La page blanche : chance ou malchance ?

Peut-on voir dans la page blanche une chance ? Je crois que oui. La page blanche est un syndrome, plus exactement le symptôme de peur qui se développe dans l’inconscient et qui se manifeste par l’incapacité d’écrire.

 

Il y a plusieurs raisons à la page blanche.

 

La peur en l’une des plus récurrente. On a peur d’écrire, que ce que nous écrivons ne soit pas assez bon, pas assez bien, pas assez parfait ou pas assez intéressant. Et vous savez quoi ? C’est peut être le cas, peut être que votre histoire est mal conçue, mal écrite, pas intéressante, mais vous savez quoi ? Si vous ne l’écrivez pas et bien vous ne pourrait jamais rien y faire. Si elle n’est pas écrite, jamais vous ne l’améliorerait, jamais vous ne pourrait la jeter au feu, jamais vous n’apprendrait quoi que ce soit sur vous-même, sur l’écriture, sur le travail d’écrivain. Eh oui, avoir peur est normal, tous les écrivains ont peur, ou alors ils ne sont pas honnêtes ou pas écrivain. Seulement, il faut affronter la peur, si vous craignez de ne pas écrire un texte assez bien, de grande qualité, et bien vous n’écrirait jamais rien et vous ne terminerait aucun de vos projets. Ce qui serait fort dommage, car jamais vous ne saurait si vous êtes doué pour écrire, si vos histoires en valent la peine et surtout jamais vous n’évoluerait et donc jamais vous ne ferait quoi que ce soit d’intéressant. Un début de texte très bon, mais inachevé, ne fait pas une bonne histoire.

 

Que faire alors pour dépasser cette peur ?

On écrit. Je sais, c’est facile à dire, mais si vous avez peur d’écrire un texte qui ne soit pas de qualité, et bien il faut écrire. Ecrivez des textes courts si cela vous aide, de petites histoires vous permettront de combattre cette peur, petit à petit. Ne vous mettez pas de pression, si cela vous aide, ne vous donnez pas d’objectif comme écrire un roman un mois, mais essayer de vous donner comme objectif d’écrire 5 min tous les jours. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je vous conseil d’écrire alors que vous avez manifestement peur d’écrire ? Parce que je suis convaincue que plus on écrit, moins on est terrifié et paralysé par la peur. Plus vous allez écrire, et vous plongez dans vos histoires, vivre aux côtés de vos personnages, moins vous aurez peur que ce que vous écrivait soit mauvais. Plus on est concentré sur un projet moins on voit les défauts d’écriture, de style, d’orthographe, de syntaxe et d’histoire et plus on avance. Je ne dis pas que cette solution est parfaite. Elle a certainement des défauts. Cependant, plus vous allez écrire, corriger et créer des histoires, plus vos erreurs vous sauteront aux yeux et plus il sera facile de les analyser et de ne plus les commettre et donc moins vous aurez peur. Je sais que la peur est paralysante, pourtant essayer de la combattre chaque jours, petit à petit et vous verrez qu’elle sera moins terrifiante.

 

La peur d’écrire je la compare à la peur du noir. Lorsque l’on est enfant (ou adulte, il n’y a pas de honte à avoir peur du noir) on s’imagine que dans l’obscurité des monstres sont cachés pour nous faire du mal, pourtant, une fois la lumière allumée il n’y a plus de monstre. On se rend compte que cette forme dans le coin de la chambre n’était en faite qu’une chaise sur laquelle était posée un manteau, ou que les yeux rouges qui nous fusillaient n’étaient en réalité que les diodes de la chaîne hi-fi. Si vous allumez la lumière, les monstres disparaissent et pourtant les formes sont toujours là. Tout n’est donc qu’une question de perception. Plus vous écrivez, moins vous vous concentrez sur les fautes et les erreurs durant la phase d’écrire, plus vous apprenez en corrigeant et plus il devient facile d’écrire d’autres textes, parce que vous avez fait la lumière sur vos faiblesses.

 

Pourtant est-ce que la peur est la seule raison d’être atteint du syndrome de la page blanche ?

 

Non, d’autres raisons existent et elles sont pourtant, toutes, une question de mental. Les blocages sont généralement des problèmes psychologiques, des barrières que l’on se met et qui nous empêche d’avancer et de réussir. Ces barrières n’ont pas toujours avoir avec l’écriture en elle-même.

Je l’ai dis sur ce blog à plusieurs reprises, j’ai eu des difficultés à écrire ces derniers temps, à cause d’une rupture. C’est vraiment frustrant parce que je ne parvenais plus à me concentrer, je ne parvenais plus à penser à autre chose qu’à la douleur de la rupture. Etant donné que la rupture s’apparente à un deuil, je crois que l’on peut dire que les personnes qui subissent de lourdes pertes (cela peut être également la perte de son travail, de son animal de compagnie, de sa maison, de sa voiture etc) se voient bloquées par le mental. La douleur devient omniprésente et on ne parvient plus à se concentrer. 

Si un tel cas se présente sachez qu’il n’est que temporaire. Il y a toujours un moment où l’on remonte la pente et on l’on se sent mieux. Parfois, l’écriture elle-même aide à se sentir mieux et plus épanouie. On peut écrire ce que l’on ressent et se débarrasser d’un poids. Ce n’est pas facile, ce n’est jamais facile, pourtant il faut garder espoir.

Depuis que j’ai vu un épisode de Charmed (vous vous souvenez les sœur Halliwell ? ) dans lequel il était question de la boîte de Pandore j’ai plus facilement espoir. Vous savez pourquoi ? Parce que lorsque Pandore a ouvert la boîte par curiosité et bien elle a certes libéré tous les maux de la terre, mais au fond de la boîte, il restait l’espérance. Gardez espoir quoi qu’il arrive.

N’oubliez pas qu’écrire est un acte qui nous touche au plus profond de nous, c’est l’acte créateur par excellence, il n’y a rien qui touche d’aussi près l’âme d’une personne que les mots qu’elle couche sur du papier. Alors il est naturel de ressentir certains blocages. Parfois, seul le temps peut libérer l’esprit, donnez vous du temps. Si vous avez peur d’écrire en revanche, ne vous donnez pas du temps, écrivez, tout simplement.

 

Pour autant est-ce que l’on peut dire que la page blanche soit une malchance ?

Je pense que non. Pourquoi ? Parce que les émotions que l’on éprouve ne peut ni être bonne, ni mauvaise, elles sont, tout simplement. N’ayez ni peur, ni honte, ni dégoût pour ce que vous ressentez.

Aimez vous, avec vos qualités et vos défauts. Je sais que c’est parfois impossible, parce que nous avons tendance à nous focaliser sur nos défauts et nos erreurs, mais ce n’est pas ainsi que nous avançons.

 

 

 

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