Envoyer son roman aux éditeurs

Quand tu es écrivain tu penses que le plus gros du boulot se fait en écrivant le livre (le planifier, l’écrire, le corriger) et qu’ensuite c’est facile, en mode, je l’imprime et je le met dans une enveloppe.

Que nenni !

Une fois le roman achevé, écrit et corrigé et rendu impeccable, il faut l’envoyer à un éditeur. Alors là, la tâche se complique.

Tout d’abord, il faut définir le genre de son roman et savoir à quel public il s’adresse (plus ou moins), on peut me dire « oui mais ça c’est déjà fait lorsque l’on a imaginé notre lecteur idéal, et tout le reste », certes mais n’empêche qu’il faut parfois se détacher de la vision que l’on avait du lecteur idéal et rentrer dans le moule des éditeurs. Oui, déjà là c’est plus difficile, parce que les éditeurs sont tatillons.

Ensuite, vient le moment de trouver une liste d’éditeur susceptibles d’éditer le fameux livre.

C’est le moment où vous allez faire une dépression nerveuse si vous avez écrit un livre style fantasy ou entre deux genres. Si, si, je vous jure. D’une part, il faut faire le tri entre les maisons à compte d’auteur et celles à compte d’éditeur.

Alors une fois, un premier tri effectué, vous allez vous retrouver avec toute une liste d’éditeur ayant fermés leur soumission de manuscrit. Franchement, décourageant,  même si on comprend très bien que les maisons d’éditions reçoivent beaucoup de textes par jour, par mois, par an, on se dit que l’on n’a pas de chance. Seulement, on se reprend et on se dit que la chance n’a rien à voir là-dedans et on garde le moral.

Une fois que l’on parvient à une liste d’éditeur de notre genre, ayant des soumissions ouvertes, il faut encore faire le tri pour voir si on correspond vraiment à leur ligne éditoriale (c’est là que l’on remercie internet et les catalogues en ligne). On raccourci encore notre liste d’éditeurs potentiels, je dois l’avouer.

Puis vient le moment de regarder les conditions de soumission. Alors là, on croit marcher sur la tête. Toutes les maisons d’éditions ont des demandes différentes, c’est à s’arracher les cheveux.

Ce qui pour ma part, me pose plus de soucis, ce sont les lettres d’accompagnement. Rédiger ma biographie me rend fébrile. Je me demande pourquoi l’éditeur a besoin de savoir ce que je fais dans la vie, ce que j’ai fait comme étude. Qu’il sache si j’ai déjà publié, je le comprend tout à fait, mais moi, ma petite vie insipide à quoi cela peut bien lui servir ? Cela me donne la sensation de passer un entretien d’embauche, seulement on se met aussi à juger non pas de mon travail mais de ma vie personnelle. Dois-je parler de mon blog ? Ne pas en parler ? Raconter mes études ? Parler de mes passions ? Bref, c’est un peu confus pour moi cette partie. Et malgré ce que l’on pourrait croire, j’ai horreur de parler de moi.

La seconde demande des éditeurs (de manière générale) c’est un Synopsis. Ah, celui là, je m’y attendais. C’est bien j’en avais fait un avant de commencer mon roman, seulement entre le début et la fin de la rédaction des petites (grosses !!! du style mammouth) choses ont changés, ce qui signifie qu’il faut le refaire du début à la fin. Seulement, voilà, entre les maisons qui exigent une page , ou un court, ou un synopsis complet on finit par ne plus savoir à quel SAINT se vouer. C’est quoi « un court » synopsis ? ça fait combien de lignes ? De pages ? Et une page ? ça veut dire quoi ? Que je dois tout détailler ?

Bref, cela devient compliqué, de plus en plus compliqué.

Le pire reste encore à venir. Le pire ce sont ces maisons qui exigent des marges particulières, des tirets particuliers, des en-têtes particuliers. Et puis, il y a les maisons qui demandent à ce que les documents soient sous un format particulier (.odt; .docx; pdf ; rtf …). Il y a aussi ces maisons qui ne demandent que des premiers chapitres. Bref, c’est une vraie prise de tête.

Les conseils que je peux vous donner :

-Prenez une semaine pour faire la liste de toutes les maisons d’éditions qui publient les livres dans le même genre que le votre. Pour cela prenez votre BUJO d’écrivain, notez toutes les adresses des maisons d’éditions que vous avez trouvés et qui publient votre genre littéraire. Dressez la liste de ceux qui acceptent les soumissions au moment où vous désirez envoyer votre texte, gardez les autres sous le coudes. C’est là que le BUJO va vous servir, par exemple faites une colonne avec la date où vous avez essayé d’envoyer votre livre, faites des croix pour ceux qui prennent en vert et en rouge celles qui étaient fermées.

Faites ensuite la liste de ce que chaque maison d’édition sélectionnées demandent. Par exemple, telle maison demande des envoies par mail, telle autre par courrier, sous tel format, avec tel genre de synopsis, tel genre de lettre, demande telles informations personnelles et telles informations sur le livre.

-Toujours avec l’aide de votre BUJO, chaque jour de la semaine envoyer votre roman à un éditeur. Il sera plus facile de gérer demande d’éditeur de cette manière, pensez également à noter les dates d’envoies. Pourquoi ? Parce que certaines maisons ne répondent pas lorsque votre roman ne correspond pas à leur ligne éditoriale, souvent ils indiquent sur leur site en combien de temps ils traitent une demande. Pensez quand même qu’il peut y avoir une petite marge d’erreur de quelques semaines. Les éditeurs sont des êtres humains après tout.

-Lorsque vous avez terminé d’envoyer votre roman à la liste sélectionnée, prenez le temps d’aller jeter un œil sur les maisons « fermées » au moment de votre recherche. on ne sait jamais. Programmez d’aller revoir ces maisons de manière régulière (pas tous les jours hein !!), peut-être une fois toutes les 2 semaines en même temps que vous faites le point sur vos envoies.

Pourquoi est-ce qu’il faut mieux passer quelques minutes (heures !) sur l’envoie d’un manuscrit par jour plutôt que d’envoyer le tout en une seule grosse journée ? Parce que l’on se sent moins découragé par les demandes des éditeurs. Il est aussi plus motivant de consacrer un peu de temps tous les jours et on a l’impression d’avancer.

En revanche, pour ce qui est des envois papiers, je vous conseille de faire un fichier avec tous les documents que vous devez envoyer pour chaque maison et d’aller les faire imprimer en une seule fois, cela reviendra moins onéreux, les imprimeurs ayant souvent des tarifs dégressifs plus il y a de pages.

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