Les leçons que j’ai apprise

Ces derniers temps, je me suis centrée sur moi, délaissant le blog, délaissant pas mal de projets, pour en construire de nouveaux, pour me construire moi-même et pour m’ouvrir à d’autres horizons.

J’ai apprise pas mal de leçons.

La première : Connais-toi toi-même.

Oui, je sais c’est vieux comme le monde, ça ne veut rien dire, c’est une phrase fourre-tout. Pourtant, c’est si juste. Durant trop longtemps, j’ai vécu pour faire plaisir à d’autres, pour rendre d’autres heureux. J’ai cru que des désirs, des envies, que j’avais été les miens, alors qu’ils n’étaient que des reflets de la société. J’ai mis tout ça au bûcher, j’ai brûlé ce que j’ai adoré et adoré ce que j’ai brûlé. Et voilà, aujourd’hui, je peux dire que je suis sûr la bonne voie pour me connaître moi-même. Je m’aime. Enfin ! Toute ma vie, je me suis détestée, j’ai détesté une partie de mon corps, puis une autre, mon poids, ma taille, mes yeux, mes cheveux, mon caractère, mon absence de caractère. Bref. Tout y est passé. Aujourd’hui, j’ai appris à me connaître et j’aime la personne que je suis.

La seconde leçon que j’ai apprise c’est : Personne d’autre ne pourra jamais être toi.

Personne ne pourra jamais vivre ma vie. Personne ne pourra jamais être heureux à ma place. Personne ne pourra jamais rien faire pour moi. Je suis la seule personne à être moi, je suis la seule personne à pouvoir devenir moi, ou en tout cas la meilleure version de moi-même. Alors je suis heureuse d’être cet être unique.

La troisième de mes leçons : Le bonheur est un cadeau du ciel

Le bonheur, j’ai longtemps cru qu’il dépendrait de ma vie de couple. Si j’étais en couple, je ne pouvais être qu’heureuse, si j’étais célibataire, je ne pouvais être que malheureuse. Après tout, c’est la question que l’on pose toujours « et sinon tu es célibataire? », ne parlons pas des remarques « quand est-ce que tu vas te caser ? ». Maintenant, j’ai une bonne et vraie et sincère réponse à formuler. Je suis célibataire et cela ne changera plus jamais. Je ne me ferme pas à l’amour, je me ferme à tout signe et symbole d’appartenance. Je ne veux plus jamais que quelqu’un m’appartienne, ni appartenir à une autre personne. Mon bonheur ne dépend que de moi. L’amour n’est pas de l’esclavage. J’étais esclave d’une personne qui ne m’aimait pas comme il le fallait, comme je le voulais. Seulement, j’ignorais qu’en réalité, la seule personne qui n’aurait jamais pu m’aimer comme il le fallait c’était moi-même. Je suis la source de mon propre bonheur, personne ne doit être la cause de mon malheur, ou de mon bonheur. J’ai dépassé cette pensées limitantes qu’il fallait être en couple pour être heureux et j’en suis fière.

Ma quatrième leçon fut la plus rude : La joie est en moi.

La joie ? Franchement pendant deux mois la joie j’avais envie de lui cracher au visage, de lui mettre mon pied aux fesses et de l’envoyer en orbite autour du soleil. Et puis, je me suis ouvert. Ouvert à la beauté, au monde, à la sérénité, à la joie et j’ai découvert qu’elle était là, en moi. Que je n’avais qu’à la toucher pour qu’elle irradie autour de moi. Je suis si heureuse. Je ne me souviens plus quand j’ai été heureuse comme cela pour la dernière fois, probablement jamais. J’ai trouvé en moi la paix.

La paix fut ma cinquième leçon de vie.

J’ai découvert que je pouvais faire la paix avec moi, avec Dieu, avec le Destin, avec les Humains, avec mes ex, avec les gens qui m’avaient abandonnés. Avec tout le monde, tout le négatif et toutes mes pensées limitantes et pessimistes. La paix, je l’ai découverte en même temps que la sérénité. J’ai ouvert les yeux sur le monde, j’ai décidé d’être apaisée, calme, aimante, et de mettre ma colère au fond de ma poche et mon mouchoir par dessus. Depuis, je vis mieux.

J’ai découvert les vertus des pierres, du tarot divinatoire, de la méditation, des affirmations, de la pensée positive, de l’instant présent. J’ai abandonné toutes mes insécurités et lorsqu’elles pointent le bout de leur nez je m’efforce de respirer, de fermer les yeux et d’accepter ces pensées pour ce qu’elles sont : des pensées et non des réalités.

On dit toujours que l’on ne peut pas changer. En tout cas, pas rapidement. Et pourtant, j’ai changé, de ma manière profonde et durable (ce sera durable cette fois) : tout simplement parce que j’ai décidé d’arrêter de me morfondre, j’ai décidé de pleurer. J’ai cessé de supplier, j’ai agi. J’ai voulu être plus calme, alors je m’en suis donnée les moyens. Je souhaitais m’élever, j’ai donc fait ce qu’il fallait.

Je suis loin d’avoir un 10 / 10 dans tous les aspects de ma vie, mais j’ai nettement améliorer certains domaines :

La spiritualité ; le développement personnel ; la santé ; le domaine affectif et le travail. Alors non, je ne suis pas encore amoureuse, mais j’aime profondément la plus belle personne qui soit, celle qui sera constamment là pour moi, celle qui fera de moi la femme la plus heureuse du monde : moi.

Ma dernière leçon ce sont certains des lecteurs du blog qui en sont à l’origine : penser à soi n’est pas égoïste

C’est une épreuve de se dire que l’on peut penser à soi sans être égoïste. C’est vrai, que pour beaucoup de gens quand une personne dit qu’elle pense avant tout à elle, cela sonne égoïste « regarde-moi celui-là avec ses chevilles énormes ! Pouah ! Un vrai égoïste ! Il ne cherche que son bonheur ». C’est vrai, et pourtant cela fait tellement de bien d’être égoïste.

Attention être égoïste, ça ne veut pas dire manger tout le gâteau et ne rien laisser aux autres. Non, être égoïste, c’est : se faire le plus de bien possible, pour être une personne stable, équilibrée, sereine et apporter sa contribution au monde, s’efforcer de rendre les autres heureux.

Aujourd’hui, je pardonne. Je donne l’absolution, la rémission des pêchés, je pardonne aux autres le mal qu’ils m’ont fait : volontairement, ou involontairement. Surtout, je me pardonne à moi-même le mal que je me suis fait.

Ma prochaine étape : tirer un trait sur le passé, pour de bon et ne plus jamais en parler. Jeter aux ordures tous les souvenirs de ce passé qui ne m’aura jamais rendu heureuse et qui ne m’aura fait beaucoup de mal.

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9 réflexions sur “Les leçons que j’ai apprise

      • Elo Diie dit :

        J’ai aimé la partie sur les relations amoureuses et je suis complètement d’accord…je suis célibataire pendant un ans et ça s’est pas bien fini… Le fait est que je me suis vraiment BEAUCOUP trop attaché… L’amour c’est beau mais à forte dose c’est toxique surtout quand il y  » appartenance  » comme tu le dis

        Et oui c’est important de savoir qui l’on est pour savoir où l’on va !!!!
        Merci ton article m’as 😊😏

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        • Les conseils de Ponine dit :

          C’est très facile de tomber amoureux à l’extrême parce que l’on ne s’en rend pas compte avant que ça fasse trop mal. S’en défaire est un chemin de croix. Pourtant j’ai toujours cru que l’amour c’était la plus belle chose qui puisse arriver, que rien ne pouvait jamais être plus fort que l’amour. J’espère que tu parviendras a trouvé un équilibre sain et stable, pour avancer dans la vie avec sérénité.

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  1. Her0xy dit :

    Ce sont des larmes qui coulent sur mes joues quand je lis ton article… Le lire deux fois n’a pas suffit à me foutre un coup de pied au cul et de réaliser que tout ce que tu viens d’énoncer, c’est ce dont j’ai besoin. Je meurs à petit feu depuis presque deux ans et j’ai besoin de vivre. Vivre pour moi. Sourire même si ce n’est pas nécessaire. Rire sans me forcer. Pleurer uniquement quand c’est une raison valable.
    Je dois vivre pour moi, créer un vrai bonheur à moi… Je dois simplement « respirer ».
    Merci pour ces mots. Merci, vraiment.

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    • Les conseils de Ponine dit :

      Oh non il ne faut pas pleurer :/ tu sais j’ai eu du mal à me donner ce coup de pied au cul dont j’avais besoin pour m’en sortir pour penser à moi, à mon bonheur. Être heureux c’est difficile et il y a cette petite voix qui dit « qui es tu pour vouloir plus de bonheur ? Qui es tu pour penser à toi ? ». Pourtant la vie est courte autant être heureux. Pour ce qui est de pleurer : c’est une bonne chose. Même si les larmes coulent pour « rien  » ce n’est pas pour rien. N’ai pas honte de pleurer si ton coeur en éprouve le besoin. 🙂

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  2. irnelle dit :

    Merci pour cette phrase qui m’a touché au plus profond de moi: « j’aime profondément la plus belle personne qui soit, celle qui sera constamment là pour moi, celle qui fera de moi la femme la plus heureuse du monde : moi. »

    Je suis une personne qui préfère le bonheur des autres au détriment des autres et aujourd’hui je remarque avec tristesse que je ne me suis jamais aimé telle que je suis.

    Merci encore une fois

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    • Les conseils de Ponine dit :

      Je suis comme toi. J’ai longtemps tout fait pour rendre les autres heureux et puis je me suis rendue compte que les autres profitaient de ce que je leur offrais et s’en allait bien plus heureux me laissant bien triste. Alors aime toi. Tu es une personne magnifique. 🙂

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