Terminer son roman : mes deux astuces

Achever son roman c’est un peu comme escalader l’Everest. Il faut de la motivation, de l’entraînement, du travail, du découragement, des encouragements, de la volonté et de l’ambition. Parfois, tout va bien, on est heureux, on se sent bien, on avance à grands pas et puis, on ne sait trop pourquoi, et tout par en vrille : écrire devient difficile, voire impossible, les idées s’amenuisent, la volonté nous abandonne et la motivation déserte. On procrastine,  on abandonne, on se décourage, se démotive, bref, ce n’est plus la joie des débuts.

 

Comment lutter contre ce sentiment ? Comment l’éviter ?

 

Aujourd’hui, je vous donne les clés pour terminer votre roman. Pour l’achever et vous prouver à vous-même que : oui, vous pouvez terminer d’écrire votre roman.

Tout d’abord, parlons de la motivation :

Lorsque l’on commence un roman, on est euphorique, c’est un peu comme les débuts d’une histoire d’amour, tout est beau, rose, tout est parfait. On se sent pousser des ailes, on est heureux de dire que l’on a commencé un roman. C’est la joie. Seulement, passer la joie des débuts, la routine s’installe, le temps passe. Plus le temps passe moins l’on parvient à terminer son roman.

Pourquoi ?

Si la motivation du début est un bon moteur pour commencer un projet, elle n’est pas suffisante pour terminer d’écrire un roman. Comme dans l’amour, le temps ouvre les yeux :

  • sur les défauts de conception de votre histoire : des moments un peu bancales, des idées qui s’étiolent, des personnages pas assez complexes, notre style qui nous plaît un peu moins, un passage difficile.
  • la routine qui s’installe petit à petit.
  • D’autres priorités qui viennent s’ajouter, le manque de temps qui s’accumule. L’impression que l’on perd son temps, que l’on ne deviendra jamais le futur Levy ou la future Rowling. L’idée que les autres auteurs sont meilleurs, que l’histoire a déjà été écrite par d’autres. Puis, on se dit que le temps que l’on consacre à l’écriture, on ne le consacre pas à autre chose : famille, conjoint, enfant, sport, télé, travail.

 

Bref, terminer son roman dans ces conditions relève du parcours du combatant.

 

Vous savez quoi ? Toutes ces excuses, je les côtoie tous les jours ! En tout cas, je les côtoyais. Je me disais  » Tu perds ton temps. Jamais tu ne deviendras une auteur appréciée et lue. Personne n’aura jamais envie de lire tes livres. T’es nulle ! T’façon t’es tellement nulle que tu n’as pas d’amis, de copain, de relations, pas de travail, tu ne réussis pas tes études… (la liste est longue et elle a varié énormément au fil du temps) ». Alors, oui, j’avais raison : parfois, je n’ai pas eu autant d’ami que je l’aurais désiré (en même temps a-ton besoin d’avoir énormément d’amis pour être heureux ?) ; des fois j’ai été quitté par des hommes que j’aimais et j’étais au fond du trou ; c’est vrai que je n’ai pas toujours réussi mes études, bien sûr que j’étais nulle ! Mais par pour les vraies raisons : 

Comme tout le monde, j’ai eu des pensées limitantes : je ne peux pas faire ceci, je ne peux pas faire cela, d’autres sont mieux que moi, d’autres sont plus que moi. Et vous savez quoi ? C’est vrai. Les autres étaient meilleurs que moi parce qu’ils n’avaient pas ses pensées limitantes.

La première étape pour terminer votre roman, c’est donc d’accepter les idées limitantes, de les noter et de faire un tableau, dans une colonne écrivez les pensées limitantes, les raisons pour ne pas écrire et dans l’autre, le contraire.

Dans la colonne des pensées limitantes vous pouvez avoir :

Je n’ai pas le temps d’écrire.

En face répondez : mais je peux dégager 15 min par jour pour écrire, en me levant plus tôt de 5 min, en me couchant plus tard de 5 min, en prenant 5 min sur ma pause déjeuner.

Dans la colonne des pensées limitantes vous pouvez avoir :

Je n’ai pas de talent.

Répondez-vous : mais en travaillant chaque jours un petit peu, je vais m’améliorer et je vais acquérir le talent qui me manque par ma détermination.

 

Répondez à chacune de vos pensées limitantes par des affirmations positives. Vous verrez que la motivation reviendra soudainement, que vous serez plus détendu face à vos angoisses et que vous gagnerez en force mentale, ce qui vous permettra de terminer votre roman.

Bien sûr, vous ne pouvez pas compter sur la motivation seule pour terminer votre roman. En effet, la motivation s’amenuise, et écrire un roman est un travail long, très long. Pour palier au manque ou à l’absence ou encore la disparition de la motivation : Travailler tous les jours.

Je vais vous parler d’une méthode que j’appelle la méthode du jeu vidéo :

Avez-vous déjà jouer à des jeux vidéos ou des jeux du style que l’on trouve sur Facebook ? Dans ces jeux, vous avez une récompenses quand vous terminez votre niveau, mais aussi souvent des bonus quotidiens. Ces petites récompenses vous donne envie de revenir. Vous vous dites : tiens si je reviens demain, cela fera une semaine que je viens prendre ma récompense du jour donc j’aurais une plus grosse récompense. Alors vous revenez : c’est la carotte qui fait avancer le baudet.

C’est pareil pour l’écriture : tous les jours offrez-vous une minuscule récompense. Prévoyez vos récompenses à l’avance. Dites vous que si vous écrivez 7 jours d’affiler vous aurez une récompense plus importante : 30 jours, une plus grande encore ; 60 une encore plus importante; etc, jusqu’à l’énorme récompense final qui arrivera lorsque vous aurez terminé votre roman.

Vous pouvez par exemple vous dire que tous les jours vous vous offrez un thé que vous aimez particulièrement. Au bout de sept jours, vous pouvez vous accordez une pause dans votre salon de thé favori. Au bout d’un mois, vous payez le luxe d’acheter cette petite robe dont vous avez envie. Une fois l’écriture achevée de partir en week-end, ou en vacances. Une fois la correction terminée et le point final mit vous dire que vous allez passer une journée au spa.

 

FAITES VOUS PLAISIR mais SOYEZ FERME AVEC VOUS-MÊME.

 

Si vous n’avez pas écrit de la journée et bien non pas de thé pour vous (ou ce que vous avez prévu), nos vous n’avez pas mérité de partir en vacances si vous n’avez pas écrit votre roman etc. Le but c’est d’obtenir une récompense pour son travail et pour vous rapprocher du but ultime : terminer votre roman.

Pourquoi ces récompenses ?

Parce que l’esprit humain est ainsi, on n’aime pas ne pas avoir terminé une tâche et pourtant on perd vite de vue nos objectifs. On se décourage. On reporte à plus tard. Alors quand notre esprit « récompense » est activé et  bien les choses se passent mieux. Si vous avez conscience qu’il y a une récompense physique à la clé votre esprit fera tout pour l’obtenir. Je sais que nous sommes loin de noël mais prenez l’exemple des calendriers de l’avent. Pourquoi croyez vous que l’on en fait pour adulte ? Par soucis de faire fonctionner le commence, oui, mais aussi parce que les marketings savent très bien que ce qui fonctionne ce n’est pas les petites babioles à l’intérieur mais le fait que tous les jours vous penserez à la marque, que tous les jours vous viendrez vous servir, que tous les jours vous aurez la sensation d’être « récompensé ». J’admet que dit ainsi, c’est un peu triste et cela fait très « esprit de manipulation », mais c’est la triste réalité.

Voilà, mes deux astuces pour terminer d’écrire votre roman.

Tout d’abord, débarrassez-vous des pensées limitantes. Ensuite, offrez-vous de petites récompenses.

Quelles sont vos astuces

pour rester motivé et terminer votre roman ?

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