Recherches et Saga (1/2)

Bonjour à tous, 

Il n’y a pas eu d’articles samedi parce que j’étais malade, au fond de mon lit. Premier rhume de la saison et il était carabiné. J’étais également très déprimée par une grosse remise en question. D’ailleurs je me demande si ce n’est pas d’avoir été allité qui m’a fait me poser des questions, mais passons plutôt à l’article du jour qui pourra peut-être aider quelques personnes. 

Ecrire une saga demande du temps, de la concentration et une sacrée dose de recherches et d’investigations, que ce soit des recherches :

-historiques

-géographiques

-architecturales

-politiques

-sur les personnages

-l’intrigue principale

-les intrigues secondaires

Toutes ces recherches demandes du temps, non seulement parce qu’il faut les effectuer pour la saga toute entière mais aussi pour chacun des tomes. Savoir où l’on va est capital lorsque l’on rédige une saga, parce qu’il y a de nombreuses intrigues, beaucoup de personnages qui se croisent, des lieux différents. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on rédige une saga fantastique et que l’on invente le monde dans lequel vivent les personnages.

Dans cet article, je ne vais pas reprendre les idées que j’avais donné dans les articles précédents. Vous pouvez toujours aller faire un tour sur le blog pour lire les différents articles du mois sur le thème des recherches. (ou attendre le dernier jour du mois pour trouver un article qui récapitule tous les articles ^^) Aujourd’hui, je voulais vous parler de la manière dont j’ai planifié ma saga au travers le temps et de l’évolution que cela a prit. 

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez certainement que j’ai commencé à écrire ma saga il y a fort longtemps, et qu’elle n’a pas toujours eu l’aspect qu’elle a aujourd’hui.

La première fois que j’ai eu envie d’écrire cette saga, c’était la première fois que je désirais écrire. J’avais douze ans et avant cela je pensais que les livres apparaissaient comme par magie. J’avais entendu parler des auteurs, des écrivains et des éditeurs mais réellement cette notion était floue pour moi, tout cela appartenait au monde des adultes, des grandes personnes et pas du tout à mon univers. Je n’avais jamais vraiment lu de livres à l’époque, en dehors de Harry Potter et d’histoire pour enfants, je préférais les jeux vidéos et j’avais un fort penchant pour le jeu vidéo Diablo (c’est dire à quel point la lecture n’était pas mon fort). Je venais donc d’achever la lecture des quatre premiers tomes de Harry Potter, en trois semaines, et j’avais envie d’écrire. J’ignorais comment faire, ce qu’il fallait ou non pour écrire, mais je savais que ce serait une saga. L’héroïne m’était apparue en rêve, je voyais comment elle était, je savais tout de mon héros. Bref, j’en étais là, le jour où j’ai imploré ma mère de m’acheter des cahiers pour écrire. Tout de suite, j’ai commencé à coucher des idées sur le papier, notamment les personnages. Beaucoup de ces personanges ont disparus aujourd’hui, mais j‘avais un cahier complet avec des noms de personnages et des descriptions bien génériques de ce qu’il fallait pour faire un personne, comme son nom, son prénom, son physique et cela s’arrêtait là. A la même époque, j’ai commencé mes recherches sur la magie, sur les plantes, les histoires, les légendes, la divination, le tarot, l’horoscope. En réalité, je ne savais pas trop où j’allais, mais j’ai essayé de m’intéresser à tout. Ce fut une erreur. En un an, j’avais compilé assez d’informations pour écrire un livre sur la magie, j’avais également des personnages à ne savoir qu’en faire, des morceaux de récit par ci, par là, mais aucune intrigue qui tenait la route. Je savais seulement que je voulais que « la méchante » ne soit pas si néfaste qu’on le pense et aujourd’hui c’est un peu l’intrigue de mon second tome. Je désirais également que le grand méchant de l’histoire ne soit pas tout de suite clairement établit. Ce qui est resté le fil rouge de ma saga, durant fort longtemps. Rien n’était très ordonné, j’avais une demi-douzaine de cahiers gribouillés et lorsque j’ai commencé à écrire, réellement, mon histoire, c’était décousu et plutôt plat. Passé de petites scènes à droites à gauches , même de chapitres, à l’écriture complète et la réécriture de mon roman a été merveilleux, j’ai mis à disposition mes vacances d’été pour cela mais je n’étais pas satisfaite. Entre temps j’avais lu qu’il fallait écrire beaucoup pour apprendre à écrire, alors j’ai décidé de mettre ma saga de côté pour écrire des nouvelles et travailler mon style et mes idées.

 Deux ou trois ans plus tard, je me suis remise à l’écriture de ma saga. J’ai décidé de tout replanifié et de tout réécrire. J’avais lu des conseils d’écrivains que j’avais trouvé sur le net. Alors je me suis mise à faire des fiches de personnages plus détaillées, en ayant en tête des caractéristiques émotionnelles et à construire un passé à mes personnages. J’ai changé les lieux de l’intrigue, parce que clairement, cela ressemblait trop à Harry Potter. Finalement, ce changement de décor (même si l’un des lieux est resté le même) n’a pas été sans une grande idée. Concevoir de nouveaux lieux m’a aidé à forgé une mythologie et une religion. Ce n’est pas comme dans le seigneur des anneaux, mais je suis plutôt contente du résultat, même s’il n’est pas parfait. Pour concevoir ces lieux, j’ai bouquiné beaucoup, je me suis lancée dans des recherches architecturales, j’ai passé des heures à la bibliothèque pour trouver des images qui correspondaient à l’époque où  mes lieux ont été construit. J’ai passé des heures à arpenter des coins de la ville pour trouver des idées de maisons. J’ai potassé des livres de décorations. J’ai pris ce travail très au sérieux en mettant un peu de côté la magie. Ce travail était tout à fait différent de celui que j’avais effectué la première fois. Bref, lorsque je me suis sentie prête j’ai réécrit tout mon roman. Je l’ai laissé reposer, puis je l’ai corrigé. Mais je n’étais toujours pas satisfaite, mon écriture manquait de maturité et de recherches – mais je ne savais pas lesquelles. 

J’ai continué à écrire des histoires, des morceaux de romans, de nouvelles, des choses plus ou moins douteuses (ni nouvelles, ni romans, entre les deux). J’ai compilé des poèmes pas terribles. J’ai même tenté l’aventure « publication », en vain. Toujours parce qu’il manquait ce petit quelque chose. 

Une fois à la fac, j’ai continué d’écrire, j’ai même tenté à deux reprises de reprendre mon premier tome et d’écrire le suivant, de refaire mes recherches. Je me suis aperçue que j’avais perdu tous les cahiers que j’avais depuis l’enfance et qu’il fallait que je reprenne toutes les recherches depuis le début. Bref, j’ai recommencé, non pas de zéro mais en changeant pas mal de choses, notamment des personnages. J’ai tenté d’approfondir leurs histoires en écrivant des biographies plus complètes. J’ai tenté l’utilisation de la méthode Flocon de neige ( voir ici pour des explications) mais ce n’est pas du tout une méthode pour moi. Sauf que rien n’y faisait, il manquait toujours de quelques choses. Une sorte de pépites, d’étincelles, de vie, d’inspiration ou appelez ça comme vous voulez. Je fournissais beaucoup de travail pour cette saga mais rien ne me satisfaisait réellement. Je reprenais toujours tout depuis le début, pour m’assurer que tout était dans l’ordre, que les recherches étaient comme il le fallait. J’écrivais, réécrivais, jetais, recommencé, bref du travail il y en a eu. A l’époque, je pensais que je ne travaillais pas assez, aujourd’hui je sais que je n’étais pas dans la bonne démarche. Mais cela m’a apporté beaucoup, croyez-moi. J’avais la sensation de perdre mon temps. 

Et puis, il y a trois ans, j’ai découvert ce qu’il manquait à mon plan et à mes recherches pour que mon roman gagne en intérêt et en profondeur, mais je vous parlerai de cela mercredi, en détails. En attendant, je vous souhaite une belle journée. 

Ponine 

Ecrire un roman sans faire de recherches

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous montrer qu’il est également possible de commencer à rédiger un roman sans avoir fait de recherches au préalable. Cet article est en totale opposition avec le reste de ma thématique du mois, seulement, j’aime voir tous les côtés d’une même notion. 

Je fais régulièrement des recherches pour mes romans mais il m’est déjà arrivée et plus d’une fois (même si je n’ai achevé de cette manière qu’une seule histoire qui tenait vraiment la route et qui m’a réellement plu) , de me lancer dans des histoires sans avoir jamais fait de fiches personnages, de fiches de lieux, sans avoir réfléchi à l’intrigue, sans avoir non plus pris le temps de faire des recherches spécifiques. Oui, c’est un peu fou de se lancer avec une seule idée et de voir où le vent nous emporte, mais cela a un avantage : pas de prise de tête. Du moins en théorie. 

Pour se lancer dans la rédaction avec ZERO recherches il faut une bonne idée, de la passion et un carnet.

Lorsque l’on se lance dans l’aventure sans savoir qui sont nos personnages, il faut prendre le temps de noter au fur et à mesure toutes les informations que l’on donne d’eux, durant la phase d’écrire. Sinon la phase de correction ressemblera à un champ de bataille et vous risqueriez de laisser passer des détails importants, voir capitaux. Mais en dehors de cela, il n’est pas très grave d’écrire en se laissant porter par son histoire, même sans plan, même sans intrigue, tout simplement parce que vous ferez tout ça en phase de correction. Ceux qui ont déjà corrigé des romans savent combien corriger est chronophage, prise de tête, cruel (parfois), frustant, existant, angoissant, amusant : en conclusion tout et son contraire à la fois, parce que l’on passe par différentes phases. 

Il n’est absolument pas nécessaire de faire des recherches pour les personnages. Je sens que certains ne vont pas du tout être d’accord, mais j’assume. Pourquoi je dis cela ? Tout simplement parce que l‘on peut facilement broder autour d’un personnage type. Même si je n’encourage pas le point de vue stéréotypé, et encore moins le plagiat ! Je dois dire que se lancer en ayant en tête des personnages stéréotypés auxquels on ajoute quelques caractéristiques originales n’est pas une mauvaise idée en soit. Il suffit donc de visualiser un personnage type ( comme un personnage de roman que l’on aime bien) et de transposer son histoire, sans faire de gros changements majeurs dans son comportement et le tour est joué. Attention, cependant à ne pas tomber dans la Fan-Fiction ou dans le plagiat, en changeant les noms ou des caractéristiques par exemple. 

C’est exactement pareil en ce qui concerne l’intrigue principale et le cheminement de l’histoire. On peut très bien utiliser une histoire maintes fois écrite, vue encore et encore et/ou utiliser pour base le VOYAGE DU HEROS ( voir l’article sur le livre de Campbell Le héros aux mille et un visage ) et ces étapes pour écrire son roman ou même encore se servir en plus de cette base d’un tarot divinatoire pour ne pas avoir à « réfléchir » à son intrigue et se laisser porter.

Pourtant est-ce si simple d’écrire un roman ? Je dirais oui. On peut se servir de lieux que l’on connaît pour planter l’histoire dans un paysage famillier, se servir de personne que l’on connaît, d’une intrigue qui nous est également familière et voilà, pas besoin de recherches préalables. Je ne dis pas que de cette manière on peut écrire un roman totalement original ou révolutionnaire. Je ne dis pas non plus que l’on peut concevoir une saga de cette façon, mais on peut essayer. Et puis, qui a dit que toutes les oeuvres avaient besoin d’un plan minutieux ? De temps en temps, il est bon de se lancer dans un projet les yeux fermés, sans prise de tête parce qu’écrire s’apprend et l’on apprend le mieux en pratiquant. Un roman sans aucune recherches est un roman qui peut valoir le coup d’être écrit.

Comment cela se passe au moment des corrections si on n’a aucun plan, aucune recherche sur les personnages, les lieux, les intrigues ? Pour avoir tenté l’expérience, je peux vous assurer que le travail correctif est long. Ce n’était pas pour un roman, mais j’ai déjà eu ce genre de travail à faire et c’était encore plus long que pour un roman écrit avec plan. Je n’avais aucune note de travail, ce qui m’a obligé à vérifié pages par pages que les données sur les personnages étaient corrects. J’ai déjà tendance à changer les noms des personnages secondaires ou des caractéristiques physiques en court de route, je vous laisse imaginer. Ce que j’ai eu à faire également, c’était retravaillé l’intrigue principale pour la rendre plus captivante. Je m’étais contentée d’une surface lisse, d’une intrigue parfaitement linéaire, sans sous-intrigue du coup mon récit était plat. Mes personnages également empatissaient de mon manque de réflexion préalable. Pourtant j’étais fière de mon travail, car j’avais écrit en quelques jours une histoire avec une simple idée et je l’avais terminé plus vite que mes autres histoires. Malgré tout le travail de correction que j’ai dû faire, j’ai trouvé génial d’avoir pu écrire rapidement une histoire. En sommes, il faut avant tout effectué un profond travail de correction du fond, avant même de passer à la forme. Il faut également revoir son histoire à de multiples reprises pour être certain que le fond est de qualité et que l’histoire tient la route. 

Ne pas faire de cherches avant d’écrire peut impliquer d’avoir à faire des recherches en phase d’écrire. Tout au moins de réunir les éléments de l’intrigue pour lui donner plus de sens. On peut également avoir besoin de s’assurer qu’un lieu est bien décrit comme il est (au moins comme on l’a décrit une première fois dans l’oeuvre).

Est-ce que je donnerais le conseil d’écrire toutes ses histoires sans faire de plan ou de recherches au préalable ? Non, je ne le conseille pas, mais après tout dépend de ce que l’on trouve être le mieux pour soi. Je pense qu’il faut tester. Pour ma part, et avec le recul, j’ai eu bien du mal à écrire sans faire aucun plan, ni aucune recherches sur les personnages et tout inventer au fur et à mesure sans savoir où j’allais m’a destabilisé. Alors oui, j’ai écrit rapidement mon récit, mais le temps passé en correction m’a épuisé. Pourtant c’était une chouette expérience parce que j’ai fini d’écrire plus rapidement mon histoire et j’ai avancé sans me soucier du plan ou des voies dans lesquelles mes personnages s’embarquaient.

Et vous ? Avez vous déjà essayé d’écire sans aucun plan ? Avez-vous apprécié ? Ou détestez ? 

 

Combien de temps consacrer aux recherches ?

Depuis le début du mois d’octobre, je vous parle de faire des recherches documentaires pour rédiger votre roman ou vos histoires. Seulement, il se pose toujours une question combien de temps doit-on consacrer aux recherches ?

Faut-il faire les recherches documentaires avant l’écriture, ou pendant ou même encore en phase de correction ? Toutes ses questions peuvent être légitimes et méritent quelques explications. 

Tout d’abord, je dirais que faire des recherches demandent du temps, de l’organisation, qu’il faut privilégier différents supports pour être certains d’avoir toutes les informations dont on a besoin. 

Qu’est ce qu’une information nécessaires ? C’est une information que l’on va trouver utile lorsque l’on va faire des fiches de lieux, de personnages, dresser sa liste d’intrigues, ou vouloir approfondir son thème de roman. Une information utile n’a pas nécessairement vocation à être écrite dans le roman. Je crois que c’est important de le rappeler. 

Pour répondre à la question combien de temps doit-on consacrer aux recherches documentaires? Je dirais tout d’abord qu’il faut y consacrer toute sa vie. Alors, petite nuance, quand je dis consacrer toute sa vie à faire des recherches, à s’intéresser à des sujets, à ouvrir son champ de connaissances, cela ne veut pas dire se consacrer à un seul roman bien au contraire. Se constituer une réserve d’idée, de renseignements permet de garder son esprit toujours en alerte. En revanche, lorsque l’on décide de faire une recherche documentaire pour un roman, en particulier, il faut se fixer un temps donné, avant de ne pas passer trop de temps inutilement dans les recherches.

Pourquoi je dis inutilement ? Tout simplement parce que faire des recherches lorsque l’on décide de les faire bien, cela prend du temps, devient chronophage et on finit par s’y perdre, tant on trouve des idées à partir de l’idée principale. Du coup, il faut décider à l’avance combien de temps on s’autorise à faire des recherches. C’est pourquoi il faut se fixer un calendrier. 

Pour se fixer un calendrier de temps de recherches. Il faut avant tout savoir ce dont on va avoir besoin, en amont. Savoir sur quoi vont devoir porter nos recherches est un excellent moyen d’une part de ne pas se disperser, d’autre part d’aller plus vite. 

Pour ma part, je ne consacre jamais plus de trois mois à la préparation d’un roman, à raison de six séances de trente minutes (deux fois) par jour. Tout simplement parce que je n’aime pas prendre trop de temps pour compiler des pages et des pages de recherches, mais surtout parce que je me lasse vite et qu’avoir trop de documentation me nuit énormement. Je préfère me jeter un peu à corps perdu dans la rédaction, aller chercher les informations que j’ai besoin au moment où j’en ai besoin et revenir une fois le roman achevé. Je consacre mes recherches documentaires essentiellement sur l’architecture, et quelques notions spécifiques. Comme j’écris une histoire basée sur la magie, je fais beaucoup de recherches sur les plantes ou les pierres de lithothérapie. Je fais également quelques recherches sur les symboliques des objets ou sur le tarot. Lorsque je n’écris pas ma saga, j’ai un autre projet qui me tient à coeur et qui se déroule à Londres. Je ne suis pas allée à Londres depuis longtemps, et je ne crois pas que mon prochain séjour sera sufisant pour m’offrir toutes les connaissances dont je vais avoir besoin pour mener à bien ce projet, alors je me sers de blog touristiques, de Google et de quelques guides touristiques. 

Je découpe mes recherches pures ( comme  quelle rue, quel bâtiment, quelle achitecture, comment fonctionne tel métier, ou tel machine) dans le temps. Par exemple pour mon roman Bloomsbury j’ai divisé mes recherches comme cela : le lundi, je fais faire des recherches sur le golf, le mardi sur les rues de londres dans le quartier que je décris, le mercredi sur le métier de nounou, le jeudi je me repose et je fais du yoga, le vendredi je fais des recherches sur le déroulement des castings ou la composition des books, le vendredi je vais faire des recherches sur un style de musique, le samedi sur certains restaurants et bars, le dimanche sur l’architecture des maisons victoriennes « moderne » c’est à dire remise au goût du jour. Ce qui me permets de ne pas passer plus de 15 à 30 min par jour sur les recherches. En revanche pour ce qui est de recherches moins documentaires, donc tout ce qui est fiches de personnages, de lieux, d’intrigues, je me donne trente minutes par jours, six jours par semaine. Le jeudi, je ne fais rien, c’est mon jour de repos. Le fait de diviser mes recherches entre ce que je peux trouver, créer, de moi-même et ce qui nécessite des supports me donnent deux objectifs de travail différent et j’ai donc une vision plus nette de ce que je dois faire. Je garde toujours comme temps de travail trois mois, et je me lance dans la rédaction même si je n’ai pas toutes les informations. 

Pour ce qui est de ma saga, c’est plus compliqué. J’avais compilé des centaines de pages de recherches, des documents encore et encore et des encore, entre l’âge de 12 et 18 ans. Si bien que je n’ai jamais réellement écrit un roman qui me satisfasse à l’époque. J’ai passé 6 ans à écrire des morceaux de romans, des histoires qui faisaient la mythologie de mon histoire, à chercher les meilleurs pierres magiques, des potions, toutes les connaissances que je pouvais trouver sur les plantes, les herbes, les méthodes divinatoires. Même si à l’époque, j’ai écris beaucoup de nouvelles et de poèmes en parallèle de ma saga, je n’étais pas satisfaite car je trouvais qu’il manquait toujours des informations, des détails sur l’architecture de telle ou telle période, sur l’art, sur l’histoire, sur les guerres. Quand je pense aujourd’hui à toutes les heures que j’ai gaspillé en recherches inutiles, qui ne m’ont jamais servi, je suis un peu déçue. J’ai bien plus avancé, en ne consacrant que 3 mois de recherches par roman, même si pour une saga c’est un peu plus compliqué que « ça ». 

De mon avis, il faut mieux revenir plus tard sur un point qui nous pose problème : comme  » à quoi ressemble la gare X » ou « comment on fait telle expérience » plutôt que de rechercher à tout savoir avant même d’avoir en tête exactement ce que l’on va avoir besoin. Pour mon roman qui se base à Londres, je pourrais passer des heures à faire des recherches sur chaque rues, chaque maisons, monuments ou maisons, mais j’ai choisi de me lancer dans l’écriture sans tout savoir, pour compléter après mes manques. Bien entendu, je souhaiterai aller sur place pour m’impregner des lieux, des monuments, du cadre, des passants, mais je n’ai pas les moyens de le faire et je crois que c’est aussi bien ainsi. 

Pour faire des recherches durant la phase d’écrire, ce que je fais c’est que je notes sur une page de mon carnet toutes les informations qui me manquent ou que je voudrais verifier. Si je peux faire ma recherche en 30 secondes durant la phase d’écrire (comme quand on ne se rappele plus si dans tel bâtiment on a mit la porte à droite ou à gauche et qu’il suffit de remonter de deux pages pour vérifier) je fais ma recherche. Si j’ai besoin de plus de trente secondes mais de moins d’une minute, je fais ma recherche à la fin de mes dix minutes d’écriture. Si le temps est plus long, je prends note sur mon carnet et j’y reviens en phase de correction. 

Je suis convaincue qu’il faut donc consacrer le moins de temps possible aux recherches, pour avoir des recherches de qualités qui cibles les besoins du roman. 

Voilà, pour aujourd’hui. Combien de temps consacrez-vous pour les recherches documentaires ? Etes-vous d’accord avec l’idée qu’il faut ne pas trop consacrer de temps aux recherches ou au contraire estimez-vous qu’il faut mieux prendre un temps – même excessivement long – pour avoir toutes les informations en mains pour commencer à écrire ? On se retrouve mercredi pour un nouvel article. 

 

Ponine

Recherches sur un point spécifique

Aujourd’hui abordons la question des recherches spécifiques et pourquoi elles sont importantes. 

On écrit sur ce que l’on connaît. Tout le monde le sait, on peut mieux décrire un monde que l’on connaît bien plutôt qu’un sujet qui  nous est parfaitement étrangé. Seulement cela n’empêche pas que l’on ait envie d’écrire un roman qui va aborder un thème qui nous est un peu inconnu. C’est vrai, comment décrire un univers médicale si l’on est banquier ou l’inverse ? Tout simplement en faisant des recherches. 

Dans le cas où vous écriveriez sur un domaine particulier, comme un métier, resseignez vous auprès de votre entourage. Même si vous n’avez pas nécessairement un médecin dans vos amis, vous pouvez vous tourner vers des infirmiers. Votre héroïne de roman est une professeure des écoles, seulement voilà pour vous  l’école ça remonte à loin et vous en avez une vision biaisée parce que vous n’avez enseigné ? Allez donc discuter avec des professeurs des écoles pour avoir leur vision du métier. Votre héros est atteint d’une maladie quelconque, allait faire un tour sur les forums pour receuillir des éléments que vous pourrez intréger à votre roman. 

Pourquoi est-ce important de faire des recherches sur les points spécifiques comme les métiers, les maladies, les architectures ou les Histoires ? Tout simplement pour avoir plus de réalisme et éviter les clichés. Vous voulez un exemple ? Avant d’enseigner, je pensais que les profs des écoles étaient de gros fainéants qui n’avaient pas grand chose à faire de leur journée, qui passaient leur temps à se plaindre des élèves, des parents, du système, du ministère, de la hierarchie et qui en plus éxgéraient leur besoin « d’obéissance ». Haha, j’étais naïve. Lorsque j’ai enseigné, je faisais des semaines de 75 heures, je me levais à 5 h du matin, je me couchais à 22 h, 7 jours sur 7, j’étais en état de stress permament. J’ai eu des classes qui m’ont broyé mentalement, sans parler des parents pour qui leurs progénitures devraient être auréolés parce que non les saints ne peuvent pas taper les copains et que si on les a vu c’est tout simplement parce qu’on a des hallucinations. Je ne parle même pas parents qui trouvent inadmissible de faire faire en punition à leurs enfants une recherche de 5 synomynes ou expression sur le verbe « parler » (vous vous rendez compte comment c’est compliqué pour un élève de CM2 ). Outre la dépression que j’ai pu traîné après cette expérience lamentable, j’ai compris que les clichés nous les avons tous. Il y a toujours un boulot/ Métier/ profession que l’on voit d’un regard critique et un peu cliché, sauf que lorsque l’on écrit on ne peut pas se contenter d’idées reçues. Il faut être authentique. 

Etre écrivain c’est un peu comme être journaliste. Il faut investiguer, mener son enquête et trouver une vérité plus proche de la réalité. D’une part pour rendre justice aux gens, d’autre part pour éviter les stéréotypes agaçants et ensuite pour se donner des idées, tout simplement. 

Est-ce que pour autant il faut passer des mois sur ces recherches spécifiques ? 

Tout dépend de la dose de réalisme dont vous allez avoir besoin. S’il s’agit de faire du bénévolat vous pourriez directement en faire vous-même et voir de quoi il est question. Si vous écrivez sur une maladie, parler aux patients. Les forums sont formidables pour cela, non seulement parce que l’on en trouve sur tous les sujets, que l’on voit les pires cas et les plus chanceux. Vous pourrez également contacter directement des malades, ou non, ce qui permet d’éviter de trop parler de son roman surtout si vous avez peur de ne pas le terminer un jour. Vous pouvez également lire des biographies, ce qui permet d’avoir un avis moins général et plus particulier sur une question. 

Pourquoi est-ce si important de parler aux gens qui sont concernés par votre recherche plutôt que de fouiller dans les livres ? 

Je trouve que lorsque l’on traite d’un sujet comme une profession ou une maladie, il est plus intéressant d’avoir l’avis des personnes qui vivents ces événements. On peut en receuillir des anedoctes amusantes que l’on peut toujours transformer et ajouter dans son histoire. Ensuite parce que l’on peut avoir bonne conscience de ne pas se contenter de clichés mais de trouver une vérité, qui si elle n’est pas universelle est réelle. 

Est-ce tellement désagréable de lire un roman dans lequel l’auteur n’a pas vraiment prit le temps de se renseigner avant ?

Pour ma part, je dirais oui. Ce n’est que mon point de vue, mais je ressens dès les premières lignes si l’auteur s’est servi uniquement de ses clichés ou s’il a pris le temps de questionner son sujet avant. C’est d’autant plus flagrant pour tout ce qui concerne le domaine médicale. Il suffit de regarder sur Youtube les réactions de vrais médecins au sujet des séries médicales pour comprendre que les clichés sont un réel problème et ce qui passe bien à l’écran ne passe pas dans un roman. Pourquoi ? Parce qu’à l’écran il y a un budget à respecter, un nombre limité d’acteur, de locaux, et aussi parce qu’à l’écran on se concentre sur les personnages. Oui, dans un roman on se concentre aussi sur les personnages, mais les descriptions servent à définir le cadre, un cadre mal défini est dérangeant et vous n’aurez pas l’excuse des coupes budgétaires pour justifier votre manque de renseignements. Mettez-vous dans la peau d’un journaliste et faites vos recherches, n’oubliez pas qu’un bon journaliste n’a jamais qu’une seule source et qu’il les vérifie. 

C’est un peu la même chose si vous écrivez sur un personnage atteint d’une maladie qu’elle soit mentale ou physique. Si votre héros est en fauteuil roulant et que vous n’avez jamais été confronté à un handicap, il est plus correct de vous tourner vers des personnes devant se déplacer en fauteuil roulant pour comprendre ce qu’ils vivent au quotidien et comment ils gérent l’environnement qui les entoure. C’est exactement pareil pour les maladies mentales. Etre au plus proche de la réalité vous aidera à mieux écrire, à être plus juste et moins flou pour vos lecteurs. 

On se retrouve bientôt pour une autre grande question sur les recherches documentaires. 

Faire des recherches sur le vocabulaire

Continuons sur les recherches documentaires. Depuis, le début du mois, je vous parle des recherches que l’on peut faire lorsque l’on veut écrire un roman. Aujourd’hui, je voudrais aborder une question qui n’est apparue récemment : le vocabulaire.

Cette idée m’est venue récemment lorsque  : J’écrivais une scène qui se déroule dans un  château du Moyen-Âge et là, je me suis retrouvée bloquée. Bien entendu, je sais à peu près ce qu’est un pont-levis, un donjon, des meurtrières mais entre ce que l’on croit savoir et la réalité parfois il y a un fossé qu’il faut combler. Alors, je me suis retrouvée en pleine inspiration avec un gros blanc à me dire « qu’est ce que c’est ce lieu que je veux décrire ? » ; « est-ce qu’il y a vraiment une sale comme ça dans un château ? » ; « est-ce qu’une meurtrière ça ressemble vraiment à ce que je décris ? » Alors, oui, vous allez me dire que j’aurais clairement pu palier à ces questions en faisant des recherches sur les lieux. Eh bien, oui vous auriez raison ! Sauf qu’à la base, ce château que je voulais décrire, n’était pas daté du Moyen-Âge, mais était plutôt contemporain à Louis XIV, rien à voir donc et mes recherches se retrouvaient obsolètes. 

Cette petite aventure sur le château m’a rappelé d’autres aventures de ce genre, où il n’était pas question de lieux mais de maladies mentales ou encore de synonymes ou de définition. Car oui, des fois, on croit savoir et on ne sait pas. Ce n’est pas mal, c’est même plutôt sain, sauf que lorsque l’on écrit il est bon de faire un effort de recherche pour être le plus précis possible. Si vous décrivez une couleur et que ce n’est pas tout à fait la bonne, cela risque de porter à confusion, si vous employez un mot pour un autre, là encore votre lecteur peut s’en agacer. Alors que faire ?

Des recherches de vocabulaire, tout simplement.

Si vous savez que vous allez devoir traiter d’un thème un peu obscur arrangez vous pour obtenir tout le vocabulaire dont vous aurez besoin. Je pense notamment au domaine médical. Cela peut être également valable pour des domaines pour la navigation, l’architecture, la religion, la psychiatrie, la loi. Mais nous verrons comment se pencher sur les domaines spécifiques dans un prochain article. Ce que je veux vous dire aujourd’hui, c’est qu’il faut avant tout définir le vocabulaire dont vous allez avoir besoin.

Ce qui m’amène à parler des fiches de vocabulaire.

Qu’est ce qu’une fiche de vocabulaire ? Je sens que certains vont tout de suite penser aux fiches barbantes que l’on faisait à l’école pour apprendre des langues étrangères et ils auront raison ! Sauf que ces listes ne seront plus barbantes parce que maintenant, elles vous seront utiles !

Quelles sortes de listes peut-on faire ?

Les émotions avec tout un tas de synomynes pour exprimer les différentes émotions que vos personnages peuvent ressentir.

-Une liste de descriptions physiques, afin de se facilter l’insertition de descriptions physiques de ses personnages lors de la rédaction, plus besoin de chercher comment décrire telle ou telle forme de menton ou d’yeux, il suffira juste d’ouvrir votre fichier.

-Une liste de couleurs avec un maximum de couleurs différentes. Faites tout un panel de nuances pour chacune des couleurs, un peu comme lorsque vous voulez refaire la peinture de vos murs.

-Une liste de verbes de paroles ou d’expressions pour retranscrire la parole. Même si je sais que l’on a tendance à ne prêter attention aux verbes de paroles qu’une fois en phase de correction, il est toujours sympathique durant cette phase ou même durant la rédaction d’avoir une liste déjà établie.

Bien entendu, il ne s’agit là que de quelques idées, vous pouvez avoir autant de liste que vous le souhaitez, selon vos propres besoins et vos usages.

Comment constituer ces listes ?

Tout d’abord en lisant beaucoup. Je ne peux que vous conseillez d‘avoir dans votre poches, près de vous, un carnet et un stylo pour écrire tous les mots que vous ne connaissez pas lorsque vous lisez (et pas forcèment qu’un roman mais toute lecture). Vous pouvez également noter tous les mots dont vous n’êtes pas certains d’avoir la vraie définition, ou tous les mots que vous trouvez sympathiques ou que vous souhaiteriez utiliser dans vos récits. Une fois votre lecture achevée vous n’aurez qu’à jeter un oeil dans le dictionnaire et retranscrire la définition, ou quelques mots qui s’y rapportent, ou un mot que vous connaissez qui se rapproche de la définition.

Ensuite, vous pouvez simplement vous posez quelques minutes par semaine pour faire des recherches dans chacune de ses listes. Vous pouvez vous servir d’internet, de dictionnaire, de listes déjà établies, certains blogs ou forums ont même déjà des listes qu’ils proposent aux lecteurs, c’est une bonne base de départ. Constituer une base de mots demande du temps, et c’est un peu fastidieux, donc se consacrer que quelques minutes chaque semaine est une bonne idée pour ne pas se lasser et garder un rythme de recherches intéressant. 

Si vous avez la chance d’avoir un vieux dictionnaire sous la main, c’est encore mieux. Il y a de très nombreux mots que le dictionnaire actuel ne comporte plus. J’ai moi-même la chance d’avoir un dictionnaire datant du début du XXeme siècle et c’est absolument formidable pour flaner à la recherche de mots désuets et complèter son éducation littéraire. Il est toujours amusant de feuilleter un vieux dictionnaire et de piocher au fil de l’eau quelques mots. 

Apparté 

Certains jaugent un auteur aux nombres de mots qu’il connait et qu’il emploie, mais je ne suis pas d’accord. Zvoir un vocabulaire riche, précis, détailé et spécifique si cela sert l’histoire, permet de nourir les descriptions, de rendre les personnages plus vivants, est execellent. En revanche s’il s’agit d’épater la galerie en usant de mots inusités, complexes et (c’est mon avis) insupportables à lire parce que le lecteur se sentira « stupide » alors vous faites fausse route. Attention, je ne dis pas que l’on ne peut pas utiliser des mots désuets ou spécifiques, ou rares, mais il faut le faire avec intelligence.

Je suis consciente qu’il existe un véritable débat entre : la littérature de gare (simplicite au possible – très rentable financièrement parce que touchant un large publique ) et LA LITTERATURE (la Grande Littérature, la Belle, la Prestigieuse). Les uns vont reprocher aux autres d’être trop complexe, d’avoir des mots farfelus que personne ne comprend, qu’elle s’adresse à un public particulier ; les autres vont reprocher aux premiers de ne faire que de la littérature facile, sans fond, ni forme, préférant à la beauté l’argent.  Je ne dénigre ni l’une, ni l’autre.  Tout le monde a son point de vue et je le respecte. Ce que je ne respecte pas ce sont les clichés. Pour moi, toutes les formes d’écriture sont possibles, mais la complexité ou la simplicité du registre de langue ne fait pas l’histoire. 

On a le droit de choisir d’utiliser un vocabulaire simple ou un complexe mais il faut le faire avec « naturel ». C’est-à-dire que si vous ne maîtrisez pas le langage soutenu, que vous ignorez ce que rambleur signifie n’allait pas l’utiliser pour faire « bien ». Lorsque l’on écrit le choix du vocabulaire ne dépend pas QUE du vocabulaire que vous connaissez, mais aussi de celui qui est bon dans l’histoire et du personnage. Tout est une question de nuances et savoir-écrire, de ressenti. En tout cas, m’employez jamais un vocabulaire soutenu juste pour faire joli, parce que cela se ressent. A force de lire, d’écrire, on apprend à utiliser les mots, à employer des expressions que l’on ne maîtrisait pas lorsque l’on a commencé à écrire, mais cela vient avec le temps et l’expérience.

Quoi qu’il en soit vous pouvez apprendre, vous améliorez et petit à petit utiliser des mots qui ne vous sont pas encore familiers, parce qu’écrire un voyage au long court.

 

Voilà qui clôture mon article du jour sur les recherches axées sur le vocabulaire. On se retrouve samedi pour un nouvel article sur les recherches en écriture. 

Recherches sur les lieux

Coucou tout le monde, 

Aujourd’hui continons sur notre thèmatique du mois : les recherches. Je voudrais vous parler des recherches sur les lieux. 

Lorsque l’on écrit un roman, on se focalise souvent sur certains aspects de recherches ou réfléxions comme les personnages ou les intrigues, si bien qu’on en oublie les lieux. A moins que vous n’écriviez un roman qui se passe dans une ville précise, dans des lieux très précis, vous ne passerez pas nécessairement beaucoup de temps à concevoir vos lieux. Cela se comprends, écrire est un travail tellement long et les recherches c’est un peu prise de tête que l’on a tout de suite envie de plonger dans son histoire, d’écrire et de voir plus tard pour les détails. C’est une pratique que j’ai également, sauf que parfois, prendre un peu de temps pour penser aux lieux fait gagner beaucoup de temps et donne en profondeur. 

Alors quelles recherches faut-il faire pour les lieux ? 

Tout d’abord, quelques considérations sur ce qui peut-être fait :

Quel type de lieux peut-on écrire :

Un lieu qui pourrait exister dans une ville réelle

-Un lieu qui pourrait exister dans une ville qui n’existe pas 

-Un lieu qui ne peut pas exister parce que vous écrivez une histoire totalement fictive

-Un lieu qui existe dans une ville réelle

-Un lieu qui existe dans une ville qui n’existe pas

Selon que vous placez votre intrigue dans une ville qui existe ou non, il y a aura des types de recherches différentes à faire. Si vous devez créer un monde imaginaire, le travail sera plus long et plus complexe que si vous écrivez dans une ville qui existe. Ensuite, tout dépend de l’époque dans laquelle vous situez votre récit. Si vous décidez d’écrire une histoire qui se passe dans le Paris de 2018, il y aura des recherches différentes que si vous écrivez dans le Paris de 1900 ou le Paris d’une époque antérieure.

Ce qui me vient à parler de la question du récit historique : Doit-on écrire un récit purement histoire avec tous les aspects de l’HISTOIRE (la Grande Histoire) ? Sachez qu’il y aura toujours des historiens pour pointer vos erreurs anachroniques. Si vous donnez votre roman à lire à un historien spécialisé dans une époque et sur un lieu précis, il trouvera forcèment des erreurs : un bâtiment qui n’existait pas encore ou qui avait été détruit, une coiffure qui n’avait pas encore été à la mode, un style vestimentaire ou architectural qui n’est pas à sa place. Bref, les spécialistes raleront toujours ! C’est normal. Est-ce que cela veut dire pour autant qu’il ne faut pas faire d’effort pour être aussi précis que possible ? Certainement pas ! Seulement, n’oubliez pas vous écrivez de la fiction, même s’il s’agit de fiction historique, donc vous pouvez laisser passer quelques erreurs minimes. En revanche, pas question dans une fiction historique de placer la Tour Eiffel en 1820, il faut être un peu cohérent. Mais c’est également valable pour une histoire qui se passerait à l’heure actuelle. Si vous avez besoin pour votre intrigue de mettre La Boutique Machin Truc au coin de la Rue X et de la Rue Y alors que dans la vraie vie, elle se trouve au centre de la Rue Y, pas de soucis. Après tout, vous écrivez de la fiction pas un guide touristique (conseil qui ne fonctionne pas, si vous écrivez un guide touristique) il n’est donc pas absolument nécessaire d’être précis au centimètre près.

Mais alors comment fait-on des recherches sur un lieu – surtout si on ne connaît pas ce lieu ? 

Tout d’abord, voyez si vous pouvez vous y rendre. Si vous habitez à la campagne et que vous souhaitez écrire sur la ville qui est à 10 kilomètres de chez vous, il serait sage de prévoir quelques sorties sur place, pour prendre des photos, des notes, ou même faire un tour à l’Office du Tourisme local pour vous renseignez. Si vous écrivez sur une ville qui est à des centaines de kilomètres, il peut être sympa de faire un petit voyage, même si vous n’aurez pas le temps de tout visiter. Au moins, vous pourrez vous rendre compte de l’atmosphère ambiante. Si le lieu est loin et que vous n’avez pas les moyens de vous y rendre, et bien Google est votre ami. (Conseil valable aussi si l’endroit est plus près mais que vos moyens financiers, temporels, matériels, physiques ne vous permettent pas de vous y rendre.) 

Parlons de Google ! Il offre un avantage considérable parce que sans sortir de chez soi on peut se rendre à l’autre bout du monde en quelques clics. C’est magique, vous pouvez utiliser Google Street pour visualiser les lieux, vous faire une idée de la configuration de l’espace, et du temps. Pourquoi j’ajoute du temps ? Imaginons que votre action se déroule à Paris -oui j’aime bien Paris- votre héros doit se rendre de la place de l’Etoile à la place des Voges, combien de temps va-t-il mettre ? Si vous n’avez jamais fait ce trajet : à pieds, en voiture, en métro, en taxi … vous risquez de mal évaluer les distances et vos lecteurs risqueraient de ne pas vous le pardonnez. 

Les livres, les guides de voyages, les livres de photographies, sont très utiles également, notamment pour vous rendre compte de l’atmosphère de certains lieux. Si on vous dit dans votre guide du Routard qu’un lieu est branché, c’est qu’il y aura certainement une ambiance différence qu’un lieu dit cosy. 

Les blogs des aventuriers ou autres voyageurs, ces blogs offrent la chance de découvrir un aspect d’un lieu par le vécu d’autrui. Alors certes ce n’est pas votre vécu, mais cela vous aidera à vous faire une idée et à diversifier vos points de vue. Admettons que vous soyez vous-même aller dans un café, que vous ayez adoré parce qu’il s’est passé quelque chose de génial (comme une demande en mariage, ou une réunion de vieux amis, ou juste parce que vous êtiez heureux) votre vision du lieu sera différente de quelqu’un qui y a passé un mauvais moment. Donc connaître les avis d’autres « utilisateurs », « clients », « voyageurs » sera utile pour votre récit. Non seulement vous verrez le lieu avec un autre point de vue, mais ce point de vue sera certainement utile si votre personnage est différent de vous.  

Si vous créez un monde : 

Si vous devez créer un monde servez-vous de ce qui existe déjà. Il y a peu de chance pour que dans votre monde il n’y ait pas de maisons, d’hotel de ville, de châteaus, de rues, de forêts, etc. Sinon vous pouvez lire mon article sur la création de monde imaginaire. Je reparlerai de la manière de concevoir un monde imaginaire dans un futur plus ou moins proche, mais en attend, je vous invite à jeter un coup d’oeil aux articles de Celia May sur la création d’un univers fantastique. Elle donne d’excellents conseils et j’adore son travail. 

 

Qu’est-ce qui est important lorsque l’on fait des recherches sur un lieu ? 

-La géographie du lieu : savoir où il se situe dans quel partie du monde, dans quel pays, dans quelle région. Situer votre lieu est capital, notamment au niveau du climat et des aspects sociaux et économiques. On ne vit pas pareil au milieu du désert qu’en jungle urbaine. 

-Le temps : ici, je parle d’histoire. Quand se situe votre roman imposera des conditions différentes et des recherches particulières. 

-L’atmosphère : je crois que c’est même l’essentiel. L’atmosphère d’un lieu en dit plus que de longues décriptions, n’en déplaisent aux naturalistes mais décrire une atmosphère rend parfois plus justice à un lieu que de décrire en détails chaque aspect, chaque pierre, chaque objet qui s’y trouve. L’atmosphère est un mélange entre les 5 sens. Lorsque vous faites de recherches sur un lieu essayer de le voir à travers le spectre de chacun des sens, même si vous n’utilisez pas toutes les données que vous aurait receuilli dans votre récit, vous aurez au moins connaissance de ses aspects. Voilà ce que je pouvais vous dire des recherches sur les lieux.

 

J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour me faire part de vos propres recherches, de ce que vous trouvez important ou non lorsque vous êtes dans cette phase de recherche. Dans tous les cas, on se retrouve mercredi pour un nouvel article basé sur les recherches.

Bonne journée,

Ponine 

Recherches sur les personnages

Je crois que s’il y a bien une étape à ne pas mettre de côté lorsque l’on fait des recherches c’est la partie qui concerne les personnages. Je ne vais pas développer ici toutes les recherches que l’on peut faire sur les personnages, parce que ce sera les prochains thèmes du mois. 

Ce que je voulais vous dire en revanche c’est pourquoi il est important de prendre le temps non seulement de penser vos personnages mais également de faire des recherches sur eux. Les recherches que l’on peut effectuer sur les personnages sont de plusieurs ordres. 

Tout d’abord, on peut seulement « pense », « réfléchir », de manière générale, aux personnages. Prendre le temps de prendre des notes sur les idées que l’on a sur le personnage comme son nom, son âge, son physique. C’est déjà un bon début. Je pense que les personnages font l’histoire, même une idée de roman qui peut sembler simpliste ou déjà écrite maintes et maintes fois, paraît totalement originale portée par des personnages « forts ». Un personnage fort c’est plus qu’un personnage avec de gros muscles (comme le Gaston de la belle et la bête), ou un personnage avec un tempéramment puissant (comme Scarlett O’hara), c’est un personnage qui est ce qu’il est pour de bonnes raisons. Les raisons que vous allez choisir ! 

Une fois que l’on sait plus ou moins qui est  notre personnage : homme / Femme / autre ; jeune / vieux / entre les deux ; héros / adjuvant / ennemi …  on peut se pencher sur le côté magique. 

Le côté magique 

Pour moi le côté magique d’un personnage est tout ce qui peut paraître ésotérique : l’astrologie, la numérologie, la signification du prénom ou encore le tarot (même si je garde le tarot à part).

Donc admettons que vous ayez déjà choisis le prénom et la date de naissance du personnage, vous pouvez vous servir de l’astrologie, numérologie et de la signification de son prénom pour affiner sa personnalité. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une science exacte, mais je pense que pour les personnages c’est un excellent moyen de diversifier le personnage, de lui donner de la texture. Savoir que tel signe du zoodiaque présente telles ou telles caractéristiques vous donnera une idée du comportement que peut adopter votre personnage, surtout si vous ne savez pas trop quelles qualités lui donner. Surtout qu’aujourd’hui sur internet on trouve de nombreux articles sur la personnalité : amoureuse, affective, au travail, face à telle ou telle situation,… des signes du zoodiaque.

Le prénom est également une source de travail qui peut être intéressant. Avoir un dictionnaire des prénoms est très utile, surtout si c’est un ancien modèle. Je trouve plus intéressant les anciens guides des prénoms que les récents, mais tout dépend de l’usage que vous en avez. Dans un dictionnaire des prénoms vous allez possiblement trouver des petits noms ou des diminutifs auxquels vous n’auriez pas pensé. 

Vous pouvez également vous servir du tarot de Marseille pour concevoir vos personnages, mais nous verrons cela lors d’une prochaine thématique. 

Les recherches visuelles : 

Pour être certains d’avoir des personnages différents les uns des autres, vous pouvez utiliser des cherches visuelles, que l’on nomme également des castings. C’est à dire vous servir d’internet, d’album photo, de montage, pour trouver des physiques de personnages différents les uns des autres. 

Se servir du développement personnel pour concevoir des personnages : 

Le développement personnel est parfois utile pour comprendre des personnalités très différentes de la notre. Un auteur peut trouver utile de connaître les différents types de personnalités et leurs fonctionnements. Pour cela je recommande surtout d’étudier les types ennéagrammes.

Lorsque vous faites vos recherches sur les personnages de vos histoires, essayer d’avoir des personnages différents mais complémentaires, pour autant ne vous forcez pas à avoir des personnages qui doivent rentrer dans chaque cases : comme tel nombre d’acolytes, telle personnalité pour le méchant, un gentil trop gentil. Bref, essayer d’écouter votre voix intérieure, notamment au début, ensuite vous pourrez peaufiner vos recherches. N’oubliez pas qu’un personnage complexe est un personnage qui a une histoire, des failles, des faiblesses. Il est parfois capitale de faire un tour dans des livres de pyschologie pour comprendre certaines peurs et comment elles se manifestent. Si votre héros est un pervers narcissique, et que vous n’en êtes pas un vous-même vous devrez nécessairement lire un certain nombre d’ouvrage sur la question, afin de vous imprégnez de ces aspects de la personnalité de votre futur personnage. Gardez en tête qu’un méchan n’est pas un méchant pour le plaisir d’être méchant, il l’est par rapport à une logique. Même un psychopathe n’est pas un psychopathe sans raison. Comme dit le proverbe : pour un fou ce sont les autres qui le sont, alors tâchez de ne pas vous arrêter aux stéréotypes du genre. Bien entendu, s’arrêter aux stéréotypes peut être une option pour certains auteurs qui ont des projets particuliers, mais quand on débute dans l’écriture, il est plus sage de prendre le temps de parfaire la personnalité et l’histoire de nos personnages. C’est à cela que sert la phase de recherche.

Voilà pour aujourd’hui, nous nous retrouvons bientôt pour la suite de notre thèmatique sur les recherches. N’oubliez pas que vous pouvez laisser des commentaires en bas de l’article afin de partager votre opinion sur la question. 

Ponine

Le thème du mois : la recherche documentaire

Bonjour à tous, 

Ce mois-ci nous allons évoquer un thème qui demande beaucoup de travail, ou non : les recherches documentaires. Ces recherches peuvent prendre bien des aspects. Selon les auteurs, les recherches sont nécessaires, utiles ou une totale perte de temps. Certains vont, en effet, se lancer dans l’aventure sans prendre le temps de faire des recherches, préférant travailler au feeling. D’autres encore font passer des heures, des jours, des semaines, des mois ou même des années à réfléchir à leur roman, à compiler des centaines de pages de recherches pour avoir une documentation digne des archives nationnales. 

Que faire ? Quelle est la bonne solution ? 

Comme toujours, tout dépend de sa propre nature et de ses envies. Alors à quoi va servir ce mois sur les recherches. Tout simplement à vous donner une idée du type de recherches que l’on peut effectuer et quelques idées sur la manière dont on peut effectuer ces recherches. 

Bien entendu, je défends l’utilité des recherches documentaires, mais pas l’archenement. C’est pourquoi j’ai envie de vous parler de différents types de recherches que l’on peut effectuer lorsque l’on écrit un roman, plutôt avant d’écrire un roman. 

Ce thème des recherches me tient à coeur, car j’écris une saga. Et s’il y a bien une obligation lorsque l’on écrit une saga c’est bien celle de consigner ses recherches, ses réflexions et ses idées. 

A travers ce mois d’Octobre, vous allez vous rendre compte que ce que je nomme recherches documentaires n’est pas nécessairement ce que les autres appelent ainsi, mais je prends le risque de faire les choix que je fais : vous êtes bien entendu invité à faire vos propres choix. Défénissez vos porpres besoins et ce qui est utile pour vous et vos récits. Cependant, je vais faire de mon mieux pour vous montrer autant que possible ce qu’il est possible de faire ou ce qui est mieux de faire. Vous verrez également que l’on peut faire des recherches sur plusieurs thèmatiques possibles et que l’on peut utiliser différent supports. Nous verrons également à quoi servent les recherches et si elles sont absolument nécessaires, dans tous les cas. 

J’espère que le sujet de ce mois vous sera utile et qu’il vous intéressera autant que le théme du mois de septembre sur la créativité. 

Je vous souhaite un bon début de semaine, 

Ponine

un espace de travail créatif

Aujourd’hui, j’ai envie d’évoquer avec vous la question d’un espace de travail créatif. Tout du moins qui permet de favoriser la créativité, la concentration et la productivité. Il s’agira du dernier article sur la créativité, tout simplement parce que le mois de septembre touche à sa fin.

Un espace de travail créatif qu’est-ce que c’est ?

Essentiellement ce qui vous fait plaisir. Eh bien oui, c’est simple à dire mais aussi nécessaire de l’avoir en tête. On est plus créatif dans un espace qui nous convient que dans un espace dans lequel on se sent mal. C’est logique, bien entendu, mais parfois il faut savoir revenir aux bases.

Pour choisir votre espace de travail vous devez prendre du temps pour vous poser et pour réfléchir.

Tout d’abord demandez-vous ou vous allez travailler ? Est-ce que vous allez écrire ou faire vos ateliers et exercices de créativités dans un lieu public ou un espace privé ?

Il est bien évident que si vous écrivez dans le train ou dans un café ou une bibliothèque vous n’allez certainement pas pouvoir faire grand chose quant au décor, au cadre de travail ou au mobilier que vous devrez « subir ». Si vous travaillez dans un café ou une bibliothèque vous pourrez changer de lieux (si d’autres lieux de ce genre sont ouverts dans le coin où vous vous trouvez), pourtant vous ne pourrez pas imposer vos choix en matière de décorations.

Si vous écrivez chez vous, vous aurez certainement la possiblité de faire certains agencements pour être au mieux. Quand je dis certains agencements cela ne signifie pas nécessairement faire des travaux, dépenser beaucoup d’argent pour décorer votre espace à vous.

Si vous ne pouvez avoir un espace à vous qui soit indépendant. Si vous devez, par exemple, travaillez dans votre cuisine, votre salon, votre chambre, vous pourrez avoir besoin de ranger votre lieu de travail dés que votre session est achevée. D’ailleurs vous devriez ranger votre travail chaque fois que vous l’avez achevé cela permet de ne rien perdre et d’avoir tout à la même place sans avoir besoin de chercher. Si vous avez un espace indépendant demandez-vous comment vous désirer le décorer.

Prenons un exemple : imaginons que vous avez un espace de travail à vous, que la mode cette année est au bleu sur les murs et aux meubles blanc. C’est bien joli mais vous le bleu et le blanc cela vous donne la migraine, est-ce que vous devez céder à la mode ? Non. Pourquoi ? Parce que ce que vous devez avoir est un espace qui vous convienne. Ce n’est pas parce que la mode est aux meubles Ikéa ou Maison du Monde que vous ne pouvez pas avoir un bureau en chêne massif avec un vaiselier ancien pour ranger vos documents si cela vous fait plaisir et si vous en avez les moyens. Si des murs rouges vous inspirent davantages que des murs blancs rien ne vous empêche de peindre vos murs en rouge si vous êtes dans un espace qui vous appartient.

Pour ma part, je travaille très mal dans le blanc. Il n’y a rien de pire pour moi que de vivre dans un espace blanc, je me sens mal à l’aise, étouffée et anxieuse, je dors mal et sincèrement j’en fais une dépression (oui anxiosité, mauvaises nuits néccessairement à un moment cela joue sur les humeurs). Je me sens bien plus à mon aise dans des lieux colorés et chaleureux. Quand je dis colorés cela ne veut pas dire avoir des pièces vert, bleu, orange « pétant », mais des couleurs douces comme le rose pale, le taupe, le marron. Mon espace de travail est jaune/ orangé et marron (très bois), parce que c’est également ma chambre. Je m’y sens bien et cela qu’importe si les gens trouvent que ce n’est pas « moderne », que cela fait « vieillot » ou trop « chargé ». Le jour où je pourrais avoir un « vrai » bureau séparé de ma chambre ou de mon lieu de vie, la décoration sera différente, bien entendu, mais en attendant je préfère être dans un lieu dans lequel je me sens bien, plutôt que dans un lieu dans lequel les autres se sentent biens.

Si vous n’avez pas les moyens de faire des travaux, de changer toute la décoration ou de refaire les murs, de racheter du mobilier, il est facile de se créer une atmosphère de travail agréable avec trois fois rien. J’aime beaucoup les magasins comme Gifi ou Action ou encore Babou. Ce n’est pas cher et on y trouve quelques idées originales. Vous ne pouvez pas changer vos tapisseries ? Pas de souci, vous pouvez acheter un tableau de liège et punaiser quelques images inspiratantes. Vous écrivez dans votre salon mais vraiment les coussins ne vous inspirent pas ? Pas de problème, acheter quelques coussins spécialement pour « écrire ». Vous pouvez vous offrir un gros pouf si vous aimez travailler assis par terre. Vous pouvez investir dans un nouveau plaid. Peut-être que vous aurez envie d’avoir une lampe spéciale pour écrire ou alors d’avoir un magnifique dessous de main.

Récemment j’ai changé de fauteuil de bureau, j’ai des cheveux longs et mes roulettes étaient pleines de cheveux que je ne pouvais plus enlevés (bon j’aurais aimé savoir que l’on pouvait acheter des roulettes neuves mais je ne l’ai su qu’après grr). Le cuir de mon vieux fauteuil était déchiré par endroit et puis j’avais aussi envie de changer après 12 ans de bons et loyaux services. Je me suis donc fait offrir pour mon anniversaire un fauteuil en mesh dernier cri. Mais attention, cela a été une épopée pour trouver THE fauteuil de bureau. J’ai une particularité : j’écris mieux assise en tailleur, j’avais donc besoin d’un fauteuil de bureau sur lequel j’étais assise confortablement autant normalement qu’en tailleur. cela signifiait également un fauteuil assez large pour que la position soit agréable, notamment à cause des accoudoirs.

Pourquoi est-ce que je vous raconte cela ? Tout simplement parce que tout matériel de bureau s’essaie avant. Je sais qu’il est tentant d’acheter sur internet, mais un fauteuil de bureau qui vous fait mal au dos vous risquez de le sentir très vite. Un bureau trop petit sera un inconvénient majeur. Et il va de soi que si vous écrivez dans votre cuisine une chaise mal adaptée deviendra votre pire cauchemar. 

La décoration

J’ai commencé à en parler juste au-dessus, mais je crois que la décoration est importante pour avoir un espace créatif. La décoration doit refléter votre personnalité d’auteur. Il se peut que vous ayez besoin de bougies, de pierres de lithothérapie, de boître de rangement ou d’images en face de vous pour vous motiver ou vous inspirer. Vous pouvez également mettre des livres près de vous. Encore une fois libre à vous de mettre des photos de votre famille, de vos stars favorites, des auteurs que vous appréciez ou des images calmes et reposantes. La décoration passe également par votre matériel. Si vous écrivez à la main un beau carnet, de bons stylos peuvent faire toute la différence. De même que si avez un fond d’écran sympa vous serez plus tenté d’écrire. (quoi que le fond d’écran ne se voit pas lorsque l’on est sur Word mais vous comprenez le principe ^^). La décoration c’est également la musique, les odeurs. Un peu d’encens, une bougie parfumée, une lampe agréable, de la musique douce ou non, tout cela est à prendre en compte, pour vous créer un espace agréable.

Pour ma part, je collectionne les cartes postales. Pas toutes bien entendu, mais chaque années lorsque je vais quelque part j’achète une carte postale et je la mets sur mon tableau de liège, juste en face de moi lorsque j’écris. Au 1er de l’an je retire les vieilles cartes postales et j’attends de me constituer une nouvelle collection. J’en garde certaines qui me sont chères toujours accrochées pour me rappeler de bons moments. J’ai également des dessins d’enfants. J’ai hâte que ma filleule dessine pour accrocher ses créations (mais pas de jalousie j’adore le dessin de sa soeur qui est accroché sur mon mur ^^ )

Les couleurs : 

Pour ce qui est des couleurs, certains vous diront qu’il est plus agréable de travailler dans un espace blanc, d’autres qu’il faut des couleurs vives et joyeuses. Certains ajouteront des bibelots decoratifs, alors que d’autres ne poseront dans leur espace de travail que le nécessaire pour rester concentrer. Si vous êtes fan d’une oeuvre, vous pouvez ajouter des goodies à votre bureau. Si vous aimez la peinture ou que vous êtes peintre vous-même vous pouvez ajouter une de vos oeuvres. Soyez certain que ce que vous allez mettre vous donne envie de travailler.

Si vous avez besoin de certains vêtements pour écrire, vous pouvez les laisser dans votre bureau pour vous changer lorsque vous prêt à écrire, afin d’entrer dans votre peau d’écrivain.

Le rangement

C’est un point important. Des spécialistes disent que l’on ne peut travailler dans des conditions optimales qu’avec un espace épuré, minimaliste. D’autres affirment qu’ils ont besoin d’être dans un « bordel organisé » pour réussir à exploiter au mieux leur créativité. Je suis entre les deux.

Disons qu’il faut mieux avoir des papiers rangés pour ne pas les perdre. Que si l’on range tout dans un classeur c’est mieux. Que si l’on écrit dans un carnet, c’est bien d’avoir sur la tranche du carnet une étiquette pour rappeler de quoi il s’agit. Qu’avoir tous ces stylos et crayons dans une même boîte ou une trousse c’est mieux et qu’un espace de travail propre est bien plus agréable. Je dis cela sans faire l’amalgame : désordre  / saleté mais avouons-le, si votre bureau est encombré de tome de papiers en tout genre il y a peu de chance pour que vous fassiez régulièrement le ménage.

Je ne suis pas une maniaque du rangement, ni du ménage. Je ne nettoie pas mon bureau régulièrement et même si j’ai eu une période où tout était bien rangé, j’ai tendance à me laisser déborder et dire « on verra plus tard », seulement plus tard fait que mon bureau est très vite encombré, notamment avec mes pierres de lithothérapie, ma trousse avec mes 30 stylos et mes 15 surligneurs (entre nous, ils ne servent pas) et mes dizaines de carnets moleskine ou lechttrum. J’ai un Bujo, mais sérieusement je ne m’en sers plus, j’ai un semainier, mais lui non plus ne sert plus. Bref, je suis une personne qui cherche à être organisée mais depuis que je ne me lève plus à 5 h du matin, je deviens une vrai fainéante de l’organisation. Pourtant quand mon bureau est propre, rangé, harmonieux, j’ai plus de facilité à travailler, je me sens mieux, plus à l’aise. C’est donc à vous de voir ce qui est le mieux pour vous et le plus agréable. En tout cas, je vous déconseille d’avoir des feuilles volantes partout, ou des post-its qui trainent, c’est contre-productif lorsque l’on passe des heures à les chercher pour se rendre compte qu’ils ont fini à la poubelle.

Bon c’est bien joli mais au final comment fait-on pour avoir un espace créatif ?

Tout simplement en veillant à avoir un lieu de travail agréable. C’est à dire avoir du mobilier confortable, qui vous invite à travailler et sur lequel vous pouvez rester des heures. Il faut donc que les sièges, lits, canapés, fauteuils, poufs, chaises soient agréables, que vous vous sentiez bien assis, même si vous êtes avachi vous ne devez ressentir aucune tensions ou douleurs. La posture avachi n’est pas la meilleure, selon les experts. Pour ma part, j’aime également écrire sur mon lit, en position demi-allongée. Je n’aime pas écrire sur une chaise droite, ou dans un divan, si la position est agréable pour les jambes, elle ne l’est pas pour le reste du corps, pas sur le long terme. Elle est donc à éviter. Si vous aimez écrire sur un pouf c’est bien également d’avoir un autre espace de travail plus conventionnel pour écrire. Bien entendu, il y a toutes les recommandations sur l’espace entre le visage et l’écran. Les conseils sur la hauteur du clavier et celle de l’écran, sur la hauteur du fauteuil et du bureau. Je n’y connais pas grand chose, donc pour cela renseignez-vous auprès de professionnels qui sauront vous aider.

Un espace de travail agréable, c’est aussi une jolie décoration. Un lieu qui invite à vous asseoir et à voyager dans votre imaginaire. Cela peut-être de placer votre bureau devant une fenêtre, ou au contraire devant un mur pour ne pas subir de distraction. Vous pouvez également décider de mettre des livres dans votre espace d’écriture. Un espace également dans lequel il fait assez chaud, mais pas trop. Un endroit où vous pouvez vous étalez assez pour avoir votre matériel autour de vous et où vous ne serez pas dérangé toutes les deux minutes.  

Bref, il y a autant de lieux idéaux qu’il existe d’auteurs, parce que ce qui est idéal pour vous ne le sera pas nécessairement pour moi, ce qui l’est pour moi ne le sera pas forcément pour vous. Si je devais vous donner un seul conseil : évitez d’en avoir trop. C’est à dire éviter d’avoir trop de livres, trop de cahiers, trop de décorations autour de vous. Sans être fan du minimaliste, j’ai seulement remarqué qu’il est plus motivant de ne pas être trop solicité.

Voilà qui clôture le mois de septembre sur la créativiter et sur les exercices de pré-créativité. Je dois reconnaître qu’il y avait moins d’exercices que je ne le pensais. Samedi, je ferais un résumé des articles publiés ce mois-ci et on se dit à bientôt pour un nouveau thème.

Ponine

Idées d’activités créatives

Lorsque l’on est écrivain, ou que l’on aspire à le devenir, on croit qu’il suffit d’être inspiré par la grâce quasi divine d’une muse nommée Inspiration. On pense qu’il n’est pas nécessaire de travailler pour trouver l’inspiration. On pense encore qu’il suffit d’écrire pour être créatif et qu’être cloisonné à son art reste la clé pour devenir un excellent écrivain et trouver l’inspiration. 

Pour ma part, je suis convaincue qu’écrire reste la voie de l’excellence pour être inspiré. Plus on écrit, plus on le fait régulièrement et plus il devient aisé d’écrire. On aiguise son oeil, son regard critique et on l’inspiration vient d’autant plus rapidement.

Pourtant, il y a des tas d’activités qui n’ont rien à voir avec l’écriture (ou pas) qui aide à devenir plus créatif au quotidien, tout du moins à exercer son imagination et à découvrir d’autres manières de s’exprimer que par l’écrit : ce qui au final est une bonne pratique puisqu’elle permet de mieux appréhender nos cinq sens. 

La lecture

Je ne vais pas m’éttendre sur cette pratique. Il est rare qu’un écrivain ne soit pas un grand lecteur. La lecture développe l’imaginaire, permet d’acquérir plus de vocabulaire, de voir le style d’écriture des autres écrivains et de développer le sien. Je vous encourage donc à lire, même quelques minutes par jour. Et oui, lire le journal c’est aussi de la lecture !

Le cinéma ou les séries télévisées 

Comme pour la lecture, les oeuvres audiovisuelles permettent d’être confrontré au storytelling. Même s’il n’y a pas toute la dimension imagination que l’on peut retrouver dans la lecture, le cinéma reste un très bon loisir.

La pratique musicale 

Pratiquer soi-même un instrument de musique offre une autre dimension à sa vie. Je pratique moi-même la guitare depuis très longtemps et même si je ne sais toujours pas jouer aussi bien qu’il le faudrait, je m’amuse à apprendre des morceaux que j’apprécie. Cela ne fait pas que me détendre, mais m’apporte beaucoup. Pas nécessairement dans un côté imagination et création mais parce que je développe ainsi ma culture générale. Je pense que la pratique musicale permet d’appréhender la notion de rythme. Lorsque l’on écrit le rythme est important, le fait de jouer d’un instrument aide à comprendre cette notion de ryhtme. 

Le dessin / la peinture 

Même si je ne sais pas dessiner, j’aime bien parfois m’exercer à faire quelques petits dessins. Notamment lorsque je n’arrive pas à décrire des lieux ou des personnages, esquisser quelques plans de maison ou de lieux aide à la visualisation. Mais pas seulement, dessiner est simplement une bonne technique pour s’évader. 

La couture / le tricot 

Cela ne parle pas nécessairement à tout le monde, pourtant le fait de créer ses propres vêtements ou même ses Tote Bag permet d’exercer sa créativité. Outre le fait qu’ainsi vous pourrez aménager votre intérieur, avoir des vêtements personnalisés et la fierté de dire ‘c’est moi qui l’ai fait’ vous aurez également à exercer votre côté créatif. 

Le coloriage créatif 

Le coloriage pour adulte a eu le vent en poupe, il y a quelques années et bien vous savez quoi c’était non seulement très agréable, mais avoir des dessins à colorier permettait de retrouver son âme d’enfant. Harmoniser les couleurs, réfléchir en amont aux couleurs que vous allez employer aide à libérer son imagination. 

Le jardinage 

Oui, je sais c’est un peu étrange de voir le jardinage parmi les activités créatives pourtant lorsque vous prenez le temps de penser à votre jardin, aux plantes que vous allez acheter, à la manière dont vous allez agencer votre espace, c’est de la création. 

Le scrapbooking / la décoration de support 

Le fait d’avoir des supports à décorer, que ce soit des cartes de voeux, des bouteilles de lait, des boites de conserves, demande de la concentration, de la réflexion et de la minutie. Tout ce qui est nécessaire pour écrire. De plus, si vous ajoutez des contraintes, comme le fait d’utiliser un support particulier, une couleur, un thème, cela renforce le côté créatif tout simplement parce que créer c’est parfois se mettre des contraintes et apprendre à faire des prouesses avec des moyens limités voires imposés. 

Inventer des jeux 

Surtout avec des enfants. Dès que l’on joue, on se détend, on oublie les autres et l’on se jete dans l’enfance et cela aide à ne plus penser comme un adulte, à ne plus voir le monde avec un regard un peu morose. 

La danse 

Danser est un moyen d’être en harmonie avec ses émotions, mais également d’appréhender le rythme, non plus avec la tête mais avec tout le corps. on apprend à ressentir la musique et les émotions qui s’en dégagent pour s’exprimer. Et puis ne parle-t-on pas de phrases en musique et en danse ? Ce n’est peut-être pas pour rien. 

Tenir un Bullet Journal 

Hey oui, voilà qui nous aide bien à développer notre côté créatif pour peu que l’on ne fasse pas que dans le minimalisme. Même coller des étiquettes c’est de l’art ( à petite échelle mais quand même ): l’art d’agencer des décorations, l’art de faire du beau, même si ce n’est beau que pour nos propres yeux.

Il ne s’agit clairement pas d’une liste exhaustive mais d’idées. Dès que vous utilisez votre hémisphère droit, vous libérez votre créativité et votre imagination. Pour aider à cela vous pouvez méditer, utiliser des pierres de lithotérapie ou instaurer un rituel bien à vous. 

Ce que je désire vous dire aussi c’est : essayez ! Je sais que tout le monde n’est pas fait pour tricoter, coudre, peindre, faire un bullet journal ou autre, pourtant je crois que tout le monde gagnerait à essayer…même une fois, même juste pour voir. Quoi que vous fassiez faites le sans jugement. Ne vous jugez pas, le but reste de vous amuser, de passer un bon moment et de vous ouvrir. Après tout, si votre héros est couturier et que vous n’avez jamais tenu une aiguille de votre vie, il est certainement difficile de décrire la sensation éprouvé. Bien entendu, le but n’est pas forcèment de faire dans le roman naturaliste mais s’ouvrir à d’autres formes de création est toujours bénéfique. 

Je vous souhaite une excellente journée, 

Ponine 

Petits jeux d’écriture

Bonjour tout le monde, 

Jusqu’alors je vous avez parlé de l’atelier de créativité à partir d’aujourd’hui nous allons aborder une autre notion, que je n’ai jamais abordé sur le blog : les jeux d’écriture. 

Je ne suis pas une adepte des jeux d’écriture, cela me rappelle l’école, seulement on ne peut pas aborder la question de créativité sans parler de jeux d’écriture. 

Les jeux d’écriture sont un excellent moyen de vous faire progresser tout en s’amuser et de stimuler votre créativité.  Ils peuvent également vous permettre de développer votre vocabulaire, jouer avec les mots et vous amuser.

Commençons tout de suite : 

Le premier exercice que je voudrais vous présenter est un exercice que je faisais souvent en classe avec mes élèves. Il s’appelle le jeu du LOGORALLYE. Un terme un peu effrayant mais qui peut très vite devenir amusant. Il s’agit d’écrire un texte avec un certains de nombres de contraintes. 

Ce défi consiste à inclure des mots imposés dans votre texte. Bien entendu, il s’agit d’écrire un texte court. Comment faire alors ? Tout simplement choisir certains mots que vous serez obligé d’inclure dans votre texte. Je pense que cinq mots est déjà un bon début. Il s’agit donc d’écrire un récit de quelques lignes, qui ait du sens avec des mots imposés qui peuvent n’avoir aucun liens entre eux. Si vous souhaitez ajouter une contrainte supplémentaire vous pouvez vous obliger à remettre les mots dans votre texte dans l’ordre où vous les avez trouvé. 

Comment choisir ces mots ? Au hasard, en ouvrant le dictionnaire et en les tirant au sort. En zappant à la télévision et en prenant un mot ça et là, pareil mais dans un livre, en demandant à quelqu’un de votre entourage. Ne cherchez pas nécessairement à ce que vos premiers logorallye aient du style ou qu’ils puissent être publiables. L’important n’est pas d’avoir un texte parfait du premier coup, mais de vous amuser. 

Le champion de cet exercice était Raymond Queneau.

Le second jeu que je voudrais vous présenter est celui de « LA SUITE« 

Ceux qui participent à des concours d’écriture doivent en avoir déjà entendu parler, certainement sous un autre nom. Il s’agit simplement d’imaginer la suite d’une histoire à partir d’une phrase d’accroche. 

Ce jeu affiche une contrainte de taille, respecter le début d’un texte imposé et imaginer une suite qui soit cohérente. Mieux vaut se donner un certains nombres de contraintes pour faire cet exercice, comme décider du temps que l’on va y consacrer, du nombre de mots que vous souhaitez rédiger pour votre histoire, du thème de l’histoire ou du genre littéraire. 

Pour ma part, je pense que passer plus de vingt minutes sur ce type d’exercice soit utile. Mieux faut se créer des petites histoires souvent plutôt qu’une longue. Pour commencer, vous pouvez prendre la première ligne d’un roman au hasard. C’est mieux si vous ne connaissez pas l’histoire d’avance car vous ne serez pas tenté d’écrire la même chose. 

Le troisième petit exercice que vous pouvez réaliser s’appelle le LIPOGRAMME, j’aimais bien le faire avec des élèves de CM parce que c’est un exercice qui demande d’avoir un peu de réflexion, de vocabulaire et d’idée. 

Mais en quoi consiste le Lipogramme me direz-vous ? Tout simplement a écrire un texte en lui retirant une lettre. Vous pouvez soit décidé de rendre un texte qui est déjà connu, comme utiliser une poésie ou un passage d’un article de presse. Ou vous pouvez choisir d’inventer votre propre histoire.

Par exemple, vous pouvez décider de réécrire les Conquérants de José Maria de Heredia en retirant tous les A ou tous les E ou tous les O, ce qui rendra l’histoire plus originale et vous obligera a faire preuve de créativité. 

L’exercice suivant je le nomme « TRANSMUTATION » 

Ne vous laissez pas effrayer par le mot, il s’agit au contraire d’un exercice fort simple. Vous prenez un texte que vous connaissez bien, ou moins bien, disons un texte court et le travail sera alors de changer quelque chose ! Mais quoi ? 

Cela peut -être : 

-Le temps des verbes. Le texte est au passé, alors écrivez-le au présent. 

-Le genre : dans le texte le narrateur est un homme, seul, vous pouvez décider qu’à présent il s’agira d’un groupe de femmes. 

-La forme des phrases : votre texte était positif, mettez le au négatif. 

-Le genre : il s’agissait d’un roman d’amour transformez-le en roman d’épouvante.

Il s’agit là plutôt d’un exercice qui travail le style et la grammaire qu’un exercice de créativité à proprement parlé, mais c’est un exercice intéressant tout de même, surtout lorsque l’on s’amuse à changer le genre du récit d’origine. 

Le dernier petit exercice que je voulais vous présenter aujourd’hui est celui de l’ASSONANCE

Ce n’est pas mon favori mais il peut être utile. L’assonance est la répétition d’un même son. Le jeu consiste donc à employer le même son le plus souvent possible, ce qui oblige à trouver des mots correspondant et ayant le même sens que le mot original si vous vous basez sur un texte. 

Si vous décidez de jouer avec le son « o » vous devrez donc l’employer le plus régulièrement possible. Si vous choisissez « en » il s’agira de la même chose. 

A quoi cela sert-il d’avoir des contraintes ? 

Vous me direz qu’écrire est déjà bien compliqué si en plus on doit avoir de telles contraintes dans ses histoires cela n’est plus amusant. Bien entendu, écrire tout un roman avec sans jamais employer la lettre « a » deviendra très rapidement compliqué. De même qu’écrire tout un roman avec une assonance en « i » présentera rapidement une tâche difficile mais lorsqu’il s’agit de petits exercices réguliers vous pouvez y trouver du plaisir et avoir besoin de fouiller dans le dictionnaire à la recherche de nouveaux mots pour vous aider. Il n’est pas obligatoire de faire ce genre d’exercices. Je ne vais même pas vous dire que je vous conseille de pratiquer, je ne le fais pas moi-même, mais il n’est pas interdit d’essayer. Je crois d’ailleurs que c’est une excellente manière de continuer à écrire même lorsque l’on n’a pas de projets en route ou que l’on veut se libérer la tête quand notre projet du moment devient trop prenant. 

 

Pratiquez-vous ce type d’exercices ?

On se retrouve samedi, pour de nouveaux petits exercices d’écriture. En attendant, vous pouvez me laisser un commentaire ou me joindre sur Instagram.

 

A bientôt,

Ponine 

 

Achever son atelier de créativité

Voilà depuis le début du mois de septembre, je vous parle d’atelier de pré-créativité ou de créativité. D’exercices pour trouver des idées de romans ou de personnages. Mais comment achever cet atelier ? Cela peut-être utile surtout si vous avez travaillé en groupe et que vous vous étiez donné un temps précis (par exemple deux heures) pour trouver un maximum d’idée. 

Pour achever son atelier, rien de plus simple. Il suffit de prendre toutes les idées que l’on a noté au cours de la séance. Vous reprenez également votre liste d’objectifs. Et il ne reste plus qu’à faire le tri, de relire les idées et de voir celles qui fonctionnent le mieux pour votre objectif et celles que vous préférez. Bien entendu, il ne suffit pas de prendre une idée parmi tant d’autres pour écrire un roman mais cela peut-être très utile de combiner plusieurs idées. 

N’oubliez pas cette phase de travail n’est qu’un brainstorming. Vous pourrez toujours revoir votre travail et vos idées au fil du temps, rien n’est figé dans la roche. Seulement, puisqu’il faut bien commencer quelque part, l’atelier créativité à cela de sympathique que vous pouvez vous y mettre sans risque. Avec un peu d’entraînement, vous libérerez votre côté créatif et il ne vous restera plus qu’à choisir parmi une liste d’idées celles que vous avez envie de développer. 

Bien entendu, vous pouvez faire votre brainstorming sans raison particulière, simplement pour vous amuser et passer le temps ou seulement pour travailler votre créativité. 

A la fin de l’atelier, tout ce qu’il suffit de faire, c’est donc de choisir les idées qui peuvent être majeures, celles qui vous paraissent les plus intéressantes à développer ou celles pour lesquelles vous avez le plus d’enthousiasme. 

Commencez par classer les idées qui se ressemblent ou se recoupent. Ce premier classement vous permettra de vous rendre compte des idées que vous avez eu. Surtout si vous avez travaillé en groupe. 

Dans un second temps, il serait bien de choisir quelques unes des idées qui vous paraissent réellement motivation, entre 3 à 5 idées que vous pourriez avoir envie de creuser davantage ou même une seule, si celle-ci vous semble être la « bonne ». Ce que vous pouvez faire après avoir choisi vos idées serait de les dessiner ou de faire un mini storyboard pour visualiser encore mieux le résultat. 

Si vous avez travaillé en groupe, c’est le moment de remercier vos amis et votre famille pour ce temps passé en votre compagnie, si vous avez travaillé seul, c’est peut-être le moment pour aller faire une balade, manger un morceau, boire une boisson chaude et reprendre le cours de votre vie. 

N’oubliez pas que quoi qu’il arrive, vous pouvez garder les idées que vous avez eu. Il est important, surtout si vous avez travaillé avec d’autres, de garder les idées durant quelques temps. D’une part, parce qu’il s’agit de respecter votre travail et celui des autres, d’autre part, parce que vous pourriez être surpris de constater qu’il y avait d’autres pépites dans ces idées. 

Voilà nous achevons les articles sur l’atelier de créativité, j’espère que cela vous aura aidé. J’ai conscience que cet article était plutôt court, mais il y a peu de choses à dire sur ce thème. Après tout, c’est à vous de voir quel classement vous allez pouvoir faire de vos idées, encore à vous de choisir les idées que vous voulez développer, et je ne peux pas vous dire que telles idées seront meilleures que telles autres.

Puisque le mois n’est pas fini et que j’avais promis quelques petits exercices, on se retrouve mercredi pour un nouvel article. Dans tous les cas n’oubliez pas que vous pouvez me laisser des commentaires et que si le cœur vous en dit vous pouvez venir jeter un œil sur mon profil Instagram.

Comment devenir plus créatif ?

Bonjour tout le monde,

Depuis le début du mois, j’essaye de développer la thématique de la créativité à travers de moment que l’on pourrait nommer atelier créativité ou tout simplement exercices créatifs. Ces exercices permettent de se libérer, de trouver des idées que se soit pour un roman, trouver l’intrigue principale, des caractéristiques d’un personnage, un nom, des lieux : BREF tout ce que vous voulez et qui nécessite d’avoir des idées neuves, originales  ou surprenantes.

Depuis le début, je vous dis que ce qui compte le plus à ce stade, c’est d’avoir le plus d’idées possibles.

Pourquoi je vous dis cela ?

Tout d’abord, sachez que plus vous aurez d’idées différentes plus il sera facile de faire le tri de ses idées et de dénicher des pépites.

Plus vous aurez d’idées et plus il vous sera aisé de trouver encore plus d’idées. La créativité se travaille. Par analogie, je dirais que c’est un muscle qui s’atrophie avec l’âge. Les enfants ont énormément d’imagination, seulement en grandissant nous perdons cette créativité. Tout simplement parce que nous nous entraînons pas. A vouloir une vie sérieuse et adulte, nous oublions que nous sommes créatifs et que tout est possible, au moins en pensée.

 

Comment devenir plus créatif ? Existe-t-il des techniques ? Des exercices ? Des astuces ?  

Je pense que oui, et voici quelques idées qui peuvent vous servir, au moins de base de réflexion.

La méthode du chronomètre 

En utilisant un chronomètre ! Je sais ce que cela peut sembler étrange, mais avoir un chronomètre est une excellente manière de créer un maximum.

Je m’explique avoir un temps défini et un temps court permet de se lâcher, d’être concentré et cela seulement durant quelques minutes. Il y a, de plus, un sentiment d’urgence qui nous pousse à réfléchir plus rapidement et plus intensément. Bien entendu, ce sentiment peut être stressant, mais ne le vivez pas comme quelque chose d’angoissant, après tout vivait la création ou la recherche d’idée comme un jeu et non comme une obligation majeures. Le stress est néfaste pour la créativité, c’est pourquoi le défi du chronomètre, pour certains du sablier, ou de la montre, ne doit pas devenir anxiogène. Il est donc important de limiter ce jeu à quelques minutes par jour et non d’essayer d’en faire trop.

Pour ma part, j’essaye d’avoir des phases d’écriture de dix minutes, mais lorsque je suis en phase de créativité, je me limite à cinq minutes par exercices afin d’être le plus libre, plus créative et de pouvoir faire plusieurs exercices au cours de la journée. Je l’ai dis également, les exercices de respirations, de méditation, le sport sont d’excellentes sources de créativité.

La méditation, le yoga et le chakra sacré

Le chakra sacré de son nom Swadhisthana est le second de nos sept chakras. Il est lié à la joie, la sensualité, la sexualité, l’expression de soi, l’harmonie et la créativité. Si je vous parle de ce chakra c’est bien pour son côté créativité. On croit ou l’on ne croit pas au pouvoir des chakras, là n’est pas la question. Sur YouTube, on trouve plusieurs vidéos sur des méditations pour renforcer ou harmoniser le chakra racine. Je ne dis pas qu’elles font de l’effets et qu’elles boostent réellement votre motivation et votre créativité, mais puisque la méditation permet de se détendre et de s’ouvrir au monde, il peut- être intéressant d’essayer de méditer et de canaliser son attention sur ce chakra en particulier. De même, il existe des séances de yoga uniquement consacrées au chakra sacré. Encore une fois, ce n’est pas une séance de yoga qui changera votre vie et qui fera de vous un être créatif – j’ai envie de dire – sans effort. Mais cela peut contribuer. Le mantra du sacré Swadhisthana est « je ressens ». On peut également très bien se focaliser sur un mantra ou une affirmation positive et créative lorsque l’on veut travailler sur ce chakra ou sur sa créativité.

Pour ceux qui veulent plus d’informations sur ce chakra ou sur les chakras de manière générale, je recommande Le petit livre des Chakras très intéressant et vraiment complet :

Pour ceux qui voudrait compléter le travail sur le chakra racine vous pouvez utiliser des pierres de couleurs orange comme de la pierre de soleil ou de la cornaline. D’autres pierres peuvent servir pour la créativité, même si elles ne sont pas spécifiques au chakra sacré, on peut utiliser du grenat almandin, ou de la labradorite, de la topaze doré ou encore de la fluorite jaune. Pour ma part, je recommande surtout de la fluorite jaune et de la labradorite, mais je pense que nous sommes tous différents et qu’il est important de voir ce qui vous convint à vous.

Le sport 

Le sport est un excellent moyen d’augmenter sa créativité. D’ailleurs une petite promenade dans les bois ou dans la nature permet de se ressourcer, d’observer le monde et les gens. Si vous êtes comme moi, vous allez très vite vous rendre compte que le monde extérieur regorge de phénomènes merveilleux, de gens étranges et d’idées créatives. C’est fou lorsque l’on y pense. De plus, voir de la verdure remonte le moral. La nature aide à se sentir mieux dans sa tête, à avoir plus d’énergie. Je sais qu’aujourd’hui, il est bien plus à la mode d’aller courir sur un tapis ou de soulever de la fonte enfermé dans une salle de sport haut de gamme que d’aller dehors respirer au grand air, mais je peux vous assurer que c’est vivifiant. Je suis moi-même adapte du sport « sans sortir de chez moi », entre le yoga, les pilates, le ballet beautiful, je ne sors pas « beaucoup », seulement j’aime bien ajouté à ma routine sportive des marches rapides ou des promenades dans la nature. Je respire, je me ressource, je profite du soleil et cela me motive. Durant mes balades, je peux également réfléchir à mon roman. Bref, je vous conseille de faire un peu de sport en nature. 

L’art

Je crois qu’il existe encore une autre méthode pour l’être, une méthode qui a fait ses preuves : lire, regarder des films, écouter ou jouer de la musique, dessiner, aller au musée, prendre des photographies, cuisiner, le ballet, la danse, se cultiver… Tout cela vous permettra de vous ouvrir, d’avoir un bagage, une source de plus en plus vaste d’idées, des références, mais également des envies. Vous avez aimé un tableau ou un morceau de musique, rien ne vous empêche de vous en servir pour créer une histoire. Vous avez apprécié un type de personnage ? Cela peut être utile de retenir quelques caractéristiques de ce personnage pour plupart. Bien entendu le plagiat est illégal, mais s’inspirer ne l’est pas. Tout ce qui est artistique peut vous permettre d’être un écrivain plus créatif. Je me trompe certainement, ou pas, seulement je suis convaincue qu’un artiste ou un écrivain doit se nourrir du monde qui l’entoure. Quand je dis le monde qui l’entoure je ne parle pas de ce qui est à proximité, mais aussi très loin de ses habitudes, de son univers. J’en ai déjà parlé dans d’autres articles, comme celui-ci.

La création se nourrit au jour le jour, à travers nos expériences et notre environnement, plus l’environnement est riche, plus la création en grandira. 

Bien entendu, les pierres, comme le reste (yoga, méditation, sport, tisane, café…) ne favorisent la créativité que si vous vous mettez en disposition d’être créatif. Ce que je veux dire, c’est que : vous pouvez utiliser toutes les pierres, faire toutes les méditations du monde si vous ne vous installez pas pour créer, si vous ne vous mettez pas en condition mentale d’être un créateur, vous n’obtiendrez jamais aucun résultat. Je pense qu’arriver un moment, c’est comme tout, la théorie est une bonne chose mais pratiquer reste la clé. Seulement pratiquer s’avère souvent déconcertant ou démoralisant. On aimerait trouver l’idée parfaite en claquant des doigts. On voudrait s’asseoir à sa table de travail et rédiger un roman parfait sans avoir à le corriger en deux jours, mais c’est impossible. Donc essayer, réessayer, pratiquer, trompez-vous, détestez ce que vous avez écrit et recommencez, encore et encore et encore, sans jamais vous démoralisez – ou alors un petit peu mais juste assez pour que cela vous donne envie de vous améliorer.

 

On se retrouve lundi pour un nouvel article, en attendant je vous souhaite un bon Week-end. N’oubliez pas, vous pouvez me laisser un petit commentaire en bas de la page si vous avez des questions, des remarques ou juste envie d’échanger vos astuces avec les autres. Vous pouvez aussi vous rendre sur ma page Instagram.

A très bientôt,

 

Ponine

 

Exercice de créativité « et si »

Imaginez que tout soit possible. Vraiment tout, il n’existe plus aucune contraintes, aucun empêchement d’aucune façon. Se serait beau, n’est-ce pas ? 

Et bien, c’est par là que commence la créativité. Si vous êtes sur ce blog, j’imagine que vous souhaitez écrire un roman. Souvent, on entend les gens dire qu’ils ne peuvent pas écrire parce qu’ils n’ont pas d’imagination. C’est faux, tout le monde a de l’imagination. Une preuve ? N’avez-vous jamais utiliser un objet, un service, en vous disant : mince il manque tel chose pour que ce soit vraiment chouette. Parfois, on visualise très bien ce qu’il manque ou ce que l’on pourrait ajouter pour faciliter la vie. C’est bien la preuve que vous avez de l’imagination et que tout le monde en est pourvu. 

Bien que nous soyons tous pourvu d’imagination, il arrive que nous manquions d’assurance. C’est justement cette assurance qui nous permet de créer des histoires et d’avoir le courage de les écrire et de les faire partager. 

Alors comment retrouver le courage et l’assurance ? 

Tout simplement par de petits exercices. Le premier d’entre eux s’appelle le « et si… » 

Et si vous deviez écrire un roman…Vous n’avez plus qu’à écrire les idées qui vous viennent en tête. 

Facile ? Peut-être, mais je ne connais pas de meilleurs exercices. « Et si j’avais à écrire un roman… » ; « Et si j’étais écrivain… » ; « Et si demain je n’avais pas d’autres choix que d’écrire… ». Certainement un exercice qui paraît enfantin si vous avez déjà écrire des histoires, seulement, n’oubliez pas que vous pouvez faire cet exercice en compagnie de personne qui n’ont jamais écrit de roman. 

Si vous avez déjà une idée du thème de votre futur projet, vous pouvez vous en servir comme base de travail. Ici, nous prendront l’exemple d’une histoire d’amour. Un thème bien classique de la littérature, peut-être même le thème le moins original et le plus exploiter. Demandez-vous « et si je devais écrire une histoire d’amour… ». Donnez-vous 3 min pour trouver des idées et les notez. 

Vous constaterez peut-être que vous idées sont banales. Mais ce n’est pas grave, ce n’est qu’une entrée en matière. 

Maintenant, reprenez le même exercice mais ajoutez-y une difficulté. Un peu comme dans un jeu de rôle. Peut-être que l’un des personnages sera un elfe, peut-être que l’un de vos personnages n’existes pas, peut-être que l’un des personnages est un objet. Par exemple, « et si je devais écrire une histoire d’amour entre un objet et un humain. »; « et si, je devais écrire une histoire d’amour qui fait peur » ; « et si je devais écrire une histoire d’amour sans amour ». 

Vous pouvez également vous servir des cartes que vous aviez la possibilité de créer, dans l’un des premiers articles que j’avais écrit au début du mois. 

Un autre exercice du « et si » que vous pouvez utiliser :

Prenez deux romans – ou deux idées, deux films, historique -comme vous voulez, que vous adorez ou que vous détestez et couplez-les. Cela peut donner : « et si, je devais écrire un roman de science-fiction qui se passe sur le Titanic » ; « et si, Napoléon avait vécu l’armée russe. »  ; « et si, le thé était de l’alcool » ; « et si, les humains devaient se mettre à marcher sur les mains » ; « et si l’on ne pouvait jamais reposer un livre comment vivrions-nous » ; « et si j’écrivais l’histoire d’un personnage qui a toujours de la chance »…

Vous n’êtes pas obligé de commencer par et si j’étais écrivain, vous pouvez très bien décider de commencer directement par :

-et si j’avais 100 ans,

-et si j’étais pauvre,

-et si je devais écrire le premier livre de l’humanité,

-et si j’étais multimillionnaire,

-et si, je n’avais qu’un seul livre à écrire

-et si j’étais un poussin

-et si j’étais un extraterrestre

-et si j’étais mort.

Il a tes tas de possibilité. Il faut seulement faire une supposition, plus elle est saugrenue et plus vous aurez la chance de trouver des idées.  

Et si est le meilleur exercice que l’on puisse concevoir pour trouver des idées. Il demande de l’entrainement mais une fois qu’on a appris à ne plus se fixer de limites il est génial. Au final, le « et si » est simplement un jeu d’association, il est régressif, parce qu’il nous fait remonter à l’enfance.

Lorsque vous faites l’exercice du « et si » essayez de vous donner entre 5 et 10 min, avant soit d’arrêter l’exercice, soit de changer de proposition, afin de ne pas passer trop de temps sur les mêmes idées et de pouvoir obtenir un maximum d’idées. 

Mon professeur de théâtre disait toujours que le jeu de l’acteur est comme le jeu des enfants. Pour les enfants tout est possible. Lorsque l’on cherche à trouver des idées, c’est à cet état enfantin qu’il faut tendre. Si vous avez la chance d’avoir des enfants à porter de vue, regardez-les jouer. Vous constaterez qu’avec eux, il n’y a rien d’impossible, tout est possible, dans l’imagination. Donnez-leur un torchon et ils deviendront super-héros, princesse, inventerons une montgolfière… Bref, aucune limite.  

Dans cet article, j’ai abordé la notion de temps, j’y reviendrais dans un prochain article et je vous expliquerais deux ou trois petites choses sur la durée des exercices. En attendant, n’oubliez pas vous pouvez me laisser un petit commentaire, ou me rejoindre sur ma page Instagram. J’espère que ce petit exercice vous aura plu, à samedi.

Ponine 

Détendre l’atmosphère

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, nous continuons la série d’articles sur la phase de créativité. Aujourd’hui nous allons voir la première phase de travail, que l’on peut appeler détendre l’atmosphère. Dans l’article précédent, je vous parlais de l’importance de rappeler dès le début de la séance de l’objectif de la session. Aujourd’hui, nous allons voir comment mettre vos participants ou vous même en condition pour une séance réussie et riche en idées créatives.

 

Pour être en condition, il faut se détendre. Cela n’étonnera personne mais plus on se sent détendu plus il est facile de se connecter à son hémisphère droit. Je vais tenter de vous donner quelques pistes de réflexion pour commencer par un peu de détente.

Tout d’abord, pensez aux petites douceurs. Si vous avez la possibilité, faites du thé, du café, prenez une boisson, quelques petits gâteaux ou de quoi manger. Je ne dis pas qu’il est nécessaire de manger, mais si vous commencez votre atelier le matin et que vous êtes en groupe un petit déjeuner « sain » plein d’énergie peut être une bonne manière de se mettre en condition, de discuter et de briser la glace.

Il existe d’autres méthodes pour se détendre :

La première qui méthode qui me vient en tête, c’est la méditation (un petit article que j’avais écrit sur la méditation). Universellement reconnu pour ses bienfaits la méditation permet de se détendre. Il n’est pas nécessaire d’en faire durant des heures pour ressentir les bienfaits. D’ailleurs si vous êtes en groupe, quelques instants de méditation peut-être une excellente manière d’en faire découvrir les bienfaits aux participants. Vous pouvez également utiliser quelques pierres de lithothérapie pour augmenter les effets, ainsi que mettre un fond sonore. Vous trouverez facilement sur YouTube des musiques qui conviennent à la méditation. 

Dans la même veine, il existe des exercices de respirations qui peuvent aider à se détendre. La respiration permet de gérer le stress, tout comme la méditation. Vous pouvez trouver des exercices facilement sur le web. Le genre d’exercices très  utiles peuvent être : la respiration abdominale, la respiration sur plusieurs compte…

Le sport (petit article sur le sport que j’adore pratiqué : le Ballet Beautiful et ici le compte Instagram de Mary Helen Bowers). Quelques exercices cardio permettent facilement de faire circuler l’énergie et le sang dans le corps, une excellente méthode pour se détendre grâce à la libération d’endorphine. Pour des raisons hormonales, il n’est pas conseillé de faire des exercices cardio vasculaire avant 7 h le matin, notamment à cause de la cortisol (l’hormone du stress mais qui est tout de même nécessaire au fonctionnement du corps. ) Si vous êtes en groupe, ou même seule, vous pouvez mettre un peu de musique et danser. Se défouler durant quelques minutes vide la tête. Si vous êtes en groupe vous pourrez commencer à mettre en place l’une des règles du brainstorming à savoir : pas de jugement critique. Si vous êtes en groupe vous pourriez essayer quelques petits jeux : comme faire les exercices en même temps, ou faire des jeux pour enfant, comme jouer à chat, au 1,2,3 soleil. Tout ce qui permet de bouger, de rire et de s’amuser peut être utile pour cette phase de l’exercice. 

Vous pouvez également faire un puzzle, un jeu de construction, quelque chose qui ne prend pas trop de temps mais qui permet de passer de votre vie quotidienne à votre vie d’écrivain. J’ai déjà parlé des routines sur le blog, elles permettent d’entrer dans la phase créative plus facilement, de passer de ses activités journalières à celles créatives nécessaire à l’écriture. Vous pouvez également faire un petit coloriage, un peu de musique, lire, bref tout ce qui permet de déconnecter. 

Vous ne pourrez pas tout faire lors de la phase de détente. Gardez à l’esprit qu’il faut mieux faire un seul exercice plutôt que plusieurs. L’intérêt est surtout de passer de votre vie de tous les jours à entrer dans la peau d’une personne créative, de marquer la rupture entre avant l’atelier et le commencement de l’atelier. Prendre le temps de boire un café est aussi une bonne manière d’entrer dans une phase de création, de prendre le temps pour soi et pour se détendre. 

Un article certainement un peu court, mais il s’agit surtout de prendre le temps de briser la glace entre vous et les autres participants et de partager un peu de bon temps avant de se mettre réellement au travail. 

 

Dans le prochain article, on verra une nouvelle étape de la phase de pré-créativité. A mercredi, et n’oubliez pas vous pouvez me laisser un commentaire en bas de la page, ou sur mon compte Instagram. A très bientôt,

PONINE 

Atelier de pré-créativité : coup d’envoi

Nous commençons aujourd’hui le véritable moment où l’on mettra en application les sessions de créativité que dont je vous parle depuis le 1er septembre. Alors aujourd’hui, je vais surtout vous présenter la première phase de ces sessions. 

Cette phase, je la nomme coup d’envoi, démarrage ou encore mise en conditions. En conditions de quoi ? En condition pour ne pas être dérangé, pour être en forme, pour être bien en phase avec ce que j’ai envie de faire : c’est à dire un atelier de créativité. 

 

Pour résumer au moment où je commence les ateliers de créativité, je ne sais pas qu’est ce que je vais écrire, ce que j’ai envie de faire comme projet : c’est la phase de pré-créativité donc la phase où je vais essayer de choisir un thème, une idée, une intrigue, un héros. Bref, quelque chose qui va me donner envie d’écrire un roman, une histoire. Et cela passe par une liste d’idée, où par affiner mon idée première.

Si en revanche, je cherche seulement à trouver de nouvelles idées pour mon projet en cours, à renouveler mes pensées, où à m’amuser, j’appelle ces sessions des ateliers de créativité, parce qu’elles n’ont pas la même utilité. 

Dans les articles à partir d’aujourd’hui, je compte décortiquer chaque phase des ateliers, afin que cela soit clair et que vous puissiez vous organiser si vous souhaitez les mettre en pratique de manière quotidienne. 

Donc le coup d’envoi de votre atelier : 

C’est le moment d’appeler vos amis si vous faites votre atelier en groupe, c’est en tout cas le moment de réunir vos papiers, crayons, cartes de jeux (on a vu cela dans l’article précédent). Donc de préparer votre matériel pour votre salle de travail. 

L’objectif de ce moment est d’expliquer :

  • à vos amis ce que vous attendez d’eux
  • rappeler les objectifs que vous attendez de la session
  • vous mettre en condition pour tout  l’atelier
  • rappeler les règles du brainstorming : allez faire un tour ici vous trouverez tout ce qu’il faut savoir.  

Pourquoi cette phase est capitale ?

Tout simplement parce que vous allez rappeler les objectifs à atteindre. Ces objectifs ne sont pas les mêmes si vous n’avez aucune idée de quoi parlera votre roman, que si vous avez déjà le thème en tête. 

Si vous savez que votre thème sera la trahison, il n’est pas utile que vos participants ou vous même (si vous travaillez seul) passiez du temps à réfléchir au thème du roman. De même si vous savez que votre thème est la trahison vos participants sauront dès le départ qu’il y a un cadre. Je sais que dans les brainstormings et les « vrais » ateliers de créativité, il ne faut poser aucune limite, seulement ici vous êtes là pour écrire un roman, si vous avez déjà une limite, un cadre, il est nécessaire de le poser. Si bien entendu, il n’y a aucun cadre déjà établi, posé les objectifs de chaque phase ou de chaque atelier est nécessaire pour ne pas partir dans toutes les directions. 

On peut très  bien choisir d’avoir un atelier ou une phase consacrée à la recherche de thème, un autre sur l’intrigue principale, un autre encore sur le héros, encore un sur des lieux, des personnages secondaires, encore un autre sur des noms ou des objets… Tout dépendra de vos besoins.

Si vous avez la chance de pouvoir bénéficier d’un cerveau collectif essayait d’avoir une phase de présentation où vous menez le jeu. Je sais que cela peut être un peu déstabilisant mais ces ateliers sont là pour vous aider, vous devez donc les diriger et non vous faire diriger. Il est aussi possible que vos amis prennent cela peu au sérieux, qu’ils se moquent gentiment de votre atelier et qu’ils ne soient pas convaincus du bien fondé de votre entreprise. Cela peut être difficile à gérer, surtout s’ils viennent juste dans le but de vous faire plaisir et qu’ils ne prennent pas au sérieux, qu’ils répondent à côté, qu’ils ne jouent pas le jeu. C’est en cela aussi que ce moment est important pour vous, pour faire entendre votre voix. Même si les ateliers de créativité sont amusants, qu’ils peuvent être un bon moyen de rigoler, de s’amuser, il ne faut pas perdre de vue qu’il y a des résultats à fournir. N’oubliez pas de rappeler aux autres participants à quel point cela compte  pour vous. 

Les règles du brainstorming, pour ceux qui sont allés jeter un coup d’œil vous saurez de quoi il est question pour les autres, je vais faire une petite présentation de ces quelques règles. 

Tout d’abord, il faut se sentir libre de tout jugement, que ce soit le jugement sur ses propres idées, que le jugement sur les idées des autres. On ne dévalorise pas son travail ou celui des autres. Pourquoi est-ce important ? Tout simplement parce que la phase créative peut engendrer des idées farfelues, loufoques, impossibles ou que l’on juge « stupides, naïves, non à propos » en temps normal. Et c’est là le piège du jugement, si on se censure ou s’auto-censure on ne parviendra pas à se lâcher totalement et à proposer des idées originales. Tant pis si vos idées ou celles de vos amis sont « stupides » parce que irréalistes, parce que trop « grandes », naïves, impossibles, déjà vue, on s’en fiche. Donc pas de jugement, ni sur vos idées, ni sur celles des autres. 

Rebondir sur les idées des autres et sur ses idées. Cela permet d’aller plus loin dans les idées, de ne pas se limiter, de se servir des autres pour avancer, mais aussi de se servir de soi. Cet concept est utile notamment pour montrer à ceux qui travail seul qu’il n’est pas nécessaire d’être à plusieurs pour avoir des idées originales, il suffit parfois de creuser un peu pour avoir une idée encore plus profondes. En sommes mettez ensemble deux idées pour en avoir une nouvelles. Faites des mélanges. 

La quantité au lieu de la qualité. Alors je sais, on va me dire « oui mais les écrivains doivent écrire de la qualité, pas de la quantité », « la qualité c’est plus important que tout », oui, je suis d’accord. Sauf  que là on n’écrit pas, on cherche des idées. Parfois, c’est justement dans la masse des idées que l’on trouve la perle rare. Donc n’ayez pas peur de la qualité pitoyables de certaines idées, vous vous rendrez compte vous-même à la fin qu’une idée pas terrible sur le coup peut être une idée géniale

Voilà pour la phase du coup d’envoi ou du démarrage, parce que oui, il faut bien commencer quelque part et qu’il est utile de rappeler le pourquoi du comment avant de démarrer. La semaine prochaine, nous en apprendront un peu plus sur les atelier créativité. En attendant, je vous laisse passer un excellent Week-end et n’oubliez surtout pas que vous pouvez me laisser des commentaires que je serai ravie de lire et que vous pouvez me retrouver sur ma page Instagram

 

Ponine

Evaluer ses besoins créatif et préparer son travail.

Bonjour à tous, 

Aujourd’hui, je vais évoquer avec vous la manière de préparer ses sessions de créativités. Parce que oui, la créativité se travaille et qu’elle demande du temps et de l’investissement. Comme vous le savez certainement si vous suivez ce blog, depuis le 1er septembre, j’ai décidé de consacrer chaque mois à une thématique particulière et pour commencer je vais vous parler de la phase de (pré-)créativité, cette phase durant laquelle on cherche quelle sera l’intrigue principale, le thème de l’histoire et quelques informations sur les personnages principaux. Bien entendu les exercices que je vais vous proposer vous pourrez les réutiliser à chaque fois que vous aurez besoin d’une petite session de créativité pour booster votre imagination, ou pour développer de nouvelles idées. 

Bien, mais alors comment préparer ces sessions ? Nous avons vu la dernière fois la liste du matériel utile aux sessions, mais il possible et même souhaitable d’enrichir ce matériel de base par des outils visuels. Mais commençons par le commencement : 

  • Pourquoi a-t-on besoin de sessions de créativité ? 
  • Avant tout vous devez définir l’objectif de votre session du jour :
  • Est-ce que vous avez besoin de trouver une thématique à votre histoire ? 
  • Est-ce que vous avez besoin de faire une liste de personnages ?
  • Est-ce que vous avez besoin de faire une liste d’inventions étonnantes pour votre univers imaginaire ? 
  • Est-ce que vous aurez besoin de trouver votre intrigue principale ? 
  • Devez-vous inventer des lieux ? 
  • Avez-vous seulement envie de booster votre créativité pour le plaisir de voir jusqu’où vous pouvez aller sans brider votre capacité d’imagination ? 

Bref, quel sera l’objectif de votre session ? Notez-le quelque part. Peut-être dans un carnet que vous consacrerez à vos sessions de créativité. Peut-être sur une panneau, un papier que vous allez afficher dans votre local de travail. Cela est d’autant plus nécessaire si vous travaillez avec d’autres personnes. Vous devez pouvoir les informer à l’avance de ce que vous attendez d’elle, afin de ne pas les prendre au dépourvu. Avoir en tête ce que vous avez besoin d’obtenir comme résultat à la fin de votre session vous permettra également de prévoir les outils à avoir sous la main. 

Je vous laisse retourner à l’article de lundi pour visualiser la liste des fournitures, seulement sachez que vous pourrez mettre en place d’autres outils plus spécifiques pour chacune de vos séances. 

Le premier de ces outils que je vous propose d’explorer aujourd’hui, ce sont les dominos et les mémorys, mais pas n’importe lesquels, non ceux pour jeunes enfants sur lequel on trouve des images comme des parties du corps, des animaux, des objets etc. Bref, retour à la maternelle! 

Pourquoi ? Parce que ces jeux aident à développer la créativité. Vous pouvez vous en servir pour créer des créatures étonnantes .Qui n’a jamais vu un bambin lui jurait que le cochon-coq était l’animal le plus fantastique de la création ? Ou que l’on pouvait très bien mettre une jupe plissé sur un garçon qui aurait le front noir et le menton blanc ? Ou encore que l’on pouvait mixer une cafetière avec un pot de chambre pour un effet ultra cool. 

Vous pouvez créer vos propres cartes avec des morceaux de cartons, de jolis dessin, des feutres et un peu d’imagination. Vous pourrez ainsi apprendre à mixer différentes personnalités, différents univers, inventions ou même lieux. Pour ce qui est de l’invention de thème ou d’intrigue, vos cartes pourrez prendre la forme d’événement ou de lieux connues. Mais nous verrons cela un peu plus loin comment créer ce genre de support. Vous pouvez également prendre des jeux avec des syllabes afin de créer des noms  ou des prénoms étranges et extraordinaire. 

La Matrice morphologique : 

Un mot bien compliqué pour quelque chose de plutôt facile à comprendre. Il s’agit en réalité de créer des cartes servant de supports. Eh oui, c’est le nom barbare à ce que je disais plus haut. Donc pour créer ces cartes vous avez besoin de définir deux ou trois catégories différentes qui pourront vous êtes utiles. 

Pour créer ces cartes vous devez savoir ce que vous avez besoin de travailler. Si vous créer des personnages il peut être utile d’avoir une pile avec des catégories physiques entre les cheveux blond et les yeux vert avoir des caractéristiques  : comme par exemple avoir des bosses, des verrues, un fauteuil roulant, des yeux violet, une bouche démesurée, des dents de travers, être chauve, homme, femme, animal, etc. Cette liste n’est pas exhaustive et dépend de ce que vous l’imagination de concevoir. Une autre pile contenant des caractéristiques morales ou des émotions : pleurs, colère, peur, joie, fidélité, etc. Et une autre pile avec des vêtements ou des accessoires : chapeaux, lunettes, robes, éventails etc. 

L’empathy map 

Il s’agit de la carte de l’empathie, alors cette idée, je l’ai trouvé lorsque je suivez un mooc sur la créativité au sein d’une entreprise. Cette carte est représente ce que pense un client ou un utilisateur d’un objet ou d’un service. Bon alors ici, vous allez vous servir cette carte non plus pour évaluer les besoins d’un consommateur mais pour évaluer ce que vos personnages vont penser de la thématique de votre roman. Le modèle le plus utilisé de l’empathy map est celui-ci :

  1. Ce que l’utilisateur ressent et pense.

  2. Ce que l’utilisateur entend.

  3. Ce que l’utilisateur voit.

  4. Ce que l’utilisateur dit et fait.

  5. Ce que l’utilisateur craint.

  6. Ce que l’utilisateur espère et attend.

Remplacez utilisateur par personnage, et voyez ce que cela donne. Vous trouverez ici des exemple plus visuel de l’empathy map. 

L’utilisation d’outils visuel n’est pas obligatoire mais il permet de se plonger dans l’ambiance créativité avec plus de panache. C’est toujours plus fun d’avoir des petites cartes à utiliser ou un support visuel à regarder. 

Créer ce type de support sera déjà une excellente manière de développer votre créativité parce que vous aurez besoin de dessiner, d’imaginer, de colorier, bref un excellent début. 

Une dernière méthode dont je voulais vous parler : LE TAROT de type Rider-Waite Smith ( pour ceux qui sont intéressés de connaître la différence entre le tarot de Marseille et le Rider-Waite cet article est génial ). L’avantage du tarot de ce type c’est qu’il déteint des scènes de la vie courantes et quotidiennes, il sera plus facile d’inventer des histoires, de réfléchir à son intrigue de roman si on utilise ce genre de cartes pour développer son imagination. Surtout qu’il existe de nombreux jeux, j’ai envie de dire pour tous les goûts afin de pouvoir correspondre à tous types d’histoires. 

J’ai essayé de rendre cet article le plus clair possible, mais si vous avez des questions, des rajouts, des critiques, n’hésitez pas c’est en bas dans l’espace commentaire ou sur mon Instagram. En attendant, on se retrouve Samedi pour entrer dans le vif du sujet (je sais je dis ça à chaque fois) et voir comment démarrer une session de créativité. 

Ponine 

Parlons un peu de créativité !

Bonjour tout le monde,

Si vous avez lu l’article que j’ai publié samedi sur le blog, ce mois-ci nous abordons la notion de (pré-)créativité ; en résumer, je vais vous donner quelques conseils, quelques pistes de réflexion, pour trouve des idées afin de démarrer un projet ou de reprendre votre projet. 

La phase pré-créativité, c’est selon moi la phase avant de commencer réellement les recherches documentaires, avant de « fixer » les idées sur papiers et d’y réfléchir en profondeur.

Dans la phase pré-créativité le but est de ne pas se bloquer, de laisser libre court à son imagination la plus folle et débridée, même si au final toutes les idées que l’on aura trouvé ne seront utilisées. 

Dans l’article précédent, je vous conseillez d’investir dans du papier, des post-it, un carnet, des feutres, des stylos de couleurs et de faire un brin de ménage pour avoir un espace de travail propre, aérer et clair. 

Pourquoi ? Alors non, je ne suis pas votre mère et je ne vais pas vous demander de ranger votre chambre, je ne vais pas non plus vous vanter l’utilisation d’un tout nouveau produit d’entretien super puissant ou d’employer une aide-ménagère, mais tout simplement parce que l’on pense mieux dans un espace vide. Quand je dis espace vide, je ne dis pas une pièce vide. Je parle d’un plan de travail non encombré par ce dont on n’a pas besoin. Pour la phase de pré-créativité, vous pourriez également avoir besoin d’un tableau de liège ou d’un mur, ou d’une porte sans rien dessus. Le but étant de remplir cet espace vierge d’idées pour votre prochain projet ou votre premier projet. 

Entrons dans le vif du sujet :

Le Brainstorming : il s’agit d’un mot un peu barbare qui se traduit en français par remue-méninges. On sent tout de suite qu’il va falloir faire bouger ses neurones. Cela tombe bien, après les vacances, le cerveau s’est réoxygéné. Inventée en 1939, par un publicitaire américain, du nom de Alex Osborn (enfin d’après Wikipédia, désolée les amis je n’ai pas été vérifié plus loin, parce qu’en vrai ce qui m’intéresse ce n’est pas l’historique de la méthode, mais la méthode en elle-même), le but étant de résoudre des problèmes de manières créatives et de trouver des solutions innovantes. L’un des piliers du Brainstorming est de trouver un maximum d’idée. C’est là qu’elle est intéressante pour nous les auteurs. 

Je ne sais pas vous, mais moi des idées j’en trouve toujours beaucoup…quand je ne suis pas en phase de recherche créative. Je peux trouver un sujet de roman alors que je suis sous la douche, voir apparaître une super intrigue alors que je fais mes courses, mais au moment où je m’assoies pour penser à mon futur projet…RIEN ! Parfois des idées que j’ai déjà analysé et écrite ou des choses « déjà vues », bref, pas utiles. 

A force de faire des recherches, de lire des livres de développement personnel, de faire des moocs, je suis tombée sur les ATELIERS DE CREATIVITE. C’est là que j’ai eu le déclique. 

Un atelier de créativité, ce n’est ni plus ni moins qu’un brainstorming, mais c’est nettement plus classe de dire atelier de créativité. Le but est de faire se réunir des personnes et de les faire travailler sur des petits ateliers afin d’avoir un maximum de nouvelles idées. C’est très populaire dans les start-up ou les entreprises innovantes. Je vous entends déjà dire :  oui, mais mon but c’est d’écrire un roman, pas d’inventer la prochaine application à la mode.  Certes mais s’il y a bien une chose que l’on partage avec les innovateurs de tout poils, c’est le besoin de trouver de nouvelles idées et de répondre aux besoins des lecteurs :  avoir un roman, intéressant, original, captivant et qui n’est pas un condensé de tout ce que les autres auteurs ont déjà pu faire. Comme les innovateurs on peut avoir besoin de sortir de sa zone de confort pour trouver de nouvelles idées ou tout simplement pour booster sa créativité. 

Les ateliers créativité ont toujours lieux en groupe, avec un animateur. Je ne pense pas que ce soit primordial lorsque l’on est auteur, je crois que l’on peut très bien mettre en place les exercices sans être en groupe. Bien entendu, seul ce ne sera pas pareil et certainement moins enrichissant, mais nous n’avons pas toujours un groupe d’amis ou de la famille sous la main. Pour ceux qui voudrait faire ces ateliers créativité et qui ont la chance d’avoir des enfants sous la main ce ne sera qu’un plus appréciable. 

Les avantages à pratiquer les exercices en solitaire : 

-Vous n’avez de compte à rendre à personne sur la finalité du projet. 

-Personne ne vous en voudra si vous n’avez pas retenu son « idée grandiose, fabuleuse, parfaite, magistrale, qui tue ». Vous ménagerez donc les susceptibilités de chacun. 

-Personne ne saura au courant que vous écrivez un roman, donc personne ne vous harcèlera avec votre projet, surtout si vous mettez du temps à l’écrire. 

-Vous prendrez en considération dès le départ qu’écrire est un travail solitaire. 

-Vous pourrez vous féliciter que toutes les idées que vous avez écrite sont de vous et personne d’autre ne pourra s’attribuer les mérites de votre travail. 

-Vous ferez vos sessions de créativité quand vous le voulez, quand vous aurez du temps et vous n’aurez pas à vous arranger pour faire correspondre votre emploi du temps avec autrui. 

Les avantages à travailler en groupe : 

-Vous générerez plus d’idées. 

-Votre groupe pourra vous apporter du soutien dans les périodes difficiles en vous demandant où vous en êtes dans votre travail d’écrire. 

-Votre groupe vous aidera à voir le monde de manière différente de la votre. 

-Votre groupe célèbrera votre victoire et sera ravi de dire qu’il a participé à votre projet. 

-Travailler en groupe permet une plus grande motivation dans le travail et c’est toujours plus amusant de travailler avec d’autres personnes. 

-Vous passerez des moments privilégiés avec vos amis, votre famille, vos enfants…

Quand mettre en place ces ateliers créativité ? 

Tout d’abord, tout dépend si vous êtes en groupe ou seul. Il est bien plus évidement de choisir son temps de travail lorsque l’on est seul que lorsque l’on est à plusieurs. Bien entendu le meilleur moment pour travailler, c’est le matin de bonheur, lorsque l’on est bien réveillé, que l’on a bien dormi, bien mangé son petit-déjeuner et même fait un peu de sport pour être bien réveiller. Je vous conseille de lire mon article sur Miracle Morning, cela peut être très utile si l’on veut se créer une routine.  

Si vous êtes en groupe, vous n’aurez malheureusement pas d’autres choix que de vous plier aux impératifs des autres. Mais essayez autant que possible de faire vos ateliers lorsque tout le monde est en forme et non épuisez par vos journées de travail.

Qui choisir pour vos ateliers ?

Toutes personnes motivées, mais surtout des personnes qui ont envie de vous aider sans vous contraindre. Vous devez expliquer à ceux qui vont travailler avec vous, qu’ils ne sont pas là pour vous imposer leurs idées, mais pour vous aider à trouver des idées de romans, de personnages, de lieux etc. Vous n’aurez aucun compte à leur rendre. Ils n’auront pas le droit de vous obliger à écrire ce qu’ils ont envie de lire. Bref, il faut que vous mettiez les points sur les i dès le départ : vous avez besoin de personnes pour trouver des idées, pas d’un éditeur (en tout cas pas à ce stade.) Les personnes peuvent venir de tout horizons, plus ils seront différents de vous, mieux cela sera. C’est pourquoi se servir de l’imagination des enfants peut-être très utile. Ils n’ont pas encore les barrières mentales que nous nous dressons, nous les adultes.

A quoi sert un atelier créativité lorsque l’on est auteur ?

A tout ! Vous pouvez très bien utiliser des sessions de créativité lorsque vous chercher de nouvelles idées de romans, lorsque vous désirez inventer des personnages, ficeler des intrigues, imaginer des lieux, créer un monde magique.

Combien de temps doit durer une session de créativité ? 

Je pense qu’il n’est pas foncièrement utile que vos séances durent des heures. Des sessions courtes valent souvent mieux que de longues sessions interminables. De plus, vous pouvez décider de faire des sessions courtes réparties sur une semaine ou un mois, alterner les sessions en groupe ou solitaire. Je dirais que si vous travaillez en groupe prévoyez tout de même des sessions d’une heure au moins. Je vous expliquerez pourquoi mercredi. Si vous travaillez seul, des sessions de vingt à trente minutes peuvent être largement suffisantes. 

 

A ce stade, pas de limite, dites vous que tout est possible !

 

 Voilà pour la petite présentation général de ce que nous allons faire ce mois-ci.

 

A partir de mercredi, je vous présenterai les différentes étapes des ateliers créativités.

Je vous souhaite une bonne journée, n’oubliez pas que vous pouvez réagir en commentaires, et que vous pouvez me joindre également sur ma page Instagram (c’est par ici). A très bientôt. 

Ponine

C’est la rentrée !

Bonjour à tous, 

J’espère que vous avez passé de très bonnes vacances et que vous n’avez pas eu trop chaud en Juillet / Août. Pour ma part, j’ai eu des vacances très productives. J’ai écris le tome 4 de ma saga, oui, oui avant le tome 2 et le tome 3, au moins je sais où je vais, cela clarifie pas mal de situations qui étaient un peu floues (dans ma tête). 

J’ai surtout réfléchis au blog ! Eh oui, il fallait que je change quelques petites choses qui ne me convenaient pas. 

Prise de décision ultime : Un mois / Un concept, une thématique !

J’avoue que mettre deux mois pour pondre un concept aussi simpliste c’est un peu fort. Sauf que je n’ai pas passé deux mois que pour faire ça, j’ai aussi réfléchis aux thèmes que je voulais développer ces prochains mois et aux articles de ce mois de septembre. Il m’a tout de même fallut deux mois pour parvenir à cela, ce qui n’était pas une mince affaire.

J’en avais un peu assez d’écrire des articles selon mon inspiration du moment, je trouvais que cela manquer de clarté. Seulement, je débutais, j’avais besoin d’essayer des techniques, de voir mon blog grandir petit à petit. Ce n’était certaines pas la bonne méthode, mais elle me convenait jusqu’à ce que cela me dérange.

Alors nous allons commencé par la phase de pré-créativité.

La phase de (pré-)créativité, je ne crois pas que d’autres auteurs / bloggers en parlent. C’est peut-être même une phase qui n’existe pas vraiment. Disons qu’il s’agit d’une phase durant laquelle on pense à son futur projet et on fait tout pour trouver son prochain projet, sa prochaine idée de roman ou de nouvelle.

Je sépare cette phase de pré-créativité/de créativité de la phase de recherche, parce que durant cette phase on ne sait pas encore de quoi on va parler, on n’a pas encore choisis le thème du roman, l’idée principale, les intrigues, ou les personnages. C’est une phase de brainstorming dans laquelle on essaye de trouver un maximum d’idées pour ensuite faire le tri. 

Certains peuvent dire que lorsque l’on est écrivain, ou créateur de tout poils, on trouve des millions d’idées tous les jours, qu’il suffit de s’ouvrir au monde pour trouver l’inspiration. C’est vrai, j’en suis profondément convaincue, mais entre des idées qui vont et viennent et une idée qui se transforme en roman, il y a de très nombreuses phases par lesquelles il faut passer. Il ne faut pas perdre de vue que tout le monde n’est pas capable de trouver une idée de roman en claquant des doigts. Dans tous les cas, il est parfois nécessaire de savoir prendre du recul par rapport aux idées qui nous traversent. C’est tout cela que je nomme la phase de (pré-)créativité. 

Durant tout le mois de septembre, je vous proposerai des exercices à mettre en place pour vous aider à trouver des idées, quelles soient bonnes ou mauvaises, il ne faudra pas vous juger. Vous pourriez avoir besoin de l’aide d’autres personnes, mais cela n’est pas obligatoire. L’avantage d’avoir d’autres cerveaux à disposition c’est que vous pourriez avoir une liste d’idées supplémentaires. 

Vous aurez surtout besoin durant ce mois de septembre d’un peu de matériel. Durant la phase de créativité, j’aime pouvoir écrire à la main, tout simplement parce que le contact avec le papier est intéressant, on peut facilement retourner, barrer, faire des dessins, souligner, froisser (même si ce n’est pas une bonne idée puisque cela montre que l’on porte un jugement de valeur), déchirer, réécrire. Bref, écrire à la main a des tas d’avantages que l’on a tendance à oublier lorsque l’on travail sur ordinateur. Alors oui, on va me répondre que les tablettes, les smartphones, les ordinateurs d’aujourd’hui offre la possibilité de faire tout ce que l’on désire, même des dessins, mais je ne suis  pas convaincue que l’on laisse réellement libre court à son imagination lorsque l’on est limité par un ordinateur. Donc quel matériel peut-on avoir besoin durant cette phase : 

  • D’un carnet, d’un classeur ou d’une pochette de rangement, de stylos de couleurs, de feutres, de crayon de papier, de feuilles, de post-it. 
  • D’un peu de café, de thé ou d’une boisson fraiche. J’ai remarqué que l’on travail toujours mieux lorsque l’on a de quoi s’hydrater avant et pendant la phase de travail. 
  • D’un temps dans son emploi du temps où l’on est pas dérangé. C’est à dire au moins 5 min, à environ 30 min. Si vous travaillez en groupe les sessions pourront être un peu plus longues, le temps d’expliquer aux autres participants ce que l’on va faire, ce que vous attendez d’eux, de boire un petit café avant le travail, de préparer le matériel. 
  • De définir votre espace de travail et de le nettoyer et ranger avant votre phase de créativité. Il n’y a rien de pire que de travailler dans un espace encombré d’avance et sale. Même si certains affirment qu’ils ont besoin du désordre pour se sentir à l’aise (j’ai dis désordre, pas saleté !), je pense que lorsque l’on doit travailler avec des post-its, des crayons, etc, il est facile de perdre ses supports dans le désordre. Bien entendu, veillez à toujours ranger ce que vous aurez écrits, pour la seule raison que si vous partagez votre espace de travail (comme la table de la cuisine) les autres occupants de la maison n’auront clairement pas envie de passer derrière vous. S’il s’agit de votre espace de travail personnel, vous vous rendrez vite compte que bien classer vos documents est essentiel pour ne pas les perdre, mais aussi pour voir le cheminement de votre travail. C’est un fait que l’on a tendance à oublier lorsque l’on travaille uniquement sur ordinateur, car il est facile de retrouver un dossier et de voir la date de création et d’enregistrement. Ce qui n’est pas le cas, sur des feuilles volantes. 

 

J’espère que ce nouveau concept vous plaira. Et je vous souhaite, une agréable rentrée, ainsi qu’un très bon mois de septembre, on se retrouve lundi pour le premier article consacrer à la phase de (pré)-créativité et les premiers exercices. 

N’oubliez pas l’espace commentaires pour toutes questions ou remarques, et que votre avis est toujours le bienvenu (dans la mesure qu’il reste courtois et poli ^^). Vous pouvez également me joindre sur ma page Instagram (qui est plus bien à jour que ma page Facebook pour le moment -mais j’y travaille, promis ).

 

Je vous dis à bientôt, sur le blog et sur Instagram

Ponine. 

Je ne suis pas une fan de ménage mais je me soigne

Ménage et écriture ne font pas bon ménage ! Pour moi en tout cas. Je n’aime pas faire le ménage. Je suis d’une nature désorganisée et même pro du laisser-aller. Comme aurait dit ma grand-mère : « quand est-ce que l’on pourra te marier ? ». Bien entendu ma grand-mère était d’une époque où les femmes devaient savoir coudre, tricoter, cuisiner et tenir un intérieur et si elle avait eu à tenir un blog, elle vous aurez expliquer en long en large et en travers comme faire une purée de pomme de terre, de la tarte aux pommes, expliquer qu’un lit c’est une chambre à moitié propre et qu’une vaisselle impeccable est signe d’un intérieur ordonné. Ma mère est une pro de l’organisation et du rangement, elle repasse et fait des piles de linges comme personne, range le frigo et les placards comme si sa vie en dépendait et moi…et bien, moi, je sais à peine part quel bout tenir un balais. … J’exagère, bien entendu mais c’est à peu près ça. 

Durant ma période étudiante, je nettoyais tout une fois par semaine : les draps, les serviettes, les toilettes, l’évier etc. Je faisais ma vaisselle une fois par jour, et je m’arrangeais pour en avoir le moins à faire, autant dire que j’ai longtemps vécu de céréales et de thé vert. Maintenant j’ai grandi et je n’aime toujours pas faire le ménage, sauf les lessives, j’adore faire la lessive, trier le linge, l’étendre dehors l’été et le plier l’hiver. J’aime beaucoup passer le balais et je me suis récemment découverte une passion pour…le ménage naturel. 

C’est quoi le ménage au naturel  ? 

Une manière de faire le ménage sans trop de produit chimique. Si, si sérieusement c’est possible. Je ne suis pas du tout une écolo, lorsque l’on dit le mot « bio » à côté de moi je m’insurge. Une bonne fois pour toute la bio ça n’existe pas !! Ce n’est pas parce que vous allez manger des bananes bio qu’elles ne sont pas polluantes vos bananes qui sont arrivées par cargo ! Ce n’est pas parce que vous petit producteur n’aura pas mis de pesticides sur ses tomates qu’elles ne seront pas polluées vos petites tomates : les terres, les nappes phréatiques et l’air tout ça c’est pollué. Ce n’est pas parce qu’il n’y a qu’une infime partie de polluants et autres pesticides que c’est dénué de cochonneries et écologique : Petit clin d’œil à tout ceux qui se disent écolos et qui prennent l’avion ! 😉 Vous savez ce que font les avions avant d’atterrir ? Ils vident leurs réserves de carburants, très « écolo » comme notion d’ailleurs. Bref, c’était mon petit coup de gueule anti-écolo et anti-bio.

Alors c’est quoi le ménage au naturel si ce n’est pas du bio ? Et bien c’est naturel  avec les produits qu’utilisez nos arrières grands mères ! De quoi je me sers :

-D’eau – du coup ce n’est pas écologique.

-De savon de Marseille ou de savon noir

-De vinaigre blanc (en grosse quantité vu que c’est utile pour tout)

-De bicarbonate de soude 

-De cristaux de soude. 

-D’acide citrique

-D’eau oxygénée (c’est rare mais comme c’est aussi excellent comme dentifrice)

-d’huile essentielle parfois. 

Pourquoi je me sers de tout ça et pas de produit industriels ? 

Parce que j’ai remarqué quelque chose d’étrange : les produits ménagers sont nocifs pour la santé et pour les meubles, les canalisations et le reste., en plus cela coûte très cher. Sincèrement ma santé, j’en ai clairement rien à faire, si, si je vous jure, je me moque bien d’avoir un cancer un jour, mais mes meubles j’y tiens. (Bien entendu, c’est une vanne ! Je ne tiens pas à mourir d’un cancer – je préfère préciser certains adorent tout prendre au pied de la lettre). Je fabrique donc ma lessive, je lave le sol avec du vinaigre blanc, je lave ma brosse à cheveux au vinaigre aussi, j’utilise du vinaigre en réalité pour tout la douche, la baignoire, les lavabos, les évier. Parfois de la javel pour les toilettes et pour l’évier. Je nettoie le four au bicarbonate et au gros sel. Quant à mes meubles en bois (les vrais meubles en bois, pas les meubles Ikéa et compagnie qui ne sont pas du bois) à l’eau claire. 

En vrai, pourquoi je fais ça ?  

La vraie raison c’est le prix, parce que la nature je m’en tape le coquillage à dire vrai. J’écrase mes mégots et je les mets dans les cendriers publiques. Je ramasse toujours mes papiers pour les jeter dans des poubelles. Je fais le tri sélectif. Je rapporte mes piles dans des centres de collectes. Je suis contre les gens qui partent en vacances à la mer ou la montagne et qui polluent notre environnement pour « décompresser » en laissant la cochonneries derrière, je déteste aussi les gens qui font construire près des côtes et qui détruisent les plages en se servant du sables pour leur maison en ciment. Bref, je ne suis pas une écolo, ni même une de ses personnes qui trouvent qu’il faut du bio partout, je ne suis pas végétalienne ou végan ou autre. 90% du temps je fiche la paix aux gens et je ne leur fais pas de leçon de morale. Seulement, aujourd’hui, je voulais vous montrer que l’on peut vivre sans trop pollué. Sans trop pollué quoi ? La nature ? Sérieusement on est écrivain et/ou lecteur, on tue des millions d’arbres pour notre plaisir égoïste, donc la nature c’est qu’on s’en fout un peu quand même. Non, ce que l’on pollue c’est notre air intérieur, nos maisons, et donc notre esprit (qui reste notre outil de travail à nous autres écrivains). L’air des maisons est ultra pollué, surtout ceux qui vivent en ville, et non ce n’est pas dû à la pollution extérieure mais surtout à toutes ces cochonneries que l’on utilise pour faire le ménage. On se rend malade avec des produits industriels. Et non, ce n’est pas parce que Monsieur Propre a l’air tout heureux de se servir de ses linguettes que c’est bon pour la santé. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi il avait l’air si béatement heureux et pourquoi il était chauve ? Moi, je vous le dis : c’est la pollution des produits chimiques. Et personnellement lorsque je lis ça : » Danger. Provoque des lésions ocularies graves. Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme. » sur un baril de lessive…EUHHHH comment dire… J’aimerais que l’on me dise ce que effets néfastes signifient. Clairement ça me fait peur. (je n’ai pas corrigé la faute à oculaires parce que les citations doivent rester telles qu’on les trouve).  

Je ne fais pas dans la leçon moralisatrice mais je vais vous donner un petit exemple : prenez votre bidon de lessive (justement autant garder le même objet) et regarder ce qui est écrit dessus : regardez les jolis petits pictogrammes qui vous annonce que c’est dangereux, toxique, corrosif, inflammable etc. Je sais l’eau de javel n’est pas meilleure, mais l’eau de javel je vous l’ai dit je m’en sers pour les toilettes et les éviers de temps à autre, mais ça reste moins nocif que les produits industriels. 

Maintenant que vous êtes bien dégoûté par les petits pictogrammes, pensez à combien vous avez payé votre lessive ? Pour ma part, je prenez toujours de la lessive en promo à 8 euros ou 10 euros le baril de 3 Litres ou de 5 Litres. Pour l’article, je suis allée voir sur Auchan drive et j’ai vu de la lessive Persil à 7 euros 46 donc environ 3 euros 73 le litre. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que ma lessive maison, elle ne coute que 0.80 centimes à 1.50 (si vous utilisez des huiles essentielles) le bidon. Et qu’est ce que l’on trouve dans ma super lessive pas chère et qui lave : je peux même avoir les traces d’herbes sans produit et les traces de sang (bon avec un peu d’huile de coude puisqu’avant le lavage je frotte le vêtement tâcher avec du savon de Marseille et un peu d’eau). Tout simplement, j’utilise 80 g de savon de Marseille en paillettes, 3 c à s de bicarbonate de soude ménager et 3 c à s de cristaux de soude et de l’eau bouillante. Je mets le tout dans un bidon, j’ajoute 1 Litre d’eau je secoue, mais attention parce que le bidon a tendance à gonfler, j’ouvre, je laisse reposer, et je recommence plusieurs fois, c’est long, j’avoue, mais l’avantage c’est que ça fait travailler les muscles des bras (top si on veut avoir des bras fermes et musclés) et puis cela ne prend pas longtemps, vous faites chauffer l’eau du thé, et une fois votre thé servi vous n’avez qu’à ajouter l’eau dans le bidon secouer un peu et voilà. Et à la place de l’adoucissant ? Je n’ai jamais mit d’adoucissant, mais rien ne vaut un peu de vinaigre blanc. 

C’est bien joli tout ça, mais ça n’a rien à faire dans la catégorie écriture, je suis d’accord, mais pensez tout le temps que vous allez gagner ! Oui, oui, je vous assure. Votre paquet de savon de Marseille, votre boite de cristaux de soude, de bicarbonate, vos barils de 5 litres de vinaigre, tout ça c’est du temps de gagner en plus de l’argent. Plus besoin de faire de comparaison entre les prix, plus besoin d’aller dans tel magasin parce que la promo est plus intéressante, plus besoin de regarder les publicités. C’est tout simple, c’est encore ce qu’il y a de mieux. Je ne dis pas que vous gagnerez du temps sur votre ménage : laver le sol restera toujours aussi long, la baignoire n’aura pas rétrécie non plus, mais dans les magasins vous y gagnerez en tant et en argent. Votre qualité de vie sera meilleure, plus jamais vous ne serez embêté par les odeurs trop fortes de produits ménager qui donnent le tournis. Et puis sincèrement, imaginer perdre la vue à cause d’un baril de lessive, ou d’avoir un cancer à cause du produit pour nettoyer le four personnellement ça me dérange. Je ne vais pas tenter de vous convaincre que c’est mieux, chacun ses choix. Je ne vous direz pas non plus que mes choix sont meilleurs que les autres, parce que ce n’est pas le cas. Je peux juste vous dire que faire un petit peu d’efforts pour préparer ses propres produits c’est quand même peu demander pour éviter tous ces effets néfastes dont les industriels ne font qu’une petite mention sur les emballages. 

C’est les vacances : comment rester motivé à écrire ?

Certains jours écrire, ou tout autre activité, devient difficile. On voudrait abandonner et laisser tomber. Alors que certains doivent être plongé dans le camp nanowrimo de juillet, voilà quelques conseils pour rester motiver en cet été :

En été, on est très souvent sollicité : une soirée, un BBQ, les vacances, les enfants à la maison, la chaleur qui donne envie de buller au soleil… Alors il est facile de perdre la motivation au profit d’une sieste au soleil, d’un jeu de plage ou une balade au frais. Et vous savez quoi ? Vous pouvez avoir les deux. 

Il fait chaud ces derniers temps (trop même), alors pourquoi ne pas partir en forêt faire une petite balade munie de votre carnet et de votre appareil photo (ou les deux en un si vous aimez votre smartphone ^^), un peu de temps à l’air frais permet de recharger son esprit et faire le plein de nouvelles idées. Observer la nature, prendre l’air, faire de l’exercice et vous pourrez j’en suis certaine trouver quelques bonnes idées. Une fleur un peu étonnante, un paysage magnifique, une odeur, un animal, une conservation et voilà qui peut servir pour une prochaine histoire. 

Si vous êtes en vacances, faites des photos des lieux insolites, des noms de rues étranges, des monuments inspirants. vous savez quoi, vous pourriez même partir en vacances dans une ville présente dans une de vos histoires. Vous rêvez d’écrire une historie sur une île Grecque ? Pourquoi ne pas partir en vacances là-bas et joindre l’utile à l’agréable. 

Vous souhaitez profiter d’une pause au soleil ? Pourquoi ne pas prendre un livre ou votre carnet d’écriture ? La mer, la plage ou même votre jardin peuvent devenir des endroits idéaux pour avancer sur votre pile de livres à lire et pour ajouter quelques pistes de réflexions sur votre roman en cours. 

Vous souhaitez passer du temps avec vos enfants ? Pourquoi ne pas profiter des grandes vacances pour écrire avec eux  une pièce de théâtre, un conte ou une nouvelle? L’avantage de la pièce de théâtre c’est que vous pourriez avoir pour projet final de faire un petit spectacle à la famille. Vous pourriez également leur demander de construire les décors et les costumes en compagnie des grands-parents. 

Vous pouvez également vous installer en terrasse pour écrire ou même dans votre jardin en écoutant le chant des oiseaux (ou des avions..), tout en appréciant la chaleur du soleil, une petite brise sur notre visage et une bonne limonade artisanale, une eau détox ou un jus de citron avec de l’eau (miam miam). De quoi profiter du beau temps tout en écrivant. 

Vous êtes en vacances et vous ne voulez pas gaspiller votre temps à écrire pour profiter un maximum de la plage, des visites, des sorties, de l’ambiance estivale ? Pourquoi ne pas en profiter pour écrire un journal de vacances quelques minutes tous les matins ou tous les soirs.  Vous avez vécu une belle émotion aujourd’hui ? Notez là, cela ne prend que quelques instants et vous gardez le contact avec l’écriture et une trace de ces belles vacances. Comme une image vos milles mots, vous pourriez également prendre une photo et revenir sur les émotions qu’elle vous a procuré une fois de retour à la maison.

Un conseil, ne cherchez pas à tout prix l’inspiration, laissez-la venir, mais ne vous fermez pas à elle. 

Passez un bel été 

Ponine

 

Peut-on apprendre à écrire ?

Peut-on apprendre à écrire ?  Quelqu’un peut-il nous apprendre à écrire ?

 (question qui découle de la première au final mais que je n’imagine pas traiter l’une sans l’autre.)

 

Cette question, je ne me la suis jamais posée auparavant. Récemment, je suis entrée en contact avec un homme, très sympathique au demeurant, dans un contexte qui n’avait rien à voir avec l’écriture (au départ) puisque j’avais eu l’occasion de corriger son travail pour un MOOC sur Openclassrooms. Il s’est avéré qu’il écrivait. Comme le monde est petit. En discutant avec lui, j’en suis arrivée à me demander : Est-ce que l’on peut apprendre à écrire ? Je ne parle pas de piocher des idées de mises en place de stratégie ou des techniques pour avoir envie de se mettre à écrire ou à corriger son roman, je parle de réellement apprendre à manier les mots. Bien entendu, on peut apprendre à écrire. Nous avons tous appris à écrire : à tenir un crayon, à tracer des lettres, à reconnaître les lettres, à leur donner des sons, à former des mots, dans notre tête, puis à l’oral. Nous savons tous notre alphabet, nous connaissons tous plusieurs milliers de mots. L’école nous a enseigné l’art d’écrire des lettres, des textes simples, des dissertations, des synthèses. Au boulot, on a pu apprendre à rédiger des courriers pro, des rapports, des notes, des mails, etc. Ceux qui s’essaye à gérer un blog savent taper sur un clavier pour former des suites de mots, des paragraphes et développer leurs idées. Tout ça c’est plus ou moins facile, certains diront que c’est une question d’éducation (nationale ? la grande fautive des échecs de notre vie ??), d’autres affirment que c’est parce que l’on ne lit pas assez, que l’on n’a pas une grande culture, qu’on est issue des prolos ou des bourges.

Tout le monde peut écrire. A partir du moment où l’on sait tenir un crayon, taper sur un clavier, utiliser un dictaphone, ou avoir quelqu’un pour écrire sous notre dictée. La question que je me pose ici c’est : est-ce que tout le monde peut être / devenir écrivain ?

Si l’on en croit quelques quidams qui semblent détenir la science infuse : on pourrait presque penser qu’écrire est un don de Dieu ? Quand je dis Dieu je ne parle pas du dieu machin, ou truc muche ou bidule chouette, je parle d’une instance supérieure qui se logerait soit dans le divin au sens religieux, soit dans les nébuleuses labyrinthiques qui forment notre esprit. Ecrire, c’est advenir à la parole pour paraphraser ma prof de théâtre de L2. Ecrire c’est … Mais c’est quoi au juste ?

Je peux vous dire ce qu’écrire représente pour moi, mais pas ce que cela représente pour vous. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos raisons d’écrire, en tout cas je l’espère. La question du jour n’est pas : qu’est ce qu’écrire mais est-ce que l’on peut apprendre ?

Je devrais le croire puisque je suis pas mal de blogs sur l’écriture, que je lis les conseils des autres (célèbres ou non) et que je tiens moi-même un blog. Seulement, je me rends compte que mon blog contrairement à ceux d’autres personnes – que mon esprit me dit être plus talentueuses que moi – je ne traite pas de construction de phrases, ou de paragraphes. Je ne vous dis quel temps utiliser. Comment gérer votre orthographe, ni même ce qui fait une bonne ou une mauvaise phrase. Pas plus que je ne vais vous dire qu’elle est la bonne idée ou qui est le bon personnage de votre roman. Quand je lis sur d’autres blogs que l’auteur de l’article conseil d’employer tel narrateur, tel temps verbal, construire des phrases de telle manière, je me dis : wahh lui / elle sait vraiment de quoi il parle et moi je ne suis pas capable de faire ça. Il est forcément meilleur que moi. C’est ce que je pensais, et pense encore au fond, mais depuis que je discute avec l’homme dont je vous parlais au début de l’article, il me vient en tête une question :

Est si on ne pouvait pas apprendre à écrire ?

C’est une remarque, une question qui me bouleverse profondément. Je crois que tout le monde peut s’améliorer, donner le meilleur de soi, passer outre les obstacles pour atteindre le stade que l’on souhaite sur tous les plans de son existence. Alors quand je me dis « si ça se trouve on ne peut pas apprendre à écrire, c’est un don, comme avoir l’oreille absolue, un QI de 160, n’avoir besoin que de 6 heures de sommeil », je me sens mal à l’aise. Dans ces cas-là, pourquoi tenir un blog sur l’écriture si au final ceux qui savent n’ont pas besoin de moi et ceux qui ne savent pas …on ne peut rien pour eux.

Je ne me satisfais pas de cette réflexion. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’écrire ce n’est pas nécessairement devenir le prochain Prix truc muche, ou devenir célèbre, ou riche. On peut écrire pour le plaisir. Certains parmi vous écrivent mais ne deviendront jamais « écrivain », ils écriront un roman et passeront à autre chose, parce qu’ils ont juste envie d’essayer. D’autres écrirons toutes leurs vies et n’essayeront pas d’être publiés, parce qu’ils ont peur, pas envie, pensent ne pas valoir la peine, veulent seulement extirper de vieux démons de leur esprit ou se faire plaisir à eux-mêmes. Certains encore publieront soit en autopublication soit chez un éditeur et ne gagneront jamais assez d’argent pour en vivre, peut être quelques-uns réussiront à en vivre mais sans faire fortune. Peut-être qu’un seul d’entre vous deviendra célèbre et riche grâce à son art.

J’ai déjà parlé sur ce blog ce que je pense de Wattpad et des sites qui font la même promotion de l’écriture. Je ne veux blesser personne, mais avez-vous déjà pris le temps de lire ce que l’on y trouve ?

Pour rédiger cet article, j’ai créé un nouveau compte sur wattpad, plus possible de me rappeler du premier. Non seulement, j’étais agacée que l’on me demande de créer un compte pour lire des récits, merci le big data, mais en plus on m’a demandé de sélectionner 3 histoires. Dites-moi, pourquoi les premières histoires dans la liste et qui semblent être dans les plus lues sont des « romances » érotiques qui sentent bon la parodie – plagiat – manque d’imagination – 50 nuances de Grey ? Sérieusement ? C’est ça la littérature aujourd’hui ? Parler de fesses ? Bref, j’ai lu quelques nouvelles, quelques histoires par-ci par-là et si je trouve qu’il est encourageant que les gens écrivent et essayent d’écrire, je crois aussi que tout le monde n’est pas le prochain best-seller. Bien entendu, je ne suis personne pour dire ça, et je ne suis pas jalouse. J’ai d’ailleurs lu des passages forts captivants et des histoires avec des personnes qui m’inspiraient, mais les commentaires…Sérieusement ! Je crois que c’est ce qui me déçois le plus et qui me fait dire que non, tout le monde ne peut pas être / devenir écrivain. On ne peut pas s’améliorer lorsque l’on reçoit que des éloges qui ne sont pas méritées. Je crois que c’est là le piège des réseaux comme Wattpad. Dire à quelqu’un qu’il est le meilleur, alors que clairement son histoire est bancale, son vocabulaire peu fourni et même pas précis, ses descriptions décousues et son intrigue cousue de fils blancs, ce n’est pas l’aider. Personne n’aime être critiqué. Moi la première, lorsque je reçois une critique, ma première réaction est de la mettre de côté. Quelqu’un critique ce que j’écris, je le note et sur le coup je me dis « qui il / elle est pour me dire ça ? », soit parce que je suis blessée, soit parce que je suis en colère et déçue. Pourtant, j’ai appris à ne pas m’arrêter là. À revenir sur la critique, lorsque je l’ai digéré. Je ne réponds jamais à une critique à « chaud », c’est d’autant mieux quand les critiques se font sur internet, parce que l’on peut revenir plus tard pour y répondre (ou pas – après tout personne ne vous oblige à répondre). Souvent, les critiques ont un fond de vérité. Je dis un fond et souvent, parce que bien entendu (notamment en ligne) il est aisé d’en rajouter et de malmener un autre internaute, juste parce qu’on n’est pas en face.

Ensuite, je crois que pour apprendre à écrire, il faut pratiquer. Il me semble qu’écrire ne s’apprend pas à l’école. Pas en France en tout cas, car contrairement aux anglosaxons nous n’avons que peu de cours d’écriture créative. Pour nous français, il semblerait qu’écrire est un Don que l’on possède ou non. Je ne pense pas. Au contraire, même si je me persuade que pour bien écrire, il faut aimer les mots, apprécier jouer avec, tenter de les découvrir pour les apprivoiser. On peut apprendre comment rédiger une fiche de personnage, comment construire un monde fantastique, mais apprendre à se servir des bons mots, évoquer les « bonnes » sensations, surgir les émotions que l’on souhaite transmettre aux lecteurs, cela ne s’apprend pas. Pas dans le sens où un maître Es Écriture Romanesque vous donnera les clés ultimes pour ça. On peut vous faire une liste de verbes, vous présentez toutes les caractéristiques des narrateurs, vous dire même comment choisir un narrateur et le temps du récit. Tout ça c’est possible, et certains le font très bien. En tout cas, ils présentent avec des commentaires forts intéressants et enrichissants les types de récits, de narrateurs, etc, mais franchement, même avec toute la bonne volonté du monde, ces gens ne peuvent pas écrire à votre place. Pour apprendre à écrire, il faut juste écrire. Et écrire encore. Puis recommencer. Puis réécrire de nouveau.

Donc, je ne pense pas qu’il y ait réellement d’autres moyens d’apprendre à écrire si ce n’est par soi-même. C’est aussi, peut-être pour ça que certaines personnes n’apprendront jamais à écrire. Dans le sens où écrire demande de la volonté, du courage, et du travail. C’est pourquoi je suis convaincue que l’on ne peut pas écrire sans une réelle motivation, et sans voir ses défauts et connaître ses défauts. Malheureusement, beaucoup s’arrêtent dès que cela devient difficile, dès qu’ils sont « critiqués », dès qu’ils n’y arrivent pas et pire, dès qu’ils se jugent moins bons que les autres.  

Mois de juillet 2018 objectifs

Ceux qui suivent ce blog savent que tous les mois j’aime me fixer des objectifs cela me permets d’avancer dans mes objectifs de l’année et dans ma vie personnelle et professionnelle. Du moins, c’est ce que j’aime croire. 

Ce mois-ci j’ai décidé de continuer le parcours « Acquérir une volonté de fer » de l’appli « Fabulous » dont j’ai déjà parlé dans cet article. J’ai déjà accompli 43% du challenge, je suis donc en bonne voie, même si certains jours, je ne fais pas toutes les routines par manque de temps et de motivation. 

Je compte essayé de perdre encore du poids et du gras.  Mon nouveau rituel « minceur », même si cela ne m’aide pas tellement à perdre du poids au final : l’eau et le citron. Tous les matins, je presse un citron dans 1.5L d’eau, en plus de l’eau que je bois pour le sport et qui ne contient que …de l’eau. Je trouve bien plus facile de boire de l’eau dans laquelle il y a quelque chose et comme je n’aime pas gaspiller, je bois au moins 1.5L d’eau, plus du thé vert sans « rien ». Je vais également m’interdire de manger plus d’un plat gras par semaine : quand je dis plat, je parle essentiellement de Junk food et de tartine au fromage – que j’aime tellement en plus – et de tout ce qui contient du beurre à la cuisson (comme les gâteaux). Je ne mange pas de Junk food en dehors de la pizza, mais pas tous les jours, sauf quand je me commande une pizza, vu qu’il me faut deux jours pour la manger. On m’a conseillé d’arrêter les bonbons, la viande, les céréales, les œufs, les fruits, les amandes et compagnie, les laitages, les féculents, mais sérieusement on mange quoi ? Du melon et de la laitue? Or de question. Je préfère prendre mon temps pour perdre du poids et manger plus sainement peut être sur le long terme, mais ne pas finir malade à m’angoisser dès qu’un truc franchi mes lèvres. Du coup, je vais augmenter ma ration de fibre à 22.5 g par jour, je ne mangeais pas assez de fibres alors j’y vais mollo pour atteindre les 30 g par jour tous les jours. Le truc qui m’a fait rire, c’est d’aller chez le médecin et de lui dire que j’avais perdu du poids. Il m’a pesé, évidemment au moment du syndrome prémenstruel, forcément les 2 kilos que j’avais perdu je les avais « pris » et il m’a dit que je ne faisais pas d’effort. C’est bien un « homme » pour penser que les syndromes prémenstruels n’existent que dans la tête des folles – pardon des patientes. Bien entendu, deux jours plus tard, j’avais perdu ces 2 kilos de …. de quoi au juste ?De gras ? ma balance dis que c’est du gras. De Flotte ? Qu’est ce que c’est au juste je ne sais pas mais c’est là et après ça disparait comme ça. Bref, vive les hormones naturelles et tant pis pour les 2 kilos que je prends tous les 30 à 50 jours, faut bien vivre avec. J’ai cessé d’aller marcher, il fait trop trop chaud, je fais plutôt des exo de Ballet Beautiful tôt le matin et tard le soir, j’en suis à 1 h30 par session 3 à 5 fois par semaine, avec les étirements. il faut bien ça pour faire du muscle et surtout pour me dégourdir. Je vais donc continuer le Ballet Beautiful et si j’ai l’occasion de retourner Marcher sans mourir d’insolation on verra pour le faire 3 fois par semaine.

Niveau écriture, mon objectif n’est pas de faire le nanowrimo mais de finir ce saloperie de tome 2 qui me prend la tête parce que j’ai été trop naïve pour ne pas écrire les changements que j’ai fait dans le tome 1. Si je parvins à le finir, dès que je finis l’écriture de ce tome 2 j’enchaine avec le trois, j’en ai marre de cette saga elle traîne en longueur je veux l’achever. J’ai besoin qu’elle se ternir, je l’aime mais j’ai* besoin d’avancer.  

En ce qui concerne les moocs, je veux en achever au moins 4. Deux que j’ai déjà commencé et deux que je n’ai pas encore commencé. 

Je veux aussi faire une bucket list. Et aller réserver ma place pour le voyage à Londres, accessoirement implorer quelqu’un de venir avec moi, mais bon, ça on verra. 

Et bien entendu lire au moins 4 livres et coudre 2 vêtements et apprendre l’usage de 3 pierres de lithothérapie. 

Un mois encore bien chargé, quoi que pas tant que cela, je trouve. Certaines choses peuvent se faire très rapidement, comme les deux activités que j’ai à rendre pour les moocs, en 1 après-midi cela peut-être fait, de même que coudre des vêtements, selon le patron en deux jours ça peut être fait. Le plus long sera l’écriture, comme toujours. Dans cette liste mes 3 grands objectifs seront : écrire le tome 2 ; réserver le voyage et faire mes 4 moocs. Rien que cela je serais heureuse. 

Scrum Board

Poker Planning, Scrum Master, Scrum board, Projet agile…A la lecture de ces mots, vous vous dites : « Ponine a pété un câble ! » Ceux qui connaissent ces termes vont dire « rien à voir avec l’écriture ! » 

Dans les deux cas vous aurez raison ! La méthode Scrum est une méthode de développement de projet agile, notamment pour les logiciels. Je ne vais pas vous faire un cours sur le Scrum, parce que je n’ai pas les compétences. Vous pouvez jeter un œil à la page Wikipédia qui vous donnera une idée assez large de ce qu’est le Scrum. Vous pouvez aller lire cet article – je ne connais pas l’auteur mais l’article me semble bien complet. Grosso Modo, le but de la méthode Scrum est le travail en sprint (rapide) de projet, par une équipe, avec des réunions quotidiennes pour faire le point. (Ah quand je résume, je résume ) 

Qu’est ce qu’y m’intéresse dans cette méthode pour que je vous en parle ? 

Deux choses ! Le SPRINT et le SCRUM BOARD

Le sprint déjà : le concept de travailler durant un temps court sur une même « thématique ». 

Le SCRUM BOARD – le tableau – d’autre part qui permet de visualiser votre travail.

A partir de maintenant, je ne vais pas vous parlez de la vraie technique SCRUM qui peut être employé par des professionnels du monde digital, non je vais vous montrer comment on peut s’en servir nous les auteurs, avec notre petit cerveau tout seul -le scrum est un cerveau collectif – et réutiliser le scrum board pour notre projet à nous qui est : UN ROMAN (ou tout autre forme de récit). 

Le sprint est une étape qui me semble incontournable, car il s’agit de faire son projet ou certaines tâches menant à un gros projet, en un laps de temps très court. 

 

La théorie : 

Dans les grandes lignes votre STORY c’est à dire est la liste des actions pour obtenir à la fin votre projet fini (ou la partie de votre projet par ex. les recherches ou la rédaction) qui soit rédiger d’un bout à l’autre. 

Si on se sert de la méthode SCRUM, disons que le premier jour de travail vous devez : lister les tâches à accomplir pour obtenir votre produit fini. Le temps que vous allez consacrer en tout et pour tout à votre projet. Pour écrire un récit, les tâches à effectuées,  sont des taches en amont de la rédaction (cherches, idées, thématiques, listes des personnages, lieux etc), soit de la rédaction et des tâches après (comme la relecture, la correction, les lecteurs bêta, la publication).

En terme de temps, faites ce qui est le mieux pour vous mais n’oubliez pas SPRINT ça veut dire rapide! Il faut donc que vos découpages de taches impose un rythme rapide! Donc non, on ne prend pas 3 ans pour effectuer des recherches ( sauf si vous écrirez un roman historique hautement complexe, un doctorat, un master ou quelque chose qui demande réellement des années de recherches !). 

Actions : 

Nous sommes donc au premier jour : le moment est capital. Vous devez vous munir d’une feuille de papier ou d’une ardoise, bref que quelque chose sur lequel écrire, un stylo pour écrire en gros (pas de minuscules caractère pour cette fois, vous devez vous mettre dans la tête que vous êtes un entrepreneur agile à la recherche du projet qui vous fera gagner de l’argent – ça motive l’appât du gain ). C’est alors que commence le travail : 

  1. Noter en gros le projet : exemple : écrire une nouvelle. 
  2. Lister les étapes essentielles qui vous viennent en tête, en maximum 15 min. 
  3. Relire votre liste en vous demandant si vous n’avez rien oublier. 
  4. Détendez-vous quelques instants vous avez bien travaillé. 
  5. Aller chercher des post-its, des feuilles de couleurs, des cartes,etc. Le but, c’est d’avoir du papier colorés (c’est bien plus joli et visuel) et un stylo noir. Le noir passe mieux sur le papier coloré. 
  6. Trouver un endroit où vous pourrez afficher vos cartes, post-it, feuilles de couleur. Un tableau en liège, une armoire, la porte du frigo, un mur. Le mieux c’est d’avoir un tableau en liège que l’on peut transporter et ranger si on n’écrit pas toujours au même endroit où si l’on n’a pas de coin à nous. 
  7. Trier les tâches par catégories. Par exemple tout ce qui est recherches ensemble. Tout ce qui est rédaction ou correction ensemble. Pourquoi ? Parce que vous allez utiliser les feuilles de papier pour repérer vos grandes thématiques. 
  8. Inscrire les actions sur les papiers. 
  9. Décidez de combien de temps il vous faudra pour accomplir votre projet global. Décidez ensuite de combien de temps vous vous autorisez à mettre pour chaque catégorie. I
  10. Prendre le tableau de liège et le diviser en 5 parties dans le sens vertical. La première partie sera constitué de votre DECOUPAGE : recherches / rédaction / correction. La seconde aura pour titre « TO DO » (à faire), c’est là que vous mettrez pour le moment, toutes vos petites fiches. La troisième « EN COURS ». La quatrième « FAIT » et la dernière colonne vous servira pour répertorier tous les PROBLEMES

Voilà votre tableau est fait ! Pas mal, non ?

Le travail ne s’arrête pas là ! Et bien non, il reste le plus important du travail : travailler à votre projet. Tous les jours ou tous les jours que vous avez choisi de travailler à l’écriture de votre projet, vous prendrez votre tableau, pour faire le point. Durant quelques minutes, maximum 10,faites le point sur ce qui a été fait à la séance précédente, vous avancerez les tâches selon qu’elles sont « en projet » ou « effectuée ». Vous en profiterez pour voir s’il y a des difficultés. Des recherches dont vous n’avez pas trouvé la réponse par exemple, ou des problèmes d’emplois du temps. Cela s’appelle la Mêlée quotidienne et si elle est utile aux entrepreneurs, elle l’est aussi pour vous ! 

Le but n’est pas de se mettre la pression. Bien entendu, votre premier tableau ne sera pas parfait. vous pourrez sur ou sous évaluer le temps qu’il vous faudra pour tel ou tel tâches, mais ce n’est pas grave, l’être humain est fait pour apprendre. 

 

Pourquoi je vous ais parlé de ce tableau alors qu’il est nettement plus utile pour le travail en équipe et qu’il n’est pas inventé pour les auteurs ?

Je crois que beaucoup de gens n’ont pas conscience du temps qu’ils perdent à ne pas savoir quoi faire. Lorsque l’on a une liste de tâches à effectuer, il est plus facile de savoir où l’on en est. Pour ma saga, j’ai fait de nombreuses heures de recherches, sans trop savoir où aller. Parfois, je pensais avoir fait des recherches sur un sujet, alors que non et je me retrouvais perdue et pas uniquement parce que l’organisation et moi cela fait deux, mais parce que clairement je ne savais pas où j’en étais. Ne vous est-il jamais arrivé d’être persuadé d’avoir fait la fiche de personnage de tel personne pour vous rendre compte après 3 heures de fouilles dans vos classeurs qu’en vrai non, il n’y a pas de fiches pour ce personnage ? Qu’en ayant un tableau qui vous dit où vous en êtes tout est bien plus clair et précis. 

De plus, je crois qu’avoir sous les yeux l’avancer de son histoire permet de rester motivé. Si dans la case rédaction vous avez 50 chapitres (admettons que vous ayez besoin de 50 chapitres) savoir qui vous en avez déjà écrit 30 sera plus motivant, que si vous dites « il m’en reste 20 à écrire », là vous aurez en visuel ce qui est accompli.

Avez-vous déjà entendu parler de cette méthode ? Qu’en pensez-vous ? L’utiliseriez-vous ?

 

Bonne journée,

Ponine

Les bienfaits de la méditation, selon Ponine

La méditation, c’est une pratique à la mode. Pourtant c’est tellement plus que cela. J’ai découvert la méditation, en tout cas qu’elle pouvait avoir de véritable effets sur le corps et l’âme – je dis âme au sens le plus général possible – en lisant Miracle Morning. Depuis quelques années, maintenant, je fais de la méditation. Souvent le matin, parfois le midi, parfois encore le soir. J’aime la méditation, et parfois un peu moins. Certains jours je ne prends pas le temps de méditer, parce que je n’en ai pas envie, pas le temps ou tout simplement que je ne me sens pas en phase avec la méditation ce jour là.

La méditation a de nombreux bienfaits, tout le monde s’accorde là-dessus.

Selon moi, la méditation m’apporte de l’énergie. L’énergie d’agir, de me mettre en action, cela peut paraître contreproductif, puisque la méditation permet de se recentrer, de lâcher prise et de se « calmer », mais pour moi, la méditation justement me rééquilibre en tant que personne et me donne envie d’agir. Une fois ma séance finie, j’ai envie d’agir, de bouger et d’écrire. Lorsque je perds la motivation d’écrire et cela arrive souvent, je prends quelques minutes pour méditer et je me sens tout de suite booster.

La méditation m’apporte une paix et un calme intérieur qui me manque. J’ai constaté depuis que je médite que j’ai plus d’ouverture d’esprit. Je suis également plus patiente avec les autres et avec moi-même. J’ai acquis une plus large compréhension des autres et j’accepte mieux leurs défauts que je me suis mise à analyser, chose fort utile lorsque l’on est écrivain que d’analyser les autres. Je suis tournée vers les autres, je fais preuve d’énormément d’empathie de base, la méditation ne m’a pas apporté plus d’empathie mais plus de détachement à ce niveau, ce qui est une excellente qualité. Alors qu’auparavant je fais mieux des soucis et ennuies d’autrui, à présent, je m’en détache pour me concentrer exclusivement sur mes ennuis. Cela ne m’empêche pas d’aider, d’être attentive aux autres, d’écouter leur problème, mais je n’en souffre plus, ce qui me permet d’offrir de meilleurs conseils.

Je dirais bien que la méditation m’a appris à mieux respirer, mais je respire mieux que depuis que j’ai trouvé le bon traitement pour mes allergies respirations. Pourtant depuis que j’ai ce traitement, je me sers de la méditation et des exercices respiratoires pour gérer mon stress ce qui me fait un bien fou.

La méditation m’aide à me dépasser dans tous les aspects de ma vie. J’écris bien mieux, plus régulièrement, avec des séances plus intenses et je me dissipe moins. Lorsque je fais du sport la méditation m’aide à me surpasser. Je fais plus d’efforts dans ma vie de tous les jours depuis que je pratique la méditation.

J’aime également méditer avant de me lancer dans mes projets d’écrire afin d’être plus centrée et productive. Je ne dirais pourtant pas que la méditation a changé ma vie, parce que j’ignore si j’aurais atteint le même calme intérieur, la même volonté sans, parce que l’on ne saura jamais mais je suis convaincue qu’un quart de méditation ne peut être que bénéfique pour le moral. Il est important de se centrer sur soi, même si pour certains cela peut sembler être égoïste, je crois que connaître ses limites personnelles, son corps et son esprit permet d’avoir une vie meilleure.

Méditer me permet également de manger mieux. J’ai pu lutter contre les fringales, et contre les grandes envies de sucres. Je suis une grande gourmande, j’aime surtout manger des bonbons, des gâteaux, de la Junk food. Je dirais comme beaucoup de gens. Depuis que je médite mes envies de ce genre de nourriture se sont atténuées. J’ai donc une alimentation plus énergisante, surtout le matin lorsque je me réveille. Et comme tout le monde sait bien un bon petit déjeuner est capital pour la santé  et une journée active. La méditation me permet également de mieux savoir quand j’ai faim ou quand j’ai envie de compenser des émotions négatives par de la nourriture. Je sais ainsi lorsque je n’ai pas faim et il m’arrive de sauter le diner ou le petit déjeuner, parce que non réellement je n’ai pas faim.

La méditation me rend donc plus consciente, non seulement de moi, mais des autres et de ce qui m’entoure, ce qui fait de moi une meilleure personne – du moins j’ose l’espérer- mais également une meilleure écrivain -ça aussi j’ose le croire. Dans tous les cas, méditer me donne du courage, de la volonté et un sentiment de détente qui m’aide à avancer et rien que pour cela je n’ai pas envie d’arrêter, même si certains jours méditer n’est pas ma priorité.

 

Et vous, pratiquez-vous la méditation ?

Belle journée à tous,

Ponine 

Un héros n’abandonne jamais…de débuts négatifs

Lorsque l’on lit des romans on se rend compte d’une chose : les héros n’abandonnent jamais. Lorsqu’ils ont un objectif ils vont jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. Cela donne envie, envie d’être comme un héros et d’aller jusqu’au bout de ses rêves. 

Tenace, pugnace, acharné, coriace, opiniâtre, inébranlable et persévérant. Tout ces termes peuvent définir un héros de roman. Même si au début de l’histoire il peut refuser d’entrer dans l’aventure, il finit toujours par entrer dans l’action. Un héros garde toujours en tête ce qu’il veut, mais est-ce qu’il réussi à chaque fois ? 

Un héros doit toujours partir à l’aventure, sans aventure pas d’histoire mais est-ce que le héros réussi toujours ses aventures et obtient tout ce qu’il désire

Il se peut que le héros commence avec un arc narratif négatif dans lequel il est malheureux, ou dans lequel il lui manque quelque chose. Cet arc narratif impose donc que la situation du héros au début de l’histoire ne soit pas parfaite, il veut ou ressent le besoin de changer ou non, toujours est-il que votre travail en tant qu’écrivain est de montrer à quel point sa situation est négative. Cette situation peut être mauvaise pour le héros.

Par exemple : votre héros peut être dans une relation amoureuse toxique. En partant de cet exemple plusieurs possibilités s’offrent à vous : Soit le héros sait déjà, au début du roman, que la relation est néfaste pour lui et il veut en sortir. Soit le héros n’en a pas conscience et ses proches tentent de le faire sortir de cette relation. Soit personne dans l’entourage du héros et le héros lui-même n’ont pas conscience de cet négativité.

Un début négatif peut sembler plus facile lorsque l’on commence une histoire. Dans certains cas, c’est vrai, mais un arc (voir trop) négatif en début de roman peut très vite prendre la route d’une fin en happy end, très contes de fées. Personnellement, je suis contre les fins contes de fées ou tout est beau et gentil et où le méchant se fait tuer entre deux parce que c’est un « vrai méchant chez qui tout est noir », mais cet avis n’engage que moi, libre à vous d’écrire des histoires contes de fées.

Lorsque l’on part d’un arc narratif négatif quels sont les solutions pour la fin de l’histoire ?

Vous pouvez soit :

  • Offrir à votre héros un happy end parfait. Il était pauvre, dans une relation amoureuse néfaste pour sa santé physique mental, il était malade etc (je dis Il pour le héros mais il peut s’agir d’une femme) et il finit heureux, riche, dans une relation de couple saine et en bonne santé. Alors il s’agit d’un revirement total à sa situation initiale.
  • Lui donner un arc narratif encore plus négatif et une fin plus misérable encore que sa situation initiale. Il était en couple même dangereux pour lui, avec un peu d’argent, et vivant dans un appartement, rien n’empêche qu’il finisse pauvre, à la rue, seul, sans famille, ni ami, malade etc.  On assiste alors à sa déchéance.
  • Vous pouvez terminer le roman comme il a commencé. Le héros n’est ni dans une meilleure situation, ni dans une pire. Il a juste avancé mais au final se retrouve dans la même situation. Il reste avec le même compagnon, dans le même travail, la même situation au travail, la même santé. On l’a simplement accompagné dans une phase de sa vie mais au final, il fait le choix de garder ce qu’il a.

Dans ces trois exemples, on part du principe que :

1. Le héros passe de malheureux à heureux. il a obtenu tout ce qu’il voulait et du coup, il se sent bien mieux.

2. Il est encore plus malheureux que lorsque son histoire à débuter.

3. Il n’a pas évoluer, ni d’un côté ni d’un autre.

Mais ! Parce qu’il y a un mais, il existe tout un tas de nuances entre ces choix. C’est ce que nous allons voir à présent.

  • L’arc narratif dans lequel le héros a une meilleure situation « matérielle », il était malheureux dans sa vie, dans son couple, en mauvaise santé au début de l’histoire et matériellement, il obtient tout ce qu’il pouvait désirer. Oui, mais voilà, comme le dit si bien le proverbe l’argent ne fait pas le bonheur. Il a certes une belle maison, un couple qui sur le papier est parfait, mais il se rends compte que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux et que la vie « malheureuse » du début n’était pas si mal en fin de compte. Sa situation a donc évolué en bien et en mal.
  • L’arc narratif négatif, la situation matérielle du héros est finalement pire qu’au début. Si on reprend l’exemple deux, il est pauvre, seul, malade, etc. Mais au final, il se rend compte que c’est pour le mieux. Qu’il a quitté une situation qui le rendait malheureux et il décide de prendre la vie comme elle est et d’être satisfait de son sort.
  • Sa situation matérielle est la même ? Mentalement, il a cependant évolué dans un arc narratif positif ou négatif. Voilà le vrai changement. Il peut soit être satisfait de sa vie, même si elle n’est pas parfaite. Soit être encore plus malheureux qu’au début parce que sa situation n’a pas évolué. 

Est-ce tout ? 

Non, car toutes les combinaisons sont possibles. Ce que je voulais vous dire, c’est qu’une histoire qui commence mal pour le héros ne doit pas nécessairement bien finir. Elle ne doit pas toujours finir plus mal encore.

Pourquoi ? Parce qu’il faut prendre en compte toutes les richesses de ce qui fait un héros un être humain à part entière. Une histoire peut très bien s’achevait sur certains aspects que cherchait à atteindre le héros au début de l’histoire et se terminer plus mal encore sur d’autres aspects auxquels il n’accordait pas nécessairement d’attention trop focalisé sur son objectif principal.

Pour l’exemple, je prendrais Les Misérables, plus précisément le personnage de Marius Pontmercy, on peut dire que son but principal est d’obtenir l’amour de Cosette, le second d’aider ses amis révolutionnaire à changer le destin des pauvres gens. Il commence l’histoire, pauvre, avocat devant survivre en donnant des leçons de langue, vivant dans une masure et n’ayant dans sa vie que deux amis, Courfeyrac et Maboeuf. S’il pense que ses amis seront toujours présent, que leur barricade changera la face du monde pour un avenir meilleur. Il finit le roman, marié à Cosette, son grand amour, riche, « Baron » ayant retrouvé sa famille, pourtant tous ses amis sont morts et le monde n’est pas « meilleur » pour autant. Sa situation s’est améliorée pour le mieux et pourtant il porte le poids du survivant, puisqu’il est le seul de ses amis à avoir survécu.

Pourquoi est-ce tellement important ? Tout simplement parce que ce sont les failles qui rendent les personnages humains et ce sont pour cela que les lecteurs s’y attachent même bien après que le livre soit refermé et tous les détails de l’histoire oubliés.

Partir d’une situation initiale négative n’est donc pas forcément facile. Il ne suffit pas d’arranger la situation du héros pour que l’histoire soit bonne, intéressante et riche. Il faut parfois creuser et offrir des failles au lecteur pour qu’il s’identifie d’autant plus au héros et à son histoire. 

Bonne journée, 

Ponine. 

 

 

 

 

Exercez ses sens

Les cinq sens : L’ouïe, la vue, le toucher, le goût, l’odorat. C’est bien beau tout ça, mais lorsque l’on écrit, s’il y a bien une chose à laquelle on ne pense pas forcément ce sont nos sens. Quand je dis nos sens je parle des quatre autres, parce que tout le monde se sert de la vue lorsqu’il s’agit de décrire. 

Alors la vue, oui c’est très bien, mais lorsque l’on veut décrire un paysage, l’odorat c’est utile aussi. Lorsque l’on veut décrire quelques mets gouteux le goût c’est cool et l’odorat aussi. Quand on écrit une scène qui se passe à un concert c’est sympa de pouvoir utiliser l’ouïe. Quant aux vêtements vous les décrivez comment ?

On dit toujours qu’une bonne description passe par les cinq sens, pas toujours les cinq en même temps, hein 😉 Sauf à quelques exceptions près, lorsque l’on écrit on montre ou l’on décrit, mais on use et abuse de la « vue ». On décrit peu les odeurs, les goûts, le toucher, les bruits, parce que c’est un exercice difficile, alors du coup, on perd beaucoup. Moi-même lorsque j’écris mon premier jet, outre le fait que je mette énormément de dialogue, je décris avec la vue, c’est un fâcheux défaut, mais il me permet deux choses : 

-d’avancer dans mon histoire plus rapidement et de ne pas me lasser.

-de corriger en sachant ce que je vais devoir insérer et penser dans les corrections et mine de rien ça me fait gagner du temps. 

Lorsque je corrige, j’ai avec moi une grille qui me permet de savoir si j’ai utilisé assez d’éléments de tous les sens dont nous disposons (le 6eme aussi mais ça j’en parlerais un autre jour) et je coche. Mon but n’est pas de cocher mes petites cases pour le plaisir, sinon autant jouer au Morpion, mon objectif est de rendre ma description plus vivante, et encore je dis description mais pas seulement c’est tout le roman qui s’enrichit. 

Certes mais comment fait-on ? C’est bien joli d’avoir une jolie feuille avec son tableau, mais concrètement si l’on utilise de la vue c’est bien qu’il y a un « truc » qui fait que l’on ne passe pas d’abord par l’usage des autres sens. L’habitude, peut être ? Un manque de connaissance des autres sens, certainement !

Je ne vais pas vous dire que c’est mal de ne pas maîtriser l’usage des autres sens, moi-même j’ai besoin d’y penser en phase de correction, mais l’on peut faire quelques petits exercices pour s’améliorer. 

Mon cas personnel n’est pas une généralité mais il m’a longtemps manqué du vocabulaire. Les goûts, les textures, les objets, les sons sont difficiles à décrire. Même lorsque l’on touche un objet, on le voit. On s’attend à quelque chose. Si vous touchez votre lit vous vous attendez au contact du tissu. Si votre chaise a de petits « grains » vous saurez qu’elle est rugueuse avant même le contact physique. En voyant une guitare vous saurez ce que vous allez entendre, un bruit de corde. Voyez un poulet rôti et vous vous attendrez à sentir l’odeur de poulet rôti. Mine de rien la vue conditionne énormément notre environnement.

Le premier exercice que je vous propose est de dresser une liste de vocabulaire pour chacun des quatre autres sens que la vue (quoi que même pour la vue cela peut être très utile ne vous privez pas). Avant de faire quelques cherches dans un dictionnaire ou sur internet, utilisez vos propres mots. Utilisez un tableau et dans chaque case inscrivez les mots qui vous viennent à l’esprit. 

Pour ma part ma première liste était ODORAT : j’avais quelques mots en tête, odeur florale, épicé, musc, rose, fleurs, ambré, tonique, cannelle, poulet rôti, herbe coupée, etc. Je ne savais nécessairement à quoi ces termes faisaient références. Lorsque je me suis retrouvée, très rapidement à court de mots ou d’expressions, j’ai dû me rabattre sur une recherche internet. J’ai eu bien du mal à avoir une liste assez conséquente pour chaque sens, parce que l’on n’y réfléchit pas. Lorsque vous humez un plat, votre première réaction n’est pas de noter les saveurs, mais de les vivre, et c’est ce que vous devez mettre dans votre roman. 

Le second exercice que je vous propose est un exercice que l’on peut faire avec des enfants et je crois qu’il est très inspiré « Montessori » avec des exercices de privation de sens pour décupler celui que je veux faire fonctionner.

Les outils : 

La fonction vidéo de votre téléphone. 

Un bandeau pour se couvrir les yeux. Des bouchons d’oreilles. Un pince nez. 

Des morceaux de tissus, des boîtes à épices, des objets de formes, tailles et matières différentes, des musiques ou des instruments pour faire des « bruits » différents, de la nourriture ou des objets que vous pouvez mettre dans votre bouche sans risque (étouffement, intoxication, etc)

Vous ne pourrez pas faire tous les exercices en une seule fois, ce serait trop « fatiguant » mentalement et ennuyeux. 

Le but de ce petit jeu, vous l’aurez compris est de deviner ce que l’on sent, touche, goute et entend, sans l’usage de la vue. Mais pourquoi la fonction vidéo de votre téléphone ou d’une caméra ou même de votre webcam ? Pour filmer vos réaction physique, mais également pour capter ce que vous allez en dire. Vous touchez un objet, dites ce à quoi cela vous fait penser, décrivait tout haut ce que vous ressentez, éprouver, ce que cela vous fait, l’effet, la sensation et essayer de deviner, pas juste en touchant, mais en sentant, en écoutant, en tapant sur l’objet, en le goutant ( si cela est possible, n’allez pas vous empoissonner). N’oubliez pas que le toucher peut s’effectuer avec une autre partie du corps que les mains. Si vous pratiquez ce jeu en famille, vous pouvez soit définir à l’avance les objets ou ingrédients à deviner en amont, ou alors laissez les autres choisir d’eux-mêmes ce qu’ils vous feront tester – pour ceux qui pratiqueraient ce jeu avec des enfants veillez à ce qu’un adulte supervise ce teste à l’aveugle, on ne sait jamais. 

Au fur et à mesure augmenter la difficulté et tenter de reconnaître les mêmes objets, quelques jours ou semaines plus tard, mais cette fois avec un autre sens en moins, et continuer jusqu’à ce que vous puissiez décrire les objets avec qu’un seul sens, afin d’en capter toutes les nuances.

Ce qui peut être amusant c’est de comparer les mots et expressions utilisées pour décrire un même objet, une même saveur, un même son, par des personnes différentes. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas tous les mêmes sensations, ni les mêmes mots pour parler du même objet. 

Je ne dirais pas qu’il faut s’exercer souvent à ce type de jeux mais ils permettent de réellement s’approprier des matières, des odeurs et tout ce qui peut vous aider à mieux écrire et décrire des scènes vivantes, non plus en vous focalisant sur la vue mais sur tous vos autres sens. 

 

Belle journée à tous, 

Ponine 

Le système politique : petite piste de réflexion

Non, je ne vais pas aborder avec vous la question du système politique français, je ne donnerais pas non plus mon avis sur le gouvernement parce que clairement ce n’est pas le but de cet article. Aujourd’hui, je veux parler de création d’un monde fantastique ou du moins imaginaire.

Lorsque l’on invente un monde, qu’il s’agisse de tout un monde, d’une dystopie ou d’un récit historique, il y a un passage obligé ! Celui de connaître le système politique en place dans votre monde ou durant la période historique.

Pas de chance, ceux qui souhaitent réellement écrire une fiction historique doivent se renseigner sur le système politique en place au moment du récit. Si votre texte renvoie au Moyen Age pas, le choix il faudra ouvrir quelques livres d’histoire et vous renseigner sur le système féodale. Si au contraire vous souhaitez écrire une histoire totalement fictive, ou dans un futur ou passé imaginaire libre à vous d’inventer un système politique.

Je vous entends déjà d’ici : vous allez me dire « oui mais moi j’invente tout mon monde/univers donc ton article ne me servira à rien parce que dans mon monde ça ne sera pas comme dans la vraie vie ». Oui, certes, mais en êtes-vous réellement certains ? Dans le cas, où  vous en seriez convaincu ne pouvez-vous pas vous inspirer un peu de ce qui se fait dans notre réalité afin de donner plus de vie à votre récit ? Je table toujours sur la seconde option, sinon vous pouvez vous arrêter là, je ne serais pas fâchée.

Si comme moi vous êtes un peu fâchée avec l’histoire, il se peut que vous ayez du mal à vous y retrouver dans l’histoire des formes de système politiques alors reprenons les bases.

Autant vous prévenir cet article n’a pas de visée exhaustive, je vais certainement oublier des choses, peut-être mal expliquer certaines, je ne suis pas du tout une spécialiste de la question et je serais même ravie d’avoir des retours de personnes bien plus compétentes que moi.

Allons faire un petit tour en direction des différents systèmes politiques :

Anarchie : Non l’Anarchie ce n’est pas juste une idée de punk à chien ou le désordre sociale.  Dans l’esprit l’anarchie est un système politique sans gouvernement. Il n’y a ni chef du gouvernement, ni d’autorité unique, personne ne peut donc prétendre avoir une autorité sur une ou des autres. Cela ne signifie pas un système sans ordre établie, c’est même le contraire, mais sans système politique.

Autoritarisme : Dans ce système l’autorité devient la valeur suprême. C’est un système qui cherche à contrôler chaque aspect de la vie du peuple en mettant en place de la propagande, la répression de la population et le contrôle de la vie du peuple.

Autocratie : il s’agit d’un système politique ou le pouvoir est détenu par une seule personne, qui dirige donc seul le pays.

Monarchie : Le système politique n’est pas nécessairement tenu par un seul dirigeant mais il n’en reste pas moins qu’un seul personne apparaît comme figure de proue. Une monarchie n’est pas nécessaire un royauté, un système héréditaire. La monarchie peut se faire par élection, par droit divin, par loi salique, être absolue ou non.

Communisme : Il s’agit d’un état sans classe sociale, sans état à proprement parler, sans monnaie ou tous les biens sont partagés.

Démocratie : Un régime politique où les citoyens ont le pouvoir de décision. Pour ceux qui connaissent Abraham Lincoln il a résumé la démocratie par « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Oligarchie : Il s’agit cette fois d’un système de pouvoir où seul groupe d’individus détient le pouvoir politique. Il existe différente forme d’Oligarchie.

République : En république, le peuple ou ses représentants élisent le gouvernement.

Théocratie : il s’agit d’un ordre dans lequel Dieu ou les divinités (tout dépend du système de croyance) gouverne(nt). Il s’agit de fait d’un système politique fondé sur des principes religieux.

J’ai bien conscience que cette petite liste n’est pas parfaite, ni même complète. Elle ne se veut ni l’une, ni l’autre.  Chacun de ces systèmes politique peut être divisé en plusieurs sous catégorie, afin de le préciser, de le compléter ou de désigner un tout autre système de réflexion. Je tenais seulement à vous donner des pistes de réflexions pour votre monde imaginaire ou fictif. J’ai voulu cet article pour faire suite à celui du mois de juin sur la création de monde imaginaire.

Production et temps de concentration

Bonjour tout le monde,

Lorsque l’on travail, que l’on doit se concentrer,  qu’importe la raison pour laquelle nous travaillons, que ce soit pour nos études, lorsque l’on écrit son roman, ou pour son patron, il existe plusieurs méthodes pour être plus productif dans son temps de travail.

La méthode dont je vais vous parler aujourd’hui c’est l’utilisation des PAUSES. Comment les pauses peuvent vous aider à être plus productifs et comment les gérer dans votre journée ou dans votre session d’écriture. Les pauses permettent de se détendre, de penser à autre chose, de se vider l’esprit, de faire quelques pas, étirements et de s’oxygéner avant de passer à une autre activité. Les pauses interviennent après un certain laps de temps, lorsque le cerveau, le corps et l’esprit ont besoin de passer à autre chose et qu’ils n’arrivent plus à se concentrer sur le travail en cours. Mais comment décider qu’il est temps de prendre une pause ? Soit vous faites en fonction de votre instinct, ce qui peut être une excellente manière, à condition de ne pas passer plus de temps en pause qu’à travailler, ce qui serait contre-productif. Soit vous pouvez jeter un œil à quelques renseignements que j’ai pu trouver dans les livres, sur l’appli Fabulous (dont je vous parlais ici) et sur internet.

Ma Méthode :

Lorsque j’écris un projet, je ne peux pas me concentrer plus de dix minutes. Si je veux être efficace est productive je me concentre dix minutes sur ma tache et je prends une courte pause. Le temps de rédiger un sms, de lire un mail, de jeter un œil à un commentaire ou de me faire un thé. Cette technique fonctionne essentiellement pour l’écriture.

La pomodoro :

Une technique dont j’ai parlé à de nombreuses reprises sur le blog ( comme ici, ou , ou bien là encore ) et qui consiste à travailler 25 minutes sans interruption puis à prendre 5 minutes de pauses. Ce schéma est a répété quatre fois avant de s’accorder une pause de 20 minutes. Ce n’est pas une technique que j’emploi pour écrire mais que j’aime bien utiliser pour apprendre le russe, ou faire le ménage ou encore pour rédiger des articles sur le blog.

Le 45 /15

Trois-quarts d’heure de travail pour quinze minutes de détente. Il s’agit là aussi d’un très bon compris je trouve. Même s’il est parfois difficile de rester loin de la tentation de lire un petit sms durant son travail.

La méthode 50/10

Il s’agit bien entendu de travailler intensément durant 50 minutes et de ne prendre que 10 minutes de pause à la fin de la session. Je n’ai jamais employé cette méthode mais je crois qu’elle peut être intéressante pour ceux qui parvienne à se concentrer longtemps sur un seul sujet sans être dérangé, ni sans sentir le besoin de lire leurs sms.

La méthode du 80/10

Un peu comme celle d’avant mais en encore plus long. Elle consiste a ne prendre qu’une courte pause après un très long moment de concentration.

Les méthodes plus longues :

Celle de 2 h ou de 4 h avec une pause très longue d’une heure.

L’avantage des phases de travail intenses et courtes c’est qu’elles permettent de se concentrer sur une seule tâche, avoir un seul point de travail à développer durant le laps de temps indiqué. Cela permet également de s’aérer l’esprit régulièrement, mais il ne faut pas tomber dans le piège de pauses trop longues et ne pas reprendre le travail juste à la fin de la pause.

Les phases de travail longues peuvent être fatigantes. Assez rapidement, l’envie de faire autre chose peut se faire sentir. C’est pourquoi il est généralement conseillé de noter une liste de choses à faire avant de se lancer dans un pareil défi. Si on décide de travailler sur son roman on peut décider que l’on passera du temps sur la recherche d’un lieu, puis que l’on écrira 500 mots, ensuite que l’on corrigera trois pages etc. Cela permet de ne pas faire exactement la même action durant deux ou quatre heures mais de varier tout en restant dans la même thématique.

Comment faire pour rester concentrer ?

Tout d’abord savoir exactement ce que l’on veut faire, ne pas partir à l’aveuglette mais avoir une idée précise des points sur lesquels on souhaite travailler. L’écrire sur un papier à part est une excellente méthode pour avoir devant les yeux ce que l’on compte faire. Un peu comme une liste de course, on peut ainsi barrer au fur et à mesure les étapes déjà effectuées.

On peut également se préparer en amont tout ce dont on aura besoin pour rester concentrer. C’est à dire sortir tous les documents que l’on va utiliser avant de s’atteler à la tache, avoir un verre d’eau sous la main, un paquet de mouchoir – rien de plus embêtant que de chercher quelque chose dans ce style là quand on est concentré. Bref faites en sorte que le moment où vous appuierez sur le chrono soit le moment où tout sera prêt pour être dans de bonnes conditions.  

Pour la concentration on peut également bloquer toutes les distractions : comme les notifications de sms, d’e-mails, de réseaux sociaux, internet, etc. Bien entendu, si l’on travaille avec les réseaux sociaux, ou que l’on a besoin d’envoyer des sms ou des mails ce n’est pas une démarche possible de s’en passer.

Lorsque l’on écrit ou se retrouve parfois confronter à des recherches auxquelles on n’avait pas pensé en amont. Récemment, je voulais décrire un pub londonien où je n’avais encore jamais mis les pieds. Je pensais pouvoir expliquer l’atmosphère du lieu, seulement soit j’avais perdu mes fiches d’idées, soit j’avais oublié de rechercher cet endroit, mais toujours est-il qu’au moment de passer à la rédaction j’étais bien embêtée. J’ai alors pris un petit carnet, noté qu’il fallait que je fasse des recherches sur ce lieu et j’ai continué ma phase d’écriture. Tant pis, si je ne savais pas exactement à quoi ressembler la devanture, les tables, les chaises etc, j’ai avancé, parce que parfois c’est la meilleure chose à faire. De même, il m’arrive d’écrire sans avoir les fiches de personnages devant les yeux, comme lorsque je voyage ou que je profite d’une salle d’attente pour écrire un peu. Je ne m’inquiète jamais parce que je garde sur moi un petit carnet pour noter les endroits où il faut que je fasse des recherches. J’ai remarqué qu’il faut mieux noter dans un coin les zones de floues plutôt que de partir faire des recherches, les recherches font perdre un temps précieux, essentiellement parce qu’elles sont le moyens de vite procrastiner et de faire tout autre chose. Bien entendu, si vous doutez de l’écriture d’un mot, un petit saut dans le dictionnaire peut vous faire gagner du temps à la condition que vous ne fassiez que cela. La tentation est grande de se laisser distraire. 

Ce que l’on peut faire pour ne pas se laisser déconcentrer par notre to-do list :

Lorsque l’on écrit, on a parfois la sensation que c’est mal de prendre du temps pour nous. Surtout lorsqu’écrire n’est pas notre seul métier. Lorsque l’on prend du temps pour écrire, on prend du temps pour soi, à l’heure où il faut être ultra performant dans tous les aspects de la vie (amour, famille, travail, développement personnel, etc.) se poser pour écrire son roman c’est un peu comme voler du temps que l’on ne va pas consacrer à ses taches administratives, à son conjoint, à ses enfants, à faire du sport, à ses amis, à son emploi. C’est un sentiment que tout auteur débutant connaît très bien. On se laisse persuader que l’on n’est pas le meilleur, que l’on ne sera jamais publié, alors à quoi bon ? Autant aller faire cette lessive qui nous attend, sortir avec nos enfants, ou accepter les invitations sociales parce qu’écrire c’est bien joli mais ça ne sert à rien.

Pour éviter cela, le mieux c’est de planifier, de prendre son agenda et de choisir les moments où l’on va écrire, le temps que l’on va y consacrer et ce que l’on fera avant et après. Si vous vous dites que vos taches ménagères sont plus importantes que l’écriture, planifier de faire un peu de ménage avant et après votre session d’écriture. Si vous acceptez de sortir voir des amis, dites l’heure que vous avez un rendez-vous important à telle heure et rentrez chez vous pour écrire. 

La concentration passe essentiellement par l’assurance que ce que l’on fait est juste, bon et utile car la motivation ne fait pas tout, encore faut-il estimer avoir le droit d’écrire.

Je n’ai jamais vraiment testé que la méthode des 10 minutes et la méthode pomodoro, je compte tenter des expériences plus longues et voir ce qui est le mieux pour moi-même.  Je ferais un retour sur le blog pour expliquer ce qui a marché pour moi ou non.

Et vous ? Combien de temps parvenez-vous à vous concentrer ? Combien de temps écrivez-vous en une session avant d’avoir « envie » de faire autre chose ?

Belle journée

Ponine

Résumé des articles du mois de mai 2018

Voilà quelque chose que je n’avais encore jamais fait sur le blog, mais j’ai eu envie de rédiger un petit résumé des articles que j’avais publié ce mois-ci.

Mai, nouveau mois, nouveaux challenges :

Un article pour bien commencer le mois en se posant les bonnes questions et en ayant des objectifs. Rien de mieux que de savoir où l’on va.

Créer son héros en une semaine :

Cet article je le voulais comme une suite à tous les articles que j’ai pu écrire sur la manière de créer des personnages. Je pense qu’il est possible de créer un héros rapidement afin de se plonger dans l’écriture en peu de temps. Toutes les histoires ne demandent pas forcément une grande préparation. Parfois, il faut savoir se jeter dans l’aventure le temps que la motivation est encore en nous.

Mes livres de chevet du moment :

Je vous parlais dans cet article des livres de développement personnel que je lis depuis quelques semaines. J’en ai depuis ajouté plusieurs à cette liste, que voulez-vous personne n’est parfait et la tentation est grande d’acheter des livres.

Personnages secondaires faut-il un plan pour les créer ?

Ici, je me demandais s’il était utile de planifier ses personnages secondaires ou si l’on pouvait se lancer dans l’écriture sans prendre le temps de tout connaître de ses personnages là.

Ma saga : le thème

J’évoquais avec vous le thème de ma saga et la difficulté que cela avait été de le définir. Je vous y présentais également l’importance d’avoir un thème lorsque l’on rédige un roman – notamment lorsque l’on veut écrire une saga il est important d’avoir un fil conducteur.

Sunshine Blogger Award :

un petit article sur ce beau défi qu’est le Sunshine Blogger Award, je remercie encore chaleureusement Haley de m’avoir choisi pour répondre à ces questions. Si vous avez le temps, allez faire un tour sur son blog ( c’est par ici ) il est formidable.

Le Mooc Science-fiction :

Petite présentation du super Mooc (encore ouvert d’ailleurs !) sur la science-fiction. Pour ceux que le thème intéresse, pour les auteurs, pour tous les curieux de la Terre. Je n’ai pas encore achevé le mooc mais j’y ai déjà beaucoup appris. Il n’est pas trop tard encore!

Avoir des valeurs :

A l’importance d’avoir et de connaître ses propres valeurs. Avant de me lancer dans le développement personnel j’ignorais tout de ces notions. Je dois dire que depuis ma vie a bien changé.  

Mes applis du moment : productivité

La productivité, c’est un mot très à la mode. C’est vrai que l’on cherche – sûrement à tort – à être le plus productif possible, que ce soit dans tous les aspects de la vie. Parfois c’est une bonne chose, parfois non, en tout les cas, je vous présente là les applis dont je me sers pour mieux écrire, mieux travailler et être plus concentrée. D’ailleurs, là, j’ai mon chronomètre pomodoro en marche pour écrire cet article.

Les chapitres : construction et nombre de mots

Petit article sur comment construire un chapitre, je vous donne ma petite astuce non prise de tête pour découper son roman.

Concevoir un monde imaginaire :

Un gros article sur le monde imaginaire et les quelques points qu’il est utile de développer avant de se jeter dans l’aventure. Pour tout ceux qui ont besoin de créer un univers.

Lire pour écrire :

Petit article sur l’importance de lire et surtout de ne pas lire que le genre littéraire que l’on veut écrire. La curiosité c’est ça la clé de la réussite – pas que réussite littéraire d’ailleurs.

Bilan du mois de mai 2018 :

Que serait un mois sans son petit bilan.

Très belle journée à tous,

Ponine

 

Concevoir un monde imaginaire

Le monde normal, ah le monde normal celui dans lequel nous vivons. Ce monde qui nous paraît si naturel, si habituel et tellement peu « magique ». Ce monde qui est le notre, nous le pensons dénué de toute magie, de toute forces surnaturelles. Que l’on croit ou non aux forces occultes, aux anges, au spiritisme et à toutes les sciences occultes, on peut se mettre d’accord c’est que nous ne croisons ni géant, ni monstre à trois têtes lorsque nous sortons faire nos courses. Le monde réel est loin de ressembler aux mondes imaginaires que l’on peut croiser dans les séries, les romans ou les œuvres de fiction. J’avais déjà abordé la question du monde imaginaire dans un article, mais je voulais y revenir.

Récemment, je publiais un article sur le MOOC Science-fiction. Les auteurs de science-fiction, tout comme de la fantasy, produisent des mondes imaginaires, parfois d’une grande qualité, d’autre fois d’une moins bonne qualité (tout étant une question de point de vue).

Un monde imaginaire est une création de l’esprit, mais le monde imaginaire ne vient pas de nulle part.

Comment concevoir un monde imaginaire ?

Tout d’abord, un monde imaginaire ne se construit pas  » à la dernière minute ». C’est un processus long. Si l’on souhaite écrire sur un monde parallèle au notre, on ne peut pas le décider juste avant le point final. Cela peut aller de soi, mais ajouter des « effets magiques » simplement pour le plaisir demande du temps de réflexion et de travail. Il est probable que la conception de votre monde fictif vous hantera du début à la fin, et même après. Vous aurez probablement l’idée de votre monde juste avant la création de l’histoire et ce monde évoluera au fil du temps jusqu’à devenir aussi juste que possible.

Un monde fictif ne sera jamais parfait. Vous ne pourrez jamais penser à tous les détails, à moins d’être extrêmement méticuleux, de vous y consacrer durant des dizaines d’années et de vous focaliser sur tous les détails. Je vous rassure, il n’est pas utile de connaître chaque détails de votre monde pour commencer à écrire. Si vous inventez des créatures surnaturels, il n’est pas nécessaire de savoir exactement combien d’écailles, de plumes ou de cellules est composé chaque animal ou chaque humanoïde. Ni de combien de temps d’ensoleillement a besoin votre cactus-humain pour grandir. Vous n’avez pas non plus besoin de connaître la généalogie sur trente génération de chaque habitant de votre planète. Tout cela n’est nécessaire que si vous vous en servez. J’aime bien comparer l’invention d’un monde fictif à un voyage touristique. Ce n’est pas parce que vous ne connaissez pas le nom de chaque rue de Paris que cela vous empêche de profiter du voyage. Ce n’est pas non plus parce que vous ne connaissez pas l’historique de tous les habitants de votre immeuble que vous ne pouvez pas passer une très agréable fête des voisins.

Sur quoi faut-il se focaliser alors ?

Pour partir en vacances au pays imaginaire vous aurez besoin :

1. De savoir où il se situe

Où se déroule votre histoire ? Sur quelle planète ? Est-ce que vous allez écrire une histoire qui se déroule sur la terre ? Vous pouvez très bien écrire une dystopie ou une histoire qui se déroulement « far far away ». Où allez-vous situer l’action ? C’est primordiale. Il n’y aura pas les mêmes contraintes à baser votre roman sur terre, à notre époque, comme dans des romans comme Twilight ou Entretien avec un vampire, qu’à écrire une dystopie comme La Servante Ecarlate ou encore une histoire proche du Seigneur des Anneau ou de Star Wars. 

Chaque planète a ses contraintes, sa géologie, son atmosphère, etc. Une histoire basée sur Mars aura besoin que vous adaptiez vos recherches, car nous humains ne pouvons pas y survivre sans oxygène, par exemple. De même si vous inventez une histoire basée sur une planète qui ressemble à la Terre avec plus ou moins les mêmes climats, les mêmes saisons et les mêmes contraintes ( un peu comme dans Game of throne) vous devrez tout de même expliquer aux lecteurs les lieux, la géologie, la géographie de votre histoire. C’est pourquoi la plupart des auteurs qui inventent un monde fictif prennent le temps de brosser une carte. N’oubliez pas que votre planète, ou votre pays, continent, etc, aura besoin d’un nom ! Et qu’il est parfois intéressant de voir ce qu’il se passe à quoi. Si vous choisissez de concentrer votre histoire sur un seul pays, n’oubliez pas qu’il a des frontières et qu’il peut être intéressant de savoir ce qu’il se passe hors de ses frontières.

Il n’est pas nécessaire de connaître tous les détails de votre monde. Voyez comment les choses se passent sur Terre. Quelques recherches sur les différents climats, sur les montagnes, les océans etc, peuvent être très utiles. Vous pouvez bien entendu décider que vous ne ferez rien comme sur Terre, pourtant un monde désertique devra tout de même répondre à certaines contraintes, qu’il faut définir en amont. C’est un travail assez long et fastidieux, je le reconnais mais qui est nécessaire pour la crédibilité de votre roman.

2. Qui sont les habitants

Est-ce que vos habitants sont des humains ? Des créatures mythologiques ? Des créatures issues des folklores que nous connaissons ? Est-ce que vos habitants sont des créatures jamais vu sur terre ? A quoi ressemblent-elles ? quels sont leur noms ? Combien de types de races y a-t-il dans votre histoire ? J’emploi race au sens large : créatures animal, créatures humaines, créatures volantes, créatures mammifères, créatures de l’eau etc. Combien de sous-genre y a-t-il pour chaque catégories ? Sur Terre si vous parlez de chien vous avez toute une liste de race (caniche, bichon, cocker, labrador etc) et chaque race a des caractéristiques propres, des tailles différentes, des sous groupes etc. Une fois que vous savez quelles genres de créatures composent votre planète, vous devez les nommer. Vous pouvez très bien décrire des êtres comme les sirènes que nous connaissons dans nos légendes et choisir de leur donner d’autres noms. 

Il est peut-être utile de faire quelques croquis de vos habitants. Pourquoi ? Parce que je suis convaincue qu’une description est plus vivante si on « voit » à quoi ressemble la créature que l’on tente de décrire.

3. Le système politique

Ah ça ! Si je devais voyager dans un pays étranger la première chose que je regarderais c’est le système politique mit en place. On ne voyage pas de la même manière si on part dans un pays en guerre, que dans un pays en « paix » (ou dans lequel il n’y a pas la guerre ce qui ne signifie pas que le pays est en paix ). On ne part pas avec le même état d’esprit si l’on va dans un pays au système non répressif que dans un pays totalitaire. Sans vouloir faire de politique disons simplement qu’il faut s’adapter au système. Lorsque l’on a la chance de vivre dans un pays des droits de l’homme, on oublie que ce n’est pas le cas partout. Dans certains pays on impose certaines contraintes à des groupes de population, qu’il s’agisse de réfréner certains comportements (interdiction pour un couple non marié de dormir dans la même chambre, interdiction de s’embrasser en public, obligation de couvrir une partie de son corps, interdiction de critiquer le chef du gouvernement, interdiction de prendre certaines substances pharmaceutique, ou autorisation d’utilisation etc).

Un système politique met en place des lois. Si vous ignorez quel est le système politique de votre « monde imaginaire » vous ne pourrez pas inventer des lois. Il est réellement important de savoir qui dirige, comment il dirige, quels sont les grands interdits, pourquoi il y a ces interdits et pas d’autres. Durant votre phase de rédaction / réflexion de votre système politique, je vous encourage également à concevoir votre système religieux.

Pour construire un monde qui tient la route, vous êtes obligés de vous demander quel est le système en place et ce que cela impose pour vos personnages et quelles sont les conséquences si on ne respecte pas les obligations. Que se passe-t-il pour les minorités ? Qui est la majorité? A quoi cela ressemble du coup ? Qui prend les décisions politiques ? Qui aident à faire appliquer ces décisions, comment cela est-il perçu par le peuple ?

4. Les différences sociales

Ces questions nous amènent  à nous demander quelles sont les différences sociétales et sociales des personnages, des habitants de votre histoire. Existe-t-il des disparités ? comment cela se manifeste-t-il ? Est-ce que cela se voit ? Comment cela est-il perçu ? Est-ce que le peuple souhaite se révolter ? est-ce qu’il aime sa condition ? De manière générale, le peuple n’est jamais totalement satisfait de son sort. Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte qu’il y a des tensions. Je schématise énormément mais souvent ceux qui ont un travail vont critiquer ceux qui n’en ont pas. Ceux qui sont en couple vont critiquer les célibataires. Les riches vont critiquer les pauvres qui se plaignent. Les pauvres critiquent les riches pour ce qu’ils ont. Vous pouvez vous baser sur ce qui se fait sur Terre mais forcer le trait. Par exemple, inventer un monde où il faut avoir une certaine somme d’argent  pour avoir le droit de posséder une voiture. Où il faut être en couple pour avoir le droit à un logement.

5. Les évènements historiques majeurs

Prendre le temps de brosser la chronologie générale de votre monde vous permettra de savoir où il en est sur le plan social, politique etc. Est-ce que votre monde se relève d’une guerre? Est-ce qu’il y a eu un changement dynastique récemment ? Quels sont les grands bouleversements de votre monde ? Est-ce qu’une catastrophe naturelle a eu lieu ? Là encore, il n’est pas utile de savoir tous les détails mais d’avoir une idée de la vie de votre monde.

6. Quel est le niveau technologique de votre monde comparé au notre

Est-ce qu’il est encore à la préhistoire ? Son avancée technologique correspond-t-elle à l’antiquité, au Moyen-Age, à la Renaissance, dans le futur etc. ?

Vous pourriez alors avoir besoin de faire des recherches pour savoir quelles étaient les technologies, les outils et les techniques d’utilisations des objets.

7. Quels sont les standards de votre monde ?

Est-ce qu’il faut être mariés ? Est-ce un monde matriarcale ? Comment s’adresse-t-on aux autres ? Quelles sont les conventions sociales de votre univers ? De combien de jours est composée une semaine ? un mois ? Un an ? Sans qu’il ne s’agisse d’une rubrique fourre-tout, c’est dans cette catégorie que vous définirez toutes les petites choses qui affectent la vie quotidienne. Y-a-t-il des grands magasins ? Des petites épiceries ? Fait-on ses courses que le matin ? Qu’est-ce qui est bien vu dans votre monde ? Combien d’enfants doit-on avoir ? Quelle est la famille idéale ?

8. L’art

C’est un sujet que l’on oublie souvent, mais l’art est très important. L’art peut soit servir le pouvoir politique / religieux, soit être contestataire, mais il représente toujours la société ou la société idéale. Quelle architecture pour les bâtiments ? Qui sont les grands artistes ? Pensez également au street’art ou aux graffitis. Depuis toujours les graffitis servent de revendication, de publicité ou de dénonciation. Les très célèbres insultes des forces de l’ordre que l’on trouve sur les murs sont représentatifs d’une catégorie social qui rejette les détenteurs de l’autorité, mais cela va plus loin, c’est tout un code, une norme et une société qui est ainsi mise à mal.  L’art c’est également le message que veut faire passer les détenteurs du pouvoir. durant le moyen-âge les églises étaient richement décorées parce que le peuple ne savait pas lire, il fallait donc illustrer les propos de l’église et la bible pour que tous comprennent ce dont on leur parler.

L’art passe non seulement dans les œuvres d’arts, mais aussi par les bâtiments publiques, les maisons, les lieux de cultes, les infrastructures, les ponts, les statues, les monuments, mais aussi par l’artisanat. Même des pots en terre cuite peuvent avoir des formes particulières, des décorations, nécessité des techniques particulières d’élaboration.

9. La magie

Est-ce que la magie existe dans votre monde ? Quelles formes peut-elle prendre ? Qui détient la magie ? Comment se manifeste la magie ? Comment l’apprend-t-on ? Comment est-elle vu/ perçu par les habitants ? De quoi sont capables les êtres magiques ?

Ce n’est là qu’un petit aperçu des questions que l’on se poser lorsque l’on conçoit un monde fictif, mais je suis persuadée que vous en avez bien d’autres en réserve, faites-nous partager votre avis sur la question. Si vous avez d’autres idées, d’autres points que l’on doit aborder lorsque l’on créer un monde imaginaire n’hésitez pas à commenter.

Bonne journée à tous,

Ponine

 

Les chapitres : construction et nombre de mots

Bonjour à tous,

On dit toujours qu’un roman doit être structuré, bien structuré, qu’il faut que tout s’enchaîne avec élégance, logique et délimitation, le tout en donnant la sensation que les actions s’articulent avec une aisance et une facilité déconcertante. Alors on pense : chapitre.

Quoi de plus structuré qu’un chapitre ? Il comporte un titre, un numéro, un signe de reconnaissance comme un saut de page, du « blanc » avant et après. Un chapitre cela se reconnaît à la vue, en dehors de quelques exceptions littéraires dont je n’ai pas d’exemple sur le moment. Disons que dans la majorité des romans, on repère un chapitrale.

Qu’est ce qu’un chapitre ?

Dans l’esprit populaire, un chapitre correspond à une unité ( de temps, de lieux, de point de vue, de sujets, de personnages, d’action…). Un chapitre a un début et une fin, que ce début ou cette fin soit repérable par un numéro, un titre ou un espace. Le chapitre sert à structurer l’histoire. Souvent les chapitres sont composés de scènes, au moins une ; sinon il n’y a pas d’avancer de l’histoire, et en dehors du tome 2 de la saga Twilight de Meyer je n’ai jamais vu de chapitre sans scène -si quelqu’un à d’autres références soyez gentil de partager je suis curieuse – pour ceux qui n’auraient pas lu le livre plusieurs chapitres commencent par le nom du mois et le reste de la page est vierge pour montrer qu’il ne se passe rien dans la vie de l’héroïne durant des mois.

Combien de mots doit faire un chapitre ?

Ah la grande question. Elle va de paire avec les questions : combien de mots pour un roman ? combien de mots dans une scène ? Est-ce que si mon roman fait X de mots il est bien un roman ? Est-ce que écrire plus de X mots est une bonne idée ? … En réalité, il n’y a pas de bonne réponse, parce qu’un roman n’est pas un calcul mathématique. Il s’agit de sentir ce qui est le mieux pour votre histoire. Pourtant, il émerge une tendance actuelle à rédiger des chapitres courts. L’avantage des chapitres courts c’est que le lecteur peut poser le roman plus facile et le reprendre plus facile. S’il est dans les transports par exemple, il peut lire un ou deux chapitres et se sentira plus attiré par la reprise du roman que s’il doit couper sa lecture au beau milieu d’un long chapitre.

A creuser : Plus les scènes et les chapitres sont brefs, plus le rythme du roman sera rapide, parce que l’on ira à l’essentiel.

Vous pouvez très bien avoir beaucoup de longs ou de courts chapitres et casser le rythme avec un chapitre différent, ce qui créera de l’étonnement chez votre lecteur. Mais rien n’est obligatoire.

Pour ma part, mes chapitres font souvent entre 1500 et 2500 mots. Parfois, plus court, je crois vers les 1000 mots, des fois beaucoup plus long, dans les 5000 mots mais c’est très rare.

Combien de chapitres doit compter un roman ?

Tout dépend. Si vous écrivez un pavé de 1 000 pages, il se peut qu’il y ait plus de chapitres qu’un roman de 100 pages, et encore, on peut écrire un roman très court avec de très court chapitres et un roman long avec de long chapitres, ou l’inverse. Tout dépend de la structure de l’œuvre, de ce que l’on a envie / besoin de faire pour faire avancer l’histoire.

Le chapitre marqueur de changement :

Un chapitre c’est avant tout le marqueur d’un changement dans l’histoire. On peut introduire un nouveau lieu, un nouveau personnage, une nouvelle intrigue, marquer le temps qui passe, ajouter une nouvelle dose de suspens en coupant l’action. Terminer sur un rebondissement ou avant la fin d’une scène est un bon moyen de décupler le suspens et l’intérêt du lecteur. Pourtant, il faut veiller à ne pas achever ses chapitres toujours de la même manière – sauf si l’on veut jouer sur un effet de style – sans quoi le lecteur peut rapidement s’ennuyer.

Que faire si on a des difficultés à structurer ses chapitres ?

On peut très bien commencer sans penser aux chapitres. Cela peut être stressant de découper son roman en amont de l’écriture. Il n’est pas non plus obligatoire de suivre sa structure première, mais si on éprouve des difficultés à structurer, le mieux reste de ne pas penser « chapitres », mais plutôt éléments de l’intrigue et découper son roman, dans un premier temps, en acte. J’ai déjà parlé des actes à plusieurs reprises. Le découpage en chapitre peut attendre que l’histoire se soit réellement mise en place dans votre esprit pour se faire. Et si réellement vous ne parvenez à couper votre récit, vous pouvez toujours demander l’aide de vos proches pour qu’ils vous conseillent. Certaines personnes savent d’instinct où il faut marquer une pause et si vous n’y parvenez pas ce n’est pas une fatalité, avec de l’expérience, beaucoup de lecture, vous sentirez les moments propices aux coupures.

Bonne journée,

Ponine.

 

Mes applis du moment : productivité

Bonjour à tous,

Cet article portera sur les applications que j’utilise en ce moment pour améliorer ma productivité et pas nécessairement pour l’écriture.

Les applications dont j’avais déjà parlé :

Pomodoro : oui, j’avais apprécié et puis détesté ( voir cet article ) cette application, mais j’y suis revenue tout de même. J’avais consacré un article sur cette technique, ici. Petit rappel du principe : la méthode Pomodoro consiste à mettre un chronomètre durant 25 min pour travailler sur une seule tache, de prendre ensuite 5 minutes de pause pour se dégourdir et se vider la tête, faire du thé, marcher un peu, bref ce que vous voulez durant 5 minutes, puis de recommencer, 3 autres fois les 25 min de travail et 5 minutes de pause avant de prendre 15 à 30 min de grosse pause. J’aime bien cette technique mais pas pour l’écriture. Etre concentrée 25 minutes pour écrire chez moi c’est juste pas possible. Pourtant, je trouve que pour d’autres activités comme apprendre une langue, coudre, travailler, étudier, lire, faire le ménage, etc c’est très intéressant. On sait que l’on ne va pas rester des heures sur une tache – surtout celle que l’on aime le moins – et que l’on va pouvoir se montrer plus productif de ce fait en réalisant plusieurs petites taches dans la journée. On adhère ou pas au concept, mais le fait d’avoir quelques minutes de pause permet de se vider l’esprit. J’ai téléchargé une application, mais rien ne vous empêcher de prendre un bon vieux chrono.

J’avais déjà essayé Tomate Mécanique, que j’avais apprécié. C’est vraiment une application super simple, et c’est juste un chrono en réalité, pas de fioritures, pas de blabla juste un chrono c’est bien ça évite les distractions.  Aujourd’hui, je teste Focus To-Do: Pomodoro technique & tâches que j’apprécie beaucoup parce qu’elle permet de planifier les taches à l’avance et de les inscrire du coup, c’est bien pratique. J’aime bien faire ma liste de tache la veille au soir ou le matin avant de commencer, comme ça, je me sens tranquille.

WriteOMeter : J’avais découvert cette application, il y a quelques temps déjà. J’en avais parlé rapidement dans cet article.

J’avais cessé de l’utiliser, mais…mais finalement j’ai bien. Cette application permet de garder une trace de ses projets, de planifier le nombre de mots pour un roman, ou de caractère. On peut choisir sur le calendrier dans combien de jours, mois, années, on veut achever son projet. on peut recevoir des notifications quotidienne pour nous rappeler d’écrire. On peut choisir également le temps de chaque séance d’écriture et on reçoit des points à dépenser comme on veut lorsque l’on a atteint un objectif (que l’on peut choisir nous même, moi par exemple je reçois un point lorsque j’écris 300 mots en 10 minutes.). J’aime bien cette application. Bien entendu, je m’en sers pour rédiger des romans, mais rien n’empêche de l’utiliser pour écrire ses dissertations, son mémoire, son rapport de projet…

Les applications dont je n’avais pas parlé  :

CLUE : Je vous entends déjà dire : mais ce n’est pas une application productivité, ça n’a même pas de rapport avec l’écriture ! Alors oui, mais ceux qui ne sont pas des femmes en âge de procréer ne comprendront peut-être pas l’intérêt d’avoir une application qui gère les cycles menstruels, qui vous rappel de prendre la pilule ou de quand vos règles vont commencer, ou quand aura lieu la période de fécondation. C’est vrai, que même si l’on peut reconnaître l’utilité de ce genre d’applications, on est en droit de se demander quel est l’intérêt de la classer dans la case productivité. Tant que je prenais la pilule, je ne me rendais pas compte à quel point le cycle menstruel peut influencer l’humeur, la productivité, et l’attention. Sincèrement, je n’en avais aucune idée. J’avais beau avoir mes règles depuis longtemps lorsque j’ai commencé à prendre la pilule, je n’étais qu’une ado, du coup je n’avais pas vraiment réfléchis à l’influence de mes hormones sur ma productivité. Depuis, un an à peu près que j’ai arrêté la pilule, je revis ! Je me sens plus heureuse, ou malheureuse (mais ça c’est pour un prochain article), du coup j’ai commencé à regarder en quoi certains jours du mois j’étais plus ou moins en forme pour être productive ou non. Mais ça c’est aussi quelque chose que j’aborderais dans un prochain article. Donc CLUE est une application, pour les personnes ayant besoin de suivre leur cycle menstruel – désolée certain(e)s ne seront pas concernés. en répondant tous les jours à une série de petites questions comme l’humeur, la productivité, le cycle menstruel, les douleurs, le temps de sommeil, etc. On suit l’évolution de son cycle et on découvre comment les hormones influences sur sa créativité, productivité, motivation. Je recommande.

Fabulous : une application que j’ai découverte, il y a quelques semaines à peine. J’aime bien le concept. Elle permet de se créer des routines de vie. J’ai pris la fonction payante, parce que je voulais vraiment suivre le programme qui se présente comme un coach lifestyle. Bon je ne me sers pas de la fonction méditation, j’en fais déjà par moi-même.

Ce que j’aime dans Fabulous, c’est le voyage, et en même temps ce que je n’aime pas. En effet, chaque routine est un conçu comme un voyage. Le voyage gratuit est accès sur les routine pour être plus énergique le matin. Donc tous les jours on est invité à faire certaines action. Au début, boire un verre d’eau, puis prendre un petit déjeuner, faire du sport etc. C’est bien, parce qu’il y a une évolution, on n’est pas lancé dans 15 actions différentes du jour au lendemain. Mais je trouve l’évolution un peu lente. Ce qui est bien c’est que l’on reçoit des lettres pour nous présenter les différentes recherches scientifiques sur certaines actions et sur les raisons qui poussent l’application à nous les proposer. Donc, oui j’aime bien, mais je ne pense pas que je reprendrais cette application l’an prochain. On verra. En dehors du voyage, on nous propose plusieurs « instant fabulous » avec divers exercices comme la sieste, la respiration, la méditation, le yoga, le travail profond, les étirements, l’inspiration et l’exercice physique. Je n’ai pas encore tout testé mais c’est intéressant, notamment dans travail profond on retrouve la technique pomodoro et d’autres aussi. Les séances yoga mériteraient à être un peu plus étoffées je trouve mais les activités respirations et méditation sont intéressantes.

 

Voilà pour mes applications productivité du moment.

Et vous ?

Avez-vous des applications

dont vous aimeriez nous faire part ?

 

Belle journée,

Ponine

 

Avoir des valeurs

Coucou à tous,

Longtemps, lorsque j’entendais l’expression « avoir des valeurs », je pensais Révolution Française, je pensais « liberté, égalité, fraternité », je pensais au drapeau français, je visualisais Danton, Robespierre, Louis David, Napoléon, Victor Hugo, Jean Moulin, Renaud ou encore Edith Piaf – ne cherchez pas il n’y a guère de logique là dedans. Bref, j’avais une vision étriquée des valeurs.

Je ne pensais pas non plus qu’écrire des romans c’était aussi y mettre des valeurs, nos propres valeurs (ou pas d’ailleurs).

Et puis, il s’est passé quelque chose. Quoi ? Je l’ignore. Disons simplement que lorsque j’ai commencé à lire des livres de développement personnel, je me suis rendue compte de ce qui faisait que j’étais différente des autres personnes. Pas juste différente au sens physique, ou parce que je n’avais pas les mêmes désirs, j’ai compris pourquoi j’étais différente. J’ai toujours su que je ne ressemblais pas aux autres, que ce soit physiquement ou moralement, mais je n’avais touché du doigt la véritable raison, certainement parce que l’on ne m’avait jamais parlé des valeurs.

Qu’est ce qu’une valeur ?

Selon, l’Encyclopédie Universalis les valeurs (en sociologie) sont :

« Plus encore que les normes, les valeurs font aujourd’hui partie de ce vocabulaire de la sociologie qui s’est progressivement imposé dans le langage courant pour désigner des idéaux ou principes régulateurs des meilleures fins humaines, susceptibles d’avoir la priorité sur toute autre considération. Ce sens actuel de la valeur s’écarte des usages économiques ou mathématiques plus classiques du terme, mais ne contredit pas son étymologie : valere qui, en latin, signifie « être fort », puisque c’est bien la puissance de certains idéaux qui semble devoir assurer leur prévalence. La tradition sociologique a fait du prédicat de valeur, originellement attaché à un sujet individuel – par exemple la valeur d’un homme au combat –, une sorte d’entité souveraine reconnue comme telle par une collectivité humaine. »

Il s’agit d’une norme de conduite, des principes moraux que l’on souhaite suivre et qui nous définisse. Il s’agit de ce à quoi on attribue de la valeur et nous aide à atteindre buts et idéaux.

Selon Salom Schwartz, il existe 12 valeurs universelles, communes à l’humanité :

  1. L’amitié
  2. Universalisme
  3. Autonomie
  4. Sécurité
  5. Conformité
  6. Hédonisme
  7. Réussite
  8. Tradition
  9. Stimulation
  10. Courage
  11. Famille
  12. Pouvoir

On peut ajouter d’autres valeurs, après tout, nous avons tous des valeurs différentes et celles-ci sont les plus « communes ». J’ai d’ailleurs trouvé un PDF sur Google dans lequel est retranscrit 284 valeurs.

Alors pourquoi je vous parle de valeurs aujourd’hui ?

Plus je vieilli et plus je me rend compte que les valeurs sont importantes dans une histoire. Connaître les valeurs de ses personnages permet de mieux situé l’action, de mieux appréhender les réactions des personnages et de connaître leurs désirs.

Lorsque j’ai commencé à écrire, je n’avais aucune idée de ce que représentaient les valeurs pour un individu. J’ignorais que c’était les valeurs d’une personne qui la pousser à agir et à rechercher le bonheur. Je ne savais pas non plus qu’une vie en inadéquation avec ses propres valeurs conduisaient au mal-être. Je ne savais pas non plus à quel point il est important d’avoir son propre code de conduite morale et que cela pouvait conduire à des dilemmes. Maintenant que je le sais, je me dis que c’est fort utile pour écrire des romans et accessoirement pour se connaître soi-même et mieux appréhender les relations avec autrui.

Définir des valeurs est-ce que c’est difficile ?

Alors autant définir ses propres valeurs peut-être assez aisé lorsque l’on arrive à se détacher des valeurs que l’on nous a transmise : Par exemple, si l’on vous a toujours répété des phrases toutes faites comme « le travail c’est la santé » ou  » il faut être fourmis plutôt que cigale » même si on vous a également répété qu’il fallait être « prêteur et partageur ». Bref, une fois que l’on a mit de côté toutes ces valeurs qui ne sont pas les vôtres et que l’on a bien tenté de vous faire entrer dans le crâne de grès ou de force, on peut se poser les bonnes questions. Cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas un économe, que vous n’êtes pas tourné vers le travail, mais vous n’avez pas à être et incarné les valeurs des autres.

Seulement, comment fait-on pour décider des valeurs d’un personnage ? Après tout on part de rien, ou de presque rien. Le personnage peut avoir un passé et un avenir, il aura des faiblesses, des forces, mais il n’est pas construit comme un être humain.

Combien de valeurs lui donner ?

Entre 3 et 10, ce n’est pas la peine de multiplié les valeurs. Il faut également avoir en tête que toutes les valeurs ne se valent pas, au sens où certaines sont plus importantes que d’autres, ou auront plus de poids dans les choix et les idéaux de votre personnage.

Ce qu’il ne faut pas oublier non plus, c’est que souvent les valeurs que l’on possède et dans lesquels on croit sont issus de notre éducation. Il faut donc garder à l’esprit, qu’en créant un personnage, il sera la somme des croyances de ses proches et des idéaux qu’on lui aura inculqué. Ce qu’il faut également garder à l’esprit, c’est qu’un personnage ne peut avoir des valeurs diamétralement opposées. En effet, il ne peut pas avoir pour valeur la richesse et la pauvreté en même temps, tout comme la célébrité et discrétion. Il faut avoir un minimum de cohérence. En revanche, on peut avoir inculqué au personnage d’avoir de l’ambition, et un désir de richesse, alors qu’il aura lui, pour valeur la pauvreté et l’humilité.

Ne choisir que peu de valeurs signifient bien les comprendre et savoir comment elles se manifestent de manière concrète, afin de les exploiter au mieux. Il est donc plus intéressant d’avoir trois valeurs principales et de les définir clairement que dix et de ne pas trop savoir quoi en faire.

Comment choisir les valeurs des personnages ?

Elles peuvent être soit complémentaires entre tous les personnages du roman. Elles doivent être en tout cas semblable pour le héros et les personnages qui lui sont proches, si vous choisissez de mettre l’amitié en avant dans votre histoire, l’amitié doit être une valeur partagé – pas par tous les personnages, mais au moins par certains.

Elles peuvent être totalement antagonistes et chacun évolue différemment dans l’histoire en fonction de ses propres valeurs.

Pour choisir des valeurs, vous pouvez utiliser des valeurs que vous connaissez et qui vous animent.  C’est un moyen de s’assurer que vous saurez de quoi vous parler. Bien entendu, cela ne veut pas dire que l’ordre d’importances de ces valeurs sera semblable à ce que vous appréciez.

Autre moyen de choisir les valeurs ? Au pif. Je sais c’est un peu étrange, mais lorsque l’on a dû mal à se décider on peut tout simplement s’en remettre au hasard.

Qu’est ce que les valeurs apportent au récit?

Je crois que les valeurs apportent de la profondeur à un récit. Qu’elles permettent de réellement se focaliser sur les objectifs des personnages et de donner du sens. C’est également une prise de position de la part de l’auteur et je crois que c’est ce qui peut être le plus effrayant. Les valeurs apportent une dimension sociale au récit. Elles le portent et mettent en évidence les différences humaines. Elles apportent également de la cohérence, une ligne de conduite et elles offrent l’avantage de ne pas perdre le héros. Les lecteurs pourront plus facilement s’identifier aux personnages et comprendre leur motivation et les enjeux du récit.

 

Quel est votre point de vue sur les valeurs ?

 

Bonne journée,

PONINE

Le Mooc : La science-fiction explorer le futur au présent

Coucou à tous,

Depuis le 8 mai s’est ouvert un nouveau MOOC sur l’université en ligne FUN. Il s’agit d’un MOOC sur la science-fiction, dans le même esprit que les deux MOOC sur la Fantasy.

Qu’est ce qu’un MOOC ?

Il s’agit d’un cours en ligne. L’acronyme MOOC signifie : Massive Open Online Course. En somme, il s’agit de cours ouvert à tous que l’on trouve sur le web. Les cours et les inscriptions sont totalement gratuit, parfois, un certificat de validation est parfois payant. Les cours sont diffusés sur internet, et il s’agit bien de cours pas de documentaire ou de reportage ou de conférence. Le niveau est généralement universitaire, mais je vous rassure tout le monde peut les suivre. Il n’y a pas de prérequis dans la plupart des cas, sauf parler la langue – eh oui, c’est un minimum, vous pouvez toujours tenter de suivre des cours en japonais mais si vous ne parlez pas la langue cela risque d’être compliqué. Il n’y a aucune limite d’âge. Et la seule chose que l’on vous demandera pour réussir un MOOC c’est d’avoir la discipline de suivre les cours, de répondre aux questions / quiz / tests et autres méthodes de validations.

Pourquoi c’est bien les MOOC ?

Parce que c’est en ligne, c’est gratuit – sauf que vous devrez avoir un moyen d’accéder à un internet – c’est facile d’accès. De plus, c’est pratique, parce que vous pouvez suivre le cours lorsque vous en avait le temps. Avec un MOOC vous pouvez agrémenter votre CV, développer de nouvelles compétences, acquérir des connaissances, continuer à apprendre même si vous n’êtes plus à l’école.

Le MOOC sur la Science-Fiction

Il s’agit d’un MOOC en français, proposer par l’université d’Artois, il est ouvert à tous, totalement gratuit.

Il a démarré le 8 mai et s’achèvera le 26 juin.

Le thème est plutôt simple : la science-fiction. A travers deux parcours, le parcours solaire, déjà ouvert, qui comporte 15 modules, et le parcours stellaires, ouvert à partir du 22 mai, de 15 modules lui aussi, les enseignants exposeront ce qu’est la science-fiction.

Durant les quinze premiers modules, on voyage à travers le temps et l’espace : le premier chapitre se concentre sur l’histoire de la SF, le second expose les différents genres, puis un chapitre évoque les différentes médias, tout une thématique traite de la SF française, et enfin, un intervenant parle de la science dans la science-fiction.

Pour valider le niveau solaire, il suffit de répondre au quiz à la fin de chaque modules. Le but étant d’obtenir un score de 50%, ce premier niveau est très simple, donc n’ayez crainte tout le monde peut le réussir. Le second niveau, stellaire, sera plus difficile, mais je pense qu’il est largement faisable.

Mon avis :

J’ai déjà achevé les quinze premiers modules, j’ai donc obtenu un score de 50%, je suis donc certaine d’obtenir le certificat de réussite. J’attends avec impatiente le 22 mai pour continuer le MOOC.

Je ne suis pas du tout fan de science-fiction en ce qui concerne les romans. Je ne lis pas de SF, j’en ai lu, mais je n’ai jamais apprécié. J’aime bien la SF au cinéma. Voilà où j’en étais lorsque j’ai commencé le MOOC et mon point de vue sur la question s’est bien développé depuis. J’ai appris que certains textes que j’apprécie sont en réalité de la SF. J’ai aussi pu mieux appréhender ce genre, ses codes et apprendre davantage sur ce qu’est la Science-Fiction, et ce n’est pas forcément ce que je pensais.

Les cours sont sympa. Les explications claires et précises. J’adore le fait de pouvoir télécharger les fichiers audio et les retranscriptions des cours, ainsi que d’avoir une bibliographie. J’ai apprécié tous les modules pour le moment, un petit bémol pour celui sur la science parce que je ne suis pas du tout une scientifique. Je ne dis pas que ce module est compliqué, seulement c’est celui qui m’intéressait le moins. Il n’était pas difficile outre mesure, et il expliquait de manière satisfaisante les différentes manières dont devrait être peuplé une planète, mais je n’ai pas adhéré. Dès qu’il est question de science je décroche, parce que je déteste les sciences.

Je recommande donc ce MOOC, non seulement pour ceux qui écrivent de la SF, mais pour tous les autres. Toutes les personnes qui s’intéressent à la littérature et au cinéma pourraient être intéressées par ce MOOC.

Etes-vous inscrit à ce MOOC ?

Qu’en pensez-vous ?

Bonne journée,

Ponine

Sunshine Blogger Award

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui un article plutôt étrange et étonnant, puisqu’il s’agit du Sunshine Blogger Award. Dernièrement, Haley, une talentueuse bloggeuse, m’a tagué pour le Sunshine Blogger Award. Sur le coup, je me suis demandée de quoi il s’agissait. Je la remercie d’ailleurs de m’avoir choisi, j’ai pu ainsi en apprendre davantage sur elle-même (et vous devriez aller y faire un tour son blog est très enrichissant) et sur ce défi.

Le Sunshine Blogger Award consiste en une série de question – 11 en tout – auxquelles il faut répondre, après avoir été choisi – désigné – par un autre blogger, une fois les réponses postées, à nous de désigner plusieurs autres bloggers pour perpétuer la chaîne.

Ce défi m’a rappelé les lettres de la chaîne de la chance au collège, j’ignore pourquoi, mais j’ai trouvé cela très amusant et quelque peu stressant.

Mes questions et mes réponses :

Pourquoi as-tu ouvert ce blog ?

Oulala. Pourquoi ? Et bien, je dirais que j’avais envie de partager ma passion avec d’autres personnes. Je sentais qu’il était intéressant d’expliquer mes choix, ma manière d’écrire, de planifier mes romans. J’espérais pouvoir partager ma vision de l’écriture et aider d’autres auteurs. J’avais envie d’offrir un peu de moi et des mes idées au monde de la littérature.

Quel blog t’inspire la plus ?

Je dirais tous et aucun à la fois. J’aime bien regarder quelques blogs de temps à autres, malheureusement je ne prends pas assez de temps pour ce faire, mais cela va changer lorsque j’aurais constitué un vrai planning de choses à faire. Sinon, je ne pense pas m’inspirer d’autres blogs ou d’autres bloggers. Si j’ai des mentors dans l’écriture, pour ce qui est du blogging ce n’est pas le cas. Sinon, j’aime beaucoup le blog de Lutetia Flaviae, même si ce blog n’a rien à voir avec l’écriture.

Quel est ton livre préféré ?

Je crois avoir déjà dis que mes livres préférés changer en fonction de mes humeurs, du temps qui passe, et de mon évolution personnel. Pourtant, si je ne devais garder qu’un livre, j’en garderais plusieurs. Je garderai Les Misérables de Victor Hugo et Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Je pense pouvoir à jamais trouver dans ces deux ouvrages tout ce qui constitue mon univers et mon enrichissement personnel.

Quel est le voyage de tes rêves ?

Trop difficile de répondre à cette question, parce que comme pour les livres, je n’ai pas un voyage en tête mais plusieurs. Je suis une personne tellement compliquée que lorsque l’on me parle de faire un choix, je ne peux qu’en émettre plusieurs. J’aimerais aller en Russie, pas en prenant l’avion comme les gens normalement constituaient, mais en voyageant en train. Je me vois bien traverser des pays comme l’Allemagne, la Pologne, l’Ukraine, la Croatie, la Roumanie, avant d’aller en Russie, pour visiter Moscou, St Petersburg, Odessa, la Sibérie. Ce serait un long voyage, mais un voyage de rêve, parce que j’aime prendre mon temps et que je suis convaincue que dans tout voyage ce qui compte ce n’est pas la destination mais le trajet en lui-même.

J’aimerais faire la même chose pour aller à Londres et à Edimbourg mais également pour visiter l’Ireland, seulement je considère ce voyage là comme plus abordable, il suffit de parler anglais, alors que pour voyager dans les pays de l’Est, je crois devoir apprendre le russe, le croate, l’ukrainien et le polonais. En tout cas, c’est de cette manière dont je vois ce voyage.

Quel est ton plus beau souvenir ?

J’ai de beaux souvenirs, mais pas de plus beau souvenir. Tout comme j’ai de mauvais souvenirs, je n’ai pas de plus mauvais souvenirs. Je crois que je pourrais répondre à cette question uniquement à l’instant de ma mort, auparavant c’est bien trop fluctuant.

Es-tu plutôt thé ou café ?

Je dirais Thé, même si j’aime bien le café au lait avec du sirop de noisette. Ou mieux, le café noisette de la fac d’art. Je me damnerais pour retrouver ce café noisette de la fac d’art, mais sinon je préfère le thé vert, à tout moment de la journée. Mon thé favoris du moment est le thé comme une étoile de Betjeman & Barton, un délice.

Es-tu plutôt chat ou chien ?

chien sans hésiter. Raison de la rupture avec mon ex d’ailleurs, je n’aurais jamais supporté d’avoir un chat comme il l’exigeait et vivre sans un chien, c’est pour moi impossible.

Que penses-tu de l’utilisation d’un pseudonyme en écriture ?

Franchement, tout dépend de la personnalité de l’auteur, de ses envies, de sa vie personnelle, de son « courage » et surtout de sa famille. Certains n’ont pas envie de voir leur nom sur des couvertures de livres pour protéger leur famille, et cela je le comprends. Après écrire sous son vrai nom ou celui de plume peu importe, cela ne change rien au contenu et je crois que l’on ne peut pas juger en bien ou en mal le fait d’user d’un pseudonyme, c’est un choix personnel qui ne remet rien en cause.

Quel est ton rituel d’écriture ?

Disons que j’en ai plusieurs, parce que je cherche toujours à m’améliorer et parfois mon rituel évolue en fonction de pleins d’événements, de mes humeurs et de ce que je découvre sur moi-même. Ce que je fais quoi qu’il arrive c’est de rêver mon roman, mon histoire, le soir avant de m’endormir ou le matin lorsque je m’éveille. En ce moment c’est plutôt à quatre heures du matin lorsque je me réveille d’un cauchemar. Autre rituel, le chrono de 10 minutes lorsque j’écris (pas lorsque je corrige). Je ne peux pas me concentrer plus de dix minutes avant de mettre à procrastiner. Puisque je corrige un roman depuis quelques jours, j’ai développé un rituel : j’écoute des comédies musicales pendant mes corrections. Souvent, les Misérables (notamment le film de 2012 – je suis totalement amoureuse de la voix d’Aaron Tveit, de Samantha Barks et d’Eddie Redmayne) et la version russe de Notre Dame de Paris, la version anglaise également.

As-tu déjà été publié ou t’es tu autopublié ?

Oulalala. Je n’avais pas prévu de répondre à ce genre de question, qui me mettent vraiment mal à l’aise, parce que lorsque j’ai commencé ce blog je m’étais jurée de ne jamais en parler. Je ne voulais pas que ce blog serve de publicité ou de promo à ce que j’écris. Donc, je vais être honnête, en partie, j’ai hésité à m’autopublier, seulement ce n’est pas ce que je veux au fond de moi. Je ne suis pas contre, loin de là, mais je suis convaincue que chacun est différent et si certains peuvent s’autopublier, d’autres ne le peuvent pas. C’est comme pour le travail, certains sont des freelances et d’autres ont besoin d’être salariés parce que c’est dans leur nature. Ce n’est pas un mal d’être une personne qui préfère avoir un vrai éditeur plutôt que de s’autoéditer. C’est un travail de longue haleine que de gérer la publication, la correction, la diffusion, le marketing, la promo, etc. Et l’autoédition ce n’est pas pour moi. J’ai hésité, réellement, mais je préfère avoir une maison d’édition. Et j’ai une maison d’édition, une petite. Mais pas d’autopromotion, j’ai horreur de cela. ^^

A quoi ressemblera ta vie dans dix ans ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas encore demandé à mes cartes de tarot de me dire ce que sera ma vie dans dix ans. Je n’ai aucune idée de ce qu’elle sera, contrairement à mes personnages, je ne lis pas l’avenir.

Ce que je sais en revanche, c’est ce à quoi j’aimerai que ma vie ressemble. Je vais faire ma « Reine » et dire que je voudrais être riche et célèbre, gagner des millions d’euros grâce à l’écriture et que du coup, je pourrais mettre en place des centres d’accueil pour les personnes sans domicile et leurs animaux de compagnie, parce que souvent les personnes qui vivent dans la rue ne peuvent se rendre dans des centres d’accueil à cause de leurs animaux de compagnie qui ne veulent pas abandonner. Donc si j’étais célèbre, je me servirais de cette notoriété pour mettre en place des centres d’accueil où les sans domicile pourraient venir avec leurs animaux, où l’on laverait les animaux, les nourriraient, où ils pourraient voir des vétérinaires, et bien sûr la même chose pour les humains. J’aimerais aussi que ma notoriété me permette d’ouvrir des centres d’accueil pour les femmes battues. Et lutter contre le viol, et les violences, monter une association pour défendre les victimes et les soutenir dans leurs combats. Dans dix ans, j’aimerais aussi avoir une belle et grande maison avec une bibliothèque et un bureau pour écrire et un Bow Windows, surtout un Bow Windows. J’aimerais pouvoir réaliser mon grand voyage de rêve en Russie et avoir une autre maison à Londres, parce que je rêve de vivre à Londres. Et j’aurais un chien aussi. Voilà à quoi j’aimerais que ma vie ressemble, donc très égoïstement j’aimerais vendre beaucoup de livres, gagner pleins d’argent.

Maintenant c’est à moi de choisir des participants, bien sûr, ils ne sont pas obligés d’accepter ce challenge. Donc, je nomine : Moody, Christophe Guitton, Marine, L’astre, Miss Avery, Celia May, Plumes de dragon, Le paradis de Noémie, Julien Hirt, Lucie, Sophie

  1. Quand as-tu commencé ton blog ?
  2. Qui est ton personnage historique préféré ?
  3. Quel est ton plus grand rêve ?
  4. Une phrase qui a changé ta vie ?
  5. Plutôt du soir ou du matin ?
  6. As-tu un talent particulier ? Et lequel ?
  7. Si tu pouvais choisir de vivre à une autre époque laquelle se serait ?
  8. Qu’aimes-tu dans le blogging ?
  9. A choisir, une bonne soirée c’est : un bon film ou un bon livre ?
  10. Lithothérapie, huile essentiel, astrologie, tarot… : arnaque ou véritable science ?
  11. Sur quel réseau social es-tu le plus présent ?

Ma saga : le thème

Coucou à tous,

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de ma saga et du thème que j’ai choisi de développer. C’est tout même une vaste question parce qu’entre le moment où j’ai eu la première idée de cette saga et aujourd’hui, il y a eu de très nombreuses années.

Je ne me souviens plus pourquoi j’ai choisi le thème. C’était il y a bien trop longtemps et je n’ai pas conservé les notes que j’avais prise à cette époque. Seulement, voilà aujourd’hui je sais de quoi parle ma saga, je sais pourquoi je me suis dirigée vers ce thème principal.

Pour moi, le thème d’un roman ce n’est pas l’idée principale, ce n’est pas l’intrigue principale, c’est plutôt une valeur que l’on a envie de défendre et de mettre en avant. Oh, bien entendu, cela ne signifie pas que l’idée ou l’intrigue ne soit pas liée à cette valeur que l’on souhaite défendre. Cela ne signifie pas non plus qu’un roman ne doit être basé que sur une seule valeur, mais qu’il y a un fils d’Ariane, une ligne de conduite principale.

Dans ma saga, je voulais parler du thème de la double personnalité. C’est un thème qui me fascine depuis aussi longtemps que je me souvienne. Dans la première version de ma saga, il existait réellement un double de mon héroïne principale et qui était aux antipodes de sa personnalité. Seulement, je n’étais pas convaincue du besoin d’avoir Une GENTILLE et Une MECHANTE. C’était un peu trop lac des Cygnes (j’avais 12 ans à l’époque et je ne connaissais pas encore grand chose à la culture). Alors, j’ai mis longtemps avant de comprendre qu’il ne fallait non pas deux mais un seul personnage pour incarner ce mythe de la dualité de personnalité – qui est en réalité un thème largement abordé que ce soit en littérature, qu’en jeux vidéos etc mais j’étais jeune et inculte.

Si je devais dire ce qui m’a le plus inspiré pour ce thème, je crois que je ne parlerais pas de mes souvenirs d’enfants mais que je prendrais pour source d’inspiration le thème du Doppelgänger. Nous avons tous de mauvais côté, des défauts, une part d’ombre en nous, c’est ce que je voulais développer. Le thème du double est récurant dans les civilisations, mais avant que je ne m’y intéresse je ne pensais pas qu’il y avait une telle culture du mythe du double maléfique. C’était réellement déstabilisant lorsque je me suis rendue compte à quel point ce thème était largement exploité. Pourtant, je n’ai pas eu envie de renoncer à ce thème pour autant et j’ai forgé ma propre conception du mythe du double.

Pour autant, ce thème principal qui pourrait naïvement se résumer par le bien et le mal, n’est pas du tout visible dans mes intrigues. Je n’ai pas cherché à construire mes intrigues, ni les quêtes de mes personnages autour de ce thème. Selon moi, il n’est pas nécessaire de faire tourner ses intrigues autour du thème principale. Le thème peut apparaître part la personnalité des personnages, part leurs actes, même si les intrigues ne le mette pas en avant. Je considère les intrigues comme des objectifs à atteindre, alors que le thème c’est ce qui ressort de l’histoire. Pour schématiser, je dirais que : L’intrigue serait donc l’objet de la quête, alors que le thème serait la leçon de cette même quête. C’est de cette manière que j’ai choisi de construire ma saga, et si chaque tome se penche sur des intrigues différentes – tout en gardant l’intrigue principale comme trame de fond – le thème reste le même – même si d’autres thèmes peuvent apparaître en même temps (oui, je sais c’est compliqué quand on écrit une saga.).

Et pour vous : est-ce que le thème et l’intrigue principale doivent aller dans la même direction ? Est-ce qu’il faut forcément que l’intrigue principale soit le thème ?

Bonne journée,

Ponine.

Les personnages secondaires : faut-il un plan pour les créer ?

Bonjour tout le monde,

La question que je me posais ces derniers jours c’est la suivante : FAUT-IL UN PLAN POUR CREER UN PERSONNAGE SECONDAIRE ?

Autant, il est logique et même indéniable de savoir exactement qui est le héros, parce que c’est sur lui que repose l’histoire. C’est un peu de même pour les personnages principaux parce qu’ils sont là pour aider le héros dans son cheminement, parce qu’ils portent également l’histoire mais qu’en est-il pour les personnages secondaires ?

Qui sont les personnages secondaires ?

Ce sont des bases qui servent à mettre en valeur les personnages principaux, qui eux sont là pour porter le héros. Tout du moins, c’est l’idée qui ressort de ce à quoi servent les personnages secondaires. Souvent les personnages secondaires ont des intrigues, que l’on appellent secondaires. C’est-à-dire les intrigues qui n’ont pas nécessairement avoir avec l’intrigue principale. Ils enrichissent l’intrigue, la complexifie et très souvent mettent des bâtons dans les roues du héros. Ils rendent l’histoire plus vivante.

Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que les personnages secondaires ne sont pas là pour faire tapisserie, s’ils ne servent à rien alors ils ne sont pas des personnages mais des figurants. Les figurants ne doivent pas être trop nombreux sous peine de perdre le lecteur.

Alors est-ce nécessaire d’avoir un plan pour ces personnages ?

Avoir une fiche de personnage oui, je pense que l’on ne peut pas écrire sans avoir au minimum des informations sur les personnages. Ne serait-ce que les noms, les détails physiques et quelques détails moraux. Sans ces détails notés quelque part on risque de se perdre durant l’écriture et la correction du roman. C’est également le risque de perdre énormément de temps que quelques prises de notes peuvent éviter.

On peut penser qu’un personnage secondaire qui n’a pas la même importance que le héros ou ses compères n’aura pas besoin d’une description poussée, ni même qu’en tant qu’auteur on n’est pas tenu de savoir tout de sa vie, des envies et de ses ambitions, parce que de toutes manières on n’en parlera jamais. On se dit qu’il faut mieux se concentrer sur ce qui est réellement important : l’intrigue principale et que la cohérence des personnages secondaires ne sera pas remarqué par les lecteurs de toutes manières. Ce qui est faux, les lecteurs remarquent toujours lorsque quelque chose ne va pas et qu’un personnage manque de cohérence. Ce qui ne signifie pas qu’il faille passer des semaines sur chaque personnage, loin de là.

Pour ce qui est d’avoir un plan complet, je dirais que tout dépend de la personnalité de l’auteur. Certains ressentent le besoin de savoir tout de leurs personnages, de leur histoire, d’autres en revanche aiment partir à l’aventure. Pour ma part, j’aime bien avoir quelques notes sur les personnages secondaires, mais souvent je n’ai pas le désir ou le temps d’écrire un plan complet pour les personnages secondaires, car j’ai envie d’écrire mon roman. J’aime me jeter dans l’histoire et durant la phase d’écriture j’ajoute des informations sur les personnages secondaires dans leurs fiches pour ne pas oublier. D’autres fois, je n’ajoute rien sur mes fiches de personnages et je reprends le tout une fois que je suis en phase de correction. Chacun est donc différent.

Alors pourquoi je me demande s’il est nécessaire d’avoir un plan pour les personnages secondaires?

J’ai des habitudes, pourtant je crois que ce n’est pas parce que l’on a des habitues qu’il n’est pas indispensables de tester autre chose de temps à autre. Faire des tests permet d’évoluer, de juger ce qui est bon ou non pour nous. Et puis, plus l’on écrit plus on s’améliore, et plus on peut être tenté d’essayer de s’améliorer en usant d’autres méthodes.

J’ai rédigé plusieurs articles sur la manière de créer des personnages principaux et également sur comment créer des personnages secondaires, vous pouvez aller y jeter un œil.

A quoi ça sert un plan ?

Un plan sert à se repérer dans l’histoire du personnage et par rapport à l’histoire en elle-même. C’est un moyen de bien ficeler l’intrigue et d’être certain que tout est à sa place, que l’histoire est complète et complexe et qu’il n’y a rien d’inutile. Un plan est là pour aller plus vite – en tout cas plus vite que si on se lançait dans l’histoire sans rien penser à l’avance mais cela c’est dans la théorie. Le plan en principe permet de ne juger si son histoire tient la route avant même de l’avoir écrite.

A quoi penser si on veut faire un plan ?

Si on veut créer un plan, je pense qu’il faut surtout se baser sur les côtés psychologiques des personnages secondaires, afin de leur créer des intrigues intéressantes. Se baser également sur le passé du personnage est également une manière intéressante de créer vos personnages.

Il faut surtout se baser sur les caractéristiques qui permettront de mettre en avant les personnages principaux puisque le but des personnages secondaires est là pour les porter. Il est également important de ne pas faire passer les personnages secondaires au premier plan.

 Pour ma part, je crois que je vais essayer de dresser de meilleurs – plus complet – portraits de mes personnages secondaires. Souvent, je m’embrouille et je perds de vue leurs intrigues, essentiellement lorsqu’il y a beaucoup de personnages dans mes histoires. Lorsqu’il a peu de personnages ceci n’est pas un problème, pour moi en tout cas.

Si on n’a pas de plan alors ?

Si on n’a pas de plan parce que l’on était trop pressé de se jeter dans la rédaction ( Hello me ! ) rien n’empêche de créer un plan une fois que le roman est achevé et que l’on va passer à la phase de correction. Même durant la rédaction rien n’empêche de se poser le temps d’écrire un plan ou même de faire des fiches de personnages lorsque l’on a besoin. Il n’y a jamais qu’une seule manière d’écriture, aucune bonne méthode, c’est à chacun de voir ce qu’il lui plaît et lui facilite la tâche. Il est peut-être plus intéressant de dresser des fiches de personnages que d’avoir à fouiller dans tout son roman pour se rappeler si le type que l’on a vu à la page 26 a les yeux bleus et si sa description est fidèle et cohérente. Que vous choisissiez d’avoir un plan bien rédigé avec toutes les informations ou quelques idées sur votre personnage gardez en tête qu’il faut toujours s’assurer de la cohérence des personnages et de leurs intrigues tout au long de l’histoire. Ce qui est d’autant plus vrai si vous projetez d’écrire une saga.

 

Faites vous des plans pour les personnages secondaires ?

Très belle journée,

PONINE

 

Mes livres de chevet du moment : développement personnel

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler des livres qui sont sur ma table de chevet en ce moment. Ces derniers temps, je lis beaucoup de livres sur le développement personnel et des livres sur l’histoire de la mode et du costume. Je vous parlerais certainement bientôt des livres sur l’histoire du costume et pourquoi je lis ses livres mais voilà dans cet article je voudrais faire un petit bilan de mes lectures développement personnel.

Je suis convaincue du bien-fondé du développement personnel sur l’esprit humain et sur les biens faits de la motivation, de la pensée positive.

Les livres relus :

Napoléon Hill, Réfléchissez et devenez riche. Ce livre, je l’adore. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises. C’est le livre que j’aime relire très souvent pour y puiser de la motivation et du courage. Lorsque je perds espoir j’aime me plonger dans la prose de Hill. Je suis une grande fan de sa doctrine basée sur la pensée positive. Je n’ai jamais lu le Secret, ce livre ne m’intéresse pas d’une part parce que je le trouve trop onéreux. Plus je lis Réfléchissez et devenez riche et plus je prends conscience de l’importance de la pensée et de l’autosuggestion. C’est vraiment un plaisir de relire ce livre, même si je dois dire que toutes mes notes, tous les passages que j’ai stabiloté ou souligné au fils de mes lectures rends mes relectures difficiles, mais c’est le jeu.

J.K Rowling, La meilleure des vies. Petit discours de la célèbre auteur lors d’une remise de diplôme. J’ai lu plusieurs fois ce court texte. Je ne dirais pas que c’est un livre de développement personnel à proprement parlé, mais je crois que tout ce qui nous aide à nous dépasser est une bonne chose. Tout ce qui peut nous aider à comprendre la nature humaine, ou notre propre personnalité, tout ce qui nous aide à surmonter les épreuves pour moi tout cela c’est du développement personnel. Dans ce texte, je puise du courage. L’idée que même si ma vie à l’instant T n’est pas aussi magnifique que je le voudrais ou pas aussi simple et bien avec du courage, de l’envie, de l’ambition tout peut changer. C’est certainement naïf de ma part, seulement j’assume totalement ce point de vue.

Livres lus :

Louise Hay, vous pouvez changer votre vie ! Le pouvoir des affirmations positives et de la visualisation. Oulala, je déteste Louise Hay, j’ai déjà lu plusieurs de ses livres notamment La force est en vous et Transformez votre vie. Celui-ci je l’avais commencé il y a longtemps mais jamais fini. Je déteste réellement Louise Hay. Je ne sais pas pourquoi, parce que ses conseils sont bons, géniaux même. son écriture est fluide. En tout cas, je comprends tous les concepts dont elle parle, mais mystère, je déteste ce qu’elle écrit. Je fais de la visualisation, je crois aux affirmations positives, alors pourquoi je n’aime pas ce qu’elle écrit ? C’est quand même un comble. Je comprends peut-être mal le message qu’elle essaie de faire passer aux lecteurs. Ou peut-être que je suis une personne étroite d’esprit et mentalement limité, avec un mode de réflexion archaïque, c’est possible. Mais lire Louise Hay provoque toujours chez moi du rejet. Je suis consciente que souvent le rejet d’une idée signifie que l’on met le doigt sur quelque chose à travailler mais là, …je ne sais pas. La fois où j’ai lu transformez votre vie, j’ai eu du mal à accepter le rapport que Hay met entre les maladies physiques et le mentale. Je sais que le physique peut se rendre malade à cause de maux intérieurs mais lire (là ça fait appelle à mes souvenirs je n’ai pas le livre pour vérifier )qu’en somme une femme enceinte à des nausées parce qu’elle rejette son enfant euhhh et la science alors ? Le fait d’avoir des nausées provient des changements hormonaux donc euhhh. encore que j’ai pu mal comprendre. Ce qui m’avait essentiellement énervé à l’époque c’était de lire qu’avoir un cancer provenait de tel ou tel maux intérieurs que l’on n’a pas guéri. …En somme, le message que je comprenais c’est « vous avez un cancer parce que vous l’avez choisi »…Oui, dur à entendre lorsque dans son entourage proche plusieurs personnes sont décédées des suites de tumeurs ou de cancers. Un peu comme si elles avaient choisis de tomber malade. Dans Vous pouvez changer votre vie, ce qui m’a profondément agacé c’est qu’elle dise qu’une femme qui a des problèmes de fertilité ne devrait pas se lancer dans les traitements contre l’infertilité. Pour elle, ce n’est pas bon parce que « quand vous soumettez votre corps à des méthodes qui ne sont pas naturelles pour faire quelque chose que, dans sa sagesse, votre corps ne veut pas faire, vous attirez les problèmes. » Je trouve cela violent. Sincèrement, c’est pour moi aussi violent que d’entendre qu’on ne peut pas être une femme sans faire des enfants. Attention, je ne dis pas qu’elle ne devrait pas le dire, qu’elle n’a pas le droit d’exprimer ses pensées – pas du tout, je suis même heureuse qu’elle dise ce qu’elle pense – mais moi, en tant que personne, avec mon vécu, mon ressenti, je trouve cela violent et dérangeant. C’est réellement ce qui m’énerve chez Louise Hay et pourtant je lui reconnais des tas de qualités, mais certains de ses points de vue me heurtent, par contre je vous encourage à lire ses textes.

Anna Austruy, 30 jours pour changer de vie. Je n’ai pas fini encore …oui 30 jours, c’est long, surtout qu’il n’y a qu’une journée par jour (haha). Mais j’adore. J’adore le concept, j’adore les petits moments où elle parle de sa vie d’avant. On se sent moins seule. Les petits exercices sont cool, même si j’avoue que l’on passe beaucoup de temps sur la deuxième journée lorsqu’il faut faire la liste de ses valeurs et que c’est dur !! J’ai dû mal à faire tous les exercices chaque jours, parce que sincèrement les habitudes on ne peut pas les prendre ou les perdre comme ça en claquant des doigts, mais en tout j’adore. JE trouve les graphismes super sympas. C’est un livre plein d’humour, et d’amour. J’aime les petits questionnaires et les bilans hebdomadaires, seulement je regrette que les bilans ne prennent pas en compte les exo des semaines précédentes, ça aurait été un petit plus sympa. Bon, en revanche ma vie n’a pas changé du tout au tout en 30 jours, hein. Il y a du chemin, je crois qu’il va me falloir des dizaines de mois avant que ma vie ne soit parfaite et encore le sera-t-elle un jour ? Je ne pense pas.

Les livres que j’ai envie de lire et que je veux acheter :

Le petit livre des chakras. Ce livre me fait de l’œil depuis des semaines. Je le veux, je le veux, je le veux. J’ai hâte de pouvoir me l’offrir. C’est un petit livre, mais pour l’avoir feuilleté il me paraît riche et bien construit et donc très intéressant pour débuter sur l’étude des chakras.

Ana Sandrea, Guérir de ses blessures émotionnelles. J’ai suivi une de ses conférences il n’y a pas longtemps et que j’ai envie de mieux approfondir sa pensée. J’apprécierais que le livre soit moins onéreux. Je n’ai pas des finances à rallonge, mais si elle explore dans son livre la pensée qu’elle a développé dans sa conférence je crois que ce sera une très bonne chose pour moi. Ce que j’ai apprécié chez Ana Sandrea c’est qu’elle dit que nous ne sommes pas nos blessures. Que l’on n’a pas besoin de toujours s’identifier à elles pour exister. Elle prenait l’exemple d’une femme qui a été abandonné bébé et elle disait que cette femme se servait de cette blessure d’abandon pour tout justifier dans sa vie et que ce n’était pas une bonne solution pour avancer. Ce passage m’a donné envie d’en apprendre davantage sur sa pensée.

Le prochain livre est une grosse hésitation entre deux livres à la vérité. Je voudrais me former sur l’ennéagramme mais j’hésite entre deux livres : celui de René de Lassus L’ennéagramme les 9 types de personnalités et celui de Thierry Lalot Ennéagramme se connaître pour gouverner sa vie. Si vous connaissez ces livres ce serait sympa de faire partager vos avis. Je suis vraiment partagée et les avis des sites marchands ne m’aident pas à me faire un avis objectif sur ces deux ouvrages.

Voilà pour ce petit tour d’horizon de ce que je lis comme livre de développement personnel en ce moment. Et vous ? Quels sont vos livres de chevet ? Quels livres pouvez-vous relire inlassablement ? Faites-nous partager vos impressions et vos avis ^^

Bonne journée,

Ponine

 

 

 

Créer son héros en 1 semaine

Coucou tout le monde,

Nouveau mois, nouvelle envie d’écriture. J’avais dis aucun nouveau projet … mais ça s’était il y a trois jours. Depuis, j’ai eu quelques idées de romans, d’histoires et des envies. Un impérieux désir de création s’est encore emparé de moi. Seulement avant de me lancer dans un projet qui n’en vaudra peut-être pas la peine, parce que je n’aurais pas les idées pour construire tout un roman, j’ai décidé de m’attaquer au plan. Cela permet de voir si les idées sont assez nombreuses et si elles tiennent la route.

Est-ce possible de créer son héros en une semaine en partant de rien ?

J’aime bien commencé par brosser les traits du héros, savoir ce qu’il veut dans la vie, à quoi il ressemble, quelles sont ses aspirations, son fils d’Ariane. C’est plus facile une fois que le héros prend vie. En tout cas, j’ai plus de facilité d’écrire lorsque je sais à quoi ressemble mon héros.

Comme je n’ai pas envie de passer des mois, des années ou même des semaines à concevoir cette histoire, je me suis lancée le défi de savoir exactement à quoi ressemblera mon héros en une semaine, pas un jour de plus. On verra alors si cette histoire mérite d’être écrite et si elle a de l’intérêt et de la matière. Enfin, je pourrais savoir si elle va nécessiter beaucoup de recherches. On n’écrit pas de la même manière un récit dans un lieu et une époque que l’on connaît bien, qu’une histoire sur un endroit dont on n’a jamais vu la moindre pierres ou sur une époque que l’on n’a jamais appréhendé.

 

D’accord mais par quoi commencer ? Combien de temps y consacrer ?

 

Je n’ai pas envie de passer des heures et des heures chaque jours pour cette histoire. J’ai bien d’autres choses à faire (cf mon article sur mes objectifs du mois de mai).

Je me suis donnée pour ordre d’idée de réfléchir à ce personnage tous les soirs avant de m’endormir disons durant 30 minutes (ou moins tout dépendra du temps qu’il me faudra pour m’endormir chaque jours de la semaine). Aucune prise de note durant ce moment de réflexion informel.

Chaque jour, je prendrai 30 minutes pour réellement penser mon personnage et prendre des notes sur mes idées et les organiser.

Premier jour : LES FONDAMENTAUX

Ce que je nomme les fondamentaux se résument à :

Trouver un nom potable. Savoir quel âge il a. S’il est un homme ou une femme. Lui donner une date de naissance et vérifier son signe astrologique, pour lui donner déjà deux ou trois caractéristiques (oui, j’aime bien que mes personnages correspondent un peu à leur signe astrologique, parce que j’y crois et que je suis convaincue du bien-fondé de l’astrologie – chacun ses idées mais pour un personnage cela peut-être une bonne base de départ quand on ne sait pas trop quel caractère lui donner.). Je vais également essayer de le « voir » mentalement, savoir si spontanément je lui mets une barbe rousse ou des cheveux frisés, savoir si je vois le personnage plutôt en robe ou en pantalon. Parfois, il suffit que je trouve le nom pour directement associer le personnage à un trait physique.

Dans mon imagination, une Anaïs sera blonde et aura tendance à se passer la langue sur les lèvres.  Un Matthieu sera grand, brun et maigre avec des lunettes. Une Juliette petite, ronde et rigolotte. Pourquoi ? Je ne sais pas. C’est ainsi. Ne me demandez pas d’où je tiens ses préjugés mais pour des personnages il en va ainsi.

Je ne compte pas prendre plus de dix minutes pour ce premier travail. Bien entendu, je prendrais des notes dans un carnet, ou un classeur, en ce moment j’ai bien plus envie d’utiliser des classeurs que des carnets.

Je prendrais ensuite vingt minutes à lui trouver des qualités ou des défauts. Une manière de l’équilibrer en tant qu’être humain. (Sera-t-il seulement humain ? Mystère). Je pense que les défauts d’un personnage sont plus importants encore que ses qualités.

Jour 2 : Le travail commence sur le physique du personnage.

Même si dans la première journée, j’aurais déjà trouvé une ou deux idées de ce à quoi il ressemble, cela ne sera pas suffisant pour le décrire. Alors durant 10 minutes je vais tenter de me faire une première idée de sa couleur de cheveux, de la couleur de ses yeux, de la forme de son visage, de son corps.

Pour mieux travailler cette partie physique, j’utiliserai la méthode que j’ai déjà décrite sur le blog à savoir :

Que pense de lui quelqu’un qui le croise dans la rue ? Qu’est ce que l’on remarque de lui ? Ou sur lui ? Quelle est la première impression qu’il nous fait ? Que ressent-on en le voyant si on ne le connaît pas ? Ensuite que pense de lui une personne qui le connaît bien, comme un ami ? Quelles impresssions il donne ? Qu’est ce qu’un ami peut dire de sa personnalité ? Puis j’aime me demander ce que sa mère pense de lui, car personne n’a une vision plus subjective qu’une maman. Et pour finir, j’aime savoir ce que l’antagoniste pense de lui.

Tout ce travail sera fait en vingt minutes. Il ne sera pas complet, évidement en vingt minutes, je me contenterai du minimum. Ce sera bien suffisant.

Jour 3 : Qu’est ce que le monde normal du héros ?

Le monde normal signifie tout ce qui est avant le moment où le héros décide de partir, de quitter sa situation ou qu’il soit obligé de le faire. Ce sont les habitudes, le monde connu, les relations qu’entretient le héros avec les autres.

Où vit-il ? Avec qui ? Comment est-il face à ça ? Qui sont ses proches ? A quoi ressemble sa vie conjugal, amicale ? Que fait-il dans la vie ? Est-ce que cela le rend heureux ? Quels sont ses loisirs ?

Est-ce que ce monde normal lui convint ? Qu’est ce qui lui plait ou qu’est ce qu’il lui déplaît ? Qu’est ce qu’il voudrait changer ? Comment peut-il changer ?  

Bref, je consacrerai mes trente minutes à visualiser le monde normal de mon héros, ou plutôt son monde avant l’aventure.

Jour 4 : Les failles

Je pense que c’est le bon moment pour réfléchir aux doutes et failles du personnage. Lui créer de mauvais souvenirs, des peurs et des obstacles. De quoi a peur le héros ? Qu’est ce qui l’empêche d’avancer ? Et d’aller au delà de la zone d’inconfort ? Quelles sont ses pensées limitantes ? Et comment se manifestent-elles dans sa vie ?

Est-ce qu’il croit être incapable de faire quelque chose alors qu’il le pourrait si on ne lui avait pas toujours répété que c’était impossible ? C’est le moment de se servir de ce que l’on peut lire dans les livres de développement personnel.

Pour moi, les failles c’est le moment où l’on s’amuse le plus lorsque l’on rédige une fiche de personnage. Plus le héros est mal mené et plus il devient intéressant. Bien entendu, ce n’est pas la peine de lui mettre une enfance difficile, plus des phobies insurmontables et des peurs paniques en prime. Il faut savoir doser un peu de chaque peurs ou idées limitantes.

Jour 5 : Les projets de vie

Ah la vie ! On a des envies, des désirs, des objectifs, de l’ambition. Tout cela c’est très bien, mais encore faut-il mettre des mots sur ce que désir le héros. Qu’est ce qu’il veut ? est-ce que pour lui on ne peut vivre sans le grand amour ? est-ce qu’il faut a tout prix avoir une famille ? est-ce que pour lui la reconnaissance doit passer avant tout ? Qu’est ce qui lui donne envie de se lever le matin ? Ou justement qu’est ce qu’il n’a pas et qui lui fait mal au point de ne plus pouvoir bouger ?

Le mieux c’est de savoir ce que veux le personnage à court, moyen et long terme.

Pour prendre un exemple totalement au hasard : le héros peut vouloir dépasser sa peur de s’ouvrir à une nouvelle culture. Il peut avoir envie d’aller dans un autre pays, mais peut aussi être terrifié à l’idée de la nourriture locale, de la langue etc. Alors que va-t-il ou peut-il faire pour ne plus avoir peur ?

A court terme : tester des recettes de cuisine. A moyen terme : apprendre la langue et étudier la culture du pays. A long terme : faire un voyage.

Plus les peurs, les angoisses et les failles sont profondes plus les objectifs, les ambitions et les désirs peuvent être grand. On peut être le plus grand timide de la terre et rêver en secret de devenir l’acteur le plus célèbre qui soit. Ce n’est pas incompatible, cela sera difficile, mais c’est justement ce qui rend les histoires intrigantes.

Jour 6 : Les éléments déclencheurs

J’aime ce moment parce que je peux écrire le plan du héros.

Situation initiale : C’est le moment où j’écris à quoi en est réduit le héros à ce moment là.

Point dramatique : Quel est l’élèment qui va conclure le premier acte du roman ? Sur quoi comment l’histoire à proprement parlé ?

Acte 2 : Comment il commence ? est-ce que le héros souhaite bouger ou au contraire est-ce qu’il ne veut pas avancer ?

Point dramatique 1 : le premier gros conflit ou la 1er confrontation avec le méchant. La première grosse claque du héros.

Point dramatique 2 : Deuxième conflit.

Fin de l’acte 2 : A quoi va tenir la résolution de l’intrigue. où en est-il ? que sait-il que pense-t-il ?

Acte 3 : Derniers doutes et derniers obstacles à franchir avant le CLIMAX.

Point culminant : résolution des conflits.

Fin : sur quoi s’ouvre la fin du roman, le nouveau monde.

Voilà qui est expliqué très schématiquement mais je n’ai pas l’intention de passer plus de 30 minutes sur cette partie là non plus. Mon but c’est de brosser un portrait très rapide.

Jour 7 : Relecture des idées

Pas besoin d’expliquer ; simplement reprendre les notes et voir si elles sont valables ou non.

Et voilà en une semaine on peut déjà avoir une base d’idée pour un roman.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ^^

Bonne journée à tous,

Ponine

 

Mai … Nouveau mois, nouveaux challenges

Bonjour tout le monde,

Voici le mois de mai, avec lui ses mariages, festivités, soleil et autres réjouissances. Et là, on se rends compte que l’année et déjà bien entamée, qu’il va falloir remplir sa déclaration d’impôts et préparer les vacances.

Chaque mois, j’aime me fixer des objectifs à atteindre, que je parvins à tenir ou non. L’important n’est pas toujours de réussir mais d’avoir essayé et fait de son mieux.

Et pour ce mois de mai 2018, j’ai beaucoup d’objectifs en tête et de bonnes raisons d’y parvenir.

Mon premier objectif : regarder un peu moins de vidéos de Joueur du Grenier ou du Bazar du Grenier. Tout simplement parce que je passe bien trop de temps à regarder ces vidéos et du coup, j’ai très envie de me remettre à jouer et je sais que si je commence un jeu je ne m’arrêterais pas avant d’avoir fini. Donc, il faut mieux éviter les vidéos du JDG, même si elles sont excellentes. Je pense qu’il s’agit de mon objectif du mois le plus facile et celui qui me prendra le moins de temps.

Mon objectif suivant consiste à corriger un roman que j’ai écris en début d’année et essayer de finir le roman du mois d’avril, tout du moins compléter les quelques passages que je n’ai pas écrit totalement, les quelques noms de personnages dont je ne me souvenais plus et que je n’avais pas envie de rechercher durant les phases d’écriture, tout comme les descriptions physiques. Ce ne sera pas vraiment un gros mois de travail dans le sens ou je ne vais pas écrire à proprement parlé mais où je vais bien me prendre la tête. Je déteste corrigé, c’est la phase qui est pour moi la moins créative et la plus lassante.

Mon troisième objectif c’est du lourd ! Perdre 5 à 7 kilos. Pas en un mois, bien entendu, mais disons tout faire pour perdre ces quelques kilos qui m’empoisonnent la vie, le plus sainement possible. Je commence à réellement en avoir assez de tous ces kilos, même si j’ai déjà perdu pas mal de poids au cours des douze derniers mois, j’ai besoin / envie de perdre encore. Je pense à ma santé avant tout et si je fais du sport, je pense ne pas faire assez de cardio. Je me programme donc plus de séances cardio (marche rapide et vélo d’appartement notamment) et je vais refaire des pilates et du yoga en plus du Ballet Beautiful. Je compte également porter plus mes corsets, parce que c’est inadmissible pour eux de rester cachés dans l’armoire. Vu les prix autant les montrer. Je vais essayer d’avoir une alimentation un peu plus riche en fibre, mais je vais augmenter mon apport en fibre progressivement pour parvenir à 35 g par jour. J’ai déjà cessé les sodas  c’est déjà un bon point. En réalité, je crois que perdre du poids sera ma priorité numéro 1, parce qu’être en bonne santé, c’est quand même cool. Côté alimentation, je ne compte pas faire de déficit de calories, seulement veiller à ne pas manger plus que mes besoins « normaux », et veiller à faire plus de sport. Donc, j’imagine que oui, il y aura un déficit en calories, mais bien différent des régimes à 1200 calories, par exemple. Je ne crois pas perdre mes 5 kilos en 30 jours, mais je compte garder l’objectif en tête pour me donner au maximum dans ce projet. Si je perds 2.5 kilos je serais fière de moi.

Mon quatrième objectif : travailler mon russe de 30 min à 1h30 par jour. Pourquoi ? Depuis des années, je dis « j’apprends le russe », je m’y mets 3 jours et je me lasse. Si bien que 3 ans plus tard, je ne connais toujours pas l’alphabet. Alors là, je m’y mets et je vais pas m’arrêter avant d’avoir achevé les 5 premières unités du niveau A1 du CNED. J’ai même investi dans un cahier d’écriture Assimil et j’ai ressorti la méthode intégrale Harrap’s. Je vais également faire quelques leçons d’anglais avec Harrap’s pour ne pas trop perdre en niveau d’anglais. Mon objectif est donc d’apprendre le russe durant 30 heures ce mois-ci et 1h d’anglais par semaine(peu je le reconnais mais peu c’est mieux que pas). J’ai déjà profité du mois d’avril pour « apprendre » l’alphabet même si j’ai quelques difficultés encore avec la prononciation de certaines lettres qui ne sont pas dans notre « alphabet latin ». Après tout, apprendre ça demande du tout. disons que sur 33 lettes, j’en reconnais parfaitement 29 voir 30 facilement. Donc pas si mal, je crois. Je me suis également entraînée à l’écriture manuscrite. Wahh, une horreur, de base j’écris mal alors en cyrillique avec leur écriture « penchée » c’est une catastrophe. Rien à voir mais je me suis entraînée à écrire de la main gauche, mon écriture est donc bien plus lisible avec la main gauche, mais j’ai « peur » de me fatiguer inutilement si j’apprends le cyrillique de ma main non dominante.

Objectif numéro cinq : lire entre 3 et 6 livres. Tout dépendra de la taille des livres. Mais au moins un Roman, un livre de développement personnel et un livre que je classe dans la catégorie « autre », par exemple un livre sur l’histoire de la mode. Si je parvins à en lire 6, ce sera 2 livres de chaque. J’ai déjà envie de relire le Grand Meaulnes, et de lire un livre sur la création des Grands Magasins à Paris.

Objectif six : valider 3 MOOC sur le FUN : un sur la compta, un autre sur le marketing et le dernier sur la science fiction. Ainsi que deux autres MOOC sur d’autres plateformes : un sur le jeu de l’acteur et un autre sur Versailles.  J’ai envie d’améliorer mon cv et d’ajouter des compétences que je n’ai pas encore. Mon but serait de suivre les cours un peu comme à l’école, un cours chaque jours et des révisions le soir.

Objectif sept : ranger ma garde-robe d’hiver et sortir celle de printemps/été. Pas vraiment du gros travail mais quelque chose à faire tout de même qui devrait me prendre une journée, puisque j’en profiterais pour laver et nettoyer mon armoire et ma penderie, et trier mes vêtements et les replier.

Objectif huit : le dernier de ma liste : apprendre un nouveau morceau à la guitare et au chant. Pour cela, je voudrais y consacrer 15 min par jour.

J’ai en plus un mariage au milieu du mois donc j’ai peur d’avoir peu de temps à consacrer à toutes mes activités, mais je ne me décourage pas. Soyons motivée et optimiste.

Pour ce qui est de mes routines, je vais garder mes routines du matin et du soir (quoi que : est-ce que j’ai seulement une routine le soir, je me le demande.) Ma routine du matin est parfaite pour moi. Même si je dois essayer de me lever entre plus tôt. Disons entre 5 h 30 et 6 h 30 tous les matins ça serait bien. Je compte continuer à tirer ma carte de tarot du jour, lire et à méditer 15 min tous les matins. Mes rituels du soir sont plus simples : mettre de la crème hydratantes et écouter un peu de musique douce avant de dormir.

Voilà mes supers objectifs du mois de mai. J’ai hâte d’achever ce mois et d’être une meilleure version de moi-même.

 

Et vous ?

Qu’avez-vous prévu de faire ce mois-ci ?

Commencer un nouveau projet ? Continuer un écrit déjà entamé ?

Préparez un corps de rêve pour l’été ?

Bonne et merveilleuse journée,

Ponine

Il compte sur vous !

Bonsoir les gens,

Ce soir, je ne vais pas vous parler de moi ou d’écriture – oulala Ponine est malade, c’est certain. Pour une fois, je ne vais pas me centrer sur mon petit nombril. Je vais évoquer l’entre-aide. Le financement participatif mais par pour mon projet à moi, chose que je ne ferais jamais !! Non ce soir, je vais parler cinéma. Je vais parler d’entre aide, je vais parler d’argent et de soutien financier certes mais pour un vidéaste que je connais. Je vais vous parler d’aider le cinéma français : pas celui des grands groupes qui génère des millions, mais du petit cinéma indépendant qui mérite un coup de main.

Ayant été à la fac d’arts, j’ai évidemment beaucoup de connaissances qui font de l’art et l’art coûte cher. L’un des anciens amis de fac a justement besoin d’un peu d’aide pour son projet de court-métrage.

Je vous laisse le soin d’aller faire un tour sur son profil Instagram pour vous faire une idée de son projet.

Bien entendu, je vous demanderai bien de donner un petit quelque chose mais je sais que tout le monde ne le peut pas. et cela je le comprends. En revanche, je crois que vous avez tous les moyens d’en parler autour de vous, de faire un petit partage sur les réseaux sociaux ou même de mettre un petit « coeur » sur Insta et de cela je vous serais extrêmement reconnaissante.

Vous me connaissez, vous savez que ce n’est pas dans mes habitudes de demander de l’argent ou même des reblogs, mais je crois au talent de Mathieu. Après tout, je les côtoyais durant 3 ans – 4 que dis-je – je sais quelle formidable réalisateur il peut-être.

Un Grand MERCI à tous ceux qui liront ce billet, qui le partageront et aideront ce projet à se concrétiser.

Ponine

Nanowrimo : jour 27 bilan

Coucou tout le monde,

Oulala je sais ce que vous allez me dire : Tu n’as pas posté de bilan depuis des jours !

J’ai honte ! Non, en vrai je n’ai pas honte. Pas que votre avis ne compte pas mais je n’ai pas honte de ne pas poster régulièrement. J’ai avancé dans la vie et maintenant je préfère la colère à la honte. J’essaie de canaliser ma colère au lieu de me vautrer dedans, c’est bien plus sain que d’avoir honte de soi.

Et alors, où en suis-je dans mon roman du camp nanowrimo d’avril ?

J’ai fini avec 50 285 mots. J’aurais pu ajouter quelques scènes de plus mais je crois que cela n’aurait pas été utile. Je pensais sincèrement faire plus, écrire un roman plus volumineux, mais au stade où j’en suis arrivée, si j’ajoutais des scènes, j’embarquerais le personnage dans une nouvelle aventure qui n’a rien à voir avec celle du départ.

Suis-je parvenue à écrire mes 50 000 mots en 25 à 30 heures ?

Eh bien, non ! Parce que j’ai fait encore mieux. 24 h 40 d’écriture pour ces 50 285 mots. Mais j’avais annoncé que j’ai triché en utilisant une scène que j’avais écrite par le passé. Du coup, je vais me pénaliser de 1 h 20. Même si je ne pense pas avoir écrit cette scène en 1 h 20. Disons qu’il m’aurait fallu 26 heures pour écrire les 50 000 mots.

J’ai une moyenne d’écriture qui tourne autour de 1935 mots par heure. C’est une moyenne, parfois j’écris plus vers 2200 ou d’autres vers 1800 c’est une question de scènes ou de concentration, mais également de motivation. Si une scène me plaît à écrire je vais l’écriture plus rapidement que si elle ne me plaît pas tant que cela.

Pour beaucoup d’auteurs, c’est un rythme rapide, mais je ne suis pas sûre. Je dis cela parce que je sais toujours qu’une fois que le premier jet est écrit (le plus vite possible !!) je dois passer le double de temps à le corriger. Puis encore passer des heures à le peaufiner. puis le corriger encore. Alors, certes j’écris le premier brouillon vraiment rapidement mais les corrections sont peut-être bien plus nombreuses que quelqu’un qui aura pris le temps de penser chaque mot ou chaque scène dans le moindre détails.

Bonne journée à tous !

Ponine

PS : J’ai complètement oublié d’appuyer sur PUBLIER hier, la boulette !  

Nanowrimo bilan jour 20

Bonsoir tout le monde,

Le camp nanowrimo d’avril 2018 s’achève dans dix jours, il est tant de faire le bilan de ses vingt premiers jours. Je dois dire déjà que ces jours sont passés très rapidement, trop même.  

Aujourd’hui fut une journée prolifique. Levée très tôt, j’ai pu écrire et avoir un max d’énergie et de temps pour faire plus qu’écrire : un peu de sport, un peu de russe et de lecture et surtout profiter un peu du soleil.

Aujourd’hui, deux heures d’écriture pour un total de 4 334 mots. Je suis donc arrivée à écrire un roman de 45 589 mots, mais je ne pense pas dépasser les 60 000 mots pour ce roman. Petit roman donc, mais ce n’est pas ce qui compte. Je suis donc contente de ma journée très productive et plutôt agréable malgré quelques mauvaises nouvelles hier qui je le pensais m’auraient gâché la journée.

Au vue des nouvelles d’hier, j’ai décidé de relire Réfléchissez et devenez Riche de Napoléon Hill, que j’ai déjà évoqué sur le blog.  J’avais besoin de motivation et de courage, chose que je retrouve toujours dans les pages de ce livre. C’est gonflée à bloc que j’ai pu reprendre mon camp nanowrimo ce matin, après une journée d’absence.

Cette après-midi, j’ai pu regardé un film que je n’avais encore jamais vu : L’esclave Libre, avec Clark Gable. Je suis une grande admiratrice de Gable, non seulement, en déplaise à mes cousines, mon grand-père lui ressemblait beaucoup, mais également il avait un grand talent. Bien sûr le talent, ça se discute. Pour ce qui est de ce film, je trouve la fin bâclée, la dernière scène m’a fait me demandé si le réalisateur avait assez de budget pour achever son film. J’ai aimé l’histoire et je trouve que ce n’était clairement pas le plus grand film de tous les temps mais il reste bien meilleur (à mon gout !!) que la plupart des films qui sortent en salle aujourd’hui.

J’ai également profité de la journée pour regarder les prochains MOOC auxquels je compte m’inscrire, pas tout à fait de choix pour le moment, mais je vais voir pour le mois prochain.

Mais quand est-il de mon challenge d’écrire mon roman pour le camp nanowrimo en 25 à 30 heures ?

J’ai calculé qu’il m’a fallut 22 heures 10 pour écrire les 45 589 mots de mon roman. Et bien, je pense pouvoir écrire les 50 000 mots en 25 heures de ce fait, je suis plutôt contente, parce que je suis convaincue qu’il est mieux pour moi d’écrire rapidement sinon je me lasse. J’ai également besoin de challenge pour me motiver et me tenir en haleine. Alors oui, je suis contente, même si je sais que pour certains se donner un tel défi : écrire 50 000 mots au moins en 1 mois et écrire ces 50 000 mots en 25 heures, passe pour de la folie mais pour moi c’est nécessaire.

Bien entendu écrire rapidement n’est pas gâche de qualité, pour certains c’est même tout le contraire et il faut mieux écrire lentement que rapidement, mais je suis également convaincue que nous avons tous des modes de fonctionnements différents et que ce qui est bon pour une personne n’est pas bon pour une autre.  

 

Et vous, ou en êtes vous de votre camp nanowrimo d’avril 2018 ?

Avez-vous avancé  comme vous le désiriez ?

Bonne soirée,

Ponine

Bilan nanowrimo jour 16

Coucou à tous,

Journée bilan un peu spéciale, parce que je l’avoue j’ai « triché ». Oulala!

J’ai écrit en 1 h 50 : 8061 mots.

Alors oui, j’ai triché dans le sens où j’avais déjà rédigé une scène particulièrement complexe et importante il y a quelques mots et je voulais à tout prix qu’elle figure dans ce roman, parce que je l’ai écrite pour ça. C’est même plus qu’une scène c’est un chapitre 4 444 mots. Donc oui, je sais que c’est mal d’écrire avant le nanowrimo, mais voilà parfois les scènes nous viennent et on n’a pas envie de s’en débarrasser et ensuite, on ne planifie pas toujours l’inspiration.  Donc, si on retire ce chapitre, j’ai tout de même écrit 3 617 mots en 1 h50 ce qui est pas mal du tout. Cette petite triche me permets donc d’avoir 36 007 mots dans mon roman. Reste la question du défi un roman en 25 à 30 h. Je crois pouvoir me compter 2 h 10 de pénalité pour cette triche et puis après tout, ce n’est pas la fin du monde. J’ai donc écrit en 17 h 40 l’équivalent de 36 000 mots. Il me reste donc 14 000 mots à écrire pour achever le nanowrimo d’avril, le tout en environ 7 heures. C’est jouable.

Je ne pense pas pouvoir écrire bien longtemps demain, donc j’aurais au moins un peu d’avance.

Es-ce que c’est mal de tricher ?

Je dirais que c’est mal dans la plupart des cas. C’est mal de tricher lorsque l’on joue à un jeu par exemple parce que ce n’est pas fair-play vis à vis des autres. C’est mal de tricher dans les sentiments que l’on porte aux autres. Mais en ce qui concerne ce défi du nanowrimo, ce n’est pas mal. Après tout c’est un défi d’écriture certes mais il ne faut pas non plus se tenir rigueur d’employer des passages que l’on a déjà écrit par le passé s’ils conviennent à l’histoire.

Il ne m’arrive pas très souvent de réemployer des mots déjà écrits pour une histoire. C’est même plutôt rare, mais parfois c’est nécessaire. Je ne suis pas non plus du genre à rédiger de nombreux brouillons avant de passer l’écriture d’un roman. Je ne jette pas mes idées ou mes scènes sur papiers dans le désordre. Bien entendu, je transforme toujours mon premier jet, parfois je le met à  la corbeille et j’en réécris un tout nouveau de A à Z, si le premier n’était pas assez satisfaisant. C’est ce dernier cas, qui s’est produit pour ce roman d’avril. J’avais rédigé les trois-quarts du premier brouillon lorsque je me suis rendue compte qu’il n’était pas du tout correct. Rien n’allait en dehors de quelques idées et d’un chapitre particulièrement intense. J’ai gardé ce chapitre et ces quelques idées et voilà aujourd’hui j’ai pu réutiliser un chapitre que j’avais mis des heures à construire car il est plein de révélations importantes, d’action et de petits indices.

De plus, je pense aisément dépasser les 50 000 mots ce mois-ci et pour ce roman, peut-être pas de beaucoup mais certainement plus que les 4 444 mots que j’avais déjà rédigé, ce qui signifie que ma tricherie n’est pas si importante que cela.

Et vous, réutilisez-vous des passages déjà écrits ?

Bonne soirée,

Ponine

Nanowrimo : bilan jour 15

Bonsoir les gens !

Aujourd’hui le mot d’ordre était productivité. 2 petites heures de travail et 4107 mots plus tard, j’ai eu le plaisir de constater que mon roman faisait 27 946 mots. Le tout en 13 h 40 minutes. Il me reste donc 15 jours et 15 heures pour achever ce projet.

Bien sûr, il y aura des corrections, mais je m’aperçois que j’aime la tournure qu’il prend.

Ma petite routine du matin, puisque j’écris essentiellement le matin est la suivante :

Je me réveille vers 7 h, je flemmarde durant 30 minutes pendant lesquelles je pense à mon roman, j’essaie de visualiser les scènes dans mon esprit. Je tente plusieurs approches en « rêve », j’essaie plusieurs combinaisons possible de personnages, d’actions, de scènes. Surtout vrai pour les scènes d’action.

Vers 7 h 30, je me tire le tarot. C’est une habitude que j’ai prise tous les matins, je tire ma carte du jour. En fonction de cette carte, je prend mes pierres de la journée, et j’ai mon mantra du jour. Je prends quelques minutes pour inscrire mes pensées. Puis je passe à la salle de bain, je prépare mon thé et me voilà partie pour ma première demi-heure d’écriture.

Je fais toujours suivre cette petite séance par de la méditation d’une dizaine à une vingtaine de minutes. J’enchaîne avec ma seconde séance d’écriture, qui est souvent plus profilique que la première. Qu’importe le nombre de séances d’écriture, je termine toujours par du yoga, parce que rester assisse après une nuit de sommeil demande un peu de mouvement. C’est là ma routine du moment. J’aime changer de routine lorsque je vois qu’elle ne fonctionne plus.

 

Et vous, où en êtes vous dans vos projets ?

Nanowrimo : bilan jour 14

Bonsoir tout le monde,

Je suis très peu active sur les réseaux sociaux depuis quelques jours car j’ai eu de nombreux impératifs d’ordre personnels et professionnels. En clair, j’ai peu ou pas écrit et pas eu le temps de faire grand chose. C’est ainsi.

Je reviens donc avec un petit bilan du jour et des journées précédentes.

En avril, comme tous les mois d’avril depuis deux ans, je participe au camp nanowrimo. Cette année, j’ai décidé de corsé le défi de 50 000 mots en écrivant mon roman en 25 à 30 heures. Un vrai challenge surtout que j’ai eu peu de temps d’écriture comparé aux autres mois de l’année.

J’avais arrêté mon bilan au jour 9 de ce mois d’avril, j’étais arrivé à 15 744 mots en 7 h 40.

J’ai écrit durant le jour 10 durant 2312 mots 1 h 10, vraiment pas mal.

Ma journée 11 a été un peu moins productive seulement 1 985 mots en 1h, ce qui accumulé 20 041 mots depuis le 1er avril.

Je n’ai pas écrit jeudi et vendredi, alors j’ai essayé de me rattraper un peu aujourd’hui. Selon le calendrier Nanowrimo au bout de 14 jours, je devrais être parvenue à écrire 23 338 mots. En cette fin de journée, je suis à 23 008 mots, ce qui est un excellent résultat pour quelqu’un qui n’a pas écrit durant 5 jours en tout.

Mais qu’en est-il du nombre d’heure ?

Eh bien, aujourd’hui, je me suis attelée à mon projet durant 1 h 30. J’ai donc en tout écrit 11 h 20 23 008, je crois que je suis bien partie pour réaliser mon défi et j’en suis très contente.

Seulement !

Parce qu’il y a toujours un « mais », ce défi m’a permis de comprendre que j’ai gros problème avec le « temps ». Je m’explique, j’utilise un chronomètre pour écrire, comme j’utilise un chronomètre pour méditer, même s’il ne s’agit seulement que d’un playlist de musique d’une certaine durée. J’ai également un chrono lorsque je fais de la marche, ou un autre sport. Et c’est très bien ! Très bien parce que cela permet de se concentrer durant un laps de temps décider à l’avance afin que les choses avances. Cela permet de planifier sa journée etc. Sauf que j’ai remarqué que j’ai beaucoup de mal à ne pas regarder le chrono toutes les 30 secondes, même en méditation, j’ai beaucoup de mal à ne pas regarder l’heure.

J’ai décidé depuis quelques jours de travailler sur ce point. Je dois dire que le remarquer a été un grand choc, je ne pensais pas dépendre à ce point d’un chrono, mais si, raison pour laquelle la méditation est une bonne chose : car je n’aurais jamais remarqué cela sans une irrépressible envie de regarder l’heure au moment où j’aurais dû être détendue.

Bonne soirée à tous,

Pour ma part,

je vais me poser un peu de repos me fera du bien au son de Green Day,

vive les années 90/00 !

Ponine

 

Nanowrimo : Bilan jour 9

Bonjour tout le monde,

Petit bilan de la journée. Ce matin, j’ai profité d’une petite heure après ma séance de méditation pour m’atteler à l’écriture du roman que j’ai choisi d’écrire en avril.

En une petite heure, je suis parvenue à ajouter 2206 mots, à mon défi. Je vais essayer d’écrire encore une autre petite heure en fin de journée. J’ai réellement envie de finir cette histoire et de ne pas lui laisser prendre trop de chemins de traverses. J’essaie de rester focaliser sur mes idées premières, même si c’est difficile.

En 7 h 40, j’ai cumulé 15 746, j’ai hâte de savoir si je peux réussir mon challenge et surtout, si je peux réellement achever un roman en 30 jours, écrire 50 000 certainement mais mettre un point final à une histoire c’est une autre paire de manche.

En fin d’après-midi j’ai profité d’un petit temps mort pour reprendre les corrections d’une histoire que j’ai écrite depuis janvier. Je ne suis pas mécontente d’avoir pu me consacrer à ces deux projets. Surtout que ce dernier, j’espère réellement achever les corrections pour la fin du mois. J’avais déjà énormément avancé en mars. Cette autre histoire me motive réellement. Et je voudrais l’avoir en forme rapidement pour pouvoir la lire « comme l’œuvre de quelqu’un d’autre ». Juste pour avoir le plaisir de la lire sans me prendre la tête avec toutes les questions de corrections, de genre, de style.

Je suis plutôt satisfaite de cette journée et je crois que je vais me couchée ravie.

 

Et vous, où en êtes-vous avec le nanowrimo ? Avec vos projets en cours ? Avancez-vous comme vous le souhaitez ?

Ponine

Suis-je une misandre ?

Je crois avoir trouvé là une réponse à une de mes questions existentielles du moment : suis-je ou non une misandre ? La réponse est simple : Non, je suis seulement une personne qui essaye de s’exprimer en tant qu’individu et que l’on remet souvent à sa place parce qu’elle « est une femme émotive qui ne raisonne qu’avec ses émotions et non les développements logiques « .

Je n’ai pas subi d’abus par un membre de ma famille, je n’ai pas non plus dû m’occuper d’une personne malade, je n’ai pas subi de pression pour m’habiller de telle ou telle manière mais j’ai des exemples de cela dans mon entourrage et cela me conforte dans l’optique que oui : certains hommes sont mauvais, violeurs, assassins, plus payer que les femmes, que les hommes généralement ont plus accès à des postes à responsabilité (je ne parle même pas d’avoir seulement un emploi car certains recruteurs prendrons  un homme plutôt qu’une femme) et que aiment rabaisser les femmes (parce que les femmes sont émotives par exemple).

J’ai aussi des exemples de femmes qui ont des postes prestigieux (1 seul dans mon entourage bizarrement je ne dois pas avoir un bon entourrage), que les femmes sont mauvaises parfois, qu’elles peuvent être cruelles, méchantes, violeuses, meurtrières. Mais ce qui me fait me poser des questions c’est que toutes les femmes que je connais (j’ai bien parlé de celles que je connais ! pas de toutes les femmes dans le monde) qui ont fait du mal à des hommes ou sur d’autres femmes(je parle de vrais maux comme des coups, des assassinats, des viols ) ont toutes étaient abusées physiquement, moralement, psychologiquement par des hommes.

Non, tous les hommes ne sont pas des violeurs, ou des misogynes, bien sûr que non ! Mais ceux qui le sont font tellement de mal qu’il est difficile de ne pas se méfier d’un homme que l’on recontre et que l’on ne connait pas. 

Ce que j’aimerais dire à l’heure actuelle c’est que les hommes cessent de penser que les femmes quand elles ne sont pas d’accord avec eux, sont forcèment en colère, « ont forcèment leurs règles », se servent de leur ressenti pour juger d’une situation ou sont juste incapable de comprendre que les hommes aussi ont des sentiments. Oui, les hommes ont des émotions, et des sentiments, oui il faut prendre en compte leur avis, les écouter et dialoguer avec eux, mais cela n’a pas à les obligé de nous dire que parce qu’on est des femmes on ne sait pas réfléchir.

Récemment des hommes m’ont reprochés de juger les hommes et leurs comportements uniquement avec mon ressenti de femmes. Je m’explique :

J’ai dû mal avec les clichés comme le fait qu’au restaurant un homme doive payer l’addition, surtout pour un rendez-vous amoureux. J’ai certainement eu une mauvaise éducation, mais ma mère m’a enseigné qu’une femme ne doit sa réussite qu’à elle-même, qu’elle doit payer ses propres consommations et ne pas attendre d’un homme qu’il l’entretienne, ma mère m’a également enseigné que ce qui était valable pour une femme devait l’être pour les hommes (donc que les hommes devaient payer leur part, faire leurs tâches ménagères, ne pas vivre aux crochets d’une femme et être capable de subvenir à ses propres besoins). Ma mère m’a enseigné que ma voix compte autant que celle des hommes. Seulement, tout ça aujourd’hui des hommes s’en servent pour me dire que c’est mal et que cela ne prend pas en compte leurs propres besoins. Des hommes me disent que : eux, en tant qu’homme, ont besoins de payer le restaurant pour la femme qu’ils convoitent parce que cela leur fait plaisir et que si moi, je ne me laisse pas faire cela les heurte, les blesse et les dimine en tant qu’homme. Ce que les hommes me disent également c’est que puisque je ne prend pas leurs désirs en considération je ne suis pas une personne raisonnable, que je me sers trop de mes émotions, de mes ressentis pour juger de l’autre. On me dit également que ma place de femme est de répondre aux désirs des hommes parce qu’aujourd’hui, en 2018, les hommes vivent mal le fait d’être des hommes. Les hommes me disent également qu’ils sont les victimes du système et de la médiatisation des affaires de viols ou d’abus sexuels qui ont eu lieux ses derniers mois, donc si moi, en tant que femme je ne satisfais pas à leurs besoins c’est que je participe à la stigmatisation des hommes.

Ce que des hommes me disent aussi, c’est que j’ai une vie sexuelle trop débridé, que le fait d’en parler, d’évoquer mes relations passés (quand on me le demande!) c’est mal, que je dois mentir sur le nombre des mes anciens partenaires, ou sur mes pratiques parce que cela les heurtent en tant qu’hommes. Quand je trouve anormal que les femmes n’aient pas le « droit » d’avoir autant de partenaires sexuels que les hommes sans recevoir des moqueries ou des injures, on me répond que c’est « normal » parce que le cerveau humain n’a pas eu le temps de s’adapter à ce nouvel environnement dans lequel nous évoluons et que donc : oui, c’est naturel que les femmes soient moquées ou injuriées parce qu’elles couchent « trop » librement, mais que ce n’est pas la faute des hommes ou des femmes mais de l’évolution humaine. J’ai dû mal avec ces réponses. Non que je n’estime pas que l’évolution humaine prenne du temps (Je suis d’ailleurs la première à admettre que l’évolution est un processus long qui s’étale dans le temps, sur des milliers d’années.), mais j’estime que les gens doivent faire des efforts pour accepter! 

J’entends encore des hommes et des femmes dirent : « ah si elle s’est fait violer celle-là c’est parce qu’elle s’est habillée comme si ou comme ça, qu’elle porte du maquillage, qu’elle met des talons, qu’elle marche comme une catin, qu’elle est sortie la nuit, qu’elle a accepté un verre, qu’elle est montée chez lui, qu’elle l’a allumé » (la liste est nettement plus longue mais vous voyez de quoi je veux parler) et ça ! ces mots là, je les trouve intolérables ! C’est d’autant plus intolérable que les hommes passent encore pour les victimes des femmes dont ils abusent, qu’on leur trouve encore des excuses du style « mais c’est normal elle l’a aguiché avec son décoletté », « mais ce n’est pas de sa faute aussi s’il a tué sa femme c’est parce qu’elle l’a trompé », « c’est normal qu’il la batte, elle ne fait rien à la maison ». Tout cela m’énerve, pas en tant que femme mais en tant qu’être humain. 

Ce qui m’agace encore plus, c’est que l’on me dise que tout cela ce n’est que du ressenti. Oui, j’entends ces discours, mais « non voyons ce n’est que du ressenti parce que tout le monde ne dit pas ça ». Bien sûr que tout le monde ne dit pas ça, mais beaucoup de gens le disent. 

Je devrais également accepter d’être traitée de feminazie parce que certains hommes peuvent « sentir » chez moi une part de non acceptation, de volonté de les castrer parce que je ne suis pas d’accord avec eux ou que je refuse de me soumettre à leurs « conseils » ou « obeir » tout simplement à leurs « bons sens masculin ». Seulement je n’ai pas envie d’obéir, je n’ai pas envie que les hommes obéissent à mes ordres, mais j‘ai envie d’être l’égale des hommes que je rencontre, j’ai également envie que mes désirs soient pris en compte non parce que je suis une femme mais parce que je suis un être humain parce que pour moi, les hommes et les femmes ont autant besoins de reconnaissance et de respect. 

Donc est-ce que je suis misandre ? Peut-être. Peut être ais-je un regard méfiant sur les personnes que je rencontre et que je me méfie ou me protége trop des autres. Peut-être que je n’accepte pas que des hommes me fassent taire pour la seule raison que je suis une femme. Si c’est cela être misandre, alors oui, je le suis. 

Ce que je n’admet pas en revanche, c’est le terme Feminazie !  Quand je lis ou j’entends ce mot FEMINAZIE, je pense aux Nazis allemands, aux camps de la mort, aux millions de gens qui sont morts sous le régime d’Hitler et …ce terme ne m ‘est aboslument pas adapté : parce que je ne veux pas que les femmes aient plus de pouvoir que les hommes, je ne dis pas que les femmes sont supérieures aux hommes, je ne veux pas que les femmes dominent les hommes. Je veux que les gens soient égaux, qu’ils aient la même voix au chapitre, les mêmes droits et les mêmes devoirs. Je ne pense clairement pas être une extrêmiste radicale ayant envie de castrer tous les hommes, voire de les faire disparaître de la terre ou estimant que tous les hommes sont des machos qui devraient se taire et être d’accord avec les femmes. Mais puisque je ne suis qu' »une femme qui juge avec ses émotions et pas sa raison », qu’est ce que j’en sais après tout  si je suis une féministe radicale ou juste une personne qui remarque que certains hommes en ont clairement rien à faire des femmes et que les droits des femmes n’avancent pas toujours très rapidement et que dans certaines circonstances le fait d’être une femme est un handicap ?

Est-ce que je remets en cause le fait que les hommes aient des émotions, des désirs, des envies ? Non. Est-ce que je pense que le fait que les hommes aient un avis différent du mien est un problème ? Non, sauf quand l’avis de l’homme me heurte, ou remet en cause les fondements même de ma liberté -comme le fait de dire non à un acte sexuel et que l’homme estime qu’il est blessé et que du coup je dois faire ce qu’il désire alors que je ne suis pas d’accord ou le fait que moi aussi j’ai envie d’une chose et que je préfère faire ce que moi j’ai envie plutôt que de me sentir mal à faire quelqu’un chose qu’un homme désir que je fasse. 

Bien entendu, les mauvaises expériences que j’ai eu avec des hommes dernièrement ne forgent pas mon opinion sur tous les hommes. Quand je dis les hommes, c’est une généralité, tout comme quand je dis les femmes, mais je ne me sens pas en droit de citer (sur un blog public) les noms des personnes avec qui j’ai eu ce type de discours. Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, j’ai juste essayé de donner mon avis et d’exprimer mon point de vue sans mettre de noms parce que ce ne serait pas correct pour ces personnes.

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Les recherches sur le thème

Bonjour,

Puisque nous avons commencé le thème des recherches, j’avais envie de voir aujourd’hui les recherches que l’on peut effectuer sur le thème.

Pour moi, le thème c’est le point de départ d’une histoire. Choisir le thème permet de commencer l’histoire, de choisir ses personnages et ses intrigues.

Le thème d’un roman qu’est ce que c’est ?

. Je dirais que le thème est une orientation de l’histoire. Le thème doit provoquer des émotions, des questionnements, des réflexions chez le lecteur et chez l’auteur, pourtant le thème n’est pas en soi une prise de position ou une opinion. Le thème est à la base une grande question sans prise de position préalable. 

Si vous décidez d’écrire un roman et que vous prennez pour sujet le bonheur, le thème peut-être la quête du bonheur et cette question : »Qu’est ce que le bonheur? » Il va sans dire qu’il existe un million de réponses à cette question, car après tout nous avons tous une idée du bonheur qui ne correspondra pas à celle du voisin.  C’est au fur et à mesure que l’histoire avancera que l’auteur pourra ou non décider de prendre position.

Est-ce obligatoire d’avoir un thème pour son roman ? 

Je dirais que non, dans l’absolu ce n’est pas nécessaire, mais avoir un thème permet de donner de la profondeur à l’histoire, et du sens. Bien entendu, il n’est pas nécessaire que l’on écrive clairement « le thème du roman c’est … », non on peut très bien ne pas exprimer clairement le thème du roman et laisser le lecteur le deviner. 

Alors quelles recherches peut-on faire sur le thème ? 

Tout d’abord, je dirais qu’il faut choisir si l’on aura un thème ou non. Ensuite, il faut  le définir, ne serait-ce que pour nous-même. 

Pour ma saga, j’ai longtemps cherché quel était le thème princial, tout simplement parce que ma saga ne parle pas que d’une chose. Aujourd’hui, je dirais que son thème c’est « la quête de la vérité » ou « la quête de soi ». Oui, j’ai encore du mal à choisir clairement le thème principal, parce qu’il est possible d’avoir plusieurs thèmes ou des thèmes secondaires. Bien entendu, pour un roman one shot c’est un peu différent d’une saga qui comporte six tomes, ce qui est logique. Donc ne vous inquiétez pas si vous mettez du temps à choisir votre thème principale.

Quelque soit votre thème, vous devez prendre le temps de définir ce qu’il représente pour vous.  Même si vous n’avez pas besoin d’exprimer votre propre opinion dans votre histoire, ou peut-être que vos personnages auront des idées différentes que vous sur le bonheur, cela ne fait rien, parce que tout part de vous. Je dirais même que savoir ce que le thème représente pour nous est une excellente manière de voir nos propres oeillères. Ecrire c’est voir le monde d’un regard différent du notre. Dites vous que tous les aspects et les réponses possibles à votre thématiques sont valables et qu’elles ne sont pas moins bonnes qu’une autre. Ce que je vais dire va sonner très « développement personnel », mais pour être écrivain il faut avoir beaucoup de bienveillance envers les autres et leurs opinions parce que cela peut être fort utile pour vos récits. 

Donc une fois que vous avez votre thème, que vous l’avez défini par rapport à vous-même, essayer de lire des livres de philosophies, de développement personnel, des romans ou des articles, de rencontrer des gens et de discuter avec eux, sur ce thème pour enrichir : 

-votre vocabulaire 

-votre idée du concept 

-voir d’autres formes d’idée qui peuvent découler du thème

-vous permettre de construire des personnages différents par rapport à ce thème. 

-connaître ce qui a déjà été fait sur le sujet. 

-vous aidez à aborder le thème d’une manière plus originale (ou pas d’ailleurs).

-vous assurez que c’est réellement ce thème que vous souhaitez aborder et que vous ne vous êtes pas trompé en le définissant. 

Prenez des notes, à chaque fois que vous lisez un livre essayer de conserver des traces de vos lectures, des émotions qui vous ont traversé, des idées que vous avez eu ou des passages qui vous dérange. Régulièrement lorsque je lis un livre sur la religion ou les sciences humaines, je me rends compte que je suis « en colère » ou « confuse » ou encore « agacée » par certains choix des auteurs que je trouve « ne pas être les bons », c’est à ce moment là qu’il est primordial de prendre des notes. Ne pas être d’accord, ou pleinement d’accord avec un auteur est une excellente chose, c’est très sain et c’est lorsque votre inconscient est titilé que justement vous trouverez une pépite à exploiter. Si vous discutez avec autrui demander à l’autre si vous pouvez l’enregistrer. 

Pour réflechir au thème de votre roman vous aurez besoin de temps. Il ne suffit pas de lire quelques ouvrages sur la question que vous souhaitez traiter pour en avoir fait le tour, bien au contraire. Vous pourrez avoir à agrémenter vos recherches lorsque vous ferez vos fiches personnages ou même lorsque vous serez en pleine correction parce que le temps faisant vos idées auront mûri, que votre réflexion aura changé. Voilà pourquoi il faut garder des traces manuscrites. 

Maintenant, imaginons que vous me disiez « moi, le thème je ne vois pas du tout de quoi parler pourtant j’ai envie d’écrire » : c’est possible. Vous pouvez vous lancer dans la rédaction et même finir votre roman avant de découvrir qu’il a un thème alors que vous ne pensiez pas en avoir donné un. Je sais que certains vous dirons que ce n’est absolument la marche à suivre, que vous travaillez à l’envers, qu’il faut déjà avoir le thème et se tenir à son idée première. Ce n’est pas mon cas. Je crois qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais chemins ou de mauvaises démarches et qu’il faut essayer. 

Maintenant, si vous désirez trouver un thème et que vous n’en trouvez pas, il existe un moyen plutôt ésotérique : Le Tarot de Marseilles. Alors je ne vous demande pas de croire que l’on puisse prédire l’avenir par des cartes, ce que je vous demande de croire en revanche, c’est que les jeux de tarots sont conçus comme une histoire. On commence par le Bateleur qui grandi, mûri, fait des choix et termine son chemin par le Mat.  Chaque carte est associée à une thématique, à un questionnement général. Pour ceux qui ont envie d’explorer ce domaine, je recommande chaude le livre de Jodorowsky, la voie du tarot. Avec un jeu de tarot, vous pourrez décider du grand thème de votre roman, en toute facilité. 

Est-ce que c’est nécessaire de faire des recherches sur le thème que l’on veut exploiter ? 

Oui. D’ordinnaire, je suis moins impartiale. Je suis convaincue que chaque être humain a déjà une idée préconçue des grands thèmes de la vie. Lorsque l’on écrit il est important de s’éloigner de ces idées préconçues. Si je vous demande « est-ce qu’il y a une vie après la mort? » vous pourrez me répondre « oui », « non », ou même « peut-être » sans prendre le temps de réfléchir parce que vous saurez déjà ce que vous pensez, vous aurez déjà votre opinion sur ce sujet, ce qui est très bien. D’ailleurs, c’est même une bonne chose que vous ayez votre opinion. Sauf que lorsque l’on est écrivain on ne peut pas se permettre d’avoir une idée et d’exploiter un thème que d’un seul point de vue (ou même si on le fait il ne faut pas ignorer les autres points de vue !). Admettons que vous pensiez qu’il n’y a pas de vie parès la mort, parce que votre religion vous dit qu’il n’y a en pas, que vous êtes un scientifique, (etc.) pouvez-vous vous mettre à la place de quelqu’un qui est convaincu que la vie après la mort existe ? Quels sont les arguments de cette personne ? C’est difficile de remettre en question nos propres croyances, voilà pourquoi il est utile de faire des recherches et de ne pas se servir que d’une seule source pour se faire.  

A quoi cela sert-il d’avoir un thème ? 

Cela sert à donner de la profondeur à l’histoire, je l’ai dis, mais cela sert également à construire les intrigues et à donner de la texture aux personnages. Bien entendu, cela signifie que chacun de vos personnages aura une idée sur le thème de votre roman et qu’il est même conseillé (pour plus d’originalité et de vraissemblance) que le point de vue de chacun des personnages soit différent. 

Voilà qui conclut notre article du jour sur les recherches sur le thème. On se retrouve bientôt pour aborder une question sur le thème des recherches pour écrire un roman. 

 

Ponine