Dresser un bilan de ce qui vous empêche d’avancer

J’ai pris pas mal de temps pour réellement bien définir mes objectifs pour cette année et les répartir au mieux. C’est un travail qui m’a demandé beaucoup de temps et d’énergie, car même si je savais ce que je désirais accomplir, il me fallait réellement dresser un plan de bataille, revoir certaines choses à la baisse et d’autres à la hausse, trouver mes petites récompenses et mes grosses récompenses.

Dresser un bilan

Pour cela, j’ai dû brosser un bilan de l’année 2018 qui n’a pas du tout était à la hauteur de mes espérances. J’ai tiré la conclusion suivante : quand je manque d’enthousiasme, quand les résultats escomptés ne se produisent pas assez rapidement, lorsque j’ai trop de défis en même temps, je procrastine, je perds mon temps, je n’avance pas et je me décourage. Je tiens mes résolutions deux jours puis le troisième un rendez-vous, un Week-end ailleurs, une soirée, et je perds le sens de mon engagement.

J’ai pour objectif de me lever tôt. Je mets toujours mon réveil à 6 h du matin, seulement voilà, si j’arrive à me lever à 6 h deux ou trois jours de suite, le quatrième je me lève finalement à 8 ou 8 h 30 parce que je suis épuisée. Je ne vais pas coucher tard, généralement entre 22 ou 23 h seulement comme je fais des cauchemars, je suis toujours réveillée entre 3 et 5 h du matin. L’hiver ce phénomène est pire que l’été, le manque de soleil joue encore plus sur mes hormones et donc mon sommeil. C’est énervant. En plus, j’ai la fâcheuse habitude de consulter internet pour connaître la signification de mon rêve. Comme je me mets toujours en colère contre la stupidité de Freud à tout rapporter à la sexualité « déviante » de la femme, je ne réussis à me rendormir qu’au moment du lever, du coup, je récupère des deux heures de sommeil manquantes. (parce que clairement j’ai besoin de 7 h 30 à 9 h de sommeil par nuit). Mon sommeil et mes besoins de sommeil varient également en fonction de mon cycle menstruel. Au final, c’est un beau bordel.

Pourquoi je vous parle de mon sommeil. Après tout quel rapport entre le sommeil et la réussite de ses objectifs personnels ? Pourquoi est-ce si important pour réussir le reste ? On pourrait penser : « si elle ne se réveille pas à 6 h tous les matins, elle peut faire plein d’autres choses dans la journée et parvenir à réussir d’autres objectifs ». C’est là que le bas blesse. Lorsque je me lève à 8 h 30 ma journée ne commence pas avant 9h 30 et pour moi, 9 h30 c’est un peu tard et cela ne me donne pas envie de travailler. Je pense à toutes ces heures que j’ai gâché en dormant plus tard, et je n’arrive pas à travailler. Je procrastine devant la TV, des vidéos YouTube, des jeux. Je gaspille également mon argent en achetant des choses inutiles, je mange trop, je perds le courage de faire du sport. Et je finis toujours la journée en allant me coucher en rageant de n’avoir rien fait de ce que je voulais pour avancer sur mes projets.

Il faut donc que cela change. Je ne pense pas que je puisse empêcher mes cauchemars. J’ai déjà des pierres de lithothérapie sous mes oreillers. J’ai essayé d’en changer, de voir les effets de plusieurs pierres. J’ai tenté d’utiliser des musiques durant mon sommeil, j’ai juste alors l’impression que mes rêves sont plus intenses (pas nécessairement dans le bon sens du terme d’ailleurs). J’ai essayé l’obscurité totale, les volets à demis ouverts, fenêtre ouverte ou fermée. J’ai tenté d’avoir bien chaud ou froid. J’en suis arrivée à la conclusion que lorsque l’on souffre du syndrome de Raynaud avoir froid la nuit n’était absolument pas une bonne idée ! J’en suis arrivée à la conclusion que 20 degrés c’est ce qu’il me fallait pour ne pas avoir froid, avoir mal et ne pas grelotter (allez vous endormir avec les orteils gelés, les mains gelées et les dents qui claquent). J’ai testé les tisanes, de marques différentes, de boire beaucoup, de ne pas boire, de couper les écrans, de lire avant de dormir, de ne pas lire, d’utiliser des huiles essentielles (mauvaise idée quand les odeurs donnent des nausées). J’ai essayé les pensées positives aussi. Bref, tout et son contraire et rien n’empêche les cauchemars. J’ai lu des livres, des articles, des pages web, sur le sujet. Tout ce que l’on en dit c’est que les cauchemars sont naturels, qu’ils sont là pour nous montrer ceux en quoi l’on craint, les désirs refoulés, le remord, la colère, la frustration. D’ailleurs parfois ce n’est pas des cauchemars, mais juste des rêves. Malheureusement, ou heureusement, je dois composer avec. C’est une chose que je ne peux pas changer.

Pourquoi alors je vous parle de tout cela ?

Simplement pour vous montrer qu’il est important de savoir ce qui vous empêche d’accéder à vos désirs et de réaliser vos objectifs. Parfois, on ne peut rien faire contre cela. On ne peut pas lutter contre des moulins à vent mais l’on peut savoir ce qui nous empêche d’atteindre ces objectifs non pour travailler dessus mais pour trouver une alternative.

Pour ma part, j’ai choisi comme alternative (que je n’ai pas encore mise en place puisque le phénomène ne s’est pas produit depuis le jour où j’ai décidé ce que je devais faire.) de me lever au moment du cauchemar. Si je ne parvins pas à me rendormir tout de suite, je me lèverai et je vaquerai à mes occupations, quitte à faire la sieste dans l’après-midi.

Pourquoi ai-je choisi cette approche ?

Pour la seule bonne raison, qu’il faut que je sois active le matin. Si je perds mon temps le matin, je ne fais rien et mieux vaut me lever et « travailler », méditer, faire du sport, lire ou autre dès 4 h du matin que de tourner dans un lit à ne rien faire. Je me dis aussi qu’une sieste sera plus récupératrice qu’un mauvais sommeil matinal. Je crois aussi que la fatigue accumulée me permettra de moins cauchemarder.

J’ai bien conscience que tout le monde ne peut pas se lever au milieu de la nuit pour vaquer à ses occupations – d’ailleurs ce n’est pas le but de cet article-, mais tout le monde peut trouver un moyen de contourner la procrastination et de définir ce qui l’empêche d’avancer.

Je suis intimement convaincue que nous avons tous quelque chose qui nous retient, qui nous fait dire ‘oh ce n’est pas possible’, ‘je n’ai pas le temps’, ‘j’ai déjà perdu tellement de temps’, ‘ à quoi bon?’. Il suffit juste de changer quelque chose ; parfois son état d’esprit, parfois une habitude, une routine. Et si votre plan ne fonctionne pas, parce qu’au final votre approche n’était pas la bonne ou la meilleure, rien ne vous empêche de tester autre chose, jusqu’à ce que vous trouviez ce qui est bon pour vous.

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