Ne pas se décourager lorsque l’on écrit un roman

Les débuts de l’écriture d’un roman sont toujours très enthousiastes. Comme pour tout, le début, c’est toujours l’euphorie, la joie et l’allégresse. Oui, mais… cela ne dure pas. Alors que les 50 premières pages coulaient d’elles-mêmes et que l’on croyait notre inspiration intarissable, voilà qu’écrire devient fastidieux, difficile, voir impossible. On ne trouve plus d’idées ou celles que l’on avait lorsque l’on rédigeait le plan du roman ne sont plus aussi intéressantes. C’est la page blanche.

Si cela vous arrive rassurez-vous, c’est tout à fait normal et cela peut être combattu.

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Comme lorsque l’on prend de bonnes résolutions pour la nouvelle année, la rédaction d’un roman finit par devenir éreintante, ennuyeuse ou tout simplement « trop difficile ».

Ce qui change entre le moment d’euphorie et celui où vous baissez les bras, c’est votre motivation.

Vous avez l’impression que vous n’en verrez jamais le bout. Un peu comme lorsque l’on a trente kilos à perdre et que l’on finit par se dire à quoi bon après avoir perdu seulement 500 grammes, malgré tous nos efforts.

Écrire devient vite pénible et long. D’autant plus que c’est une aventure solitaire, que personne ne vous trouvera plus épanouie ou ne vous dira « bon sang que tu as l’air d’avoir bien écrit ces derniers temps. » Les gens ne le remarqueront même pas, ce qui est d’autant plus démoralisant. Écrire est un véritable parcours du combattant.

Alors comment ne pas se démoraliser ou se décourager en cours de route ?

Écrire le plus vite possible. Il n’y a pas de secret : plus vous écrirez vite, plus vite, vous aurez achevé votre œuvre et moins vous serez tenté d’abandonner.

Lorsqu’en début d’année, vous vous dites « je me mets au sport ». Vous tenez en général les premiers jours parce que vous allez à la salle de gym, marcher, courir (etc) tous les jours (au moins, vous tentez d’être actif tous les jours), mais il suffit de rater une journée pour anéantir votre motivation. L’écriture s’est exactement la même chose. Si vous n’écrivez pas durant une journée, vous allez vite vous dire deux jours, puis trois, puis dix et vous allez finir par penser qu’il vous suffira de rattraper votre retard durant les futures vacances dans trois ou six mois pour achever votre roman. Avouons-le, vous ne remettrez jamais le nez dans ce roman si vous mettez de côté durant si longtemps.

Écrivez tous les jours pour achever la rédaction le plus rapidement possible.

Si cela ne suffit pas alors il existe d’autres moyens pour garder la motivation.

Parlez-en !

Parler de votre histoire à un maximum de personnes intéressées par ce que vous faites. Parlez de votre roman à des gens qui comptes pour vous et qui seront d’accord pour vous demander des comptes régulièrement.

Que leur dire ?

Simplement que vous avez le projet d’écrire un roman. Dites leur quand vous estimez finir le premier jet et insistez pour que l’on vous demande des comptes.

Pour savoir comment gérer des objectifs concrets, je vous conseille la méthode SMART ( j‘en parle dans cet article La méthode SMART a changé ma vie).

Toujours à l’aide d’objectifs précis et fixés à l’avance, utilisez votre smartphone pour créer des rappels quelques jours avant la date prévus et toutes les semaines lorsque vous êtes en pleine phase de rédaction (rappelez à chaque fois l’objectif au quel vous devrez être arrivé).

Créer un tableau de motivation inspirant.

J’ai un tableau de liège sur lequel j’épingle quelques petites choses inspirantes. Par exemple, j‘ai depuis des années une formule « mathématiques »

V2 = V1-10%

(Version 2 est égale à la Version 1 moins 10 %).

J‘ai eu cette citation en lisant une interview de Stephen King. Le maître de l’horreur disait que le deuxième jet d’un roman doit contenir 10% de mots en mois que la première version. Le but étant d’aller à l’essentiel et de ne pas rajouter de mots inutiles.

J’ai également une citation de Victor Hugo :

« Tant qu’il existera par le fait des lois et mœurs, une damnation sociale créant artificiellement en pleine civilisation des enfer, et compliquant la destinée qui est divine : tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que dans de certaines régions, l’asphyxie sociale sera possible ; en d’autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu’il y aura sur la Terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. » 1er janvier 1862. Victor Hugo. Les Misérables.

J’ai choisi cette citation il y a quelque temps pour de multiples raisons :

Elle me rappelle que la misère existe toujours sur la Terre.

Que Victor Hugo était un immense écrivain.

Qu’écrire est aussi un engagement pour lutter contre les inégalités.

Qu’il ne faut jamais se décourager.

J’ai également sur mon mur plusieurs dessins d’élèves (dont le tout premier qu’une élève de Moyenne Section m’a donné durant mon tout premier jour ). Une carte postale représentant L’impératrice Eugénie lors de son mariage. Un calendrier avec les dates importantes. Quelques places de cinéma, de concerts, de visite de musées. Ainsi qu’un petit bonhomme en perles et fils qu’une petite fille m’avait donné peu avant son décès.

Pour beaucoup, un mur d’inspiration doit être coloré, rempli de photos inspirantes de tas de citations, d’images, de textes, de photos d’amis ou le planning d’écriture. Moi, je suis plutôt encouragée et inspirée par la  » réalité« , la mort, la vie, l’enfance, l’art.

Trouvez ce qui vous motive. Il s’agira peut être des photos de chaton, des citations tristes ou amusantes, un plan détaillé de votre roman, des photos montages de vous et vos amis / enfants / famille. Il faut qu’en voyant ce tableau vous vous dites « c‘est pour ça / pour eux que j‘écris et que je vais réussir à terminer ce roman.« 

Lorsque je perds la motivation ou l’inspiration et que j‘ai envie de tout abandonner, je relis la citation des Misérables de Victor Hugo et j‘ai tout de suite envie de me replonger dans mon roman pour le terminer afin peut être, un jour, offrir un peu d’évasion ne serait-ce qu’à un seul lecteur.

Comment faites, vous pour garder la motivation ? 

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