Ces choses dont je ne pourrais pas me passer : les cartes postales.

Je voue un culte aux cartes postales. Sérieusement, dés que je visite un endroit, je ne peux pas m’empêcher d’acheter des cartes postales du lieu. Certaines je les envoies à mes ami(e)s, d’autres en revanche je les conserve pour moi et je les affiche sur mon tableau de liège. Avant mon tableau de liège accroché juste au-dessus de mon bureau me servait à ne pas oublier des rendez-vous, épingler des informations importantes, ma to-do list et aussi ma déclaration d’impôts pour ne pas oublier de la remplir. Aujourd’hui, j’ai coincé le calendrier de l’année entre deux cartes postales (l’une du Musée de ala Nacre et de la Tabletterie de Méru et l’autre représentant La Esmeralda et Phoebus surpris par Claude Frollo de Auguste Couder que j’ai acheté durant ma visite de la maison de Victor Hugo à Paris). Le reste de ce tableau de liège se pose de cartes et j’ai aussi un Gugus en perle fabriquer par une voisine qui est aujourd’hui partie rejoindre les anges et le dessin de la fille d’une amie.

Comment a commencé ma collection de cartes postales ?

A vrai dire, j’ai commencé à les collectionner le jour où je suis allée à la chartreuse de Neuville. Jour où la personne avec qui j’avais cru passer ma vie m’a quitté. Je ne sais pas si j’ai gardé cette carte postale parce qu’elle me rappelait les derniers instants que nous avons passé ensemble ou si c’est parce qu’elle représente la Chartreuse de Neuville un jour de brouillard au lever du soleil et que je trouvais ce paysage inspirant et terriblement « magique ». Certainement un peu des deux j’imagine. Progressivement, je me suis mise à collectionner les cartes, à chaque fois que j’allais à un nouvel endroit : j’achetais des cartes. Certaines sont sur mon tableau d’autres dans mon tiroir de bureau parce que je ne peux pas toutes les afficher. J’ai dû associer le fait de vivre des émotions fortes avec ce besoin compulsif de garder un souvenir de ces événements. Du coup, depuis deux ans je me suis composée une jolie petite réserve de cartes postales : c’est aussi une manière de me rendre compte qu’en deux ans j’ai visité plus de nouveaux lieux que durant le reste de ma vie.

Pourquoi je garde les cartes postales ?

J’aime garder une trace de mon passage dans un endroit. Bien sûr, il y a les souvenirs c’est importants, mais les souvenirs parfois ils s’effacent alors que les cartes peuvent rester. Je choisis toujours des cartes inspirantes. Celle que je peux regarder pendant que j’écris et qui me donnent un petit quelque chose de plus. Découvrir un nouvel endroit (ou le redécouvrir aussi) est une expérience fabuleuse, que l’on aime ou non l’endroit d’ailleurs, cela n’a pas d’importance. J’aime aller dans des endroits nouveaux, visiter un nouveau musée, voir une nouvelle ville. Lorsque l’on m’envoie une carte postale j’aime aussi la converser, pas seulement parce que l’on a pris la peine de m’écrire, mais aussi parce que d’une certaine manière cela me permet de m’évader, de voyager, de partager un minuscule instant de celui qui me l’a envoyé.

Un souvenir à moindre coût

Avons-le on aime tous garder un petit souvenir de ses voyages, vacances, visites en tout genre, oui mais voilà les petits souvenirs ont un coup et lorsque l’on n’a pas vraiment les moyens l’achat d’une carte postale reste tout de même ce qu’il y a de meilleur marché. C’est d’ailleurs un joli cadeau qui se permet. Actuellement, on envoie de moins en moins de cartes ou de lettres, c’est pourtant un grand plaisir de recevoir du courrier.

Les cartes postales en tant qu’autrice

Je ne parlerai pas du fait d’écrire des cartes ici, juste de l’utilité que j’en ai d’avoir devant moi ou dans mon bureau des cartes postales. Je crois qu’en tant qu’auteur il est intéressant, utile, de voyager. Quand je dis voyager ce n’est pas forcément aller à 5000 km, on peut très bien voyager en allant dans le village d’à côté. Parfois, on est tellement absorbé par le quotidien et la routine que l’on ne prend pas le temps de visiter les merveilles près de chez nous. C’est d’ailleurs quelque chose contre lequel je lutte quand les gens me disent qu’ils ont besoin de voyager, de partir en vacances, de changer d’air et qu’ils n’ont au final jamais rien vu de leur ville. (je ne dis pas qu’il ne faut pas partir en vacances, juste que l’on peut prendre du temps pour voir ce qu’il y a près de chez soi quand on veut échapper à la routine et que c’est parfois aussi dépaysant que l’autre bout du monde, les frais en moins).

En tant qu’auteur, on a besoin de « voyager », de découvrir, de s’inspirer, d’avoir accès à des émotions pour mieux les décrire (etc). Et je trouve que conserver des cartes postales permet justement de se remettre en contact avec nos émotions, mais aussi de conserver un petit bout d’un autre endroit que l’on ramène avec soi. On peut se demander en quoi garder une carte représentant La Esméralda et Phoebus permet de voyager ou de s’inspirer pour écrire, la réponse est simple : la composition du tableau, les couleurs, les émotions qui se dégagent fait parfois ressortir « quelque chose ». De même lorsque l’on est en « panne » d’inspiration ou fatigué d’écrire, le fait de regarder une carte d’Aix les Bains ou du plafond d’un théâtre et nous voilà reparti « ailleurs » durant quelques instants. Je sais que certains ne veulent aucune distraction, pourtant c’est parfois fort utile.

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