Un plan en 3 actes

Pourquoi construire son roman sur un plan en 3 actes ?

  1. Il est plus facile de suivre une évolution : Acte 1 présentation. Acte 2 rebondissements. Acte 3 conclusion.
  2. On se repère plus facilement dans l’histoire générale et dans celles des personnages.
  3. Simple à mettre en place.

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J’utilise toujours ce plan en 3 actes pour écrire mon roman.

Le premier acte correspond au début du roman. C’est là que je présente mes personnages. Je développe la tension. Je montre le déséquilibre entre la vie du héros et ce qu’il veut ou ce que les autres désirent pour lui ou de lui. C’est dans cet acte que l’on pose les bases de l’histoire et la première question : De quoi le héros a-t-il besoin pour être un héros ?

Dans le deuxième acte, c’est là qu’interviennent les rebondissements. Le héros doit passer à l’action. Il doit agir. Il lui arrive tout un tas d’aventures, qu’il parvient à réussir ou non. (Il faut évidemment équilibrer les échecs et les réussites pour attirer le lecteur). Si votre personnage n’est pas soumis à de nombreuses aventures, le roman n’a aucun intérêt alors n’hésitez pas à le mettre dans de sales draps et à trouver le moyen de l’en sortir.

Le troisième acte sonne la fin du roman. C’est là que l’on apprend si le héros épouse la princesse et s’ils triomphent de tout.

Dans le premier acte de votre roman, vous devez présenter, décrire, les personnages et les lieux principaux. Là où l’action se déroulera en majorité. Il ne faut pas faire intervenir votre héros et vos personnages principaux trop tard, sans quoi le lecteur risque de s’attacher à de mauvais personnages et ne pas comprendre qui est le héros.

Présenter, c’est également décrire les habitudes de vie de votre héros. Est-il heureux de ce qu’il vit ? De ce qu’il a ? A-til une vie qu’il mérite d’avoir ? S’ennuie-t-il ? A-til envie de plus dans sa vie ? Au début, du roman, il doit déjà exister un déséquilibre dans la vie du héros. Si tout va bien dans le meilleur des mondes, il n’y a pas besoin d’histoire. Tout peut donner la sensation d’aller bien, mais le lecteur doit sentir que ce n’est qu’une illusion. Si vous personnage est marié et qu’il a des enfants, un travail parfait, il faut dores et déjà donner au lecteur la sensation que ce monde parfait est un leurre.

À la fin de l’acte 1, il doit y avoir confrontation entre le personnage et ce qu’il va lui être demandé dans l’histoire. C’est la mise en route des problèmes du héros. Si votre personnage est heureux en ménage, avec ses enfants et son patron, il peut se rendre compte que sa femme, elle ne l’aime pas autant que cela. Peut-être découvrira-t-il des documents qui prouvent qu’elle le trompe. C’est là que se pose la question : Que faire ?

L’acte deux, commence après la découverte du challenge du héros. Le héros va-t-il agir ? Le héros peut-il agir ? Que va-t-il faire ? Acceptez la quête ou la refuser ? Pourquoi ?

Dans notre exemple, le héros peut soit demander à sa femme des explications (le trompe-t-elle vraiment ou non ?) soit faire l’autruche et se dire qu’il est paranoïaque et que sa femme l’aime.

Commence à partir de là les différentes actions. Donner aux lecteurs de petites questions à chaque scène. Aller en augmentant la tension dramatique. Ne commencez pas directement par le plus intéressant pour finir par l’action la plus ennuyeuse.

L’acte 2 doit enchaîner entre actions, révélations, échecs, réussites et interrogations.

L’acte 2 doit se conclure par le CLIMAX : c’est-à-dire la résolution des problèmes. De toutes les situations problèmes du roman. C’est le moment de la confrontation finale. Dans notre exemple, ce serait le moment où le héros prend conscience que certes sa femme l’a trompé, que ses enfants ne sont pas parfaits, que son patron est un égoïste et qu’il n’a plus rien à perdre, mais qu’il peut aussi et enfin vivre libre et heureux pour de bon et non plus faire semblant de l’être.

L’acte 3 quant à lui, correspond au dernier tiers du roman. C’est le « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.« . Le lecteur peut rester encore un peu avec le héros dont l’histoire est enfin achevée. LE lecteur peut voir ce qu’est devenu le héros et ce qu’il a gagné ou perdu.

Dans notre exemple, le troisième acte pourrait s’achever sur la rencontre avec une nouvelle personne, dans une nouvelle entreprise. Le troisième acte n’est pas nécessairement une fin en HAPPY END. Il peut s’achever sur la mort de votre héros.

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