La semaine pourrie de Ponine

Je sais, j’avais dis que le dernier article sur Ponine serait le dernier ce mois-ci. Seulement, la semaine a continué.

Cette semaine débuta magnifiquement avec un départ en vacances avec mon chéri (maintenant ex chéri). J’étais bien et heureuse. Bref, le bonheur total. Seulement voilà.

Lundi soir (je ne l’ai appris que mercredi) mon oncle qui a une maladie génétique rare (en attente de confirmation, les résultats mettent du temps à revenir.) s’est retrouvé aux urgences à deux doigts d’être intubé car il ne pouvait plus respirer.

Mardi, j’apprend que j’ai échoué au concours sur lequel je tenais vraiment.

Mardi soir, ma mère m’apprend qu’une de mes « tantes » (pas vraiment une tante mais je l’ai toujours considéré comme ça) qui a un cancer du sein doit se faire ouvrir la cage thoracique pour faire une biopsie des poumons car elle a des nodules.

Mercredi après midi, mon copain décide de me quitter. Youpi, je me sens dévastée.

Jeudi, j’apprends qu’une de mes tantes (une « vraie » cette fois) est paralysée d’un côté. On lui dit tout d’abord que ce n’est rien. Rebondissement aujourd’hui, elle nous apprend qu’elle est à l’hôpital de la grande ville la plus proche, qu’on l’a transporté en hélico et qu’elle a des tâches sur le cerveau qui nécessite une biopsie.

Samedi, j’ai appris également qu’une dispute qui avait eu lieu au mariage d’une cousine dimanche, s’était achevée au commissariat (bon on l’avait appris dimanche mais on ne savait pas tout). J’ai pu y apprendre qu’un cinglé (désolée du mot mais franchement il s’explique) menaçait au sabre une vieille dame de plus de 75 ans, parce que des jeunes faisaient du bruit. Le type habite à côté d’une salle des fêtes mais il se plaint du bruit et menace les gens avec son sabre, logique… Vous voyez quand je vous parle de s’inspirer des faits-divers, aucun écrivain ne pourrait avoir ce genre d’idée tout seul.

J’ai beau être une nature optimiste, avoir un rapport à la mort plutôt cool (c’est normal de mourir donc il ne faut pas en avoir peur, c’est peut être d’ailleurs la seule chose pour laquelle je n’ai jamais eu peur). Et bien là, je suis au 36eme dessous, parce que tout cela touche des gens qui me sont proches. Je n’arrive plus à écrire, ni à me concentrer. Je pensais qu’il n’y avait que les ruptures amoureuses qui me donnaient ce sentiment de vide sidéral et pourtant non. 

Vous savez le pire c’est qu’en voulant écrire un sms à une amie, je me suis trompée de numéro (bah oui avec les yeux brouillaient par les larmes on fait des erreurs), j’ai envoyé un message à mon ex pour lui parler de ma tante à l’hôpital, il la connaît depuis 3 ans et bien même pas un petit sms pour lui souhaiter bon courage, pour me soutenir. C’est là que tu comprends que les gens quand ils ne sont pas de ta famille (ou famille amicale), ils se moquent pas mal de toi et de ce qui peut arriver à tes proches. Je ne suis même pas en colère. Je n’ai plus la force d’être en colère.

Ce que je voudrais maintenant je l’ignore. J’ai perdu mon côté optimiste. Mercredi j’avais encore des projets, écrire, trouver du travail, me battre pour récupérer mon ex, réussir ma vie mais aujourd’hui, je n’ai plus envie de rien. Ce sentiment passera pourtant il est bien là. Il  me fait dire que je devrais moins relativisée sur certains aspects de ma vie ou de la vie et me concentrer sur des choses importantes comme la famille. Il y a longtemps que je n’ai pas pris le temps d’aimer ma famille. Pourtant, c’est elle qui reste lorsqu’il n’y a plus rien d’autre qui fonctionne, lorsque mes copains s’en vont, lorsque les situations dégénèrent et lorsque plus rien ne va dans la vie.

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