Prendre le risque de ne pas achever le Nanowrimo

Ah le mois de novembre c’est vraiment le mois du Nanowrimo, on en parle partout et tout le temps. En tout cas, moi j’en aurais longuement parlé sur le Blog. Dans quelques jours prends fin le défi des 50 000 mots en un mois, mais alors que l’on arrive à la fin du mois de novembre on peut s’inquiéter de ne pas approcher des 50 000 mots. Alors commence l’inquiétude et la déception.

Risquer de ne pas achever son Nanowrimo est-ce si grave que cela ?

J’aurais tendance à dire oui, dans le sens où lorsque l’on se fixe un défi, il faut avoir un objectif SMART ( j’ai rédigé un article sur les objectifs SMART ou vous pouvez lire ce livre) et un objectif SMART doit correspondre à ce que l’on peut réussir durant un temps imparti, alors forcément échouer cela signifie que l’on n’a pas bien pris en compte ses ressources, son temps et ses capacités. En soit ce n’est pas un drame, mais c’est un problème dans le sens où l’on a mal évalué ses capacités. En tout cas, c’est un excellent exercice pour savoir ce que l’on a les capacités de faire afin d’apprendre sur soi-même.

Il y a d’autres raisons qui peuvent faire que l’on ne réussit par son nanowrimo, comme une hausse de son travail, des problèmes physiques comme une maladie, des raisons personnels et familiales. En tout les cas que penser du fait de ne pas achever son Nanowrimo ?

Absolument rien, car ce n’est pas grave du tout. Ce n’est qu’un challenge, bien sûr que l’on aime le sentiment d’achèvement mais ne pas achever est aussi une très bonne chose, il faut chercher à voir ce que l’on a fait plutôt que tout ce que l’on a pas fait.

Comment tirer des conclusions et tirer un bilan de son Nanowrimo ?

Le fait d’avoir un carnet dans lequel on tient les comptes du temps que l’on passe sur chaque sessions d’écriture et le nombre de mots écrits permet de dresser un bilan. D’une part de savoir combien de temps nous avons pu dégager par jour pour écrire, mais ensuite pour connaître sa moyenne d’écriture quotidienne et par heure. Ce carnet de bord peut servir également à prendre des notes sur notre état d’esprit à chaque session d’écriture et de faire des associations d’idées entre son état d’esprit général et le nombre de mots que l’on peut écrire ou sur notre rapport avec l’écriture en fonction de tout ce qui nous entoure. Cela permet également de mieux comprendre ce qui nous bloque durant les phases d’écriture : comme le manque de planification de notre histoire ou les chapitres qui nous paraissent plus ou moins compliqués à rédiger.

Le fait de tirer un bilan permet de savoir comment gérer le prochain Nanowrimo ou votre prochain projet d’écriture et de mieux définir votre prochain objectif SMART. C’est important pour la suite et pour vous. Les bilans ne doivent pas vous effrayer au contraire, ils sont là pour vous aider pour la suite de votre vie d’écrivain.

Si l’on ne réussit pas le Nanowrimo 2019 :

Si on ne réussit pas cette année, il faut se dire qu’il y aura d’autres années, d’autres mois de novembre. Si vous le souhaitez vous pouvez participer au camp nanowrimo d’avril qui est beaucoup plus léger en terme de nombre de mots, car l’on peut choisir soi-même, pareil pour le camp nanowrimo de juillet. Ces deux Camps peuvent être d’excellents exercices pour préparer le Nanowrimo de l’an prochain si vous avez eu des difficultés avec celui-ci.

En tout cas n’en faites pas une tragédie. C’est vrai que c’est génial de finir un roman en 1 mois ou d’écrire 50 000 mots en 30 jours, mais le but du Nanowimo est plus lié au fait de se consacrer à l’écriture tous les jours plutôt que d’écrire 50 000 mots. Selon moi, le but c’est d’apprendre à dégager du temps pour notre art, s’imposer une discipline de travail et constater qu’écrire tous les jours nous apporte bien plus que de consacrer 2h à l’écriture chaque samedi et dimanche. N’oubliez pas que c’est en pratiquant que l’on s’améliore et si vous n’avez écrit que 10 000 mots en novembre mais que vous vous êtes donné la peine de le faire et bien célébrez car c’est 10 000 mots de plus pour votre projet. Soyez fier de vous quoi qu’il arrive.

Alors où en êtes-vous avec le Nanowrimo ?

crédit image : Image parHans Braxmeier de Pixabay

2 réflexions sur “Prendre le risque de ne pas achever le Nanowrimo

  1. Miss Avery dit :

    C’est vrai que c’est pas la mort si on le termine pas je pense (je suis mal placée, je l’ai fini le 21…) Comme toi, je pense que le principal c’est de se mettre à écrire tous les jours plus que le challenge absolu des 50 000 mots. Mais c’est sur que ça fait un truc quand on les atteint, même quand c’est le premier NaNoWriMo, comme moi 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Les conseils de Ponine dit :

      C’est vrai que cela fait chaud au cœur de réussir son challenge, mais étrangement plus on y participe, plus on se détache de l’objectif principal des 50 000 mots pour se laisser porter par le flux de l’écriture. C’est aussi un meilleur moyen de savoir ce que l’on peut faire pour trouver du temps pour écrire.

      Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s