échanger sans être confronté aux besoins de me dire que ce que je faisais été génial, et sans avoir à mettre ce que j’écris, parce que même si je souhaitais un blog personnel, je tenais à le dissocier de l’écriture à proprement parler. J’ai d’autres plateforme où je le fais, puisque je suis retournée sur ces plateformes, mais non, je ne vous donnerais pas le nom que j’utilise sur ces supports, parce que ..et bien parce que je n’en ai pas envie. C’est un choix, mon choix et je l’assume.

Finalement, suivra un autre article qui découle de celui-ci parce que j’ai eu d’autres idées et que cet article commencé à être trop long. A bientôt ^^