Nanowrimo bilan jour 20

Bonsoir tout le monde,

Le camp nanowrimo d’avril 2018 s’achève dans dix jours, il est tant de faire le bilan de ses vingt premiers jours. Je dois dire déjà que ces jours sont passés très rapidement, trop même.  

Aujourd’hui fut une journée prolifique. Levée très tôt, j’ai pu écrire et avoir un max d’énergie et de temps pour faire plus qu’écrire : un peu de sport, un peu de russe et de lecture et surtout profiter un peu du soleil.

Aujourd’hui, deux heures d’écriture pour un total de 4 334 mots. Je suis donc arrivée à écrire un roman de 45 589 mots, mais je ne pense pas dépasser les 60 000 mots pour ce roman. Petit roman donc, mais ce n’est pas ce qui compte. Je suis donc contente de ma journée très productive et plutôt agréable malgré quelques mauvaises nouvelles hier qui je le pensais m’auraient gâché la journée.

Au vue des nouvelles d’hier, j’ai décidé de relire Réfléchissez et devenez Riche de Napoléon Hill, que j’ai déjà évoqué sur le blog.  J’avais besoin de motivation et de courage, chose que je retrouve toujours dans les pages de ce livre. C’est gonflée à bloc que j’ai pu reprendre mon camp nanowrimo ce matin, après une journée d’absence.

Cette après-midi, j’ai pu regardé un film que je n’avais encore jamais vu : L’esclave Libre, avec Clark Gable. Je suis une grande admiratrice de Gable, non seulement, en déplaise à mes cousines, mon grand-père lui ressemblait beaucoup, mais également il avait un grand talent. Bien sûr le talent, ça se discute. Pour ce qui est de ce film, je trouve la fin bâclée, la dernière scène m’a fait me demandé si le réalisateur avait assez de budget pour achever son film. J’ai aimé l’histoire et je trouve que ce n’était clairement pas le plus grand film de tous les temps mais il reste bien meilleur (à mon gout !!) que la plupart des films qui sortent en salle aujourd’hui.

J’ai également profité de la journée pour regarder les prochains MOOC auxquels je compte m’inscrire, pas tout à fait de choix pour le moment, mais je vais voir pour le mois prochain.

Mais quand est-il de mon challenge d’écrire mon roman pour le camp nanowrimo en 25 à 30 heures ?

J’ai calculé qu’il m’a fallut 22 heures 10 pour écrire les 45 589 mots de mon roman. Et bien, je pense pouvoir écrire les 50 000 mots en 25 heures de ce fait, je suis plutôt contente, parce que je suis convaincue qu’il est mieux pour moi d’écrire rapidement sinon je me lasse. J’ai également besoin de challenge pour me motiver et me tenir en haleine. Alors oui, je suis contente, même si je sais que pour certains se donner un tel défi : écrire 50 000 mots au moins en 1 mois et écrire ces 50 000 mots en 25 heures, passe pour de la folie mais pour moi c’est nécessaire.

Bien entendu écrire rapidement n’est pas gâche de qualité, pour certains c’est même tout le contraire et il faut mieux écrire lentement que rapidement, mais je suis également convaincue que nous avons tous des modes de fonctionnements différents et que ce qui est bon pour une personne n’est pas bon pour une autre.  

 

Et vous, ou en êtes vous de votre camp nanowrimo d’avril 2018 ?

Avez-vous avancé  comme vous le désiriez ?

Bonne soirée,

Ponine

Bilan nanowrimo jour 16

Coucou à tous,

Journée bilan un peu spéciale, parce que je l’avoue j’ai « triché ». Oulala!

J’ai écrit en 1 h 50 : 8061 mots.

Alors oui, j’ai triché dans le sens où j’avais déjà rédigé une scène particulièrement complexe et importante il y a quelques mots et je voulais à tout prix qu’elle figure dans ce roman, parce que je l’ai écrite pour ça. C’est même plus qu’une scène c’est un chapitre 4 444 mots. Donc oui, je sais que c’est mal d’écrire avant le nanowrimo, mais voilà parfois les scènes nous viennent et on n’a pas envie de s’en débarrasser et ensuite, on ne planifie pas toujours l’inspiration.  Donc, si on retire ce chapitre, j’ai tout de même écrit 3 617 mots en 1 h50 ce qui est pas mal du tout. Cette petite triche me permets donc d’avoir 36 007 mots dans mon roman. Reste la question du défi un roman en 25 à 30 h. Je crois pouvoir me compter 2 h 10 de pénalité pour cette triche et puis après tout, ce n’est pas la fin du monde. J’ai donc écrit en 17 h 40 l’équivalent de 36 000 mots. Il me reste donc 14 000 mots à écrire pour achever le nanowrimo d’avril, le tout en environ 7 heures. C’est jouable.

Je ne pense pas pouvoir écrire bien longtemps demain, donc j’aurais au moins un peu d’avance.

Es-ce que c’est mal de tricher ?

Je dirais que c’est mal dans la plupart des cas. C’est mal de tricher lorsque l’on joue à un jeu par exemple parce que ce n’est pas fair-play vis à vis des autres. C’est mal de tricher dans les sentiments que l’on porte aux autres. Mais en ce qui concerne ce défi du nanowrimo, ce n’est pas mal. Après tout c’est un défi d’écriture certes mais il ne faut pas non plus se tenir rigueur d’employer des passages que l’on a déjà écrit par le passé s’ils conviennent à l’histoire.

Il ne m’arrive pas très souvent de réemployer des mots déjà écrits pour une histoire. C’est même plutôt rare, mais parfois c’est nécessaire. Je ne suis pas non plus du genre à rédiger de nombreux brouillons avant de passer l’écriture d’un roman. Je ne jette pas mes idées ou mes scènes sur papiers dans le désordre. Bien entendu, je transforme toujours mon premier jet, parfois je le met à  la corbeille et j’en réécris un tout nouveau de A à Z, si le premier n’était pas assez satisfaisant. C’est ce dernier cas, qui s’est produit pour ce roman d’avril. J’avais rédigé les trois-quarts du premier brouillon lorsque je me suis rendue compte qu’il n’était pas du tout correct. Rien n’allait en dehors de quelques idées et d’un chapitre particulièrement intense. J’ai gardé ce chapitre et ces quelques idées et voilà aujourd’hui j’ai pu réutiliser un chapitre que j’avais mis des heures à construire car il est plein de révélations importantes, d’action et de petits indices.

De plus, je pense aisément dépasser les 50 000 mots ce mois-ci et pour ce roman, peut-être pas de beaucoup mais certainement plus que les 4 444 mots que j’avais déjà rédigé, ce qui signifie que ma tricherie n’est pas si importante que cela.

Et vous, réutilisez-vous des passages déjà écrits ?

Bonne soirée,

Ponine

Nanowrimo : bilan jour 15

Bonsoir les gens !

Aujourd’hui le mot d’ordre était productivité. 2 petites heures de travail et 4107 mots plus tard, j’ai eu le plaisir de constater que mon roman faisait 27 946 mots. Le tout en 13 h 40 minutes. Il me reste donc 15 jours et 15 heures pour achever ce projet.

Bien sûr, il y aura des corrections, mais je m’aperçois que j’aime la tournure qu’il prend.

Ma petite routine du matin, puisque j’écris essentiellement le matin est la suivante :

Je me réveille vers 7 h, je flemmarde durant 30 minutes pendant lesquelles je pense à mon roman, j’essaie de visualiser les scènes dans mon esprit. Je tente plusieurs approches en « rêve », j’essaie plusieurs combinaisons possible de personnages, d’actions, de scènes. Surtout vrai pour les scènes d’action.

Vers 7 h 30, je me tire le tarot. C’est une habitude que j’ai prise tous les matins, je tire ma carte du jour. En fonction de cette carte, je prend mes pierres de la journée, et j’ai mon mantra du jour. Je prends quelques minutes pour inscrire mes pensées. Puis je passe à la salle de bain, je prépare mon thé et me voilà partie pour ma première demi-heure d’écriture.

Je fais toujours suivre cette petite séance par de la méditation d’une dizaine à une vingtaine de minutes. J’enchaîne avec ma seconde séance d’écriture, qui est souvent plus profilique que la première. Qu’importe le nombre de séances d’écriture, je termine toujours par du yoga, parce que rester assisse après une nuit de sommeil demande un peu de mouvement. C’est là ma routine du moment. J’aime changer de routine lorsque je vois qu’elle ne fonctionne plus.

 

Et vous, où en êtes vous dans vos projets ?

Nanowrimo : bilan jour 14

Bonsoir tout le monde,

Je suis très peu active sur les réseaux sociaux depuis quelques jours car j’ai eu de nombreux impératifs d’ordre personnels et professionnels. En clair, j’ai peu ou pas écrit et pas eu le temps de faire grand chose. C’est ainsi.

Je reviens donc avec un petit bilan du jour et des journées précédentes.

En avril, comme tous les mois d’avril depuis deux ans, je participe au camp nanowrimo. Cette année, j’ai décidé de corsé le défi de 50 000 mots en écrivant mon roman en 25 à 30 heures. Un vrai challenge surtout que j’ai eu peu de temps d’écriture comparé aux autres mois de l’année.

J’avais arrêté mon bilan au jour 9 de ce mois d’avril, j’étais arrivé à 15 744 mots en 7 h 40.

J’ai écrit durant le jour 10 durant 2312 mots 1 h 10, vraiment pas mal.

Ma journée 11 a été un peu moins productive seulement 1 985 mots en 1h, ce qui accumulé 20 041 mots depuis le 1er avril.

Je n’ai pas écrit jeudi et vendredi, alors j’ai essayé de me rattraper un peu aujourd’hui. Selon le calendrier Nanowrimo au bout de 14 jours, je devrais être parvenue à écrire 23 338 mots. En cette fin de journée, je suis à 23 008 mots, ce qui est un excellent résultat pour quelqu’un qui n’a pas écrit durant 5 jours en tout.

Mais qu’en est-il du nombre d’heure ?

Eh bien, aujourd’hui, je me suis attelée à mon projet durant 1 h 30. J’ai donc en tout écrit 11 h 20 23 008, je crois que je suis bien partie pour réaliser mon défi et j’en suis très contente.

Seulement !

Parce qu’il y a toujours un « mais », ce défi m’a permis de comprendre que j’ai gros problème avec le « temps ». Je m’explique, j’utilise un chronomètre pour écrire, comme j’utilise un chronomètre pour méditer, même s’il ne s’agit seulement que d’un playlist de musique d’une certaine durée. J’ai également un chrono lorsque je fais de la marche, ou un autre sport. Et c’est très bien ! Très bien parce que cela permet de se concentrer durant un laps de temps décider à l’avance afin que les choses avances. Cela permet de planifier sa journée etc. Sauf que j’ai remarqué que j’ai beaucoup de mal à ne pas regarder le chrono toutes les 30 secondes, même en méditation, j’ai beaucoup de mal à ne pas regarder l’heure.

J’ai décidé depuis quelques jours de travailler sur ce point. Je dois dire que le remarquer a été un grand choc, je ne pensais pas dépendre à ce point d’un chrono, mais si, raison pour laquelle la méditation est une bonne chose : car je n’aurais jamais remarqué cela sans une irrépressible envie de regarder l’heure au moment où j’aurais dû être détendue.

Bonne soirée à tous,

Pour ma part,

je vais me poser un peu de repos me fera du bien au son de Green Day,

vive les années 90/00 !

Ponine

 

Nanowrimo : Bilan jour 9

Bonjour tout le monde,

Petit bilan de la journée. Ce matin, j’ai profité d’une petite heure après ma séance de méditation pour m’atteler à l’écriture du roman que j’ai choisi d’écrire en avril.

En une petite heure, je suis parvenue à ajouter 2206 mots, à mon défi. Je vais essayer d’écrire encore une autre petite heure en fin de journée. J’ai réellement envie de finir cette histoire et de ne pas lui laisser prendre trop de chemins de traverses. J’essaie de rester focaliser sur mes idées premières, même si c’est difficile.

En 7 h 40, j’ai cumulé 15 746, j’ai hâte de savoir si je peux réussir mon challenge et surtout, si je peux réellement achever un roman en 30 jours, écrire 50 000 certainement mais mettre un point final à une histoire c’est une autre paire de manche.

En fin d’après-midi j’ai profité d’un petit temps mort pour reprendre les corrections d’une histoire que j’ai écrite depuis janvier. Je ne suis pas mécontente d’avoir pu me consacrer à ces deux projets. Surtout que ce dernier, j’espère réellement achever les corrections pour la fin du mois. J’avais déjà énormément avancé en mars. Cette autre histoire me motive réellement. Et je voudrais l’avoir en forme rapidement pour pouvoir la lire « comme l’œuvre de quelqu’un d’autre ». Juste pour avoir le plaisir de la lire sans me prendre la tête avec toutes les questions de corrections, de genre, de style.

Je suis plutôt satisfaite de cette journée et je crois que je vais me couchée ravie.

 

Et vous, où en êtes-vous avec le nanowrimo ? Avec vos projets en cours ? Avancez-vous comme vous le souhaitez ?

Ponine

Nanowrimo bilan jour 8

Bonsoir à tous,

Après quelques jours d’absence où je n’ai pas pu écrire, je me suis mise à l’écriture toute la journée, au moins jusqu’à ce que j’aille au ballet.

Aujourd’hui, j’ai écrit 5 115 mots en 2 h 20. Ce qui monte mon compteur à 13 538 mots. J’ai donc rattrapé mon retard par rapport au défi du nanowrimo. Depuis le premier avril, j’ai passé 7 h 10 pour écrire ces 13 500 mots. Ce qui est plutôt bon par rapport au défi que je m’étais lancée d’écrire mes 50 000 mots en 25 à 30 heures. Je verrais bien ce qu’il en est à la fin de mon challenge.

Ecrire autant dans une seule journée, c’est épuisant. Sincèrement, je me sens lessivée mais j’étais motivée et j’avais du temps pour rédiger. Pourtant, je ne conseille pas aux autres d’écrire aussi longtemps dans une journée, parce qu’il faut réellement être motivé et en forme pour passer une longue partie de sa journée assis comme ça.

je crois que demain, je vais avoir besoin de faire beaucoup d’étirements et de yoga pour me dégourdir le dos.

Bonne soirée à tous,

Ponine.

Camp Nanowrimo : bilan jour 2 et 3

Coucou tout le monde,

 

Avant de commencer mon quatrième jour d’écrire, petit bilan de ces deux derniers jours.

Hier, j’ai manqué de temps pour faire mon bilan sur le blog, mais je suis parvenue à rattraper mon temps d’écriture, on ne peut pas tout avoir !

Lundi, je n’ai écrit que 30 minutes, trois séances de 10 minutes, dont la première a été interrompu pour une urgence médicale (plus important qu’écrire !! même si je répète toujours qu’il ne faut pas être dérangé et que rien n’est plus important que l’écriture les urgences médicales sont bien entendu plus importantes).

Séance 1 : 46 mots

Séance 2 : 363 mots

Séance 3 : 590 mots

Bilan de lundi : 999 mots pas mal.

Mardi, le matin je me suis attelée une heure à l’écriture, 6 séances de 10 minutes pour un total de 2 329 mots. Le soir, une autre séance de trente minutes et je suis parvenue à un total de 3 063 mots pour la journée d’hier.

En 3 heures d’écriture j’ai donc un total de 6 241 mots. Pour le moment je suis donc bien partie pour achever mon challenge d’écriture en 25 à 30 heures.

 

Bonne journée à tous,

bon courage pour le Camp Nanowrimo

Ponine

Demain c’est le nanowrimo !

Coucou tout le monde,

Pour beaucoup demain c’est Pâques, ses chocolats, son gigot, sa chasse aux œufs, mais pour moi demain c’est le début du camp nanowrimo d’avril.

Je suis prête! J’ai mon histoire dans un coin de ma tête, quelques notes dans des classeurs. Le joli carnet sur lequel je recopierai à la main l’histoire lorsqu’elle sera achevée.

J’ai préparé mes accessoires indispensables : mon thé vert en masse, mes pierres de créativité (aigue marine, fluorite jaune, mon grenat, ma labradorite, mon azurite, mon lapis-lazuli, la bague en turquoise et celle avec un saphir. J’ai mes stylos de couleur. Sur mon BuJo j’ai préparé mon calendrier du nano. J’ai réalisé mon planning de vie avec mes activités programmées pour me laisser le temps d’écrire. Bref, tout est ok !

J’ai plusieurs fois réaliser le nanowrimo, ce n’est pas un problème pour moi d’écrire 50 000 mots en 30 jours, c’est même ultra facile. Attention, les 50 000 mots écrits ne sont pas toujours les « bons », il y aura des corrections à apporter, c’est évident mais tout de même quand on connaît son histoire, ses personnages, que l’on a « rêvé » son roman, l’écrire c’est toujours plus simple.

Du coup, j’ai décidé de me lancer un défi plus grand !

50 000 mots représentent 1 666 mots par jour (environ) alors je me dis que pour une fois, je vais me chronométrer. 

D’ordinaire, lorsque j’écris je met un minuteur sur 10 min et j’écris, au bout de 10 min petite pause pour refaire du thé, regarder mes mails, ou m’étirer, juste pour souffler, car au bout de 10 minutes je déconnecte et deviens plus éparpillée mentalement. Ah quand on est accro aux réseaux sociaux c’est un drame ! Seulement voilà, j’écris mes 10 minutes plusieurs fois jusqu’à ce que :

A. je n’ai plus de temps pour écrire.

B. mon quota de mots soit atteint. 

C. que l’on me dérange.

Je sais que j’écris entre 200 et 500 mots en dix minutes, selon les passages, les jours, l’heure qu’il est, mes activités. C’est une moyenne qui tourne quand même à 300 mots. J’ignore si je suis productive ou non, mais c’est mon rythme.

Seulement, cette année, pour les 3 nano de l’année, j’ai décidé de faire plus et de me donner pour objectif d’écrire mes 50 000 mots en 25 à 30 heures. Je ne sais absolument ce que cela va donner, j’ignore si je peux y parvenir, mais je compte tenter l’aventure.

Je sais que certains jours, je ne pourrais pas écrire 1 h complète, mais durant ce mois d’avril, j’écrirais mon roman de 50 000 mots en 25 à 30 heures (ou pas, mais j’aurais tenté l’expérience). J’essaierai de faire un petit résumé de ma situation tous les jours, mais je ne garanti rien. En tout cas, ce défi me booste énormément ! J’ai hâte de me réveiller demain matin pour commencer à écrire.

Très belle journée à vous,

A demain,

Ponine

Sommet de la conscience 2018

Bonjour tout le monde,

Petit article développement personnel aujourd’hui.

Depuis quelques jours, je me suis inscrite aux conférences sur le sommet de la conscience de 2018. Il s’agit de conférences sur le développement personnel présentées par la célèbre Ana Sandrea.

Ces conférences sont gratuites. Je me suis inscrite car je suis la célèbre coach et conférencière Christine Lewicki, mais ça vous devez le savoir si vous lisez mes articles, j’en parle notamment ici  ou encore .

Ce que j’aime dans le développement personnel c’est que l’on peut y découvrir des choses sur soi-même, mais également sur les autres.

La conférence sur la conscience 2018 n’est pas encore achevée et pourtant, je suis ravie d’avoir appris autant de choses. Vous pouvez trouver le programme ici.

J’ai tout d’abord découvert plusieurs livres et plusieurs auteurs et conférenciers qui m’ont vraiment motivé. Et cela n’est pas fini.

Certains conférenciers m’ont vraiment motivés : comme Ana Sandrea, Christine Lewicki, Éric Laudière et Christian Flèche, Marie Lise Labonté, Jean Mari Muller, Nicolas Penne et Laurent Marchand. D’autres beaucoup moins, parce qu’ils ne m’ont pas parlé, pas interpelé ou parce que je ne suis pas d’accord avec leur message – ou parce que je ne l’ai pas compris c’est possible :

Arouna Lipschitz, Nathalie Lefèvre, Thierry Pardo, Stéphane Tetart.

 

Je n’ai pas suivi toutes les conférences, par choix, par manque de temps, d’envie ou parce que je sais ce qui est « bon pour moi », mais j’ai tout de même suivis plus de la moitié des conférences par curiosité et désir de m’améliorer.

Ce que j’ai surtout appris durant ces conférences est une chose étrange : Ce que je déteste le plus entendre est exactement ce dont j’ai besoin d’entendre et c’est pour ça que je déteste l’entendre.

S’il n’y avait qu’un seul message que j’aimerais garder c’est celui de Laurent Marchand, bien que je ne sois pas d’accord avec 100% de ses idées je pense que son idée du nouveau monde est formidable, parce qu’on est tous capable de se permettre de créer quelque chose de nouveau, créer le débat, ne pas être d’accord avec les autres et parler/communiquer, même si les autres ne sont pas d’accord, même si c’est difficile d’entrer dans le débat sans pour autant être dans la dualité.

J’ai également bien envie de lire des livres et d’en apprendre plus sur l’ennéagramme, parce que je n’ai pas tout compris en une seule conférence mais que cela me paraît important.  

Ces conférences sur le sommet de la conscience 2018 sont réellement lumineuses et bienveillantes, je vous les recommande, de plus, elles sont totalement gratuites.

 

Belle journée à tous,

Ponine

 

 

Le mentor : en avoir un ou pas ? Partie 2

Coucou tout le monde,

Aujourd’hui, je voudrais terminer sur le sujet que j’ai lancé mercredi, sur la question du mentor ou des mentors.

Dans l’article précédent, j’avais présenté mes mentors et l’idée que je me faisais du mentor. J’ai lu les commentaires que vous m’avez laissés, mais mes activités annexes ne m’ont pas laissés le temps de répondre à tout le monde, je vais le faire, promis ^^. J’étais surprise qu’il y ait autant de personnes qui n’ait pas de mentors. Je vous expliquerais pourquoi. Avant même d’avoir vos réactions, j’avais en tête cette question : est-ce qu’il faut ou pas avoir un mentor?

Mon avis sur le fait que l’on puisse ne pas avoir de mentor :

Je trouve cela triste. Sans réfléchir, c’est la première phrase qui me vient à l’esprit. Si on me dit « non, moi, aucun auteur ne m’inspire, ne me donne envie d’écrire », spontanément je vais répondre que c’est triste. Cela ne signifie pas que la personne ne lit pas, qu’elle n’est pas intéressante ou que sais-je encore, non, juste je trouve triste qu’une personne ne soit pas emballé par un roman, une œuvre, une personnalité, au point de se dire « tient mais s’il n’y avait qu’une seule personne qui me donnait envie de me lever le matin pour écrire ça serait tel auteur », ou « s’il n’y avait qu’un livre que j’emporterai sur une île desserte ça serait celui de Machin parce que ça me rend hyper enthousiaste de lire son œuvre » ou encore « mais cette œuvre, elle me rend meilleur. Elle correspond à mes valeurs. » . Et bien oui, pour moi, c’est triste. C’est peut-être une vision hyper fanatique, mais je l’assume. Ce n’est pas nécessairement de l’inspiration. On ne va pas obligatoirement puiser ses idées d’écriture dans les œuvres de son ou ses mentors, mais  envie de se dépasser en tant que personne. Voilà mon « idée » de base. Ma réponse spontanée, sans réfléchir.

Ensuite, je réfléchis. Avant de répondre sur le profil Instagram de la personne en question, je me suis posée quelques minutes. J’ai une licence en arts du spectacle, j’ai côtoyé des étudiants en ciné, en théâtre, en arts plat, en lettres etc et tous ces gens qui filmaient, écrivaient, dessinaient, etc (même des musiciens) : TOUS (ou au moins 95% les 5 autres pourcentages étant souvent des gens qui n’étaient pas des artistes) m’ont toujours dit qu’ils s’étaient mis à leur art parce qu’il y avait eu, un jour, une œuvre, un groupe, un livre, un acteur, un réal…qui leur avait « parlé », interpelé, questionné, « touché ». Je dirais même qu’il s’agit presque d’une expérience mystique, pour certains, comme une révélation de ce que l’on veut faire, d’une passion.

Alors, peut-être, que je n’ai pas connu les » bonnes personnes », ou que certains mentaient sur leur « grande révélation » mais jamais personne qui n’a eu le désir de faire de l’art n’a jamais dis « non moi je n’ai pas quelqu’un qui m’inspire / pas de modèle ». Alors j’étais vraiment stupéfaite de lire que quelqu’un n’avait pas de modèle ou de mentor, ça me paraissait improbable avant. Je ne m’étais surtout jamais posée la question.

Pour moi, un mentor ce n’est pas nécessairement quelqu’un dont vous avez envie de copier le style, ni l’image, ni les idées, mais surtout une personne qui vous donne envie de progresser, alors ça me sembler tellement loin de moi cette absence d’idéal.

En lisant les commentaires sur la première partie de cet article, j’étais stupéfaite de me rendre compte que ce n’était pas la seule personne. Et là, je me dis WAHHH, c’est bizarre. Pourquoi les gens qui étaient en « art » avaient tous des mentors et aujourd’hui je me rends compte que des tas d’autres personnes n’en ont pas ?

Je me suis posée plein de questions et remise en question dans mes croyances :

Tout d’abord : Est-ce que je suis normale ? Est-ce que les gens que je connais et que j’ai connu le sont aussi ? Est-ce que je n’aurais pas un problème psychologique du coup ? Est-ce que tous les gens avec qui j’ai étudié ne sont pas des malades mentaux aussi, du coup ?

Après avoir convenu avec moi-même que ma santé mentale n’était pas en jeu, je me suis dis que le souci venait peut-être de ma manière d’avoir découvert la littérature. J’ai commencé à écrire très jeune, à lire au même moment, donc j’étais certainement très influençable et impressionnable. Après tout, les auteurs que j’ai évoqué ont des univers très riches. Mitchell traite de la guerre, de l’amour, de l’histoire, de l’émancipation des femmes, de la ségrégation raciale, de la lutte d’un même peuple, de la question de justice, d’égalité, d’assumer ses choix et sa personnalité, etc. Hugo parle de la pauvreté, de la misère, de liberté, de la justice, de l’égalité, du pouvoir de l’instruction, du bien et du mal, de l’Histoire, d’amour, de faits de société. J.K.Rowling évoque aussi des valeurs de justice, de liberté, d’égalité, de dignité, d’émancipation, de bonté, de bien et de mal, d’amour, de guerre (même si elle est fictive), de racisme, etc. Ce que je veux dire par là, c’est que ces œuvres sont vraiment complètes, complexes, humaines. C’est différent de lectures dites « faciles ». Peut-être, aussi, que si j’avais lu que des œuvres de « mon âge », j’aurais eu une vision différente. Sauf que je ne suis pas la seule a avoir commencer par lire ce genre d’œuvre. Donc, ça ne vient pas de là, certainement.

Plus, j’y pensais et plus je me disais que cela venait peut-être de notre manière d’appréhender la vie. Mais alors, là, je ne peux pas tellement émettre d’hypothèse, parce que ma façon de voir le monde reste différente de celle des autres.

D’autres questions que j’ai eu en tête c’est :

Pourquoi ? Pourquoi certaines personnes ont des auteurs mentors et pas d’autres ? Est-ce que c’est une question d’éducation ? Une question d’égo ? Est ce que certains ne veulent juste pas admettre qu’ils ont des mentors ? Qu’ils se cachent derrière leur gros égo en mode « non, moi ? être inspiré par d’autres pouah ! je suis tellement mieux que ça »?

Beaucoup d’écrivains qui donnent des interviews, qui sont des écrivains publiés, disent qu’ils puisent leur inspiration dans tels types d’œuvres, chez tel ou tel autre auteur, etc. Alors que d’autres disent qu’ils n’en ont pas ? C’est quand même bien étrange.

Une amie a lancé l’idée que les « grands » (attention grands dans le sens les écrivains les plus lus, ceux qui parlent le plus dans la presse etc, pas nécessairement une question de talent) parlaient facilement de leur source d’inspiration, en citant d’autres auteurs, parce que la célébrité leur donneraient une forme de simplicité. L’idée de base schématique était : ceux qui ne sont pas publiés ou pas célèbre disent qu’ils n’ont pas besoin d’autres sources d’inspiration qu’eux-mêmes, un mode gros égo et « je ne dois rien à personne je suis le meilleur ou la meilleure », alors que les « célèbres » sont plus humbles, et reconnaissent qu’écrire ne vient pas de nulle part, que toutes les histoires sont inspirés d’autres histoires, que l’inspiration est nourrie par les lectures, par l’écoute d’autres choses.

Je suis persuadée qu’il y a un fond de vérité. pas pour tout le monde, mais quand même. On se nourrit de tout ! On se nourrit de ce que l’on vit. Sans reconnaître que l’on a besoin d’un mentor,  je reconnais qu’il faut se nourrir. Et c’est vrai que la création naît dans l’esprit qui s’est nourri. Je crois aussi que plus on crée, plus on comprend que l’acte même de créer n’est pas dû à son seul esprit, mais aux multiples sources dans lequel il peut puiser.

Alors faut-il avoir un mentor ?

Bien sûr que non, rien n’y oblige. Personne ne va vous dire que vous ne pouvez pas écrire si vous n’avez pas de mentor.

On n’est pas meilleur créateur si on a un mentor. Il y a certainement des auteurs meilleurs que d’autres (et encore tout est une question de point de vue), mais avoir un mentor ne fera pas de vous un génie créateur. Sinon, cela serait trop facile.

Finalement, je me dis que le seul mentor que l’on doit TOUS avoir c’est la curiosité. Etre curieux de la vie, du monde, des œuvres des autres, pour s’enrichir, non seulement en tant que personne, mais aussi en tant qu’auteur.

(Même si on ne m’enlèvera pas de l’esprit que de n’avoir  aucune œuvre qui nous fasse vibrer ça reste triste quand même. La passion c’est super cool. )

 

Bonne journée à tous.

Ponine

Le mentor : Qu’est ce qu’un mentor ? 1er partie

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, grande question : Qu’est ce qu’un mentor ?

Cette question m’est apparut en lisant les remarques d’une personne géniale que je suis sur Instagram, où elle s’étonnait, après un passage au salon du livre, qu’il « faille » avoir un auteur « mentor » ou plus exactement qui inspire le « baby auteur ».

J’étais surprise de cette remarque, parce que je n’ai jamais imaginé ma vie sans avoir un auteur Mentor. Donc, aujourd’hui, je vais vous donner ma petite définition du mentor, mais également vous présenter ces auteurs sans qui je ne me serais pas mise en tête qu’écrire c’est fascinant.

 

Qu’est ce qu’un mentor ?

Pour moi, un mentor, c’est un auteur qui nous donne envie d’écrire. Un auteur ou des auteurs d’ailleurs, qui nous donne envie de nous dépasser, de devenir meilleur écrivain, qui nous donne envie de lire également. 

Pour moi, un auteur mentor ce n’est pas nécessairement quelqu’un à qui ont a envie de ressembler, mais bien quelqu’un qui nous a donné envie d’écrire. Un auteur qui nous a fait nous rendre compte que oui les histoires naissent dans la tête d’un être humain et qu’elles ne sortent pas de nulle part.

Un mentor, c’est une sorte de géant ! C’est un grand auteur, pas nécessairement grand part le talent, ni la célébrité, ni le style, mais grand pour ce qu’il nous apporte à nous-même. C’est un auteur que l’on peut lire, relire, re-relire, encore et encore avec toujours le même émerveillement, la même passion. C’est un auteur favoris, mais pas justement parce que l’on aime ce qu’il écrit, mais surtout parce que le lire, ou penser à lui, ça nous booste. On peut passer quinze ans sans lire un de ces livres et pourtant sentir  sa présence.

Le mentor c’est un guide, avant tout spirituel. On n’a pas besoin de le connaître, pour qu’il nous aide, nous inspire, nous apprenne les choses.

 

Qui sont mes mentors ?

Premier mentor :

Mon premier auteur mentor, celui qui m’inspire le plus, c’est J.K. Rowling : l’auteur qui m’a donné le goût de la lecture.

J‘avais douze ans lorsque j’ai lu Harry Potter à l’école des sorciers. En tant que bonne dyslexique, je ne lisais pas. JAMAIS ! Même quand il le fallait pour l’école, parce que j’avais peur de lire, peur de ne  pas être assez intelligente pour savoir lire « comme les autres ». Et l’on m’a offert Harry Potter, les quatre premiers tomes, l’angoisse. C’était les vacances d’été, j’avais du temps et je me suis dis « tentons l’expérience ». En trois semaines, j’avais lu les quatre tomes. C’était à la fois un défi, une expérience et un plaisir. C’est durant ces trois semaines que j’ai découvert :

  1. Lire est aussi un plaisir.
  2. Des écrivains écrivent des livres et ils ne viennent pas comme ça.
  3. C’est ce que je voulais faire.

J’ai voulu écrire avant même d’avoir refermé le premier tome. Je me suis dis que j’écrirais chaque jours de ma vie, que rien ne comptait plus à mes yeux, parce qu’écrire et lire m’étaient devenus aussi indispensable que de respirer.

Ce que j’ai aimé chez J.K.Rowling et ce qui m’inspire chez elle, c’est à la fois son univers, les valeurs qui s’en dégagent, l’humour, le style fluide, presque cinématographique, l’émotion, la bienveillance, et l’acceptation de soi. Bref, j’étais à la fois impressionnée par l’écriture, le style, le monde, mais également par l’histoire personnelle de l’auteur.

Avec Rowling, j’ai découvert que ce que je pense être impossible : lire et écrire et aimer ça. J’ai appris que toutes les idées que j’avais dans la tête, toutes les histoires que je me racontais le soir avant de m’endormir je pouvais les coucher sur le papier pour que d’autres puissent les lire. Je voulais écrire non pas pour faire comme Rowling, mais parce que c’est ce que je « devais » faire pour m’exprimer.

 

Mon second mentor :

Victor Hugo !

Sans hésiter si je devais choisir un second auteur qui m’a motivé à écrire, ce serait lui. J’ai lu les Misérables, j’ai mis longtemps à achever ce livre, mais j’ai découvert avec Hugo qu’écrire pour être une prise de position. Je sais, aujourd’hui, que Rowling prend aussi des positions mais Hugo était à la fois écrivain et politicien. Son engagement notamment dans Claude Gueux, ou les Misérables, m’a fait prendre conscience qu’écrire ce n’était pas « juste » pour raconter une belle histoire, pour que le lecteur s’évade et prenne du plaisir, mais aussi pour le faire réfléchir sur des questions de société. Je sais que lire doit être un moment de détente, mais cela ne signifie pas qu’il ne faut pas prendre position, ou parler de choses « sérieuses », parce qu’écrire c’est également donner son point de vue, raisonner sans que cela n’enlève rien à l’histoire, l’intrigue ou le plaisir.

Avant Hugo, je pensais – mais j’étais très jeune puisque j’ai commencé à lire les Misérables à 12 ans aussi, juste après Harry Potter et Autant en emporte le vent – que les écrivains ne pouvaient pas avoir des positions politiques et les écrire sous peine de censure ou de ne pas intéresser les lecteurs.

J’étais convaincue que pour écrire il fallait seulement détendre les lecteurs, en sommes je croyais que les lecteurs ne désiraient que des lectures faciles, sans prise de tête. J’avais tort, écrire c’est aussi s’affirmer. Prendre positions c’est également le boulot d’un écrivain, parce qu’écrire ce n’est pas forcément juste amuser les lecteurs ou les distraire, ça peut être autre chose, tellement d’autres choses. C’est pour cela que je crois que Victor Hugo fait partie de mes auteurs favoris, pour ce qu’il m’a apporté, tout autant que pour ce qu’il a écrit, pour les émotions qui me traversent lorsque je lis ses livres.

 

Mon troisième « mentor » :

Ce n’est pas vraiment l’auteur qui m’inspire, mais plutôt le livre, quoi que…C’est plus compliqué que ça et vu que l’auteur n’a écrit que deux livres, bon l’un absolument pas connu.

Le livre que j’ai lu après la série des Harry Potter fut Autant en emporte le vent ! Ce livre, cette histoire, m’a fait découvrir que je porte une fascination presque obsessionnelle pour les robes à crinoline, pour l’Histoire du XIXeme siècle et pour le style de vie du XIXeme siècle ( à la fois la GRANDE et la petite Histoire si je puis dire). En lisant ce livre, j’ai découvert l’amour, sincèrement c’était la première fois de ma vie que je comprenais que ce qu’était l’amour, que les femmes pouvaient aimer et se tromper dans leur choix affectif. J’ai compris que les femmes peuvent s’émanciper, faire des choix, être le chef d’une famille. Je sais que l’on peut se dire que c’est complètement bête de ne pas l’avoir compris plus tôt, mais déjà j’avais douze ans…eh oui, à cet âge, on n’en sait pas autant sur la vie qu’à trente…fatalement. Je crois que autant en emporte le vent m’a transporté totalement. J’ai eu envie de m’intéresser à l’Histoire, à la mode, à la vie des temps passés, grâce à ce livre.

J’ai découvert également que les auteurs pouvaient parler de la guerre, d’époque et de faits qu’ils n’ont pas vécu. Pour moi, les récits de guerre avant ça c’était soit de la mythologie et je trouvais cela barbant, soit des documentaires…encore plus barbants. Bien sûr, je savais que J.K. Rowling n’était pas une sorcière, qu’elle n’avait pas de balais volant, mais je me disais que c’était du fantastique donc qu’elle avait « le droit » de parler de choses qu’elle ne pouvait avoir vécu. Avec les livres de Magaret Mitchell ,j’ai pris conscience que l’on pouvait baser des histoires sur la Grande Histoire, que l’on pouvait donner son point de vue. Mitchell étant une « enfant » du Sud, cela se ressent dans son livre et que l’on n’était pas obligé, en tant qu’auteur, de décrire chaque bataille, et donner chaque chiffre, chaque détails de l’histoire, mais juste assez pour que le lecteur aille faire ses propres recherches s’il en a le désir, sans que cela n’enlève rien au récit « fictionnel ».

 

Et les autres ???

Après ces trois grands auteurs, j’ai lu d’autres choses. Du Stephen King, du Anne Rice, du Eddings, du Fournier, du Nothomb, des œuvres plus classiques ou plus contemporaines, j’ai lu des tas de livres, des tas de genres différents, des tas d’auteurs complètement opposés dans leur manière d’écrire, dans leur vision de l’écriture, etc. Mais vraiment, si je devais dire à un journaliste ou un lecteur qui m’inspire le plus lorsque j’écris ce serait ces trois noms là et rien d’autres. Je parlerai aussi d’Amélie Nothomb parce que je correspond avec elle, parce que j’ai lu ses livres lorsque j’étais ado. Je dirais aussi que pendant une longue période de ma vie, j’ai lu en boucle l’attrape-cœur de Salinger parce que j’étais ado, parce que je n’imaginais pas le monde sans ce chef-d’oeuvre, mais…j’ai grandi, j’ai gagné en maturité et aujourd’hui encore si on me disait que demain le monde s’effondre, qu’il y a une énorme catastrophe, et que je pouvais choisir d’emporter avec moi que quelques affaires, je prendrais ces livres, parce que j’en aurais besoin pour vivre (c’est métaphorique bien entendu, je préférais avoir des bouteilles d’eau que des bouquins, évidement). Ce sont ces auteurs qui m’ont donné envie d’écrire, qui continuent à me motiver  lorsque « bof, écrire ça ne rapporte rien ». Ils ne m’ont pas juste éveillé en tant que personne, mais aussi en tant qu’écrivain. Réellement, je leur dois tout. Sans eux, je ne serais pas devenue une personne curieuse, avec cette volonté farouche de découvrir, de m’enrichir, de me cultiver et d’écrire.

Ce que je retiens de mes mentors :

Ce que je retiens de ces trois auteurs c’est qu’ils m’ont appris ce que pouvaient signifier écrire. Les genres sont totalement différents, les histoires également, mais il y a des valeurs, des personnages forts, leurs histoires sont assez simples : Un gamin qui reçoit une lettre révélation, un homme qui sort de prison, une histoire d’amour, tout ça c’est « normal », c’est la vie, et pourtant les personnages, les valeurs, les idées, les intrigues tout ça c’est ce qui rend les œuvres aussi magistrales et « c’est ça que je veux écrire », des choses qui me transportent autant que mes lecteurs.

Et vous ?

Avez-vous des mentors ?

Des auteurs ou des œuvres qui ont bouleversés votre vie ?

Qui vous inspire ?

Qui vous motive à écrire ? Ou à lire ?

 

Dans un prochain article, je m’étendrais sur les raisons d’avoir ou pas un mentor, ou plusieurs.

Bonne journée à vous,

Ponine

 

 

Deux livres sur l’écriture

Bonjour à tous,

Lorsque l’on parle d’écriture, on veut toujours en apprendre davantage sur l’écriture. L’une des façons de le faire reste de lire des livres.

Aujourd’hui, je voudrais donc vous parler de deux livres que je suis en train de lire et qui peuvent être de bonnes bases de réflexions sur l’écriture. Il ne s’agit pas de livres récents mais ce qui est ancien n’est pas nécessairement à jeter au pilori.

 

Le premier livre dont j’aimerais vous parler est le fameux : Le héros aux mille et uns visages de Joseph Campbell, de 1949. Je possède l’édition J’ai Lu de 2017. Il s’agit d’une analyse comparée de mythologie. A travers ce livre, Campbell parle de la figure du monomythe.

Selon Joseph Campbell tous les mythes fonctionnent sur la même structure. Cette structure s’appelle le Voyage du héros. Durant tout ce voyage, le héros vit certaines situations que Campbell affirme être toujours les mêmes. Pour étayer ses affirmations, il se sert d’exemple issus de toutes les mythologies : amérindiennes, africaines, aborigènes, asiatiques, grecques… Bref, tout y passe. Les exemples sont très nombreux. De plus, Campbell se base sur les théories freudiennes, mais également sur les idées de Jung et Gennep.

Pour ceux qui se servent du Tarot pour « concevoir » leur roman, c’est la méthode du Voyage du héros qui est employé pour créer l’histoire.

Mon avis sur le héros aux mille et un visages : Je n’ai pas achevé la lecture, mais je peux dire que c’est un livre riche, vraiment riche. J’ai l’habitude de lire de la psychologie et je peux vous assurer que c’est de loin le livre qui me demande le plus de concentration. Certainement parce qu’il s’agit d’écriture et que je tente réellement de tout comprendre.

J’apprécie les exemples, afin d’étayer les explications. Par contre, il y a un peu trop d’exemples à mon goût. Le livre est dense, plus que compliqué. Il est parfois difficile de se souvenir de tout et je pense que si l’on veut réellement se servir de la méthode du monomythe pour ses écrits, il faut prendre des notes en dehors du livre.

Je n’ai jamais appliqué la méthode et si je devais le faire j’emploierais cette méthode avec les cartes du Tarot, parce que le monomythe est un voyage initiatique comme le Tarot.

Je suis cependant convaincu que c’est un livre à lire au moins une fois dans sa vie.

Le second livre, que je voudrais vous conseiller, s’intitule : L’écriture et l’expérience des limites, de Philippe Sollers, il date de 1968.

Il s’agit d’une théorie de l’écriture, avec quelques exemples choisis dont Dante et Sade.

Lire ce livre est compliqué. Je ne sais pas pourquoi mais tous les essais que j’ai lu qui date des années 60 sont difficiles. Ce que je n’ai pas trop apprécié ce sont les prises de positions très tranchées, mais après tout, pourquoi pas ? Il s’agit d’un livre qui traite essentiellement de très anciens auteurs, alors on peut lui reprocher que les auteurs choisis font parti d’un autre « âge », et que les théories sur l’écriture ne peuvent plus s’appliquer aujourd’hui. Les citations et références sont très nombreuses, encore une fois. Mais le texte est court. Je ne crois pas que j’aurais eu la force mentale de lire un gros pavé dans le style de Sollers. J’ai acheté ce livre parce qu’il est question de la censure et de la transgression. Je dois aussi admettre que j’ai toujours été une grande fan du Marquis de Sade et que j’ai lu la plupart de ses livres, j’étais curieuse de voir ce que l’on pouvait dire de son écriture.

 

Si je devais vraiment vous en conseiller un seul, ça serait le héros aux mille et un visage, qui même s’il est pavé de théorie à la fois anthropologiques et psychanalytiques est certainement le plus facile et plus actuel pour ceux qui souhaite écrire.

Voilà pour ce qui est des deux livres que je peux vous conseiller sur l’écriture. Les avez-vous déjà parcouru ?

Quelques idées de créatures merveilleuses

Bonjour à tous,

Récemment, je me plaignais du manque d’imagination de certains auteurs quant à l’utilisation de créatures surnaturelles dans leurs récits. Entre vampires (au sens plus ou moins strict), zombies, lycanthropes, anges, démons  et fantômes, on fait vite le tour.  Ma question était donc la suivante : N’existe-t-il aucune autres créatures « magiques » ou « mythologiques » qui pourraient servir dans un récit ?

Je me suis donc armée de mon dictionnaire des symboles pour effectuer quelques recherches, car critiquer est une chose, mais s’informer c’est mieux.

Cette petite liste n’a pas de valeur exhaustive, elle n’est pas non plus un point de vue à adopter, c’est uniquement pour :

-Déjà mon enrichissement personnel

-Elargir ma culture général

-Donner quelques pistes de réflexions à mes écrits. Et si une seule personne apprend quelque chose aujourd’hui et bien j’en suis ravie.

Je vous le dis tout de suite, je ne compte pas réécrire toutes les définitions des créatures, ni toutes les informations que l’on peut trouver à leur sujet. D’une part, parce que vous pouvez les trouver sur internet (le plus souvent), d’autres part parce que cette liste je l’écris juste pour montrer qu’il existe d’autres créatures tout aussi intéressantes.

Commençons par A :

Alcyon : oiseau marin – type mouette / goéland / martin-pêcheur; l’une des Néréides, enfant du vent et du soleil matinale, symbole de fécondité matérielle et spirituelle. Peut-être assimilé au culte d’Isis. L’Alcyon est décrite par Ovide comme une femme changée en oiseau qui survol les eaux à la recherche du corps de son défunt mari, un marin emporté par les eaux.

Anqâ : oiseau de la mythologie arabe entre les griffon et le phénix. Il représente la partie humaine devant s’associer au divin.

B :

Basilic : serpent fabuleux qui tue par son seul regard ou par sa seule haleine. Né d’un œuf de coq de 7 à 14 ans, couvé par un crapaud. Il ressemble à un coq à queue de dragon ou par un serpent à aile de coq. Il symbolise le pouvoir royal qui foudroie ceux qui manquent de droiture.

Bucentaure : être fabuleux mi-homme mi-taureau. Il est le centaure de la fécondité.

C :

Chichiga : petit gobelin féminin, bossue, vivant dans les zones d’eaux, se promenant nue, ne sortant qu’au crépuscule, dans les légendes slaves.

Chimère : créature à tête de lion, corps de chèvre, queue de dragon et crachant des flammes.

D :

Domovoï : esprit protecteur des maisons. On le décrit comme un homme petit, trapu et barbu, aimant la chaleur dans les légendes slaves.

Doppelganger : Pas une créature à part entière, mais plutôt un double maléfique. Il fait plutôt parti des légendes « surnaturelles », si vous regarder des émissions de chasseurs de fantômes et de paranormal vous en aurez entendu parler. En sommes, ce sont des « humains », sans ombre, qui ne se reflètent pas dans les miroirs et qui poussent à commettre crime et erreur de jugement. Ce double est censé être notre propre double mais maléfique.

E :

Elfe : créature des mythologies scandinaves. Pas la peine d’en parler, tout le monde connaît les Elfes dans les créations plus ou moins récentes de la fantasy.

Emela-ntouka : il pourrait s’agir d’un dinosaure ayant survécu, vivant au Congo. Il s’agit d’une créature herbivore mais dévoreuse de grands animaux tels que les éléphants.

F :

Fée : elles sont les maîtresses de la magie. Tout le monde connaît. Il existe de nombreuses variétés comme les elfes. Elles sont souvent décrites comme ayant des ailes et des pouvoirs magiques. Pour moi, les fées, c’est l’effrayante Fée Clochette de Peter Pan – boouuh rien que d’y penser j’en ai des frissons.

Fomoire : il s’agit de personnages maléfiques et difformes de la mythologie celtique. ce sont des guerriers que l’on décrit à tête d’animal comme le chien ou le bélier.

G :

Garache : dans le folklore français, il s’agit d’un loup-garou féminin, qui se transforme la nuit pour expier ses crimes. Alors oui, je sais on avait dit pas de loup-garou mais avouer que l’idée d’une punition « divine » c’est classe.

Gnome : c’est plus ou moins le « nain de jardin », un viel homme ridé aux cheveux blancs qui vit et se cache dans les souterrains où il amasse des trésors.

H :

Harpies : divinités vengeresse. Il s’agit de femme à corps d’oiseau.

Hécate : déesse des sorcières. Elle est représentée avec trois têtes et trois corps. C’est la Déesse des morts, de la Lune et elle relie les trois étages du monde : les enfers, la terre, le ciel. C’est l’image de la Vierge, La Mère et la Vieillarde.

I :

Incube : démon mâle qui peut ressembler à un bouc, ou à un vampire, qui s’accouple avec des femmes endormies pour les engrosser. Les Incubes existent depuis la Mésopotamie – s’il ne fallait qu’une seule raison d’écrire des histoires sur les incubes ça serait celle-ci !

K :

Korrigan: lutin breton soit bienveillant soit malveillant.

Kobold : il s’agit d’un lutin de maison mais dans les mythes germaniques. Il est génial car il fait le ménage. Si on le trouve dans les mines, il cause des accidents lorsqu’il vole les métaux.

L :

Lilith : Elle serait la première femme d’Adam et un démon de la nuit. pour les mésopotamiens, elle serait une déesse du vent. Dans les deux cas, Lilith est vue comme une femme qui ne peut avoir d’enfant et qui se sert de sa beauté pour obtenir les faveurs des hommes et voler les nouveau-nés.

M :

Merrow : sirène du folklore irlandais. Elles portent des chapeaux rouges à plumes.

Moroï : il ressemble à un vampire, mais c’est plus compliqué. Il peut s’agir soit d’un enfant non baptisé, soit d’un enfant né de parents vampires. Ils n’ont pas la soif du sang, mais des yeux très clairs. Alors oui, vous allez me dire « mais c’est un vampire ! », oui mais le nom est différent.

N :

Naïades  : nymphes aquatiques.

Nymphes : terme génériques pour désigner toutes les divinités de la nature. On a les nymphes des terrestres, aquatiques, célestes, infernales et à chaque fois des sous-catégories. Autant de raisons d’aller fouiller dans cette mythologie.

O :

Oiseau de feu : grand oiseau rouge de la mythologie slave. Il ressemble à un paon mais aux couleurs rouge et orange. Il est plutôt bénéfique.

P :

Pishtaco : sorte de croque mitaine dans les Andes. Ce sont des créatures qui mangent la graisse des êtres humains. (Pour toutes les personnes au régime ce doit être une super nouvelle ! )

S :

Succube : comme des incubes mais au féminin. Ce sont des démons qui apparaissent aux hommes la nuit pour leur voler leur semence.

Je m’arrête là, parce que beaucoup de créatures ressemblent soit à des fées, soit à des dragons, soit des nymphes, soit des vampires ou des lycans. Pourquoi ? parce que la mythologie est ainsi faite.

Beaucoup de créatures se retrouvent dans des mythologies, parce que la nature humaine est ainsi faite. Seulement, elles ont des caractéristiques différentes, des physionomies différentes. Parfois, il n’y a que le nom qui change, mais est-ce que cela ne vaut pas le coup de « changer » le nom ?

Les vampires peuvent être des Moroï, des Strigoï, des Succubes, des Incubes, des Lamies, le Chupacabra ou encore Rusalka, est-ce que ce sont les mêmes créatures  ?Oui et non. est-ce que pour autant on doit lisser le tout et dire « vampire », donner les mêmes caractéristiques à toutes les créatures ? Je ne crois pas, ce serait trop triste.

 

Camp NaNoWriMo d’avril 2018

Hello à tous,

Comme je le disais samedi dans cet article le camp NaNoWriMo arrive à grands pas. Vous pouvez vous inscrire sur le site en suivant ce lien :

https://campnanowrimo.org/sign_in

Dans ce site, vous pouvez trouver dans la partie : My Camp Nano, vous pourrez renseigner votre projet pour ce mois d’avril.

Pour rappel :

Le NaNoWriMo est un challenge de 30 ou 31 jours durant lequel vous devez écrire un roman / une nouvelle / votre thèse de fin d’étude / etc. J’ai déjà rédigé plusieurs articles sur le NaNoWriMo, mais d’autres encore, mais aussi, j’ai également des articles sur mes bilans du NaNoWriMo.  

Bref, le but étant d’écrire un certain nombre de mots ( 50 000 pour le challenge de Novembre), pour les deux autres camps : celui de Juillet et d’Avril, c’est à vous de choisir le nombre de mots. Vous pouvez aller plus loin en choisissant le nombre d’heures ou de minutes que vous allez écrire durant le mois, ou encore le nombre de page ou bien de lignes. L’avantage de ce challenge d’avril c’est de vraiment pouvoir choisir ce qui est le mieux pour nous et c’est ce que j’apprécie le plus durant le Camp.

Durant la phase préparatoire du NaNoWriMo, l’édit info du projet permet de choisir le titre du projet, la catégorie c’est à dire le genre que l’on veut écrire ; soit un roman, soit une non-fiction ( c’est bien pour ceux qui veulent rédiger leur thèse ou leur mémoire), de la poésie. Il y a même une catégorie « correction », ce qui peut être vraiment bien. On peut encore choisir de rédiger un script, ou des courtes histoires ou encore « others » en somme ce que vous désirez. Vient ensuite le moment de choisir son objectifs, en nombre de mots, de pages, de lignes, de temps, etc. Ensuite, c’est le moment de rédiger le synopsis de son histoire et même de choisir une jolie image pour l’illustrer.

Pour ma part, je ne mets jamais ou presque d’image, parce que cela me perturbe énormément mais le site conseille de le faire. Tout est donc une question de point de vue.

Le planning du NaNoWriMo :

Ecrire 50 000 mots c’est écrire 1669 mots par jour. 

J’entends souvent et je lis encore plus régulièrement, des gens dire : « Mais c’est impossible! On ne peut pas écrire 1669 mots par jour durant 30 jours, parce que ça prend trop de temps! »

Ce à quoi j’ai toujours envie de répondre : BlaBlaBlaBla. Ce n’est pas pour être méchante, mais si vous vous dites que c’est impossible, j’ai envie de vous répondre:  Avez-vous déjà essayé ? Vous êtes vous déjà chronométrés ? Avant de dire que c’est impossible, faites-le ! Avez-vous essayés d’écrire 1699 par jour ?  

Petit exercice :

Mettez votre minuteur sur 10 minutes et mesurez le nombre de mots que vous écrivez durant ce temps. Sur quoi écrire durant cet exercice ? Sur une histoire que vous avez déjà planifiée, afin d’avoir des idées et de savoir où vous allez. Ou bien laissez votre imagination travaillée mais cela peut fausser le test, surtout si vous écrivez toujours en ayant planifiés votre travail. Une fois les dix minutes, regardez combien de mots vous avez écrit. Une petite multiplication par six, et voilà votre nombre de mots par heure.

Comment peut-on parvenir à écrire 1 669 mots par jour ?

Et bien comme je le dis toujours lorsque l’on veut écrire on trouve toujours le moyen d’écrire. Admettons qu’il vous faille 2 heures par jour pour écrire les 1 669 mots, cela signifie que tous les jours vous devez passer deux heures à écrire. J’entends déjà des personnes hurlaient au scandale. « Oui, mais quand on travaille, que l’on a des enfants, un mari / une épouse, une maison, des amis, … On ne peut pas écrire 2 heures par jour, parce que l’on a des choses à faire, des impératifs, des obligations et lorsque l’on rentre le soir on a envie de se poser dans le divan et de regarder la télé. » Grosso modo c’est ce que j’entends toujours. Pour autant, j’ai des amis avec deux enfants en bas-âge, mariés et qui pourtant peuvent passer deux heures par jour pour faire leur loisir. C’est donc possible !

Bien entendu, il faut faire des sacrifices. Moins de temps à une soirée, se lever plutôt, se coucher plus tard, prendre sur sa pause déjeuner, ne pas regarder la télé, bref économiser sur les moments de creux pour écrire. Parce que c’est un challenge et que le but de tout challenge est de se dépasser. Même si vous ne parvenez pas à écrire 50 000 mots durant le challenge, écrivez tous les jours, même 10 minutes, même 500 mots, mais écrivez. Bien sûr ce sera difficile, mais ne vous découragez pas.

 

Les écrits du moment sur Wattpad et compagnie et ce que j’en pense

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, petit article incompréhension, questionnement, réflexion, avis personnel sur l’écriture des autres.

J’ai parlé, il y a peu de temps, de Wattpad et de ce que j’en pensais de ce genre de réseau d’écriture. La conclusion était plutôt mauvaise, puisque je n’aime pas ce genre d’endroits. Seulement, les réseaux sociaux m’obligent à être confrontée assez régulièrement à des gens qui postent leurs écrits.

Alors j’ignore si ce sont que les personnes que je fréquente sur les réseaux sociaux ou s’il n’y a que ce genre de textes qui sont postés sur internet, mais presque tous les textes sur lesquels j’ai l’occasion de tombés sont semblables.

Tout d’abord, les thèmes :

Il est presque impossible de trouver des textes qui ne soient pas :

-soit inspirés de Twilight et compagnie, c’est-à-dire des histoires d’amour fantastiques, avec de beaux héros vampires, anges ou démons, et de jeunes héroïnes douces et charmantes, un brin naïves, même stupides, amoureuses au premier regard.

-soit de la romance érotique inspiré de …cinquante nuances de Grey. Ce qui revient au même.

J’ai aimé Twilight, parce que j’étais adolescente à l’époque et que c’était une nouvelle version des histoires de vampires. En ce temps là, j’étais fan de Dracula, d’entretien avec un vampire et autres histoires de vampires classiques, avec du sang, des meurtres et cette fameuse morsure du vampire. Alors oui, Twilight c’était vraiment différent de Sheridan LeFanu et autres, alors oui j’aimais bien, parce que c’était « renouveler » un genre classique. Seulement, dix ans après, lire toujours les mêmes histoires de romances fantastiques, avec autant de passion qu’une histoire d’amour du XIXème siècle, c’est fatiguant.

J’ai lu cinquante nuances de Grey, le tome 1, je n’ai pas aimé du tout, du tout. Lorsque je l’ai lu, je ne savais pas que c’était une fan fiction de Twilight, en tout cas pas à ce point là. J’ai déjà donné mon avis sur cette saga, et c’est tout sauf un  livre que j’apprécie mais je dois reconnaître qu’il  a au moins eu la prétention de remettre la littérature érotique au goût du jour.

Seulement la grande question que je me pose c’est : POURQUOI les auteurs « amateurs » ou « professionnels » (amateurs ceux qui ne sont pas publiés autre que sur les réseaux sociaux, c’est à dire que l’on ne trouve pas leur livre à la vente « classique », professionneles les auteurs qui ont publié soit en autopublication, soit par des éditeurs) mais surtout amateurs écrivent toujours la même ou le même genre d’histoire avec les mêmes genre de personnages ?

Sincèrement, cela m’agace. Déjà parce qu’en tant que femme lire des histoires où l’héroïne est une pauvre petite vierge, un peu bêbête sur les bords, incapables de se débrouiller seule, qui a besoin d’être sauvée ou d’être amoureuse pour s’accomplir, et bien ça m’énerve. Les femmes n’ont pas besoin d’être sauvées! Elles ont besoin d’autres modèles que les héroïnes « contes de fées », tout du moins c’est ce que la littérature ou films pour enfants ont saisi. Alors pourquoi une petite fille de 5 ans a le droit à une forte tête héroïne comme Elsa de la reine des neiges alors qu’à l’adolescence (qui selon les scientifiques s’achèvent à 25 ans) on lui dit « non, non tu es une pauvre petite chose fragile, trouve toi un homme pour te sauver, parce que tu es une incapable, regarde tu es seule et tu as des ennuis » ? Pourquoi est-ce l’on dit encore aux jeunes femmes que le sexe c’est mal si ce n’est pas « avec l’amour de sa vie » (amour contrarié – vu que le héros est un démon/vampire/fantôme ou que -sais-je d’autre) ? Le sexe juste pour le sexe désolée mais ça existe et quand je regarde des émissions de télévision où des « ados » (gamines??) de quatorze ans parlent de sexe juste pour le fun, et bien leur vendre du grand amour, moi j’appelle ça de la propagande.

Bien sûr l’amour existe, mais adaptons-nous, en tant qu’auteurs, aux normes sociales contemporaines. Les grandes histoires d’amour pures, parfaites, entre deux âmes sœurs, tout le monde voudrait y croire mais sincèrement l’amour ce n’est pas ça ! Je connais bien plus de personnes qui se plaignent de leur conjoint que de personnes ayant trouvés le « grand amour parfait ». Parce que l’amour ce n’est pas parfait, parce que le soucis c’est quand on cesse d’être seul et bien on est confronté à l’autre, ses croyances, sa vision du monde, de la vie, du couple, du sexe, à ses habitudes quotidiennes et ses manies. Bien entendu, on va me dire que les histoires d’amour dans les romans, ce sont de grandes et belles histoires d’amour comme Héloïse et Abélard, Roméo et Juliette, Scarlett et Rhett, etc, mais ce n’est pas que ça !

Combien d’adolescent(e)s aujourd’hui disent ne plus lire parce qu’ils ne trouvent rien qui répondent à leurs questions ? Réponses : beaucoup trop, parce qu’on essaie de leur vendre des relations humaines surannées.

Prenez le film Juno, avec la fabuleuse Ellen Page, pourquoi est-ce que ce film a bien marché ? Parce qu’il parle des soucis des adolescents, de grossesse non désiré, d’amour « bizarre », de relations humaines, parce qu’il montre le monde d’aujourd’hui. Bien entendu, on ne peut pas vanter les mérites des  grossesses non désirées, mais en tant qu’écrivain on ne peut pas non plus faire comme si le monde actuel n’existait pas, comme si les codes sociaux, moraux et spirituels n’avaient aucun poids sur les lecteurs.

D’un point de vue littéraire, le fait que toutes les œuvres se « ressemblent »…PFFF résume ma pensée. Des personnages stéréotypées, des histoires sur le même modèles, avec les mêmes questionnement, la même valeur morale, mais bon sang que c’est chiant ! C’est bien simples, (sans parler de qualités stylistiques) j’ai plus d’émotion et de surprise en regardant un téléfilm de l’après-midi qu’en lisant certains textes. Alors, peut être que je suis hyper existante, que je n’ai rien compris à « rien », que je suis qu’une pauvre idiote, une râleuse, une chieuse ou …(trouvez les insultes que vous voulez), mais mince un peu d’originalité. Je sais bien que le marché de l’édition est ce qu’il est, que c’est difficile de se faire une place, mais entre une œuvre originale et cent histoires toutes semblables qui croyez-vous qui sera publié ? Je sais bien que le marché de l’autoédition permet à beaucoup d’auteurs de se publier « by himself », mais reconnaissez que dans la majorité des cas les œuvres publiées de cette manière le sont parce que la qualité littéraire est mauvaise, qu’il manque de créativité et d’originalité. Bien entendu, pas tout le monde, il y aussi de très bonnes choses en autoédition.

L’amour, le sexe, la vengeance, l’argent : ce sont certes des motifs récurent dans les romans, mais personne n’a besoin de lire cent fois le même schémas, avec les mêmes personnages, dans le même genre littéraire, et surtout dans un style mauvais.

Je suis la première à encourager les gens à écrire, à s’exprimer, à imaginer, inventer, … mais si vous désirez utiliser des personnages fantastiques : ouvrez un dictionnaire des symboles ou des créatures magiques et trouvez autre chose que les fantômes, zombis, vampires et anges. Il existe bien d’autres créatures.

Je ne critiques pas tout le monde, il y a aussi de très bonnes histoires, intéressantes et qui abordent d’autres thèmes (heureusement). Je ne veux pas non plus faire passer le message que de s’inspirer de ses lectures favorites lorsque l’on commencent à écrire c’est une mauvaise chose, pas du tout. Ce que je voudrais réellement c’est que les auteurs « amateurs » se passent de ce besoin de toujours écrire comme les autres.

Je suis peut-être à l’âge où l’on devient aigri et exigeant mais ce que l’on écrit aujourd’hui peut devenir le héros d’un jeune de demain.

Et j’avoue : c’est vrai que l’on peut écrire des histoires de vampires (créatures surnaturelles) mais pourquoi toujours des histoires d’amour impossibles ? Pourquoi tout le temps des histoires entre humains et créatures ? Pourquoi toujours avoir le droit aux mêmes types de héros ?

Sur ces questions, j’achève cet article, un peu coup de gueule, un peu déception profonde, un peu questionnement philosophique.

Bonne journée à tous.

Et si vous écrivez d’autres « types » d’histoires (ou pas d’ailleurs) abonnez-vous à mon Instagram que je puisse vous suivre en retour :

https://www.instagram.com/lesconseilsdeponine/

Google Maps et les guides touristiques

Bonjour à tout le monde,

Aujourd’hui petit article sur Google Maps et les guides touristiques, étonnant ? Non, je ne crois pas.

Pourquoi Google Maps ? Qu’est ce que cela peut bien avoir à faire avec l’écriture ? Et comment s’en servir lorsque l’on écrit ?

Je ne présenterai pas Google Maps, je pense que tout le monde connaît. Seulement, je trouve que c’est très utile lorsque j’écris.

En ce moment, j’essaie d’écrire une histoire qui se base à Londres. Ce n’est pas une ville que je connais très bien, ma dernière visite remonte à trop longtemps. Alors j’ai eu beau acheter des guides touristiques, il n’en reste pas moins que les guides du Routard, ou autre Lonely planet n’aident pas à vraiment se projeter dans les rues, ni à apprécier la distance entre deux endroits. 

Je sais que l’on répète souvent qu’il faut écrire sur ce que l’on connaît, mais parfois on a envie d’écrire sur des endroits que l’on connaît moins, voir pas du tout. C’est là que là que tout se complique, c’est pourquoi la version Street View de Google Maps est super intéressante. On peut ainsi visualiser les lieux. La fonction itinéraire peut également être vraiment utile lorsque l’on veut faire déambuler son personnage dans une ville.

Bien entendu, lorsque l’on écrit il est conseillé d’aller sur place pour se rendre compte de l’atmosphère, des lieux, des personnes que l’on peut rencontrer, des lieux afin de mieux les décrire, seulement…et bien ce n’est pas toujours possibles. Soit parce que l’on n’a pas les moyens financiers, matériels, temporels ou parce que si l’on part en vacances on a la famille avec soit et donc on ne voit pas les choses de la même manière que si l’on est seul. Bref, autant de raison pour ne pas se rendre compte des lieux. C’est alors qu’interviennent les guides de voyages. Même s’ils ne vous présenteront que les lieux les plus touristiques d’une ville ou d’un pays, ils peuvent traduire l’atmosphère et vous donner un peu d’histoire ce qui est parfois très utile pour préparer son histoire.

Les Guides touristiques sont une bonne base de départ, mais pour mieux se rendre compte de l’atmosphère d’un lieu, rien de mieux que Google Maps, d’une part parce que l’on peut se projeter dans les rues et rechercher des lieux que l’on ne trouve pas nécessairement dans les guides touristiques mais également parce que souvent les lieux importants ont des sites web sur lesquels ont peut trouver plus d’images et de renseignements.

Restaurants, pubs, bars, hôtels…

Ce genre d’enseignes, de magasins, d’établissements sont souvent référencés sur Tripadvisor ou ce genre de sites de conseils, d’avis et de notations. Quel est l’avantage d’aller voir sur ce Tripadvisor lorsque l’on écrit une scène dans une boutique, aller voir les avis laisser par les gens permet de mieux se faire une idée sur le lieu et l’ambiance, parfois même les personnes postent des photos. Il faut s’en servir, car lorsque l’on ne peut pas se déplacer, ce genre de site permet réellement de se faire une idée sur l’endroit, sur les vendeurs, les serveurs, les mets, les objets, bref de tout ce qui est possible de savoir.

C’est la chance que l’on peut avoir à notre époque. Il suffit de quelques clics pour avoir accès à pleins d’informations sur des lieux se situant à l’autre bout de chez nous sans même à avoir se déplacer.

Mais alors comment se servir de ces informations ?

Parce que oui des informations, on peut en trouver des milliers, pleins, vraiment beaucoup même, seulement il faut savoir faire du tri dans toutes ces informations. Alors comment faire ?

Il faut mieux garder en tête l’atmosphère plutôt que de tenter de restituer tous les détails, c’est ce qui peut être le plus difficile lorsque l’on se sert d’internet. Pour restituer quelques détails de l’atmosphère, l’avantage d’utiliser des photos d’autres personnes c’est que l’on se focalise sur un point de vue. Le regard humain étant plutôt réducteur, le fait de se baser sur des détails même vu par d’autres s’avérer utile. L’important reste donc de gérer toutes les données disponibles pour ne garder qu’une impression, une atmosphère, sans chercher à tout détailler, sauf si réellement c’est important pour l’histoire.

 

 

 

Les personnages : élaboration du héros 1/2

Bonjour tout le monde,

Voilà après une longue pause de ma part, la suite des méthodes que l’on peut utiliser pour élaborer les personnages. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur le héros.

Le héros porte l’histoire, il en est le centre, la base, l’essence. Pour cela prendre quelques jours pour réfléchir à ce qu’il est ; qui il est ; à quoi il ressemble et quelle est son histoire dans l’histoire. Cette première partie sera concentrée sur la partie physique du héros. On peut construire son héros par plusieurs petits exercices.

 

Le héros en vrac :

Il est parfois difficile de savoir quelles caractéristiques donner à son héros, on peut se demander vers quoi se tourner. On hésite quant aux caractéristiques à donner au héros. Pour cela on peut commencer, par un exercice assez simple et utiliser ses lectures pour savoir ce que l’on aime chez les héros et ce que l’on ne veut pas.

On peut commencer par une phase toute simple : les caractéristiques que l’on aime chez nos héros favoris. Dressez une petite liste de qualités ou de défauts (d’ailleurs), de nos héros littéraires (ou non), peut être un excellent point de départ. Cela permet de faire le tri et de ne garder que des caractéristiques que l’on aimerait utiliser. Pour cela, faites une liste des dix qualités que vous voulez trouver ou que vous aimez chez les héros, et faites la même chose avec ce que vous ne voulez pas du tout voir dans votre héros, ou que vous n’aimez pas chez les autres. Pourquoi ? Parce que souvent on sait exactement ce que l’on déteste lire, les qualités ou les défauts des héros que l’on lit, mais lorsqu’il s’agit d’écrire sa propre histoire on peut parfois se laisser aller à certains travers. C’est pourquoi savoir ce que l’on n’aime pas permet de ne pas faire les mêmes erreurs.

Le second exercice consiste à voir le héros à travers les yeux de quelqu’un d’autre :

Lorsque l’on voit un étranger pour la première fois, il se dégage toujours de cette personne un quelque chose qui nous influence dans l’avis que l’on a de lui ou d’elle. C’est la première impression qui compte : tout le monde connaît cette expression mais que signifie-t-elle lorsque nous « auteurs » décidons de l’appliquer pour décrire notre héros ? Voilà la question que l’on peut se poser : Et si un individu croise mon héros dans la rue, qu’est ce qu’il pensera de mon héros ? Quelles seront ses premières impressions ? Est-ce que cet individu va trouver que votre héros est étrangement grand ? Etrangement effrayant ? Est ce qu’il sera surpris dans son look ? Par une coupe de cheveux ? Par une allure qui se dégage ?

Vous voulez un petit exemple ? Samedi, alors que je me rendais à un cours, comme tous les samedis, où je croise les mêmes gens depuis des mois, j’ai vu une personne totalement différente. Rien qu’à la manière dont elle se tenait, à sa façon de fumer, à ses vêtements, à sa démarche, j’ai su en l’espace d’une minute qu’elle était professeure de danse. Cette femme n’avait pourtant ni chignon, ni tutu, mais les cheveux longs attachés en une queue basse, un sweat large, un pantalon d’échauffement et des boots. Elle aurait pu être comme n’importe qui et pourtant j’ai su / ressenti qu’elle était professeure de danse. Soit parce que j’ai trop vu de ballet ces derniers temps, soit parce que j’ai fait de la danse, mais son physique, son allure général me disait qu’elle était prof, et cela même avant de lui avoir parlé. C’est exactement l’exercice que vous devez essayer de reproduire. On peut se dire « mais c’est tellement facile de faire ça », et bien non ! Non et non ! Pourquoi ? parce que votre héros vous le connaissez, alors s’en tenir à une « première impression » c’est difficile, parce que l’on va vouloir trop en dire, se focaliser sur des détails que nous jugeons utiles alors que ce ne sera pas nécessairement ce qu’un « inconnu » remarquerait.

Pourquoi cet exercice est intéressant ? Parce que la première impression est toujours la bonne et que cet exercice peut servir durant la rédaction du roman. Vous pouvez réaliser cet exercice également en vous mettant dans la peau du Grand Méchant / de l’antagoniste / de l’ennemi de votre héros. Souvent lorsque l’on n’aime pas une personne c’est soit parce que la première impression nous a laissé un arrière goût amer, soit parce que l’autre a fait une chose qui nous a déplût. C’est donc le moment de savoir ce qu’a fait votre héros pour énerver l’antagoniste et de quelle manière votre méchant perçoit le héros.

A quoi ressemble votre personnage ?

Prendre le temps pour visualiser, faire un casting de personnage, d’écrire ou de dessiner votre personnage est une excellente méthode pour figer l’image que l’on a du personnage.

Vous pouvez organiser votre « recherche » en utilisant un tableau. Lorsque je fais ce travail, sans utiliser un montage photographie, j’ouvre un tableur, dans une colonne, j’indique les parties du corps que je dois développer : silhouette, visage, cheveux, allure générale, voix, style vestimentaire, particularités physiques.

J’ai publié plusieurs articles sur la manière de concevoir le héros : Créer un héros vivant ; j’avais aussi créer un tutoriel sur ce sujet  ;idée de fiche de personnage. Vous pouvez aller faire un tour sur ces articles pour mieux plus d’informations sur la conception du héros.

Les personnages : élaboration

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je vais essayer de mettre en place une nouvelle série d’article sur les personnages. Je pense que cette série peut très bien s’insérer avec le cycle d’article sur la structure d’un roman. Tout d’abord, une petite entrée en matière sur ce qu’est un personnage et quand faut-il y réfléchir.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un bon personnage ?

Je dirais qu’un bon personnage est un personnage utile à l’histoire, qui a également une histoire et qui a un but, un objectif et auquel le lecteur peut s’identifier. Les personnages doivent avoir un but non seulement dans leur vie fictionnel mais également dans le sens où sa présence doit être un but au récit , ils doivent servir à faire avancer l’histoire. Si on peut enlever le personnage sans que l’histoire perde en force alors il s’agit d’un figurant.

Loin de moi l’idée de vous dire que vous ne devait pas faire intervenir de figurant dans votre roman, mais si vous avez des difficultés à gérer beaucoup de personnages mieux vaut ne pas avoir de figurants, en tout cas le moins possible. Le bon sens voudrait que les personnages secondaires puissent être utiles eux aussi.

Quand élaborer les personnages ?

Je pense que les personnages peuvent être à l’origine de l’histoire, surtout en ce qui concerne le héros. Le héros peut nous apparaître bien avant d’avoir l’idée de l’histoire que nous voulons écrire. On peut aussi avoir déjà en tête le thème, l’idée du roman, une intrigue et ensuite trouvé le héros.

En tout cas, pour ce qui est des personnages, il arrivera toujours un moment où vous aurez besoin de vous asseoir pour les concevoir, car si on peut avoir très rapidement en tête le héros et deux ou trois personnages principaux, malheureusement tous les personnages n’apparaîtront pas « comme par magie » dans votre tête. Il faudra y réfléchir, leur trouver des objectifs, des familles, des envies, une biographie etc.

A la question quand doit-on élaborer ses personnages, je dirais n’importe quand entre le moment où l’idée d’écrire nous vient en tête et le moment où vous commencer à écrire. Je ne pense pas que l’on puisse « encore » concevoir ses fiches de personnages lors de la phrase d’écrire. Je ne dis pas qu’un personnage ne peut pas subitement apparaître lorsque vous écrirez parce que vous en aurez besoin mais dans 95% des cas vous ne devriez pas commencer à écrire avant de savoir exactement qui seront tous vos personnages, quels seront leur objectifs, leurs buts et leurs histoires.

Pourquoi les personnages sont si importants ?

Pour ma part, je suis convaincue que toute histoire doit avoir des personnages forts et construits. Je crois que toutes les histoires ont besoin d’être portées par des personnages complexes avec de vraies intentions. Je suis persuadée que même l’histoire la plus banale, la plus simple et la moins originale peut être totalement transformée et captivante portée par des personnages forts et bien travaillés.

Même si tous les choix sont justifiables, je pense qu’avoir des personnages stéréotypés n’est pas la meilleure des décisions à prendre. Je ne dis pas qu’avoir un personnage qui ressemble à tous les personnages de ce « genre » peut être intéressant, mais il faut pouvoir justifier ce choix, sans quoi le lecteur peut ne pas être captivé par l’histoire et ne pas trouver dans votre récit assez d’originalité pour être vraiment digne d’intérêt.  

Depuis le temps que je lis des histoires ou que j’écris, je me rends compte de l’importance des personnages, non seulement en tant qu’humain (même si ce sont des personnages de fictions) mais aussi en tant que structure de l’histoire. Je crois que ce sont les personnages qui font avancer l’histoire, qui l’écrive si je puis dire. Afin d’élaborer les personnages de vos histoires vous devez garder en tête que les personnages sont un ensemble, qu’ils forment l’histoire et une cohérence.

Dans les prochains articles, j’évoquerais les différentes manières dont je rédige les fiches de personnages, sur la manière dont je conçois les personnages, les questions que je me pose pour parvenir à créer des personnages.

La méthode flocon de neige

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, c’est le jour du tutoriel du mois et je voudrais vous parler d’une méthode que l’on appelle Flocon de Neige. Cette méthode je les testais il y a une dizaine d’année et je n’ai jamais vraiment apprécié de l’utiliser, pas complètement en tout cas, mais cela ne doit vous empêcher de vous l’approprier ou de l’essayer.

Cette méthode est en une dizaine d’étapes, on peut bien entendu changer certaines étapes, les sauter ou décider de tout suivre comme il est prévu. Ce que je ne dis pas durant l’article c’est que l’on peut toujours revenir en arrière pour corriger des choses si on se rend compte que l’histoire a besoin de modifications.

Etape 1 : Le pitch

Cette étape est primordiale et d’ailleurs si vous ne deviez en adopter qu’une seule pour la vie se serait celle-ci.

Cette étape demande de la concentration, quelques minutes et un cerveau en état de fonctionner. J’ai déjà dû vous parler du pitch dans certains articles (notamment celui-ci : le pitch), parce que cette technique je l’ai apprise (d’accord revue) lorsque j’étais à la fac et que je suivais des cours de cinéma.

Il s’agit de trouver l’idée principale et de l’écrire en quelques mots. La méthode flocon de neige dit qu’il faut mieux avoir une phrase écrire en une quinzaine de mots maximum. Je suis bien d’accord. Le pitch doit être ultra concis, donner seulement « envie » aux futurs lecteurs de lire le livre, et de l’intriguer. Même si cette fois, il s’agit de vous donner l’idée maîtresse de l’histoire que vous allez écrire. La méthode flocon de neige recommande de ne pas y passer plus d’une heure.

Je pense que c’est un délais un peu long, mais si on a aucune idée du sujet de notre future histoire avant de s’asseoir pour y réfléchir alors oui, une heure est un bon délais. Après tout, il ne s’agit à ce stade que d’avoir une idée plutôt vague du roman à écrire.

Etape 2 : Le résumé

Alors pour cette seconde étape, il faut étendre la petite phrase de l’étape précédente à un paragraphe. Le but de ce paragraphe est de préciser le contexte de l’histoire que l’on va écrire. Le but est d’y décrire la situation initiale en une phrase, une autre pour les « catastrophes » de l’acte 2 et 3 (petit article sur ce qu’est le découpage en 3 actes), une phrase pour le dénouement. Le but ici étant de broder autour de votre idée de départ avant de la développer un peu plus précisément et de déjà connaître la fin. La méthode flocon de neige recommande de faire ce travail en 1h.

Ce que je pense de ce résumé c’est que c’est encore une fois une bonne base de travail. On sait dès le début ce que seront les éléments importants de l’histoire et comment on veut achever le récit, c’est une bonne méthode jusqu’ici. Seul petit bémol lorsque l’on connaît déjà toutes ces idées cela peut être énervant de devoir passer du temps sur cette phase de la méthode.

Etape 3 : Les personnages

L’étape suivante est celle de la création des personnages et de leur fiches personnages.

  • Le nom du personnage
  • Un résumé en une phrase de l’histoire du personnage
  • Sa motivation (que veut-il/elle de manière abstraite ?)
  • Son objectif (que veut-il/elle concrètement ?)
  • Son conflit (qu’est-ce qui l’empêche d’atteindre son objectif ?)
  • Sa révélation  ( que va-t-il/elle apprendre ? Comment va-t-il/elle changer ? )
  • Un résumé d’un paragraphe de son histoire dans le roman (en somme l’étape 2 mais pour chaque personnage)

Le but cette fois est d’avoir une idée précise de chaque personnage et de ce qu’ils apportent à l’histoire et de leur évolution dans l’histoire du début à la fin. Selon la méthode, il faut prendre 1 h pour chaque personnage principaux.

Ce que j’en pense de cette étape : je crois sincèrement qu’à l’époque où je la pratiquais je n’avais pas pris en compte l’importance d’avoir des objectifs clairs pour les personnages, pas plus que je ne maîtrisais le besoin d’évolution des personnages, mais j’étais très jeune à l’époque. Aujourd’hui, je trouve que c’est excellent pour savoir à l’avance comment chaque personnage va réagir avant même d’avoir besoin d’y consacrer trop de temps.

Etape 4 : Les Grandes lignes du roman

C’est à partir du paragraphe de l’étape 2 que l’on brode un paraphe pour chaque phrase. On reprend la première phrase du paragraphe qui correspond à la situation initiale et on en fait un paragraphe avec à chaque fois une catastrophe (ce que je préfère moi appeler un climax). Alors chaque paragraphe doit avoir une situation initiale, une catastrophe, un dénouement. Sauf le dernier qui est censé résoudre le roman et dévoiler la fin. La méthode dit qu’il faut plusieurs heures pour cette étape.

C’est à partir de cette étape que je commençais à me lasser de cette méthode, toujours revenir en arrière était un peu agaçant, surtout qu’en ayant déjà réfléchi aux personnages je ne voyais pas l’intérêt de reprendre cette étape, mais en général je le faisais quand même, parce qu’à l’époque je voulais être une « bonne petite élève qui faisait bien ces devoirs comme on le lui disait » et je pensais également que si des gens avaient inventés cette méthode c’est qu’ils devaient sacrément être doués et que l’on devait « obéir », oui j’étais très jeune.

Etape 5 : Le synopsis des personnages

A cette étape il faut reprendre les fiches personnages de l’étape 3 et les agrémenter de petites informations pour en faire des synopsis de personnage. Pour les personnages principaux la méthode indique d’écrire une page et pour les personnages secondaires seulement une demie page. Le but est de faire un peu comme pour l’étape 4, mais cette fois pour les personnages afin de savoir exactement ce qu’ils vont faire, penser et vivre. Selon la méthode, il faudrait y consacrer un jour par fiche de personnage.  

Personnellement, je trouve que c’est une excellente idée d’avoir un synopsis de chaque personnage, même si le fait de devoir écrire une page sur chaque personnage n’est pas franchement ce qui me motive le plus. Je trouve cela trop long, notamment pour certain personnage dont je ne vois pas l’intérêt de faire un synopsis.

Etape 6 : Le synopsis détaillé

Dans cette étape, on reprend la feuille de l’étape 4 pour transformer chaque paragraphe en une page afin de mieux développer le récit et de l’approfondir. La méthode  dit qu’il faut prendre une semaine pour réaliser cette étape. En somme, une fois cette étape achevé on obtient : une page pour la situation initiale, une page pour le premier nœud dramatique, une page pour le second et une page pour le dénouement.

Ce que j’en pense : Les retours en arrière donnent l’impression de ne pas avancer. Enfin c’est la sensation que j’avais. Je pensais ne pas avancer et toujours retourner en arrière au lieu d’aller vers l’avant et je me sentais frustrée, surtout que j’avais envie d’écrire et non de rester bloquée des semaines sur le plan de mon histoire.

Etape 7 :  Approfondissement des personnages

On reprend les fiches de personnages fait jusque ici et on recommence à penser à ses personnages. Le but étant de faire des fiches extrêmement détaillées avec toutes les informations utiles : date de naissances, préférences personnelles, descriptions, motivations, histoire, relations personnelles, métier, etc. Il est dit qu’il faut y consacrer une autre semaine afin de faire cela pour chacun des personnages.

Ce que j’en pense : personnellement, je ne vois pas pourquoi cette étape intervient maintenant. Pour moi, elle aurait déjà dû être là bien avant de faire le synopsis détaillé du roman, mais bon rien n’empêche de pratiquer cette étape tout en allant.

Etape 8 : Le traitement (enfin c’est comme ça que je le nommerai)

A partir du synopsis de l’étape 6, il va falloir faire une liste détailler de toutes les scènes du roman. La méthode conseille de faire cette étape avec un tableur Excel, de faire une colonne avec le numéro de la scène, une autre avec le nom du personnage par lequel la scène est vécue, une colonne dans laquelle on décrit tout ce qui va se passer dans la scène en question, on peut également ajouter des colonnes pour inscrire le nombre de page que l’on compte écrire, ou mots, l’époque de l’action, le lieux, le nombre de personnage, autant d’informations que l’on puisse avoir besoin pour écrire. Il est dit qu’il faut une semaine pour obtenir ce genre de tableau.

Mon avis : je ne suis jamais vraiment parvenue à achever ce tableau. Ce n’est pas pour moi. Je n’aime pas cela, c’est trop « dictatorial » pour moi. Peut-être que cela peut aider certains auteurs qui ont besoin de méthode, de savoir exactement où ils vont mais je trouve cela plus agaçant qu’autre chose. Si j’appelle cette étape traitement c’est pace qu’elle me fait penser au Traitement des scénarii dans lequel on cherche à avoir une vision détaillée de l’histoire.

Etape 9 : La continuité dialoguée

Avant dernière étape de la méthode en 10 étapes. Cette fois, on prend le synopsis et le traitement et l’on commence à rédigée une description narrative de plusieurs pages pour chaque scène, on y inclut les dialogues qui viennent en tête. Ce n’est pas encore le premier jet mais un aperçu du premier jet, avant des idées. En sommes, on prend chaque scène et on la développe en une ou deux pages afin de savoir exactement où l’on va. En somme si vous avez 100 scènes vous allez vous retrouver avec 100 ou 200 pages d’explication. On dit que l’on peut faire cette étape en une semaine.

Mon avis : Est-ce encore nécessaire que je vous dise que je n’ai jamais eu la patience d’arriver jusque là ?

Etape 10 : Ecriture du premier jet

On imprime tout ce que l’on a pu écrire jusque là, notamment la continuité dialoguée et on commence à écrire le roman. C’est la partie marrante. Il est dit que l’on peut écrire son premier jet en 150 heures.

Mon avis sur cette étape : YOUPI ! On peut enfin commencer à écrire ; ce n’était pas trop tôt.

Mon petit commentaire sur cette méthodologie : Je trouve cela un peu trop laçant. Je ne voyais pas pourquoi il fallait passer autant de temps sur chaque partie, revenir en arrière et reprendre encore et toujours les mêmes éléments pour en rajouter un petit peu alors que l’on aurait pu faire tout cela du départ. Je ne suis jamais allée jusqu’au bout, parce que tout ceci me semblait insupportable d’une longueur ahurissante pour peu de résultat escompté. Pourtant, je pense que dix ans après ma dernière tentative d’utiliser cette méthode je vais peut être retenter l’expérience juste pour vous et éviter de rester sur un échec (plusieurs d’ailleurs).

Est-ce que l’un d’entre vous à déjà pratiqué cette méthode ?

Est-il déjà allé jusqu’au bout ?

 

Structurer son roman : les claques

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais conclure la petite série d’articles sur ma manière de préparer et structurer mon roman. Comme vous avez pu le remarquer, je ne suis pas une fan du « tout planifié dans les moindres détails », le plus souvent je me contente de « rêver » de prendre des notes, de penser à mes intrigues et de veiller à l’amplification de la tension dramatique. Après vous avoir parlé de la façon dont je vois la structure de mes romans, j’ai également pris le temps de vous décrire ce que je prévois en premier lorsque je planifie mon roman, dans un troisième article j’évoquais avec vous la structure des situations initiales, péripéties et du dénouement, j’avais également pris le temps de vous parler des arcs narratifs. Aujourd’hui, il sera question de ce que je nomme les claques.

Qu’est ce que les claques ?

Eh bien, je nomme claque les scènes vraiment importantes où mon héros est réellement malmené. En général ce sont les scènes que j’aime le plus imaginer et que je conçois comme étant clés dans le déroulement du récit.

Pour cela, j’essaye de garder le cap de l’objectif du héros, de le malmener au possible.  A chacune de ces quatre scènes clés (ou trois ou cinq, ou six, tout dépend de l’histoire, de sa complexité, de la longueur du récit), je me pose les questions suivantes :

-Comment empirer la situation du héros ?

-Quels sont ses buts ? Va-t-il les réussir ?

Chacune de ses scènes doivent être et avoir un arc narratif à elles seules. Je rappelle que j’ai rédigé un article sur les arcs narratifs la semaine passée, adapté aux scènes les arcs narratifs peuvent être conçus ainsi :

-Une question majeure

-Une question mineure

-Une tension

-Un moment fort

-Enfin un dénouement.

Pour augmenter la tension, il faut que chaque scène apporte quelque chose de nouveau :

-soit un indice pour la suite

-soit soulever une nouvelle question

-soit répondre à l’une des questions

Pour m’assurer de cela, et être certaine que mes scènes « claques » correspondent bien au schémas que je veux leur faire prendre je prend le temps de répondre aux questions dans cet ordre :

-Quel est la situation du héros au début de la scène : est-ce que sa situation est confortable / en danger / favorable / défavorable / a-t-il ce qu’il veut ou ce dont il a besoin

-Qui sont les personnages présent dans la scène ? Dans quel(s) lieu(x) va-t-elle se dérouler / Que va-t-il se passer ?

-Quelle va être la question principale soulevée par la scène ?

-Quelles révélations vais-je apporter aux lecteurs ? Comment vais-je les faire arriver ?

-Quelles vont être les actions ou l’action principale ?

-Comment la scène va-t-elle se terminer ?

-Comment soulever de nouvelles interrogations et les présenter aux lecteurs ?

-Quelles sont les choses que le lecteur connaît mais que les héros ignorent (ou les autres personnages) ?

-Comment faire patienter le lecteur pendant les révélations ? Comment relancer de nouvelles interrogations ?

Voilà comment je m’assure de préparer les scènes clés.

Pourquoi est-ce que j’appelle ces scènes des scènes claques ?

Ces scènes je m’en sers justement pour mettre à mal le héros, pour le pousser vers l’échec, ou la réussite. C’est pour cela que ces scènes ne sont pas nombreuses et que je m’assure de les préparer avec une réelle attention.

 

Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je tenais à continuer la petite série d’articles sur la manière dont je structure mes romans, après vous avez expliqué rapidement ce que cela signifiait dans un premier article, expliquer en détails les premiers éléments que je planifie lorsque j’écris à s’avoir la scène d’ouverture, le climax et le dénouement, aujourd’hui je vais entrer dans la phase plus « poussée » de la phase précédentes à savoir planifier la situation initiale, trouver les péripéties importantes et le dénouement.

 

Tout d’abord qu’est ce que je nomme : situation initiale

On pourrait croire qu’en ayant parlé de la scène d’ouverture dans l’article précédent, il n’y aurait pas besoin de décortiquer la situation initiale, et pourtant un peu de réflexion n’est pas mauvaise.

Ce que je nomme situation initiale c’est bien plus que la scène d’ouverture. Selon mon point de vue, la situation initiale correspond à 25% du roman, c’est tout ce qui présente les personnages principaux, l’intrigue principale, les intrigues secondaires, les objectifs des personnages. Bref, c’est ce que l’on écrit au début pour situer l’histoire et tout ce qui sera détaillé ensuite.

Comment je planifie ma situation initiale et ce que je vais « mettre » dans mes premiers chapitres ?

Pour trouver mes idées, je fouille dans mes fiches personnages, je reprends les informations que j’ai sur les objectifs, les motivations, les envies et les enjeux des personnages, afin de tisser des intrigues plus solides entre les divers personnages et les intrigues. En général, cela vient tout seul, je n’ai pas besoin de faire réellement d’efforts pour trouver ma situation initiale, parce que lorsque je commence à écrire ou à réfléchir à mon roman, j’ai toujours déjà en tête les informations que je veux distiller dans les premiers chapitres, même si durant la phase d’écriture et de correction des choses, des parties, et même des idées vont changer. Donc, je suis certainement la plus mauvaise personne pour vous comment hiérarchiser les idées pour créer la situation initiale. Le plus important, je dirais qu’il faut surtout créer la tension, petit à petit, afin que le lecteur soit toujours en haleine.

Si je passe beaucoup de temps sur la création de la scène d’ouverture (cf l’article précédent) j’en passe beaucoup moins sur la préparation de la situation initiale, parce qu’à part me concentrer vaguement sur l’ordre des idées à transmettre, je ne me concentre pas vraiment sur l’ordre des chapitres, je préfère me laisser aller sans énormément réfléchir, même si je planifie un peu les idées, que j’essaye de faire des fiches « chapitre par chapitre » et de définir les lieux principaux et les atmosphères majeures des chapitres, je ne m’attarde pas tellement. je préfère me laisser envahir par les idées petit à petit durant la phase d’écriture.

 

Les péripéties ou actions :

Les péripéties, cette phase correspond à 50 % du récit. C’est durant cette phase que le héros va vivre ses aventures, et c’est à la fin de ses aventures que l’on va avoir le CLIMAX, toutes les actions doivent aboutir au Climax. Ce qui signifie que toutes les actions doivent s’intensifier, jusqu’au point culminant.

Comme pour la situation initiale, je me sers des objectifs des personnages, des idées d’intrigues que j’ai pour planifier quelques actions, les scènes les plus importantes, je les planifie d’une manière que je nomme « vraiment« . Chez moi, vraiment ça veut dire que je prends quelques minutes pour m’imaginer la scènes, pour inscrire les actions principales, les personnages présents, parfois quelques morceaux de dialogues, et prendre en compte l’atmosphère que je veux diffuser, je prends le temps de réfléchir aux cinq sens. Les cinq sens c’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on écrit, ou alors c’est peut être seulement moi, mais souvent lorsque j’écris je me focalise d’instinct sur le visuel et alors que les autres sens sont également très important.

Je pense souvent à mes scènes avant de les écrire, je les rêve, je fais cela un peu partout : le soir avant de m’endormir, sous la douche, en faisant le ménage, durant les courses… de cette manière je peux tester différentes alternatives. Parfois je prends des notes, parfois non, même si je dis toujours qu’il faut tout noter, je pense que dès fois on peut mettre de côté certaines idées. Seulement, j’écris depuis longtemps et je suis convaincue que lorsque l’on débute dans l’écriture, il faut mieux tout noter, même rapidement plutôt que de laisser de côté une bonne idée.

Pour ce qui est de l’organisation temporelle des actions, je n’y pense vraiment que lorsque je corrige.

 

Le dénouement :

Le dénouement c’est ce qu’il reste du roman, autrement dit les 25% restants. Cette partie correspond au moment où le Climax est achevé et c’est juste avant la dernière scène. Le dénouement selon moi, c’est le retour à la vie normale.

Il s’agit pour moi de seulement savoir quel est l’arc narratif du personnage, de l’histoire, du héros pour lui choisir son retour au calme. Je parle des arcs narratifs dans un article récemment. Le retour au calme c’est la vie une fois que toutes les aventures sont terminées. cette nouvelle vie peut être soit meilleure, soit pire, soit entre les deux. Il ne s’agit pas de relancer une histoire mais simplement de montrer rapidement qu’elles ont étaient les conséquences de l’histoire, des péripéties et du climax sur le héros et comment est sa nouvelle vie.

 

J’ai bien conscience en écrivant cet article de ne pas réellement donner de clés pour écrire ces différentes parties, mais à vrai dire, je ne prends pas tellement le temps de tout planifier, de tout décortiquer dans les moindres détails. Tout ce dont je m’assure c’est de suivre une progression qui me paraît logique pour le héros, et l’histoire, c’est également de veiller à la tension dramatique.

Structurer son roman : scène d’ouverture ; climax et dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui reprise de la petite série d’articles sur la manière dont je structure mon roman, cette fois je vais vous expliquer comment je commence par structurer ma scène d’ouverture, mon climax et le dénouement de mes histoires. Il s’agit là de la première étape lorsque je commence réellement la planification.

 

La scène d’ouverture :

La scène d’ouverture correspond au moment où le lecteur entre dans l’histoire, lorsqu’il la découvre et que vous exposez votre histoire.

La scène d’ouverture ou d’exposition est toujours le premier contact que vos lecteurs auront avec votre histoire, c’est pourquoi il ne faut pas la rater. Qu’importe si votre scène d’ouverture est un prologue, la première scène de votre roman, ce qui compte c’est l’effet que cette scène doit procurer sur votre lecteur.

Je veuille toujours à ce que l’émotion qui se dégage de cette scène soit toujours celle que je cherche à faire passer dans le roman, de manière générale. A ce que l’atmosphère du roman se ressente dans cette première scène. Je pense qu’il est important d’optimiser cette première scène et de la chouchouter. J’aime beaucoup entrer directement dans l’intrigue, mais pas nécessairement dans l’action. Ce que je veux dire, c’est que l’intrigue, c’est plus « psychologique », mettre en place les objectifs de l’histoire ou du héros, et pas tellement de commencer par de l’action au sens strict du sens.

Pourquoi c’est si important la scène d’ouverture ?

Parce que cela permet de montrer quels seront les choix de l’auteur : déjà  la narration, le choix du point de vue, le vocabulaire… cela peut paraître anodin,  mais je suis convaincue que ces choix sont importants pour le lecteur.

Pour concevoir ma scène d’ouverture je prend toujours le temps de me demander :

-Quel point de vue je veux adopter ?

-Quel personnage je veux mettre en avant ?

-Dans quel lieu je veux commencer mon action ?

-A quel moment ?

-Comment je peux utiliser les cinq sens pour intensifier les émotions ?

-Est-ce que je veux commencer par un flashback ? flashforward ? par une description statique au sens dialogue ? Est-ce que je veux entrer dans l’action ? présenter un événement ou un personnage ou les deux ?

-Comment vais-je attirer l’attention du lecteur ?

–Comment puis-je rendre ce que j’ai dans la tête logique, cohérent, intéressant et ordonné pour qu’un lecteur qui ne connaît pas l’histoire puisse avoir toutes les informations importantes pour comprendre de quoi il est question ?

Ensuite, je me lance dans la phase de « rêve », je profite du temps avant de m’endormir pour vivre cette scène dans ma tête, pour la rêver. En général, je fais plusieurs phases de « rêves » avant de me lancer dans la rédaction de l’incipit. Une fois que cela est fait, que j’ai écris ma scène et bien, je lui fiche la paix et j’enchaîne avec le reste, je ne reviens pas pour corriger, pas avant la fin. C’est quelque chose que je ne fais pas mais qu’il est possible de faire si l’on hésite : écrire deux ou trois débuts alternatifs, mais franchement pas plus, sinon vous m’avancerez jamais.

Le climax :

Et bien le climax quant à lui correspond au moment le plus fort de l’histoire. C’est l’acmé de votre roman. C’est avant le dénouement, après les actions (péripéties) successives. C’est le moment où le héros affronte le grand méchant (ou ses démons intérieurs, qu’il sauve la princesse, qu’il se met en couple avec la femme de ses rêves etc).

Pour en arriver là, on a vécu tout un tas d’actions, de rebondissements, le héros était proche de vaincre et il a échoué, puis recommencer, puis il s’est approché de ce moment le plus palpitant de l’histoire et voilà venu le moment d’y penser. Pour éviter la confusion, je tiens à vous dire qu’en réalité, j’écris tout mon plan avant de commencer la rédaction, même si la manière dont je l’explique peut laisser penser le contraire.

Le climax doit donc être l’apothéose de votre histoire, le bouquet final du feu d’artifice. C’est le moment où le héros est arrivé au point de non retour, il va enfin savoir s’il peut obtenir ses objectifs ou non. C’est pour cela qu’il est bien de planifier un peu avant d’écrire ce qu’il va se passer :

-histoire de garder en tête les objectifs du héros et de ne pas en oublier en chemin

-savoir dès le début vers qu’on on tend à arriver. on ne distille pas les mêmes informations selon la manière dont le roman se termine, même si on peut brouiller les pistes en faisant croire au lecteur que « TOUT EST BIEN QUI FINI BIEN » alors qu’en relisant on peut se rendre compte que deux ou trois petits indices laissaient penser le contraire.

-s’assurer que la chute correspond bien à ce que l’on avait en tête dès le départ et que l’on ne s’est pas laissé embobiner par les personnages et l’histoire.

Comment on le prépare ce super moment magique alors?

Et bien c’est simple, on prend encore une feuille de papier et on écrit ses petites idées. Oui, le métier d’écrivain n’est pas très innovant, ni même palpitant, on écrit, on pense, on réfléchis, on corrige et on recommence.

Alors à quoi il faut veiller quand on planifie le climax ?

–Aux personnages que l’on va faire intervenir.

-A l’évolution qu’auront déjà subi les personnages.

-Au lieu où cela va se passer.

-Donner une atmosphère particulièrement et utiliser les cinq sens pour renforcer le sentiment majeur que l’on veut créer et développer.

-la logique des actions qui vont se dérouler dans cette scène.

-Qu’est ce qui a changé dans la vie du héros ?

-Est-ce qu’il va parvenir à vaincre le grand méchant ? Comment il va s’y prendre ? Qu’est-ce qu’il va en découler ?

-Comment puis-je surprendre le lecteur ?

Le dénouement :

Et enfin, je tache de me concentrer sur la fin, la toute dernière scène de l’histoire, celle ou je dis au revoir à mes personnages pour les laisser vivre leur vie sans moi. C’est la scène que je pense être la plus facile à écrire, même si elle demande un certain savoir faire stylistique, je dirais, parce qu’il faut savoir rendre la fin agréable à lire et ne pas trop sur-jouer la fin du roman.

Alors à quoi est-ce que je veille ?

Et bien à rendre la fin cohérente avec ce que je voulais écrire. Je m’arrange pour que je ne laisse pas aux personnages toute la liberté qu’ils désirent, ces petites bêtes si on n’y fait pas attention ils vont dans toutes les directions.

Je m’assure de garder en tête les objectifs de chaque personnages et d’y répondre, même si lorsque l’on écrit une série par exemple on ne peut pas toujours répondre à toutes les questions au premier tome, mais ce n’est pas grave si le lecteur n’a pas toutes les réponses, l’important c’est que moi je les connaisse. Ensuite, je me demande si je veux que ma fin soit ouverte ou fermée. Donc est-ce que je veux que le lecteur puisse penser qu’il peut potentiellement y avoir une suite, ou si je veux que tout soit bien clairement fini.

Lorsque l’imagine mon roman, je tente toujours de trouver deux ou trois fins alternatives si celle que je conçois en premier me paraît trop « facile ».

Comme pour les deux autres scènes importantes, je me question toujours sur quels personnages faire intervenir, dans quel lieu, à quel moment (juste après le climax ? des semaines plus tard ? faire revenir le héros durant un peu de temps à la nouvelle vie normale ou non? ), quelle est la logique de la scène ? qu’est ce qui doit être montré ? quelle est la nouvelle émotion que je veux faire passer ?

Je crois qu’en faites pour la toute dernière scène de l’histoire, c’est réellement le récit en lui-même qui impose la fin, donc je ne peut pas réellement vous expliquer plus en détail comment je la conçois, parce qu’à part en m’assurant de répondre aux objectifs des personnages, je ne fais pas réellement de grandes réflexions sur la dernière scène.

Voilà ce que je pouvais vous dire sur la manière dont je planifie mes romans.

Processus créatif : la correction

Bonjour tout le monde,

Continuons notre série sur le processus créatif (après l’inspiration, les personnages, le plan et l’écriture) avec la dernière phase de l’écriture : la correction.

La correction est de loin la phase la moins créative et la plus rébarbative de l’écriture. Pour ainsi dire, fini de jouer et en garde ! La correction est la phase la plus épuisante, la moins sympathique et la plus agaçante de l’écriture. Et je ne suis pas la seule à la penser. Autant écrire, planifier, inventer peut être amusant, mais lorsqu’il s’agit de corriger il n’y a plus rien d’amusant, si ce n’est les erreurs que l’on a pu commettre durant la phase de rédaction et où l’on se dit « mais qu’est ce que j’ai pu être bête ».

La phase de correction est utile, afin de vérifier que l’on n’a pas fait d’erreur, sur le fond mais également sur la forme. C’est le moment d’amplifier la tension dramatique, de vérifier l’orthographe, la grammaire, de rajouter quelques descriptions, de couper des dialogues, bref de faire le ménage dans son roman afin de le rendre le plus impeccables possibles.

Alors on peut se demander s’il y a besoin d’une phase de créativité durant la phase de correction. On pourrait croire que c’est le moment où il n’y a pas besoin de créativité puisqu’il s’agit simplement de remettre au propre son roman, de vérifier que tout est à sa place et qu’il n’y a aucune erreur dans la chronologie du roman, dans la syntaxe ou ce type de question. Pourtant, je ne suis pas convaincue par cette vision des faits. Je crois qu’il faut également faire preuve d’une certaine créativité, notamment lorsque l’on a besoin d’amplifier la tension dramatique dans certaines scènes ou lorsque l’on a besoin de reprendre certains chapitres.

Je ne pense pas que le processus créatif s’arrête lorsque l’on reprend page par page, ligne par ligne et mot par mot son œuvre pour la retravailler, je pense que ce processus est simplement différent. Bien entendu, ce n’est pas de la créativité à l’état pur, mais il s’agit essentiellement de vérifier que la phase de pure écriture était justifiée, que l’on a utilisé les bonnes idées, les bons mots.

La correction est une étape primordiale dans l’écriture d’une histoire. Je sais que pour beaucoup d’auteurs elle est franchement peu attrayante, mais elle est nécessaire pour s’assurer que tout est comme il faut.

Si je devais donner un conseil pour la correction je dirais qu’il faut lire son texte à haute voix. Cela semble un peu ridicule de lire à haute voix, surtout l’on a un peu peur de passer pour un fou, mais c’est capital pour ressentir les mots, voir si les phrases ne sont pas trop longues, si l’on adopte le bon rythme dans les scènes, si la sonorité est adéquate etc.

En terme de temps, je dirais qu’il me faut en général le double pour corriger qu’il m’en a fallu pour écrire. Lorsque j’écris une histoire en un mois, je me donne deux semaines à un mois sans y toucher, puis deux mois pour le corriger. Je ne suis pas douée en orthographe, grammaire et compagnie, je ne m’en cache pas, c’est un soucis que j’ai depuis toujours, alors je donnes toujours mon texte à corriger à d’autres personnes. Bien entendu, cela demande du temps, et je ne le fais qu’une fois que j’ai corrigé tout ce que je pouvais faire moi-même.

Après la correction, vient les lecteurs, ceux à qui l’on demande l’avis et des conseils. Cette phase appartient à chacun et je ne peux donc pas la commenter, mais je peux vous dire une chose : méfiez-vous de la surenchères d’éloges ou de critiques. Bien entendu, je peux me tromper, mais quelqu’un en qui vous avez confiance ne devrait jamais vous dire que votre histoire est absolument parfaite, ni même qu’il n’y a rien d’intéressant dedans. (même si cela peut arriver). Bien entendu, on vous pointera plus aisément les défauts, parce que c’est ce qui dérange, mais demandez également à vos lecteurs ce qu’ils apprécient. Demandez leur ce qu’ils pensent des personnages, de l’histoire, du contexte, de la syntaxe, ce que vous pourriez corriger etc.

Pour ma part, lorsque quelqu’un me donne son texte à lire j’essaie toujours de montrer les failles, tout en proposant des idées pour améliorer ces petites erreurs et je termine toujours par un petit résumé des qualités et des défauts. Je ne crois pas me vanter en affirmant que je cherche toujours à motiver les autres dans leur quête de l’écriture. Peut être que j’ai tort, peut être pas, je ne dis pas que tous les textes que l’on m’a donné à lire deviendront le prochain best seller de l’année mais il y a quelques petites histoires sympa. Certains textes ne seraient même pas publiables, (à cause du contenu, du format, de la qualité, etc) mais ce que l’on gagne en encourageant les autres, c’est qu’ils gardent confiance en eux et de ce fait s’améliore. Je crois que cette bienveillance est également capitale lorsque vous jugez votre propre travail. Non, il ne sera pas parfait, oui vous aurez envie de défenestrer votre premier jet, bien entendu il faudra peut être cinq ou six romans avant d’avoir atteint cette qualité publiable que vous visez et alors ? Ce n’est pas de la perte de temps, c’est au contraire un gain de temps. Pourquoi un gain de temps ? Parce que si vous abandonnez à la première histoire et bien jamais vous ne deviendrez écrivain, jamais vous ne réaliserez votre rêve et c’est ça le plus important, s’accrocher.

 

Processus créatif : le plan

Bonjour tout le monde,

Après avoir parlé du processus créatif : l’inspiration et du processus créatif : les personnages, aujourd’hui, je vais aborder avec vous la création du plan.

Est-ce que j’utilise un plan ? Comment est-ce que je le met en place ? A quoi ça me sert d’avoir un plan ou non ? Est-ce qu’avoir un plan est nécessaire pour écrire ? Comment est-ce que je m’organise ? Pourquoi est-ce que c’est nécessaire de savoir où l’on va et est-ce que le plan est figé ou est-ce qu’il peut évoluer ? Est-ce qu’un plan cela fait tout dans l’histoire ?

Voilà les questions auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.

Est-ce que j’utilise un plan ?

Alors là, c’est une excellente question. Déjà un plan qu’est ce que c’est ?

C’est un canevas, une base de travail, dans laquelle on peut avoir prévu les grandes lignes de l’histoire ou avoir prévu tout les éléments de l’histoire de manière très détaillés. Il y a deux grandes écoles qui existent dans le monde « du plan de roman », soit on essaye de jeter les grandes lignes directrices et on écrit un peu comme on le souhaite. Pour comparer à la peinture, je dirais que c’est comme avoir un paysage devant les yeux et avoir envie de reproduire ce paysage sur la toile. Soit on détermine avant même décrire chaque petits détails de l’histoire, les rebondissements, les intrigues de tous les personnages, les chapitres, voir même les scènes de chaque chapitre. Toujours en comparaison à la peinture, je dirais que c’est comme les kit peinture par numéro où il ne reste plus qu’à appliquer la couleur à l’endroit désigné par le numéro. Aucune des deux écoles n’est mauvaise, aucune n’est bonne, tout dépend de soit et de ses préférences ou du romans que l’on écrit. En réalité c’est comme tout, le choix se détermine à l’instant T. Bien entendu, encore les grandes lignes et le détails (excessif) on peut trouver un juste milieux qui nous correspond.

 

Pour ma part, je n’emploi pas certainement pas le modèle ‘par numéro’, je n’ai pas la patience de tout détailler avant de commencer à écrire, parce que pour être honnête, tout prévoir à l’avance me « gonfle », me « coupe » dans mon élan et je trouve que c’est (pour moi) une perte de temps.
J’ai tenté l’expérience par le passé mais je n’ai jamais pu achever, ni même commencer un roman que j’avais planifié dans les moindres détails à l’avance, je ne suis pas faite pour cette méthode que je trouve fastidieuse. A bien y réfléchir, enfant je n’ai jamais pu achever une seule peinture par numéro. Je crois que j’ai un esprit trop rebelle pour apprécier que l’on me dicte ma conduite, même si c’est moi-même qui me dicte ma conduite. J’ai besoin de spontanéité, certainement parce que j’en manque cruellement dans la vie.

Donc oui, j’utilise un plan. Je planifie en règle générale mes personnage, leur histoire de vie, parce que j’en ai besoin pour savoir où aller. Ensuite, je planifie ce que j’appelle mes 4 points clés :

-Le début de l’histoire : où en est le héros au début de l’histoire

-L’élément déclencheur : en gros qu’est ce qui le pousse à bouger ses fesses et à sortir de sa zone de confort pour prendre part à l’aventure

-Le climax : le point culminant de l’histoire

-le dénouement : où est-ce qu’il en est à la fin.

Une fois ces grands traits brosser, je me demande quelles sont les péripéties importantes ou les scènes clés. Ma question à ce moment là  c’est « qu’est ce qui pourrait lui arriver d’important? » en général je me sers de ce que je sais des personnages pour répondre à ces questions.

Petit exemple, le roman que j’écris en ce moment retrace une partie de la vie d’une baby-sitter (pour arrondir ses fins de mois) qui travaille pour une famille plutôt aisé, en dehors de cela le personnage principal fait une rencontre sentimentale, mais voilà son passé fait que c’est compliqué (si c’était simple à quoi ça servirait ^^), de même que dans sa carrière professionnelle (autre que baby-sitter), elle est aussi amené à côtoyer certaines personnes. Je n’entre pas dans les détails parce que je n’ai pas trop envie de le faire pour le moment mais le passé du personnage fait qu’elle craint énormément la trahison. Elle attache une grande valeur à la fidélité, de manière quelque peu excessive (bah oui sinon ce ne serait pas intéressant). Evidemment, ma question à ‘qu’est ce qui peut lui arriver d’important? » c’est forcément être trahie, par tout le monde, où plus exactement qu’elle croit avoir été trahie, pour la mettre à mal. Seulement pour être trahie, il faut faire confiance. De ce fait, je prévois les scènes de trahisons, les motifs : par exemple son patron qui embauche une autre baby-sitter, le jour où elle ne peut pas travailler (pas franchement une trahison, mais on peut le vivre ainsi selon le contexte), une trahison émotionnelle, l’homme qu’elle rencontre va être vu avec d’autres femmes (même si pour le coup la première fois, il s’agira de sa sœur ce qui l’influencera à lui faire re-faire confiance, etc).

Lorsque je planifie, j’essaie toujours de mettre mon personnage en déséquilibre, parce que j’ai remarqué que j’ai plus de difficulté durant l’écriture, à faire tomber / sortir mon personnage de sa zone de confort. 

Une fois que j’ai les éléments importants, en général j’ai une douzaine de moments « importants », enfin quand je dis important ce n’est pas nécessairement des moments clés de l’histoire, mais des éléments qui vont ajouter à l’action des données. Une fois que j’ai cela, je me demande comment va finir l’histoire exactement. Est-ce que le personnage va avoir ce qu’il désir ? est-ce qu’il aura atteint son but dans la vie ? Est-ce qu’il sera satisfait de son sort ? Est-ce qu’il va évoluer?  Bien entendu, j’ai déjà la réponse à ses questions, dans la manière dont je ferais évoluer le personnage au travers de ses actions, et des éléments de l’histoire que j’ai déjà « conçu », mais j’aime bien me poser et répondre franchement à « est-ce qu’il va réussir ? »La meilleure réponse n’est pas toujours oui, ou non, mais une zone entre les deux, qu’il est important de définir.

Après cela, je tente d’organiser des chapitres grâce aux éléments précédents, afin de jongler avec les moments de forces et de faiblesses  de mes personnages.

C’est sûre que dis ainsi, on peut penser que j’ai un plan très détaillés, mais en réalité, ce n’est pas le cas, car souvent, mes descriptions de chapitres ne font pas plus de quinze lignes et j’écris gros (et mal qui plus est). Je dois également avoué que pour mes premiers chapitres j’aime bien détaillés les scènes principales en quelques mots :

Petit exemple avec la page du chapitre 1 du roman que j’écris en ce moment :

On peut donc constater qu’il n’y a pas réellement de détails sur ce qu’il se passe. En plus, je n’ai pas du tout commencer comme ça, au final, comme quoi prévoir trop de détails n’est pas idéal pour moi.

Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir un plan ?

Oui, Non, ça dépend. En vrai, il faut avoir une idée précise de où l’on part et de où l’on veut arriver et de quelques éléments importants entre les deux, sinon, on ne va nul part. Seulement une idée précise ne signifie pas avoir un plan préétabli à l’avance.

c’est comme partir en vacances, vous devez savoir de où vous partez et à quelle date, et de où vous voulez arriver, à quelle date, entre les deux, il faut savoir comment faire pour s’y rendre, quelles seront les étapes et le trajet. Mais trop planifier ne sert à rien. Un peu comme lorsque l’on part en vacances, il est important de savoir quand on part, par quel moyen de transport, où l’on va dormir sur place, le temps que durera le séjour et quand on va revenir, mais si vous partez en voiture, vous ne pourrez pas prévoir toutes les pauses pipis, le nombre de chips que vous mangerez en route, le temps des bouchons, le nombres de cailloux que vous rencontrerait. Bref, tout prévoir est impossible et dangereux, comme planifié un trajet à la seconde près, planifié un roman à la virgule près est le meilleur moyen pour qu’un imprévu vous arrive et là vous serez bien embêtés et en proie à la panique. Mais il est tout aussi dangereux de rien prévoir en dehors du moment de départ et de l’arrivée. Comme pour un voyage, si vous ne savez pas par quel route passer il se peut que vous vous retrouviez à passer par la Suède pour vous rendre à Rome (c’est une image exagérée mais pas si fausse).

Ne pas avoir un plan trop rigide permet de laisser libre court à sa créativité et aux personnages. On ne peut jamais savoir quelle bonne surprise ils nous réservent, bien entendu, ils ne faut pas leur laisser faire tout ce qu’ils leur passent par la tête, mais c’est toujours agréable de se laisser un peu porter par son histoire. Sinon, à quoi sert d’avoir un écrivain autant demander à un robot d’écrire une histoire. Donc bien entendu que le plan peut évoluer, mais je crois qu’il faut s’en tenir à certains éléments pour ne pas se perdre soi-même dans des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire que l’on désirait écrire.

Est-ce que le plan fait tout dans l’histoire ?

Oui et non. Oui, ça fait avancer l’histoire, ça permet de savoir quoi dire, comment faire évoluer le personnage, comment le mettre en déséquilibre mais ça ne garanti pas que l’on saura écrire convenablement, que l’histoire sera intéressante, que nos idées de départ sont bonnes. Bref, vous l’aurez compris, un plan oui, mais ne basez pas tout la dessus, il y a quand même une part de talent dans l’écriture, et une immense part de travail, de réécriture, de réflexion.

Ecrire n’est pas facile, c’est un travail, et comme tout travail, il demande de se remettre en question, d’avancer avec détermination et d’avoir un objectif, tout en sachant que rien ne peut être prédéterminé à l’avance.

Ponine et ses activités

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous parler de mes activités « annexes » à l’écriture. Si j’écris beaucoup, je suis également passionnée par d’autres formes d’art. Je suis curieuse de nature.

Depuis de nombreuses années, je pratique la guitare. J’ai une magnifique Ibanez, toujours la même depuis que je suis adolescente, une GIO pour débutant, mais elle me convient très bien. A l’époque, j’avais fait une super affaire, car je l’ai payé moins de 200 euros. J’ai également un ampli, mais ça n’a gère d’importance. J’ai longtemps eu du mal à jouer de manière régulière et à faire des progrès. Récemment, je me suis obligée à jouer au moins dix minutes par jour tous les jours et en quelques semaines j’ai pu noter une rapide progression. Bien plus en six semaines, que durant les six derniers mois.

Ma seconde activité, du moment, mais que j’avais pratiqué durant de nombreuses années sans vraiment l’apprécier, c’est le dessin. A l’âge de douze ans, j’ai eu la « honte » quand mon prof d’art plastique a montré à tous mes camarades une de mes œuvres. J’étais ridiculisée ! A présent, je sais que mes soucis de vision y étaient pour beaucoup et que si je dessinais des formes déformées c’était à cause de mon besoin de porter des lunettes. J’en veux encore à ce professeur de s’être moqué de moi… alors j’ai toujours eu le désir de prendre ma revanche… sur moi-même et d’apprendre le dessin. J’avais laissé tomber parce que je n’avais plus le temps, mais je m’y suis remise depuis un petit moment et j’apprécie le dessin. Je tente de consacrer à cette activité une ou deux heures par semaine. C’est suffisant pour moi, même si je me rends compte que pour progresser ce sont surtout les efforts sur le long terme qui compte et la passion.

Ma dernière activité, c’est la danse classique. Je fais certes du Ballet Beautiful depuis un petit moment déjà. Je dois d’ailleurs à ce sport ma perte de poids : Moins 7 kilos sur la balance, de nombreux centimètres en moins. Bref, que du bonheur.

Ballet Beautiful

Seulement, avant de pratiquer le ballet beautiful, je faisais de la danse classique, durant de très nombreuses années et j’aime ce sport, car c’est à la fois un sport et un art. La danse c’est juste du rêve, de la grâce et de l’amour. C’est un moyen de se dépenser à la fois physiquement et mentalement.

J’ai bien conscience que ses activités ne sont pas les plus enrichissantes que l’on pourrait avoir mais elles me servent à me détendre, à me surpasser et à chercher à devenir meilleure, en tant que personne, mais aussi en tant qu’écrivain. Ce qui n’est pas si mal.

Et vous,

pratiquez-vous des activités artistiques

en dehors de l’écriture ?

Tutoriel de septembre : se créer une routine

Aujourd’hui, je vais vous parler de routine. Routine à la fois d’écriture et de vie, parce que ne se mentons pas les deux sont liés. Je vais donc partager avec vous mes quelques idées pour une routine de vie et d’écriture inspirante, motivante et créative.

Que faut-il pour être créatif ?

Vaste question, cela va s’en dire.

On pense souvent qu’il faut avoir l’inspiration. Mettons de côté, l’idée que l’inspiration viendrait d’une Muse antique, et qu’elle ne touche que les gens qui sont prêts à tout ou prêt à tout sacrifier pour écrire. Voyons plutôt comment nous, simples humains, pouvons être plus créatif.

 

Tout d’abord, pour trouver l’inspiration on peut avoir recours à des sources internes :

L’utilisation de son cerveau (ressource interne) : réfléchir, méditer, se confronter à soi-même, se servir de ce que l’on a en soi, de ses connaissances, de ses lectures passées, etc.

Pour cela, on peut se « poser », s’asseoir à son bureau avec un carnet et écrire les idées qui nous viennent au fur et à mesure. On peut également, prendre du temps pour méditer. La méditation a le vent en poupe et je peux vous assurer que c’est un exercice très efficace. Je le pratique régulièrement (voir quotidiennement), j’emploi des pierres pour m’ancrer d’avantage et des méditations guidées afin de me libérer l’esprit.

Les pierres que j’utilise sont : L’auralite ; la turquoise ; le lapis-lazuli ; la labradorite et l »améthyste.

Lorsque je purifie mes chakras, j’utilise plus de pierre que je pose sur chacun de mes chakras. J’essaie de faire ce genre de longue méditation 1 fois par semaine, le reste du temps, je fais des méditations plus courtes.

Avec un esprit libéré de son stress, la créativité arrive plus rapidement. On se sent plus créatif, parce qu’on met de côté les angoisses que l’on peut avoir. C’est une très bonne chose car le stress n’est pas seulement mauvais pour le corps, il est néfaste pour l’esprit et la créativité.

Une autre méthode pour être plus inspiré et plus motivé vient de sources extérieurs :

La musique, la lecture, regarder des films, voir des expositions, discuter avec d’autres personnes, les journaux etc.

La musique a un bon effet sur la majorité des personnes. Elle permet de s’évader, d’ouvrir son esprit et de se laisser porter. Je crois que les meilleures musiques, si l’on veut écrire ou s’inspirer pour écrire, sont des musiques classiques ou des musiques douces, de relaxation.

J’apprécie également de me plonger dans les faits-divers afin de trouver l’inspiration. Les faits-divers ne manqueront jamais de vous surprendre par leur ingéniosité, c’est fou que l’esprit humain peut concevoir (même si parfois les conséquences sont malheureuses).

Comment se créer une routine inspirante, motivante et créative ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’esprit humain apprécie la répétition. La répétition, la routine est rassurante. L’inspiration étant plutôt fugitive et timide, il faut savoir l’amadouer : se créer une routine permet de la mettre en confiance et de se mettre plus rapidement au travail.

Certaines personnes vous diront qu’ils n’ont pas besoin de routine, qu’ils travaillent mieux s’ils n’ont pas de routine, qu’ils trouvent bien mieux l’inspiration s’ils ne sont pas « conditionnés ». Je pense pour ma part que : L’absence de routine est en elle-même une routine. Si l’inspiration peut apparaître lorsque l’on sort de sa zone de confort, il n’en reste pas moins que le travail même de l’écriture intervient de manière plus rassurante lorsque l’on est dans sa zone de confort, parce que pour bien travailler il faut être en confiance.

Besoin d’être convaincu ? Repensez à votre premier jour de travail, le tout premier dans un endroit que vous ne connaissiez pas, avec des collègues inconnus, comment vous sentiez-vous ? Comment s’est passé cette journée ? Avez-vous vraiment été à l’aise et en pleine condition de travail ? Etes vous parvenu au même « rendement » que lorsque vous êtes totalement à l’aise dans votre travail ? Maintenant, réfléchissez à un moment où vous étiez « ancien » dans votre travail, que vous aviez l’habitude de votre travail, que vous vous entendiez bien avec vos collègues, que vous partagiez de bons moments avec eux depuis longtemps, que votre travail vous pouviez l’effectuer les yeux fermés …comment vous sentiez-vous ? Bien entendu, la routine peut bloquer la créativité, elle peut empêcher de trouver de nouvelles sources d’inspirations et être lassante, mais pour écrire, il faut savoir trouver un équilibre, une harmonie entre la routine rassurante et réconfortante et la nouveauté. C’est pourquoi je vous conseille d’avoir une routine inspirante, qui soit à la fois dans une zone de confort bien défini mais qui permette d’en sortir grâce à des sources d’inspirations comme la musique.

Pour se sentir bien dans son rôle d’écrivain, il faut se sentir bien dans sa vie quotidienne. Il faut mettre en place une hygiène de vie adéquate. C’est à dire : dormir un nombre d’heures raisonnables, ni trop, ni trop peu. Faire du sport pour se libérer du stress, pour être en forme et garder un corps en bonne santé. Manger équilibré, vivre dans un endroit aussi propre et ordonné que possible.

Se créer un environnement propice à l’écriture, à l’imaginaire, et à la concentration est nécessaire si l’on veut pouvoir écrire dans de bonnes conditions.

Se créer une routine inspirante passe par de nombreuses petites choses :

-La méditation

-un environnement qui donne envie de s’évader

-des sorties créatives : musée, exposition, cinéma, balade en forêt, dans les parcs, shopping, restaurant.

-l’utilisation de supports différents : regarder des films/séries ; lire des livres ; regarder des photos ; écouter de la musique ; utiliser des bougies ou des pierres pour méditer.

-Se débarrasser du stress

-faire de nouvelles rencontres

-faire de nouvelles expériences

-Trouver les meilleurs moments pour écrire

-Trouver ce qui est le plus inspirant pour soi-même : lieu d’écrire, support, objets, ambiance, horaires.

-Ne pas écouter les autres et tout les conseils qu’ils peuvent donner. Je sais ce que je dis ! Si je vous dis que pour moi la méditation fonctionne c’est parce que j’ai essayé et vu ce que cela donner pour moi. Alors je vous invite a essayer, mais pas à adopter une routine qui n’est pas utile pour vous. Certains on besoin de mettre des bougies, pour ma part, cela me déconcentre, mais j’ai essayé. Pourtant je ne suivrais pas un conseil qui ne m’aide pas moi-même. Il faut savoir faire ses propres expériences.

-Tout ce qui vous aide à créer une routine inspirante…

Pour être créatif il faut prendre en compte ses propres besoins. Je suis convaincue qu’un mode de vie sain (sommeil régulier, repas nutritifs, sport, méditation, vie sans stress…) permet de conserver sa créativité et d’être plus en phase non seulement avec soi-même mais avec ses objectifs d’écrire.

 

Voici ma propre routine créative lorsque j’écris :

Lever à 5 h ; passage à la salle de bain pour se réveiller notamment un bon nettoyage du visage et brossage des cheveux et des dents. Suivi d’une séance de méditation avec des pierres plus ou moins longue selon le temps disponible de 5 min à 30 min.

jusqu’à 6 h lecture d’un livre de développement personnel ou d’un roman : les lectures que j’affectionne Réfléchissez et devenez riche, de Napoléon Hill et Miracle Morning de Hal Elrod.

6 h sport 30 min de ballet beautiful si j’ai le temps je pratique 1 h

puis écriture jusqu’à ce que j’ai écris 2 000 mots ou jusqu’à ce que je doive me préparer pour aller au travail. Durant ce temps, j

e mets de la musique classique et je bois du thé vert et un smoothie pour avoir de l’énergie et des minéraux. A l’automne et en hiver je prends des vitamines comme de la vitamine C j’ai remarqué qu’un apport plus important en vitamines me permet de perdre moins mes cheveux et de compenser le manque de soleil.  

Si j’ai le temps je tire les cartes, cela me permet de me détendre. J’aime beaucoup tirer les cartes, c’est un moment que je prend pour moi depuis quelques temps et qui m’apporte beaucoup de bonheur. Une façon de lâcher prise et de me concentrer sur la résolution de mes problèmes ( et cela sans forcément qu’il y ait une quelconque quête « magique »).

En allant au travail, je me répète mes objectifs de vie, les choses que je désire le plus au moins et ce que je veux faire pour les obtenir. J’ai trois objectifs de vie (quatre si on ajoute le fait que tous les matins je m’engage à faire de mon mieux au travail), dont je ne parlerai pas ici, car je pense qu’il faut mieux les garder pour soi. Chacun d’eux commencent par :

Je m’engage à… pour ce faire je vais me donner les moyens de parvenir à ..; (je répète mon objectif) d’ici le … (jour mois et année). Pour parvenir à … (objectif), je m’engage à faire tel chose, puis telle autre, puis encore telle autre, jusqu’à ce que j’y parvienne. Je crois en moi, j’ai la force physique, mentale et spirituel d’arriver à (objectif) d’ici le (date) parce que je crois en moi, en mon potentiel et en mes capacités. Je n’ai pas peur d’échouer, je n’ai pas peur de perdre, de me tromper, ni d’être jugée, car j’ai foi en moi et en mes capacités.

Pourquoi est-ce que je fais cela ?

J’ai bien conscience de passer pour une folle, pourtant être motivée à réussir passe aussi par la croyance que l’on peut réaliser tout ce que l’on désir. C’est ce que j’ai appris en lisant Napoléon Hill.

Le soir, j’ai également une routine qui me permet d’être plus motivée le matin. dès que je rentre du travail, je prend une douche pour me laver du stress, pour me débarrasser de mon « moi-travailleur » et de prendre conscience que le travail reste au travail. Je dîne, puis je prend le temps de regarder un film ou un épisode d’une série parce que cela m’inspire.

Une fois au lit, je met de la musique pour m’aider à m’endormir. Cela fonctionne à merveille car je m’endors plus rapidement et je suis ainsi plus en forme le lendemain matin quand mon simulateur d’aube me réveille.

Et si on me demande si je ne suis pas fatiguée d’avoir une routine je répond NON !

Pourquoi non ?

Tout simplement parce que je constate de mes progrès dans bien des domaines depuis que j’ai une telle routine. Je me rend compte aussi que je fais bien plus de choses que d’autres personnes. Quand j’entends mes collègues se plaindre de n’avoir pas le temps de faire quoi que ce soit parce qu’ils sont fatigués et qu’ils se lèvent juste pour aller travailler, qu’ils rentrent le soir pour regarder la télévision ou faire des fêtes d’où ils finissent plutôt ravagés par l’alcool et les excès et de ne rien faire d’autre de leur dimanche que de dormir ou de regarder la télévision, je ne me sens pas « fatiguée » par ma routine. Nous n’avons qu’une seule vie, la gâcher devant la télévision, à jouer à des jeux vidéos et à se plaindre de n’avoir le temps de rien ne fera pas changer les choses. Gaspiller sa vie à se plaindre est une chose, se donner les moyens de réussir en est une autre. Peut-être qu’un jour, je me réveillerai en me disant que j’ai raté ma vie, que j’ai fait passer certains domaines avant d’autre et que je n’ai pas assez « profité » de ma jeunesse en faisant la fête et en me montrant irresponsable mais vous savez quoi il me suffira de regarder toutes ces choses que j’ai accompli, tous ces efforts que j’aurai fourni pour me convaincre que j’ai avancé et évolué bien plus rapidement et intensément que la majorité des gens.

Avoir une routine n’est pas que rassurant, c’est aussi le moyen de se donner les moyens de réaliser ses rêves. Loin de moi l’idée de blâmer les autres, chacun fait ses propres choix pourtant si vous souhaitez écrire un livre mais que vous n’y consacrez jamais un peu de temps, vous n’y parviendrais pas et consacrer du temps passe par l’élaboration d’une routine et des efforts à fournir.

Quelle est votre routine d’écriture ?

Est-ce difficile pour vous d’avoir une routine ?

Selon vous avoir une routine est-ce bien ou plutôt contre productif ?

Dites-moi tout !

Corriger son roman : étape 1

Comme je l’ai dit, le mois de mars est pour moi l’étape de la correction de mon tome 1. Ce qui me donne l’occasion de partager avec vous les étapes de correction.

Ces étapes sont assez nombreuses, en tout cas, en ce qui me concerne. Je trouve que l’étape de la correction est plus importante encore que celle de l’écriture.

Tout d’abord : ne rien faire ! C’est une étape capitale et essentielle. Une fois, l’écriture achevée mettait le projet de côté. Commencez un nouveau projet. Allez faire une retraite spirituelle. Partez en vacances. Commencez un tricot. Bref faites autre chose. Durant au moins une semaine.

Ce n’est qu’au bout d’une semaine (au moins) que vous pourrez lire votre oeuvre. Quand je dis lire, c’est lire, sans stylo, sans correcteur, sans rien changer. Pourquoi ? Pour juger si vous êtes apte à la correction ou non. Durant cette phase de lecture, observez votre comportement. Avez-vous envie de tout changer ? Sentez-vous qu’il manque « trop » de détails ou qu’il y en a « trop » ? Si vous êtes dans l’idée « trop de », « tout changer », « tout réécrire », ce n’est pas le bon moment pour corriger, remettez votre œuvre dans un tiroir quelque temps.

Être dans le bon état d’esprit de correction signifie : voir les défauts, mais se féliciter des passages intéressants, sentir que l’histoire est bonne, mais que peut être des détails pourraient être ajoutés. Si votre « problème » se situe au niveau de la grammaire et de l’orthographe et qu’il y a « trop de fautes« , vous pouvez corriger, aucun lutin ne viendra corriger les fautes de frappe, les mots manquants, les inversions de lettres et la conjugaison. Si comme moi, vous n’êtes pas très « copain-copain » avec l’orthographe et la grammaire, dites-vous que vous êtes prêt à corriger lorsque vous « voyez » les fautes. Si vous ne voyez pas vos fautes habituelles, c’est que vous n’êtes pas encore prêts à corriger.

Après cette première lecture, le vrai travail commence. Pour ce travail, je vous conseille de vous munir de deux cahiers ou de feuilles volantes. Ne relisez pas les notes que vous aviez prises avant la rédaction du roman pour avoir un regard neuf (autant que possible).

Pourquoi je conseille des cahiers ? Parce que je pense qu’écrire à la main est plus profitable pour cette phase de travail.

Dans un premier temps, découper le roman en chapitre. Le but de cette première phase et de travailler par petites unités.

Sur une page en haut écrire le numéro de l’acte (j’ai déjà parlé du travail en 3 actes  Un plan en 3 actes.) puis du chapitre. Commence alors le travail, scène à scène.

Je fais d’abord un résumé de chaque scène. Je maque sur une feuille à part ce qui ne va pas dans la scène, sans les détails. Parce exemple, si je trouve que la fin doit être plus brutale pour ne pas trop en dire, si je pense qu’il faut ajouter une scène entre deux scènes. Si j‘estime qu’il manque des informations sur un personnage ou un lieu (exemple une description pas assez précise.). Si une information est distillée trop vite, ou mal. Bref, je prends à chaud des idées et des remarques qui me viennent en plus du résumé de ma scène.

Une fois le résumé de la scène effectué, je prends des stylos de couleurs pour donner les informations « intrigues » des personnages trouvées dans la scène.

Je vais donner un exemple plus précis. Si dans une scène, je fais intervenir deux personnages admettons que l’un des deux soit un traite, je vais distiller dans la scène une information pour que lorsque la révélation de la trahison sera faite, le lecteur se dise « mais oui, tel truc dans le chapitre n°… c‘était ça.« . Sauf que pour parvenir à gérer plusieurs intrigues, sur plusieurs tomes (et oui saga oblige haha), il faut prendre le temps de gérer les intrigues (primaires et secondaires ) avec soin. J‘ai donc choisi un code couleur pour chacun des personnages et je résume à la fin de chaque scène ce que l’on a appris de lui en fonction de ses intrigues. Cela prend du temps, je vous l’accorde, mais c’est efficace.

Je vous entends déjà dire « oui, mais lorsque l’on écrit le plan du roman tout ça, on le fait déjà ». Et c’est vrai. On pense en amont les intrigues et les révélationssauf que lorsque l’on écrit, on est plongé dans son histoire, il est donc facile de passer à côté de certaines choses parce qu’on laisse son inspiration prendre le dessus sur la réflexion. Ce n’est pas mal, c’est mal preuve d’inspiration et de plaisir, mais voilà si on veut que le lecteur soit surpris, intrigué et captivé, il est nécessaire de revenir à l’essentiel. C’est à ça que servent les corrections.

Lorsque j‘ai terminé de résumer scène par scène mon chapitre, je prends un stylo d’une autre couleur, et je fais ce que j‘appelle le « ce que je pense du chapitre« . Alors là, il faut faire preuve de « cruauté » (être objectif, c’est être cruel avec soi-même parfois). Je dis exactement ce que je pense du chapitre. Et non le « c‘est nul », ne suffit pas. J’explique à moi-même, par écrit, pourquoi je pense que la scène 4 est nulle et ce qu’il faudrait faire pour que ça soit meilleur. Et oui parfois, améliorer une scène signifie tout simplement retirer la scène. Parfois, il faut simplement creuser des intrigues pour rendre des intrigues plus intéressantes et ne pas avoir des personnages inutiles.

Parfois, il faut ajouter une scène, je prends donc une feuille spéciale pour ça. Une feuille sur laquelle j‘indique où insérer la scène ou le chapitre qui manque et ce qu’il faudrait y mettre comme action et comme intrigue.

Je fais donc ce travail pour chaque scène et chaque chapitre. Une fois achevée, la lecture, je regarde les intrigues de chaque scène et je regarde si cela correspondait à ce que je voulais au départ, je regarde s’il ne manque « rien » et s’il ne faut pas renforcer des intrigues secondaires. Puis, je réécris ce qui doit être réécrit et j’ajoute les scènes qui manquent. (dans un document à part du roman et pour les découpes, c’est pareil, je prends le chapitre, mais je conserve la première version).

C’est un travail un peu long mais nécessaire, au moins pour ma part. Voilà pour ce qui est de la première phase de correction.

Et vous comment faites-vous pour corriger vos récits ? Avez-vous vos astuces ?

 

Nanowrimo : bilan jour 4

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui et probablement demain je n’ai pas la possibilité d’écrire.

Pourtant hier je me suis mise sur mon ordinateur durant un petit moment.

1h 20 et 2182 mots pas génial mais pas mal tout de même.

Pourquoi pas génial?

Parce que je me suis laissée déconcentrer pour un oui et pour un non et ça je déteste. J ai également eu un peu de mal à écrire une scène parce que je ne l’avais pas prévu et du coup je me dis qu’elle ne sert à rien. Une intrigue dans l’intrigue oui mais il faut que ça serve sinon … trop de blabla pour rien.

Voilà du coup je n’ai pas compté mais je dois être à 8 000 et quelques mots.

Bonne journée à tous

Ponine

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Nanowrimo jour 1 bilan

Coucou tout le monde,

Ce matin, j’ai bien travaillé. Seulement une heure à consacrer à mon projet à cause de cette maudite fête de pâques et de l’habituel déjeuner en famille.

Alors j’ai fais mes sessions de 10 minutes. Je n’avais pas mon bujo sous la main pour y noter mes stats mais passons.

Première session : 305 mots

Deuxième: 321 mots

Troisième: 410 mots ( youpi !!!)

Quatrième: 396 mots

Cinquième: 374 mots

Sixième: 373 mots

Bilan ma première heure d’écriture s’est achevée avec 2179 mots. Très contente même si je me rends compte que j’aurais pu débuter autrement.

Je vous souhaite une agréable journée à tous,

PONINE