Parcours publication

Le 28 février dernier, j’ai publié mon roman Katerina. Publier ce roman fut une longue aventure, une très longue aventure, des années de réflexion, d’écriture, de correction, de rage, d’amour, de haine, de déception et de courage.

J’avais envie de vous parler du parcours que ce fut à partir du moment où j’ai reçu mon contrat d’édition.

Le contrat :

J’ai signé mon contrat en mai 2018, après avoir bien pris le temps de le lire. Je crois que c’est capital de prendre le temps de lire son contrat, de le décortiquer et même de poser des questions à son éditeur, ou à un avocat, si jamais on a le moindre doute. N’oubliez pas qu’un contrat vous engage pour un certain temps, qu’il s’agisse d’un nombre d’années, d’un nombre de romans à rédiger, etc. Vous ne devez donc pas le prendre à la légère. Si votre contrat indique que vous « devez » trois livres à votre éditeur, c’est trois livres. Si votre contrat stipule 5 ans, c’est 5 ans. Alors certes c’est génial d’être publié mais cela ne signifie pas qu’il faut accepter toutes les conditions.

La photographie :

Après la signature du contrat, il s’est passé quelques semaines ( en tout cas, cela m’a paru une éternité), puis l’éditrice m’a demandé une photographie pour la quatrième de couverture. J’ai passé un moment à me pomponner, à trouver la tenue idéale, le lieu parfait et la photographie qui serait assez agréable pour être en couverture d’un roman.

L’attente :

Il s’est passé un long moment avant que mon éditrice me contact pour la suite des événements. En réalité des mois, où je n’avais pas de nouvelles de l’éditrice. Bien entendu, nous avons un peu échangé par mail, pour connaître l’avancée des choses, mais elle avait d’autres publications en court. Ce qui est normal et d’ailleurs rassurant ^^.

La couverture :

Lorsque le moment de la publication est arrivé, mon éditrice m’a informé des démarches et de l’avancée des choses. Tout d’abord, il a été question de la couverture. Le jour où j’ai reçu la couverture que mon éditrice avait faite faire, j’ai trouvé cela adorable. Ce qui m’a le plus étonné lorsque j’ai vu la couverture, c’est que je ne visualisais pas mon héroïne ainsi. Je ne dirais pas que c’est diamétralement opposé à ce que j’imaginais mais je n’avais pas la même vision du personnage. Comme quoi, il est toujours intéressant de se rendre compte que la vision que l’on a n’est pas nécessairement ce que les autres retiennent.

La biographie :

L’étape suivante fut horrible à mon goût : j’ai dû rédiger ma biographie. Même si l’on connaît sa vie, il est toujours difficile de la résumer en quelques lignes. Ce qui m’a paru le plus difficile fut de parler de moi. Ce n’est pas un exercice dont j’ai l’habitude. Même si on est habitué à se présenter, c’est autre chose d’avoir à le faire par écrire et de se dire que d’autres personnes font lire ce que l’on a marqué.

La quatrième de couv’ :

L’étape suivante a été de rédiger une quatrième de couverture. Cette expérience est nouvelle pour moi. Sincèrement je ne pensais pas devoir le faire. On peut se dire que puisque j’écris depuis longtemps, je devrais n’avoir aucun mal à concevoir un résumé de mon roman. Après tout, je le connais, puisque je l’ai écris. Seulement, il n’en est rien, car une quatrième de couverture n’est absolument pas un résumé, ce n’est pas non plus un synopsis, c’est bien plus que cela.

Le BAT :

L’avant dernière étape fut de donner mon accord pour le BAT. Le BAT c’est un sigle qui peut paraître étrange et qui signifie Bon à Tirer. C’est le moment juste avant l’envoi du manuscrit à l’impression. Logiquement votre éditeur vous enverra votre roman dans la mise en page définitive, la première et la quatrième de couverture Surtout faite bien attention. Il faut bien relire les modifications qu’a pu apporter votre éditeur à votre roman. Aucun roman n’est parfait et les modifications des éditeurs sont le plus souvent faites pour donner plus de dynamisme, de clarté, de corps à votre texte. Si des transformations ne vous plaisent pas dites-le, car une fois le BAT signé, il sera trop tard. Pareil, si vous constatez une erreur, une faute de frappe, n’importe quoi faites-en part à votre éditeur et ne lui en tenez pas rigueur. Après tout personne n’est parfait, les éditeurs, les correcteurs, et tous les professionnels du livre, sont des êtres humains.

Pour ma part, je n’ai pas eu la sensation d’être pressée par mon éditrice pour les corrections – d’ailleurs, elle ne m’en a pas demandé et d’après ce que j’ai pu constater, elle n’a pas fait de modifications « extrêmes » ou qui changeait le sens de mon roman – elle ne m’a pas pressée non plus pour le BAT ou les diverses étapes. C’est même plutôt moi qui la pressée de savoir où en était la publication de mon roman, qui aurait dû paraître pour décembre. J’espère qu’elle ne m’a pas prise pour une cinglée à constamment lui demander où elle en était dans ses plannings.

La publication :

Normalement – après tout dépend de votre contrat et de la manière dont votre livre est publié – vous devriez recevoir un mail de la part de votre éditeur pour vous informer de la date de parution et puis recevoir un exemplaire – ou plusieurs cela dépend du contrat – de votre manuscrit, tout beau et tout joli. Pour ma part, je n’ai pas reçu le mien à la date de publication, mais je le recevrais un peu après. Mon livre est d’abord paru sur le site de la maison d’édition et sur Amazon. Ensuite, ( à la date d’écriture de l’article cela n’est pas encore fait) il sera disponible dans les librairies et les autres plateformes de vente en ligne.

Mes émotions :

Franchement, quand j’ai reçu la lettre de mon éditeur pour me dire qu’il (enfin elle puisque c’est une femme) acceptait de publier mon roman, je n’y croyais pas. Après des années à recevoir soit : rien ! soit : des lettres de refus. Je me disais que c’était une blague. J’ai dû aller vérifier que j’avais bel et bien envoyé mon roman à cette maison d’édition et qu’elle existait. Pour être honnête, je n’avais pas en tête la liste de toutes les maisons d’éditions à qui j’ai envoyé mon roman. On peut me fustiger pour cela, mais sincèrement, j’avais envoyé mon roman à plusieurs maisons d’éditions (ciblées !! toujours cibler sa recherche d’éditeurs, c’est comme pour un emploi, si vous êtes assistant de direction trilingue, il y a peu de chance pour que l’on vous embauche comme charpentier ). Mes envois dataient de plusieurs mois, car c’est très long de recevoir une réponse. En plus, pour des raisons économiques je n’avais pas envoyer mon roman papier de la même manière que sa version électronique. Je n’avais pas les moyens d’envoyer dix lettres avec les deux cents cinquante pages de mon roman à plusieurs éditeurs la même journée, ce qui a considérablement augmenter le temps entre la première fournée d’envoi et la dernière. Mon éditeur avait reçu mon roman par mail, mais c’est pareil : entre le temps de faire des recherches sur les éditeurs, m’assurait qu’ils acceptaient le genre que j’avais écrit, parfois faire un tour sur Amazon pour voir les résumés des livres et m’assurer que je pouvais correspondre à leur genre littéraire ( et bien oui, parfois on se dit que ça peut le faire mais autant être certain – notamment lorsque l’on envoie par courrier postal), préparer le roman pour correspondre à leur désir de typographie ( franchement certains éditeurs abusent ! mais ce n’est que mon avis ). Bref, tout cela s’est étalé sur plusieurs mois. En vrai, je n’y croyais pas ! J’étais heureuse mais pas sur un nuage, je me disais qu’il se passerait longtemps avant de tenir mon roman et je ne voulais pas trop espérer.

Attendre fut long ! Finalement, je garde un bon souvenir de cette attente. Je remarque aujourd’hui à quel point, j’ai procrastiné pour écrire la suite. J’ai réellement fait traîné les choses, car j’avais peur. Je suis d’une nature anxieuse et superstitieuse. Durant tout ce temps (de mai à février) je ne parlais pas de ce projet. Franchement, on peut compter sur les doigts des deux mains – et encore je suis large – le nombre de personnes au courant de cette publication à venir. Je devais craindre que la publication ne se fasse pas, en tout cas, je n’en parlais pas. Ce n’était pas un secret, après tout, les gens ne me demandaient pas non plus ^^.

Lorsque mon éditrice m’a dit qu’elle s’occupait de mon manuscrit (en vue d’être bientôt publié) j’étais euphorique. Enfin ! C’était super joyeux comme moment, et pourtant je n’y croyais toujours pas. Voir la couverture m’a fait prendre conscience qu’en effet c’était en train d’arriver ! Ce n’était plus genre « ouais j’ai écris un livre qui sera peut être publié un jour », mais « oui, c’est en cours de publication » et l’effet et clairement différent. Rédiger ma biographie et la quatrième de couv’, c’était déroutant. Je ne m’attendais pas à devoir le faire et j’étais partagée entre la joie de le faire, et la peur que ce ne soit pas bien, que ce ne soit pas intéressant et que cela ne donne pas envie aux potentiels lecteurs d’acheter le livre. Parce que, oui, clairement mon but reste de vendre mon roman. J’ai beau apprécié l’écriture, cela reste un objet (le livre) que je souhaite vendre ( et mon éditrice également).

Lorsque j’ai commencé à parler autour de moi que mon roman allait paraître, j’étais vraiment contente. Je ne dirais pas que je n’ai rien réussi dans ma vie, parce que ce n’est clairement pas le cas, mais être parvenue à faire publier mon premier roman c’est une étape importante. C’est angoissant dans le sens où c’est nouveau pour moi. En même temps, c’est exaltant, parce que j’ai hâte ( et peur aussi ) de savoir ce que les gens vont en penser, s’ils vont aimer, être accrochés par l’histoire. Tout ça c’est déroutant. En réalité, je prends conscience que le travail ne fait que commencer. Planifier, écrire, corriger, tout ça c’est du travail, mais vendre son livre c’est un autre travail. Je sais que je devrais aller dans des salons, dans des librairies, signer des dédicaces et sincèrement, je n’ai jamais de ma vie imaginer cela. Pour moi, écrire, c’était seulement écrire des romans et voilà, ils sont écrits et ensuite c’est comme un enfant, il s’en va de la maison et il part vivre sa vie comme un grand. Je suis une vraie utopiste ^^.

Etrangement, depuis que je connais la date de sortie de Katerina, j’ai réellement plongé dans la correction du second tome, vraiment j’ai retrouvé la motivation et l’envie. C’est pourquoi je suis restée muette en février, j’avais tellement envie d’avancer sur ce second tome – une bonne fois pour toute !

Etre publié, c’est quelque chose que je souhaite à tout le monde, réellement c’est une concrétisation. Bien entendu, on écrit avant tout pour soi, mais savoir que son texte sera lu c’est un grand plaisir, une trouille intense aussi soyons honnête, mais c’est génial comme sentiment.

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7 réflexions sur “Parcours publication

  1. L'Astre dit :

    Je me retrouve beaucoup dans ton article car c’est tout à fait ce que je vis en ce moment 😉 A quelques différences près. Autant j’ai beaucoup travaillé les corrections avec mon éditrice, autant je n’ai pas eu à faire de photo, ni à rédiger de biographie, ni la 4ème de couverture (c’est elle qui s’en charge).
    Je trouve vraiment difficile cette période d’attente entre le moment où la version finale du manuscrit est envoyée et celle de la publication (d’ailleurs j’ai un article en préparation sur le sujet). C’est sans doute lié au cas particulier de ma maison d’édition, qui est en pleine création – je suis leur premier texte publié – et où il y a forcément un peu de plâtres à essuyer. J’ai du mal à lâcher le contrôle sur mon texte et à me retenir de donner mon avis sur tout ! Et quand on n’est pas complètement au courant de ce qui se passe, on peut se demander pourquoi ça prend si longtemps … Mais ça fait partie du jeu, bien sûr.

    Quelle est ta maison d’édition, au fait ?
    En tout cas bonne chance dans cette aventure de publication et de promotion, je te souhaite beaucoup de succès 🙂

    J'aime

    • Les conseils de Ponine dit :

      Je te comprends. C’est normal d’avoir un peu de mal à lâcher son « bébé ». Pour moi, c’était aussi très frustrant de ne pas savoir où en était l’éditrice, ce qu’elle faisait et ce qu’elle pensait. Pour ma part, je n’ai pas eu de mal à lui passer la main sur mon texte. Certainement parce que j’avais déjà fait appel à une correctrice (pour les fautes lol ).
      Cela doit être stressant d’avoir une maison d’édition dont on est le premier auteur. On doit être attendu au tournant par les lecteurs.

      Je suis éditée par PGCOM éditions.
      JE crois que pour moi le plus difficile sera la promotion lol je suis une grande timide, lol

      Je te souhaite une grande réussite ^^ Il doit paraître quand ton roman ?

      Aimé par 1 personne

      • L'Astre dit :

        Je ne sais pas encore la date, mais bientôt normalement ! Je te souhaite une très belle réussite aussi 🙂

        Pour la promotion, c’est sûr que ça n’est pas évident. Je vois ça un peu comme si mon roman était un enfant que je devais aider à trouver des amis ^^ Je ne vais pas mentir aux gens et dire qu’il est parfait, mais je vais essayer de montrer ses qualités et de voir s’il y a d’autres enfants qui partagent ses centres d’intérêt. Dans tous les cas, ce n’est pas nous que nous mettons en avant mais notre histoire, nos personnages. Il y a forcément des gens à qui ils plairont, mais encore faut-il leur donner l’occasion de se rencontrer !

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    • Les conseils de Ponine dit :

      Je te remercie. Vraiment, merci beaucoup ^^
      Exactement c’est à la fois exaltant et terrifiant. Terrifiant parce qu’à partir de maintenant le but reste de faire de la promo, de vendre, de parler aux gens, faire des dédicaces,…Toutes ces choses auxquelles on ne pense pas lorsque l’on écrit son manuscrit.

      Aimé par 1 personne

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