Le pire obstacle à l’écriture

Le pire ? Non disons plutôt mon pire obstacle à l’écriture. Ce sera donc un article très égoïste ( il faut bien l’être un peu )

Souvent, j‘ai penséNon, longtemps, j’ai pensé que le plus gros obstacle à l’écriture était matériel. Comme le manque de temps, l’impossibilité d’avoir un ordinateur sous la main.

Puis, je me suis dit que le temps, on peut toujours le trouver. Se lever plus tôt, prendre sur la pause déjeuner, dans les transports en commun (pas en voiture trop dangereux ), aux toilettes, sous la douche (pour réfléchir tranquillement), à la place d‘une énième rediffusion d’URGENCES. Bref, le temps, même cinq minutes ça se trouve.

Quant au  » manque » d’ordinateur et bien, j’ai un sac à main donc j’ai toujours un carnet et quelques stylos. J‘ai un téléphone, donc je peux m’envoyer des mails à moi-même pour avoir une trace de mes réflexions. Bref, on peut toujours trouver le moyen d’avoir de quoi écrire.

Puis j‘ai pensé au stress. Lorsque je passais des examens, des concours, etc, mais là encore, j‘ai eu la preuve que le stress « professionnel » n’influençait pas en mal mes capacités à écrire. Justement, et peut être même au contraire, je me vidais la tête de mes soucis. Mes personnages étaient comme des amis, avec lesquels je me sentais en sécurité, je me sentais bien et en confiance. De plus, écrire me vidait la tête dans ces moments-là.

Quant aux deadlines imposées par le travail et bien, tant pis, je m’en moquais. J‘ai toujours considéré que j‘étais écrivain avant tout, que le reste n’était que loisirs et que les loisirs n’empiètent pas sur le travail.

Mais alors quoi ? Qu’est-ce qui m’empêche d’écrire ?

Car je ne suis pas bénie par les 9 Muses. Non, parfois, je suis incapable de me concentrer, d’écrire et de travailler. Parfois, je suis juste là, même pas à procrastiner, non, juste à attendre. Avec un blocage profond et angoissant. Un blocage qui m’empêche de dormir, de manger, de réfléchir, d’écrire, de travailler, de lire.

Cet obstacle, c’est l’amour. Non, pas simplement le sentiment amoureux, mais le trop-plein de vide. L’angoisse de la rupture amoureuse, la douleur des disputes, le silence de l’autre, être fâchés.

Par exemple, après une dispute quand j‘ignore quel tournant va prendre la relation sentimentale, je suis complètement bloquée. J’angoisse encore et encore et je me retrouve incapable de faire autre chose que de me faire du souci. C’est terrible comme sentiment. Comme s’il n’y avait rien d’autre que le vide et la douleur. Ce qui est d’autant plus dangereux dans ce genre de moment, c’est que l’inquiétude que l’on se fait ne mène nulle part. Si l’autre veut rompre ou si la dispute s’envenime ce n’est pas s’inquiéter qui changera la donne. Ce n’est pas non plus en être totalement obsédé(e) que la situation prendra un autre tournant. C’est peut-être même pire.

Récemment, une dispute des plus rudes m’a fait perdre 2 kilos en 5 jours. Super pour le régime évidemment, mais cette angoisse m’a rendu très malheureuse, incapable d’écrire. C’est un phénomène qui étonnant par sa force et sa virulence.

C’est le blocage qui m’est le plus embêtant. Et donc celui sur lequel je dois le plus travailler.

Connaître son plus gros blocage est une bonne chose, car vous pouvez apprendre à l’appréhender.

Selon mon expérience, les seuls vrais blocages, qui ne peuvent être facilement résolus sont d’ordre psychologique et n’ont jamais vraiment avoir avec l’écriture.

Il n’est pas facile de surmonter ces blocages, si ce n’est : ne pas y penser, les laisser à la porte et faire comme tout un chacun laisser ses problèmes personnels à la porte lorsque l’on travail. Ce n’est pas simple, c’est même parfois impossible. Cependant, il faut veiller à ce que cela n’arrive pas souvent, ou apprendre à le surmonter rapidement.

 

Comment surmonter ces blocages ?

 

C’est une question, plutôt la question, que je me pose à chaque fois. Je dirais que durant deux ou trois jours, je suis totalement dévastée par les « grosses disputes » ou les ruptures, mais après je fais comme si tout cela n’était jamais arrivé. Au moins durant mes sessions d’écriture. De toutes manières, je sais que je ne peux pas changer les choses, que me laisser envahir par l’angoisse et la tristesse ne m’aideront pas à avancer dans la vie, ni dans la résolution des conflits. Au final, je sais que la seule personne sur qui je pourrais toujours compter c’est moi-même (et ma famille mais surtout moi-même), que personne ne pourra jamais écrire à ma place, ni vivre à ma place et que même si je me retrouve seule et bien je serais avec moi.

Cela peut paraître très égoïste mais écrire est un travail égoïste, solitaire et qui demande du courage et de la volonté. Parfois, il est impossible de surmonter la perte d’une personne (qu’il s’agisse d’une rupture, ou d’une mort – après le décès de mes grands-parents, je ne parvenais plus à écrire non plus). Il est bon de vivre son deuil mais le deuil ne doit pas faire cesser de vivre. Ce qui est valable pour l’écriture est, je le pense, valable pour tout.

 

Quels sont vos plus grands blocages ?

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5 réflexions sur “Le pire obstacle à l’écriture

  1. jellyphobie dit :

    Je suis d’accord sur le fait que le blocage soit plus lié au plan psychologique que sur l’action d’écrire. Personnellement j’ai tendance à bloquer, et je pense que c’est dû à un manque de confiance en moi (l’idée de vouloir rendre un texte « bien » mais la peur de ne pas pouvoir y arriver). Et c’est vrai que nos problèmes de la vie jouent un grand rôle dans nos activités. Je souhaite que ton blocage et les situations difficiles pourront être surmontés.

    Aimé par 1 personne

    • Les conseils de Ponine dit :

      J’espère que tu vas parvenir à lutter contre ce manque de confiance en toi. Je sais que c’est difficile, pourtant plus tu écriras moins tu sentiras cette pression du « texte » parfait. Aucun texte n’est jamais parfait. J’avais entendu, il y a des années, que J.K.Rowling comptait faire un texte révisé de ces romans, justement parce qu’elle ne les trouvait pas parfait. Cette idée semble avoir été abandonné, mais elle traduit bien l’idée qu’en tant qu’auteur nous ne pouvons jamais être satisfait pleinement de ce que nous écrivons. L’écriture est bien trop proche de nous, de notre « moi » intérieur. Pourtant, je suis certaine que tu peux écrire un texte qui te plaira sans peur, il suffit de t’entraîner, encore et encore. ^^ avec le temps, notre style s’améliore et on sait mieux comment et quand commencer à rédiger, on apprend les ficelles du métier, petit à petit. Je te souhaite d’y arriver.

      Aimé par 1 personne

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