Pourquoi est-ce que je ne suis pas auto-éditée ?

Beaucoup d’auteurs et d’autrices aujourd’hui font le choix de s’auto-publier. C’est un choix que je n’ai pas fait. Je ne dis pas que je ne le ferais jamais, mais ce n’est pas le choix que j’ai fait pour le moment.

Pourquoi ?

On peut se demander pourquoi alors que tant d’auteurs décident de s’auto-publier j’ai fait le pari de trouver une maison d’édition. Tout simplement parce que je ne me voyais pas fournir tout le travail, et l’argent, pour m’auto-publier. Je me suis renseignée sur la question de l’autopublication. J’ai pesé les pours et les contres.

J’ai remarqué que beaucoup de personnes qui rédigent ce type d’article cherchent à convaincre les autres auteurs que c’est la meilleure solution. Je pense que c’est tout le contraire, pour moi, c’est tout sauf la solution de facilité.

S’autopublier peut-être une solution mais ça ne devrait pas être votre première solution surtout si vous pensez que ce sera plus facile ou que vous gagnerez plus d’argent. Décider de s’autopublier devrait être une solution murement réfléchie et non une solution de facilité parce que l’on n’a pas envie de se confronter à des refus de maisons d’éditions.

J’ai quelques fois discuté avec des auteurs qui font le choix qui de s’autopublier. Certains ont fait ce choix parce qu’ils ont subi un ou plusieurs refus de maisons d’éditions. En discutant avec eux, il apparaît clairement qu’ils n’ont :

-Pas visés les bonnes maisons d’éditions. Si on écrit de la fantasy présenter son texte chez Albin Michel ça n’a aucun intérêt.

-Pas eux assez de patience et s’attendant à recevoir une réponse positive au premier envoie. Alors que c’est comme la recherche d’emploi, parfois la première candidature est la bonne, parfois il faut persévérer.

-N’ont pas essayé les petites maisons d’éditions parce que le prestige de Gallimard fait rêver, mais ce n’est pas nécessairement chez eux qu’un auteur inconnu pourra facilement trouver sa place.

-N’avait pas un texte abouti ou tout simplement médiocre, sans intérêt ou sans originalité. Ou un texte non vendeur (aux yeux de la maison d’édition). Alors oui, il s’agit d’un jugement de valeur qui n’engage que moi mais soyons honnête cela arrive.

J’ai moi-même subi de très nombreux refus de maisons d’éditions par le passé. Je sais que cela fait mal et c’est vrai qu’au moment de présenter Katerina à des éditeurs, j’ai hésité à m’autopublier en me disant que cette fois comme les précédentes je risquais de subir des refus. En même temps, j’ai toujours eu en tête l’idée selon laquelle que si personne ne veut publier un texte c’est peut-être qu’il est mauvais. Cela m’a toujours poussé à reprendre mon travail pour l’améliorer. Donc, je suis persuadée qu’il ne faut pas réagir aux refus en décidant de s’autopublier, c’est une solution un peu bancale. Parfois, il faut mieux se demander pourquoi on a eu des refus plutôt que de se borner à vouloir publier un texte coûte que coûte.

Les vraies raisons qui m’ont fait hésiter :

S’il y a bien une raison qui m’a fait hésiter c’est celle du travail à accomplir pour s’autopublier. En me renseignant, j’ai compris qu’il faudrait que je gère le graphisme de mon manuscrit, que j’apprenne la typographie, que je fasse une maquette, que je fasse le dépôt légal de mon texte et tellement d’autres choses dont je n’ai même plus le souvenir mais qui me faisait PEUR ! Peur parce que je n’aurais pas eu le courage de m’impliquer dans tout ce travail.

Le prix :

Parce que tout se monnaie, je n’aurais pas eu les finances pour déléguer les taches que je n’aurais pas su effectuer.

Gérer la promotion :

C’est déjà quelque chose que je fais un peu, en tant qu’autrice d’une petite maison d’édition, mais mon éditrice m’aide beaucoup pour tout ce qui est les salons, etc. Du coup, j’avoue que si j’avais dû gérer absolument moi-même la promotion, les salons etc, franchement je n’aurais jamais su par quoi ou où commencer. Pour quelqu’un qui déteste les auteurs autopubliés qui passent leur vie à faire de la pub sur les réseaux sociaux, je n’aurais pas apprécié devenir l’une d’entre eux.

Il faut savoir également que de nombreux salons refusent les auteurs autopubliés, c’est aussi une raison qui m’a freiné lors de mon désir d’être publiée. Après, c’est sûr que les autopubliés gagnent plus d’argent sur la vente d’un livre mais certains m’ont confié que ce n’est qu’au bout de 3 ou 4 romans qu’ils ont enfin pu rentrer dans leurs frais et cesser de dépenser plus qu’ils ne gagnaient sur la vente de leur roman. Pour moi, tout cela représentaient des freins à l’auto-édition et bien trop de risques que j’abandonne en court de route.

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