Donner des conférences : le Rendez-vous

Dans mes précédents posts (ici, ou encore ici) je vous parler de donner des conférences. Après vous avez cité des raisons de donner des conférences ou faire des rencontres d’auteur, j’ai évoqué le prospecte. Aujourd’hui, j’aborde la question du Rendez-vous.

Je pense que c’est un moment important lorsque l’on s’apprête à donner une conférence, car il s’agit du moment où vous allez pour la première fois être amené à rencontrer l’équipe de la bibliothèque ou autre. C’est important dans le sens où si vous ne vous sentez pas à l’aise avec l’équipe, cela risque d’impacter sur votre présentation.

En toute logique, si on vous propose un rendez-vous, c’est parce que vous intéressez déjà « un peu ». Eh oui, il n’y a guère de mystères, c’est comme pour les entretiens d’embauches mais il ne faut pas non plus aller à l’entretient comme si le monde était à vos pieds et que vous êtes déjà dans la place. Sauf si vous vendez 2 000 livres par jour, auquel cas, vous serez nettement plus amène d’arriver « les mains dans les poches », sans pour autant oublier la politesse et l’amabilité.

Pour ma part, les gens que j’ai rencontré sont tous des gens gentils et intéressants. Des personnes qui avaient à cœur de faire leur travail avec passion, mais aussi d’offrir à leur public des conférences de qualité qui puissent les intéresser, tout autant que de faire plaisir à l’auteur en lui offrant un peu de visibilité.

Lors de mon rendez-vous, j’ai pu voir la directrice de la médiathèque, la personne qui s’occupait de la communication et la personne qui gère le rayon livre adulte. Je peux vous assurez que c’est impressionnant lorsque l’on vit ses débuts et c’est aussi terriblement excitant car l’on peut se dire « écrivain » ou « auteur » pour la première fois de manière professionnel (à moins que l’on ait déjà fait des salons ou des dédicaces, bien entendu.). J’ai d’ailleurs été traité en professionnelle, même s’il s’agit que de mon premier roman publié et de ma première rencontre/conférence. J’ai trouvé cela fort agréable. Bien sûr, c’est normal de traiter les auteurs en tant que professionnels, évidement que cela doit être le cas, mais c’est tout même agréable de le vivre en tant que tel.

Le déroulé de l’entrevue :

Tout d’abord, je suis arrivée en avance, bien entendu, il ne faut jamais être en retard, sinon prévenez. De toutes manières, je n’aurais pas pu prévenir, j’avais oublié mon téléphone ce jour-là. Ce n’était même pas dû au stress, j’ai juste changé de veste avant de partir. On n’oublie pas que c’est la première impression qui compte et l’on s’habille pour être à son avantage, en tout cas de manière professionnelle. On n’est pas là pour faire ses courses mais pour se vendre, donc même sans être tiré à quatre épingles, on arrive propre sur soi. C’est la moindre des politesses. Pour ma part, je suis arrivée en bleu : et oui, c’est la couleur que j’ai « donné » à ce roman, donc chaque fois que je vais quelque part pour le présenter je suis en bleu. C’est une manière que j’ai de me sentir à l’aise et de me démarquer. Le fait d’avoir une tenue pour ce roman me permet de mettre dans la peau de l’autrice professionnelle et pas juste dans celle de la fille qui écrit chez elle. Surtout soyez à l’aise et souriant, les gens ne vous mangeront pas ( il y’a peu de chance pour qu’ils puissent planquer votre cadavre derrière une pile de livres). Remerciez les de vous recevoir, même si vous êtes un professionnel, il n’en reste pas moins que vous dépendez un peu d’eux et que c’est toujours plaisant d’être remercié de prendre du temps.

Après que mes interlocutrices se soient présentées, je me suis présentée, j’ai parlé de mon parcours, autant humain que professionnel (littéraire). Nous avons parlé de mon livre, qu’il a fallu que je présente, après tout on n’était pas là pour parler de mes capacités en danse du ventre mais bien de Katerina (d’ailleurs pour ceux qui veulent se le procurer c’est par ici ).

Puis nous avons évoqué ce que je pourrais faire pour le public. C’est à dire une rencontre conférence. Nous avons évoqué les possibilités de dates, de ce que pourrait contenir ma conférence, et d’un tas d’autres choses encore, comme de mes routines d’écriture, lifestyle et ma passion pour Victor Hugo. Bref, un peu de tout et de rien, à la fois pour être à l’aise, apprendre à se connaître mais aussi parce que ce sont des gens forts sympathiques avec qui j’ai eu un grand plaisir de travailler. En tout cas, c’était vraiment dans une bonne ambiance et j’ai eu plaisir à retrouver ces personnes par la suite. J’ai eu également la possibilité de découvrir le lieu de la rencontre. N’oubliez pas de demander si vous aurez accès à un micro, à de l’éclairage, un diapo pour les power points, ou encore si vous pouvez vendre vos livres après la rencontre, le nombre de places disponibles etc. Ce sont les petits détails qui ont de l’importance. Prenez bien également les coordonnées de vos interlocuteurs et si possible donner votre carte « professionnelle ».

La question de la rémunération :

Ce que je dois dire c’est que la médiathèque qui m’a accueilli était vraiment professionnelle et m’a questionné au sujet de la rémunération. D’après ce que j’ai pu glaner comme informations sur internet c’est rare, même si cela arrive de plus en plus ( et c’est très bien ). Je dirais que c’est une question délicate. C’est un choix que l’on peut faire ou non, chacun est libre. J’ai longuement pesé le pour et le contre pour ma part. Ce que je peux dire c’est qu’en tant que primo auteur vous ne pouvez pas demander d’être payé comme une sommité qui a déjà vendu des millions de livres. Il faut également prendre en considération la taille de la structure, une petite médiathèque ne dépensera pas autant qu’une grande qui a plus de budget. Bien entendu, plus vous publierez de livres, plus vous ferez de conférences et plus vous pourrez demander de l’argent, c’est logique. En tout cas, vous pouvez très bien faire le choix de ne pas être rémunéré pour la première conférence et voir ce que cela donne. Après tout, c’est aussi un choix que l’on peut faire, mais dans ces cas-là, soyez clair et dites bien « cette fois-ci » que l’on ne s’attende pas à ce que ce soit à chaque fois.

Je vous laisse un petit lien pour en savoir davantage sur la rémunération des auteurs. Sachez en tout cas que vous n’avez pas besoin d’avoir de numéro de SIRET ou être « indépendant », vous pouvez vous faire payer en droits d’auteur et ce sera la médiathèque qui s’occupera des cotisations à l’URSSAF. Bien entendu, on n’oublie pas de déclarer ses revenus aux impôts ou à la CAF, cela va s’en dire.

Image parMari Ana de Pixabay

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