Les gens qui râlent : ce que j’en comprends

Bonjour tout le monde, 

Je sais je ne publie plus en ce moment et ce n’est pas un article écriture aujourd’hui, mais je vous expliquerai tout en septembre du pourquoi du comment je n’ai pas publié en été. En attendant septembre et parce qu’en ce moment je suis fatiguée des gens, j’ai besoin de me confier, de parler, de laisser exprimer ma fatigue émotionnelle. Et puis je fais ce que je veux puisque c’est mon blog :p 

En ce moment, j’ignore si c’est dû à la chaleur ou à la bêtise humaine, mais les gens qui râlent me fatiguent : physiquement, émotionnellement, psychiquement. =

 

Je conçois qu’il est difficile de composer avec les avis des uns et des autres. Mais l’échange quand il se fait dans la paix, dans la discussion posée, pourquoi s’emporter ? Et se sentir attaqué ? Je ne dis pas que cela ne m’arrive jamais. Mais lorsque cela se fait je prends du recul. Lorsque je sens que mes idées sont attaquées, je ne réponds pas, je m’éloigne et j’y réfléchis avant de me mettre à insulter l’autre, à le dénigrer, etc. Cela me fait me demander si je suis normale. je ne dis pas que c’est facile, loin de là. Personne n’aime se sentir attaquer, après tout nos idées, opinions, réflexions sont une importante partie de nous, ce sont nos valeurs qui les forgent ou ces idées qui forgent nos valeurs, bref, c’est une question d’intime. 

Pour autant faut-il en vouloir aux autres de nous montrer que l’on n’a pas forcément raison ? Quand je dis pas forcément raison, cela ne veut pas dire que l’on a tort, juste que les choses peuvent être vues selon un autre point de vue. 

Les humains aiment jouer les victimes. Ils aiment être victimes et que l’on partage leur point de vue, pour peu que l’on défend « l’agresseur » alors on en devient nous aussi le méchant. Quand je dis victime / agresseur je ne parle pas de violences réelles mais de ceux qui aiment râler, se plaindre et accuser les autres de tout ce qu’il leur arrive. 

Récemment une de mes connaissances se plaignaient du bruit de ses voisins, en semaine. Une fois, ils sont restés dehors « à faire la fête, ils parlaient jusqu’à 23 h 30 » et voilà que cette amie se faisait passer pour une grande victime de ses voisins les bourreaux. Victime parce qu’elle ne pouvait pas dormir « de la nuit », victime parce qu’elle « travaillait le lendemain, alors qu’eux sont en vacances », victime parce que les voisins « ne se rendent pas compte », « que c’est en pleine semaine », « moi les fêtes c’est le week-end », et qu’il « fait chaud » et surtout ‘ils ne sont pas venus s’excuser ». Ce  que j’ai fait remarquer à cette personne et qu’elle n’a pas admis, c’est :

  • qu’elle-même fait du bruit, certes le Week-end, mais elle en fait tout même ce qui n’est pas non plus excusable, du moins vis à vis de la loi.
  • les voisins ont tout aussi chaud et qu’ils avaient envie de profiter de la fraicheur et de leur terrasse ce qui est impossible actuellement la journée.
  • qu’ils ne se rendaient pas nécessairement compte de la gêne et que du coup ils n’avaient aucune raison de s’excuser puisqu’ils ne savaient pas qu’ils dérangeaient. Jusqu’à preuve du contrairement à moins de s’appeler Madame Irma, il est difficile de savoir ce que pense les voisins quand ils sont chez eux et qu’on ne les voit pas. 
  • que parfois il faut être tolérant : les voisins sont en vacances et ont envie de profiter de leur jardin ce qui n’arrive pas toute l’année, que c’est arrivé une fois. 
  • que les voisins ne sont pas responsables si elle travaille le lendemain
  • que 23 h 30  ce n’est pas « toute la nuit ». 
  • qu’ils ne faisaient que parler tous les quatre, ce qui n’est pas une fête selon moi. Entre quatre adulte qui discutent sur une terrasse et une fête il y a pour moi une nuance.  
  • qu’il aurait été plus sain de descendre dire aux voisins qu’ils étaient un peu bruyant au lieu de venir se plaindre le lendemain, surtout à moi parce que je n’y pouvais rien. 
  • Qu’elle était tout aussi responsable que ses voisins puisqu’elle ne leur a rien dit du désagrément et que donc elle était consentante.
  • Que si on ne veut pas être embêté par les gens ont part vivre dans le désert (bon ça c’était sur le ton de l’humour)

Malheureusement cette personne a préféré dire que je n’étais pas de « son côté » et que je « cautionne » le tapage nocturne. Ce que cela m’a appris c’est que les gens aiment qu’on les plaignent mais qu’ils n’aiment pas être les « agresseurs ». Ce que j’ai essayé de faire comprendre à cette personne c’est que : 

  • on reproche souvent aux autres ce que l’on fait soi-même. Elle fait du bruit le Week-end, mais la semaine pour elle doit être calme, alors que les voisins peuvent avoir envie de se reposer le Week-end eux ! 
  • il est facile de ne penser qu’à soi et pas aux autres. Je ne dis pas que les voisins avaient raison de faire du bruit, mais qu’il fait chaud pour tout le monde pareil, et que les autres peuvent aussi avoir envie de profiter de la nuit, même si ce n’est pas pour dormir. Que quand on est bruyant soi-même il faut accepter que les autres le soit même si ce n’est pas quand ça nous arrange. 
  • que tout le monde peut avoir tort ou raison, selon le point de vue adopté. 
  • que la tolérance est parfois la meilleure des réponses, surtout à un fait exceptionnel.
  • qu’exagérer c’est très simple mais pas toujours nécessaire. Seulement les gens aiment en rajouter pour qu’on les plaigne encore plus. C’est ce qui se produit lorsque l’on dit « cela me tue », « c’est la pire chose qui puisse arriver », « c’est un drame ». 

le comportement de cette personne ne dérange beaucoup. Je lui ai d’ailleurs dit. Chose qu’elle n’a pas accepté. Seulement à présent, et après avoir lu plusieurs fois, j’arrête de râler de Christine Lewicki : je ne supporte plus les râleries continuelles. Je ne dis pas non plus que c’est facile pour moi de ne pas râler, mais j’essaye de me contrôler, de ne pas prendre part aux râleries des autres, de ne pas les cautionner, et de me mettre à la place de ceux contre qui je peux râler ( par exemple la SNCF, les vendeurs, les connexions internet qui foirent, les voisins qui font du bruit etc). parce que :

  • râler n’améliore pas ma dose de bonheur.  
  • râler ne change rien dans 90 % des cas. Tout du moins pas au début. 
  • les autres vivent dans leurs réalités, pas dans la mienne, ce qui me dérangent moi n’est peut-être pas ce qui dérange les autres.
  • nous vivons dans un monde où il y a de plus en plus d’humains, il y aura donc de plus en plus de bruit, de vie, de mouvements, d’agacements en tout genre alors autant ne pas se prendre la tête. où alors on interdit la reproduction humaine. Ce qui réduira considérablement la majorité des problèmes de la planète qui sont dû à l’activité humaine (on peut aussi éduquer les êtres humains mais ça c’est un autre débat mdr). C’était le commentaire coup de pub ^^ 
  • râler est fatiguant, usant même. 
  • râler n’aide pas les autres à prendre conscience des choses.
  • râler est facile, plus que prendre les choses du bons côtés, plus qu’admettre que les autres peuvent avoir des raisons d’agir comme ils le font, plus que d’accepter ce que l’on ne peut changer. 
  • râler tisse des liens avec autrui, mais pas des liens solides. 
  • râler fait perdre du temps et dégrade les relations avec les autres. 
  • ne pas exprimer ce que l’on pense et ses émotions et râler intérieurement ou avec d’autres personnes que celles qui nous posent problème, ne fait rien avancer bien au contraire. 
  • c’est aisé de se trouver des excuses et de se faire passer pour la victime, mais on est tous l’agresseur de quelqu’un d’autre un jour ou l’autre et l’on ne supporte pas cette place d’agresseur parce que personne n’aime être le méchant. 

Bref, tout ça pour dire, que certains jours l’espèce humaine me paraît vraiment peu civilisée (pas tout le monde heureusement). Certains jours, j’ai envie de m’excuser auprès des gens mais je finis par comprendre que ce n’est pas à moi de m’excuser d’essayer de voir les choses à la place de ceux que l’on « accuse » et contre qui se portent la râlerie. Cette amie d’ailleurs ne me parle plus, parce qu’elle attend des excuses de ma part, que je ne lui fournirais pas : 

  • Pas que je n’aime pas m’excuser,
  • pas que je sois une mauvaise personne,
  • pas que je considère que s’excuser c’est se rabaisser, loin de là, pour moi une personne qui reconnaît s’être trompée, avoir blessée l’autre est une personne « noble ».

Seulement, je ne vois pas pourquoi je m’excuserai de voir le monde autrement. Je ne comprends pas pourquoi je devrais m’excuser de montrer aux autres que les choses ne sont pas ni blanches, ni noires. Je ne crois pas qu’il soit sain de s’excuser de parler calmement en exposant des idées contradictoires et de ne pas partager la râlerie d’autrui sous prétexte qu’il est socialement acceptable de défendre les « victimes ». 

Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas défendre les gens et les vraies victimes, mais lorsque l’on a le choix et que l’on décide d’accepter et de laisser faire, ce n’est pas être une victime. J’ai bien dis lorsque l’on a le choix.

 

A présent que j’ai écrit cet article je me demande si ce n’est pas aussi une forme de râlerie. Je me demande s’il est sain de le poster. Si ce n’est pas me placer en tant que victime, en tant que râleuse contre les râleurs. Bon j’y réfléchirais demain, après tout demain est un autre jour et le soleil brillera encore.

Bonnes vacances à tous.

Ponine 

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6 réflexions sur “Les gens qui râlent : ce que j’en comprends

  1. Mathis LeCorbot dit :

    Il est courageux de penser différemment en ayant des raisons de le faire. Suivre le flot commun demande beaucoup moins d’efforts et votre fatigue morale et psychologique est certainement un effet direct de votre nage à contre-courant. C’est épuisant de comprendre des choses qu’on est seul (ou presque) à comprendre. C’est encore plus démoralisant quand aucune explication rationnelle n’a d’effets sur les gens.
    Je n’ai pas de remède miracle à vous proposer. Je peux simplement vous dire que vous n’êtes pas seule à penser ainsi. J’aimerais vous proposer une autre planète sur laquelle des gens comme vous ne seraient pas en minorité. Peut-être un jour, des pays virtuels permettront une équivalence. Entretemps, prenez soin de vous en lâchant un peu de lest.

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    • Les conseils de Ponine dit :

      Merci beaucoup de ce commentaire. Il me réconforte. 😊 c’est vrai que la fatigue est peut être dû à cela ou à d’autres choses mais les gens sont épuisants 😉 j’interviens rarement dans les conflits des autres mais depuis un moment j’en ai assez de servir de tampon aux gens et d’entendre leurs raleries. Avec l’âge on devient moins patient et tolérant je crois 😂😂
      Je pense qu’il n’existe aucun remède miracle. Le seul qui serait utile se nomme éducation et pas celle qui se fait à l’école par les enseignants qui eux aussi sont épuisés mais par une éducation massive à des sciences ou comportements aussi futiles que : la méditation, médiation, philosophie, entraide, psychologie, amour, respect et foi en l’humanité.
      Je suis contente de me rendre compte que d’autres ont aussi une autre vision du monde.

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  2. Pilou dit :

    Tu as bien raison de défendre ta vision (surtout qu’elle m’a l’air excellente 🙂 !). Ah ah ! J’adore Christine Lewicki. J’ai eu la chance de l’avoir pour coach et elle est vraiment géniale. J’ai aussi suivi son challenge, à l’époque où elle Vloguait, avant qu’elle sorte le bouquin. Et j’ai acheté le bouquin mais je n’y arrive absolument pas, à arrêter de râler. Attention : je suis tout à fait d’accord qu’en faisant ça, on se victimise. Mais si je n’évacue pas à voix haute, je deviens insupportable. Heureusement, je n’ai pas besoin de le faire auprès de quelqu’un : je peux juste crier un bon coup ou parler toute seule (si je suis prise en flag’, je fais genre : je parle à mon chat… je ne sais pas si c’est bien mieux pour sauver les apparences 😀 !).

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    • Les conseils de Ponine dit :

      Tu as eu Christine Lewicki pour coach ?? Tu vois les étoiles dans mes yeux ?? Je t’admires encore plus ^^
      Je crois qu’il y a une différence entre évacuer la pression et râler. Si tu râles toute seule, certains diront que c’est râler, mais tu ne fais pas la démarche de « pourrir » les autres consciemment. Même si ne pas râler c’est difficile, parfois il faut aussi savoir exprimer la frustration, avant de se transformer en cocote minute. Je pense que lorsque l’on fait la démarche de voir quelqu’un pour partager une sentiment ou le fait qu’une chose nous rende malheureux ou heureux, n’est pas râler non plus, à partir du moment où se n’est pas pour se faire plaindre ou en attendant de la compassion.
      Je crois que c’est encore pire ^^ pauvre chat, il a une maîtresse qui lui met tout sur le dos MDR (je suis certaine qu’il est aimé ce petit chat ^^)

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      • Pilou dit :

        Bah vas-y doucement sur l’admiration. Heureusement que Christine est patiente parce que j’étais loin d’être facile. En fait, son coaching a réellement porté ses fruits des années plus tard 😀 ! (il est aimé, et craint, le petit chat, car c’est un véritable petit dragon miniature… mignon, mais tyrannique !)

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        • Les conseils de Ponine dit :

          C’est quand même de la chance d’avoir pu être suivi par une coach comme Christine. Ce n’est pas toujours facile de mettre en place les conseils, souvent parce que les circonstances extérieures ne sont pas en place. ^^

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