Le mentor : Qu’est ce qu’un mentor ? 1er partie

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, grande question : Qu’est ce qu’un mentor ?

Cette question m’est apparut en lisant les remarques d’une personne géniale que je suis sur Instagram, où elle s’étonnait, après un passage au salon du livre, qu’il « faille » avoir un auteur « mentor » ou plus exactement qui inspire le « baby auteur ».

J’étais surprise de cette remarque, parce que je n’ai jamais imaginé ma vie sans avoir un auteur Mentor. Donc, aujourd’hui, je vais vous donner ma petite définition du mentor, mais également vous présenter ces auteurs sans qui je ne me serais pas mise en tête qu’écrire c’est fascinant.

 

Qu’est ce qu’un mentor ?

Pour moi, un mentor, c’est un auteur qui nous donne envie d’écrire. Un auteur ou des auteurs d’ailleurs, qui nous donne envie de nous dépasser, de devenir meilleur écrivain, qui nous donne envie de lire également. 

Pour moi, un auteur mentor ce n’est pas nécessairement quelqu’un à qui ont a envie de ressembler, mais bien quelqu’un qui nous a donné envie d’écrire. Un auteur qui nous a fait nous rendre compte que oui les histoires naissent dans la tête d’un être humain et qu’elles ne sortent pas de nulle part.

Un mentor, c’est une sorte de géant ! C’est un grand auteur, pas nécessairement grand part le talent, ni la célébrité, ni le style, mais grand pour ce qu’il nous apporte à nous-même. C’est un auteur que l’on peut lire, relire, re-relire, encore et encore avec toujours le même émerveillement, la même passion. C’est un auteur favoris, mais pas justement parce que l’on aime ce qu’il écrit, mais surtout parce que le lire, ou penser à lui, ça nous booste. On peut passer quinze ans sans lire un de ces livres et pourtant sentir  sa présence.

Le mentor c’est un guide, avant tout spirituel. On n’a pas besoin de le connaître, pour qu’il nous aide, nous inspire, nous apprenne les choses.

 

Qui sont mes mentors ?

Premier mentor :

Mon premier auteur mentor, celui qui m’inspire le plus, c’est J.K. Rowling : l’auteur qui m’a donné le goût de la lecture.

J‘avais douze ans lorsque j’ai lu Harry Potter à l’école des sorciers. En tant que bonne dyslexique, je ne lisais pas. JAMAIS ! Même quand il le fallait pour l’école, parce que j’avais peur de lire, peur de ne  pas être assez intelligente pour savoir lire « comme les autres ». Et l’on m’a offert Harry Potter, les quatre premiers tomes, l’angoisse. C’était les vacances d’été, j’avais du temps et je me suis dis « tentons l’expérience ». En trois semaines, j’avais lu les quatre tomes. C’était à la fois un défi, une expérience et un plaisir. C’est durant ces trois semaines que j’ai découvert :

  1. Lire est aussi un plaisir.
  2. Des écrivains écrivent des livres et ils ne viennent pas comme ça.
  3. C’est ce que je voulais faire.

J’ai voulu écrire avant même d’avoir refermé le premier tome. Je me suis dis que j’écrirais chaque jours de ma vie, que rien ne comptait plus à mes yeux, parce qu’écrire et lire m’étaient devenus aussi indispensable que de respirer.

Ce que j’ai aimé chez J.K.Rowling et ce qui m’inspire chez elle, c’est à la fois son univers, les valeurs qui s’en dégagent, l’humour, le style fluide, presque cinématographique, l’émotion, la bienveillance, et l’acceptation de soi. Bref, j’étais à la fois impressionnée par l’écriture, le style, le monde, mais également par l’histoire personnelle de l’auteur.

Avec Rowling, j’ai découvert que ce que je pense être impossible : lire et écrire et aimer ça. J’ai appris que toutes les idées que j’avais dans la tête, toutes les histoires que je me racontais le soir avant de m’endormir je pouvais les coucher sur le papier pour que d’autres puissent les lire. Je voulais écrire non pas pour faire comme Rowling, mais parce que c’est ce que je « devais » faire pour m’exprimer.

 

Mon second mentor :

Victor Hugo !

Sans hésiter si je devais choisir un second auteur qui m’a motivé à écrire, ce serait lui. J’ai lu les Misérables, j’ai mis longtemps à achever ce livre, mais j’ai découvert avec Hugo qu’écrire pour être une prise de position. Je sais, aujourd’hui, que Rowling prend aussi des positions mais Hugo était à la fois écrivain et politicien. Son engagement notamment dans Claude Gueux, ou les Misérables, m’a fait prendre conscience qu’écrire ce n’était pas « juste » pour raconter une belle histoire, pour que le lecteur s’évade et prenne du plaisir, mais aussi pour le faire réfléchir sur des questions de société. Je sais que lire doit être un moment de détente, mais cela ne signifie pas qu’il ne faut pas prendre position, ou parler de choses « sérieuses », parce qu’écrire c’est également donner son point de vue, raisonner sans que cela n’enlève rien à l’histoire, l’intrigue ou le plaisir.

Avant Hugo, je pensais – mais j’étais très jeune puisque j’ai commencé à lire les Misérables à 12 ans aussi, juste après Harry Potter et Autant en emporte le vent – que les écrivains ne pouvaient pas avoir des positions politiques et les écrire sous peine de censure ou de ne pas intéresser les lecteurs.

J’étais convaincue que pour écrire il fallait seulement détendre les lecteurs, en sommes je croyais que les lecteurs ne désiraient que des lectures faciles, sans prise de tête. J’avais tort, écrire c’est aussi s’affirmer. Prendre positions c’est également le boulot d’un écrivain, parce qu’écrire ce n’est pas forcément juste amuser les lecteurs ou les distraire, ça peut être autre chose, tellement d’autres choses. C’est pour cela que je crois que Victor Hugo fait partie de mes auteurs favoris, pour ce qu’il m’a apporté, tout autant que pour ce qu’il a écrit, pour les émotions qui me traversent lorsque je lis ses livres.

 

Mon troisième « mentor » :

Ce n’est pas vraiment l’auteur qui m’inspire, mais plutôt le livre, quoi que…C’est plus compliqué que ça et vu que l’auteur n’a écrit que deux livres, bon l’un absolument pas connu.

Le livre que j’ai lu après la série des Harry Potter fut Autant en emporte le vent ! Ce livre, cette histoire, m’a fait découvrir que je porte une fascination presque obsessionnelle pour les robes à crinoline, pour l’Histoire du XIXeme siècle et pour le style de vie du XIXeme siècle ( à la fois la GRANDE et la petite Histoire si je puis dire). En lisant ce livre, j’ai découvert l’amour, sincèrement c’était la première fois de ma vie que je comprenais que ce qu’était l’amour, que les femmes pouvaient aimer et se tromper dans leur choix affectif. J’ai compris que les femmes peuvent s’émanciper, faire des choix, être le chef d’une famille. Je sais que l’on peut se dire que c’est complètement bête de ne pas l’avoir compris plus tôt, mais déjà j’avais douze ans…eh oui, à cet âge, on n’en sait pas autant sur la vie qu’à trente…fatalement. Je crois que autant en emporte le vent m’a transporté totalement. J’ai eu envie de m’intéresser à l’Histoire, à la mode, à la vie des temps passés, grâce à ce livre.

J’ai découvert également que les auteurs pouvaient parler de la guerre, d’époque et de faits qu’ils n’ont pas vécu. Pour moi, les récits de guerre avant ça c’était soit de la mythologie et je trouvais cela barbant, soit des documentaires…encore plus barbants. Bien sûr, je savais que J.K. Rowling n’était pas une sorcière, qu’elle n’avait pas de balais volant, mais je me disais que c’était du fantastique donc qu’elle avait « le droit » de parler de choses qu’elle ne pouvait avoir vécu. Avec les livres de Magaret Mitchell ,j’ai pris conscience que l’on pouvait baser des histoires sur la Grande Histoire, que l’on pouvait donner son point de vue. Mitchell étant une « enfant » du Sud, cela se ressent dans son livre et que l’on n’était pas obligé, en tant qu’auteur, de décrire chaque bataille, et donner chaque chiffre, chaque détails de l’histoire, mais juste assez pour que le lecteur aille faire ses propres recherches s’il en a le désir, sans que cela n’enlève rien au récit « fictionnel ».

 

Et les autres ???

Après ces trois grands auteurs, j’ai lu d’autres choses. Du Stephen King, du Anne Rice, du Eddings, du Fournier, du Nothomb, des œuvres plus classiques ou plus contemporaines, j’ai lu des tas de livres, des tas de genres différents, des tas d’auteurs complètement opposés dans leur manière d’écrire, dans leur vision de l’écriture, etc. Mais vraiment, si je devais dire à un journaliste ou un lecteur qui m’inspire le plus lorsque j’écris ce serait ces trois noms là et rien d’autres. Je parlerai aussi d’Amélie Nothomb parce que je correspond avec elle, parce que j’ai lu ses livres lorsque j’étais ado. Je dirais aussi que pendant une longue période de ma vie, j’ai lu en boucle l’attrape-cœur de Salinger parce que j’étais ado, parce que je n’imaginais pas le monde sans ce chef-d’oeuvre, mais…j’ai grandi, j’ai gagné en maturité et aujourd’hui encore si on me disait que demain le monde s’effondre, qu’il y a une énorme catastrophe, et que je pouvais choisir d’emporter avec moi que quelques affaires, je prendrais ces livres, parce que j’en aurais besoin pour vivre (c’est métaphorique bien entendu, je préférais avoir des bouteilles d’eau que des bouquins, évidement). Ce sont ces auteurs qui m’ont donné envie d’écrire, qui continuent à me motiver  lorsque « bof, écrire ça ne rapporte rien ». Ils ne m’ont pas juste éveillé en tant que personne, mais aussi en tant qu’écrivain. Réellement, je leur dois tout. Sans eux, je ne serais pas devenue une personne curieuse, avec cette volonté farouche de découvrir, de m’enrichir, de me cultiver et d’écrire.

Ce que je retiens de mes mentors :

Ce que je retiens de ces trois auteurs c’est qu’ils m’ont appris ce que pouvaient signifier écrire. Les genres sont totalement différents, les histoires également, mais il y a des valeurs, des personnages forts, leurs histoires sont assez simples : Un gamin qui reçoit une lettre révélation, un homme qui sort de prison, une histoire d’amour, tout ça c’est « normal », c’est la vie, et pourtant les personnages, les valeurs, les idées, les intrigues tout ça c’est ce qui rend les œuvres aussi magistrales et « c’est ça que je veux écrire », des choses qui me transportent autant que mes lecteurs.

Et vous ?

Avez-vous des mentors ?

Des auteurs ou des œuvres qui ont bouleversés votre vie ?

Qui vous inspire ?

Qui vous motive à écrire ? Ou à lire ?

 

Dans un prochain article, je m’étendrais sur les raisons d’avoir ou pas un mentor, ou plusieurs.

Bonne journée à vous,

Ponine

 

 

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9 réflexions sur “Le mentor : Qu’est ce qu’un mentor ? 1er partie

  1. Celia May dit :

    C’est très intéressant comme concept !
    Je ne pense pas vraiment avoir d’auteur « mentor », mais moi aussi j’ai eu l’envie de devenir écrivain en lisant Harry Potter (et je pense que J.K. Rowling a dû inspirer énormément de vocations !)

    Aimé par 2 personnes

  2. Kirsteen Duval dit :

    Pas de Mentor pour moi également, mais des auteurs qui m’ont inspirée depuis ma prime jeunesse: La Comtesse de Ségur (8-9 ans) et un peu plus tard Zola. A chaque relecture de l’une de leurs œuvres je suis boostée ! Ce doit être ça l’effet Mentor !! Ha ha, je sors… 😉

    Aimé par 1 personne

  3. L'Astre dit :

    Sympa cet article ! Je partage ton amour inconditionnel pour JK Rowling et pour Margaret Mitchell ❤ (même si je dois dire qu'autant je suis fan de l'histoire d'Autant en Emporte le Vent, autant je ne peux pas dire que sa lecture ait été un déclic du même genre que le tien. En matière de romans historiques, j'ai plus été marquée par la saga "Fortune de France", de Robert Merle).
    J'aime bien les romans de Victor Hugo aussi (les Misérables et Notre-Dame de Paris notamment, magnifiquement écrits), même si je n'en ferais pas mon mentor. Celles qui ont été les plus importantes pour moi, à part JK Rowling, sont sans doute Robin Hobb (pour sa saga de fantasy L'Assassin Royal) et Jane Austen. Hobb pour sa capacité à construire un univers immense mais parfaitement maîtrisé, avec des intrigues qui se croisent et se font écho. Austen pour sa délicieuse ironie qui arrive à faire passer des messages sur sa vision très lucide de la société au milieu d'histoires d'amour qui pourraient paraître simples et naïves si on y regarde trop vite.

    Aimé par 1 personne

    • Les conseils de Ponine dit :

      Je pense qu’Austen écrivait surtout sur son époque, alors évidement à l’heure actuelle les histoires qu’elle écrivait passent pour « naïves », mais il faut aussi les regarder avec les yeux de l’époque.
      Je ne suis pas fan de Robin Hobb, je n’accroche pas son univers, mais l’important c’est que toi cela t’inspire ^^. Je suis contente de ne pas être la seule à adorer Mitchell et Hugo, ^^

      Aimé par 1 personne

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