La méthode flocon de neige : étape 9

Nous arrivons au bout de la méthode flocon de neige puisque nous sommes à la neuvième des dix étapes. Est-ce que comme moi vous vous sentez super heureux d’avoir pratiqué la méthode et d’avoir avancé dans la planification de votre roman en à peine quelques semaines ?

Cette avant dernière étape est l’une des plus intéressantes à mon avis, car elle permet de réellement fixer sur papiers toutes les scènes de votre roman, d’avoir une idée de chaque contenu, de rédiger quelques dialogues, de pouvoir s’expliquer à soi-même les scènes et les réactions des personnages. Mais de quoi s’agit-il ?

Le traitement

En tout cas, c’est ainsi que j’appelle cette étape car pour moi, elle ressemble beaucoup – même si c’est plus compliqué que cela comme nous l’avons vu dans l’article précédent – à une étape de scénario que l’on nomme le traitement. Le traitement est une étape qui intervient entre le synopsis et le séquencier. Ici, c’est l’inverse, mais je ne pense pas que ce soit un mal lorsque l’on rédige un roman. Outre le fait que le traitement intervienne entre le synopsis et le séquencier, qu’est ce que c’est ? Et bien on le décrit comme un synopsis long de 15 à 20 pages qui comprend toutes les idées, développe tous les personnages et les intrigues du scénario. En somme, il s’agit d’une description narrative de l’histoire.

Bien entendu, cette fois encore vous n’êtes pas des scénaristes et ce n’est pas parce que je nomme cette étape traitement que vous êtes obligé de faire de même ou de la considérer de cette manière.

Dans la neuvième étape de la méthode flocon de neige, il est demandé aux auteurs de reprendre leur séquencier de l’étape 8, vous savez ce tableur avec toutes les scènes, et d’en faire une description narrative. D’après l’auteur de la méthode, il faut faire environ une cinquantaine de pages, on peut laisser libre court à son imagination, écrire des dialogues, esquisser le conflit de la scène, rédiger des descriptions. Tout ce qui peut être utile à l’écriture. Il s’agit donc de développer le séquencier pour en faire un semblant de brouillon de l’histoire. L’auteur conseil d’écrire 1 à 2 pages par scène pour avoir le temps de développer l’intrigue et vos idées.

Comment je m’y suis prise ?

C’est l’étape la moins détaillée de la méthode et pourtant c’est celle que j’ai le plus adorée mettre en place. Alors, j’ai décidé de faire cela à ma sauce. Encore une fois, j’ai tout écrit à la main. En me servant de mon séquencier, j’ai reprit mon découpage acte par acte, chapitre par chapitre. Je ne dirais pas que j’ai fais une page par scène, parfois juste quelques lignes, mais l’important n’est pas dans le nombre de page que l’on rédige. Pour développer mon traitement, je me suis laissée aller à penser à mes scènes et à mes personnages. Je me suis essentiellement basée sur les questions :

  • Qu’est ce qu’il / elle veut ? Pourquoi il/elle veut ça ?
  • Qu’est-ce qu’il/elle fait ? Pourquoi le fait-il ?
  • Qu’est est son but dans l’histoire ? Dans la scène ?
  • Quels sont ses sentiments par rapport à la situation ?
  • Pourquoi est-ce un conflit ? Comment le vit-il ?
  • Qu’apprends le personnage de l’Histoire ?

J’ai eu quelques lignes de dialogues qui me sont venues, j’ai pris note de ces idées mais j’ai surtout vu cette étape comme une manière de justifier les actions des personnages en les laissant faire, et en accédant à leurs émotions. Je ne me suis donc pas concentré que sur le personnage qui voit la scène de son point de vue, car lorsqu’il se passe quelque chose cela affecte aussi les autres personnages présents. Ce que j’ai conçu durant cette étape n‘est pas réellement une description narrative qui pourrait servir à quelqu’un d’autre car c’est un document qui m’est très personnel dans le sens où il ne décrit pas nécessairement l’action, il ne décrit pas forcément les lieux mais plus la psychologie des personnages et leurs rapports à l’intrigue et à leurs intrigues personnelles.

Ceci n’est que mon point de vue sur la question, rien ne vous empêche de faire ce que vous souhaitez et si vous préférez vous concentrer sur un côté description et idée de dialogues rien ne vous empêche de le faire. Je dirais que j’ai mis 5 jours à faire cette étape, certains jours j’ai beaucoup avancé avec de nombreuses heures pour m’y consacrer (plus que je n’avais de temps pour les autres étapes durant la journée) donc j’imagine qu’une dizaine de jours peut être une bonne moyenne.

Souvent cette étape est facultative, pourtant je la trouve captivante dans le sens où vous pourrez vous laissez aller à faire des commentaires sur la manière dont vont agir vos personnages, vous pouvez aussi vous immiscer dans leurs pensées, faire tout ce que vous souhaitez qui n’est pas nécessairement inclus dans le récit en tant que tel.

Durant cette étape, j’ai pu modifier quelques scènes et chapitres de mon récit, j’ai pu mieux répartir mon découpage. J’ai pu avoir un retour plus précis sur l’enchaînement des scènes et voir quelles scènes n’allaient pas ou lesquelles je devais renforcer. J’étais donc partie avec 73 scènes, j’ai fini avec 88, essentiellement parce que j’ai redécoupé certaines scènes, changer les enchaînements, enlever des scènes, retirer des chapitres, soit une grosse partie du travail que je consacre généralement à la phase de correction. C’est donc un sacré temps d’économiser. Nous verrons bien ce que cela donnera par la suite.

Et vous ? Avez-vous testé cette méthode ? Qu’en pensez-vous ?

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s