Les doutes des écrivains

Bonjour à tout le monde,

Aujourd’hui Ponine va vous parler des doutes des écrivains et comment vous aider à ne pas vous focaliser dessus pour avancer.

Douter c’est le propre de l’homme, et de la femme. On doute en permanence : est-ce que je devrais prendre mon parapluie ou mes sandales ? Est-ce qu’il m’aime ? Est-ce que c’est bien de reprendre un cookie ? Autant de questions qui nous traversent l’esprit, je dirais H-24. On doute, on s’inquiète, on s’interroge, on a peur ! Car derrière le doute se cache toujours la peur. On ne veut pas échouer, on veut réussir, alors on se met la pression. On veut faire le meilleur choix et cela dans chaque domaine de la vie…Seulement, vous savez quoi ? C’est impossible.

Il n’y a jamais de bons ou de mauvais choix, il n’y a que le choix que l’on est capable de faire à l’instant T. C’est bien joli, mais cela n’empêche certainement pas de douter, ce qui est d’autant plus vrai lorsque l’on est artiste, ou écrivain, bref que l’on fait quelque chose qui est soumis au jugement d’autrui.

 

  1. L’enthousiasme

Lorsque l’on commence un projet, on est super enthousiaste. Un peu comme lorsque l’on commence un régime, au début à ça oui on fait méga attention à ce qui entre dans notre bouche, au nombre de pas que l’on marche tous les jours, à faire les exos de sport que l’on a planifié et on est heureux de dire « j’ai perdu du poids », ou « je fais un régime », parce que l’on est motivé, que l’on a un but, et que l’on a la niaque. Seulement, ce qui est vrai pour le régime l’est aussi pour les projets d’écritures et tous les projets d’ailleurs : après quelques semaines ou jours (selon sa motivation personnelle et les résultats obtenus) on se décourage, on est démoralisé. Il suffit qu’un jour on soit un peu plus fatigué, un peu moins dans une bonne humeur, ou que quelque chose n’aille pas dans notre sens et hop on laisse passer une journée, puis deux, trois, …dix, et on abandonne, parce que l’on se met à douter du bien fondé de notre projet, parce que l’on doute de pouvoir réussir à tenir sur la distance, à réaliser nos rêves et l’on se dit « au final ce n’était pas pour moi ».

Comment lutter contre ça ?

Tout simplement en étant passionné ! Choisir des sujets que l’on a envie de travailler, sur le long terme. Cela passe également par se récompenser lorsque l’on atteint ses objectifs. C’est pourquoi la méthode SMART peut être intéressante, en se planifiant de petits objectifs, on se récompense, on constate ses projets et de ce fait, on reste enthousiaste et motivé.

2. Le manque de temps

S’il suffisait d’avoir envie pour réussir un projet, cela se saurait. Pour tenir un projet sur la durée, il faut s’y consacrer régulièrement, pour ne pas dire tous les jours, seulement pour cela, il faut du temps. Même dix minutes par jour, tous les jours, peuvent faire des miracles. Seulement, la vie étant ce qu’elle ait, il n’est pas toujours aisé de prendre dix minutes tous les jours pour travailler. Alors dès que l’on « rate » une session d’écriture, on se démotive, on se dit que ce n’est pas pour nous, que l’on n’est pas capable de se tenir à son projet et que l’on n’a pas la motivation, le temps, la détermination... Les excuses et les raisons sont légions. Seulement, est-ce que c’est parce que vous louper une session d’écriture que vous devriez cesser d’écrire à tout jamais ? Bien sûr que non. Enfant, à l’école, vous avez déjà certainement manquer la classe quelques jours, est-ce que pour autant vous ne savez ni lire, ni écrire, ni compter, ni comprendre votre langue ? Probablement pas.

Comment on gère le manque de temps alors?

Tout bonnement, en ne consacrant ou ne planifiant pas plus de temps que l’on possède réellement pour écrire. Si vous jugez que vous n’avez que dix minutes par jour, et bien, vous n’avez que dix minutes, mais durant ces dix minutes vous n’êtes là pour personne, pour rien d’autre. C’est à dire que l’on met de côté les réseaux sociaux, les sms, le téléphone, les enfants, le mari et toutes les tâches ménagères ou professionnelles. On se consacre à ses dix minutes d’écriture. Les gens ont tendance à croire que si vous êtes à la maison, vous pouvez être dérangé, eh bien non. Si vous êtes à  la maison et que d’aventure on viendrait sonner à votre porte durant vos dix minutes d’écriture, ne répondez pas. Eh bien quoi, vous n’iriez pas ouvrir la porte si vous étiez au travail, ou à la salle de sport. Si on vous appelle durant vos dix minutes, ne répondez pas. C’est égoïste, mais être égoïste, cela a du bon, surtout si vous souhaitez avancer dans vos projets. Si vous commencez à douter du bien fondé de l’écriture dans votre vie, à redouter les quelques minutes que vous prenez pour vous, alors n’écrivez pas, d’ailleurs ne faites rien de personnel sans quoi vous aurez toujours des doutes sur vos capacités à gérer vos désirs et à les trouver légitimes.

 

3. « Je ne suis pas assez bon » ; « je doute d’en avoir les capacités » ; « machin est meilleur que moi »

Non, je n’ai pas trouvé de meilleur titre à cette partie.

Laissez-moi vous dire une bonne chose : il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous, quel que soit votre domaine. Même si vous êtes le meilleur dans un domaine, quelqu’un le ferra mieux que vous parce qu’il aura d’autres compétences. Je prends pour exemple la série télé : Bones, dans cette série le docteur Brenan est anthropologue judicaire, elle se dit être la meilleure dans son travail. C’est certainement vrai puisqu’il s’agit d’une œuvre de fiction, seulement en regardant la série, on comprendre que ce docteur aussi géniale soit-elle dans son travail n’est pas une personne hyper épanouie. Alors oui, elle résout des meurtres à tour de bras, sauf : qu’elle n’est pas seule, elle a une équipe de spécialistes avec elle (donc la meilleure certaine mais pas seule), elle n’a pas de véritables liens avec les autres ( au moins au début de la série), elle n’a pas de petit-ami, ni d’enfant, ni même de vie sociale.

Ce qui signifie quoi ?

Qu’être le meilleur demande de faire des sacrifices, certes, mais qu’être le meilleur ne veut pas dire être réellement le meilleur dans tous les domaines de sa vie, ce qui d’ailleurs est impossible. Donc, oui, il y aura toujours quelqu’un sachant mieux manier les mots, plus doué pour les tournures de phrases, meilleur en orthographe, qui aura des idées qui vous sembleront plus captivantes, plus juste, qui aura des personnages plus aboutis, mais vous savez quoi ? On s’en moque.

Si vous restez sur l’idée que « machin » est meilleur, alors n’écrivez rien, jamais ! Cela est également valable pour tous les aspects de la vie, ne faites pas d’enfant non plus parce qu’il y aura toujours de « meilleurs parents » que vous, ne vous spécialisez dans aucun métier parce qu’il y aura toujours « quelqu’un de plus expérimenté ou connaisseur ». Seulement, écrire vous en avez envie, tout comme vous pouvez avoir envie de faire pleins d’autres activités et d’être bon, correct, génial, etc. Ne vous privez pas de faire ces activités parce que quelqu’un peut le faire mieux que vous. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en écrivant que l’on s’améliore. Vous ne serez peut être pas le meilleur écrivain du monde en un roman, mais ce n’est pas l’important, l’important c’est qu’en pratiquant vous aurez acquis de l’expérience, et petits pas par petits pas vous serez meilleur.

Pour vous améliorez, vous devez savoir quels sont vos plus gros points faibles et connaître vos points forts. Si vous pensez être mauvais en orthographe, c’est peut-être le cas, mais ne laissez pas une pensée limitante vous détruire. Vous êtes mauvais en orthographe et en grammaire et bien, apprenez un petit peu tous les jours. Payez-vous les soins d’un professionnel de la correction, oui ce sera cher et alors ? Nous avons tous nos domaines de compétences.

 

L’année va bientôt se terminer alors faites un bilan et voyez ce que vous pouvez améliorer pour l’année prochaine mais gardez en tête que vous êtes capable de grandes choses.

Surtout ne laissez pas vos doutes et vos peurs avoir le dessus, j’ai appris cette année qu’avoir peur c’est souffrir deux fois (merci Nobert Dragonneau), j’ai appris également que la peur n’évite pas le danger et que douter ne vous aidera pas à devenir meilleur ou a avancer.

 

Ponine

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3 réflexions sur “Les doutes des écrivains

  1. Ozalee dit :

    Tu as tout dit 🙂

    Je relis le livre «Comme par magie» d’Elizabeth Guilbert, et ce matin je lisais le passage où elle disait que sa mère lui répétait sans cesse en étant jeune: «Le mieux est l’ennemi du bien.»

    Et à partir de là elle nous rappelait qu’il y a pleins de gens qui commencent des projets, mais trop peu qui les finissent…alors au lieu de sans cesse remettre en cause son texte ou soi-même, l’important c’est aussi de finir, qu’on en tire une sacrée satisfaction, peu importe la suite, que cela soit «parfait» ou pas, car finalement ça ne le sera jamais. L’important est de terminé. Juste pour soi.

    Je te souhaite un beau week end 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Les conseils de Ponine dit :

      Merci de ton commentaire. Je n’ai jamais lu « comme par magie », mais tu m’as donné envie de le faire ^^. Tu as parfaitement raison, il faut juste achever son projet. on dit toujours que le premier pas est le plus difficile, mais je pense que le dernier également ^^

      Aimé par 1 personne

  2. Ozalee dit :

    Oh oui, je ne peux que te le conseiller 🙂 En tous cas, j’y trouve beaucoup de motivation à oser écrire sans plus se prendre la tête ^^.

    Mais oui, je trouve aussi que le dernier pas, est un sacré pas 😛

    Beau dimanche à toi.

    Oz

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