Envoyer son manuscrit à un éditeur : planning et réponses

Je voudrais conclure le thème du mois de juin sur comment envoyer son manuscrit à un éditeur par un petit article qui parle de la gestion d’un planning des envois et des réponses de la part des éditeurs et des petits pièges à éviter.

Pourquoi avoir un planning d’envoi ?

Tout simplement parce que des envois vous allez en faire plusieurs, que certaines maisons spécifie que d’ici XXX de semaines vous pouvez vous dire que c’est une réponses négative donc garder une trace est une bonne chose. De plus, vous n’allez peut-être pas envoyer votre manuscrit le même jour dans toutes les structures retenues. Peut-être que vous découvrirez d’autres maisons durant les semaines suivantes ou que des comités vont s’ouvrir de nouveau entre le moment de vos envois et les semaines avenir. Bref, alors un planning c’est avoir l’esprit tranquille.

Comment faire ?

Alors commencez par avoir un planning, que ce soit un Bujo, un planner, un agenda. Bref, il vous faut un moyen d’avoir la date du jour et des mois suivant et de la place pour écrire des notes.

Les agendas et planners que je vous conseille parce que je les aime :

Myagenda365 : Bien entendu, je possède la version 2020 mais puisqu’ils ont lancé la nouvelle collection et qu’elle est méga jolie, je voulais vous la montrer. Une marque totalement MADE IN FRANCE, de la véritable qualité française. Je leur reproche (attention grand mot) d’être en version horaire pour la version que je possède et de ne pas commencer plus tôt la journée. C’est top pour quelqu’un qui a des horaires « normaux » de travail pas pour quelqu’un qui est écrivain. Mais rapport qualité/prix c’est incomparable !

Erin Condren : Une marque américaine mais vraiment le papier est d’excellente qualité. C’est cher, surtout à cause des frais de port et de douanes mais ils ont une version de 18 mois pour l’agenda, pardon le LIFEPLANNER, il y a un très vaste choix de couverture, en plus on peut même les personnaliser ! Et en plus on peut choisir si on veut un planner avec les heures, un vertical ou horizontal. Non, mais vraiment on est sur du top niveau. Pour ce qui est de l’écriture, je peux vous conseiller le Monthly Planner, ça fonctionne différement d’un agenda, là, il y a le découpage du mois sur une double page, puis quelques pages lignées pour prendre des notes. La version 2021 compte bien plus de pages que les versions précédentes, c’est mieux ! On peut même choisir d’ajouter 40 ou 80 pages en fin de carnet, mais c’est payant.

Ou vous pouvez opter pour le bon vieux Bullet journal dans ce genre là, mais alors vous devrez le personnaliser. Chacun trouvera ce qui lui est le plus utile. Pour ma part, j’ai tout testé et je préfère le Monthly Planner de Erin Condren à présent.

Notez tout ce qui est utile : les coordonnées de la ME si vous envoyez en papier, les dates d’ouverture des comités, les dates auxquelles vous avez adressé un manuscrit, les dates des réponses. Et aussi des notes sur des maisons auxquelles ne plus adresser de manuscrits.

Mes conseils et remarques

Disons-le tout de GO, il y a fort à parier que même en faisant attention vous risquez d’envoyer votre manuscrit à des maisons d’édition à compte d’auteur. C’est à dire qu’elles vont vous demander de l’argent pour publier votre histoire. Loin de moi de vouloir vous donner des ordres ou restreindre vos libertés mais vous ne devriez pas accepter de débourser un Cent pour être publié.

FAITES ATTENTION surtout ne signez rien sans être certains à 100% de ne pas tomber dans un piège. Si possible allez voir un avocat spécialiste ou allez voir le contrat type disponible sur le site de SDGL ou encore sur le site de la Ligue des Auteurs Pro. Ne signez rien sous le coup de l’euphorie. Je sais, je sais, je sais. Tout le monde le répète mais céder ses droits c’est quelque chose qui peut porter à de lourdes conséquences.

Je vous poste cette vidéo parce qu’elle documente merveilleusement le contrat d’édition publié par la Société des Gens de Lettres. Gardez-la en mémoire quelque part pour la ressortir lorsque vous aurez reçu votre contrat, que ce soit le premier ou le dixième cela fait toujours du bien.

Les refus! Il faut que je vous parle des refus et d’une pratique qui est devenue monnaie courante. Je n’y avais jamais été confrontée mais le jour où une amie sur Instagram a publié une photo de ce cas, je n’y ai pas cru. Enfin, si parce qu’elle ne mentait pas, mais parce que je trouvais cela tellement absurde que j’ai eu du mal à y croire. Donc de quoi il s’agit ?

Des Maisons d’éditions, parfois de très grandes, pas que d’obscures, refusent votre manuscrit. C’est leur droit. Seulement elles vous proposent de … publier sur Librinova. Ils vous donnent un joli code promo et peuvent alors suivre les ventes de votre bébé roman et quand vous arrivez à 1000 ventes Librinova se transforme en agent-littéraire et prend 20% de vos commissions. Voilà un article qui vous explique tout mieux que moi.

Que comprendre ? Tout d’abord que vous avez du potentiel, c’est une bonne chose, mais que l‘éditeur est frileux. Mon conseil ? Refusez !! S’il faut attendre d’autres retours. Si au bout de 10 retours c’est négatif ou que vous recevez plusieurs offres de ce genre, retravailler votre texte. En admettant qu’il vous aura fallu attendre 2 mois ou 3 mois pour avoir des retours, dites-vous que dans 3 mois votre oeil sera plus neuf sur votre bébé et que vous pourrez le recorriger et peut-être que là ça sera « parfait ».

Si vraiment vous souhaitez publier par Librinova, allez-y mais méfiez-vous. Je n’y connais rien à Librinova, surtout faites attention si vous ne voulez pas dépenser d’argent pour être publié n’en dépensez pas ! Si vous êtes prêt à dépenser de l’argent faites-le en tant qu’auto-édité !

Ensuite, je voulais vous parler d’un autre problème. Les maisons d’éditions à compte d’éditeur mais qui imposent à l’auteur d’acheter un nombre de livres. C’est ce que l’on appelle le compte participatif. Je vais vous dire une chose : je suis chez un petit éditeur (d’ailleurs mon second roman vient de paraître) jamais il ne m’a demandé d’acheter des livres. Je l’ai fait. J’ai un stock de livres à la maison pour les vendre par moi-même, mais JAMAIS je n’ai été obligé de le faire. Je pourrais très bien ne pas avoir eu à acheter ces livres pour signer mon contrat. Si on vous dit d’acheter 50 ou 100 livres pour être publié alors il s’agit (peut-être) d’un contrat d’édition à compte d’auteur déguisé, c’est ça le compte participatif.

Admettons que votre livre coûte 20Euros. Et que avez 10% de droits d’auteurs, donc 2euros. Si vous achetez vos exemplaires selon les maisons d’éditions vous pouvez soit gagner 30% (vos 10% et les 20% de la part libraire puisque ça passe par vous mais si vous les vendez par un libraire vous n’aurez que vos 10% le libraire prendra sa commission de 20%) soit tomber sur une maison d’édition qui vous dira « non non vous n’aurez que 10% ». Dans le premier cas, vous allez payer vos livres 14 euros l’unité, dans le second cas vous allez les payer 18 euros l’unité. Et bien sûr, vous devrez les vendre 20euros dans les 2 cas.

Donc si on vous oblige à acheter 50 exemplaires la maison d’édition gagne alors 700 à 900 euros. Pas tout à fait le prix d’une édition à compte d’auteur, mais quand même c’est une somme. Je vous mets un lien vers un forum qui est parle de ce genre de souci avec une maison d’édition en particulier, allez voir les dernières pages, elles sont plus récentes.

Bien entendu, c’est pratique d’avoir des romans sous la main, les lecteurs aiment bien avoir une dédicace et acheter de mains en mains (en n’oubliant pas de déclarer aux Impôts et à la CAF si vous êtes allocataire de la CAF !!!!) c’est super pratique, mais encore une fois : cela ne doit absolument pas être une obligation. Si vous devez acheter vos livres c’est possiblement du compte d’auteur déguisé.

Je sais qu’il faut être pris pour être appris mais ne signez pas n’importe quoi et si vous avez des doutes posez des questions à l’éditeur. Ils ne sont pas tout puissant et vous avez des droits, vous vous engagez sur plusieurs années avec un éditeur alors oui, vous avez le droit de négocier, de questionner et de refuser !

Mon conseil : renseignez vous avant de signer. Envoyer des messages aux auteurs pour savoir : s’ils sont contents, s’ils sont payés en temps et heure. Allez sur les forums et surtout, si un auteur (disons plusieurs un seul exemple n’est jamais une preuve) vous dit de fuir, ce n’est pas par jalousie. On n’a rien à gagné en vous disant de ne pas signer de contrat chez un éditeur pour lequel on a déjà signé.

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