Ecrire plus vite : la méthode Pomodoro et pourquoi je ne la pratique plus.

On a tous des emplois du temps ultra-chargés. Nous n’avons pas le temps, et nous ne le prenons pas, à l’heure où être productif est un sacerdoce, même écrire un roman doit se faire vite et bien, mais surtout très vite.

 

Ok, ca c’est le côté pessimiste de la vie, parce que la ZEN attitude renvient en force : aller faire un tour chez le libraire et vous verrez que les rayons de développement personnel sont en plein boom et que l’on vous y parle beaucoup de méditation, de Zen, de bouddhisme, de retour aux sources et au calme. Bon ça c’est le joli côté New Age. En vrai, on veut les deux : travailler super vite, super bien et être méga productif tout en prenant son temps, le temps de vivre et d’apprécier tous les instants. En sommes, nous sommes humains.

Je vous parle souvent de techniques pour écrire plus vite, pour être plus productif : comme la méthode SMART ;  la méditation ; la tenue d’un BUJO d’écrivain, bref plein de petits conseils. Dans le lot, un jour (plusieurs fois même ) je parlais de la méthode POMODORO ( allez jeter un œil pour ceux qui n’avaient pas lu l’article ou pour vous le remettre en mémoire. )

Le conseil que je donnais été de mettre un minuteur sur 25 minutes, puis de prendre une pause de 5 minutes. Ce qui était efficace s’était la gestion du temps, vous deviez vous accorder 25 min d’écriture par jour avant de passer à un autre domaine. Bref, cette technique je l’ai longtemps appliqué et j’en suis revenue. Je vais vous expliquer pourquoi dans quelques lignes.

Comme tout le monde, je veux écrire rapidement, le plus de mots possible, parce que ça fait bien joli sur mon Bujo d’écrivain de mettre que j’ai écrit plus de mots que la veille. Surtout valable lorsque je me lance des défis comme le nanowrimo. Je trouvais donc la méthode Pomodoro formidable et parfaitement adaptée à une vie de stress et de distraction. Seulement voilà, la méthode pomodoro a ses limites.

Je l’ai testé, approuvé et adoré, seulement voilà, je me suis rendue compte que 25 minutes c’est long. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai la faculté de concentration proche de celle du poisson rouge, un tour de bocal et j’ai déjà oublié ce que je fais là. J’exagère le trait, mais vous voyez ce que je veux dire. Alors la méthode Pomodoro me permettait de me concentrer « que » vingt-cinq minutes, d’avoir ensuite 5 minutes de repos, puis de faire autre chose quatre autres fois avant d’avoir une pause plus longues. C’était sympathique, mais pour l’écriture le délais était trop long.

En 25 minutes, j’avais le « temps » d’aller faire un tour sur mon ami chronophage Google, de répondre à mes sms, mails et autres réseaux sociaux. Bref, pas très productif. Et même lorsque je mettais tout cela sur pause, je me surprenais à penser à autre chose.

Alors j’ai raccourci le délais :

20 minutes,

puis 15 minutes,

10 minutes,

5 minutes.

Cinq minutes s’était trop peu. Quinze minutes trop long. Alors je me suis donnée des défis de 10 minutes, c’est là que j’écrivais le plus de mots, sans me distraire, sans me déconcentrais, en y prenant du plaisir, beaucoup de plaisir.

J’écris dix minutes, je prends ensuite quelques instants pour aller reporter sur mon tableau combien de mots j’ai écris, je bois un peu de thé, s’il le faut je vais en refaire puis je recommence, trois fois. Je parviens ainsi à écrire 1300 à 1500 mots en trente minutes. Alors qu’en trente minutes sans pause, je parvenais à quelque 1000 mots.

Pourquoi cela permet d’écrire plus vite ?

Lorsque vous dites à votre cerveau qu’il ne doit se concentrer que dix minutes, il est plus actif. Il se dit « mince je n’ai que dix minutes pour écrire, cela va être rapide si je ne me concentre pas. » Cela est aussi plus « sympathique » dans le sens où si je reçois un sms, je sais que je vais pouvoir y répondre dans quelques minutes et non plus devoir attendre un moment avant de répondre. Bizarrement, je me dis toujours « peut être que ce sms est important » alors « j’angoisse de ne pas y répondre ». C’est ridicule, je sais, mais je fonctionne ainsi, peut être que d’autres fonctionnent eux aussi de cette manière.

Est-ce qu’écrire est un concours de vitesse ?

Loin de là, c’est même le contraire, pourtant je pars du principe que si me concentrer dix minutes m’aide à écrire plus vite, cela m’aide aussi à rester plus concentrer sur mon roman et donc c’est mieux pour moi.

Aujourd’hui, il serait pour moi impossible de revenir à des plages d’écriture de 4 heures comme je le faisais lorsque j’étais plus jeune. Je ne peux plus fonctionner autrement, parce que dix minutes, c’est tout ce que je peux donner en terme de concentration effective sur un sujet. C’est peu, j’en ai conscience, mais s’accorder une pause de quelques instants (1 ou 2 minutes) toutes les dix minutes m’aident réellement à être productive et cela dans tous les domaines.

Faites des tentatives pour voir ce qui vous correspond le mieux. Surtout n’ayez pas peur de choisir des créneaux très courts mais plusieurs fois dans la journée pour vos séances d’écriture, si cela vous aide.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s