Comment se lancer dans l’écriture ?

Comment se lancer dans l’écriture lorsque :

  1. Le temps nous manque.
  2. On est motivé mais pas trop.
  3. On a peur.

Se lancer dans l’écriture est un parcours du combattant. Parfois, on a envie d’écrire mais on a la sensation que trop d’obstacles se dressent contre nous. Voici, trois de ces obstacles.

  1. Comment faire lorsque l’on manque de temps :

 

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai la fâcheuse tendance à tout remettre à plus tard. Plus tard, ce sera le bon moment, parce que « maintenant ce n’est pas le bon moment. » Seulement, ce ne sera jamais le bon moment. Il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour commencer à écrire.

Depuis que j’ai découvert qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant, je vis mieux. Je planifie plus aussi et je ne commence plus 300 projets en même temps. J’en choisis 1 ou 2 et je m’y concentre jusqu’à ce que je sois parvenue à les achever. Faire des choix est devenu un sacerdoce. Pour cela, j’écris tous les jours, ou je me consacre à mes tâches « objectifs » tous les jours, afin d’en faire une routine. Vous savez ce que l’on dit des challenges : il faut 21 jours pour prendre une habitude et 30 jours pour que cela devienne un mode de vie.

Pour cela, il faut mettre en place plusieurs actions :

Tout d’abord, avoir un objectif défini, on ne le dira jamais assez, sans objectif défini on n’arrive à rien. Pourquoi ? Parce que c’est comme tout, si écrire un livre est un objectif plutôt vague, écrire un livre en 3 mois, est déjà un objectif bien plus défini et donc plus motivant.

Ecrire devrais être votre priorité numéro 1 de la journée. N’allez jamais vous coucher sans avoir écrit. Voilà la meilleure manière de réussir.

Tracker dans son emploi du temps, les moments qui ne servent à rien. Si le temps ne sert à rien, alors il est inutile, s’il est inutile alors vous pouvez le remplacer par l’écriture. Par exemple, si vous prenez le train utiliser ce temps pour écrire, si vous avez des courses à faire arrangez vous pour les faire au même moment et au même endroit pour gagner du temps. Trouvez des astuces d’organisation pour perdre le moins de temps possible dans vos journées. Par exemple, adoptez une liste de courses et faire ses courses une fois par semaine, au lieu de faire des allers-retours parce qu’il manque toujours quelque chose dans le frigo. Cuisinez un « gros » plat le dimanche pour ne pas avoir à cuisiner chaque repas du début de semaine. Regroupez vos tâches administratives ou vos rendez-vous.

Ecrire lorsque l’on est le plus concentré. Cela peut être difficile, mais c’est une bonne manière d’avancer dans son projet.

              2. Lorsque l’on se lance dans l’écriture, on est souvent très motivé.

 

Comme dans tous les nouveaux projets les débuts sont formidables. Au début, on est motivé, on veut que les choses aillent vite. Et puis lorsque l’on part de zéro il est facile de voir des progrès…Seulement, la passion du début s’essouffle et on peine à avancer. Ce qui est tout à fait normal. Pour rester motivé il faut savoir pourquoi l’on écrit. Savoir en quoi ce projet est un bon projet, pourquoi on cherche à le faire, et à quoi il correspond pour nous.

Le second conseil que je peux vous donner c’est d’en faire un choix assumé. Vous choisissez d’écrire un roman, vous faites le choix d’être un écrivain : c’est une vocation que vous devez assumer. Lorsque vous écrivez vous ne faites rien de mal. A moins que vous ne tentiez d’écrire un livre pour convaincre d’autres personnes de faire du mal, ou que vous ne fassiez l’apologie de crime (ce qui est illégal), votre projet est un bon projet, il est donc inutile de vous cacher. Vous ne vous droguez pas en douce, vous écrivez un livre, alors parlez-en si on vous demande ce que vous faite. Assumez ce choix. Assumez le fait que vous êtes un écrivain et vous verrez que vous serez bien plus motivé.

Autre conseil, ne vous laissez aucune marge de manœuvre. Vous devez écrire, imaginez qu’un éditeur vous ordonne d’avoir achevé votre roman pour une date et qu’il demande de lui rendre des comptes tous les jours.

Pour ce faire, la visualisation peut être une bonne méthode. Imaginez vous avec votre livre entre les mains, le jour où il sera achevé. Utilisez un tableau de visualisation avec des images qui vous rappel votre projet. Prendre le temps d’écrire en quoi ce projet est important à vos yeux et affichez ce message partout afin de ne pas l’oublier. Tenez un jour d’écriture.

              3. Le troisième découragement possible lorsque l’on se lance dans l’écriture, c’est la peur.

 

Il n’est pas rare d’avoir peur de ne pas être à la hauteur. Peur que d’autres écrivent mieux que nous. Peur de ne pas parvenir à écrire son roman jusqu’au bout. Peur de ne pas plaire aux lecteurs. Peur de ne pas savoir quoi écrire.

Bref, la peur est insidieuse. Moi aussi, avant, j’avais peur. Peur de beaucoup de choses, et pas nécessairement en lien avec l’écriture. J’ai passé toute ma vie à avoir peur. Et puis, j’ai découvert le développement personnel, la lithothérapie, la méditation, la taromancie, le journaling et j’ai cessé d’avoir peur. Je ne dis pas que pour vous se sera les mêmes expériences qui vous aideront à ne plus avoir peur mais travailler sur soi et travailler en soi aide beaucoup à s’assumer.

Pourquoi je dis s’assumer : parce qu’écrire fait peur. Ecrire c’est être en lien avec soi-même, avec ce qu’il y a de plus intime. C’est même plus intime que le sexe, c’est un aussi tabou que la masturbation. On touche au domaine du personnel. Alors ça fait peur. On craint d’être jugé, on craint de ne pas plaire, on a peur des remarques, peur de faire dans le cliché : bref on se paralyse pour rien.

Lorsque l’on écrit on sera jugé par plusieurs personnes c’est inévitable, mais c’est comme tout. Si vous faites du sport vous serez jugé les gens s’attendront à voir certains changements en vous et si vous ne les atteignez pas ils vous le diront. Si vous vous lancez dans la cuisine ce sera pareil, dans le théâtre, dans la peinture, dans … bref, dans tout ce que vous voulez des gens vous jugeront. Parce que c’est facile de juger. Dites vous que ceux qui vous jugeront seront soit des gens qui ne font rien et qui sont incapables de faire mieux que vous (parce que justement ils ne le font pas) soit des gens qui aiment critiquer pour critiquer. Attention, ici je ne parle pas de critique constructive qui aide à s’améliorer, je parle de la critique mesquine, la plus facile. Quoi que vous fassiez faites-le, et laissez-les vous emporter par la magie de votre imagination.

S‘il faut faites-vous aider. Si la peur est trop importante pour vous, qu’elle vous paralyse dans plein de domaines, voir trop de domaine, allez consulter un psy, achetez-vous des livres de développement personnel, mettez vous à un passe-temps, bref, ne laissez pas la peur vous dominer. Elle n’est que mauvaise conseillère.

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