5 obstacles à l’écriture

Il existe 5 obstacles majeurs à l’écriture :

Le manque de temps. Il résulte souvent d’un manque d’organisation et/ou d’un manque de temps réel.

  • Est un réel manque de temps tout ce qui concerne la famille ( les enfants, le conjoint, la famille proche), les obligations (rendez-vous médicaux, travail, heures supplémentaires, passage au centre des impôts, à la CAF, faire les courses, les tâches ménagères).
  • Le manque d’organisation en revanche n’est pas une nécessité. Il faut parfois apprendre à déléguer. Si vos enfants sont grands dites leur que non maintenant, c’est terminé, c’est à eux de ranger leur chambre, apprenez leur à trier le linge, lancer une machine, plier le linge (tout dépend de l’âge, mais un enfant de moins de 10 ans peut trier et plier le linge -même si ce n’est pas parfait). Sans les transformer en femme de ménage demandait leur un coup de main. Si vous venez de tout ranger et nettoyer dites leur que vous souhaitez que tout reste propre, qu’ils doivent faire des efforts pour vous et que vous en ferez pour eux. Mettez votre conjoint à contribution : même si cela signifie qu’il ne pourra plus passer 3 heures après le travail à jouer à la console ou qu’il devra une fois par semaine emmener la petite dernière à la danse -même s’il a horreur de la danse.Pour lutter contre le manque d’organisation créez-vous des plages horaires de travail d’écriture. Comme si vous alliez au sport ou au travail, dites tel jour de telle heure à telle heure, je ne suis pas disponible. Et effectivement, vous ne serez disponible pour personne. Éteignez votre téléphone, mettez-le en mode avion, faite pareil avec l’ordinateur si vous êtes tenté de consulter vos mails et les réseaux sociaux. Fermez la porte à clé, partez de chez, ou et aller à la bibliothèque s’il le faut. Bref, vous n’êtes pas disponible, point ! Assumez. Oui, ça va embêter votre mari qui va galérer avec les couches de la petite dernière et bien tant pis. Oui, ça va énerver votre ado qui aura faim, soif, plus de chaussettes propres et bien tant pis. Oui, on vous traitera d’égoïste, mais  vous avez le droit de vous accorder du temps pour écrire, cela vous rendra heureux/heureuse et c’est excellent pour votre morale et votre famille.
  • Si vous devez vraiment emmener vos enfants faire du sport, profiter du temps qu’ils sont occupés pour relire et corriger ce que vous avez écrit. Prenez votre ordinateur et écrivez dans la voiture, ou dans la salle d’attente. Si vous prenez les transports en commun faite de même, en tout cas pour ce qui est de prendre des notes et de relire, sauf si vous êtes en train. Bon, je n’aime pas écrire dans le train, j’ai toujours peur que les autres voyageurs lisent par-dessus mon épaule. Je suis extrêmement pudique, mais rien ne vous empêche de corriger votre roman dans le train. Et si on vous pose la question dite que vous êtes éditeur, vous serez dans la peau du personnage et plus concentré pour corriger.

 

Le manque d’envie : il découle souvent d’un manque de passion, d’une fatigue ou d’une lassitude.

 

  • Si vous êtes sur le même projet depuis longtemps, il peut arriver que vous en ayez assez, que vous ayez le sentiment de ne pas avancer. Vous avez alors le choix : soit chercher de nouvelles idées pour votre roman et le voir comme un nouveau projet. Soit débuter un nouveau projet. Demandez-vous pourquoi vous en avez assez ? Est-ce parce qu’il manque quelque chose à l’histoire ? Est-ce que l’histoire est trop linéaire et les personnages peu attachant ? Alors il faudra retravailler le plan et les personnages. Est-ce que votre passion pour le sujet s’est amoindrie. Cela m’est déjà arrivé lorsque j’écrivais sur les vampires, je lisais tellement de livres sur le sujet que j’ai fini par décrocher de mon texte et tout jeter à la corbeille.
  • Vous pouvez avoir besoin de prendre du recul vis-à-vis de votre texte pour vous ressourcer. Le burn-out arrive même au meilleur. Prenez le temps de penser à autre chose, voyagez si vous le pouvez, allez marcher, rencontrez de nouvelles personnes, lisez, allez au cinéma. Sortez-vous de votre livre quelques jours. Mais si vous faites cela donnez-vous un temps imparti où vous devrez revenir à votre texte, ni trop long, ni trop court.

Le manque de confiance en soi : peut être le pire sentiment qu’il puisse exister. Il découle de la peur de l’échec, de la peur de réussir, de la peur d’être égoïste. Prendre du temps pour se consacrer à soi et à son projet peut être traumatisant pour certaines personnes. Demandez-vous de quoi vous avez peur.

 

  • La peur de la page blanche : une peur bien habituelle et commune. Pour lutter contre la page blanche, on peut tenir un carnet à idée. Ne jamais terminer une séance d’écriture sur la fin d’un chapitre ou sur la fin d’une scène, mais toujours au milieu, ainsi, vous aurez hâte de vous y remettre le lendemain ou la séance suivante. Vous créez ainsi de l’envie et du désir.
  • Vous pouvez avoir peur d‘échouer. Peur que votre roman ne plaise à personne, qu’il soit mauvais, que vous écriviez mal et qu’aucun éditeur ne prenne jamais le risque de vous publier. Bien sûr, c’est possible. Chaque année des centaines de milliers de manuscrits arrivent chez les éditeurs et sont refusés et alors ? L’échec mène au succès. Si votre premier roman est refusé, c‘est peut-être parce que vous manquer de technique, que vous n’avez pas poussé vos personnages assez loin, que votre histoire ressemble trop à celle de votre auteur préféré…. Si c’est le cas, ce n’est pas grave. Recommencez. Réécrivez votre histoire, s’il le faut. Écrivez en une autre. N’abandonnez jamais. Un enfant qui apprend à marcher tombera 100 fois et se relèvera toujours malgré les pleurs, la douleur, l’agacement et la peur. Un enfant tombe et se relève, il ne se dit jamais « peut être que je ne suis pas fait pour marcher« . Vous êtes un enfant, l’écriture est votre apprentissage de la marche. Vous échouez, mais n’abandonnez pas.
  • Peur de ne jamais finir votre roman ? Alors rien de plus simple, fixez-vous un délai raisonnable, un nombre de mots raisonnables et écrivez. Si ce n’est pas assez réajusté. Le NANOWRIMO estime qu’en 30 jours, on peut écrire 50 000 mots (soit un petit roman), alors lancez-vous le défi d’écrire 50 000 mots en 30 jours. Ou 50 000 mots en 2 mois. Faites comme bon vous semble, mais fixez-vous un défi ambitieux et tenez-vous y. Parlez-en. Dites à quelques personnages « Je vais écrire un roman de 50 000 mots en 30 jours du 1er au 30 de tel mois et je vais réussir.« . Une fois lancé, vous ne vous arrêterez plus.
  • Peur du jugement des autres ? Soumettez votre texte à des personnes de confiance, mais qui seront assez fermes pour vous dire que non là ça ne va pas du tout. Ne vous vexez pas. Oui, peut être que vous avez laissé passer des fautes, des erreurs, que le but de tel personnage n’est pas clairement identifiable, etc, mais c’est pour cela que vous demandez à d’autre de vous relire. Si vous avez peur du jugement de vos amis ou de votre famille postez sur des forums, prenez des pseudonymes, payez quelqu’un pour le faire. Je sais que des étudiants seraient ravis de se faire payer quelques dizaines d’euros pour relire un texte.

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Le manque d’inspiration : Il découle souvent d’une mauvaise organisation de l’histoire. D’une planification bancale ou d’un trop grand laissez aller.

 

  • Si vous ne savez plus quoi écrire reprenez vos fiches personnages (Oui, je sais j‘ai promis d’en faire pour le blog, mais je n’ai pas eu le temps, certainement après les vacances de février), reposez-vous les questions nécessaires :
  • Pourquoi mon personnage est ainsi ? Que veut-il ? DE quoi a-t-il besoin ? Pourquoi ? Quel est son objectif ? Pourquoi n’a-t-il pas ce qu’il veut ?
  • Demandez-vous où va votre histoire.
  • De quoi je parle ? De quoi est-ce que je veux parler ? Quel est l’objectif de mon roman ? Quel est le thème principal ? Où est-ce que je veux en venir ?
  • Si vraiment cela ne vient pas imaginer la fin. Comment ça va se terminer pour mon héros ? Pour les autres ? Qu’est-ce qui pourrez faire que l’histoire se termine comme j’en ai envie ?
  • Si vraiment cela ne vient pas alors laissez-vous emportez (un peu) par vos personnages, laissez les agir à leur guise. Vous pourrez toujours corriger. 

Le manque de motivation : quand l’idée de se mettre devant son écran pour écrire vous fait penser « pppppffffffff« , c’est qu’il y a un manque de motivation flagrant. Vous pouvez avoir les idées, la confiance et le temps, mais vous préférez surfer sur internet plutôt qu’écrire. Ce n’est pas une fatalité.

 

  • Moi-même en ce moment, c’est « pffff« , d’ordinaire, j’écris entre 5 et 8 h du matin, mais là « pff me lever à 5 h pas envie.« , je traîne au lit jusqu’à 7 h et résultat je suis improductive. Jécris à peine 2000 mots par jour, alors que je peux écrire jusqu’à 5 000 d’ordinaire. Je glande, pour parler vulgairement et je m’en veux, je sais que ce qu’il me faudrait, c’est un bon coup de pied dans le popotin et une dose de motivation.
  • Comment on lutte contre ça ? Déjà, il faut identifier vos périodes de motivation. Quand est-ce que vous êtes motivé pour écrire ? Qu’est-ce qui vous motive ? Est-ce que pour être vraiment motivé, il faut avoir fait du sport avant, histoire d’avoir les idées au clair ? Est-ce qu’il faut boire un bon thé ? ESt-ce qu’il faut aller dans votre  café favori ? Mettre telle ou telle musique ? Rendez des comptes à d’autres. C’est ultra motivant de devoir dire à quelqu’un d’autre, je dois écrire tant de mots cette semaine, si à la fin de la semaine, vous n’avez pas écrit vos mots l’autre vous le reprochera.
  • En cas de grand manque de motivation dites à votre conjoint, par exemple, de vous aider à vous motiver. Peut-être la promesse d’un dîner en tête-à-tête vous donnera le courage d’écrire. « Comment chéri/e tu n’as pas écrit les 10 000 mots que tu devais écrire ? Pas de massage cette semaine. » Cela peut être très motivant.

 

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