Rédiger sa 4eme de couverture

Lorsque l’on a écrit un roman et que l’on veut le publier, ou même lorsque l’on a trouvé un éditeur, il est utile de rédiger sa quatrième de couverture (4eme de couv, pour les intimes).

La 4eme de couverture qu’est-ce que c’est ?

La 4eme de couverture est le seul texte de présentation du livre. Ce texte on le nomme pitch ou résumé. Il s’agit du premier contact du lecteur avec votre texte. Si votre lecteur lit votre résumé, c’est déjà que la couverture de votre livre l’a intéressé au point qu’il a eu envie de tourner le livre pour s’assurer que l’histoire va lui plaire.

Le but du résumé est d’attiré et de donné envie au lecteur d’acheter votre roman. Il faut donc s’assurer que votre accroche soit attrayante, qu’elle en révèle assez pour que votre futur lecteur comprenne de quoi il sera question, mais sans lui révéler la fin.

C’est un exercice qui peut paraître compliqué de prime abord, mais avec un peu d’entraînement il devient plus facile à réaliser.

Conseils pour rédiger sa quatrième de couverture :

La taille du texte :

Tout d’abord, le premier conseil que je pourrais vous donner concerne la taille de votre texte. Une quatrième de couverture est un résumé de résumé. Il s’agit d’un texte réellement court, on ne peut donc pas s’étendre en long en large et en travers sur tout de qui se déroule dans votre ouvrage.

On peut se dire que l’on a écrit un gros roman, que son texte a besoin de longues explications, mais ce n’est pas le cas. Quoi que l’on puisse en penser, un texte de quatrième se doit d’être concis. Pour la seule et bonne raison, qu’un acheteur n’a que peu de temps à consacrer à votre roman. Dans les rayons d’une librairie qu’un lecteur s’arrête devant votre roman sera déjà un petit miracle en soi – surtout s’il s’agit de votre premier roman et que vous n’êtes pas connu. Alors s’il prend votre livre en main et qu’il le retourne pour lire le résume ce n’est pas le moment de lui en donner trop à lire. Si le texte est trop long, il poussera un soupir de découragement, reposera votre livre et ira voir ailleurs. En revanche, si votre texte est court, le lecteur peut se montrer intéressé.

Court, d’abord ! Mais c’est quoi court ?

Pour avoir regardé quelques couvertures récemment, je dirais une centaine de mots. Cent mots, plus ou moins, mais essayer de faire « moins » plutôt que « plus ». Eviter les phrases longues. Les phrases courtes auront plus de poids et d’impacts auprès du lecteur.

C’est bien joli tout ça mais que faut-il mettre dans ce texte ?

Planter le décor :

Tout d’abord, il faut planter le décor. Bien entendu, rapidement cela signifie qu’il ne faut pas se mettre en tête de décrire tout son univers, ce qui est d’autant plus vrai, lorsque l’on a inventé un monde parallèle au notre. Si votre récit se déroule en Espagne, dans une ville particulière, il est rapide de planter le décor pour votre lecteur. Bien sûr si vous écrivez un roman qui se déroule dans votre propre monde se sera largement différent et ce décor peut nécessité un peu plus de mots pour dire que votre texte se passe dans un monde différent. Utilisez au maximum des tournures de phrases « actives » et user des verbes plutôt que des adverbes.

Planter le décor, c’est aussi parler de l’époque dans laquelle se déroule le récit. Si votre histoire se déroule de nos jours, vous pouvez penser que ce n’est pas utile de le préciser mais quelques mots sur l’époque pour situer le récit est parfois utile, notamment pour les œuvres historiques.

Le point de départ :

Où commence votre histoire ? Par quoi commence-t-elle ? Quel est le point de départ? Il faut expliquer au lecteur quel est l’évènement qui créer l’intrigue.

L’atmosphère :

Atmosphère et ambiance, voilà ce qui intéresse le lecteur. Si votre lecteur aime les thrillers contemporains alors que votre roman est une œuvre historique qui parle d’amour, le lecteur risque de ne pas apprécier. De même votre histoire peut être un thriller, mais l’ambiance pas nécessairement celle qui va plaire à votre lecteur.

Evoquer le héros :

Ah le héros ! Vous avez passé des heures à le travailler, à rédiger son histoire, vous avez donc la chance de la connaître. Vous savez tout de lui, c’est génial et aussi un sacré handicape, parce que vous le connaissez trop bien, vous serez donc tenté de trop en dire. Le mieux à faire reste de parler de ses qualités, en tout cas de l’une d’entre elle, pour en dresser un portrait rapide et engageant.

Les personnages importants :

Parfois, on doit évoquer un autre personnage, parce que sans lui pas d’histoire. Il faut donc en parler. C’est notamment le cas pour l’antagoniste. Evoquer le personnage que votre héros devra affronter permet à votre lecteur de savoir à quel genre de méchant il a affaire. Mais ce n’est pas obligatoire. On peut également montrer au lecteur un personnage important, sans qu’il ne s’agisse d’un méchant.

Le point culminant :

Dans toutes les histoires, il y a un point culminant. C’est intéressant pour votre lecteur, qu’il sache de quoi il est question, mais aussi pour lui montrer que dans votre récit il y a une réelle question,, un vrai problème que vous allez dénouer.

Suggérer la fin :

Surtout ne pas la dévoiler. Disons, en dire assez pour que votre lecteur potentiel ait envie de lire tout votre roman.

Intriguer le lecteur :

Finissez sur une touche qui donne envie à votre lecteur de lire votre livre. Généralement une question. Ou une remarque.

Dans le prochain article, nous étudierons quelques exemples de 4eme de couverture. En attendant, je vous souhaite une bonne journée.

Une réflexion sur “Rédiger sa 4eme de couverture

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