Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je tenais à continuer la petite série d’articles sur la manière dont je structure mes romans, après vous avez expliqué rapidement ce que cela signifiait dans un premier article, expliquer en détails les premiers éléments que je planifie lorsque j’écris à s’avoir la scène d’ouverture, le climax et le dénouement, aujourd’hui je vais entrer dans la phase plus « poussée » de la phase précédentes à savoir planifier la situation initiale, trouver les péripéties importantes et le dénouement.

 

Tout d’abord qu’est ce que je nomme : situation initiale

On pourrait croire qu’en ayant parlé de la scène d’ouverture dans l’article précédent, il n’y aurait pas besoin de décortiquer la situation initiale, et pourtant un peu de réflexion n’est pas mauvaise.

Ce que je nomme situation initiale c’est bien plus que la scène d’ouverture. Selon mon point de vue, la situation initiale correspond à 25% du roman, c’est tout ce qui présente les personnages principaux, l’intrigue principale, les intrigues secondaires, les objectifs des personnages. Bref, c’est ce que l’on écrit au début pour situer l’histoire et tout ce qui sera détaillé ensuite.

Comment je planifie ma situation initiale et ce que je vais « mettre » dans mes premiers chapitres ?

Pour trouver mes idées, je fouille dans mes fiches personnages, je reprends les informations que j’ai sur les objectifs, les motivations, les envies et les enjeux des personnages, afin de tisser des intrigues plus solides entre les divers personnages et les intrigues. En général, cela vient tout seul, je n’ai pas besoin de faire réellement d’efforts pour trouver ma situation initiale, parce que lorsque je commence à écrire ou à réfléchir à mon roman, j’ai toujours déjà en tête les informations que je veux distiller dans les premiers chapitres, même si durant la phase d’écriture et de correction des choses, des parties, et même des idées vont changer. Donc, je suis certainement la plus mauvaise personne pour vous comment hiérarchiser les idées pour créer la situation initiale. Le plus important, je dirais qu’il faut surtout créer la tension, petit à petit, afin que le lecteur soit toujours en haleine.

Si je passe beaucoup de temps sur la création de la scène d’ouverture (cf l’article précédent) j’en passe beaucoup moins sur la préparation de la situation initiale, parce qu’à part me concentrer vaguement sur l’ordre des idées à transmettre, je ne me concentre pas vraiment sur l’ordre des chapitres, je préfère me laisser aller sans énormément réfléchir, même si je planifie un peu les idées, que j’essaye de faire des fiches « chapitre par chapitre » et de définir les lieux principaux et les atmosphères majeures des chapitres, je ne m’attarde pas tellement. je préfère me laisser envahir par les idées petit à petit durant la phase d’écriture.

 

Les péripéties ou actions :

Les péripéties, cette phase correspond à 50 % du récit. C’est durant cette phase que le héros va vivre ses aventures, et c’est à la fin de ses aventures que l’on va avoir le CLIMAX, toutes les actions doivent aboutir au Climax. Ce qui signifie que toutes les actions doivent s’intensifier, jusqu’au point culminant.

Comme pour la situation initiale, je me sers des objectifs des personnages, des idées d’intrigues que j’ai pour planifier quelques actions, les scènes les plus importantes, je les planifie d’une manière que je nomme « vraiment« . Chez moi, vraiment ça veut dire que je prends quelques minutes pour m’imaginer la scènes, pour inscrire les actions principales, les personnages présents, parfois quelques morceaux de dialogues, et prendre en compte l’atmosphère que je veux diffuser, je prends le temps de réfléchir aux cinq sens. Les cinq sens c’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on écrit, ou alors c’est peut être seulement moi, mais souvent lorsque j’écris je me focalise d’instinct sur le visuel et alors que les autres sens sont également très important.

Je pense souvent à mes scènes avant de les écrire, je les rêve, je fais cela un peu partout : le soir avant de m’endormir, sous la douche, en faisant le ménage, durant les courses… de cette manière je peux tester différentes alternatives. Parfois je prends des notes, parfois non, même si je dis toujours qu’il faut tout noter, je pense que dès fois on peut mettre de côté certaines idées. Seulement, j’écris depuis longtemps et je suis convaincue que lorsque l’on débute dans l’écriture, il faut mieux tout noter, même rapidement plutôt que de laisser de côté une bonne idée.

Pour ce qui est de l’organisation temporelle des actions, je n’y pense vraiment que lorsque je corrige.

 

Le dénouement :

Le dénouement c’est ce qu’il reste du roman, autrement dit les 25% restants. Cette partie correspond au moment où le Climax est achevé et c’est juste avant la dernière scène. Le dénouement selon moi, c’est le retour à la vie normale.

Il s’agit pour moi de seulement savoir quel est l’arc narratif du personnage, de l’histoire, du héros pour lui choisir son retour au calme. Je parle des arcs narratifs dans un article récemment. Le retour au calme c’est la vie une fois que toutes les aventures sont terminées. cette nouvelle vie peut être soit meilleure, soit pire, soit entre les deux. Il ne s’agit pas de relancer une histoire mais simplement de montrer rapidement qu’elles ont étaient les conséquences de l’histoire, des péripéties et du climax sur le héros et comment est sa nouvelle vie.

 

J’ai bien conscience en écrivant cet article de ne pas réellement donner de clés pour écrire ces différentes parties, mais à vrai dire, je ne prends pas tellement le temps de tout planifier, de tout décortiquer dans les moindres détails. Tout ce dont je m’assure c’est de suivre une progression qui me paraît logique pour le héros, et l’histoire, c’est également de veiller à la tension dramatique.

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2 réflexions sur “Structurer son roman : situation initiale, péripéties, dénouement

  1. leblogdelapprentiecrivain dit :

    Intéressant, quand j’écris je ne pense pas forcément à cette structure en trois moments, mais c’est finalement de cette façon que sont faits beaucoup de livre. Par contre j’aurais tendance à dire que 25% pour le dénouement me parait beaucoup, personnellement je n’y consacre que un ou deux chapitres et j’ai l’impression que c’est pareil pour la plupart des livres que j’ai lu.

    Aimé par 1 personne

    • Les conseils de Ponine dit :

      Merci de ton témoignage et de ton retour. Tu as raison, en générale la fin ne correspond pas vraiment à 25% du roman, seulement quand je dis 25% c’est plus pour avoir une image. Si toi tu y consacres 1 ou 2 chapitres, peut être que d’autres en consacreront une page, ou d’autres encore 10 chapitres (selon la taille des chapitres bien entendu), donc dire que cela correspond à 25% c’est un peu plus « parlant ». Pour ma part, j’inclus dans les 25 % finaux le Climax et pas uniquement « le retour » à la vie quotidienne.

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