Se remotiver à écrire après un coup de mou

Parfois écrire devient compliqué pour de multiples raisons. On peut sortir d’une petite maladie où l’on a dû prendre du temps pour soi pour guérir, un coup de stresse qui nous a forcé à prendre du recul, des critiques qui ne passent pas, l’envie de s’éloigner de l’écriture tout simplement, mais aussi juste la vie qui fait que parfois on manque de motivation. Seulement, il faut des moments se remettre le pied à l’étrier. Voici, une liste de 10 petites idées que l’on peut mettre en place pour se remotiver à écrire et renouer avec ses histoires.

1. Recommencer à écrire :

Ce qui peut paraître paradoxale lorsque justement on perd la motivation, mais justement s’obliger à poser ses fesses devant son ordinateur, son carnet, sa machine à écrire ou autre, c’est justement la première façon de se redonner envie avec quelque chose que l’on aime. Qu’importe le sujet, le thème, ou même si l’on va écrire un roman, son journal intime, une lettre à sa grand-mère ou sa liste de courses. Il faut se poser et écrire, sans réfléchir, c’est même mieux et sans forme de jugement. C’est à dire que l’on ne cherche pas à relire ensuite ce que l’on a écrit, justement on se pose et on laisse les mots s’envoler.

2 . Faire du sport pour se vider la tête :

Faire une activité physique aide à gérer le stresse. Si vous ne parvenez pas à écrire parce que trop d’idées se bousculent dans votre tête alors prenez vos chaussures et aller faire du sport, cela peut être une bonne balade, courir, faire de la danse, soulever de la fonte, du parachutisme, de l’escalade, du roller, n’importe quoi pourvu que vous alliez vous changer les idées. Bien entendu, on ne rappellera jamais assez qu’avant d’entamer un programme sportif il faut l’avale de son médecin, mais je crois que la plupart d’entre nous pouvons sans risque aller faire un tour dans la nature. Faire le tour d’un parc, promener son chien, aller voir les canards, ce genre d’activité aident énormément notamment si elle est en plein air car elle permet de réoxygéner le cerveau. Rien ne vous empêche d’avoir de quoi écrire durant votre séance de marche.

3. S’obliger à écrire ou à penser à l’écriture :

C’est à dire se forcer à planifier des séances d’écriture durant votre journée et dans votre emploi du temps. Même dix minutes suffisent. Il faut seulement rendre cela obligatoire. Vous êtes bien obligé de vous lever pour aller au travail, alors qu’est-ce qui vous empêche d’aller jusqu’à votre bureau pour écrire ? Vous devez conduire votre enfant à une activité ? Rien ne vous empêche de profiter de ce temps pour aller vous asseoir dans un café et d’écrire, ou simplement dans votre voiture. Généralement, les professeurs seront contents que vous ne soyez pas présents car cela perturbent les déroulements des cours (J’ai passé de longues années à discuter de cela avec mon professeur de musique, ce n’est pas juste une idée en l’air). Si jamais durant ces séances imposées vous ne parvenez pas à écrire -ou écrire quelque chose de valable à vos yeux- cela ne signifie pas que vous n’y parviendrait jamais. S’obliger à se poser tous les jours durant 10 minutes est nécessaire parfois, quitte à ne rien écrire durant des semaines au moins vous rendez une place à l’écriture dans votre vie. Si vous ne parvenez pas à écrire rien ne vous empêche de penser à l’histoire que vous voulez écrire, à ce que vous pouvez apporter au monde littéraire. Des fois après des critiques on peut se confronter à la page blanche et se dire « je ne sais pas écrire », « je suis nul untel l’a dit », « ce que j’écris est mauvais », c’est peut-être vrai, peut-être que votre histoire n’était pas aussi bonne que vous le pensiez mais rien ne vous empêche d’en écrire une meilleure et de donner le meilleur de vous à l’avenir. Vous avez surement déjà vu des histoires vraiment mauvaises (à votre avis) qui sont pourtant des best-sellers. Prendre le temps de penser à l’écriture est un moyen de garder en tête votre objectifs : celui d’écrire.

4. Crier, rire, casser quelque chose, pleurer : vivre ses émotions

Si vous faites face à des situations délicates dans votre quotidien écrire peut sembler super flux. Ou tout simplement vous avez trop d’émotions positives ou négatives dans votre vie et elles vous empêche d’écrire alors criez, pleurez, cassez des menus objets, hurlez, riez, allez-y vivez vos émotions. Ce ne sera pas facile, surtout si vous avez des voisins mais des fois, il faut tout simplement accepter et se laissez aller, ne pas retenir les émotions, ne pas chercher à les contrôler. Si vous avez besoin d’injurier votre patron, votre conjoint, le cancer de votre ami, le critique, votre amie qui s’éloigne de vous, la société, votre propriétaire ou la vie allez-y. Enfermez-vous ou allez dans un lieu vide et faite-le. Crevez l’abcès qui vous retient. Je ne vous dis pas d’aller insulter votre patron en face, mais parfois, le fait de le faire pour soi-même, et de dire à haute voix « Untel est un con, il me fait suer. » ou « Merde, cette situation est intolérable. » Cela permet de souffler et de se remettre les idées places afin d’avancer. L’écriture est très liée aux émotions que l’on éprouve et elle peut se retrouver bloquée, parce que l’on peut se censurer et avoir peur que dans ce que l’on écrit il y ait trop de notre colère, de notre tristesse, de notre désespoir, du coup vivez vos émotions.

5. Ecrire sur autre chose : ou écrire ses émotions

Un peu comme le conseil d’au-dessus, des fois, on n’écrit pas justement parce que l’on craint de trop en dire sur soi, dans ces cas-là, on peut écrire ses émotions. Tenir un journal peut être bénéfique pour se mettre à écrire ou servir de thérapie, sans avoir à trop se déverser dans une histoire. On peut choisir d’écrire sur pourquoi l’on a peur d’écrire, pourquoi l’on se sent bloqué d’écrire. Le fait de chercher à lever les blocages est une bonne manière de comprendre que parfois il n’y a pas de blocage, juste des excuses par peur d’être trop analysé par autrui. Il est communément admis que certaines personnes se sabotent elle-même parce qu’elles ont peur de réussir. Elles craignent le qu’en dira-t-on, et même si l’on avance dans ses projets, il est possible de se confronter à cela, c’est une bonne chose de le savoir car on peut ainsi aller de l’avant. Je ne dis pas que c’est ce qui vous arrive si vous avez un blocage dans l’écriture ou juste du mal à vous remettre à écrire, mais que cela peu arriver.

6. Démarrer un nouveau projet :

Parfois se remettre à un ancien projet n’est pas une bonne solution pour se remettre à écrire. On peut très bien avoir perdu la motivation parce que cet ancien projet ne nous convenait pas ou parce qu’il était trop lié à des émotions que nous n’arrivions pas à gérer. Il pouvait aussi avoir été mal planifié. Ou il peut nous avoir déçu durant la phase d’écrire. Bref, parfois, il faut juste savoir commencer autre chose et voir où cela va nous mener.

7. Se fixer une date butoir et rendre des comptes :

Rendre des comptes à des amis, à votre éditeur, est un véritable allié de l’écriture. Donnez-vous une date, c’est encore mieux, si c’est votre éditeur ou un ami qui vous impose un délais (raisonnable !!!) pour rendre votre projet et qu’il vous demande des comptes toutes les semaines ou mois. C’est d’autant mieux si cet ami n’est pas trop gentil. C’est l’avantage d’un éditeur, il n’est jamais complaisant. Avoir une deadline impose de travailler. Vous pouvez faire entrer un peu d’argent en jeu d’ailleurs pour vous aider. Pas nécessairement une grosse somme, mais quelque chose qui soit de l’ordre de la motivation. Votre ami et vous pouvez décidé que si vous n’écrivez pas votre roman pour dans trois mois, vous l’inviterez au restaurant, mais si c’est l’inverse chacun paiera sa part (après tout votre ami ne vous doit rien pour le coup c’est vous qui lui demandez son aide). Le risque avec un éditeur c’est qu’il rompe votre contrat, et AIE ça ferait mal.

8. Ecrire à la main :

Avoir une proximité avec ce que l’on écrit permet de reprendre confiance en soi. Lorsque l’on écrit à la main, il n’y a pas le même rapport qu’avec la machine, c’est donc un bon moyen de se distancer du « nombre de mots », de la partie « être productif » et de remettre des émotions dans son travail. Ce qui serait d’autant mieux si vous écriviez à la main votre journal pour y déverser les raisons qui selon vous font que vous ne parvenez plus à écrire comme avant.

9. Lire un livre que les critiques n’encense pas mais qui a été publié (à compte d’éditeur!) :

Pourquoi ? D’une part, si vous avez un coup de mou après des critiques – que ce soit des critiques de votre texte ou du fait que vous souhaitiez devenir écrivain – vous pourriez vous dire « à quoi bon » et restez bloquer comme ça longtemps. En revanche, aller lire un livre que la critique a descendu permet :

  • vous rendre compte que vous pouvez faire mieux, ce qui est motivant.
  • vous dire que ce livre a été publié à compte d’éditeur donc qu’un éditeur a eu confiance en ce texte.
  • vous rendre compte que la critique peut se tromper et que même si 50 personnes peuvent détester une histoire, d’autres peuvent l’aimer, si c’est votre cas notamment.
  • vous donnez envie de faire mieux que ce livre et de prendre la plume pour le prouver.

Lire un livre que la critique a descendu aide parfois à se remotiver en se disant que l’on peut faire mieux. C’est méchant mais cela fonctionne pour certains.

10. Relire un livre que l’on a adoré et qui nous a donné envie d’écrire :

Parce que retrouver le plaisir de lire un livre qui nous a plu permet de se rappeler pourquoi on a un jour désiré écrire. Tout simplement.

Publicités

12 réflexions sur “Se remotiver à écrire après un coup de mou

  1. Kea Ring dit :

    Coucou moi ce qui marche vraiment pour moi c’est d’écrire sur autre chose de radicalement opposé à mon projet principal. Des nouvelles, etc… Depuis le camp nanowrimo je ne me suis pas replongée dans l’écriture pure et dure mais j’écris régulièrement des nanofictions et j’adore cet exo.

    J'aime

    • Les conseils de Ponine dit :

      Tu as raison c’est un excellent exercice aussi. Au moins tu restes en contact avec l’écriture, même si les projets sont plus courts. C’est une manière de ne pas abandonner l’écriture. Merci de ton partage.

      J'aime

    • Les conseils de Ponine dit :

      C’est vrai que le fait d’écrire à la main rapproche de ses émotions. Je pense que le fait d’écrire est directement influencé par nos émotions, notre ressenti, alors écrire à la main permet justement de se concentrer sur soi, d’être plus proche de nous-même qu’à travers un clavier et un écran. Enfin, je peux me tromper, mais il me semble que c’est un super levier contre les blocages de tenir un crayon.

      Aimé par 1 personne

      • Celia dit :

        Déjà je trouve que le geste même d’écrire, de sentir sa main glisser sur la feuille a un côté très relaxant qui aide à mieux se concentrer que devant un écran.
        Et puis je trouve aussi que j’ai moins le souci de la perfection quand j’écris à la main, comme je sais que je vais le retaper après, je m’autorise plus facilement à faire des fautes, rayer des mots, mettre des notes dans la marge, etc.

        Aimé par 1 personne

        • Les conseils de Ponine dit :

          C’est vrai que l’on s’autorise plus facilement des ratures, des erreurs ou de se laisser aller à l’imagination lorsque l’on écrit à la main, comme s’il n’y avait pas de jugement.

          Aimé par 1 personne

Répondre à PS : Alias me Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s