Pourquoi je ne suis pas féministe

J’aurais pu intituler cet article « pourquoi je ne suis plus féministe et ce que vous y gagnerez à ne pas l’être » mais ça sonnait trop injonctif.

Pourquoi je fais cet article ?

J’en ai marre de devoir expliquer pourquoi le féminisme m’exaspère. On va se mettre d’accord tout de suite, je ne parle pas du féministe né il y a plus d’un siècle, des suffragettes et du féminisme jusqu’à la fin des années 70 et de la Révolution Sexuelle. Je sais qu’il n’y a pas qu’un seul féminisme comme tous les courants de pensées il s’est développé plusieurs théories principales. (Vous trouverez en lien un article qui explique très bien les différents courants du féminisme, je ne partage pas nécessairement le point de vue de l’autrice qui a rédigé cet article mais ce n’est pas parce que l’on n’est pas d’accord qu’on ne peut pas reconnaître la qualité du travail.)

De quoi est né cet article ?

Du mois de mars. En réalité, le 8 mars j’avais fait une story sur Instagram pour dire que je n’étais pas féministe et j’ai eu des réactions assez virulentes que j’aurais comprise il y a encore quelques années mais qui me paraissent intolérables aujourd’hui.

Et puis hier, en surfant sur Facebook, je suis tombée sur un article de Grazia qui parlait de ses femmes qui ont été verbalisée parce qu’elles sont sorties acheter un paquet de protections périodiques et que les forces de l’ordre estimaient que ce n’était pas un achat de première nécessité. Des hommes « se permettaient » de donner leur avis, notamment en disant qu’en cette période de confinement et de pandémie (pour rappel 4503 personnes sont mortes du Covid 19 en France à l’heure où j’écris) les femmes pouvaient penser à prendre des protections périodiques durant leurs courses de la semaine et éviter de sortir pour un seul paquet de tampon. Ces hommes se sont fait lyncher, insulter et on leur a clairement dit qu’un homme se doit de rester à sa place avec des termes du genre « tu leurs donneras [aux femmes] ton avis quand ton utérus perdra du sang. » (Je vais faire un autre article pour donner mon avis sur ce sujet particulier demain) ou encore  » les hommes (cis), fermez-la quand ça parle de menstruations, ça ne vous concerne pas. c’est discriminant ? tant mieux. » Je vous passe les autres commentaires du genre de ces féministes. Je n’ai pas pu m’empêcher de m’insurger contre ce sexisme envers les hommes.

Pourquoi ne suis-je pas féministe ?

Commençons par le commencement : Ma mère.

Ma mère a plus de 60 ans, mais elle a décidé de cesser de donner son âge depuis des années parce qu’elle ne se sent pas l’âge indiqué sur sa carte d’identité. Ma mère est une femme forte, c’est une féministe, elle m’a élevé comme elle a pu en m’inculquant ce qu’elle pensait être bon de m’inculquer. Mes parents sont mariés depuis 43 ans donc ma mère n’a pas eu à m’élever seule. Ma mère est fière d’être une femme, elle est fière de dire qu’elle s’est levée tous les jours pour aller au travail même quand elle était malade, elle est fière de dire qu’elle a tenu sa maison, bossant 40 heures par semaine, tout en élevant sa fille et en faisant double journée car elle cousait parfois jusqu’à 1h du matin en se levant à 6h le lendemain.

Ma mère m’a apprise que les hommes sont des machos, qu’ils sont issus du patriarcat, que si on les laisse faire ils ne font jamais la vaisselle, le ménage, qu’ils ne savent pas s’occuper des enfants, qu’ils sont fragiles et que si on l’acceptait encore ils seraient ravis de faire des femmes des objets ou de les considérer comme des enfants. Ma mère était plutôt radicale dans sa vision du féminisme et de la place de la femme dans la société. Je ne la blâme pas, je la comprends.

Du coup, je crois que sa vision a beaucoup influencé la mienne et je sais que de l’âge de 15 jusqu’à 21/23 ans j‘étais une misandre. Je pense avoir été influencée également par mes lectures et le visionnage de films parlant des suffragettes. J’étais bien décidée à faire entendre au monde que les femmes ont leur place dans la société, qu’elles valent plus que les hommes ne veulent bien le concéder. J’était convaincue que les femmes avaient le droit à la même vie que les hommes, qu’une femme pouvait avoir autant d’amants qu’elle le souhaitait, s’habiller comme elle le désirer, faire tout ce qu’elle voulait de son corps, faire les études qu’elle désirait et choisir son métier. Je pensais également que les hommes n’avaient pas leur mot à dire quant à ce qu’une femme devait faire de son corps, si elle désirait ou non des enfants cela ne regardait pas l’homme.

J’étais persuadée que le monde se porterait bien mieux s’il y avait plus de cadres féminins et si les femmes pouvaient être présidentes de la République, si elles dirigeaient le monde ça serait mieux et je voulais qu’on vienne à une société matriarcale avec une religion comme le Goddess Movement. Les femmes devaient dominer le monde et les hommes n’avaient absolument aucun droit de conseiller une femme, de lui dire ce qu’elle devait faire ou ne pas faire, penser ou pas. J’avais l’intime conviction que les hommes n’avaient pas le droit de parler de la grossesse ou des règles parce qu’ils étaient incapables de savoir ce que cela faisait puisqu’ils ne l’expérimentaient pas eux-mêmes. J’avais une vision très radicale de la place des hommes et pour moi, ils étaient des grands dominateurs, tous sans exceptions et qu’ils imposaient leur vision du monde. Je pensais que les femmes se devaient également de travailler et de ramener de l’argent à la maison et les hommes ne devaient jamais avoir aucun droit sur les enfants en cas de divorce parce qu’ils ne les avaient pas mis au monde. En sommes, j’étais aussi radicale que possible.

Et puis vers 21/23 ans, je me suis rendue compte que ce n’est pas aussi simple. Je me suis rendue compte que cette guerre entre les hommes et les femmes excluait pas mal de gens : les personnes Trans. Et puis, il faut le dire ma vision était très étriquée parce qu’à vouloir imposer la domination des femmes et même l’égalité par la « force », ce n’était qu’une forme de violence de plus. Je n’éprouve aucun repentir quant à cette période parce qu’elle a forgé ma conscience et mon évolution spirituelle et intellectuelle.

Vers cet âge, je me suis posée des questions. J’ai commencé à me rendre compte que toutes les femmes n’étaient pas des Saintes toutes fragiles et mignonnes, que certaines mères étaient trop mauvaises pour qu’on leur donne la garde de leurs enfants, que les femmes avaient aussi le droit de penser par elles-mêmes sans être féministes parce que si on considère qu’elles ont le droit de penser pourquoi ne pourraient-elles pas penser comme elles veulent ? Et puis, je me suis aperçue que les hommes subissaient aussi du sexisme. Je me suis dis également que si nous, femmes, avions le droit d’être féministes les hommes devaient quand même avoir le droit d’être féministes ou machistes. Après tout, si le féminisme c’est l’égalité pourquoi ne pourrait-elle pas être parfaite cette égalité ?

Cela a mit encore des années avant que je cesse d’être féministe. Je ne me reconnaissais plus dans le féminisme, notamment avec l’émergence du mouvement Femen. Pourquoi faudrait-il montrer ses seins pour revendiquer d’avoir des droits ? Mystère. Ce qui ne veut pas dire que je pense que les femmes n’ont pas à montrer leur poitrine, mais pourquoi le faire comme acte militant ? En même temps, pourquoi ne pas le faire, bien sûr la question peut se tourner dans tous les sens.

J’ai conscience que la majorité des injonctions faites aux femmes et les critiques émanaient plus des autres femmes que des hommes. J’ai toujours reçu plus de critique des autres femmes que de la part des hommes, notamment sur mon physique, mon désir d’avoir ou non des enfants, d’être en couple ou ma façon de m’habiller. Bien sûr, j’ai eu aussi de nombreuses remarques sexistes de la part des hommes, donc cela m’a énervé parce que je ne suis pas plus incapable d’avoir un discours parce que j’ai un vagin et un utérus, que je suis une femme cis-genre, hétéro, blanche, qu’une autre personne. C’est tout aussi dérangeant qu’un homme me dise de la fermer ou que je suis conne ou débile parce que je suis une femme, qu’une femme allant dire à un homme de la fermer parce qu’il est con ou débile parce qu’il est un homme.

Les injonctions !

On me dit que les femmes doivent être féministes mais qu’elles ne doivent pas respecter les injonctions. On me dit que les femmes doivent être libres, mais qu’elles n’ont pas la liberté de choisir de ne pas être féministe. On me dit que les femmes doivent porter ce qu’elles désirent mais en même temps on reproche aux femmes de porter le voile ou le burkini ou un corset, ou des talons trop hauts. Je porte des corsets mais c’est un carcan des hommes pour imposer leur domination aux femmes, donc je ne devrais pas en porter parce que même si cela me fait plaisir et que j’aime, comme c’est une injonction on m’ordonne de ne pas le faire parce que sinon c’est que j’obéis aux ordres.

Les femmes sont libres d’aller travailler mais elles ne sont pas libres de rester à la maison. Les femmes sont libres de faire des enfants mais elles doivent retourner travailler et donner leur enfant à une assistante maternelle. Les femmes sont libres de faire les choix qu’elles veulent cependant elles ne sont pas libre de choisir une carrière qui certes les poussera vers la précarité. C’est bien connu si les femmes sont plus précaires c’est parce qu’on les empêche de faire des métiers d’hommes pas parce qu’elles n’ont pas le goût des sciences (ou autre métier/études généralement admis comme étant masculin et rémunérateur) ou des grandes études – mais les femmes font plus de grandes études que les hommes. Les femmes doivent choisir leur carrières plutôt que leurs famille parce qu’elles ont le choix et faire un autre choix c’est la preuve qu’elles ne sont pas féministes.

Encore une fois, je ne suis pas d’accord avec 100% de la pensée de Virginie Vota mais je crois qu’elle ne dit pas que des choses incohérentes

A l’heure actuelle, une femme qui fait le choix de ne pas être féministe est mal perçue parce qu’on l’accuse de subir le patriarcat, comme si on ne pourrait pas, en tant que femme, faire des choix pour nous-même. On nous montre les femmes comme une minorité opprimée par les hommes. Je ne me sens pas être une minorité et encore moins oppressée par les hommes mais bien oppressée par les injonctions.

Je sens bien d’après avoir partagé un vidéo de Virginie Vota on risque de me dire que je suis pro-life et que je défends le système patriarcal, que je suis pour la famille traditionnelle. Pourtant ça serait faux. Oui, je vais à la messe parfois, je prie mais j’ai des idées religieuses un peu confuses et complexes. Je ne veux pas d’enfant, ce qui ne veut pas dire que je suis opposée aux femmes qui veulent des enfants. Je ne suis pas pour le couple traditionnel dans son ensemble, je suis pour l’engagement, mais pas pour le mariage « classique ». Je pense que ce qui est bon pour certaines personnes ne l’est pas pour tous. Je suis pour que chacun et chacune fasse les choix qui sont bons pour eux et qui les rendent heureux. Je crois qu’une personne peut être contre l’avortement, sans pour autant l’interdire aux autres. Je pense qu’une femme peut être pour le système familiale traditionnel sans pour autant exclure que d’autres aient besoin d’être chose.

Le soucis avec le féminisme de la quatrième vague c’est qu’il essaie de nous faire croire qu’une femme ne peut pas ne pas adhérer aux injonctions féministes sans être une… Une quoi au juste? Une sous-femme ? Une vendue ? On ne pourrait pas être pour le patriarcat si on est une femme? On doit être libre mais pas tout à fait non plus, parce que sinon ??? Les femmes seraient-elles tellement écervelée qu’elles ne pourraient pas ne pas être féministes si on ne leur dit de l’être ? Sommes-nous tellement enfantines que nous devons être guidées par d’autres femmes éclairées ou par des hommes pour nous « ouvrir » les yeux quant à notre condition de femme oppressée, même si on ne se sent pas oppressée ?

Il y a également cette idée qui est véhiculée qu’une femme qui n’est pas féministe est une femme qui n’a pas d’instruction, qu’il faut lui apprendre parce qu’elle ne peut pas le faire toute seule. Pour ma part, ayant deux licences et un master, je pense que je suis donc éduquée. J’ai un QI de plus de 130 donc je ne pense pas faire partie des personnes « limitées ». Et comme je l’ai dis j’étais misandre durant une majorité de mon existence, donc je ne suis pas être victime passive du patriarcat. Pourtant on a souvent chercher à me faire croire que je n’étais pas solidaire des femmes parce qu’il faut que nous nous serions les coudes. Un peu comme si mon devoir de femme était de prendre part à un combat dans lequel je ne me reconnais plus parce que ?? Nous sommes en guerre ? Si c’est ça le féminisme c’est quand même bien de la merde.

Ce que je pense en revanche c’est que :

Les femmes et les hommes ont les mêmes droits, qu’ils sont égaux, que les problèmes de violences sont dues à un manque d’éducation et à la faiblesse de communication. Je ne vais pas vous parler des études psychologiques mais il a été démontré que les personnes ayant un faible vocabulaire sont plus violentes que les autres parce qu’elles sont incapables de mettre les mots sur leurs maux. L’éducation genrée étant ce qu’elle est, fait que oui, majoritairement on conduit les petits garçons à agir comme des « hommes », c’est-à-dire qu’on leur fait croire que lire est une activité de femmes ou de tapettes, qu’un homme doit faire du sport et s’abrutir devant le foot (ou autre c’est un exemple), ne pas montrer ses émotions, ne pas dire les choses qu’il ressent. Alors oui, je crois que fatalement lorsque l’on incite une personne à restreindre ses émotions, à taire ce qu’elle éprouve, il arrive qu’elle pète un câble et qu’elle soit incapable d’agir autrement qu’en usant de force physique ou de violence verbale parce que c’est la seule chose qu’elle « peut » ou pense pouvoir faire pour s’exprimer.

Le féminisme a aussi tendance à mettre de côté les personnes trans-genres comme si ces gens n’existaient pas ou étaient tellement minoritaires qu’ils n’auraient pas voix au chapitre. Je me suis toujours demandée comment une féministe classée les trans ? est-ce qu’une femme qui se considère comme un homme est encore une femme pour les féministes ou es-ce qu’elle devient un autre macho patriarche comme les autres ? Est-ce qu’un homme qui se considère comme une femme est alors automatiquement définit comme féministe ou est-ce que parce qu’il est né homme il reste un pur produit du patriarcat ?

J’ai bien conscience que les enjeux du féminisme en France et dans les pays Occidentaux sont bien différents des pays comme l’Inde ou des pays où les droits des femmes sont moindres ou inexistants. Clairement être une femme en France ou une femme en Iran, au Brésil ou Soudan ce n’est pas la même chose, mais ce que l’on oublie c’est que le féminisme ne doit en aucun cas vouloir imposer la domination d’un genre sur un autre. On ne doit pas à la fois demander aux hommes de s’intéresser à la condition des femmes, tout en disant qu’ils n’ont pas le droit de donner leur avis sur des choses qui ne « regardent » que les détentrices d’un vagin et d’un utérus. J’ai conscience qu’en tant qu’ancienne misandre dire cela est plutôt choquant mais je pense qu’il est important d’apprendre à évoluer. Il ne faut pas voir l’égalité entre les sexes comme un combat à mener mais comme une éducation à donner.

Tant que l’on dira aux filles et femmes qu’il faut qu’elles apprennent à agir comme des hommes, qu’elles doivent faire les mêmes carrières que les hommes, faire les mêmes choix que les hommes, vivre leur sexualité comme des hommes, s’habiller comme des hommes mais que dans le même temps on ne dira pas aux garçons et hommes qu’ils peuvent agir comme des femmes, faire les mêmes carrières que les femmes, faire les mêmes choix que les femmes, vivre leur sexualité comme des femmes, s’habiller comme des femmes. Et au final tant que l’on ne dira pas aux humains qu’ils peuvent être et agir comme ils le souhaitent et que le respect est la clé de tout. Au fond ce n’est pas tant aux femmes d’agir comme des hommes ou aux hommes d’agir comme des femmes mais aux humains d’être qui ils sont et de fournir à tous une éducation qui se porte sur QUI il est et non sur QUI il devrait être. Sans cela, il n’y aura jamais d’égalité.

11 réflexions sur “Pourquoi je ne suis pas féministe

  1. Mébul dit :

    J’aime la pertinence, l’intelligence, l’interrogation, le recul, l’équité (entre autres) de tes mots. Je dis, pour faire court, très court, que ce serait dommage de vouloir ‘inverser’ le rapport dit patriarcal au lieu de vouloir, justement, l’équité et stopper un rapport de force…

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  2. Celia dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec toi. Pendant longtemps, je ne comprenais pas les gens qui se revendiquaient comme n’étant pas féministe, je pensais qu’ils n’étaient juste pas assez éduqués, mais maintenant j’ai compris. Moi non plus je n’ai plus envie d’être féministe.

    Le problème du féminisme actuel, c’est qu’il jette la féminité à la poubelle. Pourquoi est-ce que les femmes devraient se comporter comme les hommes, avoir les mêmes aspirations que les hommes, pour être considérées comme leurs égales ? J’ai l’impression qu’on s’est trompé de combat.

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    • Les conseils de Ponine dit :

      C’est surtout que le combat actuel n’est plus celui des « premières » féministes. Lorsque les femmes se battaient pour avoir les mêmes droits constitutionnels que les hommes cela avait du sens. C’est en ce sens que je comprends ma mère, elle était jeune lorsque l’on a commencé à autorisé la pilule et l’avortement pour elle s’était vraiment un combat. Ma grand-mère avait dû demander l’autorisation de mon grand-père pour travailler et avoir un compte bancaire et même si mon grand-père n’avait jamais refusé parce que pour lui c’était « normal » ma mère a connu ça, donc pour elle je crois que le combat c’était surtout d’avoir accès à des droits justes pour tous.

      C’est ça. Cela me donne la sensation que l’on tend vers la masculinisation de la société et pas vers la véritable égalité. Rien que le fait de revendiquer de ne plus s’épiler, ça ne devrait même pas être un combat, parce qu’en vrai on s’en moque que les femmes s’épilent ou ne s’épilent pas. Et alors que des femmes dans le monde se battent pour éviter d’être excisée, pour voir les viols condamnés, avoir le droit d’être un être humain tout simplement, et bien dans les pays occidentaux on se bat pour que les femmes puissent avoir le droit de ne pas s’épiler. Cela paraît étrange.

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      • Celia dit :

        Bien sûr que la lutte pour les droits des femmes est légitime, et contrairement à ce qu’on pourrait croire elle est loin d’être acquise même dans nos sociétés soi-disant avancées, il n’y a qu’à regarder les États-Unis pour s’en convaincre.

        Finalement le féminisme actuel est devenu une doctrine. Je trouve dommage qu’on ne puisse pas comprendre que ce qui est oppressant pour une femme peut être libérateur pour une autre.

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  3. Robert G. Forge dit :

    Nous, hommes et femmes, sommes socialement égaux et physiquement complémentaires.
    Nous sommes les deux extrémités de la même ficelle. Capables ensemble de faire des choses grandioses et merveilleuses. Nous opposer, c’est signer la fin de l’humanité.
    Les hommes ET les femmes ont de gros efforts à fournir pour que ça fonctionne.
    Aucun ne doit ni dominer l’autre, ni dire à l’autre comment vivre sa vie.

    PS : et s’agissant des règles ou des grossesses, si on ne pouvait parler que de ce que l’on connaît, les univers imaginaires n’existeraient pas 😉

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    • Les conseils de Ponine dit :

      Je pense que beaucoup de personnes ne sont pas féministes mais que peu osent le dire à cause de cette idée que anti-féministe = pour le patriarcat et l’exploitation des femmes.

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  4. Lucie Néma dit :

    Je suis d’accord avec toi pour dire que le féminisme actuel est misandre.
    Néanmoins il y a toujours des choses à faire pour que la société soit plus paritaire. Des solutions existent ( et avec les hommes en plus 🙂 pas besoin d’être d’infâme castratrice)
    L’égalité et surtout l’équité est important pour tous je pense. Juste le mot féminisme a été galvaudé malheureusement.

    Merci pour ton témoignage

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    • Les conseils de Ponine dit :

      Ah mais je suis stout à fait d’accord. Pour ma part, je préfère me considérer comme humaniste universaliste. Je suis pour l’équité pour tout les humains. Je pense que nous devrions tous et toutes avoir les mêmes droits, les mêmes chances dans la vie et que l’on devrait considérer chaque individu pour qui il est et non chercher à tous nous robotiser.
      J’ai d’ailleurs lu des brochures de féministes qui m’ont vraiment mise très mal à l’aise : »a-t-on le droit de ne pas être féministe? » C’est peut-être moi qui ait un problème mais je pense que tout le monde devrait avoir le droit à sa liberté de penser ou de parole. Alors que le féminisme d’aujourd’hui cherche à faire taire toutes les femmes et les hommes qui ne seraient pas d’accord avec leurs principes (mais quels principes d’ailleurs, il y a tellement de valeurs rattachés au féminisme que ça en devient un peu le capharnaüm). C’est dommage parce qu’au final un mouvement qui voulait donner la parole aux femmes finit par la leur reprendre.

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