Développer la bonne idée

Une fois que l’on a trouvé plusieurs idées, il reste à développer la BONNE IDEE, celle qui deviendra le roman. Je vous explique ici la marche à suivre pour transformer une idée en roman.

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LA BONNE IDEE : tous les écrivains espèrent la trouver un jour. On désire tous, secrètement, trouver une idée à la HARRY POTTER. Une idée qui se transformera en best-seller et qui nous fera gagner beaucoup d’argent / atteindre la célébrité / obtenir la reconnaissance de ses pairs et du public / nous fera vibrer (rayer les mentions inutiles).

Sauf que la BONNE IDEE n’existe pas. Elle n’apparaît pas comme par magie dans un train reliant Londres à Manchester, sans quoi le réseau ferré anglais serait le plus embouteillé du monde. Non, la bonne idée ne viendra pas toute seule. Certes, une idée peut surgir n’importe quand, mais il vous faudra la travailler ou travailler plusieurs idées pour qu’elle(s) se change(nt) en roman digne de ce nom.

Des idées, on peut en trouver dix par jour, mais toutes ne sont pas faites pour devenir des romans. Tout simplement parce que nous ne pouvons pas écrire toutes les idées qui nous viennent : que ce soit par manque de temps, d’envie, d’énergie ou tout simplement parce que toutes les idées ne sont pas assez captivantes pour être développées durant des pages et des pages. Toujours est-il qu’il ne faut pas se désespérer. Même si l’idée du siècle n’arrivera pas sur un plateau d’argent, il n’en restera pas moins que vous devriez travailler. 

Je dois en décevoir plus d’un. Bon, vous pouvez toujours tenter de faire un Paris-Londres en espérant qu’une idée surgisse à tout hasard. Mais il vous faudra travailler dur. Rappelons, pour mémoire, que la formidable idée de J.K Rowling a mis 6 ans avant de devenir le premier tome de Harry Potter. Comme quoi la transformation d’une idée en roman peut prendre du temps.

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Dans l’article précédent, je vous expliquer que pour trouver des idées, il faut être attentif à la vie qui vous entoure. Il faut sortir, vivre, rencontrer des gens et être constamment en éveil. Une fois que vous avez votre calepin, votre document sur ordinateur ou sur le smartphone empli d’idée, il ne vous reste qu’à faire le tri. Trouver l’idée ou les idées qui vous passionnent, qui vous inspirent le plus et qui se rapprochent le plus de ce que vous êtes, de qui vous êtes ou de qui vous désirez être. Pourquoi ? Parce que c’est en puisant en vous-même que vous parviendrait à écrire.

Passons à la méthode pour développer l’une des idées que vous avez en tête, il faut : une bonne dose de courage. Vous serez toujours tenté de dire « cette idée n’est pas la meilleure du monde. » « dautres ont fait mieux » « dautres feront mieux » « cette idée est déjà abordée.«  ( Ce qui est d’autant plus véridique si vous êtes fan d’un genre littéraire en particulier – exemple si vous êtes fan des livres de vampires et que vous en avez lu une bonne centaine, vous ne pouvez que vous dire que toutes les idées sur les livres de vampires ont déjà été exploitées ce qui est vrai.). N’oubliez pas : toutes les idées ont déjà été exploitées, mais pas par vous (Vous pouvez toujours faire mieux que votre auteur favori. ). D’autres feront peut-être mieux, mais si vous n’essayez pas vous n’y arriveriez pas (D’où le proverbe qui ne tente rien n’a rien). Ce ne sera pas votre unique livre ! Ou votre seule saga ! ( Excepté si vous avez 119 ans, ça risque d’être compliqué. Mais à moins d’avoir une espérance de vie extrêmement limitée – évidemment, je ne l’espère pas- vous écrirez d’autres livres, vous aurez d’autres idées et vous pourrez toujours vous améliorer que ce soit votre 1er roman ou le 999e).

Pour être certain d’écrire ce roman et d’avancer dans votre vie d’auteur, vous devez vous motiver. Quoi de mieux pour vous motiver que de vous fixer des délais ? Imposez-vous un délai pour trouver des idées. Disons une semaine. À la fin de cette semaine, décidez de quoi vous avez envie de parler dans votre roman. Une fois cette idée ou ces idées décidées, il faut les développer pour transformer le tout en roman.

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Ayez des phases de travail, tôt le matin ou tard le soir, peut être, selon votre personnalité. Trouvez le moment où vous serez le plus disposer à travail sur votre roman, dans la mesure du possible. Réfléchissez aussi à votre idée dès que vous le pouvez dans la journée ( sous la douche, aux toilettes, durant la pause déjeuner, dans votre voiture, en faisant le repassage …). Notez tout ce qui vous vient. Selon mon expérience, il faut tout noter, le cerveau humain n’est pas fait pour conserver des centaines d’informations différentes durant des jours, voire des semaines. À la fin de votre première semaine de réflexion, prenez un jour de repos pour vous détendre.


La seconde semaine sera consacrée à la réflexion pure et aux choix des idées à développer. Profitez de cette semaine pour avoir une vision plus détaillée, mais toujours globale de votre roman.

Avoir une vision globale de son roman signifie :

Avoir une vision générale de ses personnages : qui imaginez-vous comme héros ? Comme personnages principaux ? Quels sont leurs grands traits de caractère ? Etc. N’entraînez pas nécessairement dans les détails, sauf si vous les avez déjà en tête.

Avoir une idée de la thématique abordée : grande histoire d’amour ? Guerre nucléaire ? Survie ? Magie ? Etc. N’hésitez pas à mélanger les genre : comme une histoire d’amour durant une guerre dans un monde fantastique, par exemple. Essayez de définir un public pour votre roman : roman pour enfant, adolescente, adulte, amoureux du genre horreur ou amour.

Réfléchir à l’atmosphère donnée au roman : angoisse, joie, peur, horreur, amour, etc. L’atmosphère est très importante c’est avec elle que va évoluer le personnage principal et l’histoire.

Quel lieu pour le roman : maison, bord de mer, forêt, sur mars, etc.

Pour se faire, il faut dresser la liste des personnages, même s’ils n’ont pas encore de nom. Chercher quelle serait la meilleure atmosphère pour l’idée que l’on a trouvée se demander dans quel lieu l’action peut se dérouler ou commence l’action où elle se terminera dans l’idéal.

Il est également possible de faire un tableau d’inspiration. Mettre des photographies inspirantes : comme pour les lieux, ou le casting de rêves pour les personnages. C’est un moyen de se connecter d’avantage à son histoire.

Une fois effectué, il sera plus aisé de s’interroger sur son histoire.

Il y a cinq questions cruciales pour élaborer un roman :

connaître le problème que pose l’idée principale. Quel est le problème du personnage principal ?

les conséquences qui découlent du problème posé. Quelles seront les conséquences physiques, psychologiques ou extérieures du héros ?

le but du personnage principal. Que désire le personnage principale ? Que veut-il ? Quels sont ses rêves ?

Les obstacles rencontrés par le personnage principal. C’est le moment de décidé si votre personnage principal sera avalé par une baleine géante alors qu’il se rend à son mariage, si sa belle sera enlevée par le chef du village rivale, si la guerre l’enverra au front. A vous de voir, mais n’oubliez pas, plus il y aura d’obstacles et plus intéressantes sera l’histoire.

Les résultats. Au final, votre héros épousera-t-il la femme de sa vie ? Survivra-t-il à la guerre ? Que devient-il à la fin ? Décidez dès le départ de la fin de son roman cela vous donnera envie de continuer à écrire et aidera à ne pas vous décourager.

Avec les cinq questions, il est plus facile de créer le plan global du roman. Une fois, chacune des étapes effectuées, il suffit de se donner une dernière semaine pour être sûr que toutes les idées sont celles que l’on voudrait exploiter.
Si cela n’est pas suffisant, vous pouvez prendre une autre semaine pour travailler ses différents points et mettre en avant des intrigues secondaires. N’oubliez pas que plus il y aura d’intrigue plus il sera difficile pour vous et votre lecteur de suivre l’histoire si elle n’est pas élaborée en amont de la rédaction. S’il s’agit de votre premier roman avoir quatre ou cinq intrigues principales et secondaires n’est peut-être pas la meilleure solution. À vous de voir ce que vous êtes capable d’écrire et de planifier.

En conclusion, ne vous découragez pas. Ne pensez pas que d’autres feront mieux que vous et que votre idée n’est pas valable. Il y aura bien assez de personnes pour vous décourager. Planifier permet justement de ne pas se décourager, il est plus facile de corriger d’éventuelles erreurs et de renforcer l’intrigue en amont de la rédaction.




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