Prospecter les salons

Voilà un aspect de l’écriture qui ne vient pas à l’esprit lorsque l’on pense aux auteurs. Pourtant prospecter les salons et s’y rendre fait partie intégrante de l’écriture.

Depuis que j’ai écrit mon roman et qu’il est publié, je me penche de plus en plus sur le métier qu’est celui d’être auteur, mais cette fois du côté marketing et commercial.
Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la prospection des salons qui est une grosse part du travail.

J’ai passé le mois d’avril à faire de la prospecte de salon, à trouver une liste des salons dans ma région. Ce n’est pas forcément évidemment de trouver une liste de salon. La plupart du temps les salons que je trouvais été soit déjà passés, soit complets, soit bien trop loin pour que je puisse m’y rendre.

J’ai également découvert que les salons étaient souvent payants. Je sais que cela peut paraître logique mais c’est quand même un choc de se rendre compte que les salons puissent être payants. A ce moment là, je me suis dis qu’il fallait en vendre des livres pour rentabiliser le prix du salon. Bien sûr, on ne peut pas toujours voir les choses sous le prisme de l’argent mais c’est tout même une notion à prendre en considérations. Ce peut paraître trivial mais l’argent est tout même un point important lorsque l’on se lance dans ce projet (et dans tous les projets). Mais je ne compte pas me laisser arrêter par des questions financières, c’est ce que je me suis dis. Maintenant, je comprends pourquoi beaucoup d’auteurs ont un métier à côté, car c’est très compliqué de subvenir à ses besoins lorsque l’on a des frais aussi importants que des chambres d’hôtel ou des trajets en voiture à régler. Je sais que cela peut paraître trivial mais lorsque l’on a peu ou pas les moyens payer une chambre d’hôtel ou un aller retour qui coute un plein d’essence c’est juste impossible, surtout si à côté on ne rentre pas dans ses frais. Bien sûr, il y a l’amour de l’art, de son travail, cependant il faut bien manger. Quand on me parle de certains salons à 250 km et que l’on me dit « oui mais il est réputé », oui, il est réputé mais à côté de cela je dois payer mes factures, manger, et je me dis que quelqu’un qui a des enfants ou un conjoint n’a pas forcément le budget de passer un Week-end à l’hôtel ou à « gaspiller » un plein d’essence pour vendre 1 livre – même si potentiellement cette vente peut être la vente du siècle et déboucher sur vendre des millions d’exemplaires – tout simplement parce qu’à côté il y a des impératifs. Et lorsque l’on a un conjoint, il a peut être envie de dépenser les économies en faisant des voyages et pas en salons littéraires – ce que je peux comprendre. Donc c’est un peu compliqué de gérer cela et il faut – je crois – se mettre des limites en termes d’argent, de temps et de distance. Oui, oui, je sais l’art n’a pas de limite et il faut être un maximum visible (blablabla) pourtant c’est nécessaire pour son bien être.

Les types de salon

On pourrait croire qu’il n’existe qu’un seul type de salon littéraire mais ce n’est pas aussi simple que cela. En réalité, il existe deux types de salons : l’un dont où l’auteur arrive avec son stock de livre et il s’occupe du paiement et d’un peu tout ce qu’il se passe au niveau de l’installation. C’est à dire que l’auteur doit se débrouiller pour avoir son stock de livres chez lui, qu’il doit gérer, s’assurer qu’il puisse avoir assez de livres chez lui pour pouvoir en vendre, mais également gérer la manutentions et la vente. Cela peut paraître facile, mais avoir des cartons de livres chez soi demande tout de même d’avoir un peu de place. se rendre sur les lieux des salons demande d’avoir un véhicule, car il est peu pratique de devoir emprunter les transports en commun lorsque l’on a des cartons de livres à traîner avec soi. L’autre type de salon est un peu différent, il fait appel aux libraires et c’est eux qui décident déjà des auteurs qui peuvent participer au salon. Ensuite, ce sont les libraires qui régissent l’achat du stock de livres et sa manutention. L’auteur n’a plus qu’à arriver et à s’armer de son stylo. C’est à la fois plus simple mais pas nécessairement ce qui est le plus rentable pour l’auteur. Tout les salons ne sont payant et les prix varient selon les salons. Certains se déroulent en intérieur et d’autres en extérieur. Il est parfois compliqué, je trouve, de choisir un salon en extérieur et de régler le prix des mois à l’avance. Dans ma région, il pleut très souvent et se retrouver dehors dans la boue, le froid et la pluie avec des livres pour moi c’est juste inconcevable. D’une part, car ma santé se détériorait et j’ai clairement besoin de rester en vie (lol) et d’autre part, je ne vois pas faire subir à mes livres le mauvais temps. Qui aurait envie d’acheter des livres qui prennent l’eau ? Franchement pour moi c’est le genre de salons où je n’irais pas.

Quand et comment s’inscrire à des salons

Souvent lorsque l’on trouve des informations sur les salons, il est question des conditions pour s’inscrire. En tout cas, il faut toujours se renseigner le plus longtemps à l’avance et de garder toutes les informations car même si le salon est achevé ou complet, on peut toujours s’assurer de pouvoir s’y rendre l’année suivante. En réalité, il n’y a pas de bons ou de mauvais moments, il faut seulement s’assurer de prospecter les salons de manières régulières pour ne pas prendre le risque d’en manquer un. Ensuite, pour ce qui est des modalités d’inscriptions elles varient en fonctions de chaque salons et du type. Parfois, il faut convaincre les libraires avant, les contacter, parfois les convaincre que ce que l’on a fait vaut la peine d’être mit en valeur.

Votre éditeur peut également vous donner une liste de salons et voir pour vous inscrire, en fait tout dépend des salons. Je pense que tout dépend des éditeurs également. C’est surtout un travail qu’y incombe à l’auteur, j’ai l’impression.

Mon salon de décembre 2019

Le mois dernier, j’ai par hasard fait la rencontre d’une bibliothécaire qui m’a parlé d’un salon dans ma ville. J’étais étonnée parce que je n’en avais pas tellement entendu parlé auparavant. Je me suis donc renseignée sur ce salon. J’ai fait la « bêtise » de croire qu’il me suffirait de contacter la direction de la communication de ma ville pour en apprendre davantage sur ce salon. Que nenni ! Alors je suis passée à l’action, j’ai apostrophé l’adjointe à la culture lors d’une exposition. Dès fois, il faut se donner du mal pour obtenir ce que l’on souhaite. Timide maladive comme je suis, j’ai eu vraiment le besoin de me mettre un coup de pied aux fesses pour aborder cette personne, qui est formidable d’ailleurs. J’ai pu obtenir le contact de la personne chargée de l’événementiel. ET là, je peux vous dire que j’ai obtenu des renseignements ultra rapidement sur ce que je désirais. La personne m’a apprise que ce salon était un salon mit en place par deux libraires de la ville et elle me donnait leur contact.

Le côté peu amusant c’est que j’avais postulé pour travailler chez l’un des deux libraires et que la patronne est disons une personne très autoritaire (ce qui peut être très bien, et chacun ses qualités et défauts) et j’ai renoncé à ce poste parce que je devais reprendre des études de 2 ans (après avoir passé 7 ans à la fac je n’ai plus envie d’étudier) pour faire un bac pro en alternance (franchement, si je devais reprendre des études se seraient pour faire un doctorat ou un autre master, pas pour faire un bac pro). Bref, du coup, je ne me voyais pas aller voir cette personne pour parler du salon. En revanche, l’autre librairie me paraissait plus accessible, d’un part parce que je connais quelqu’un qui est amie avec la libraire, avoir un coup de pouce est toujours bienvenu, d’autre je n’avais aucun passif avec cette personne, donc aucune raison qu’elle me claque la porte au nez.

L’entretien c’est très bien passé avec cette libraire, elle m’a très gentiment reçu ce qui était déjà pas mal. Du coup, nous avons discuté de mon livre et elle a passé commande auprès du distributeur pour mettre en vente mes ouvrages dans sa librairie. Je suis également sélectionnée pour participer au salon qui se déroulera en décembre.

Alors on peut se dire que c’est chouette – clairement ça l’est – seulement, il y a des contreparties. L’une d’elle est de ne pas faire de séances de dédicaces dans les deux librairies de la ville avant le salon, car il s’agit de faire découvrir aux lecteurs « un nouvel » auteur. On peut se dire que ce n’est pas grave, mais tout de même devoir attendre d’avril jusque décembre pour faire des dédicaces dans sa propre ville, c’est compliqué.

Et vous à combien de salons avez-vous déjà participé ? Pensez-vous bientôt le faire ?

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