De quoi parle ma saga : ce qui n’a pas changé en 12 ans

Ma saga se composera de 5 tomes. J’y réfléchis depuis … plus d’une douzaine d’années. Au fur et à mesure tout a évolué sauf :

-Que l’histoire se déroule dans un monde où il existe de la magie. Les sorciers cohabitent avec les « humains », les « vampires » (ils ne ressemblent pas aux vampires du genre Anne Rice, Bela Lugosi, Dracula, Twilight), les « lycans », les « gobelins », les « leprechauns », « dragons » et autres « manticores ». (tout entre guillemets, car les créatures si elles ont des caractéristiques habituelles ne le sont pas toujours.)

-le personnage principal : l’héroïne, Katerina et son « double maléfique ». On ne peut pas franchement parler de double, disons son mauvais caractère et sa tendance à explorer la magie noire.

-le second personnage principal : Camille, le héros. L’archétype du mec torturé par l’amour, mais ça ne l’empêche pas d’être bourré d’ambitions et d’une volonté de fer. Comme quoi on peut être torturé (dans tous les sens du terme) et s’en sortir dans la vie, au moins en avoir le désir.

-une partie de la famille de l’héroïne : sa mère Solange, son père Andréïlévitch, sa tante Delphine, son oncle Maxence et son cousin Thomas. Elle devait avoir deux cousins. Au final le second a été transformé en un pan de la personnalité de Thomas.

-Le nom de plusieurs « méchants » : Basileus (qui veut dire Roi, j’ai oublié dans quelle langue). Balina (j’ignore même si ce prénom existe). Gilles Dellait ( à peine inspiré de Gilles de Rais ou Gilles de Retz comme on l’écrit aujourd’hui ).

-Le nom de l’école de magie : Le Coven et le fait qu’il s’agisse d’une tour de plusieurs étages ( 12 au total ), parce que le chiffre douze est magique très puissant.

-L’organisation de la société magique : un magistère, construit par un certain François le Fabuleux Mystérieux, de 5 magistrats, ainsi qu’un conseil et une assemblée. Mais seuls les 5 magistrats ont tous les pouvoirs, pas constamment, disons qu’ils ont leur 49-3 à eux. (faille dans laquelle peut s’engouffrer n’importe quel mage noir accédant au pouvoir ).

-La quête principale : trouvez un truc magique capital (je dis un truc,car à la base il s’agissait d’un grimoire magique très puissant, puis d’une baguette magique – époque où mes sorciers utilisaient encore des baguettes – puis une divinité, aujourd’hui il s’agit d’un sanctuaire.). L’idée finale d’un sanctuaire me permet d’exploiter plusieurs phases de mes idées : le côté divin, le grimoire, le réceptacle magique.

-Des quêtes secondaires :

  1. qui a tué certains personnages et pourquoi ?
  2. qui est Balina ? Que veut-elle ?
  3. qui est le professeur de magie noire ( qui était directeur il y a encore 10 ans et qui l’est redevenu plus tard – comme quoi tout change)
  4. la quête d’amour

 

Ce qui n’a pas changé, c’est mon intérêt pour la magie noire. (Ok, pas en vrai, je vous rassure, je ne fais pas de magie, même si j’ai longtemps potassé le sujet pour mon roman.) Mon héroïne est fascinée par la magie noire, par le mauvais côté de la vie et par le fait que quand un type essaye de te tuer (et des centaines d’autres aussi ) à part utiliser la magie noire pour se défendre (ou de la magie ancienne qui est considérée comme de la magie noire) il n’y a pas grand chose d’autre à faire, sauf se faire tuer.

Pourquoi ai-je voulu un personnage ambivalent ? C’est simple, j’ai commencé à rédiger et réfléchir à ce roman ( au début il n’y avait qu’un tome) à l’âge de 12 ans, je venais de lire 3 oeuvres majeures de mon histoire (les premiers livres de ma vie en vrai) à savoir : les 4 premiers tomes de Harry Potter,  Autant en Emporte le Vent et les Misérables. Ce que j’ai appris dans ces lectures c’est que :

  1. le bien c’est le bien. le mal c’est le mal. (en gros Harry Potter)
  2. a être trop borné dans une voie, on finit par s’y perdre (les misérables et le personnage de Javert).
  3. une femme peut réussir dans la vie – et oui même à 12 ans, au 21ème siècle on peut avoir des doutes sur une chose aussi naturelle – (merci Scarlett)
  4. L’amour est une force qui ne triomphe pas de tout ( les 3 oeuvres).

Depuis l’enfance, j’étais dégoutée par les films d’animation où tout finit bien.

Prenons, Anastasia, en 1998, de la FOX (pas Disney, hein !). Happy End. Anastasia a survécu au massacre, elle rencontre l’amour, blablabla. J’étais fascinée par Anastasia, j’ai fait de longues recherches ( Longues parce qu’en 98, nous n’avions ni ordinateur, ni Internet et encore moins Google comme aujourd’hui. Sans parler du fait qu’une enfant de 8 ans dans les rayons « Guerre Mondiale » de la section histoire de la Bibliothèque Municipale, ça ne le fait absolument pas) et j’ai découvert que non Anastasia n’avait pas survécu, que toute sa famille avait été assassinée,même le chien était mort (traumatisme profond !!!! ). J’ai tout de suite détesté ces mensonges.

J’ai voulu rétablir la vérité, si on peut dire : Non, le bien ne triomphe pas toujours du mal. On peut penser ce que l’on veut du dernier Tsar, je ne crois pas que massacrer toute la famille impériale ait été une nécessité (politique peut être, mais pas humaine). Bon à la rigueur admettons qu’il fallait tuer tous les Romanov : Est ce que le chien avait besoin d’être tué ?! Donc voilà, pourquoi j’ai voulu que mon héroïne ne soit pas une oie blanche, toute gentille et prête à se faire tuer pour les autres.

Si j’ai ajouté une histoire d’amour, c’est essentiellement parce que je ne me vois pas vivre sans amour, même à 12 ans, l’amour avait une signification particulière pour moi. Je sais que je ne voyais pas les histoires d’amour comme elles sont ( eh oui, on grandit), je magnifiais les sentiments amoureux, mais je crois que sans l’amour (pas forcément dans un couple, mais aussi entre amis, entre mère et fils, père et fille, cousin cousine…) nous ne sommes rien.

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2 réflexions sur “De quoi parle ma saga : ce qui n’a pas changé en 12 ans

  1. sweetflamantrose dit :

    C’est riche de voir une histoire évoluer sur 12 années d’autant que pendant ces 12 ans tu as grandi en devenant une adulte, il y a forcement des aspects du monde imaginé qui évoluent. Je suis d’accord pour la question du bien et du mal, il ne faut pas hésiter à choisir un parti pris plus sombre, le fait de voir comment ton héroine va se transformer au gré des aventures ne rendra la lecture que plus captivante.

    Aimé par 1 personne

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