Donner des conférences : le prospecte

Lundi, je vous parler de la nouvelle série d’articles sur le blog et qui a pour thème Donner des conférences. Dans l’article précédent, j’évoquais les raisons de donner des conférences. C’est bien beau de parler de donner des conférences mais comment fait-on concrètement ?

Comment cela s’est passé pour moi ?

Très simplement, je suis allée à un vernissage d’exposition, j’ai attendu que l’adjointe à la culture de la ville se présente et j’ai pris mon courage de grande timide introvertie à deux mains pour aller l’aborder, avec ma carte de visite. Elle m’a alors donné le contact de la personne qui gère la médiathèque de la ville. Je me suis empressée d’envoyer un mail et tada ! C’est magique.

En vrai, cela ne s’est produit qu’une fois, parce que je ne peux pas me rendre dans toutes les villes du coin pour rencontrer les adjoints à la culture et faire tout les vernissages non plus. Question de temps et d’argent et de courage (cf le paragraphe précédent). Depuis j’essaie une autre technique : la prospection.

Comment se passe la prospection ?

Très simplement, vous allez sur internet et vous faites la liste des médiathèques et bibliothèques du coin et vous cherchez les contacts. C’est un peu comme envoyer un cv, il faut savoir faire des cherches, prendre du temps et avoir un petit mail préparer à l’avance pour ne pas avoir à recommencer tout depuis le début. Je vous assure quand on cherche du travail c’est pareil, on change juste le début, mais en sommes son parcours, ses qualités et ses compétences professionnelles sont les mêmes.

Les pièges à éviter :

Envoyer des mails à de trop petites structures qui ne font pas de conférences, pas que ce n’est pas bien en soi mais si vous tenez à ce qu’il y ait un peu de monde, mieux vaut aller vers des structures un peu plus vaste. Surtout s’il s’agit de votre premier roman et que vous n’êtes pas connu dans le coin. Pas sur que dans le petit patelin de 500 habitants à 100 km de chez vous la foule se déplace pour vous ovationner, quoi que je peux me tromper.

Viser trop grand. Là encore rien ne vous empêche d’essayer, mais j’ai dû mal à imaginer qu’une immense bibliothèque me donner un créneau pour faire une conférence, mais encore je peux me tromper. Et rien ne vous empêche d’essayer, en dehors de la peur de se planter en public mais dans ces cas là qu’il y ait 500 personnes ou 5 cela ne change rien.

Envoyer une demande à une bibliothèque où vous êtes sûr de ne pas pouvoir vous rendre. Si vous savez que vous ne vous déplacez pas à plus de 50 km, n’allez pas envoyer des demandes à 500 km, parce que pour le coup vous seriez bien embêté si on vous demandez une rencontre.

Le mail, les avantages :

Je vous l’ai dis pour ma part j’envoie des mails. Bien sûr, on peut se déplacer directement, mais je ne suis pas certaine que l’on puisse vraiment se permettre de déranger les directeurs de médiathèques/bibliothèques comme ça à l’improviste aussi gentils soient-ils. L’avantage du mail, c’est qu’il arrive toujours à un moment mais que l’on peut le traiter quand on a le temps. De plus, vous économiserez le voyage, parfois inutile. Vous pourrez également prendre le temps de vous relire pour vous assurez que votre mail est convainquant et vous serez moins stressé.

Que mettre dans votre mail ?

Je ne suis pas experte en la matière, et peut-être que je m’y prends mal, mais j’explique qui je suis, ce que j’ai fait, et ce que j’attends de mon destinataire, et je laisse un résumé de mon roman, formules de politesse et mon numéro de téléphone. Je tente de faire bref, concis, poli mais en même temps d’être honnête. Je ne parle pas d’argent, tout simplement parce que ce n’est pas le moment. Eh oui. Je parle aussi des autres rencontres/conférences/débats/lectures que je peux avoir fait jusqu’alors. Cela peut être utile. Si vous écrivez sous pseudo, je suis convaincue que cela peut servir de mettre votre pseudo pour que la personne aille faire des recherches sur votre livre et sur vous. J’ignore si cela est une pratique courante ou non, mais dans le doute autant le mettre. Bien sûr, il faut rester poli et courtois, mais cela va s’en dire.

Attendre une réponse :

Je pense que l’on n’obtient jamais de réponse immédiate. Il faut parfois du temps pour que l’équipe traite votre demande, qu’ils se renseignent pour savoir si vous ferrez l’affaire dans leur endroit. Après tout si ce n’est pas du tout dans les habitudes du lieu d’accueillir des auteurs, ils voudront peut-être se renseigner sur la législation, ou alors sur leurs capacités à vous accueillir en terme juste d’emploi du temps ou même pour convenir d’un rendez-vous. Donc on peut attendre un peu avant de relancer. Je dirais qu’attendre un mois est un maximum, au delà vous pouvez renvoyer un mail, après tout s’il n’y a pas de réponse négative vous pouvez supposer que rien ne vous empêche de relancer.

Garder des traces :

Investissez dans un agenda ou un BUJO ou un tableur Excell pour garder une trace de toutes les bibliothèques que vous avez contactés et à quelle date. Mettez aussi le contact et la réponse si vous en avez reçu une. Inutile de renvoyer un mail si on vous a répondu « non merci », en tout cas pas tout de suite, mais rien ne vous empêche de retentez votre chance quand vous aurez plus d’expérience, ou un autre roman.

Pourquoi je privilégie l’agenda ?

Parce que si on vous appelle pour prendre un RDV, comment vous saurez si vous n’avez pas déjà un RDV chez le dentiste, coach sportif, banquier, impôt, votre amant/amante ce jour là? Et bien oui, évidement l’agenda palie à tous ces petits inconvénients.

Mes lectures du moment :

Parce que j’ai envie de partager avec vous mes lectures.

J’ai achevé le roman de Ken Follett et du coup la trilogie (Les piliers de la Terre, Un monde sans fin et Une colonne de feu) une colonne de feu. J’ai trouvé cela un peu agaçant car j’avais tellement la sensation que les personnages ne faisaient que servir l’HISTOIRE et non leur histoire que c’était frustrant. Un peu comme si l’auteur n’avait eu envie que de raconter d’une manière fictionnelle les Grands événements de l’Histoire sans chercher à avoir des personnages aboutis. En résumé, le premier livre est génial, le second moyen et le troisième bof. Mais je vous encourage à lire les trois tomes parce que Ken Follett est un excellent écrivain et qu’il fait vivre l’Histoire comme peu d’autres.

Mabon : Rituels, recettes et histoire de l’équinoxe d’automne

Parce que c’est bientôt l’équinoxe d’automne et comme ma saga parle de magie, je me suis longuement documenté sur la Wicca, mais j’ai trouvé depuis quelques temps un réel plaisir à lire la collection de livre sur les sabbats. C’est très riche, documenté, intéressant et cela permet d’avoir un résumé (long) sur les fêtes magiques et sur les traditions. Je crois que même les non-wiccans de toutes confessions peuvent y puiser des connaissances utiles. Même si on omet le côté magique/sorcellerie on peut y trouver des petits ateliers créatifs c’est génial si on a des enfants. D’ailleurs les professeurs des écoles pourraient y puiser des ressources pour traiter les passages des saisons différemment. Je ne parle pas de faire des rituels magiques mais les livres parlent également des plantes, des encens, des symboles, ce genre de choses qui peuvent être abordés en classe, même avec des maternels.

crédit image : Image par정훈 김 de Pixabay

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