Les dialogues

Les dialogues font partis intégrantes des romans. Ils ont plusieurs utilités.

La première utilités des dialogues c’est de montrer qui sont les personnages.

Les dialogues donnent de la profondeur et du réalisme au récit : que se soit par la manière parler de certains personnages, ou par les sujets de discussion des personnages. Les dialogues mettent également en avant les sentiments et les émotions des personnages. Comme les « vrais » personnes les personnages peuvent dire des choses et en penser d’autres.

C’est le moment de jouer sur plusieurs tableaux : Les émotions/ pensées des personnages ; les paroles qu’ils prononcent et les actions qu’ils font. N’oubliez pas de jouer sur les silences et les gestes des personnages. J’ai pour ma part beaucoup de difficultés à intégrer des actions physiques durant les dialogues. Je pense que je vais bientôt investir dans des livres sur la communication non verbale et la gestuelle pour y remédier.

Afin de mieux gérer les dialogues, il est important de penser en amont à vos personnages. Lorsque vous réalisez vos fiches personnages, il est fort utile de vous concentrer sur certains points : La manière de parler de votre personnage. Pour cela plusieurs choses. Tout d’abord, le niveau culturel et social de votre personnage. Pensez également aux tics que peuvent avoir vos personnages. A-t-il tendance à faire des phrases longues ou courtes ? Un personnage qui répond toujours par des phrases brèves pourra avoir plus d’impact au moment d’une grande révélation, par exemple. Vos personnages ont-ils des tics physiques lorsqu’ils parlent ou écoutent ? Vos personnages parlent-ils beaucoup ?

Pour rédiger un bon dialogue, il faut utiliser les émotions des personnages et penser à celles que l’on veut faire ressentir au lecteur. Dans un dialogue, on doit pouvoir ressentir l’atmosphère de la scène : l’angoisse, la joie, l’espoir, l’excitation, la tristesse, c’est aussi pour cela que les gestes des personnages sont importants, ils ajoutent de l’émotion, ils accompagnent les dialogues, les paroles prononcées.

Il faut veiller à ce que les dialogues soient utiles. Soit, ils présentent un personnage, soit il font avancer l’action, soit ils présentent une situation, soit donne des informations. Essayez autant que possible d’aller à l’essentiel. Si deux personnages se rencontrent, il n’est pas nécessaire de commencer les dialogues par « bonjour », « salut », « comment vas-tu ? » etc. A moins que cela ne soit vraiment capital pour le récit. Deux personnages qui ne se parlent pas ou se haïssent pourront se dire bonjour et cela créera une forte tension dans le récit. De même qu’un personne très timide qui ira dire bonjour à un parfait inconnu sera une « nouveauté » de l’histoire, un moment fort.

Autre petit conseil, que j’ai moi-même de grosses difficultés à mettre en place : Les dialogues sont là pour créer un échange entre les personnages. Les personnages parlent et non l’auteur. Il faut mieux éviter de donner toutes les informations dans les dialogues. Je sais, c’est difficile. Tout comme il est ardu de laisser réellement s’exprimer un personnage et non notre propre ton.

Un dialogue doit être fluide. Il ne doit pas être difficile à lire. Pour cela essayer de le lire à haute voix, imaginez vous sur une scène de théâtre ou imaginez qu’il s’agisse d’un dialogue de film. Pour ma part, je choisis toujours des acteurs que j’aime beaucoup pour « jouer la scène dans ma tête » (qui a dit que les écrivains étaient sain d’esprit ? ^^ ). Souvent je choisis Eddie Redmayne et Emily Blunt et je leur fais jouer les scènes. J’aime beaucoup aussi Kate Winslet ; Gillian Anderson ; Bill Nighy  ou encore David Duchovny. ( non, je n’ai pas une dent contre les acteurs français, pas du tout, c’est juste que je ne regarde pas de film français ou très peu.). Comme je connais bien les jeux de ces acteurs, il m’est plus facile d’adapter leur jeux à mes dialogues, même s’ils ne ressemblent pas à mes personnages, l’important c’est que le dialogue coule de source. Et pour la petite info personnelle je voue un culte fanatique à Eddie Redmayne et Emily Blunt. Imaginez ses dialogues permet de voir s’ils sont cohérents. Il peut être également fort utile de les lire à haute voix. Parfois, on ne se rend pas compte de la lourdeur de certaines tournures avant de les entendre.

Dernier conseil : veillez à équilibrer vos textes afin qu’il n’y ait ni trop, ni trop peu de dialogues.

Et vous ?

Comment faites-vous pour rédiger vos dialogues

et vérifier leur cohérence ?

Qu’avez-vous le plus de mal à gérer dans les dialogues ?

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4 réflexions sur “Les dialogues

  1. Julien Hirt dit :

    Comme toujours, des conseils très précieux. En particulier, même si ça n’a l’air de rien, il faut en effet que les dialogues soient utiles. En relecture, j’ai une règle: si un dialogue ne change pas la relation entre les personnages, il faut le supprimer. Cette contrainte permet de s’assurer que les dialogues présentent tous des enjeux dramatiques et qu’il ne s’agit pas juste de bavardage.
    J’ajoute qu’il y a actuellement des jeunes auteurs qui écrivent des romans presque intégralement constitués de dialogues, mettant en scène des personnages qui, essentiellement, passent leur temps debout dans des pièces à parler. J’y vois l’influence de la télévision et je dois dire que ça me laisse perplexe.

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    • Les conseils de Ponine dit :

      J’aurais plutôt pensé à l’influence des pièces de théâtre pour ce qui est des romans dialogues. Après cela peut être un choix justifié par le contexte de l’histoire. J’aime bien de temps en temps (quand j’ai des difficultés à « voir  » ou cerner un personnage à écrire seulement des dialogues. Pareil pour certaines scènes que je n’arrive à décrire je l’écris en dialogue au brouillon. C’est certainement l’influence de mes années D’études de théâtre mais j’ai plus de facilité avec les dialogues bien entendu je ne laisse pas la scène comme ça c’est plutôt un début de travail. Mais tu as raison un dialogue doit servir l’histoire et les dialogues ne sont pas là pour faire du remplissage (une fois le roman achevé évidemment).

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      • Julien Hirt dit :

        Sauf qu’au théâtre, rien n’empêche de refaire la bataille d’Azincourt avec juste trois gars, une lance et un rocher. A la télévision, rien n’existe à part ce qu’on peut voir et comme les budgets sont limités, la plupart des séries télé, c’est des enchaînements de scènes avec des gens qui parlent, toujours dans les trois ou quatre mêmes décors (ce n’est pas un jugement de valeur, cela dit).
        Je vois passer beaucoup de romans qui ressemblent à ça, c’est pour cette raison que j’ai l’impression que les auteurs ont plus été motivés à écrire par Joss Whedon que par Arthur Miller.

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        • Les conseils de Ponine dit :

          Je ne lis pas assez de romans moderne pour m’en rendre compte je crois 😉 mais c’est vrai que la télévision inspire beaucoup. … peut être que les auteurs se disent « au cas où mon livre soit adapté ça fera moins de travail « . Je ne sais pas du tout cela dit. Après il faudrait leur demander à ces auteurs ce qui les inspirent. 🙂

          Aimé par 1 personne

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