Penser son intrigue

Il n’y a pas de mystère pour qu’un roman soit captivant : il faut une bonne intrigue, complexe et profonde.

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Plusieurs éléments doivent être en place.

Le premier d’entre eux, c’est la réflexion. Comment créer une intrigue profonde sans réflexion ? Réponse, c’est impossible.

Pour concevoir une bonne intrigue, il faut en premier lieu se demander quel arc narratif pour le roman. Est-ce un arc narratif plat ? Ou tout se termine sans grands changements. Un arc narratif positif ? Ou votre roman se termine mieux qu’il ne commence. Ou alors un arc narratif négatif ou tout fini plus mal que cela n’a commencé.

S’il est nécessaire de définir l’arc narratif, c’est que pour renforcer l’intrigue principale l’arc narratif aide à visualiser ce qu’il faut écrire et à quel moment donner toutes les informations au lecteur.

Une fois l’arc narratif du roman définit. Il faut se pencher sur celui du héros et ensuite ceux des personnages principaux. Ceux de l’antagoniste ou des antagonistes. Enfin ceux des personnages secondaires. Pourquoi ? Parce qu’en ayant l’arc narratif de chacun des personnages, il est plus facile de faire des regroupements. Il faut également veiller à ce que les arcs narratifs se croisent, se chevauchent. Tous les personnages ne doivent pas avoir les mêmes actions et ni les mêmes émotions au même instant. Il s’agit de maintenir le lecteur en haleine.

Pour mieux visualiser ses différents arcs narratifs, le plus aisés reste de prendre une feuille et du papier et construire les arcs narratifs en se servant de différentes couleurs pour chacun des personnages.

Pour rappelle, un roman contient, en général trois actes :

L’acte 1 : celui d’exposition

L’acte 2 : celui des actions

L’acte 3 : celui du dénouement.

Il peut être intéressant de varier les arcs narratifs des personnages principaux pour chacun des actes, tout en veillant à ce que durant l’acte et le roman, il y ait des fluctuations. Votre héros ne doit pas tout gagner ou tout perdre, il doit avoir des moments de joies, puis de peines, d’autres de joie immense ou de petites victoires, tout comme les défaites.

Une fois, les arcs narratifs pleinement exprimés, il faut se tourner vers les actions.

Quelle action à quel moment ? Si vous avez décidé que votre héros connaîtrait six petits échecs, il est tant à présent de bien les définir et de les écrire pourquoi pas. Veillez à ce que les échecs et les victoires ne se chevauchent pas. Si votre héros a échoué, il ne doit pas nécessairement réussir à la quête suivante. Il faut qu’il en soit ainsi pour chacun de vos personnages. Tous ne doivent pas échouer ou réussir au même moment.

Pour tout cela, il doit exister un défi de taille. Un défi pour héros, mais également pour chacun des personnages principaux. Sans défi à relever, il n’y a pas d’intrigue. Plus le défi est élevé plus il est captivant d’écrire l’histoire des personnages.

Il doit également, il y avoir une montée de la tension dramatique. Le début du roman doit voir naître la tension dramatique et l’acte 3 en voir la fin, entre les deux, la tension ne doit que s’amplifier. Pour tous les personnages, il faut qu’il en soit ainsi. Il faut qu’à chaque acte, il existe un nœud dramatique des plus importants. Il n’est cependant pas nécessaire que survienne chaque nœud dramatique au même moment. Des personnages peuvent avoir des actes plus court.

Pour plus de tension, il est possible de diviser d’avantage le roman et d’insérer plus de nœud dramatique, mais attention à ne pas se perdre et à garder la montée de tension dramatique et la cohérence du récit.

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Autre conseil, aucun des personnages ne doit rester dans une zone de confort trop longtemps. Dans la vie, nous ne sommes jamais heureux très longtemps, il survient toujours un fait désagréable pour gâcher les petites joies du quotidien. Il suffit de voir à quelle vitesse la joie des premiers pas de votre petit dernier peuvent être gâchés par l’arrivée des impôts et de leur augmentation.

Les personnages doivent également avoir leurs impôts à payer. Il n’est pas nécessaire de faire intervenir le fisc, mais vous l’aurez compris, ils doivent voir leur moment de joie s’effondrer, par complètement, mais légèrement pour leur rappeler que la réalité peut pointer le bout de son nez.

Tous les moments de désespoirs ou de petites défaites ne sont pas nécessairement liés à l’antagoniste. Même le plus grand de tous les méchants n’est pas responsable de tous les malheurs de votre héros. Même si votre héros le croit, dans une certaine mesure (ou durant un moment de l’histoire), il ne faut pas que tous les malheurs proviennent de la même source. Varié, les plaisirs. Comme dans la vie ! Faites vrai !

Faire vrai ne signifie pas que toutes les intrigues et les phases de l’intrigue doivent être banales. Faites intervenir une catastrophe naturelle si cela ajoute à la tension de votre roman et force les personnages à se retrancher dans les profondeurs de leur vie et de leur histoire.

Choisissez en amont la manière dont va s’achever chacune des scènes du roman, pour chacun de vos personnages. Montrer ce qui est gagné, ce qui est perdu, les informations apportées pour le lecteur, celles cachées et par-dessus tout quel point de l’intrigue est abordé dans la scène (au pluriel s’est tout aussi bien).

Plus vous mettrez les personnages dans les crises et les conflits, en leur offrant de petites victoires, plus l’intrigue sera complexe. Plus le destin de chaque personnage sera enchevêtré à celui des autres et plus votre histoire deviendra captivante.

Pour une intrigue complexe et intéressante, il n’est pas nécessaire de rechercher à avoir une histoire des plus difficile, pleines de fils à tirer. Ce qu’il faut, en revanche, c’est une bonne préparation pour chacune des histoires de tous les personnages. Plus les personnages et leurs histoires sont développés, moins il est besoin de chercher à avoir une histoire complexe, car elle se crée d’elle-même. Pour cela, il est nécessaire de connaître les personnages, leur vécu, leur désir, leur envie.

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