Bilan nanowrimo jour 15

Je crois que je fais une dépression… Non, sérieusement je n’ai pas terminé le défi du jour et je me demande vraiment si je ne fais pas une dépression. Ou une déprime. Tellement de gens malades (vraiment malades) autour de moi, un décès soudain, et cette maudite rupture, même si j’ai encaissé, n’empêche que ça me fais mal de ne pas pouvoir me confier à lui, surtout à cause de tous les évènements tragiques autour de moi. C’est au moment où j’aurais le plus « besoin » de quelqu’un à mes côtés que je me retrouve seule. Franchement, parfois j’en viens à me demander s’il ne l’a pas fait exprès. D’accord, c’est vrai que c’est impossible, mais quand même la nuit lorsque je n’arrive pas à dormir, je me dis qu’il a cherché à ce que je souffre et attendu qu’il ne m’arrive que des tuiles pour me quitter, ce qui m’amène à le mépriser.

Et il y a ce scanner que je dois passer. Rien que l’idée de devoir attendre encore 1 semaine pour le faire, et une seconde pour avoir les résultats, j’en deviens malade. Et puis, il y a les résultats de cette prise de sang, qui sont mauvais, ça ne m’aide pas à aller mieux.

Oui, bien sûr, je suis forte, même méchante aux dires de certains, parce que j’ai toujours accepté la mort pour ce qu’elle est et que je n’en ai pas peur. A quoi bon avoir peur de quelque chose qui se produira quoi que l’on fasse ? A quoi bon devenir « fou » suite au décès de quelqu’un ? On ne peut rien y faire, pleurer, prier, maudire, marchander ne sert à rien. Ce n’est pas comme lors d’une rupture sentimentale, l’autre peut toujours revenir un jour où l’autre, mais dans la mort, il y a le fait que cela soit irrémédiable, alors à quoi bon. Etre triste, oui, bien entendu, mais se laisser ronger par le chagrin ne sert à rien, pas dans la mort, car s’il y a bien une personne avec qui on ne négocie pas c’est la mort. Et non, je ne suis pas morbide.

Alors pourquoi est-ce que je crains que les résultats de mon scanner soit mauvais, si je n’ai pas peur de la mort ? Parce que j’ai peur de devoir me battre contre la famille, les amis, les médecins pour leur faire entendre que non, je ne crois pas aux vertus de la chimiothérapies, des rayons et de tout le reste. Franchement, quand je vois les gens que je connais subir ce genre de traitements, je les trouve fous, courageux, stupides, d’une volonté de fer, combatifs. Un mélange d’aberration et de fascination. Attention, ce que je dis n’engage que moi et moi seule, seulement je ne vois pas l’intérêt de se battre, de lutter contre quelque chose qui arrivera un jour où l’autre. Je comprends que les malades le fassent, c’est même courageux de leur part. Sauf que moi, je ne vois pas quel est l’intérêt de lutter contre…une partie de soi et je ne parviens pas à m’imaginer lutter contre moi-même, c’est ma vision des maladies graves. J’ai surtout vu tellement de personne lutter contre le cancer et en mourir dans des souffrances « inhumaines » que je dois avoir une opinion faussée des soins médicaux. Seulement, voilà, pour beaucoup, mon point de vue n’est pas valable parce que je n’ai jamais eu de cancer, donc je ne peux pas savoir à l’avance ce que je tolérerais ou non pour moi-même. C’est avec ces idées que j’ai beaucoup de difficultés. Les gens s’imaginent toujours que lorsque l’on n’a pas quelque chose (c’est valable aussi pour l’argent, les enfants, un conjoint etc etc) on ne peut pas savoir, savoir quoi penser, quoi dire, quoi faire. Je ne suis pas d’accord. On peut avoir une idée, un point de vue sur une question sans pour autant avoir cette chose qui nous manque.

Ce n’est pas parce que l’on n’a pas d’enfant que l’on ne peut pas imaginer quelle éducation on aimerait leur donner.

Ce n’est pas parce que l’on ne possède pas un million d’euros que l’on ne peut réfléchir à ce que l’on en ferait.

Ce n’est pas non plus parce que l’on n’a pas de maladie graves que l’on ne peut pas savoir ce que l’on serait capable de tolérer.

Je suis donc pas mal déprimée depuis quelques jours, pas tellement à cause de tout ce qui arrive autour de moi, mais plus parce que je n’ai personne à qui en parler. Personne sur qui je peux déverser mes émotions, mes pensées, personne à qui me confier et révéler mon âme et c’est ce qui est de plus cruel.

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