Lire pour écrire

Coucou tout le monde,

Récemment, je suis tombée sur ce conseil que tous les auteurs prodiguent : « Pour bien écrire, il faut lire beaucoup ». Plus on lit, plus on améliore son écriture, son style, son imagination, sa créativité, son vocabulaire, sa capacité à structurer son récit.

C’est en lisant que l’on se découvre l’envie de devenir écrivain. Lire est excellent pour la mémoire, pour stimuler le cerveau, permet de s’ouvrir aux autres, de réduire le stress et l’anxiété, augmenter son vocabulaire. Aller jeter un œil sur cet article, il en parle mieux que moi. Vous pouvez aussi lire cet article  et pour ceux qui ont des tout-petits jetez un œil à celui-ci. Vous l’aurez compris, plus on lit, mieux on vit.

Tout ceux qui aspirent à écrire des romans sont des lecteurs. En tout cas, je n’ai encore jamais rencontré un écrivain de roman affirmant n’avoir jamais lu de romans de son existence. S’il y en a cela serait très intéressant d’avoir leur point de vue.

Alors d’accord, tout le monde vante les bénéfices de la lecture. Les grands auteurs conseillent de lire beaucoup pour écrire, mais que lire ?

Est-ce qu’il faut forcément lire des livres sur le genre littéraire que l’on souhaite écrire ? Est-ce qu’un auteur qui voudrait écrire de la SF doit nécessairement avoir une bibliothèque constitué uniquement de romans SF et de rien d’autre ? Est-ce pour écrire de la romance, il faut avoir compilé toutes les dernières sorties romance ?

Pour ma part, je pense que pour écrire un roman dans un genre précis, il faut en connaître les codes. On peut alors soit faire des recherches formelles sur le genre en question et sur ce que l’enseignement littéraire en décrit, soit lire des livres qui sont dans le même genre littéraire. Attention, connaître les codes d’un genre ne signifie pas que vous devez absolument intégrer tous les codes à votre histoire, loin de là. Avoir lu quelques « grands livres » du genre peut être une bonne solution, tout comme lire quelques romans plus « contemporains » du genre ou plus « mineurs ». Si vous choisissez de lire des livres du genre que vous souhaitez écrire, prenez le temps de les étudier, pour ne pas dire décortiquer.

 

Comment étudier une œuvre ?

Simplement en prenant des notes, en ayant un carnet de lecture avec soi (ou une page word, cela fonctionne très bien également). Faire une fiche de lecture avec le nom de l’œuvre, son auteur, sa date de parution permet de garder une trace de ses lectures. Pour ma part, j’ai longtemps pratiqué l’étude d’œuvre lorsque j’ai commencé à écrire. Ce que j’étudiais c’était essentiellement mon ressenti. Cela passer par des questions simples comme :

Est-ce que j’ai aimé le personnage principal ? Pourquoi ? Qu’est ce que je n’aimais pas chez lui ?

Quel est mon personnage favori ? Qu’est-ce qu’il a de différent des autres personnages ?

Est-ce que j’ai compris son objectif ?

Qu’est ce que j’ai aimé dans le roman ? Qu’est ce que je n’ai pas aimé ?

Quel est mon passage favori et pourquoi ?

J’ai beaucoup travaillé sur l’affecte et le ressenti. L’avantage de travailler sur les émotions que l’on éprouve permet de mieux saisir ce que l’on aime lire, et ce que l’on aime pas lire. Il n’est pas rare lorsque l’on écrit de mettre dans ses œuvres des passages, attitudes, ou clichés que l’on déteste lire et que l’on ne souhaitait pas voir figurer dans sa propre histoire mais que l’on écrit quand même sans trop savoir pourquoi. Ce travail sur l’affect permet également d’avoir une vue d’ensemble de ce que l’on aime lire ce qui peut aider à trouver l’inspiration en cas de syndrome de la page blanche ou lorsque l’on cherche des idées pour un nouveau projet.

Là c’est pour le côté, ou on lit un genre qui ressemble à celui que l’on souhaite écrire, mais nous ne sommes pas toujours : en quête d’inspiration / de base de travail pour un projet ou de réflexion. Souvent on lit pour le plaisir, pour le travail, son développement personnel, répondre à des besoins matériels…

Que penser de ces lectures ? Est-ce qu’il faut les limiter ?

Non, bien au contraire. Toutes les lectures sont bonnes pour l’esprit. Si vous lisez pour le travail vous pouvez trouver des idées qui pourront servir dans un futur roman. Si vos études vous impose de lire des thématiques qui peuvent paraître totalement éloignées de vos idées créatrices cela ne signifie pas que vous n’y puisez rien. Même lire le mode d’emploi de votre télévision est utile, peut-être qu’un jour une histoire nécessitera que vous écriviez un mode d’emploi.

Toutes formes de lectures vous apprendra quelque chose. Ce n’est pas nécessairement une information utile mais aussi du vocabulaire, de la construction de phrase, un point de grammaire, un questionnement. C’est pourquoi, je suis convaincue que lire uniquement le genre littéraire que vous écrivez n’est pas une bonne idée. En tant qu’auteur l’ouverture d’esprit, la culture générale et l’analyse sont des outils forts utiles que vous devez développer.

Mon cas personnel :

Depuis quelques mois, je lis essentiellement des livres de développement personnel ou des livres sur l’emploi (tout comme les formations que je suis, ou les Mooc auxquels je participe). En faisant le bilan de mes lectures, je me suis rendue compte que 80% de mes lectures depuis le 1er janvier 2018 étaient consacrées à mon épanouissement professionnel et personnel, que j’ai mis de côté les œuvres de fiction (et l’écriture aussi pour tout dire) et que je me concentre surtout sur mon évolution. Bien que je perds une grande partie de mon esprit créatif – j’ai moins envie d’écrire – je gagne une réflexion, une orientation personnel qui me permet de mieux juger ce que j’invente. Je gagne en maturité, je me détache plus facilement de mes idées première pour voir au-delà. J’ai beaucoup appris sur le mental, sur les traits de personnalité, sur les caractères et les faiblesses humaines, cela est fort utile lorsque je pense à mes personnages. Je les visualise différemment. J’apprends à les aborder comme s’ils étaient de véritable personnes et cela renforce leur complexité. Ce que j’apprends sur moi, me sera toujours utile plus tard. 

J’apprends également qu’il faut savoir faire ce qui est bon pour nous et suivre notre voie. Rien n’empêche de revenir plus tard à ce que l’on a délaissé, mais avec un regard changé et une plus grande maturité.

Que lisez-vous en ce moment ? 

Est-ce important pour vous d’être baigné dans le genre littéraire que vous écrivez ?

Bonne journée,

Ponine   

 

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6 réflexions sur “Lire pour écrire

  1. Celia May dit :

    Pour moi c’est radical, dès que je tombe sur un roman qui me passionne, j’ai toute de suite une irrésistible envie d’écrire !
    Sinon, je suis tout à fait d’accord avec toi. Toutes les lectures sont utiles, quelque soit le genre.

    Aimé par 2 personnes

  2. Julien Hirt dit :

    Très beau sujet, bien traité.

    Je pense comme toi qu’il est important de lire en-dehors de son genre de prédilection. On voit beaucoup de jeunes auteurs qui font preuve de peu de curiosité dans ce domaine, et qui, dans leurs écrits, finissent par singer leurs romans favoris. Sortir un peu de leurs genres favoris pourrait leur faire beaucoup de bien.

    Aimé par 1 personne

    • Les conseils de Ponine dit :

      Je penses que c’est en effet un gros défaut. Je peux me tromper mais il me semble qu’être auteur ou artiste c’est justement faire preuve de curiosité et d’ouverture d’esprit. Après je ne pense pas que c’est foncièrement mauvais d’apprécier un genre littéraire en particulier et que l’on peut avoir des périodes où l’on va lire le même genre littéraire mais s’ouvrir à d’autres forment est capital non seulement pour son « art » mais surtout pour soi.

      Aimé par 1 personne

  3. Hiéra dit :

    Je suis d’accord, ça me parait être une bonne chose de lire à la fois dans et en dehors de son genre de prédilection. Dans le genre, pour connaitre les codes, et être en mesure d’éviter les clichés du genre et en dehors, pour avoir un minimum d’ouverture… Personnellement, j’aime bien emprunter des livres un peu au hasard à la bibliothèque, ça me fait découvrir de nouvelles choses !
    J’ai vu plusieurs auteurs conseiller de lire autre chose que de la fiction (des livres d’histoire, des articles scientifique, etc) en arquant que ça peut être une énorme source d’inspiration. C’est un conseil que je vais essayer de suivre plus à l’avenir.
    En tout cas, c’est une question très intéressante, merci pour cet article !

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    • Les conseils de Ponine dit :

      Merci de ton commentaire ^^
      Il est parfois difficile de mettre les conseils des autres en applications 🙂 mais tous ces auteurs ont raison. Il est plus facile de puiser l’inspiration lorsque l’on s’ouvre à d’autres ressources.
      Tout comme toi, j’aime bien emprunter au hasard, c’est bien plus amusant. Et la différence reste que même si on est déçu cela reste moins cher que d’acheter un livre en librairie.

      J'aime

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